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Du grand Art

Posté par othoharmonie le 1 août 2010

Parmi les traditions de notre Bourgogne 

 

 

Nous avons bien sûr notre tradition Architecturale

 

 

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L’art roman prime en bourguignon 

 

 

L’art roman s’est particulièrement bien développé en Bourgogne du Sud, où les églises romanes, d’une grande richesse architecturale et sculpturale, sont pour la plupart bien conservées. C’est surtout dans le Brionnais et le Mâconnais que le visiteur de passage sera frappé par le nombre et la beauté de ces églises. 

 

L’art roman s’est développé en Bourgogne en relation avec l’essor des centres monastiques. Le rôle de Cluny en premier lieu explique le nombre important d’édifices romans dans cette région. Les cathédrales et les églises abbatiales ont des dimensions importantes. Les bâtiments monastiques ont des plans complexes, surtout à Cluny où l’ensemble est agrandi plusieurs fois par des ajouts successifs. L’abbatiale Cluny II (960-981) a servi de modèle à bien des édifices romans bourguignons. La décoration murale, le voûtement et la massivité des édifices témoignent d’influences méridionales. 

 

 

 

 

Les grandes abbayes 

 

 

 

Comme l’abbaye de FONTENAY à côté de MONTBARD (21)

Du grand Art dans Traditions en Bourgogne abbaye_de_fontenay 

 

Si, dans le domaine artistique, Cîteaux conserve le goût de Cluny pour les livres ornés de merveilleuses enluminures, l’austérité des cisterciens se traduit aussi dans l’architecture. Pas de sculptures ni de fioritures, plus d’histoires ni de légendes à raconter. Le dépouillement doit conduire à la prière. 

 

Inscrite au patrimoine mondial par l’Unesco, pour l’état de conservation des bâtiments et pour l’environnement dans lequel elle a été édifiée, l’abbaye de Fontenay est telle qu’on pouvait l’admirer au XIIème siècle

 

Fondée en 1118 par Saint Bernard, « fille » de Clairvaux, l’abbaye cistercienne va vite prospérer, profitant de dons, exemptée fiscalement. Elle devient abbaye royale… 

 

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Vendue à la Révolution pour devenir papeterie puis manufacture achetée par la famille Montgolfier, elle est classée monument historique en 1852. Mais dès le début des années 1900, la famille démantèle la manufacture pour redonner à l’abbaye toute sa valeur patrimoniale

 

Typique des abbayes cisterciennes, elle reprend les règles d’harmonie et d’équilibre préconisées : une enceinte pour se protéger et être en retrait du monde. Le cloître est adossé à l’église, à la salle capitulaire et aux cuisines. De cette élégante sobriété, se dégagent force et puissance, matérielle et physique mais également spirituelle. 

 

Les dortoirs où les moines dormaient sur des paillasses à même le sol sont couverts par une charpente extraordinaire, toute en chêne.  

 

 

 

Ou bien encore l’abbaye du Val des Choues (21)

 

 

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En fôret de Chatillon-sur-Seine, Bourgogne, Inès et Michel MONOT, maîtres d’équipage, vous accueillent à l’Abbaye du Val des Choues pour une visite des lieux : Musée de la chasse, jardins à la française, demeure, ainsi que le chenil qui abrite plus de 150 chiens. 


Des chambres d’hôtes sont aussi disponibles pour de longs ou courts séjours, lors d’une partie de chasse à courre ou pour le repos et la visite de la région. 

 

 

Et l’Abbaye de CLUNY bien sûr…. 

 

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Maison mère de plus de mille monastères, l’abbaye de Cluny, fondée en 901, rayonne durant tout le Moyen-Age sur l’Europe occidentale. C’est le 11 septembre 910 qu’ est signé aux assises de Bourges en présence de nombreux seigneurs et prélats, l’acte de donation par lequel Guillaume Ier, cède aux apôtres Pierre et Paul, autrement dit à Rome, sa « villa de Cluni et toutes possessions attenantes : villages et chapelles, serfs des deux sexes, vignes et champs, prés et forêts, eaux courantes et fariniers, terres cultivées et incultes », à charge pour Bernon, abbé de Baume et de Gigny en Jura et co-signataire, d’y fonder un monastère. Cet acte fondateur entraîne la naissance de l’ordre clunisien. Rattaché directement au Pape, dirigé par des abbés choisis par les moines, qui se révèleront être des personnalités exceptionnelles, Cluny rassemble rapidement d’autres abbayes sous sa direction, en France, puis dans toute l’Europe. Fidèle à sa vocation, elle demeure un lieu de prière, de travail et d’accueil. Malgré des périodes parfois troubles où gronde la révolte, elle s’en tient à la règle bénédictine, qui fait obligation de secourir les pauvres, les malades, les étrangers, les voyageurs, et d’offrir à tous un droit d’asile inviolable. 

 

Sans doute ne mesurons-nous plus aujourd’hui tout ce que pouvait représenter un tel lieu, foyer de culture, d’esprit, d’ouverture et de paix : Cluny est une incarnation exceptionnelle de la civilisation latine. 

 

 

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A l’extérieur se trouvait des contreforts, fait très rare. Majestueuse, riche et démesurée, l’abbaye de Cluny est, jusqu’à la construction de Saint-Pierre de Rome cinq siècles plus tard, la plus grande église au monde. Il est toutefois difficile de se l’imaginer aux vues de ce qu’il reste à présent de l’édifice. En 1798, après de nombreuses difficultés financières, le terrain de l’abbaye est découpé et vendu par lots. La destruction est entamée peu après. Quand enfin le gouvernement, inquiet, envoie des inspecteurs, quelques années plus tard, et demande l’arrêt des démolitions, il n’est pas écouté. Lorsqu’on parvient enfin à faire cesser celles-ci, il ne reste plus grand-chose. Seuls subsistent les bras sud du grand et du petit transept, nef transversale qui coupe à angle droit la nef principale d’une église et lui donne la forme symbolique d’une croix, ainsi que le clocher de l’Eau bénite, qui coiffe le croisillon sud du grand transept. S’il est quasiment impossible de concevoir l’église dans sa longueur, les éléments restants permettent d’avoir une idée de sa formidable élévation, tout à fait digne d’une cathédrale gothique. 

 

Depuis 1901, l’abbaye accueille l’ENSAM, école normale supérieure formant des ingénieurs des Arts-et-Métiers. 

 

 

 

autre tradition en 21 : Les toits bourguignons 

 

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Les toits en tuiles vernissées aux motifs géométriques font partie intégrante du paysage bourguignon au même titre que la vigne ou les riches pâturages du Charolais. Ces tuiles coiffent aussi bien des édifices religieux que des bâtiments civils de la grande époque des ducs de Bourgogne. Le plus célèbre d’entre eux est sans conteste l’hôtel-Dieu de Beaune, construit par Nicolas Rolin, chancelier de Philippe le Bon. 

 

 

Les toitures de tuiles multicolores sont généralement considérées comme le troisième élément caractéristique de la Bourgogne après ses vins et sa gastronomie. Les affiches touristiques se sont emparées, depuis presque un siècle, de cette particularité si photogénique. L’Hôtel-Dieu de Beaune, le château de La Rochepot, la cathédrale Saint-Bénigne et l’Hôtel de Voguë à Dijon constituent les quatre piliers de l’iconographie régionale. Dans le vocabulaire courant, la dénomination « toit bourguignon » est devenue synonyme de « toiture polychrome ». Les historiens d’art confrontés à ce type de réalisation, à Paris ou à Prague, y font référence comme si la région détenait la paternité de ces ornementations. Force est pourtant de constater que les études sur le sujet sont extrêmement rares.

Quelques publications du début du XXe siècle mettent l’accent sur les réalisations ornant l’architecture du XVIIe siècle, tandis que celles de la fin du siècle suggèrent un lien entre l’architecture flamande du XVe siècle et l’apparition de ce type de décors en Bourgogne. Seul un retour aux sources documentaires anciennes pouvait permettre de retrouver le fil de l’évolution technique et stylistique de ces toitures colorées à travers le temps….

 

 

 

 

Le développement du tourisme entre 1920 et 1940 et l’impact des remarquables restaurations de l’Hôtel-Dieu de Beaune faites en 1900-1905 furent décisifs dans l’extension de la renommée des toitures polychromes de Bourgogne. Puis, à partir des années 1980, on constate un regain d’intérêt sous-tendu à la fois par un désir de sauvegarder le patrimoine local, un retour du goût pour l’architecture colorée et, après les lois Defferre sur la décentralisation, par une volonté politique fédérative. Les « toits bourguignons » semblent donc durablement installés, tant pour les regards extérieurs que pour la perception intérieure, comme image métonymique de la région, aux côtés de l’escargot et de la feuille de vigne.

 

 

vigne

 

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