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Des signes gravés dans la Roche

Posté par othoharmonie le 14 octobre 2012

 Des signes gravés dans la Roche dans Connaître les PIERRES roche

Il existe divers signes gravés dans la roche, que des esprits supersitieux ont interprété à leur façon. Ces roches portent le plus souvent des entailles, des croix, des bassins, des cuvettes, des cupules, des rainures. La croix gravée, seule ou associée à des cupules, se rencontre fréquemment sur les blocs en grès du Taennchel (Pierre d’eau, rocher des Géants, etc.) orientée parfois suivant les quatre points cardinaux. À côté de la croix grecque, il n’a été constaté qu’une seule fois une croix de Saint-André, mais d’autres sont peut-être enfouies dans la mousse épaisse. On trouve une roche-borne sur le sommet du Reinolstein avec la lette U accompagnée de la croix et de l’année 1538, et 100 mètres plus loin environ, une autre roche qui indique la lette T et qui est visible sur le côté sud du sentier. On trouvera ainsi sur les 3,5 kilomètres de sentier de la crête du Taennchel d’autres signes distinctifs gravés dans la roche, le plus souvent des lettres de l’alphabet suivies d’un numéro qui représente la parcelle forestière. Certaines marques gravées sur les rochers datent de l’année 1538, année de la résolution d’un litige concrétisée par une sentence arbitrale entre Guillaume II de Ribeaupierre et la communauté de Bergheim. L’original de ce procès-verbal se trouve aux archives de Bergheim, mais aussi aux archives de Meurthe-et-Moselle, puisqu’une partie du Taennchel dépendait avant le Moyen Âge du prieuré de Lièpvre. Le Val de Lièpvre s’est fait déposséder d’une partie de la forêt du Hinterwald et du Kelblin qui englobait une partie du Taennchel par les troupes de Louis XIV qui occupaient alors la Lorraine, dont le Val de Lièpvre faisait partie à l’époque.

Les gravures sur roche, ou pétroglyphes (du grec petros -  pour pierre  – etglyphein pour gravure) se rencontrent depuis au moins 45 000 ans, mais leur plus forte concentration se situe entre le Paléolithique supérieur (-15 000) et la fin du Néolithique (- 5 000). Les symboles figurés passent pour être la pré-écriture utilisée par l’homme (avant d’être remplacé par des systèmes d’écriture plus avancés utilisant des pictogrammes et des idéogrammes). Certaines sociétés primitives ont utilisé les pétroglyphes plus longtemps, parfois même jusqu’à leur contact avec la civilisation occidentale au XXe siècle. Des pétroglyphes ont été trouvés sur tous les continents excepté l’Antarctique avec les plus grandes concentrations en Afrique, Scandinavie, Sibérie, Amérique du Nord et Australie.

  3) Bien avant l’invention du papier, avant le papyrus, avant les tablettes d’argile, le premier support utilisé par l’homme pour “écrire” ou dessiner les premiers rudiments de symbole est LA ROCHE.  

  Et la roche, même après le DVD, restera encore, dans l’avenir, un support d’expression.

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Le Rocher des Corbeaux

Posté par othoharmonie le 14 octobre 2012

 La Roche des Corbeaux et le col du Bon Dieu

Le rocher des Corbeaux fait partie d’un ensemble rocheux adossé au flanc de la partie de montagne dominant le fond du vallon de la Grande Verrerie (parcelle domaniale N°2, lieu-dit du Krappenfels). Cet ensemble se présente sous la forme de deux grandes murailles verticales dont l’une est composée de plusieurs étages, avec le rocher situé aux abords du chemin du Taennchel où se trouvent l’ange en grès et la source anciennement dénommée Wesserfelsen. Plus haut, à l’écart du sentier qui monte vers la crête, dans un rocher portant une cavité, se trouve scellée une statue de Vierge. Au fond de cette cavité qui visiblement laisse apparaître des traces de burins, on peut voir une mystérieuse inscription à peine visible et le millésime 1503.

Sa forme recourbée remarquable permet de reconnaître la Roche des Corbeaux dans les vallées environnantes, elle est à l’origine de son nom altéré par une incompréhension phonétique. Les deux autres lignes de faîte suivent un axe nord-est et un axe nord-ouest à partir du sommet du cône. La première rejoint le col du Bon Dieu à 562 mètres qui se situe après un parcours sinueux à l’est. La seconde descend au col de la Crenée à 550 mètres proche à moins de 300 m à vol d’oiseaux.

La roche des Corbeaux n’a aucun lien avec l’oiseau que ce soit par la tradition ou la légende ancienne. L’ancien français aide à saisir la nuance par le roc ou massif recorbeillé ou recourbé. Le lac des Corbeaux est aussi à rapprocher des courbées ou du reliefs en courbes qui caractérise les abords de sa cuvette de rétention.

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