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Guérison et religion

Posté par othoharmonie le 31 juillet 2010

Guérison et religion dans L'Esprit  Guérisseur coeurVotre esprit peut vous guérir

– Le principe universel de la guérison.

 (si vous avez des difficultés, alors pour mieux comprendre les pouvoirs de votre esprit, reportez-vous S.V.P à mon second blog : http://channelconscience.unblog.fr/  catégorie : Allan Kardec) 

 -  10 – 

  

La guérison spirituelle et mentale n’est en aucune manière la prérogative exclusive de la religion. Certaines personnes élèvent des objections lorsque le sujet est trop étroitement associé à l’enseignement de Jésus, et lorsque des citations de la Bible sont introduites pour illustrer un point. Le lecteur attentif remarquera néanmoins que ces citations ne sont jamais introduites avec l’intention d’émettre une idée religieuse, mais toujours afin de démontrer comment agissent l’un sur l’autre, le corps, l’Intelligence et l’esprit. 

1.     La maladie ne fait pas partie du Plan divin 

Jésus vint, enseignant aux hommes, comment prendre conscience du fait que la maladie n’avait aucun pouvoir parce qu’elle n’était pas dans le Plan divin. Ses enseignements furent déformés au point qu’aujourd’hui ils sont surtout employés pour imposer des sanctions morales et religieuse. Jésus ne fut pas un grand puritain ; il fut un maître pratique de la vérité la plus pratique qui fut jamais enseignée. En fait, les puritains de son temps s’opposèrent durement à lui, passant leur temps à lui tendre des pièges et, à la fin, furent les promoteurs de son exécution. C’est pourquoi nous le citons comme un maître de la science qui guérit plutôt que comme une autorité religieuse, bien qu’il fût les deux (?) 

Nous citons la Bible parce qu’elle est le livre le mieux connu en fait dans toutes les contrées du monde, surtout en Occident. La plupart d’entre nous furent élevés dans sa connaissance. Nous pourrions citer des passages d’autres écrits s’ils étaient aussi bien connus. 

2.     Le bouddhisme 

Les écrits de l‘Inde sont pleins de faits de guérison mentale. La littérature bouddhiste énonce ces mots d’une puissance pénétrante : « Tout ce que nous sommes est le résultat de ce que nous avons pensé. Cela est fondé sur nos pensées, constitué par nos pensées. » 

Et encore : « Exactement comme la roue d’un chariot en marche ne roule qu’en un point de la jante, et au repos ne repose qu’en un seul point, ainsi exactement de la même manière la vie d’un être vivant ne dure que pour la période d’une seule pensée. Dès que cette pensée est achevée, cet être vivant est censé avoir cessé d’être« . 

Et encore : « ce qu’un homme pense, il l’est. Cela est l’antique secret« . 

Bouddha enseigna la loi du karma, ou celle de la cause et de l’effet. Il enseigna que la conséquence peut aussi se soustraire à sa cause qu’un home peut échapper à son ombre. Il enseigna que cette Loi de cause à effet est une énergie aussi réelle que celle qui guide le soleil et ruisselle du soleil. Que cette Loi agit machinalement, mais qu’elle est engendrée par l’Intelligence. Que tout homme est libre, que par les choix qu’il fait il est le créateur de sa propre destinée. Mais qu’en faisant son choix, il doit être prêt à accepter la conséquence inhérente à celui-ci. Bouddha enseigna que la Loi de cause à effet n’opère que dans le monde des apparences. Elle ne saurait affecter l’homme spirituel, éternel. Il enseigna que, lorsque l’homme aperçoit son unité inséparable avec l’univers et avec la Cause première invariable, il en arrive à refléter en son corps, cette Cause première dans sa perfection. 

3.     Les philosophes 

Platon, les épicuriens, les stoïciens, tous enseignèrent que les états mentaux intérieurs sont reflétés dans les états physiques extérieurs, insistant sur le fait que la vie intérieure est le lieu d’origine de la maladie ou de la santé. 

Plotin fit sienne cette vérité et fut capable, en de nombreux cas, de guérir ceux qui venaient à lui. Le néoplatonisme, qui dans une large mesure survécut grâce à son influence, offre de riches matériaux à qui étudie la guérison spirituelle et mentale. 

Spinoza, Kant, Descartes, Hegel et Swedenborg, parmi les philosophes et les savants, tous saisirent plus ou moins profondément le fait que la maladie et la santé ont toutes deux leur origine dans la vie de la pensée. 

Je suggère à l’étudiant de poursuivre ses études plus avant dans les écrits de ces hommes et dans ceux d’autres hommes de cette époque et d’époques antérieures. En agissant ainsi, il trouvera que ce n’est point une nouvelle vérité que nous proclamons. Depuis que l’homme a été un penseur, sa pensée s’est tournée vers le problème de la santé, étant donné que c’est là l’expérience la plus intime de la vie, et les penseurs les plus pénétrants ont toujours été amenés en dernière analyse face à face avec cette vérité de toute évidence que les états intérieures de l’homme influencent ses conditions extérieures. 

Le vrai problème pour l’homme fut toujours d’examiner sa voie jusqu’aux facteurs causals – les causes sous-jacentes cachées de la maladie enfouies profondément dans les caveaux de sa conscience. A diverses époque, les hommes ont approché le problème en partant d’angles différents, et des chercheurs isolés en un seul et même âge ont choisi des chemins divergents dans leur recherche de la vraie causalité ; il est remarquable que chacun, finalement, soit arrivé au point où il vit que l’homme ou bien contrôle ses états mentaux, ou bien est contrôlé par eux. Là où ces états le contrôlent il est l’esclave de circonstances et de conditions ; là où il contrôle ces mêmes états, il est le maître. 

4.     La maladie n’a aucune réalité durable 

Au XXè siècle, de nombreux « guérisseurs de l’âme » se sont servi de méthodes variées d’analyse mentale et de guérison mentale. Mais ils appartiennent tous à l’un ou l’autre de deux groupes caractérisés par leur méthode de travail particulière. La première méthode est celles qu’emploient les psychologues, psychiatres, hypnotiseurs, ceux qui usent de suggestion mentales, les magnétiseurs. L’analyse et la suggestion sont la base de leur travail. Ils traitent l’individu comme une entité distincte, possédant une intelligence entièrement indépendante de l’Intelligence divine. 

La deuxième méthode est celle esquissée dans ces écrits ; c’est celle qu’employait Jésus, d’où nos fréquents renvois à sa personne et à son enseignement. L’indestructible unité avec Dieu dans son univers est la base de notre travail. L’homme est un être spirituel ; son corps est substance spirituelle ; comme telle, le corps n’a jamais été malade parce que l’Esprit ne saurait être malade. Nous admettons que l’homme ressente la douleur, qu’il souffre de maladie et d’affliction en tant qu’expérience, mais nous affirmons que ces manifestations sont simplement des reflets de ses états mentaux. De par leur origine elles n’ont aucune réalité durable. Dans notre travail, nous cherchons à réaliser l’Intelligence divine et nous nous tournons constamment vers Dieu dans notre esprit. 

Lorsque nous regardons la personne malade – que ce soit nous-mêmes ou un autre individu – nous nous tournons en esprit immédiatement vers Dieu, vers la perfection, et nous nous efforçons de nous convaincre que c’est l’état réel de la personne devant nous. Pendant que nous travaillons, notre pensée demeure en communion avec la Perfection éternelle, le monde spirituel, l’amour, la paix, l’harmonie, la joie, le bien-être, la beauté et la puissance de Dieu, jusqu’à ce que nous puissions voir toutes ces qualités reflétées en cette personne. Si nous devions tomber à un niveau inférieur en nous remplissant nous-mêmes de l’idée de la maladie et de l’image de l’homme physique devant nous dans toute son apparence d’imperfection, nous ne devrions pas nous servir de la vraie méthode scientifique dont se servait Jésus. Et puisqu’il a obtenu les meilleurs résultats parmi tous les guérisseurs qui vécurent jamais, nous sentons bien que sa méthode dut être plus proche de la vérité effective. 

Nous avons accepté le fait que notre pensée intérieure a sans aucun doute un effet extérieur correspondant, nous sentons donc que, tout comme une pensée médiocre produira un effet médiocre, une pensée élevée produira un effet élevé. C’est pourquoi la pensée la plus élevée que nous puissions entretenir doit avoir l’effet le plus élevé possible. La pensée la plus haute que l’homme puisse réaliser est celle de Dieu et de sa Perfection. Dirigeons ensuite notre pensée vers la personne que nous traitons, efforçons-nous de réaliser au plus profond de nous-mêmes que cette dernière est un fragment de Dieu, si j’ose dire, et qu’elle participe comme tel à toute la perfection qu’est Dieu. Regardons le patient avec assurance, sachant en nous-mêmes qu’en réalité il n’y a rien à guérir, que tout ce qui est nécessaire est que sa Perfection spirituelle innée se manifeste à travers son corps, et particulièrement à l’endroit où son état pathologie paraît être centralisé. 

Cela ne signifie pas que nous disons purement et simplement : « Cette personne est faite à l’image et à la ressemblance de Dieu, donc elle est parfaite« . Il y a beaucoup plus à faire que cela. Nous avons à nous convaincre véritablement du fait, de telle sorte que cette conviction devienne une conviction intérieure profonde, qu’aucune apparence extérieure ne puisse ébranler. Que Dieu réside en cette personne doit être pour nous plus qu’une déclaration verbale, mais devenir un fait vivant, plus réel que l’apparence de maladie. 

Comme nous l’avons exposé, nous aurons peut-être à raisonner intérieurement avec nous-mêmes jusqu’à ce que ce fait devienne pour nous une vérité absolue. Finalement, lorsqu’il n’est plus rien en notre conscience qui nie la vérité que nous avons exprimée, nous remettons notre pensée rendue parfaite à l’Intelligence Universelle, certain que sa grande énergie créatrice se répandra maintenant à travers cette pensée et réfléchira cette pensée parfaite dans une forme parfaite. 

5.     La méthode du Christ est une méthode scientifique 

Est-il possible aux êtres humains sujets à toutes les faiblesses résultant de leur vision obscurcie, de  s’élever ainsi au-dessus du monde et de son influence, de façon à ce qu’ils puissent perfectionner leur pensée et voir cette pensée reflétée en des corps guéris, des affaires prospères et un entourage heureux ? Cela est possible sans nul doute et se fait tous les jours dans toutes les contrées du monde ! Au moment même où ces pages sont lues, quelqu’un quelque part met en activité la Loi d’Intelligence en faveur de quelque corps enchaîné et voit les chaînes se briser. Cette méthode de traiter le problème de la maladie se répand et croît chaque jour. Il n’est plus de mode de s’en moquer, étant donné que, dans une réunion, il se trouve toujours aujourd’hui quelqu’un d’à peu près certain d’avoir été guéri ainsi, ou de connaître une autre personne qui le fut. La méthode du Christ est une méthode scientifique. Il n’est besoin à personne d’être confondu lorsqu’elle est mentionnée, car toute découverte scientifique venue des laboratoires renforce les bases de cette vérité. 

Les savants font des recherches plus profondes sur le fonctionnement de l’intelligence humaine et découvrent que leurs conclusions, exposées en termes scientifiques, coïncident avec la vérité énoncée il y a vingt et un siècles, par un charpentier en Palestine. Les physiciens examinent la structure de l’atome, alors que découvertes après découvertes déferlent en une succession rapide, ils en arrivent à voir que la station génératrice de l’univers n’est pas seule, bien loin dans les espaces interstellaires, mais qu’elle se trouve dans les espaces infinitésimaux de l’atome. Il y a plus de cent ans, la science étant encore dans sa première enfance, Carlyle, dans un éclair d’illumination, prononça ces paroles : « Force, force, force partout. Nous-mêmes sommes une force mystérieuse. Il n’est pas une feuille pourrissant sur la grande route qui n’ait en elle une force. » Quel essai il eût pu écrire aujourd’hui, se tenant, s’il le pouvait, à côté du cyclotron géant ou briseur d’atomes et voyant s’amonceler les témoignages prouvant que l’atome infinitésimal est un vaste abîme dans les profondeurs atomiques duquel il y a des montées subites d’énergie dépassant toute compréhension ; abîme où les dynamos de l’univers ronflent sans arrêt et du sein duquel sera extraite un jour la force qui fera marcher toute machine, fera tourner toute roue sur la terre. 

Quelle est cette force, cette énergie vers laquelle l’homme va ainsi, cherchant à tâtons son chemin faiblement éclairé ? C’est l’Intelligence divine, la puissance identique à celle dont nous nous servons pour guérir. Nous employons un pouvoir que nous ne comprenons pas pleinement, mais nous avons appris sur ce pouvoir une chose ; c’est qu’il se répand dans la direction que l’intelligence de l’homme lui indique. Il n’est pas nécessaire de comprendre la nature de la radio pour s’en servir. Que nous soyons ou non électricien, l’électricité afflue pour nous, et cette grande Energie cosmique palpitante et vibrante est nôtre pour que nous nous en servions. Ainsi, le guérisseur spirituel et mental est-il capable de présenter des résultats qui souvent remplissent de surprise le matérialiste, parce que le guérisseur spirituel agit en liaison avec la Cause première. 

6.     L’homme n’est jamais seul 

Si notre travail ne reposait que sur nous seuls, il nous faudrait peut-être répondre négativement à la question concernant la possibilité pour l’homme faible par lui-même d’influencer les conditions physiques et sa faculté de le faire. Mais chaque atome du corps de l’homme malade est une station génératrice parce qu’il est habité par l’Intelligence Universelle. Le traitement libère cette énergie et lui permet de se mettre au travail. L’homme ne se trouve jamais seul dans l’univers ; il est toujours l’incarnation d’un pouvoir prêt à rendre harmonieux son être entier. Nous prêchons la guérison spirituelle et mentale comme basée sur ce savoir. 

L’homme est une partie de l’univers et il est un avec son Créateur. Comme le dit Gray : « Cette singulière créature, l’homme, curieuse, trébuchante, aspirant à s’élever, espérant toujours. Demi-brute s’accrochant à la glèbe, demi-dieu qui perce du regard de lointaines années-lumière pour voir où luit le soleil« . 

C’est ce côté Dieu de l’homme qui nous incite à croire que nous avons le droit de compter pour la guérison sur l’action de l’Energie créatrice en nous. Voici pourquoi nous nous détournons de l’homme en tant qu’organisme physique et le voyons comme être spirituel quand nous donnons un traitement (reïki, magnétisme, médicament, etc…). Chaque individu est éternellement considéré dans l’Intelligence divine comme une conception parfaite. Cela signifie qu’il est l’idée parfaite de Dieu. Il a donc le droit de croire que l’Esprit désire à travers lui une manifestation parfaite. S’il en est ainsi, l’homme n’a pas à hésiter lorsqu’il prononce ses paroles, afin que par lui cette perfection soit rendue manifeste. 

7.     Guérir est une expérience bénie 

Mais il est une chose encore meilleure que d’être guéri : c’est vivre en reconnaissant chaque jour le fait que nous sommes perpétuellement habités par l’Esprit, que l’Intelligence opère continuellement en nous et par nous. Le jour viendra où les hommes non seulement emploieront ce principe guérisseur lorsqu’ils auront des difficultés, mais cultiveront ce sens de la proximité de Dieu – de son immanence. Quand ce jour viendra la maladie ne sera pour la race humaine qu’un cauchemar dont souffraient ses ancêtres. Cette vérité équivaut à un flux spirituel de puissance, touchant l’homme d’abord en son centre spirituel, s’étendant ensuite à travers sa mentalité jusque dans son enveloppe physique. 

L’homme, séparé de Dieu n’est jamais vie en lui-même. La santé, la prospérité et le bonheur, aussi beaux soient-ils ne peuvent jamais être primordiaux. Ils sont toujours secondaires. Comme le dit le catéchisme presbytérien en réponse à la question : « Quel est le but principal de l’homme ? » c’est « de glorifier Dieu et de se réjouir en Lui à jamais ». Il faut d’abord qu’il y ait le sentiment de la Présence divine en nous, ensuite toutes les autres choses prennent leur place légitime. Lorsqu’on apprend à cultiver ce sentiment de Dieu en soi, ces bénédictions secondaires se manifestent naturellement. 

Qui atteint ainsi aux plans supérieurs de la pensée et de la vie s’offre un aperçu nouveau du monde. Il le voit gémir sous le poids des échecs, de la maladie et des privations. Mais il est profondément conscient de l’harmonie et de la santé. Il est, pour ainsi dire, debout sur le balcon du ciel et baisse son regard sur l’humanité souffrante. Il paraît vivre et se mouvoir dans un autre monde, soulevé loin au-dessus de la fausse croyance en la nécessité de la maladie, et il souhaite à tous les hommes de voir et de comprendre que la maladie est seulement une réalité pour ceux qui croient en cette réalité. 

Quand il annonce ses paroles pour ceux qui cherchent à être délivrés de leur servitude, ses paroles ont de la force parce qu’elles vivent dans la conscience de son unité avec la Force Universelle. 

8.     Jusqu’ici j’étais aveugle 

En ce moment même existe en tout individu une part suffisante de la puissance de Dieu pour le transformer et le dégager entièrement de sa situation difficile. Vous pouvez vous-même être en période d’examens médicaux approfondis : analyses de sang et d’urines, radioscopie, radiographie, échographie, scanner… Ensuite, on vous a peut-être informé avec ménagements que c’était bien regrettable, mais qu’il n’y avait rien qu’on puisse faire pour vous. 

Laissez tomber ce diagnostic, ignorez le pronostic, détournez-vous de votre terreur et dites-vous : 

 « Je sais que toute la Vie de l’Univers coule à travers mon corps en ce moment. Je sais que l’Intelligence ne sait rien d’états incurables. Je sais que la seule chose qui empêche mon rétablissement entier et immédiat est mon propre aveuglement devant la vérité. A partir de ce moment j’affirme mon unité avec la Perfection divine. J’abandonne ma croyance en la réalité de la maladie et j’affirme ma foi en la Présence parfaite en moi. Je n’ai pas besoin d’invoquer un Dieu lointain siégeant dans les cieux. Le Dieu de l’Univers est en moi maintenant. Il a été là tout ma vie, ne s’imposant jamais à moi mais attendant à tout moment que je Le reconnaisse. Toute ma vie je fus aveugle, mais à présent mes yeux se sont ouverts à la vérité, et la vérité me libère de la Loi du péché et de la mort ». 

« En ce moment je retiens le fait que cette grande Loi créatrice de l’Intelligence attend mon commandement. Je prononce ma parole pour la manifestation en moi de tout ce que l’Esprit est en Lui-même. Je rends grâce pour ma perfection enfin découverte et je m’abandonne, sans rien excepter – diagnostic, pronostic et sentiments – à l’activité créatrice de l’Esprit ». 

Ensuite, détournez-vous complètement de votre état avec la pensée ; « Me voici, partant de l’extrémité où les eaux sont les plus profondes, il me faut ou m’enfoncer ou nager ». Le fait même d’abandonner l’état entier à l’Intelligence vous détendra mentalement, de sorte que vous n’interposerez plus votre propre tension entre vous-même et l’activité parfaite de l’Esprit se manifestant par l’Intelligence. 

La formule qui précède fut donnée il y a treize ans à une femme de Pasadena condamnée par les médecins, son cas ayant été jugé absolument sans espoir. Pendant que je préparais ce livre, elle entra quelques instants chez moi et me rappela le traitement de « l’extrémité profonde ». Elle me dit : « En ce temps-là, je sentais réellement que je plongeais dans l’extrémité profonde des eaux, mais je découvris que c’était dans les profondeurs de l’Intelligence que je plongeais. » Elle a parcouru un bien long et riche chemin depuis ce jour il y a treize ans, et fut l’intermédiaire qui amena beaucoup de gens à voir et à comprendre cette vérité. 

9.     La force de la conviction 

Une des choses remarquables concernant la guérison mentale et spirituelle est qu’elle peut s’accomplir en un clin d’œil. On n’a pas besoin d’étudier pendant des années pour devenir capable de l’appliquer. Il est vrai que certaines personnes ont besoin de plus de temps que d’autres avant d’atteindre à une conviction intérieure claire et ferme, mais si on se sert du traitement rapide exposé ci-dessus en s’ouvrant à lui sans aucune réserve mentale, on peut être guéri. 

Une fois qu’une personne a fait l’expérience d’une guérison, il est naturel qu’elle désire avancer et en apprendre davantage. La raison en est qu’ayant ouvert sa conscience toute grande et reconnu le Dieu en elle, l’esprit qui l’habite continue à s’épanouir en une connaissance de plus en plus vaste. Quelque chose de réel est arrivé. La guérison n’est pas simplement une transmission de la pensée, c’est un mouvement de l’Esprit par la Loi d’Intelligence. Le corps est changé. « Les choses anciennes sont passées, voici toutes choses sont devenues nouvelles ». 

10.            La maison du Père 

Pendant longtemps l’homme fut absent de la maison du Père, mais à présent il se trouve sur le chemin du retour. Dans l’histoire de l’enfant prodigue, Jésus enseignait le secret de la guérison. Ce n’était en aucune façon une dissertation morale, Jésus n’ayant jamais été un moraliste, comme nous l’avons indiqué ci-dessus. Il enseignait aux hommes des voies pratiques pour changer leurs conditions de vie. 

Il enseignait que le fils désirait quitter la maison du père où tout était paisible et harmonieux, et où il n’avait qu’à faire connaître ses besoins pour qu’il y fût amplement pourvu. Le père ne voulut pas discuter avec lui et le fils partit. Au bout de quelque temps, il se trouva dans une gêne terrible et essaya de se représenter comment il avait fait pour en arriver là . Enfin, la lumière se fit dans son esprit. Sa situation fâcheuse était le résultat de sa séparation d’avec son père. Il se rappela comment, même les serviteurs étaient nourris, vêtus et se trouvaient heureux dans sa maison paternelle. Il se mit donc en route pour y retourner. En arrivant, il commença par s’accuser lui-même devant son père. Mais le père qui n’avait pas discuté avec lui lors de son départ, n’écouta pas cette accusation du fils contre lui-même à son retour. Au lieu de le condamner il l’aima, le nourrit et le vêtit, et le fils reprit une fois de plus au foyer la place qui lui revenait de droit. 

Dieu est toujours Celui-qui-ne-change-pas. L’homme peut faire de sa vie ce qui lui plaît, car il est libre. Mais la Loi de la cause et de l’effet ordonne qu’il subisse l’effet de son choix. Chacun des actes du fils était le sien propre, conçu et exécuté par lui-même, sans insistance ni entrave de la part du Père. Le Père était là lorsqu’il partit, il était à la même place lorsqu’il revint. 

La maison du Père était l’endroit où régnait une acceptation commune du niveau d’existence du Père. C’était donc l’endroit où la sécurité et le bonheur de l’homme les plus grands pouvaient être obtenus. Le pays lointain était le monde des opinions diverses où prévalaient de fausses croyances, où dominaient les sens et où le malheur et l’insécurité étaient la fin de toute action. 

L’homme se remet toujours des effets de la vie des sens lorsqu’il tourne intérieurement son esprit vers la maison du Père. Il est un lieu dans les profondeurs de la conscience de l’homme qui est la maison du Père. C’est ce qu’entendait David lorsqu’il disait : « Celui qui habite dans la retraite secrète du Très-Haut est logé à l’ombre du Tout-Puissant« . Le monde des sens est un endroit bruyant. Le monde de l’Esprit est le lieu de la paix. Le monde des sens vous met en pièces, celui de l’Esprit vous guérit et vous complète. C’est le privilège de l’homme de fermer ses oreilles aux voix rauques du monde des sens, de pénétrer de plus en plus profondément dans le monde de la Réalité qui est en lui. 

On peut se représenter un tunnel souterrain au cœur d’une grande ville. Ce tunnel conduit en descendant très loin dans les profondeurs, puis il s’élargit graduellement en une vaste pièce où brillent des lumières douces et voilées, où des tapis moelleux couvrent le sol, où il y a des chaises et des lits de repos confortables et où le silence est presque tangible. Le citadin, fatigué et désaxé, se détourne du bruit et des clameurs stridentes des rues de la ville, de la pollution, du beuglement des klaxons, du fracas des poids lourds, de la télévision du voisin… lorsqu’il entre dans le tunnel, les bruits sont quelque peu affaiblis. Peu à peu ils se réduisent à un murmure et, lorsque l’homme arrive dans la vaste pièce, on ne les entend plus et le visiteur se trouve complètement à l’abri d’eux. C’est l’image qu’exprime la parabole du fils prodigue au moment où il rentre dans la maison de son père. 

La plupart des gens continuent à vire au milieu de la cacophonie des rues. Beaucoup, cherchant la réalité, se retirent et font un peu de chemin dans le tunnel ; quelques-uns font leur chemin profondément dans le cœur de la Réalité, où les maux, les douleurs et les maladies de la vie ne peuvent élever leurs voix discordantes. Ce sont ceux qui habitent dans la retraite secrète du Très-Haut. Jésus vivait de cette vie retirée, même au milieu d’une vie extérieure concrète et active. Il n’est pas nécessaire d’être ermite, ni de se retirer dans des couvents ou sur des sommets solitaires dans les montagnes. 

Nous pouvons poursuivre les multiples devoirs de ce monde prosaïque et, cependant, l’homme intérieur peut rester pour toujours en contact avec le Père au-dedans de lui. C’est là ce que signifient les mots : « Etre dans le monde, mais non du monde« . Le lis peut vivre entouré du limon de l’étang, mais il attire à lui les éléments qui émergent en une pureté et une beauté singulières. Demeure dans les profondeurs, mon âme , demeure dans les profondeurs, c’est le secret de la paix. 

11.            Les courants de la vie 

Les courants de la vie coulent toujours dans une direction. Ils ne changeront jamais le cours de leurs eaux, comme le Père n’a jamais changé sa position. L’homme doit s’adapter à ce courant de la vie et alors il trouvera une harmonie complète. Tous ses maux proviennent de ce qu’il se met en travers des courants de la vie. En agissant ainsi, il peut se détruire lui-même ; la destruction ne vient jamais de l’Esprit, mais du fait que l’homme a décidé de sortir du courant universel harmonieux et de se précipiter à l’encontre de celui-ci. Ni supplications ni prières ne détermineront le Père à changer la direction du fleuve d’harmonie. L’homme doit revenir du pays lointain et reprendre sa place légitime, coopérant avec le courant au lieu d’aller contre lui. C’est le véritable enseignement de la cause et de l’effet. 

L’homme est tout Esprit, de l’âme aux atomes physiques. Tout comme la pensée de Dieu condensée devient l’univers physique actuel, ainsi la pensée de l’homme, condensée, devient son petit univers physique. Il n’est pas strictement vrai de dire que la vie de la pensée de l’homme ne fait que simplement influencer sa vie physique. Nous le répétons de temps en temps afin d’attirer l’attention sur le fait de l’influence mentale, mais la vérité est que la pensée de l’homme devient effectivement sa forme matérielle. Les conditions de la vie de l’homme et son état physique sont ses propres pensées modèles auxquelles il a donné une forme. C’est pourquoi nous disons que ses manifestations ne peuvent jamais dépasser d’un pouce le niveau de sa pensée. Ses conditions matérielles sont toujours l’indice de sa vie intérieure, qui est celle de sa pensée parce que la vie extérieure et ses conditions matérielles sont cette vie de la pensée elle-même. 

12.            Une action en dehors des sens 

Voilà pourquoi plus élevée sera la qualité de notre pensée, plus élevée en sera l’effet. Et c’est pourquoi nous cherchons à introduire dans notre traitement l’élément spirituel. La puissance mystérieuse de l’Esprit est plus forte que toute autre vibration, physique ou mentale. Elle est Esprit pur, à une hauteur incommensurablement au-delà de la puissance mentale, de la concentration, de la suggestion ou de toute autre activité psychologique. On ne saurait l’enregistrer par les seules facultés humaines. Elle opère silencieusement comme la lumière du soleil se pose sur la terre. Pour cette raison, le traitement n’est pas toujours enregistré par les sens, car l’action est en dehors des sens. 

Au cours d’un traitement le patient ne se sent pas nécessairement différent, et est quelquefois désappointé de ne pas éprouver la sensation d’un feu entrant en lui ou celle d’une manifestation de quelque chose qui lui serait arrivé. Laissez-le poursuivre son chemin, sachant que la Vie de l’Esprit n’est pas une chose tangible, électrique, annonçant sa présence par un bruit de trompettes émotives ou physiques. Elle se glisse silencieusement à travers le corps, agissant activement dans chaque cellules, reproduisant sa propre image partout où de l’attention lui est accordée, accomplissant tout cela avec le même calme avec lequel son Intelligence dirige l’univers. 

Les effets sont néanmoins visibles. Le corps en lequel opère ainsi l’Esprit commence à montrer une amélioration dans les conditions extérieures. Un calme nouveau pénètre la conscience, une nouvelle vitalité commence à se manifester, l’ordre ancien commence à s’effacer et toutes choses deviennent nouvelles. 

13.            On ne peut jamais réprimer la vie 

La vie se frayera toujours son chemin vers la surface. Rien ne peut être un obstacle dans son chemin. La vie dans les racines de l’arbre soulèvera le trottoir de béton non par une poussée explosive, mais par une effort soutenu et continu de la puissance qui jaillit de la source de toute Vie. 

La vie à l’intérieur du corps de l’homme, la Vie de l’Esprit, tout aussi impitoyablement que l’arbre, repoussera la dalle écrasante de la maladie ou le bandeau de peur qui enserre l’homme lorsque celui-ci entrera en contact avec elle selon la façon scientifique décrite. Il nous faut nous dépouiller de toute superstition et savoir en nous-mêmes que cette Loi de la Vie ne doit pas être approchée avec peur et tremblements. Elle est notre serviteur et nous pouvons la diriger vers l’action avec confiance, dans le domaine spécifique sur lequel est tombé notre choix. 

14.            Acceptons notre responsabilité 

En toute âme individuelle il y a, latente, en ce moment même, assez de Puissance Divine pour transformer le corps entier et l’amener à la perfection. Cette puissance est filtrée à travers la conscience humaine. Il n’est pour elle point d’autre chemin qui lui permette d’agir, car si nous attendons de Dieu qu’Il fasse tout pour nous, Il ne peut rien faire qu’à travers nous. Nous pouvons être assis dans l’enclos des porcs d’une contrée lointaine, plein de commisération pour nous-mêmes et nous demandant pourquoi la vie nous a infligé pareille chose, nul Père aimant ne lèvera un seul doigt pour nous arracher notre misère. Nous devons le faire sous notre propre responsabilité

Dès que nous nous décidons à nous lever et à nous rendre auprès du Père, nous trouvons que toutes Ses ressources sont à notre disposition. Nous aurions pu les avoir à tout moment, en jouir pendant les années passées à souffrir dans le pays lointain, car toutes ces ressources étaient nôtres pendant tout ce temps. Mais nous ne pouvons jamais jouir de leur possession effective avant que, de notre propre volonté nous rentrions dans la maison du Père et prenions ce qui nous appartient. 

Nous terminons donc notre débat. La conscience lucide, les yeux grands ouverts devant la certitude de la guérison, guérison qui ne dépend pas d’un caprice incertain d’un Potentat céleste, mais qu’il est en notre pouvoir d’accepter ou de refuser. Ceux qui refusent ne trouveront pas d’autre chemin pour arriver à une libération physique complète. Ceux qui acceptent entreront dans la plénitude la plus entière de la vie, car : « Je suis venu afin que vous ayez la vie, et que vous l’ayez plus abondamment« . 

coeur dans L'Esprit  Guérisseur

Publié dans L'Esprit Guérisseur | 3 Commentaires »

 

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