Les Bishnoïs

Posté par othoharmonie le 19 mars 2011

Les Bishnoïs dans Légendes Indiennes doll_mini_005Les Bishnoïs doll_mini_005 dans Légendes Indiennes

Il y a de la  majesté dans chaque homme et femme du Rajasthan. Ils sont connus pour être entreprenants, plein de ressources et audacieux. Ne sont-ils pas, après tout, les descendants des rois. De nombreuses histoires évoquent des actes de courage désespérés, même en face d’une mort certaine. Aujourd’hui encore, leur sens de l’honneur, de la famille et de la tradition reste intact, se manifestant parfois en faveur des causes les plus inattendues, comme nous le raconte l’histoire vraie des Bishnoïs. 

leblog_lifeandheart-vip-blog-com-146871Bishnoi   Dans le désert du Thar au Rajasthan, les couleurs de la nature semblent être confinées seulement au brun et à ses nuances généreuses. Le seul répit est dans les couleurs des vêtements de ses habitants, peut-être l’effort de l’homme pour compenser l’injustice de la mère nature. Les pluies annuelles sont ici très faibles et la température en été dépasse les 50°C. Soudain, dans la rudesse du désert, une antilope… une autre encore, puis un troupeau tout entier broutant paisiblement dans la lumière dorée du matin. Jadis, ces antilopes peuplaient toute l’Inde et ses régions voisines. Elles sont parmi les plus belles qui soient, avec une livrée brun foncée pour les mâles et de magnifiques cornes torsadées. Capables de bonds prodigieux, leur course est une des plus rapides au monde, pouvant atteindre 80 kms à l’heure, si rapide que les princes qui convoitaient leur peau, leur chair et leurs belles cornes devaient dresser des guépards pour les chasser. On raconte que l’empereur Akbar, au XVIème siècle, pouvait tuer près de cent antilopes en une seule journée


 

C’est à cette époque qu’une grande sécheresse frappa le Rajasthan. Elle dura plusieurs années, et ses habitants, affamés, se mirent à leur tour à tuer les antilopes pour survivre. Un jeune homme de la région, Jamboji, s’alarma de ce que tant d’antilopes soient tuées et des conséquences que cela pouvait avoir pour l’environnement. Il définit alors 29 préceptes ayant pour but de protéger la nature et ses animaux, qu’il proposa à son entourage de suivre


 

La vue des antilopes est la première indication de la présence des villages Bishnoïs. Les Bishnois (29 en hindi) sont les adeptes des 29 préceptes édictés par Jamboji. Les membres de cette communauté, strictement végétariens, appliquent une non-violence totale envers tous les êtres vivants. Ils sont probablement la seule explication derrière la vie sauvage encore prospère dans cette région du Thar. Les femmes Bishnois sont connues pour nourrir au sein les faons et leurs hommes ont laissé leur vie en tentant de sauver les antilopes

 

Parmi les 29 règles dictées par Jamboji figurent un mode de vie basé sur des principes écologiques, le respect pour tous les animaux et la protection des antilopes en particulier. D’ailleurs, on dit que Jamboji avait une antilope qui restait toujours à ses côtés. Les Bishnoïs n’ont pas de temple. Le Khejri est l’arbre sacré autour duquel, selon une des 29 règles, une maison Bishnoï doit être construite. L’arbre fournit de l’ombre et du fourrage, et les coques de ses fruits réduites en poussière entrent dans la composition du curry. Les racines profondes empêchent le désert de gagner du terrain et l’arbre ne doit jamais être coupé tant qu’il est vert

rajasthan-camel-safari


 

En 1778, un haut fonctionnaire de l’Etat de Jodhpur vint avec ses troupes couper des arbres Khejri pour quelque but officiel. Alertée, la communauté tenta de s’y opposer, mais les soldats passèrent outre. Une à une, 363 personnes donnèrent leurs vies pour sauver leurs arbres sacrés. Cette tuerie aboutit à un ordre royal interdisant de couper des arbres sur les terres Bishnoïs, et chaque année depuis, la communauté rend hommage à ce sacrifice en plantant 363 arbres dans la région


 

Un temple fut construit sur la terre imprégnée du sang Bishnoï il y a 200 ans, mais les vrais Dieux des Bishnoïs, les gazelles et autres animaux sauvages, broutent paisiblement autour de leurs habitations. Chaque jour des centaines de paons, pigeons et chinkaras (la gazelle indienne) se voient offrir du millet par cette communauté unique. Des réservoirs d’eau ont été construits pour étancher leur soif et les animaux malades sont soignés et alimentés à la main. Chaque famille Bishnoï dans la région dédie une partie de ce que produit leur terre à leurs enfants (antilopes et autres animaux), véritables membres de la famille qui se trouvent seulement être dans une autre forme de vie. Et quand ces enfants meurent, ils les enterrent en donnant un nom spécifique à chaque tombe. Le dévouement des Bishnoïs est tel qu’ils n’apprivoisent pas de chiens, de peur qu’ils fassent leur proie de jeunes antilopes

Après tout, ne dit-on pas des Bishnoïs que les grues demoiselle sont les soeurs de leurs femmes, les antilopes leurs fils, les boeufs les membres de leur famille, et les arbres Khejri leurs saints hommes. Et pour ces gens du désert, chaque membre de leur famille mérite soin et affection.

  

Source : www.indianmythology.com/

100112054901266065232498

Laisser un commentaire

 

katoueluv |
jeanneundertheworld |
darkangelusmag |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | debbyka
| nouvelles du front ... en a...
| Les ateliers d'Anissina Tur...