Bourgogne à l’âge de Bronze

Posté par othoharmonie le 27 juillet 2012

 

Bourgogne à l'âge de Bronze dans Ma Bourgogne En détailsAu cours de l’âge du bronze, la Bourgogne connaît trois périodes de migrations successives de peuples venus principalement d’Europe centrale. Ces peuples apportent avec eux leur culture et leur maîtrise de la technologie du bronze. La première vague de migration couvre la période du Bronze ancien, de -1800 à -1500. Elle fonde une phase de développement due à la production et au façonnage du métal et on assiste alors à une transformation de l’économie et de la structure sociale avec la création d’un nouveau corps artisanal pour le travail du métal. Le commerce et les échanges nécessaires à l’obtention de la matière première vont se développer considérablement. La nouvelle vague de migrations de -1500 à -1200 est celle de la civilisation du Bronze moyen, dite « des tumulus » qui fait progresser la métallurgie locale. Les hommes choisissent les plateaux de la Côte-d’Or (zone du Châtillonais ou Arrière-Côte dijonnaise) pour la construction de leurs tumuli. Au Bronze final, période s’étalant de -1200 à -800, a lieu le troisième flux migratoire. La population, dite « des champs d’urnes », apporte avec elle des coutumes particulières comme l’incinération mais aussi des connaissances dans l’industrie du bronze faisant faire à cette industrie des progrès décisifs.

220px-Bibracte_aristocrate_gaulois dans Ma Bourgogne En détailsLe premier âge du fer voit la technologie du nouveau métal supplanter progressivement celle du bronze et permettre le développement d’une civilisation florissante, celle de Hallstatt. Les nécropoles et tumuli de cette période sont essentiellement identifiés en Côte-d’Or ainsi que sur les plateaux de la Nièvre, de la Saône-et-Loire et de l’Yonne. Réutilisant les sites d’éperons barrés comme le châtelet d’Étaules, le camp de Chassey ou encore le camp de Chora à Saint-Moré dans l’Yonne, leurs installations ont laissé d’impressionnants vestiges. C’est aussi l’époque d’occupation du mont Lassois près de Châtillon-sur-Seine, où les chercheurs Maurice Moisson et René Joffroy mettent au jour en 1953 la sépulture de la « princesse » de Vix, connue notamment par la découverte du cratère de Vix, immense vase de bronze. La période suivante est associée à la civilisation de La Tène. De puissantes citadelles, les oppida, sont alors construites à Alésia en Côte-d’Or, sur le mont Avrollot dans l’Yonne et à Bibracte sur le mont Beuvray. C’est à la fin de cette époque, autour des grands oppidums, que « pour la première fois on voit surgir des brumes du passé des noms de cités, de villes et même d’hommes ».

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