La Mousson

Posté par othoharmonie le 3 mars 2011

 

 

Titre 

 

LA MOUSSON 

 

Auteur

 

 

Louis BROMFIELD  

 

La mousson

 

 

 

Publié pour la première fois en 1937, «La Mousson» – qui porte en anglais le titre, infiniment plus poétique, de «The Rain Came» – est probablement, avec «Mrs Parkington», le roman le plus connu et aussi le plus lu de Louis Bromfield. Il a d’ailleurs donné lieu à une adaptation cinématographique mémorable avec la sculpturale Lana Turner dans le rôle de lady Esketh, Tom Ewell – le voisin de Marilyn dans « Sept Ans de Réflexion » – dans celui de Tom Ransome et un Richard Burton somme toute assez convainquant dans celui du Major Safti.
   
   L’argument de base est le suivant : dans une petite principauté indienne, l’Etat de Ranchipur, que gouvernent de façon éclairée le Vieux Maharadjah et son épouse, l’impressionnante Maharani, la saison Sèche touche à sa fin et tout le monde attend désespérément le début de la saison des Pluies. Lorsque celles-ci arrivent, elles sont si violentes qu’elles provoquent la crue du fleuve et la rupture d’un barrage édifié par un escroc. La ville se retrouve alors inondée et le choléra se déclare. A la fin de ce roman-fleuve – six-cent quatre-vingt-quinze pages en édition de Poche – tout rentrera dans l’ordre non sans que certains des personnages campés par Bromfield n’aient trouvé dans la catastrophe une mort navrante ou héroïque.
   
« La Mousson », c’est aussi un roman sur la renaissance morale d’individus qui, jusque là, s’étaient comportés soit en parfait égoïstes, soit en fripouilles absolues. Certes, les personnages y sont parfois crayonnés de façon un peu trop manichéenne, voire caricaturale mais, pour une raison ou pour une autre, ils n’en tiennent pas moins bien la route même si l’ensemble a vieilli. On peut regretter également les longueurs inévitables à ce genre de romans. Toutefois, si vous n’avez rien à vous mettre sous la dent et si vous aimez les analyses minutieuses des petites communautés, que celles-ci soient indiennes, américaines, européennes ou martiennes, allez-y de confiance. «La Mousson» n’est pas ce que l’on nomme de «la grande littérature» mais c’est un livre qui a le mérite d’avoir été écrit par quelqu’un de sincère et, tout compte fait, son ingénuité présente quelque chose de rafraîchissant

 

L’auteur :          La Mousson dans A et B 220px-Bromfield.louis 

Né Louis Brumfield à Mansfield, il étudia d’abord l’agronomie à l’université Cornell de 1914 à 1916, puis se tourna vers des études de journalisme à l’université Columbia. Il y fut membre de la sodalité Phi Delta Theta, mais avec la Première Guerre mondiale, il ne devait pas s’écouler plus d’une année avant qu’il ne parte en Europe comme brancardier volontaire en France dans le cadre de l’American Field Service. Décoré de la croix de Guerre et de la Légion d’honneur, il rentra en 1919 à New York et trouva un emploi de reporter. Son premier roman, La Colline aux cyprès, publié en 1924, lui valut une célébrité immédiate. En 1927, il remportait le prix Pulitzer du roman pour Précoce Automne. Par la suite, tous ses romans (une trentaine au total) furent des best-sellers, et plusieurs d’entre eux furent même portés à l’écran comme La Mousson et Mrs. Parkington.

Après une décennie passée de nouveau en France, Bromfield retourna dans son Ohio natal en 1938 pour y mettre en application les principes de l’agriculture biologique, avec une alimentation du bétail à base de fourrage naturel, dans sa ferme de Malabar Farm, près de Lucas. D’auteur de romans à succès, Bromfield se fit alors essayiste, mais il trouva un nouveau public grâce à sa réputation d’écrivain du terroir et de défenseur du « retour à la terre ». Encore de nos jours, des milliers d’Américains continuent de visiter Malabar Farm State Park, la ferme du célèbre écrivain, qui continue de promouvoir par l’exemple les valeurs et les méthodes agronomiques de Bromfield. L’une des principales attractions du parc est la forêt Doris Duke, dédiée à la célèbre philanthrope Doris Duke, qui par ses donations permit à la fondation Bromfield de maintenir vivant cet héritage.

Bromfield était proche de plusieurs célébrités de l’entre-deux-guerres, comme l’architecte F. F. Schnitzer ; il prêta sa ferme pour le mariage d’Humphrey Bogart et de Lauren Bacall.

Louis Bromfield avait épousé en 1921 la fille d’un magistrat new-yorkais fort en vue, Mary Appleton Wood († 1952), qui lui donna trois filles : Ann, Hope et Ellen.

Dans les années 1980, Louis Bromfield fut admis à titre posthume à l’Ohio Agricultural Hall of Fame et en décembre 1996, pour le centenaire de sa naissance, le département d’Agriculture de l’Ohio a fait faire un buste du célèbre écrivain pour son nouveau siège social de Reynoldsburg.

Les idées visionnaires de Bromfield en matière d’agriculture continuent de faire école à travers le monde. La fille de l’écrivain américain, Ellen Bromfield-Geld, a inauguré Malabar Brazil, une fondation destinée à propager les idéaux de la culture biologique. La Malabar 2000 Foundation envisage la création d’un centre de formation à Malabar Farm pour prolonger les essais tentés naguère dans le comté de Richland par Louis Bromfield.

 (27 décembre 1896 à Mansfield † 18 mars 1956 à Columbus) est un écrivain américain. Le prix Pulitzer lui a été décerné en 1927 pour son troisième roman, Précoce automne.

 

 

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si vous aussi vous voulez vous procurer ce livre, vous le trouverez ICI : http://www.amazon.fr/mousson-Louis-Bromfield/dp/B0000DT95E 

 

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