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Châteaux en Bourgogne

Posté par othoharmonie le 21 décembre 2010

la Bourgogne, un pays de Châteaux….

Châteaux en Bourgogne dans Traditions en Bourgogne T3343 THIL

« Les échelles s’abattent contre la muraille, les pierres volent, le bruit des armes et les hurlements des hommes, cris d’ivresse meurtrière ou cris d’agonie, effraient les plus courageux. « Les Ecorcheurs » sont là  depuis déjà cinq jours. Ils assiègent la forteresse de Thil, solidement assise au sommet de sa montagne. Horriblement cruels, les Ecorcheurs suspendent leurs prisonniers sous des portiques de vois, leur déchirent le corps avec des grappins avant d’enflammer les bûchers empilés sous les suppliciés. Menaces terrifiantes pour ceux qui osent résister. Le 25 mai 1366, l’inévitable se produit. Thil tombe aux mains des maudits ».  Qu’en reste-t-il aujourd’hui ? 

D’imposantes ruines ceinte de barbelés dominant toute la contrée. On le dit construit sous Charlemagne pour se protéger des Normands. Plusieurs fois rebâti, il échappe de justesse aux démolitions ordonnées par Richelieu en 1640. Depuis le début du siècle, ses différents propriétaires successifs tentent maladroitement de le restaurer. Tout à côté, la balle collégiale du XIVè s’éteint lentement.

Mais Thil, célèbre grâce à sa positon stratégique, ne représente qu’une des pages de l’histoire du pays.

 

 

1352_1 dans Traditions en Bourgogne et photo0_0 

Et si, comme Gargantua, héro  local des légendes d’ici, nous enjambons la forêt à grands coups de bottes de sept lieux, nous découvrons un étonnant assortiment de châteaux de toutes sortes. Châteaux du XVè ruiné de Chazelle-l’Echo ou fière façade XVIIIè de Missery flanquée de vieilles tours rondes. Château XVIè à l’allure bien rustique de Villargois, blotti au fond de son vallon avec son allée de tilleuls bicentenaires, ou élégant édifice de Pluvier du XVè, agrémenté de baies en accolades, meurtrières et tours.

Déjà George Sand relevait, dans Les Légendes Rustiques : « je croirais que Gargantua est l’œuvre du peuple et que, comme tous les grands créateurs, Rabelais a pris son bien où il l’a trouvé. » Gargantua y est appelé le Fayet comme toutes les Fées – Morgane la Fée est dite sa marraine – il a la maîtrise des formes et se transforme tout particulièrement en Dragon, ce qui le rattache à la Vouivre représentant les énergies telluriques.

 

Mt St Jean

Un coup de botte plus loin, voici Mont Saint Jean, assiégé au début du Xè par Raoul, duc de Bourgogne et roi de France. L’ensemble du village nous imprègne de cette ambiance féodale avec sa promenade qui longe les vieux remparts, dominés par la masse quadrangulaire du donjon autrefois accessible par un pont levis dont on retrouve très bien l’emplacement.

 

Chateau-Bierre-NB

 Bierre

Mini Versailles perdu dans son immense parc ornementé de fontaines, pièces d’eau, statues, animé par sa ménagerie de sa faisanderie, Bierre les Semur, demeure luxueuse des Chartraire de Montigny, résista hélas bien difficilement à la traversée des siècles. Remanié au XIVè, fort abîmé au XXè et en particulier pendant la dernière guerre, le superbe château ne conserve plus qu’un corps de logis dont les décorations se sont envolées. Dernière pichenette à son orgueil, le joli temps d’amour qui palpitait au cœur d’une petite île fut transféré au parc de la Colombière à Dijon.

 

chateau.Bourbilly

 Bourbilly

Impossible de ne pas parler de Bourbilly, pieds à terre de Madame de Sévigné à qui il arriva, en passant par Saulieu, une bien agréable aventure ; pour se rendre à Vichy, « s’enivra » au cours du repas : « Ils sont si longtemps à table que par contenance on boit, et puis on boit encore… ».

Mais qu’il est difficile de vous parler du magnifique patrimoine de cette région de Bourgogne. Dans un rayon d’une trentaine de kilomètres autour de Saulieu, c’est autant de visites que vous devrez organiser pour découvrir le plus somptueux ou le plus modeste de tous les châteaux, Chailly le prestigieux ou Lédavrée, caché au cœur d’un bosquet aux abords du village, patiemment englouti, dévoré par une végétation qui, d’année en année, nous en arrache quelques pierres.

En Bourgogne, nous cumulons environ 300 châteaux, parmi les plus connus seulement….

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Lacs et étangs de Bourgogne

Posté par othoharmonie le 21 décembre 2010

LACS et ETANGS en Bourgogne 

Lacs et étangs de Bourgogne dans Traditions en Bourgogne Settons-2

Dans ma région, entourée de forêts fraîches, animé par les triangles de toiles multicolores qui glissent à la surface des flots au gré des vents, entraînant voiliers ou petites planches d’un bord à l’autre, le grand lac des Settons (photo ci-dessus)  s’est vu couronné en 1990 de la plus belle distinction possible pour un point d’eau, l’appellation station voile attribuée par France Station Voile

 

Belle preuve de la valeur touristique de ma région, criblé d’une multitude de plans d’eau. 

 

Pourtant, la vocation première du lac des Settons n’était certes pas du tout les loisirs. Bien au contraire, alors que le flottage du bois battait son plein, constatant l’insuffisance de débit des rivières pour porter les stères coupés jusqu’à Paris, il fallut concevoir un dispositif complémentaire. Ainsi naquit ce grand réservoir qui, périodiquement soulevait de ses flots lâchés vivement, les bûches échouées qui refusaient de prendre le chemin de la capitale. 

 

flocartpost dans Traditions en Bourgogne

Nombreuses furent les digues élevées pour les besoins de ce mode de transport ; ajoutées aux étangs naturels et à ceux construits pour d’autres utilisations, vous comprendrez mieux pourquoi cette région est si bien lotie. 

 

Nouvellement créé pour l’alimentation en eau potable de 23 000 habitants de Côte d’Or et Saône et Loire, auxquels il convient d’ajouter 46 000 bovins, Chamboux, 3 600 000 mètres cubes, 80 hectares séparés par une digue qui permet aux amateurs de sports nautiques de s’amuser tranquillement dans la partie Est. 

 

lac de Chamboux 

 

 

Souvent attachés à leurs légendes comme les curieuses pierres de la région, les étangs rafraîchissent le sous-bois d’une touche de vie où toute la faune se retrouve, mammifères des forêts et oiseaux de toutes espèces. 

 

Emportez le calme et le silence dans votre sac à dos, garnissez de douceur vos chaussures de marche, munissez-vous d’une petite paire de jumelles pour mieux profiter du spectacle et approchez-vous sans bruit d’un des miroirs scintillants qui vibrent aux caprices des brises. Il ne sera pas nécessaire de passer tout votre séjour en affûts pour admirer héron ou grèbe huppé traînant leur sillages en se glissant au milieu des roseaux. 

 

 

heron_bdx   et    grebe_huppe 

 

 

 

Vous découvrirez peut-être une de nos plantes carnivores innocemment installée au milieu de ses consoeurs et diffusant ses odeurs irrésistibles aux insectes. Surtout, ne la touchez pas. Plus encore que toute autre espèce, Drosera reste rare, fragile et encore pleine de secrets (visible également à la Maison du Parc : le lien  : http://www.parcdumorvan.org/fr/Le_Parc/L_espace_Saint-Brisson.php?rub=02&srub=01&ssrub=&sssrub=&lg=fr

 

Consolez-vous en dégustant mûres et framboises, cornouilles et prunelles suivant la saison, ou en récoltant les cynorrhodons délicieux en confitures. 

 

 

 

 

LACSMORVAN

 

 

Ceux qui ne souhaitent pas parcourir sentiers et chemins de traverse pourront se plonger avec nostalgie par exemple dans la lecture de : 

·         La Billebaude 

·         Le pape des escargots 

·         Les étoiles de Compostelle 

·         Le livre de raison de Glaude Bourguignon 

·         Le maître des abeilles 

 

Ces magnifiques histoires de ma Bourgogne écrites par un bourguignon bien connu : Henri Vincenot né à Dijon en 1912 et mort à Dijon le 21 novembre 1985

 

Je suis certaine que vous le connaissez déjà !!! 

 

Henri Vincenot a passé son enfance dans une famille d’employés du chemin de fer, plus précisément de la compagnie du PLM. Son père était ingénieur à la voie, son grand-père paternel mécanicien, son grand-père maternel était garde-barrière à Mâlain (à 16 km à l’ouest de Dijon), vous savez je vous en ai déjà parlé !!

 

La majorité de ses oncles étaient à la traction. Henri Vincenot a grandi dans le quartier cheminot de Dijon, le quartier des Perrières, proche de la gare de Dijon-Ville et du dépôt de Dijon-Perrigny. Il remet en valeur les anciennes pratiques païennes celtiques, tout en montrant à quel point elles sont intégrées dans la culture populaire catholique. Ses personnages, souvent truculents, parlent un langage fortement imprégné de bourguignon-morvandiau qui, d’après Vincenot, dérive tout droit du celtique. Les romans d’Henri Vincenot ne peuvent cependant le placer dans le groupe des écrivains du terroir tels que ceux de l’école dite de Brive. En effet, il développe dans chaque œuvre une réflexion sur la tradition, la civilisation, l’Histoire, qui ouvrent ses perspectives bien au-delà de la seule réalité bourguignonne qu’il se plaît tant à décrire. Henri Vincenot s’est fait le chantre de la civilisation lente, cette manière de vivre antérieure aux chemins de fers et à l’automobile. 

 

 

 

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