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VIX (21)

Posté par othoharmonie le 1 avril 2011

VIX  est une commune française, située dans le département de la Côte-d’Or et la région Bourgogne.

VIX (21) dans Ma Bourgogne En détails 470d127b1440de2185d1f01cd362bfd8

 

Il s’agit du site archéologique le plus emblématique et le plus connu du Pays Châtillonnais sur lequel des fouilles sont menées chaque été par des équipes universitaires françaises, autrichiennes et allemandes. 


C’est au pied du Mont Lassois, dans une boucle de la Seine, que fut découvert le célèbre Vase de Vix, dans la tombe d’une princesse celte. A son sommet, domine un vaste plateau urbanisé et fortifié. Ont été reconnus à ce jour deux maisons à absides dont l’une aux proportions peu communes, quelques maisons, des bâtiments à usage agricole et plusieurs tronçons du rempart, l’ensemble étant attribué au premier âge du Fer. 


Vaste plateau s’élevant à 306 mètres d’altitude, le Mont Lassois est aussi un des plus beaux points de vue du Châtillonnais. Une église romane y est installée, l’église St Marcel. 

 

 

Lieux et monuments

  • Église Saint-Marcel, classée monument historique. 
  • Église Saint-Marcel

     

  • En 1953, on y a découvert la Tombe de Vix, sépulture d’une princesse celte du premier Âge du Fer (Ve siècle av. J.-C.) avec le fameux vase, le plus grand cratère de l’époque parvenu jusqu’à nous. En 2007, des fouilles sur l’oppidum du Mont Lassois ont révélé l’existence d’un palais, dit palais de Vix.

 

 

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Reconstitution de la tombe de Vix (Marc TARASKOFF) 

 

Personnalités liées à la commune 

   

  • Maurice Moisson, découvreur du cratère de Vix

 

·         La tombe de Vix est une sépulture princière à char du Hallstatt final (fin du VIe siècle av. J.-C.). Elle se situe sur l’actuelle commune de Vix dans le département français de Côte-d’Or, sur un territoire jadis occupé par le peuple gaulois des Lingons. Découverte en 1953, elle est parvenue intacte. En raison de l’importance et de la qualité de son mobilier, elle est considérée comme une découverte de tout premier ordre pour cette période de la civilisation celtique

 

·         Le site et la sépulture princière fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 22 août 2006

 

 

Le site et sa découverte

 

En janvier 1953, Maurice Moisson, alors le chef du chantier des fouilles menées par la société archéologique de Châtillon-sur-Seine   , remarque un léger monticule et une concentration inusitée de pierres dans un champ au pied de l’Oppidum du Mont Lassois, près du petit village de Vix en Côte-d’Or. Maurice Moisson signale immédiatement sa découverte à René Joffroy, archéologue autodidacte qui était à cette époque le président de la société archéologique locale. Ce dernier s’occupe alors activement de la poursuite des fouilles et de l’exhumation de tous les objets de la tombe. Dans sa première publication au sujet de la découverte de la tombe de Vix, René Joffroy mentionne bien le fait que Maurice Moisson est le véritable découvreur de la tombe de Vix, mais dans les éditions suivantes il ne mentionnera plus le rôle premier de ce dernier et passera ensuite pour le premier et unique découvreur. 

 

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L’Oppidum du Mont Lassois est une butte-témoin de grande taille, qui domine la haute vallée de la Seine d’une altitude de 100 m environ, près de Châtillon-sur-Seine. Sa situation en fait un lieu idéal pour commander la circulation dans la vallée où passe un des itinéraires antiques qui ramenaient l’étain de Grande-Bretagne vers l’Italie. Des fouilles ont montré l’occupation de cet oppidum durant le néolithique et plusieurs des périodes postérieures. Il fut déserté à l’époque gallo-romaine au profit de la cité de Vertillum située non loin. 

Au VIe siècle av. J.-C., la population celtique locale, rattachée à la culture de Hallstatt et dirigée par une aristocratie féminine, profita de ce site exceptionnel pour prélever sans doute une taxe de passage aux marchands d’étain. La puissance des princesses établies au mont Lassois leur permit, suivant le rite aristocratique de l’époque de la tombe à char, de constituer des sépultures d’une richesse exceptionnelle. Cependant, le plus remarquable est que la sépulture de Vix renfermait les restes d’une femme ayant sans doute le rang de reine et de prêtresse, ce qui est révélateur du statut de la femme dans la société celtique

 

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  char sur lequel fut déposée la dame de VIX 

 

La dame fut inhumée sur un char de parade, avec de nombreux bijoux d’or ou de bronze, des objets d’apparat, dont ce qui symbolisait l’appartenance aux couches dominantes dans l’Europe de ce temps, c’est-à-dire les ustensiles de banquet, pratique aristocratique par excellence, en Grèce comme dans la Keltia. Les sépultures du Glauberg (Hesse, Allemagne) sont un autre exemple célèbre, un peu plus tardif (vers 450-400 av. J.-C.) : une statue héroïque était associée à l’une d’elles, dont elle renforçait le caractère monumental et associait l’aristocrate défunt au monde divin. Ces sépultures princières sont le plus souvent associées à des sites fortifiés de hauteur, le Mont Lassois dans le cas de Vix, la forteresse du Glauberg dans le cas allemand, qui constituaient le centre d’un territoire dominé par une aristocratie guerrière.  

 

 

 

Cratère de Vix

 

 

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Le cratère de Vix est un vase de bronze, du type cratère, découvert en 1953 dans la tombe d’une princesse celte à Vix (Côte-d’Or) datée d’environ 510 av. J.-C..

 

Il est aujourd’hui conservé et exposé au musée du Pays Châtillonnais, à Châtillon-sur-Seine.

C’est un objet exceptionnel de par sa taille (1,64 m) et sa facture. Il est constitué de l’assemblage de plusieurs pièces séparées, l’ensemble pèse 208,6 kg.

 

  • Le vase proprement dit, d’une seule pièce en feuille de bronze martelée pèse environ 60 kg. Son fond est arrondi, son diamètre maximal est de 1,27 m. et sa capacité est de 1 100 litres, l’épaisseur moyenne de la paroi varie entre 1 et 1,3 mm. On n’arrive pas à déceler de soudure, la prouesse technique des artisans antiques laisse perplexes nos contemporains. Lors de sa découverte, du fait de l’effondrement du toit du caveau, le cratère a été retrouvé écrasé en accordéon, les anses se retrouvant au niveau du pied; un travail de restauration nous permet de le retrouver dans son état originel.

 

  • Le pied est une pièce coulée d’un diamètre à la base de 74 cm et pèse 20,2 kg. Il reçoit le fond de la cuve et assure la stabilité de l’ensemble. Il est décoré de motifs classiques de végétaux stylisés.

 

  • Les anses, fonte de bronze d’un poids de 46 kg chacune. En forme de volutes d’une hauteur de 55 cm, elles sont richement décorées de gorgones grimaçantes et tirant la langue suivant un modèle courant dans la vaisselle de bronze grecque.

 

  • La frise des hoplites décore le tour du col qui est un cercle rapporté enserrant le haut de la cuve et supportant les anses. Huit quadriges conduits par un aurige de plus petite taille, suivant la règle d’isocéphalie nécessitée par la composition, sont suivis chacun par un hoplite à pieds en armes. Cette frise est un chef-d’œuvre du bas-relief grec.

 

  • Le couvercle, feuille de bronze martelée de 13,8 kg, couvrait l’ouverture du cratère. Il est concave et perforé de multiples trous qui font penser qu’il servait en fait de passoire. En son centre, un ombilic relevé supporte une statuette.

 

  • La statuette du couvercle, en bronze coulé, mesure 19 cm de haut et représente une femme, une main en avant qui tenait peut-être un objet perdu. Elle est vêtue d’un peplos, la tête recouverte d’un voile et paraît d’un style un peu plus archaïque que les autres éléments du cratère.

 

vix-11.1201641300     Les cratères étaient, dans l’antiquité, destinés à opérer un mélange entre le vin, imbuvable seul, l’eau, et sans doute divers aromates, la boisson y était ensuite puisée et distribuée aux convives lors de célébrations rituelles ou festives. Le cratère de Vix étonne par ses proportions et le chemin qu’il a dû accomplir pour parvenir des ateliers de la Grande Grèce jusqu’à cet oppidum bourguignon. Sans doute était-il un élément de prestige et une marque de puissance pour la principauté hallstattienne du Mont Lassois. Son enfouissement dans la tombe de la princesse de Vix a dû être suivi relativement rapidement par un déclin de la principauté et des évènements tragiques qui ont abouti à en perdre la mémoire, permettant ainsi sa préservation jusqu’à sa découverte en 1953. Le cratère fut restauré par Aimé Touvenin au Laboratoire d’Archéologie des Métaux du Musée Lorrain de Nancy

 

Le cratère et la totalité des pièces retrouvées dans la sépulture de la tombe princière de Vix, se trouvent aujourd’hui exposés au Musée du Pays Châtillonnais, à Châtillon-sur-Seine

 

 

Je vous conseille un très bon site à visitez : http://www.gzg.fn.bw.schule.de/heunebg/vix/vixfr.htm

 

 

 

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