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La Légende de Krishna

Posté par othoharmonie le 15 décembre 2012

 
Shri Krishna Leela ou Le jeu divin de Krishna

     Lorsque les forces asouriques dominent la terre alors que les valeurs de droiture et de justice sont en déclin, l’Être Suprême s’incarne dans un être humain afin de déraciner le mensonge et rétablir la vérité. L’histoire est jalonnée de faits semblables. La naissance de Krishna, il y a plusieurs milliers d’années, en est un exemple.

     À cette époque, la Mère Terre était torturée par des pouvoirs démoniaques au sommet de leur puissance. La noirceur était à son comble, régnant partout, et dévorant les valeurs nobles sans pitié. Jusqu’au jour où la Mère Terre, ne pouvant en tolérer davantage, vint trouver le Dieu Brahma, le Créateur du Monde. Brahma l’accompagna chez le Dieu Vishnou afin de lui demander son aide. En écoutant son triste récit, Vishnou la consola et dit : « Ne sois plus inquiète, Déesse Terre ! Je viendrai moi-même sous la forme de Krishna pour extirper de ton corps les griffes du mal. » Tel fut le contexte de l’incarnation du Seigneur Krishna.

 

 

La Légende de Krishna dans Légendes Indiennes inde1    

 L’histoire commence lorsque Kansa, fils du vieux souverain de Mathura, Ugrasena, escorte sa cousine Devaki et son mari Vasudeva chez ses beaux-parents, peu après leur mariage. 
     En chemin, Kansa s’arrêta net et sursauta en entendant une voix lui crier du ciel : « Oh ! roi cruel ! Le huitième fils de ta cousine ici présente, sera ton assassin. »
     La voix se tut, laissant Kansa sous le choc, puis il éclata de colère. Bien que son amour pour sa cousine fut immense, il la considéra comme la future mère de son assassin et décida de la tuer sur-le-champ. Il dégaina son épée et cria : « Je vais mettre fin à ta vie, Devaki ! De qui alors naîtra mon assassin ? Si l’arbre disparaît, il ne peut y avoir de fruit. »
     Vasudeva connaissait Kansa de longue date. Il se jeta aux pieds du roi et l’implora : « Qu’es-tu en train de faire ? Devaki est ta cousine ! Bien sûr, tu ne veux pas que la prophétie se réalise. Écoute, je fais serment de te remettre chacun de nos enfants dès sa naissance. »
     Kansa accepta l’offre de son ami et dit : « Bien ! je ne tuerai pas Devaki. Mais je ne peux vous laisser rentrer chez vous. Vous serez mes prisonniers ici, à Mathura. »
     Kansa fit demi-tour et ramena Devaki et Vasudeva à Mathura. Dès son retour, il emprisonna son vieux père, le roi Ugrasena et se déclara roi de Mathura. En effet, il était certain que son père, en tant que roi, l’aurait empêché de tuer le 8ème enfant de Devaki.

     Quelques mois plus tard, Devaki donna naissance à un garçon. Vasudeva envoya le garde de la prison en informer Kansa, qui envoya chercher Vasudeva et le bébé. Kansa fut ravi de les voir, Vasudeva avait tenu parole. Il lui rendit le bébé, et Vasudeva revint à la prison, satisfait. Mais une heure plus tard, Kansa arriva, fou de rage. Un de ses conseillers l’avait poussé à prendre la décision, ferme et irrévocable de tuer tous les enfants de Devaki. Il arracha l’enfant des bras de sa mère, le jeta par terre, et le tua sur le coup. 
     Il fit de même pour les cinq fils suivants.

     Effrayée par les agissements de Kansa, Rohini, la seconde épouse de Vasudeva, quitta Mathura pour s’installer à Gokul.
     Pendant ce temps, Devaki attendait son 7ème enfant. 
     Miraculeusement, à travers le pouvoir divin de Vishnou, l’enfant fut transferé dans la matrice de Rohini qui donna naissance à un fils, Balarama. 
     Kansa, lui, attendait toujours le 7ème enfant. Lorsque le médecin de la cour l’informa que Devaki avait sans doute perdu l’enfant, il éclata de rire : « Voyez, Docteur ! même les futurs bébés disparaissent avant de naître tant ils ont peur de moi ! Nous verrons bien si la prophétie divine se réalisera ! »

     Puis Devaki attendit son huitième enfant. Elle était très inquiète. Vasudeva essayait de la rassurer : cet enfant n’était-il pas destiné à mettre fin aux excès de ce roi cruel et sans pitié ? 
     Kansa apprit la nouvelle. En apparence, il fanfaronnait et vantait ses prouesses, mais au fond de lui, il était très perturbé par cette prochaine naissance. Il appela deux gardes puissants, et s’adressa à l’un d’eux, nommé Pradyot : « Attention ! Devaki va bientôt accoucher de son huitième enfant. Vous connaissez la prophétie… Je vous ordonne de renforcer la garde, et de poster de terribles démons tout autour de la prison. » Les gardes s’inclinèrent, et organisèrent de façon stricte et méthodique la sécurité de la prison.

     Enfin, le mois d’août arriva, puis ce fut le huitième jour de la lune descendante. Devaki et Vasudeva, entravés de chaînes, attendaient, anxieux, lorsque soudain, le ciel fut zébré d’éclairs et le tonnerre gronda de roulements terribles. Un rayon de lumière aveuglant pénétra à travers les barreaux de la lucarne, tandis qu’une voix impressionnante résonna : « Devaki, je suis Vishnu et je vais naître ce soir. » Puis, s’adressant à Vasudeva : « Dès ma naissance, emmène-moi chez Nand Baba, chef de Gokul. Une fille naîtra de son épouse en même temps que moi. Prends sa fille et mets la à ma place dans les bras de Devaki. » En entendant ces paroles, Vasudeva et Devaki tombèrent à genou, et louèrent le Dieu Vishnu.

fatma dans Légendes Indiennes     À minuit, Krishna naquit. Le bébé était charmant et d’une grande beauté. Il semblait leur sourire. Dès que Vasudeva pensa à son départ pour Gokul, ses chaînes se desserrèrent et il fut libre. Il mit le bébé dans un panier et se prépara à partir. Alors, les grilles de la prison s’ouvrirent et il vit les gardes affalés dans un sommeil profond, qui ronflaient bruyamment. Vasudeva sortit sans encombres et prit le chemin de Gokul. Lorsqu’il arriva au bord de la rivière Yamuna, il commença à pleuvoir à torrent et Vasudeva s’inquiéta pour son fils. Mais il ignorait que Sheshnaga  le suivait, son capuchon largement dilaté au-dessus du panier afin de protéger l’enfant des pluies torrentielles. Sous peu, la rivière Yamouna fut en crue. Mais Vasudeva était déterminé à atteindre Gokul, et il continua sa route. C’était une question de vie ou de mort. Il sauta dans une barque avec la volonté de rejoindre peu à peu l’autre rive. Luttant contre le courant violent, il s’efforça d’avancer dans les flots déchaînés. À un moment donné, une vague s’abattit sur eux. Dès qu’elle toucha le pied de Krishna, les eaux se calmèrent instantanément. Soulagé, Vasudeva se hâta vers l’autre rive.

     Dès qu’il accosta, il courut à Gokul et atteignit rapidement la maison de Nand Baba. Ce dernier était un vieil ami de Vasudeva, et il fut très étonné de le voir arriver, un nouveau-né dans les bras, par une tempête pareille : « Toi ici à cette heure ! Comment es-tu sorti de la prison ? Je suis si heureux de te voir ! Que puis-je faire pour toi ? » Vasudeva répondit : « Ami, nous avons très peu de temps. Je suis venu te trouver sur les ordres de Vishnu lui-même. Voici mon 8ème enfant, Krishna. » Et, tendant le nouveau né à Nand Baba, il ajouta : « Protège-le du mieux que tu pourras, afin qu’il échappe à la fureur de l’impitoyable Kansa. » Nand Baba répondit sans la moindre hésitation : « Ne t’inquiète pas, Vasudeva. Je prendrai soin de ton fils, dût-il m’en coûter la vie ». Puis il ajouta : « J’ai eu le bonheur de voir naître ma fille cette nuit. Emmène-la à Devaki afin que Kansa ne se doute de rien. »
     Il prit aussitôt Krishna et le coucha près de son épouse Yashoda. Puis il déposa sa propre fille dans le panier de Vasudeva qui repartit aussitôt vers Mathura.

     Dès qu’il arriva dans la cellule, les chaînes se resserrèrent autour de ses chevilles, les grilles se refermèrent et les gardes se réveillèrent. Aussitôt, le bébé cria comme s’il venait de naître à l’instant. Le gardien chef courut prévenir Kansa de la naissance du 8ème enfant de Dévaki. Kansa se hâta vers la prison, plein d’entrain : « Après tout, Devaki vient d’accoucher ! je vais tuer cet enfant tout de suite, et ce sera la fin de l’histoire. » Dès son arrivée, il hurla : « Devaki ! donne-moi ton bébé sur-le-champ ! » Vasudeva s’interposa : « C’est une fille ! Que gagneras-tu en la tuant ? »
     « Tais-toi ! donne-la-moi, même si c’est une fille ! » Il arracha le bébé des bras de Devaki, et voulut la jeter sur une pierre. Mais le bébé lui glissa des mains et s’envola en lui criant : « Oh ! cruel Kansa. Je suis une illusion divine. Ton futur assassin est né, c’est le 8ème enfant de Devaki. »
     En entendant ces mots, Kansa devint livide et fut frappé de terreur.

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Légende du Capteur de rêves

Posté par othoharmonie le 15 décembre 2012

 

Légende du Capteur de rêves dans Légendes Indiennes indien-232x300Par une belle journée de printemps, un chasseur indien nommé Eau rapide partit chercher de la viande pour sa tribu qui avait faim. En se promenant dans la forêt, il découvrit une clairière qu’il n’avait jamais vue auparavant. Il rencontra un vieux monsieur aux apparences d’un chaman et lui dit: «Que veulent dire les signes dans le sable?»

Le vieillard lui dit: «Ce sont des signes aux pouvoirs magiques, ils me serviront à conquérir la planète! Je t’avertis, si tu touches à un seul de ces dessins, tu seras poursuivi par une terrible malédiction.» Eau Rapide, terrifié, effaça les signaux et s’enfuit en courant le plus loin possible. Rendu à une très grande distance, il se remit à chasser.

Le soir même, le guerrier fit un épouvantable mauvais rêve; ce cauchemar se répétait tous les soirs. Puisqu’il n’arrivait plus à dormir, il ne pouvait plus aller à la chasse. Alors, il dut trouver solution à son problème. Le chaman de sa tribu avait eu beau préparer des potions à base de plantes, faites des envoûtements et des invocations, mais rien ne fonctionnait. Puis un jour,alors qu’ il essayait de chasser avec les forces qui lui restaient, il rencontra Mère Araignée. Eau Rapide, surpris, demanda à la déesse: «Connaissez-vous un moyen pour me guérir de tous ces cauchemars?»

Mère Araignée lui répondit: «Oui, c’est pour cela que je suis ici! Va me chercher une branche de frêne et tords-la pour en faire un cercle. Ensuite,donne-moi le cercle.» Dame Araignée se mit à tisser une toile puis à la décorer de plumes et de perles. Quand elle eut fini, elle lui dit: «Accroche ce capteur de rêves sur le bord de ta fenêtre, il filtrera les beaux rêves des cauchemars, les mauvais rêves s’évaporeront à la chaleur du soleil. Les rêves resteront emprisonnés dans les perles. Chaque nuit, un rêve sera relâché pour que tu puisses le rêver.»

Le chasseur remercia la déesse puis retourna chez lui. Sur le chemin du retour, il chassa trois perdrix et un chevreuil, de quoi nourrir toute la tribu. Sa femme l’accueilla les bras ouverts et lui dit: «Va te coucher mon chéri, tu dois être mort de fatigue.» Ce qu’il fit très rapidement. Depuis ce temps, cette tradition se transmet de génération en génération!

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