L’effacement progressif des consignes de sécurité

Posté par othoharmonie le 3 juillet 2011

 

Titre 

 

L’effacement progressif des consignes de sécurité  

 

Auteur

 

 

Ravalec  Vincent  

L'Effacement progressif des consignes de sécurité

De quoi ça parle 

 

Hallucinations ou schizophrénie ? La réalité pour Louis Dieutre a basculé ce jour du réveillon de l’an 2000. Responsable d’une fondation pour l’art contemporain qui finance les campagnes électorales de dignitaires africains, il se retrouve cerné par la justice, des cadavres en pagaille, et assailli d’étranges pensées latérales. Lesté d’un sac contenant plusieurs dizaines de millions d’Euros, Louis prend la fuite le long d’une autoroute noyée sous la tempête qui l’emmène jusqu’au village d’Archignac où les dirigeants d’un asile psychiatrique organisent un étrange bal masqué… Soupçonné du meurtre d’un adolescent, Louis pète les plombs et se réveille en patient du docteur Aïm, qui applique les préceptes de sorciers immémoriaux à l’origine de la création du mystérieux village. 

Emporté dans la tourmente de la folie, du chamanisme et de la quête de son identité, le héros perd le peu de repères qui lui restent. Psychotropes et complot aidant, il est propulsé dans divers niveaux de réalités parallèles – qui pourraient n’être que les variantes d’un vaste jeu voyant les hommes manipulés, depuis la nuit des temps, par une poignée de sorciers soucieux d’asseoir leur pouvoir sur les tristes mortels. Ainsi s’opère au fil de presque 700 pages la mutation d’un espion à la petite semaine devenu tour à tour aliéné mental, criminel, consultant, créateur de génie sur le Net… 

 

En phase avec la fin du siècle qui est aussi la fin du cycle régissant les habituelles « consignes de sécurité » garantissant tout retour à la normale, le roman de Ravalec est énorme de la première à la dernière page. Il vaut surtout pour cette démesure continuée. Le lecteur qui s’y ose en prend pour son grade, tant le prisme de la folie et de la manipulation dénature ici tout regard objectif apposé au réel. Références constantes à l’art contemporain, au Seigneur des anneaux, au délire des start-up de la Net-économie, la farce culmine dans la dernière partie de l’ouvrage avec la mise au point lors du réveillon de l’an 2001 d’une mémorable party où certaines figures de la jet-set littéraire et du show-biz se retrouvent bombardées d’excréments avant d’être abreuvées de psychotropes pour une orgiaque rave ludo-spiritualiste qui annonce la prochaine ère de Cristal… 

 

Que restait-il des images pieuses qui avaient bercé les siècles ? Pas grand chose, (…) un prophète à trois sous, concepteur de best-sellers et de lunettes de soleil, qui avait annoncé une fausse apocalypse au moment d’un éclipse de soleil, trois mois plus tôt. 

Après The Game de David Fincher, et The Prestige de Christophe Priest, un hymne « tripant » à la magie, à la puissance des ordinateurs et des jeux vidéo, qui fait douter chacun du sens de sa présence sur Terre. Une transe littéraire aux phrases infinies scandées par la world music qu’apprécieront surtout les joueurs de tous crins ou les adeptes harrypotteriens de sorcellerie new age. –Frédéric Grolleau 

 

Présentation de l’éditeur 

 

« L’Effacement » inaugure un cycle de douze romans : un programme littéraire qui s’achevera en 2025. Chacun déclinera un genre littéraire différent, en le détournant (mystère et aventure pour le premier, SF, roman d’amour…). L’ensemble a pour titre « Le Jeu » et intégrera, outre la littérature, d’autres modes d’expression artistique, en commençant par un site internet. Le héros de « L’Effacement », Louis Dieutre est responsable d’une fondation d’art contemporain, au sein d’un group en proie aux « affaires ». Durant la tempête de 1999, il dérive sur une autoroute et se réfugie dans un village dont les habitants sont fous. Dieutre transporte une grosse somme d’argent, l’enterre dans les marais, croit mourir, revient à la vie, oscille entre la réalité et le fantasme. 

 

 

L’auteur :            L'effacement progressif des consignes de sécurité dans O à  R Ravalec 

Vincent Ravalec est un écrivain, réalisateur et scénariste français né le 1er avril 1962 à Paris. 

S’il est un parcours non linéaire et en dents de scie, c’est bien celui de Vincent Ravalec. Peu passionné par l’école, il arrête les études dès 14 ans pour apprendre la menuiserie. 

 

Autodidacte, il exerce par la suite tout un tas de petits métiers, et notamment ceux d’assistant réalisateur et régisseur de cinéma (on le retrouve entre autres aux côtés de Luc Besson pour Atlantis). Depuis Vincent Ravalec se partage entre les deux mondes : le cinéma, avec des courts métrages (réunis dans La merveilleuse odyssée de l’idiot toboggan, 2002) et la littérature. Entre autres : Wendy en 1996, Treize contes étranges (1999), et en 2007, Les filles sont bêtes, les garçons sont idiots.

Parallèlement à l’écriture d’ouvrages destinés à la jeunesse, Ravalec révèle également son intérêt pour l’ésotérisme, la chamanisme ou la magie noire dans des textes comme Nostalgie de la magie noire, L’Effacement progressif des consignes de sécurité en 2003, Bois sacré

En 2008, il écrit le scénario de 15 ans et demi, réalisé par François Desagnat.
L’année suivante, les éditions du Dilettante propose une édition augmentée de L’auteur, avec
Le Retour de l’auteur 

 

 

Gif fleurs autre

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