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Spiritualité et abondance matérielle

Posté par othoharmonie le 31 décembre 2012

 texte par Eckhart Tolle

 Eckhart Tolle nous parle de la compatibilité entre la richesse sur le plan matériel et la spiritualité : Faut-il vivre dans le dénuement pour réaliser notre véritable nature ?

Eckhart nous dit ici qu’ être éveillé n’a aucun rapport avec le fait d’avoir plus ou moins de possessions matérielles mais avec notre capacité à ne pas être attaché ou identifié à cet « avoir ». Ce que « JE SUIS »  ne dépend pas de la forme que prend ma vie à telle ou telle période de mon existence.

Spiritualité et abondance matérielle texte par Eckhart Tolle

Question : Je me retrouve en train de fluctuer entre le chemin vers la spiritualité et le désir de plus de richesse matérielle. Ces chemins s’excluent-ils l’un l’autre? Votre commentaire là-dessus est très apprécié. Fluctuer entre le chemin vers la spiritualité et le désir de plus de richesse matérielle. Ces chemins s’excluent-ils l’un l’autre?

Spiritualité et abondance matérielle dans APPRENDS-MOI tolleRéponse d’Eckhart Tolle : Si la richesse matérielle devient votre but principal, alors nous pourrions dire qu’ils s’excluent l’un l’autre mais si vous vous engager dans une certaine activité qui premièrement vous apporte de la joie, que vous aimez faire, et deuxièmement si cette activité dans laquelle vous êtes engagé et qui vous apporte de la joie apporte une certaine contribution positive à ce monde, à la planète, aux autres êtres humains, ajoute quelque chose de valeur à la vie. Peut-être participe de faire évoluer la conscience sur la planète. Alors si ces deux choses viennent ensemble, alors vous pouvez trouver qu’en tant que sous-produit de cette activité une certaine richesse matérielle aussi vient à vous. Et il n’y a pas de raison pour laquelle vous ne pouvez pas jouir de certaines formes matérielles, peu importe ce que c’est qui vient à vous et que vous appréciez. Vous pouvez offrir, distribuer cela et apprécier de le faire et si de belles choses ou de plus grandes choses arrivent. Le fait de jouir de belles choses, ou d’une maison ou même une voiture, ou ce n’est peut-être pas nécessairement non spirituel, l’attachement ou la préoccupation excessive de cela, de tel ou tel but, cela n’est pas compatible, cela vous éloigne de la réalité, la vérité de qui vous êtes, de l’éveil. Mais vous pouvez être relativement assez présent et en contact avec ce qui est au-delà de la forme et néanmoins apprécier et jouir de la forme qui se présente à vous. Non pas d’une façon obsessive, désirer d’accumuler le plus possible de ceci ou de cela, mais apprécier ce qui se présente. Sans qu’il y est identification avec la forme qui se présente, la maison, la voiture, peu importe la chose matérielle que cela peut-être. Dans ce sens, ces deux chemins ne sont pas incompatibles.

La renonciation qui traditionnellement est recommandée en tant que voie vers l’éveil…la vraie renonciation n’est pas réellement de renoncer aux choses matérielles, c’est plutôt de renoncer à l’attachement ou à l’identification. Car beaucoup de gens traditionnellement, dans de nombreuses cultures et religions, qui ont renoncées aux choses matérielles, n’ont pas réalisés qu’ils n’avaient pas renoncé au désir dans leur esprit, donc ils essayent de supprimer le désir en n’ayant pas de possession et en se refrénant…le célibat par exemple, se refréner d’activité sexuelles comme faisant partie de la renonciation sans réaliser qu’ils passent une grande partie de la journée à penser au sexe. Donc cette renonciation extérieure n’est pas réellement la chose principale, la vraie renonciation est par rapport à l’attachement qui s’opère à un niveau intérieur. Vous pouvez avoir une personne très pauvre attachée très fortement à ses quelques rares possessions, et recherchant une identification à travers cela et vous pouvez avoir une personne très riche attachée à rien. Bien sûr l’inverse peut aussi être vrai. Donc c’est l’intérieur qui importe et que vous soyez ou non attaché à certaines choses matérielles, vous ne pouvez pas vraiment le dire jusqu’à ce que vous les perdiez… « Oh ça s’est cassé »…et c’est toujours un bon petit test quand quelque chose vous quitte, ou est volé, ou se casse. Si un trouble survient, de la colère ou quoique soit d’autre… « Oh j’étais attaché, je croyais que je ne l’étais pas ». Mais quand vous pouvez laisser aller, les choses qui vont et viennent… Peut-être que chose se présente et après un certain temps vous l’offrez à quelqu’un d’autre pour qu’il en profite…

Le sens de la propriété commence aussi à disparaître. Vous vous intéressez à quelque chose pendant un certain temps et ensuite ça va dans les mains de quelqu’un d’autre.

 

LaPresseGalactique.org,  Vous pouvez partager ce texte à la condition d’en respecter l’intégralité et d’en citer la source et l’auteur.

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S’adapter à la situation

Posté par othoharmonie le 31 décembre 2012

Education : Nous obliger à s’adapter à cette structure démente qu’on appelle la société ?

Krishnamurti – Réponses sur l’éducation. Pocket ou Editions Bartillat p.15-16

S'adapter à la situation dans APPRENDS-MOI j_krishnamurti-300x209Voyez-vous, vous vivez dans une des plus belles vallées que j’aie jamais vue. Il s’y attache une atmosphère particulière. Avez-vous remarqué, surtout au crépuscule et aussi au point du jour, une certaine qualité de silence qui pénètre, qui imprègne toute la vallée ? Je crois qu’il y a autour de nous des collines parmi les plus anciennes du monde et l’homme ne les a pas encore abîmées. Partout où l’on va, dans les villes et ailleurs, l’homme détruit la nature, abat les arbres pour construire de plus en plus de maisons, polluant l’air avec ses automobiles et ses industries ; il détruit les animaux – comme le tigre qui a presque disparu. Il détruit tout parce qu’il naît de plus en plus d’enfants et qu’ils ont besoin de plus en plus d’espace. L’homme répand graduellement la destruction dans le monde entier. Quand on arrive dans une vallée comme celle-ci – où la population est peu nombreuse, où la nature n’est pas profanée, où règnent le silence, le calme, la beauté – on en est tout étonné. Chaque fois que l’on vient ici, on ressent l’étrange particularité de cette terre, mais il est probable que vous vous y êtes habitués. Vous ne contemplez plus les collines, vous n’écoutez plus les oiseaux, vous n’entendez plus le vent dans les feuilles. Petit à petit, vous êtes devenus indifférents.

L’éducation ne consiste pas à apprendre dans des livres, à confier certains faits à la mémoire, mais à apprendre comment regarder, comment écouter toutes ces choses que racontent les livres, que ce qu’ils racontent soit vrai ou faux. Tout cela fait partie de l’éducation. Elle ne consiste pas simplement à passer des examens, à obtenir un diplôme et une situation, à se marier et à s’installer, mais encore à savoir comment écouter les oiseaux, comment voir le ciel, l’étonnante beauté d’un arbre, le dessin des collines, comment les sentir, comment être vraiment en contact avec toutes ces choses. Tandis que vous allez vieillir, ce sentiment d’écouter, de regarder, disparaîtra malheureusement, parce que vous aurez des soucis, parce qu’il vous faudra plus d’argent, une plus belle automobile, plus ou moins d’enfants. On devient jaloux, ambitieux, avide, envieux ; et ainsi on perd ce sentiment de la beauté de la terre. Vous savez ce qui se passe dans le monde. Vous êtes forcément au courant de l’actualité. Il y a des guerres, des émeutes, une nation se dressant contre une autre. Dans ce pays également, il y a des divisions, des séparations, et il y a un taux de natalité croissant, une misère, des conditions sordides, une dureté grandissante. L’homme est indifférent à tout ce qui peut arriver à son prochain, pourvu qu’il soit, lui, bien en sécurité.

On vous éduque, on vous prépare à l’acceptation de tout. Savez-vous que le monde est dément, que tout ce qui se passe participe de la folie, les combats, les querelles, les brutalités, les agressions ? Et vous allez grandir de façon à vous insérer dans cet état de choses. Peut-on dire que c’est bien ? Est-ce là le but de l’éducation, de vous obliger volontairement ou non à vous adapter à cette structure démente qu’on appelle la société ? Savez-vous ce qui se passe avec les religions à travers le monde ? Là encore, l’humanité est en pleine désintégration : personne ne croit plus à rien. L’homme n’a pas de foi et les religions ne sont que le résultat d’une vaste propa­gande.

Mais puisque vous êtes jeunes, encore pleins de fraîcheur et d’innocence, ne pouvez-vous pas contempler toute la beauté de la terre, et vous emplir de cette qualité d’affection ? Et ne pouvez-vous la faire vivre en vous ? Si vous n’en êtes pas capables, vous grandirez en vous conformant aux usages parce que c’est la façon la plus facile de vivre. A mesure que vous allez grandir, certains d’entre vous se révolteront, mais cette révolte, elle non plus, ne résoudra pas le problème. Certains d’entre vous chercheront à fuir la société, mais cette fuite n’aura pas de sens. Il vous faut changer la société, mais pas en tuant des gens. La société, c’est vous et c’est moi. Vous et moi, nous créons cette société dans laquelle nous vivons. Donc, vous devez la changer.

Vous ne pouvez pas vous adapter à cette société monstrueuse… Êtes-vous disposés à vous conformer, à vous adapter et à accepter toutes les vieilles valeurs ? Vous savez ce qu’elles sont, ces valeurs : l’argent, la situation, le prestige, la puissance. C’est là ce que l’homme désire et la société se propose de vous couler dans ce moule. Mais si, maintenant, vous commencez à observer, à apprendre, non pas dans des livres, mais apprendre par vous-mêmes en regardant, en écoutant tout ce qui se passe autour de vous, vous deviendrez un être humain différent, quelqu’un qui a le souci des autres, qui est plein d’affection, qui aime ».

 amis dans APPRENDS-MOI

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