Origine, et histoire des mois

Posté par othoharmonie le 31 octobre 2012

Les Romains commençaient l’année au premier mars ; c’est d’après eux que les mois de septembre, octobre, novembre et décembre conservent encore aujourd’hui leur dénomination dans le calendrier romain

Origine, et histoire des mois dans Astrologie et Esotérisme roue-270x300Sous la monarchie française, l’année catholique commença à Noël et à Pâques. L’année, commençant à Pâques, était tantôt de onze mois et tantôt de treize, suivant le détour de la lune, ce qui devait gêner le commerce. En 1564, un édit de Charles IX fit invariablement commencer l’année au premier janvier 1565. Cet édit fut suivi en France jusqu’en 1792, où la république succéda à la monarchie, et changea entièrement l’ordre et le nom du calendrier. L’année commença au 22 septembre. Les noms des mois anciens furent remplacés par des noms analogues aux fleurs, aux prés, aux saisons, etc.

Tous les mois de cet annuaire étaient de trente jours ; plus, cinq jours complémentaires pour les années ordinaires, et six pour les années bissextiles. Les saints de l’ancien calendrier étaient remplacés par les noms des légumes et des arbres, ou par ceux des grands hommes de chaque siècle, en attendant que la France eût compté ses mois et ses jours par ses héros, ou par ses personnages célèbres dans sa révolution, et dans celle des autres peuples.

En 1806, deux ans après l’élection de Bonaparte comme Empereur, le calendrier républicain est réformé, et la France adopte deux annuaires, celui de l’empire, qui répond au 2 décembre, premier de l’empire ; et l’ancien, nommé calendrier grégorien, qui commence au premier janvier. Ce retour à l’ancien ordre des choses a ramené les anciens usages des visites, des compliments, et surtout des étrennes, dont l’origine date de loin.

   etoiles-00052 dans Astrologie et Esotérisme      Histoire du mois de janvier   etoiles-000521

220px-Les_Tr%C3%A8s_Riches_Heures_du_duc_de_Berry_JanvierRomulus composa l’année de dix mois ; Numa Pompilus y ajouta ceux de janvier et février. Les calendes de janvier étaient particulièrement consacrées au dieu Janus, dont les deux visages regardaient l’année qui venait de finir et celle où l’on entrait. On offrait à ce dieu, dans le cours de la première journée, le gâteau nommé janual, des dattes, des figues et du miel ; les artistes et les artisans ébauchaient la matière de leurs ouvrages, persuadés que le travail de ce jour leur assurait une année favorable. On se visitait, on s’adressait des voeux, on se gardait de laisser échapper un propos de mauvais augure, on s’envoyait des présents ; le soir on se régalait en l’honneur de Janus.

On pense que l’usage des souhaits d’étrennes vient des Romains. Tatius, roi des Sabins, et qui régnait dans Rome conjointement avec Romulus, considéra, dit-on, comme un bon augure le présent qu’on lui fit le premier jour de l’an de quelques branches coupées dans un bois consacré à Strenia ; il autorisa la coutume des présents faits à cette époque, et leur donna le nom de Streniae.

Avant la Révolution de 1789, et dans plusieurs provinces de France, les usages suivis le premier jour de l’an conservaient les traces de la fête du Gui que célébraient les anciens Druides. Les enfants du Vendomois couraient les rues dans ce jour solennel, et demandaient à ceux qu’ils rencontraient le Gui-l’an-neu. Dans la dernière nuit de l’année, le peuple du Maine parcourait également les rues en chantant des chansons dont le refrain était toujours : Donnez-nous le Gui-l’an-neu.

La Fête des Rois ou Epiphanie : ce dernier nom signifie apparition. C’est en effet le jour où le Christ commença de se faire connaître aux gentils, et où les quatre rois appelés Mages dans l’Ecriture vinrent l’adorer.

L’analogie qui existe entre les habitudes de cette fête et celle des Saturnales a fait penser que l’une était la continuation de l’autre. Les Saturnales se célébraient du 15 au 21 décembre.

Dans la Beauce, un souper splendide a lieu la veille des rois ; le président du repas est toujours la personne la plus respectée parmi les convives. Avant d’entamer le gâteau, on fait mettre sur la table un enfant ; c’est le plus jeune garçon de la famille. Quand la part est coupée, le président dit : Fébé (la fève). L’enfant qui s’est levé répond : Domine ; le président reprend : Pour qui ? L’enfant répond : Pour le bon Dieu. Cette part est mise en réserve, et on la donne au pauvre qui vient la demander. Voici quelques fragments des chansons naïves du pauvre qui attend et regarde à travers les fentes de la porte :

Honneur à la compagnie
De cette maison.
A l’entrée de votre table,
Nous vous saluons.
Nous sommes venus d’un pays étrange
Dedans ces lieux ;
C’est pour vous faire la demande
De la part à Dieu.

Il s’interrompt pour crier : La part à Dieu, s’il vous plaît ; et il termine le premier chant. Nous donnons encore ici le premier couplet du second chant :

Les Rois ! les Rois ! Dieu vous conserve,
A l’entrée de votre souper.
S’il y a quelque part de galette,
Je vous prie de nous la donner.
Puis nous accorderons nos voix,
Bergers, bergères ;
Puis nous accorderons nos voix
Sur nos hautbois.

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