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L’ostéopathie….

Posté par othoharmonie le 31 octobre 2012

Connaissez-vous bien l’ostéopathie ? 

L’ostéopathie est une « médecine manuelle ». Ses praticiens palpent les corps pour déceler les  tensions ou les déséquilibres qui causent des malaises ou des maladies, puis font des manipulations pour rétablir l’équilibre. D’après eux, l’ostéopathie est un système complet comportant ses propres modes de diagnostic et de traitement. Elle permettrait de soigner une grande variété d’affections.

L'ostéopathie.... dans Guérir en douceur osteoPour l’ostéopathie, tous les maux, physiques aussi bien que psychologiques, ont des résonances partout dans le corps. Ainsi, les mauvaises postures, les accidents, le stress ou les pensées négatives ne perturbent pas un seul système (musculo-squelettique, digestif, neurologique, vasculaire, hormonal, etc.), mais tout l’organisme. Pour soigner chaque problème, il faut donc rétablir l’harmonie dans le système musculo-squelettique et dans chacun des autres systèmes.

Dans le langage des ostéopathes, cette harmonie se traduit souvent par les termes mobilité et motilité, la motilité désignant l’ensemble des mouvements propres à un organe ou à un système. Un corps en santé serait doté d’une excellente motilité, non seulement dans ses articulations, mais dans tous les tissus du corps : os, muscles, nerfs, ligaments, tendons, fascias, liquides, etc.

L’une des caractéristiques distinctives de l’ostéopathie est d’ailleurs de prendre en compte l’ensemble de la structure du corps et de tous ses mouvements, qu’ils soient larges et puissants ou qu’il s’agisse de fluctuations à peine perceptibles.

Principes fondamentaux

Le premier des 4 principes fondamentaux de l’approche stipule que la structure gouverne la fonction, c’est-à-dire que les diverses fonctions corporelles seraient en étroite interdépendance avec la structure du système musculo-squelettique.

Le deuxième principe affirme qu’il y a unité fonctionnelle : il serait techniquement impossible qu’il se passe quoi que ce soit dans une partie du corps sans que les autres parties ne soient influencées. Ce qui explique que les manipulations se font parfois sur des zones éloignées du centre de la douleur – sur le diaphragme pour traiter le dos, par exemple.

Les troisième et quatrième principes concernent davantage l’aspect préventif de l’ostéopathie : le rôle des artères est absolu – dans un corps bien irrigué, il n’y aurait pas de congestion ni de dégénérescence cellulaire - et il y a autorégulation – le corps posséderait ou pourrait générer les substances et les processus requis pour se soigner.

L’ostéopathe ne s’intéresse pas simplement à un malaise, mais considère le patient comme un tout devant être évalué dans son ensemble. Il doit découvrir de façon précise l’origine des tensions et des blocages qui restreignent la mobilité des différents tissus. Les ostéopathes sont donc formés longuement pour acquérir une profonde connaissance des structures corporelles (os, articulations, organes, viscères, muscles, etc.) ainsi qu’une extrême finesse du toucher, capable de détecter des tensions cachées ou des mouvements particulièrement subtils. 

L’ostéopathe Philippe Druelle compare son travail à celui d’un horloger : « Avec les mains, nous remettons en mouvement toutes les fonctions de l’organisme pour qu’elles puissent entrer en interrelation les unes avec les autres et maintenir l’état de santé d’un individu. »

Quelques indications où l’Ostéopathie obtient d’excellents résultats :

• Douleurs chroniques ou aiguës, articulaires, musculaires, neurologiques
• Troubles digestifs, respiratoires, circulatoires, urologiques
• Préparation à l’accouchement de la femme enceinte
• Blessures sportives, professionnelles, accidents
• Fatigue chronique, migraines, raideurs, etc.
• Otites et régurgitations chez le nourrisson
• Troubles de développement chez l’enfant
• Amélioration de la performance sportive
• Prévention et bonne santé en général

Pour trouver un praticien dans votre région, consulter le Grand Répertoire de Terre Happy.

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Origine, et histoire des mois

Posté par othoharmonie le 31 octobre 2012

Les Romains commençaient l’année au premier mars ; c’est d’après eux que les mois de septembre, octobre, novembre et décembre conservent encore aujourd’hui leur dénomination dans le calendrier romain

Origine, et histoire des mois dans Astrologie et Esotérisme roue-270x300Sous la monarchie française, l’année catholique commença à Noël et à Pâques. L’année, commençant à Pâques, était tantôt de onze mois et tantôt de treize, suivant le détour de la lune, ce qui devait gêner le commerce. En 1564, un édit de Charles IX fit invariablement commencer l’année au premier janvier 1565. Cet édit fut suivi en France jusqu’en 1792, où la république succéda à la monarchie, et changea entièrement l’ordre et le nom du calendrier. L’année commença au 22 septembre. Les noms des mois anciens furent remplacés par des noms analogues aux fleurs, aux prés, aux saisons, etc.

Tous les mois de cet annuaire étaient de trente jours ; plus, cinq jours complémentaires pour les années ordinaires, et six pour les années bissextiles. Les saints de l’ancien calendrier étaient remplacés par les noms des légumes et des arbres, ou par ceux des grands hommes de chaque siècle, en attendant que la France eût compté ses mois et ses jours par ses héros, ou par ses personnages célèbres dans sa révolution, et dans celle des autres peuples.

En 1806, deux ans après l’élection de Bonaparte comme Empereur, le calendrier républicain est réformé, et la France adopte deux annuaires, celui de l’empire, qui répond au 2 décembre, premier de l’empire ; et l’ancien, nommé calendrier grégorien, qui commence au premier janvier. Ce retour à l’ancien ordre des choses a ramené les anciens usages des visites, des compliments, et surtout des étrennes, dont l’origine date de loin.

   etoiles-00052 dans Astrologie et Esotérisme      Histoire du mois de janvier   etoiles-000521

220px-Les_Tr%C3%A8s_Riches_Heures_du_duc_de_Berry_JanvierRomulus composa l’année de dix mois ; Numa Pompilus y ajouta ceux de janvier et février. Les calendes de janvier étaient particulièrement consacrées au dieu Janus, dont les deux visages regardaient l’année qui venait de finir et celle où l’on entrait. On offrait à ce dieu, dans le cours de la première journée, le gâteau nommé janual, des dattes, des figues et du miel ; les artistes et les artisans ébauchaient la matière de leurs ouvrages, persuadés que le travail de ce jour leur assurait une année favorable. On se visitait, on s’adressait des voeux, on se gardait de laisser échapper un propos de mauvais augure, on s’envoyait des présents ; le soir on se régalait en l’honneur de Janus.

On pense que l’usage des souhaits d’étrennes vient des Romains. Tatius, roi des Sabins, et qui régnait dans Rome conjointement avec Romulus, considéra, dit-on, comme un bon augure le présent qu’on lui fit le premier jour de l’an de quelques branches coupées dans un bois consacré à Strenia ; il autorisa la coutume des présents faits à cette époque, et leur donna le nom de Streniae.

Avant la Révolution de 1789, et dans plusieurs provinces de France, les usages suivis le premier jour de l’an conservaient les traces de la fête du Gui que célébraient les anciens Druides. Les enfants du Vendomois couraient les rues dans ce jour solennel, et demandaient à ceux qu’ils rencontraient le Gui-l’an-neu. Dans la dernière nuit de l’année, le peuple du Maine parcourait également les rues en chantant des chansons dont le refrain était toujours : Donnez-nous le Gui-l’an-neu.

La Fête des Rois ou Epiphanie : ce dernier nom signifie apparition. C’est en effet le jour où le Christ commença de se faire connaître aux gentils, et où les quatre rois appelés Mages dans l’Ecriture vinrent l’adorer.

L’analogie qui existe entre les habitudes de cette fête et celle des Saturnales a fait penser que l’une était la continuation de l’autre. Les Saturnales se célébraient du 15 au 21 décembre.

Dans la Beauce, un souper splendide a lieu la veille des rois ; le président du repas est toujours la personne la plus respectée parmi les convives. Avant d’entamer le gâteau, on fait mettre sur la table un enfant ; c’est le plus jeune garçon de la famille. Quand la part est coupée, le président dit : Fébé (la fève). L’enfant qui s’est levé répond : Domine ; le président reprend : Pour qui ? L’enfant répond : Pour le bon Dieu. Cette part est mise en réserve, et on la donne au pauvre qui vient la demander. Voici quelques fragments des chansons naïves du pauvre qui attend et regarde à travers les fentes de la porte :

Honneur à la compagnie
De cette maison.
A l’entrée de votre table,
Nous vous saluons.
Nous sommes venus d’un pays étrange
Dedans ces lieux ;
C’est pour vous faire la demande
De la part à Dieu.

Il s’interrompt pour crier : La part à Dieu, s’il vous plaît ; et il termine le premier chant. Nous donnons encore ici le premier couplet du second chant :

Les Rois ! les Rois ! Dieu vous conserve,
A l’entrée de votre souper.
S’il y a quelque part de galette,
Je vous prie de nous la donner.
Puis nous accorderons nos voix,
Bergers, bergères ;
Puis nous accorderons nos voix
Sur nos hautbois.

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Histoire du mois de février

Posté par othoharmonie le 31 octobre 2012

 

Le second des deux mois ajoutés par le roi Numa au calendrier des Romains fut consacré à Neptune, parce que les pluies, à Rome, étaient très abondantes à cette époque de l’année. Il faut remarquer que, dans le calendrier républicain, février correspond à pluviôse, mois des pluies. On représente ce mois sous la figure « d’une femme vêtue de bleu, la tunique relevée par une ceinture, tenant en ses mains un canard, ayant près d’elle une urne qui verse de l’eau en abondance et à ses pieds un héron et un poisson. » Tous ces symboles indiquent le temps des pluies.

Histoire du mois de février dans Astrologie et Esotérisme neptuneNeptune, fils de Saturne et de Rhéa, par conséquent frère de Jupiter, est le roi des mers. On le représente « debout sur un char en forme de conque et traîné par quatre chevaux marins. Il tient à la main un trident. » Les Grecs adoraient Neptune sous le nom de Poseidon. Neptune disputait à Apollon l’honneur de gouverner la ville de Corinthe. Les deux rivaux demandèrent au géant Briarée, fils d’Uranus, de décider entre eux. Neptune eut l’isthme de Corinthe ; le promontoire fut donné à Apollon.

Tous les trois ans, à Corinthe, on célébrait en l’honneur de Neptune les jeux Isthmiques. Des concours de musique et de poésie venaient s’ajouter aux luttes du corps ; le vainqueur recevait une couronne de branches de pin. Ce fut pendant la célébration d’une de ces fêtes, l’an 196 avant Jésus-Christ, que le consul Flaminius proclama, au milieu d’une immense assemblée, l’indépendance de la Grèce. A Rome, les fêtes données en l’honneur du dieu des mers, les Neptunales, étaient célébrées avec solennité le 23 juillet de chaque année. Des temples célèbres étaient consacrés à Neptune. On immolait à ce dieu un cheval et un boeuf et les devins lui offraient le fiel des victimes.

Le mois qui nous occupe ne porta pas le nom du dieu auquel il était consacré. Numa l’appela februarius, du mot latin februare, qui signifie purifier. A cette époque de l’année avaient lieu, en effet, des fêtes publiques expiatoires appelées Fébruales. Ces fêtes, qui commençaient le 1er février et qui duraient huit jours, avaient été instituées en l’honneur des morts. En signe de deuil, les magistrats ne portaient que la toge blanche des simples particuliers, au lieu la toge blanche ornée d’une bande de pourpre qu’ils revêtaient d’ordinaire et qu’on appelait la toge prétexte. Des sacrifices étaient faits aux dieux infernaux en l’honneur des morts qu’en voulait honorer. Pendant la durée des fêtes, il n’était permis à personne de se marier.

Le 15 février on célébrait les Lupercales, fondées, dit-on, par Romulus et Rémus en l’honneur de la louve (en latin lupa) qui les avait nourris. Des pontifes appelés luperques sacrifiaient aux dieux, durant ces fêtes, des chèvres et de jeunes chiens, et avec des lanières de la peau des chèvres ils fustigeaient les passants.

Les luperques, presque nus, frottés d’huile, se rendaient dans une grotte située au pied du mont Palatin et qui avait, dit-on, servi de tanière à la louve qui allaitait Romulus. C’est dans cette grotte, qu’on appelait luperccal, que les sacrifices avaient lieu ; le couteau teint du sang des victimes était essuyé avec un morceau de laine qui avait été trempé dans du lait.

Quelques auteurs pensent que les Lupercales avaient lieu en l’honneur du dieu Pan, dont le nom grec lycoeus est dérivé de lycoslupus. Si cette explication est la bonne, on comprend mieux la nature des sacrifices que les luperques offraient aux dieux. Pan, fils de Jupiter et de la nymphe Callisto, n’a-t-il pas des jambes et des pieds de chèvre ? Et n’est-il pas, comme le chien, le gardien des troupeaux ? D’ailleurs les luperques étaient les sacrificateurs ou, comme l’on disait, les flamines du dieu Pan. Ils formaient deux collèges : les Quintiens et les Flabiens.

On célébrait encore, le 23 février, les Terminales, c’est-à-dire les fêtes données en l’honneur du dieu Terme, protecteur des limites. On représentait le dieu Terme tantôt sous la forme d’un bloc de pierre brut, tantôt sous la forme d’un pilier à tête humaine. On raconte que lorsque Tarquin le Superbe voulut bâtir un temple à Jupiter, les ouvriers ne parvinrent pas à enlever les statues de Terme et de la Jeunesse qui étaient sur l’emplacement choisi. Les augures consultés annoncèrent que cela voulait dire que la jeunesse de Rome serait éternelle et que ses limites ne seraient jamais diminuées. Les Terminales se célébraient. dans les champs ; sur chaque borne, on élevait un autel et l’on offrait au dieu des gâteaux, des fruits, un agneau, une jeune truie.

220px-Sommer%2C_Giorgio_%281834-1914%29_-_n._2056_-_Tempio_di_Nettuno_-_Pesto dans Astrologie et EsotérismeSignalons enfin parmi les fêtes romaines célébrées en février : les Quirinales, le 17, en l’honneur de Romulus, dont le surnom était Quirinus ; les Fornacales, le 18, en l’honneur de la déesse Fornax (four), qui présidait à la cuisson du pain ; le Régifuge, le 24, dont nous avons déjà parlé.

L’Église catholique célèbre tous les ans, le 2 février, la fête de la Purification de la Vierge. « Quarante jours après la naissance du Christ, la Vierge vint au temple présenter, pour sa purification, deux tourterelles et deux pigeons. » En ce jour, on faisait autrefois des processions avec des chandelles allumées, d’où le nom de Chandeleur donné à cette fête. Le pape Gélase, en 472, fit supprimer cette cérémonie ; néanmoins le nom de Chandeleur est encore conservé.

Février se distingue de tous les autres mois par une assez curieuse particularité : c’est le mois pendant lequel les jeunes filles parlent le moins, dit-on. Et les mauvaises langues ajoutent que c’est uniquement parce que février n’a que 28 jours. Le jour complémentaire qu’on ajoute tous les quatre ans à la fin du mois se plaçait autrefois entre le 23 et le 24 février.

Toutefois l’Église catholique a conservé l’intercalation romaine. Dans les années bissextiles, la Saint-Matthias, qui tombe d’ordinaire le 24 février, est célébrée le 25 ; les autres fêtes reculent d’un jour, de manière que les anniversaires du 28 se présentent le 29.

Lorsque le roi Numa eut introduit deux nouveaux mois, janvier et février dans le calendrier romain, février terminait l’année. Ce fut César qui donna à ce mois le second rang, et la raison paraît assez curieuse. Le nombre deux était considéré par les Romains comme un nombre néfaste, d’abord parce qu’il est pair, et que les nombres impairs seuls plaisent aux dieux : Numero deus impare gaudet ; et ensuite parce qu’il indique toutes sortes de présages funestes. On donna donc le second rang à février parce qu’il était consacré à Neptune en même temps qu’à Pluton, c’est-à-dire au dieu des enfers. C’est pour la même raison que les fêtes en l’honneur des mânes, les Fébruales, avaient lieu le deux du mois.

En février les jours augmentent d’une manière sensible, de 1h30 environ, à savoir : de 46 minutes le matin et de 44 minutes le soir. Les journées sont encore très froides. Au point de vue météorologique, février présente un phénomène très singulier. Tous les ans, vers le 13 février, on observe pendant quelques jours un refroidissement de la température ; ce phénomène météorologique, avant d’avoir été constaté par les savants, avait été remarqué des agriculteurs, qui donnaient à cette période le nom de saints de glace de février. On les retrouve au mois de mai.

Février, disent les agriculteurs, doit être froid et pluvieux pour que les récoltes soient excellentes.

Neige, eau, pluie, brouillard de février
Vaut du fumier. (Allier, Dordogne)

Si février laisse les fossés pleins,

Les greniers deviendront pleins. (Charente)

Vaut autant voir un loup en son troupeau

Que le mois de février beau.(Vaucluse)

Quand à Notre-Dame de Chandeleur soleil luit,

L’hiver encore quarante jours s’ensuit. (Ardèche, Gers, Tarn)

Les agriculteurs redoutent les orages durant ce mois, ainsi qu’on le voit dans les deux proverbes qui suivent :

Quand il tonne au mois de février,
Toute l’huile tient dans une cuiller. (Aveyron)

S’il tonne en février, point de vin.

(Nièvre, Deux-Sèvres)

En février peu de récoltes : chicorées, choux, épinards, radis… Si le temps est beau, on peut faire quelques semailles : féveroles, pavots, blés de mars. Dans la culture forestière, on sème l’érable et l’aune, quelquefois les glands et les faînes. C’est en février qu’il faut débarrasser les vergers des chenilles qui les dévastent, d’abord parce que l’on sauve ainsi ses récoltes et ensuite parce que la loi punit d’une amende tous ceux qui négligent l’échenillage dans leurs campagnes et dans leurs jardins. Vers la fin du- mois, on procède à la toilette des rosiers, on met en place les roses trémières, on peut enfin labourer les parties du jardin sur lesquelles on veut semer du gazon.

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Histoire du mois de mars

Posté par othoharmonie le 31 octobre 2012

 

0147 - Roma - Piazza del Campidoglio - Statua del Tevere - Foto Giovanni Dall'Orto, 7-Apr-2008.jpgLe fondateur de Rome, Romulus, voulant donner à son peuple un calendrier nouveau, divisa l’année en dix mois de trente jours, et consacra le premier de ces mois au dieu Mars, dont les Romains le prétendaient issu. Cette année de dix mois n’était ni solaire, ni lunaire ; on la connaît dans l’histoire sous le nom d’année martiale. C’est Numa Pompilius qui vers 700 av. J.-C. changea cet ordre de choses, en ajoutant au calendrier les mois de janvier et février, et en fixant le commencement de l’année au 1er janvier. En France, on commençait d’ailleurs l’année à Pâques, ou plutôt au samedi saint, après la bénédiction du cierge pascal, et ce jusqu’à la promulgation de l’édit de Charles IX en 1567.

Mars incarne la force brutale. Tous les peuples de l’Antiquité l’adoraient. Dieu de la guerre, fils de Jupiter et de Junon, il avait, sous le nom d’Arès, des autels dans toute la Grèce. On raconte que Mars, cité devant les dieux par Neptune dont il avait tué le fils, fut acquitté par ses juges, réunis sur une colline près d’Athènes. En souvenir de ce fait mémorable, les Grecs donnèrent à leur tribunal, installé au lieu même où Mars fut jugé, le nom d’Aréopage signifiant colline de Mars.

Ce même nom de Mars fut donné plus tard à l’un des jours de la semaine, le mardi ; à l’une des planètes que connaissaient les Anciens, et enfin au métal, le fer, qui servait à fabriquer les armes de guerre. Le mois de mars était symbolisé par un homme vêtu d’une peau de louve, en souvenir de la nourrice de Romulus. Le dieu Mars était représenté sous la figure d’un guerrier terrible. Le coq, symbole de vigilance, lui était consacré. On sacrifiait sur ses autels des loups et quelquefois des victimes humaines. Le poète Ausone place auprès de lui un bouc pétulant, une hirondelle qui gazouille, un vase plein de lait, qui, avec l’herbe verdoyante, annoncent le retour du printemps. Dans les combats, il était accompagné de ses fils Phoibos et Déimos (la Crainte et l’Effroi) qui attelaient et conduisaient son char, ainsi que d’Eris (la Discorde), sa compagne et sa soeur, qui se tenait à ses côtés.

Mars, dieu de la guerre, est parfois confondu avec la déesse Bellone qui avait à Rome même un temple célèbre. C’est dans ce temps qu’étaient reçus les généraux vainqueurs, qu’on donnait audience aux ambassadeurs. A la porte du temple était une colonne contre laquelle le héraut, c’est-à-dire l’officier public chargé de déclarer la guerre, lançait une pique pour annoncer que la guerre venait d’être décidée. Les prêtres de Bellone, les bellonaires, célébraient les fêtes de la déesse en se perçant la poitrine avec leurs épées et en lui offrant le sang qui sortait de leurs blessures. Ces fêtes avaient lieu le 24 mars, et ce jour-là portait dans le calendrier le nom de jour de Sang.

Histoire du mois de mars dans Astrologie et Esotérisme mars-156x300

 

On raconte qu’à Rome, sous le règne de Numa (en l’an 44 de la fondation de la ville), une pierre en forme bouclier tomba du ciel. Les augures furent consultés. Rien de plus bizarre assurément que ces prêtres nommés Augures (du latin ex avium garritu signifiant du chant des oiseaux), qui tiraient des prophéties du chant des oiseaux ou de la manière dont se nourrissaient les poulets sacrés. Un bâton recourbé était le signe de leur dignité. Ils formaient une classe spéciale parmi les prêtres chargés des présages ; à côté d’eux se trouvaient les aruspices (du latin ara inspicio signifiant j’observe les autels), plus particulièrement chargés d’inspecter le mouvement des victimes, d’examiner leurs entrailles… Les esprits sérieux se moquaient de ces devins ; on disait que deux augures ne pouvaient se regarder sans rire, et cependant ils jouissaient du plus grand crédit. Cicéron lui-même appartenait au collège des augures.

Lorsque ce bouclier tomba du ciel, les augures déclarèrent que le destin de la ville naissante était lié à la conservation du bouclier céleste. Numa fit exécuter par un ouvrier habile onze boucliers absolument semblables, afin de déjouer les mauvais desseins de ceux qui tenteraient de s’en emparer. On donna à ces boucliers le nom d’Anciles, d’un mot grec signifiant courbe, parce qu’ils étaient échancrés latéralement de façon à être plus larges vers leurs extrémités qu’à leur partie moyenne.

Ces anciles étaient déposés dans le temple de Mars, sous la garde de douze prêtres appelés saliens (de salire signifiant sauter, ou sallare signifiant danser), parce que chaque année, le 1er mars, ils parcouraient la ville portant au bras les boucliers sacrés et exécutant, au son des instruments de musique, des danses et des chants solennels. Pendant les trois jours que durait cette fête, on ne pouvait ni se marier, ni entreprendre quelque chose d’important. On raconte que Veterius Mamurius, l’ouvrier qui fabriqua les anciles, refusa tout salaire, en demandant seulement que son nom fut mentionné dans les hymnes que chantaient les prêtres de Mars. Nous savons aujourd’hui que cette pierre était un météorite, un aérolithe, au même titre que la pierre noire tombée en Grèce et qu’on adorait sous le nom de Cybèle.

Le mois de mars renferme souvent deux fêtes religieuses. La première, l’Annonciation, fut instituée en mémoire de la nouvelle que l’ange Gabriel vint donner à Marie, qu’elle concevrait le fils de Dieu. Le peuple l’appelle Notre-Dame de mars, à cause de l’époque où elle est solennisée. Son institution, sans être précisément connue, est fort ancienne ; il existe sur cette fête deux sermons de saint Augustin, qui mourut en 430. Ce jour de l’Annonciation était autrefois lié à une singulière légende. Comme cette fête arrive presque toujours en plein carême, où le jeûne est prescrit et que, selon les saints usages, on ne le peut rompre qu’après les vêpres, on chante les vêpres, ce jour-là, immédiatement à la suite de la messe. Mais si l’on interrogeait nos ancêtres sur la raison de cette coutume, ils répondaient que tout enfant qui naîtrait entre la messe et les vêpres, le jour de l’Annonciation, appartiendrait droit au démon, ce qui a obligé l’Église a supprimé l’intervalle…

La seconde, le dimanche des Rameaux, commence la semaine sainte. Elle reçut son nom de l’usage établi dans les premiers siècles, de porter ce jour-là en procession, et pendant l’office, des palmes ou des rameaux d’arbres en mémoire de l’entrée triomphante du Christ à Jérusalem, huit jours avant la Pâques. Les peuples, disent les évangélistes, avertis de l’arrivée de Jésus, allèrent au-devant de lui, étendirent leurs vêtements sous ses pas, et couvrirent le chemin de branches de palmier. Ils l’accompagnèrent jusqu’au temple en poussant des cris de joie. Par suite de cette cérémonie, le dimanche des Rameaux est appelé dans plusieurs provinces Pâques fleuries.

150px-NAMA_Myc%C3%A8nes_bouclier_1 dans Astrologie et EsotérismeLa bénédiction des rameaux, en usage aujourd’hui, l’était déjà dans les Gaules au VIIe siècle. On appelle encore ce dimanche Capitilavium, parce que c’était le jour où on lavait la tête des catéchumènes qui venaient tous ensemble demander à l’évêque la grâce du baptême, qu’on leur administrait le dimanche suivant.

Un brasseur du faubourg Saint-Marceau, à Paris, ne faisant que de la bière de mars (ainsi nommée parce qu’elle se fabrique avec un froment qui se sème en ce mois), avait pris pour enseigne le dieu Mars. En 1793, on lui objecta que Mars était un ci-devant, et qu’un bon patriote ne devait rien conserver de l’Ancien Régime. Il ne pouvait prendre le dieu Ventôse, qui occupait les 21 premiers jours du ci-devant Mars, et qui eût inspiré, sur les effets de sa bière, un affreux calembour. Mais Germinal entrait en fonction le 22 ; c’était assez. Il fit repeindre son enseigne, où l’on put lire le lendemain : Au dieu Germinal, brasserie de Justin Carmus.

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