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Pour un projet de vie

Posté par othoharmonie le 31 janvier 2013

VERS UN NOUVEAU PARADIGME POUR UN PROJET DE VIE

L’auteur : Jean-Louis Brun

Pour un projet de vie dans APPRENDS-MOI soleil3Le paradigme actuel du monde moderne, pour lequel un nombre croissant d’individus prend conscience qu’il est une fuite en avant et un feu dévorant capable de consumer tout notre habitat, repose sur la croissance, l’acquisition d’une position sociale, le regard des autres, le culte de la volonté et de l’avoir. Il impose à l’économie mondiale un modèle dont chacun est à la fois le complice et l’acteur. Il s’appuie sur la négation des causes invisibles et de toute transcendance, dont il admet au mieux qu’elles sont des croyances dignes d’un respect distant.

Selon le nouveau paradigme que nous propose la Tradition, l’individu commence par travailler sur lui-même. Au culte de la volonté répond la recherche de sa mission, de sa vocation. Au regard des autres répond le regard sur soi-même, sans condescendance et dans l’impossibilité de mentir. Au culte de l’avoir répond l’aspiration à une élévation à des réalités supérieures. Aux obligations du paraître répond la recherche de l’insertion dans l’ordre universel. A la quête de richesse et de gloire personnelle répond la nutrition de l’être que l’on est appelé à devenir.

Une voie égocentrique, me dira-t-on. Mais n’est-il pas grand temps d’arrêter de vouloir agir sur le monde avant de s’être rectifié soi-même ? Ne faut-il pas prendre conscience que, faute de travailler sur soi, on ne peut que transmettre ses propres travers ? L’implication sociale que l’on prétend altruiste n’est-elle pas parfois un besoin compensatoire de reconnaissance ? Le premier devoir de l’homme à l’égard du monde est de se constituer une sagesse pour bien agir au lieu de se jeter en totale immaturité dans l’agitation et de propager passions, avidité et projections psychologiques. Il est trop facile de dire aux autres ce qu’ils doivent faire quand on ne s’impose aucune ascèse. Une voie égoïste ? Non, une voie responsable : être un exemple est bien plus difficile qu’imposer une morale. Une voie contraignante ? Non, une voie libératrice : c’est en extériorisant le regard de l’individu que le monde moderne en a fait un esclave, le dirigeant par le jugement, les émotions et le désir de l’inutile.

Du reste, monde extérieur et monde intérieur, quelle différence ? Et si l’illusion de leur séparation, produit de la pensée séparative, était justement la grande cause de la dérive du monde moderne ? L’homme traiterait-il ainsi son environnement s’il prenait conscience que sur un plan symbolique –et donc profondément actif et réel- c’est son propre être qu’il maltraite ? Si à l’image des personnages ontologiques des mythes il ne faisait qu’un avec son environnement, s’il se souvenait qu’il en est partie intégrante, courrait-il à l’épuisement de ses réserves ? S’il savait que l’autre est une partie de lui-même, que ce qu’il perçoit chez l’autre est essentiellement le reflet de ce qu’il est lui-même, n’aurait-il pas dans ses relations humaines un respect naturel et ne rechercherait-il pas l’accord plutôt que la victoire ?

Le PILGRIM invite à déconstruire méthodiquement la prison et l’emprise que constituent la pensée séparative, le jugement, les passions excessives et les influences extérieures, pour trouver son être, le Soi, ce que nous sommes par Nature. De ce fait, il invite aussi à voir chez l’autre au-delà de la surface, à comprendre que chaque individu, derrière le rôle qu’il joue en ce monde, héberge un être central pur et immuable. Acquérir une vision du monde fondée sur l’identité profonde de l’être plutôt que sur la personnalité extérieure ne peut-il mener à ce respect qui est source de paix et d’harmonie ? Au quotidien, respecter son monde intérieur en n’adoptant pas davantage d’opinions infondées que l’on n’ingère d’aliments d’origine inconnue, n’est-ce par le moyen de mieux régner sur soi-même ?

Je ne sais si le monde saura se tourner vers le sens et la sagesse. Je sais en revanche qu’il est du ressort et de la capacité de chacun de réaliser cette révolution dans son royaume intérieur. Lorsque Confucius parlait du « bon gouvernement », il incitait chacun à bien se gouverner. Lorsque l’alchimie évoque un royaume où le roi ne règne pas, il s’agit du monde intérieur de tout lecteur capable de l’entendre. Lorsque l’Islam invite au « Grand Jihad », il s’agit du « Jihad par le cœur », un combat personnel afin de s’améliorer. Les animaux que combat Hercule sont le bestiaire de son monde intérieur. Le monde apparemment extérieur que décrivent les légendes et les mythes est en réalité intérieur, et c’est pourquoi des contes ou des pièces de théâtre qui mettent en scène rois et chevaliers intéressent au plus haut point les spectateurs de la rue comme les enfants : aucun n’est appelé à être roi ou chevalier dans le monde extérieur, mais chacun a vocation à l’être dans son monde intérieur.

Aussi, pendant que s’agitent des assoiffés de reconnaissance et des boulimiques de pouvoir, pendant que le monde est, par ses propres règles, dirigé parfois par les moins équilibrés et les moins sages de nos semblables, le plus petit d’entre nous peut surpasser ces fous en travaillant sur lui-même. Le plus modeste peut accéder au rang de sage, un rang traditionnellement situé au-dessus du pouvoir temporel : celui qui est roi de lui-même, qui a reconquis son royaume intérieur, peut avoir accompli bien davantage que celui qui conquiert le pouvoir et la réussite dans la société. Si le monde extérieur est en proie à la folie et à la perdition, changeons le monde intérieur. Chacun, dans sa sphère, peut créer un espace où les règles soient différentes, selon un nouveau paradigme.

C’est ce que propose le PILGRIM, une voie de réalisation de soi révélée par des textes fondateurs présents sur toute la planète depuis plus de quatre mille ans.

SOURCE 

 L’auteur : Jean-Louis Brun, si cela vous intéresse alors rejoignez son site : http://www.realisation-de-soi.fr/2.cfm?p=199-realisation-soi

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Esprit et matière

Posté par othoharmonie le 31 janvier 2013

Le travail de l’esprit sur la matière – Pensée du Maître Omraam Mikhaël Aïvanhov

 

Esprit et matière dans APPRENDS-MOI ouvrir-son-coeur1-150x100Les deux principes masculin et féminin, qui sont les deux principes de l’esprit et de la matière, ont leur origine en haut, dans les régions célestes. Mais ces deux principes se manifestent et agissent dans tous les plans jusque dans le plan physique, et dans tous les domaines du plan physique, car c’est dans tous les domaines que se manifeste leur polarité.

 Vous-même, quand vous travaillez, vous êtes l’esprit qui agit sur la matière. Et cela est vrai non seulement quand vous voulez fabriquer un objet ou même simplement préparer un repas, mais l’activité spirituelle aussi est un travail de l’esprit sur la matière. Dès que vous prenez conscience de la nécessité d’améliorer certaines choses en vous-même et que vous décidez de faire ce travail, vous vous polarisez : il y a vous et la matière sur laquelle vous voulez travailler.

 Le travail spirituel exige d’abord qu’on sache distinguer le moi du non-moi. Nous devons donc nous éloigner de ce qu’ordinairement nous appelons notre moi et qui en réalité n’est pas nous, pour nous approcher de ce qui est véritablement nous : notre Moi divin.

 Et c’est alors que commence le véritable travail de l’esprit sur la matière, de notre esprit sur notre matière.

  

Vous pouvez vous procurer les livres d’Omraam aux Editions PROSVETA lien http://www.prosveta.com/

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Histoire de ma région de Bourgogne

Posté par othoharmonie le 30 janvier 2013

Histoire du département de la Côte-d’Or

(Région Bourgogne)

 par LA RÉDACTION

 Histoire de ma région de Bourgogne dans Ma Bourgogne En détails 500px-autun_panoramic_photo-300x87

 

Autun

Par sa position géographique, la richesse et l’étendue de son territoire, l’importance de ses villes, le département de la Côte-d’Or est celui dans lequel se caractérise le plus la physionomie historique de l’ancienne Bourgogne. Avant la conquête romaine et l’invasion des Burgondes, qui ont laissé leur nom à la province où ils s’installèrent, cette contrée, comprise dans la Gaule celtiques était habitée par les Lingons, tribu vaillante, fort ancienne, et qui se partageait avec les Séquanais et les Éduens toute la région orientale de la France actuelle.

La religion, les mœurs des Lingons étaient celles des autres peuples de la Gaule ; ils croyaient à l’unité de Dieu et à l’immortalité de l’âme ; ils avaient une espèce de royauté élective et responsable, dont le pouvoir civil, judiciaire et militaire, était, en beaucoup de cas subordonné à l’autorité religieuse du grand prêtre, chef des druides. L’esprit belliqueux et entreprenant de ces populations les avait souvent entraînées dans de lointaines expéditions. Longtemps ils furent conquérants avant d’être conquis à leur tour. 590 ans avant l’ère chrétienne, Sigovèse avait établi des colonies dans la Bohème et la Bavière, et Bellovèse avait fondé plusieurs villes dans le nord et l’est de l’Italie. Brennus avait pris Rome. Deux autres chefs gaulois, Léonoius et Lutarius, avaient pénétré jusqu’à Delphes, en Asie, et y avaient constitué la tétrarchie des Galates. Les Linons avaient figuré dans toutes ces entreprises, et on leur attribuait spécialement la fondation des villes d’Imola et de Budrio.

Lorsque l’invasion des Helvètes les menaces d `Arioviste, chef des Suèves, et la rivalité entre les Êduens et les Arvernes eurent amené sur les bords de la Saône les Romains déjà maîtres de la Gaule Narbonnaise, les Lingons furent un des premiers peuples auxquels ils offrirent leur amitié. Le respect qu’ils professèrent dans les premiers temps pour les coutumes et l’indépendance de leurs nouveaux alliés établit entre les deux nations l’union la plus cordiale et la plus sympathique. Des volontaires lingons se joignirent aux Éduens, qui voulurent accompagner César dans sa descente en Grande-Bretagne. Dans la guerre même de l’indépendance, guerre dont Vercingétorix fut le héros et la victime, les Lingons restèrent fidèles à la foi promise, malgré l’exemple que leur donnaient les Éduens, ces vieux alliés de Rome, qui se repentaient, mais trop tard, d’avoir été les premiers à accepter le patronage de tels voisins.

                                                                  kreuzwertheim1-300x95 dans Ma Bourgogne En détails

Kreuzwertheim, lieu d’implantation d’une fortification burgonde élevée

vers la fin du IVe siècle dans un méandre du Main

Les Lingons s’attachèrent plus étroitement à la fortune du conquérant des Gaules, qui sut avec tant d’habileté recruter ses légions parmi ceux qu’il venait de vaincre. Ils combattirent pour lui à Pharsale ; et si les trésors de la Gaule, si Vercingétorix enchaîné, figurèrent dans le cortège du triomphateur, on vit aussi plus d’un Gaulois quitter ses braies pour revêtir la toge du sénateur. C’est par les séductions de la paix que César voulait achever l’oeuvre de ses victoires. Les provinces gauloises furent administrées sous son règne avec la plus grande douceur. On n’enleva aux populations ni leurs terres ni leurs droits municipaux. Les grands furent dédommagés, par des titres et par des honneurs nouveaux, des dignités qu’ils avaient perdues. L’agriculture fut exercée dans les mêmes conditions qu’en Italie ; la navigation était libre sur le Rhône, la Saône, la Loire, même sur l’Océan.

Aussi les luttes du second triumvirat n’eurent-elles aucun retentissement dans la Gaule épuisée et assoupie. Auguste continua la politique de César. il fit plusieurs voyages et de longs séjours dans la Gaule, défendit ses frontières contre les Germains, y appela de nombreuses colonies, embellit les villes, en fonda de nouvelles, couvrit le pays de larges et magnifiques routes, imposa, enfin, sa domination avec tant d’habileté qu’à sa mort les vaincus avaient adopté les mœurs, les habillements, la religion et les lois des vainqueurs. La tyrannie, les exactions de Tibère et de Néron suscitèrent les révoltes promptement comprimées de Sacrovir et de Vindex. Le vieux sang gaulois était appauvri et vicié ; pour le rajeunir, il fallait d’autres éléments que l’influence d’une civilisation corruptrice et le contact des races abâtardies de la Rome des Césars.

Le seul épisode qui mérite d’arrêter les regards dans cette longue période de servitude et d’abjection est l’audacieuse tentative de Sabinus et le dévouement héroïque d’Éponine, son épouse. L’incendie du Capitole, qui avait marqué la mort de Vitellius, était représenté par quelques vieux druides comme un présage de ruine pour la puissance romaine. Les Lingons prirent les armes et choisirent pour chef Sabinus, leur compatriote, qu’on prétendait issu de Jules César. Ceux de Trèves se joignirent à eux ; mais les Séquanais et les Autunois, dont Sabinus avait autrefois pris d’assaut la capitale, marchèrent contre les révoltés et les défirent. Les Lingons se réconcilièrent avec Domitien en lui envoyant un secours de 70 000 hommes contre les barbares qui menaçaient les frontières romaines.

C’est vers cette époque, au moment même où l’oeuvre de dissolution semble accomplie, que commencent à apparaître les premiers symptômes de régénération. On fait remonter à la fin du ne siècle les premières prédications de l’Évangile en Bourgogne. La tradition la plus probable et la plus répandue donne à cette province pour premiers apôtres les disciples de saint Polycarpe, évêque de Smyrne, qui, après avoir pénétré dans la Gaule par le Vivarais, et ayant trouvé l’Église de Lyon déjà florissante, grâce aux prédications de Pothin et d’Irénée, s’avancèrent jusqu’à Autun, et de là se partagèrent la gloire et les périls de la conversion du pays Autun eut pour martyr un des premiers néophytes, le jeune Symphorien. Andoche et Thyrse, ses maîtres dans la foi, périrent à Saulieu, et Bénigne, leur compagnon, à Dijon, vers 178, sous le règne de Marc Aurèle. Le sang des victimes fut une semence féconde de chrétiens, et lorsque, en 311, Constantin donna la paix à l’Église, chaque ville, après avoir eu son martyr, avait enfin son pasteur.

Pendant que ces germes de salut se développaient, pendant que cette force inconnue grandissait dans l’ombre, rien ne saurait donner une idée de l’horrible confusion au milieu de laquelle agonisait le vieil empire romain séditions des légions nommant chacune leur empereur, guerres civiles, déchirement des provinces, pestes, famines, exactions. Le vieux monde se précipitait dans le christianisme comme dans un, refuge ; mais ce monde était trop usé, trop fini, trop bien mort pour apporter à la foi nouvelle la force d’expansion nécessaire à la reconstitution d’une autre société ; c’est alors qu’arrivent les barbares.

Alains, Vandales, Suèves, Gépides franchissent le Rhin, descendent des Alpes, pénètrent jusqu’en Espagne, jusqu’en Afrique, sans que la Saône ou le Rhône les arrêtent, sans laisser d’autres traces de leur passage que des monceaux de ruines. Derrière eux s’avance lentement une lourde armée de géants ; c’étaient les Burgondes. Pline en fait la principale tribu des Vandales ; Procope et Zosime les disent également Germains d’origine et de nation vandale. Voici le tableau qu’en a tracé le savant et consciencieux historien de la Bourgogne, Courtépée :

« Ces peuples, nés au milieu des forêts, étaient ennemis de la contrainte ; la liberté faisait tout leur bonheur, la chasse leur occupation, les troupeaux et les esclaves leurs richesses. Sans patrie et sans demeure fixe, ils ne redoutaient que la servitude. Ils n’avaient aucun art agréable ; mais ils pratiquaient l’hospitalité et toutes les vertus des peuples sauvages. Ils n’avaient pour arme que la framée, espèce de lance ou de halle- barde, la fronde, l’épieu, la hache, qui servaient également pour attaquer, pour se défendre et pour bâtir leurs maisons. Ils marchaient toujours armés, usage qu’ils conservèrent après leur conquête.

« On dit qu’ils portaient la figure d’un chat sur leurs boucliers, emblème de la liberté qu’ils voulaient conserver partout. Ils avaient des chefs, mais ils n’avaient point de maîtres. Ces chefs, qui prenaient le titre de hendin, furent d’abord électifs. Leur autorité n’avait d’autre terme que celui du bonheur de la nation. Ils n’étaient pas seule ment comptables de leurs fautes personnelles, ils l’étaient aussi des caprices de la fortune ou des fléaux de la nature. On les déposait lorsqu’ils avaient perdu une bataille ou mal réussi dans leurs entreprises, ou dans un temps de stérilité. Leurs prêtres étaient traités bien plus favorablement. Le pontife, nommé sinist, était perpétuel ; son pouvoir surpassait celui du hendin, et s’étendait au droit de punir les coupables : le respect des peuples le mettait lui-même à l’abri de toute révolution. »

Tel était le peuple qui devait conquérir une partie si importante de la Gaule. Des bords de la Vistule et de l’Oder il arriva, vers 275, sur les bords du Rhin, fit plusieurs tentatives infructueuses pour le franchir, et s’établit sur la rive droite, où il demeura jusqu’en 407. C’est pendant les dernières années de ce séjour que la religion du Christ pénétra chez les Burgondes ; ils avaient entendu parler d’un Dieu puissant dont le culte s’était nouvellement établi dans les Gaules. Ils envoyèrent des députés aux évêques voisins pour se faire instruire ; et ceux-ci, ayant été baptisés, rapportèrent la foi à leurs compatriotes.

Quoiqu’on ignore la date précise de leur conversion, elle est généralement attribuée aux prédications de saint Sévère, évêque de Trèves en 401. Quelques années après, Stilicon, général des armées romaines, Vandale d’origine, devenu tuteur d’Honorius, fit alliance avec les Alains, les Suèves, les Vandales, et les appela dans les Gaules pour l’aider à placer sur le trône impérial son propre fils Euchérius. Les Burgondes franchirent alors le Rhin à la suite des autres barbares ; ils se rendirent maîtres, presque sans obstacle, des pays situées entre le haut Rhin, le Rhône et là Saône Impuissant à leur résister, le patrice Constance, général d’Honorius, fit avec eux un traité solennel, qui leur assurait à titre d’hôtes et deconfédérés la possession de presque tout le territoire dont ils s’étaient emparés.

Ils élurent alors un roi ; leur choix tomba sur Gondicaire, le même sans doute qui était hendin lors du passage du Rhin en 407, et qu’on peut regarder comme le fondateur de la première monarchie bourguignonne. Trois nations différentes vivaient donc alors sur le même sol – les Gaulois, les Romains et ces nouveaux conquérants, les Burgondes. C’est de la fusion de ces éléments divers que se forma la race régénérée.

Gondicaire justifia par sa conduite habile le choix de ses compatriotes. Sa capitale et sa résidence fut d’abord Genève, qui était alors au centre de ses États ; plus tard, ayant soumis toute la province lyonnaise, il transféra à Vienne, en Dauphiné, le siège de la monarchie, se rendit maître d’Autun et de toute la Séquanaise, porta ses armes jusque dans la Belgique et le pays de Metz, et ne fut arrêté dans ses conquêtes que par le patrice Aétius, qui, justement alarmé des envahissements de ses anciens alliés, leur déclara la guerre et les défit dans une sanglante bataille, en 435.

Vainqueurs et vaincus se réunirent bientôt contre un ennemi qui les menaçait tous ; les Huns se montraient de nouveau sur le Rhin ; Gondicaire avait été tué avec vingt mille des siens en s’opposant à leur passage ; Gondioc, son fils et son successeur, associa ses efforts à ceux d’Aétius pour combattre Attila, et partagea la gloire de la fameuse journée des plaines catalauniques. Fidèle aux traditions paternelles, il utilisa habilement les années de paix qui suivirent celte rude secousse.

C’est de ce règne que date la répartition territoriale et cette législation bourguignonne si profondément enracinée dans les moeurs du pays que, dans plusieurs de ses parties, elle a continué à régir la province jusqu’à la Révolution. de 1789. Gondioc se rit nommer patrice par les Romains, et obtint du souverain pontife le titre de fils. Il réunit à sa couronne le pays des Lingons, celui des Éduens, le Nivernais, le reste de la Lyonnaise et une partie de la Narbonnaise, de sorte que son empire avait au midi la Méditerranée pour limite. Il mourut à Vienne vers 470, laissant quatre fils qui se partagèrent ses vastes États.

La Bourgogne et la Comté échurent à Gondebaud, patrice et maître de la milice dès 473, arbitre des destinées à de l’empire qu’il fit donner à Glycérius, et, en 476, souverain indépendant lors de la ruine de la puissance romaine sous Augustule. Le bien qu’on pouvait attendre de la position ainsi simplifiée fut considérablement atténué par les dissensions qui éclatèrent entre Gondebaud et ses frères. Celui-ci, après avoir triomphé de toutes les agressions, ensanglante ses victoires par des violences que la barbarie du temps peut expliquer, mais que ne saurait justifier l’histoire.

Les représailles, au reste, ne se firent pas attendre. Clotilde, seconde fille de Chilpéric, un des frères de Gondebaud, qui avait eu en partage Genève, la Savoie et une partie de la Provence, après avoir échappé au’ massacre de sa famille vaincue et dépossédée, était devenue la femme de Clovis, chef des Francs. Cette princesse poursuivit avec une persévérance infatigable l’œuvre de vengeance qu’elle semblait s’être imposée, usant de toute l’influence qu’elle exerçait sur son époux pour l’armer contre son oncle, suscitant les scrupules du clergé de Bourgogne contre l’arianisme qu’avait embrassé Gondebaud, éveillant toutes les convoitises, envenimant toutes les haines contre celui dont elle s’était promis la perte. Gondebaud déjoua toutes les intrigues, repoussa toutes les attaques et lassa pour un temps cette implacable hostilité.

L’histoire de son règne peut se diviser en deux parties : la période belliqueuse, toute remplie des luttes dont nous venons d’énoncer l’origine et les résultats ; la période pacifique, consacrée à l’organisation administrative et judiciaire du royaume de Bourgogne. C’est dans cette dernière surtout qu’il faut chercher les titres de Gondebaud aux souvenirs de l’histoire ; il compléta, dans un esprit remarquable de justice et d’humanité, l’oeuvre commencée par son père ; il réunit ses ordonnances modifiées et les édits nombreux qu’il rendit lui-même dans une espèce de code devenu célèbre sous le nom de Loi Gombette. Ce règne, pendant lequel l’agriculture fut puissamment encouragée, les ruines des villes relevées, d’innombrables établissements ecclésiastiques fondés, marque l’apogée de la monarchie de Gondicaire.

Gondebaud mourut à Genève en 516 ; il eut encore deux successeurs, Sigismond et Gondemar ; mais l’inaction de l’un et la faiblesse de l’autre rendirent la tâche facile à la vengeance inassouvie de Clotilde et à l’ardeur conquérante des Francs. En 534, Clotaire et Childebert rassemblèrent leurs forces et envahirent la Bourgogne ; une seule bataille leur livra le pays. Gondemar alla s’enfermer dans Autun, où il tenta de résister aux fils de Clotilde ; mais ce dernier effort fut si peu vigoureux, si peu retentissant, qu’en enregistrant sa défaite, l’histoire reste muette sur les destinées du vaincu. En lui, s’éteignit la race de Gondicaire ; avec lui finit le royaume de Bourgogne, qui avait duré 120 ans.

Les princes francs se partagèrent les dépouilles de Gondemari Théodebert, roi de Metz, eut Besançon, Langres, Châlon, Genève et Viviers et Childebert, roi de Paris, et Clotaire, roi de Soissons, eurent le reste jusqu’au moment où ce dernier réunit sous son sceptre les États de ses frères. Un nouveau partage, qui eut lieu à sa mort en 562, constitua un second royaume de Bourgogne au bénéfice de son second fils, Gontran, possesseur en outre d’Orléans et du territoire de Sens.

150px-Philippe_III_de_BourgogneRien de plus lugubre à la fois et de plus confus que les annales de cette dynastie mérovingienne des rois de Bourgogne. La seule figure de Gontran repose le regard épouvanté de toutes les horreurs qui signalent la longue et sanglante rivalité de Frédégonde et de Brunehaut. Le peuple l’aimait, disent les chroniques du temps ; quand il approchait d’une ville, les habitants allaient au-devant de lui avec des bannières en criant : Noël ! Après sa mort,’ il fut mis au nombre des saints ; et, cependant, on rapporte que la dernière de ses trois femmes, la belle Austrégide, lui ayant demandé comme grâce en mourant de faire périr ses deux médecins, parce qu’ils n’avaient pas eu l’habileté de la guérir, il eut la faiblesse d’accomplir ce vœu barbare ; ajoutons que c’est le premier prince qui se soit fait entourer de gardes.

Childebert, sans changer son titre de roi d’Austrasie, hérita de la plus grande partie de la haute Bourgogne, qu’il conserva seulement trois ans et quelques mois. Thierry, son second fils, est le deuxième prince mérovingien qui soit désigné sous le nom de roi de Bourgogne et d’Orléans ; il se laisse diriger par Brunehaut, son aïeule ; l’histoire de son règne n’est qu’un tissu de trahisons, de massacres et d’atrocités de tout genre. Il meurt subitement à Metz d’un flux de sang, à l’âge de vingt-six ans, après en avoir régné dix-huit, et précédant. de quelques mois seulement dans le tombeau sa terrible aïeule, dont fait justice à son tour Clotaire II, fils de Frédégonde.

La première apparition des maires du palais à la cour de Bourgogne se rattache au règne de Thierry ; et ce sont les intrigues de Varnachaire II, revêtu de cette dignité, qui livrent Brunehaut à Clotaire et facilitent à ce prince, par la défaite des fils de Thierry, la réunion de la Bourgogne à la France. Les deux royaumes sont régis par le même sceptre et suivent les mêmes destinées jusqu’à la fin du IXe siècle, époque de la constitution des grands établissements féodaux sous les successeurs de Charlemagne.

Charles le Chauve avait trouvé dans la fidélité de la noblesse bourguignonne un précieux appui contre les attaques de Louis le Germanique ; mais toutes les leçons de l’expérience étaient perdues pour ce prince incapable. Son fils, Louis le Bègue, ne comprit pas davantage la nécessité. de réunir en faisceau les forces éparses de la monarchie défaillante. Sous son règne, la confusion et l’anarchie augmentèrent encore, le morcellement du territoire ne rencontra plus d’obstacle. Trois nouveaux royaumes furent formés avec les débris de l’ancien royaume de Bourgogne : celui de Provence ou de Bourgogne cisjurane, par Boson, élu roi au concile de Mantaille, en 879 ; celui de Bourgogne transjurane, par Rodolphe, couronné à Saint-Maurice, en Valais, en 888 ; et celui d’Arles, composé des deux premiers, en 930. Quant à la Bourgogne proprement dite, elle resta sous le gouvernement des ducs héréditaires, dont nous avons ici principalement à nous occuper.

L’origine des premiers ducs de Bourgogne était illustre, et ce qui vaut mieux encore, nous retrouvons là, comme à la souche de presque toutes les grandes dynasties féodales, un de ces hommes auxquels il n’a manqué qu’un autre théâtre pour que l’histoire les mette au rang de ses héros. Richard le Justicier, comte d’Autun, était fils de Beuves, comte d’Ardenne, frère de Boson, roi de Provence, et sa soeur Richilde avait épousé Charles le Chauve en 870.

Sans vouloir nier ce que ces hautes alliances durent ajouter à son crédit, on peut dire qu’il fut surtout le fils de ses œuvres. Sincèrement et loyalement dévoué au roi son bienfaiteur, il le défendit contre les entreprises de sa propre famille. Il battit, en 880, les troupes de son frère Boson près de la Saône, mit garnison dans Mâcon au nom des rois Louis et Carloman, et donna le gouvernement de cette ville à Bernard, dit Plantevelue, tige des comtes héréditaires de Mâcon. Après s’être emparé de Lyon, il assiégea Vienne, dont il chassa Boson, et emmena prisonnière à Autun sa femme Hermangarde avec ses enfants, en 882. Il secourut Charles le Simple contre Eudes, comte de Paris, défit une première fois, en 888, dans les plaines de Saint-Florentin, les Normands, qui avaient pénétré dans la Bourgogne et dévasté Bèze ; remporta de nouvelles victoires sur eux, avec l’aide des, Auxerrois conduits par leur évêque Géran, gagna, contre le fameux chef Rollon, une bataille décisive auprès de Chartres, et fit lever le siège de cette ville en 911.

Étant à l’agonie, et les évêques l’exhortant à demander pardon à Dieu d’avoir versé tant de sang humain : Quand j’ai fait mourir un brigand, répondit-il, j’ai sauvé la vie aux honnêtes gens, la mort d’un seul ayant empêché ses complices de faire plus de mal. Il mourut à Auxerre en 921, laissant de sa femme Adélaïde soeur de Rodolphe Ier roi de la Bourgogne transjurane, trois fils : Raoul, son successeur, qui devint ensuite roi de France, Hugues le Noir et Boson.

Les ducs bénéficiaires de Bourgogne furent au nombre de sept, et régnèrent, de 880 à 1032, dans, l’ordre suivant : après Richard, Raoul le Noble, qui fut roi pendant la captivité de Charles le Simple à Péronne ; il eut pour successeur son beau-frère, Gilbert de Vergy, qui maria sa fille aînée à Othon, fils de Hugues le Grand ; Hugues le Noir, second fils de Richard, occupa pendant quelque temps le duché à la mort de Gilbert, plutôt comme usurpateur que comme héritier ; il en fut dépossédé par Louis d’Outre-mer au profit de Hugues le Blanc ou le Grand, cinquième duc.

On connaît la haute fortune de cette maison : pendant que Hugues Capet mettait la couronne de France sur sa tête, ses deux frères, Othon et Henri, possédaient successivement le duché de Bourgogne. La mort du septième et dernier duc Henri fut le signal de violentes contestations, de luttes sanglantes et d’une nouvelle répartition territoriale. Il avait laissé un fils adoptif, Othe-Guillaume, qui, soutenu par une partie des populations et les sympathies de la noblesse, prétendait à la succession de Henri ; le roi Robert, neveu paternel du duc, revendiquait de son côté l’héritage comme étant son plus proche parent ; la guerre éclata ; enfin, après treize ans d’une lutte indécise et ruineuse, l’intervention de l’évêque d’Auxerre amena un arrangement en vertu duquel le duché de Bourgogne était restitué à Robert, tandis que Othe conservait viagèrement le comté de Dijon.

Par une singulière coïncidence, à peu près à la même époque où le duché bénéficiaire prenait fin par sa réunion au domaine de la couronne, le second royaume de Bourgogne s’éteignait, après cent cinquante ans de durée, dans la personne d’Eudes, comte de Troyes, tué dans sa lutte contre Conrad II. Des débris de ce royaume furent formés les comtés de Provence, de Savoie, de Viennois, de Bourgogne ou Franche-Comté ; le reste fut réuni par Conrad à l’Empire. Ce comté de Bourgogne fut donné aux descendants de Othe en échange du comté de Dijon, et Lambert, évêque de Langres, ayant remis au roi Robert tous les droits qu’il possédait sur cette ville, ce prince en fit, au préjudice d’Autun, la capitale du duché qu’il donna à son fils Henri.

Le règne de Robert forme donc une des époques les plus importantes de l’histoire de Bourgogne : démembrement et fin du second royaume de Bourgogne ; formation d’un comté et transformation du duché bénéficiaire fondé par Richard le Justicier en un duché héréditaire qui va devenir l’apanage des princes du sang royal. Tels sont les faits essentiels qui se rapportent à cette date.

Henri Ier, fils aîné de Robert, nommé duc de Bourgogne en 1015, et devenu roi de France en 1031, céda son duché à son frère Robert, tige d’une dynastie de douze ducs, qui possédèrent la province de 1032 à 1361. Les termes de la charte d’octroi portent que le duché est donné pour en jouir en pleine propriété et passer à ses héritiers. Robert Ier, premier duc de la première race royale, usa assez tyranniquement de sa souveraineté ; son règne fut tout rempli de violents démêlés avec les Auxerrois ; il mourut à FIeurey-sur-Ouche, en 1075, après un règne de quarante-trois. ans, d’un accident tragique et honteux que l’histoire n’explique pas.

Son petit-fils, Hugues Ier, s’appliqua, par la sagesse et la douceur de son administration, à faire oublier les violences de son aïeul ; il prêta volontairement serment de maintenir les droits et privilèges de la province, et commit à six barons l’autorité de réprimer, même par les armes, les empiétements de ses successeurs. Après avoir remis son duché à Eudes Ier, son frère, il se retira, en 1078, à Cluny, sous la discipline de saint Hugues, son grand-oncle. Le plus éloquent éloge des vertus de ce prince est dans les phrases suivantes d’une lettre que le pape Grégoire VII écrivait à l’abbé de Cluny, pour lui reprocher d’avoir encouragé la résolution de Hugues : « Vous avez enlevé le duc à la Bourgogne, et par là vous ôtez à cent mille chrétiens leur unique protecteur. Si vous ne vouliez pas exécuter mes ordres qui vous le défendaient, au moins eussiez-vous dû être sensible et céder aux gémissements des pauvres, aux larmes des veuves et aux cris des orphelins. »

Les ravages d’une peste horrible, qu’on appela le feu sacré, et la fondation de l’ordre des chartreux par saint Bruno sont les événements les plus importants qui se rattachent à ce règne. Eudes se croisa et alla mourir à Tarse, en Cilicie, en 1102. Hugues II, son fils, mérita le surnom de Pacifique. Il fut l’ami de saint Bernard et s’occupa beaucoup de pieuses fondations.

L’aîné de ses fils et son successeur, Eudes II, hérita de ses vertus. Quoiqu’il se soit décidé deux fois à faire la guerre, d’abord pour consacrer ses droits de suzeraineté sur Saint-Germain d’Auxerre, Saint-Florentin et le comté de Troyes, que lui contestait Thibaut, son beau-père, et ensuite pour aller délivrer des Sarrasins son cousin Alphonse de Portugal, il prouva qu’il estimait les bienfaits de la paix à. leur juste valeur en refusant de céder au grand entraÎnement qui poussait vers la terre sainte les rois, princes et seigneurs de son temps. Il préféra le bonheur de ses sujets à une gloire incertaine, s’appliqua à faire régner l’union et la prospérité autour de lui, et paya sa dette à la religion en fondant de nouveaux monastères, en dotant ceux qui existaient déjà, en achevant les constructions commencées, et notamment la cathédrale d’Autun.

Hugues III, son fils, dont le règne commença en 1168, sut moins bien résister à la contagion des exemples ; il guerroya contre les grands vassaux ses voisins, prit la croix en 1178. Rejeté en France par une violente tempête, il revint bâtir la Sainte-Chapelle de Dijon, en accomplissement d’un vœu qu’il avait fait au moment du danger. En 1190, il repartit avec Philippe-Auguste et assista à la prise de Saint-Jean-d’Acre, puis mourut à Tyr en 1192. Avant de quitter la Bourgogne, il avait constitué la commune de Dijon.

Hugues Ill semble revivre dans son fils Eudes III. Aventures lointaines, exploits guerriers, affranchissement des communes caractérisent ce règne comme le précédent. La participation à l’expédition qui plaça Baudouin sur le trône de Constantinople, la croisade contre les Albigeois avec Simon de Montfort, la glorieuse journée de Bouvines en sont les dates les plus éclatantes. Le règne de Hugues IV fut heureusement préparé par l’habile régence de sa mère, Alix de Vergy. Dès qu’il fut majeur, le prince confirma la commune de Dijon ; figura comme un des douze pairs au sacre de Louis IX, ajouta à ses domaines le comté d’Auxonne et fit reconnaître sa suzeraineté sur celui de Mâcon.

Hugues fut un des plus fidèles compagnons de saint Louis ; il partagea ses périls et sa captivité dans la première croisade. Le roi, de son côté, visita plusieurs fois la Bourgogne ; il y laissa de profonds souvenirs de sa sainteté et de sa justice. Hugues, après avoir refusé au pape Innocent IV fugitif un asile dans ses États, eut la faiblesse d’y accueillir, en qualité de. grand inquisiteur, un cordelier, Robert, fanatique et apostat, qui traînait avec lui une femme perdue ; ce ne fut qu’après de nombreuses exécutions et beaucoup de sang répandu que les impostures de ce misérable furent dévoilées. Cet épisode est une tache regrettable dans l’histoire de Hugues IV.

Robert II, troisième fils de Hugues, ne dut la tranquille possession du duché qu’à Philippe le Hardi, qui l’en déclara seul et légitime héritier, contre les prétentions de ses beaux-frères. Jamais liens plus étroits ne rattachèrent la maison de Bourgogne à celle de France. Robert avait épousé Agnès, fille de saint Louis, et il eut pour gendre Philippe de Valois, marié à Jeanne, sa fille, en 1315. L’intimité de ces alliances donnèrent à Robert une grande influence dans la direction des affaires de l’État. Après le mas sacre de s Vêpres siciliennes, il fat chargé d’aller secourir Charles de Naples. Philippe le Bel le nomma grand chambrier de France, gouverneur du Lyonnais, gardien du comté de Bourgogne, et, mission plus délicate, son principal intermédiaire dans ses démêlés avec Boniface VIII.

Quoique chargé de si graves intérêts, Robert ne négligea pas ceux de son duché ; un remaniement des monnaies et d’importants accroissements de territoire classent son règne parmi les plus glorieux de sa dynastie. Il eut neuf enfants, dont plusieurs moururent avant lui ; Hugues V, l’aîné des survivants, eut pour régente, pendant sa minorité, sa mère, Agnès. A peine majeur, il mourut, ne laissant de son règne si court que le souvenir de sa brillante réception comme chevalier, et comme date sanglante, la condamnation des templiers.

Eudes IV, son frère, prit aussitôt possession du duché. Agnès obtint qu’il transigeât avec les prétentions de Louis, son dernier frère, en lui abandonnant le château de Douesme avec une rente de 4 000 livres. A la mort de Louis le Hutin, Eudes, à défaut d’héritier mâle, voulut faire valoir les droits de Jeanne, sa nièce, fille du roi défunt. L’application de la loi salique, réclamée par Philippe le Long, régent du royaume, rendait vaines ses réclamations ; pour le dédommager, Philippe lui donna en mariage, avec 100 000 livres de dot, sa fille aînée, héritière par sa mère des comtés de Bourgogne et d’Artois. L’accord se rétablit, et la confiance royale valut dans la suite à Eudes une influence qu’il justifia par sa sagesse et sa capacité. Il mourut dans cette désastreuse année de laquelle un versificateur du temps a dit :

En trois cent quarante-neuf,
De cent ne demeuroient que neuf.

Son fils aîné était mort trois ans auparavant d’une chute de cheval au siège d’Aiguillon, laissant pour héritier unique son fils, Philippe de Rouvres, âgé de cinq ans. La tutelle fut confiée d’abord à Jeanne de Boulogne, mère du jeune duc, et ensuite au roi Jean, qui épousa la noble veuve. Jean vint à Dijon, en 1350, et il jura publiquement, dans l’église de Saint-Bénigne, de conserver et maintenir les franchises, immunités et privilèges de la province.

Cette période est tout entière remplie par les calamités entraînaient pour la France les envahissements des Anglais ; la Bourgogne n’était pas plus épargnée Châtillon avait été brûlé, Tonnerre pillé, Flavigny était devenu la place d’armes de l’ennemi ; tout le pays étant ou envahi ou menacé, les trois ordres -des deux Bourgognes s’assemblèrent à Beaune, et on vota 200 000 moutons d’or, c’est-à-dire plus de 2 000 000 de livres, somme énorme pour le temps, comme rançon de la province. Ce fut au milieu de ces calamités que Philippe, ayant atteint l’âge fixé pour sa majorité (quinze ans), prit, en 1360, le gouvernement du duché. A peine venait-il de contracter avec Marguerite de Flandre l’union arrêtée depuis longtemps et de ramener son épouse dans son château de Rouvres, près de Dijon, qu’un accident, une chute, mit fin à ses jours, en 1361. Beaucoup d’espérances reposaient sur cette jeune tête ; son coeur semblait animé des plus nobles sentiments : « Il vécut peu, a dit un historien du temps, et fut longtemps regretté ».

Il fut le douzième et dernier duc de-la première race royale, qui avait régné trois cent vingt-neuf ans. Dès que le roi Jean apprit sa mort, il prit possession de ses États, non comme roi de France, mais comme plus proche parent du duc : Ratione proximitatis, non coronae nostrae, hommage éclatant rendu à l’indépendance de la Bourgogne comme État. Après le traité de Brétigny, il se rendit à Dijon, et là, solennellement et officiellement, il unit et incorpora, le duché à la couronne.

Cette annexion, but d’une ambition à courte vue, ne devait point encore être définitive, la pensée de constituer l’unité française était alors encore loin des meilleurs esprits ; le roi Jean, qui avait une prédilection marquée pour Philippe, son quatrième fils, lequel d’ailleurs l’avait vaillamment défendu à la bataille de Poitiers en 1356, et avait partagé sa captivité en Angleterre, lui donna le duché de Bourgogne à titre d’apanage, réversible à la couronne faute d’hoirs mâles, l’institua premier pair de France, dignité dont s’étaient prévalus dans plusieurs occasions les ducs d’Aquitaine et de Normandie.

Philippe, surnommé le Hardi, inaugura donc, en 1363, la seconde dynastie royale des ducs de Bourgogne. Après avoir, selon l’usage, prêté serment de respecter les privilèges provinciaux, il prit possession de ses vastes domaines. Les temps étaient critiques, mais l’occasion de se poser en libérateur n’en était que plus favorable pour quiconque parviendrait à calmer l’orage et à éloigner le péril. Philippe, aidé de Du Guesclin, débuta par purger le pays des bandes indisciplinées de routiers, écorcheurs et malandrins, qui le dévastaient ; il dompta ensuite la terrible Jacquerie, et, déjà renommé par ses exploits militaires, il consolida et agrandit sa puissance par son mariage avec Marguerite de Flandre.

Cette alliance ajoutait à ses États les comtés de Bourgogne, d’Artois, de Flandre, de Rethel, de Nevers, et en faisait un des souverains les plus redoutables de l’Europe. Le roi de France eut recours à lui contre les attaques des Anglais et du roi de Navarre, Charles le Mauvais. Philippe sut arrêter et contenir l’ennemi ; il triompha de, la patriotique révolte des Gantois, commandés par l’héroïque Artevelde. Il reçut, à Dijon, le roi Charles VI avec une magnificence qui devint traditionnelle à la cour de Bourgogne. Il acquit le Charolais, en 1390, au prix de soixante mille écus d’or. Il envoya son fils aîné, Jean, comte de Nevers, avec une armée au secours de Sigismond, roi de Hongrie, menacé par les musulmans. Pendant la maladie de Charles VI, il avait été choisi par les états généraux, en 1392, pour gouverner le royaume Cette préférence, en excitant la jalousie de la maison d’Orléans, devint la source d’une haine irréconciliable qu’en mourant il légua, héritage funeste, à son fils Jean sans Peur. Ce prince succéda à son père en 1406 ; il avait épousé, en 1385, Marguerite de Bavière, dont la dot grossissait ses États de trois comtés : le Hainaut, la Hollande et la Zélande. Ses premiers actes furent ceux d’un prince habile, mais peu scrupuleux.

Après avoir remis un pou d’ordre dans les finances, compromises par les prodigalités de son père, il donna satisfaction à la haine qui couvait dans son cœur. Le 23 novembre 1407, Louis d’Orléans, en sortant de l’hôtel Barbette, à Paris, où il avait soupé avec la reine Isabeau de Bavière, tombait, rue Vieille-du-Temple, sous les coups d’un gentilhomme normand, Raoul d’Octonville, écuyer du duc Jean.

La justice étant impuissante en face d’un si grand criminel, la guerre éclata entre Armagnac et Bourgogne ; le fils du duc d’Orléans avait épousé la fille du comte d’Armagnac, et celui-ci se posa en vengeur du duc d’Orléans La durée de cette triste guerre ne fut interrompue que par les périls extrêmes de la France et la désastreuse campagne qui aboutit à la journée d’Azincourt.

Ce jour-là les deux familles rivales combattirent encore sous le même drapeau ; mais la haine étouffa bientôt ce qui restait de patriotisme et de loyauté. Jean, par un traité secret signé en 1416, s’allia aux Anglais, et l’abandon de Rouen fut le gage de sa trahison. Une sédition payée (celle de Périnet-Leclerc, 1418) et un massacre lui ouvrirent même les portes de Paris, où il entra en triomphateur, salué par les acclamations du peuple égaré, qui criait sur son passage : Noël ! vive le duc de Bourgogne, qui abolit les impôts !

Mais ce triomphe fut de courte durée ; le crime appelait la vengeance ; elle fut digne du coupable, digne des mœurs du temps. Un projet de paix et de réconciliation générale fut proposé, une entrevue avec le dauphin fut convenue, et le rendez-vous fixé, pour le 10 septembre 1419, sur le pont de Montereau. L’entourage intime de Jean avait été gagné ; il partit donc sans défiance ; mais quand il se fut avancé sur le pont, escorté de dix chevaliers seulement, les complices du duc d’Orléans, Tanneguy du Châtel et le sire de Barbazan à leur tête, se précipitèrent sur les Bourguignons et percèrent Jean de leurs coups. Les assassins voulaient jeter son corps dans la Seine, mais le curé de Montereau obtint qu’il lui fût remis ; il le garda jusqu’à minuit, le fit alors porter dans un moulin voisin et le lendemain à l’hôpital, où on l’ensevelit dans la bière des pauvres.

La mort de Jean sans Peur mit Philippe, dit le Bon, en possession de ses États à l’âge de vingt-trois an§. Il était à Gand lorsqu’il apprit la fin tragique de son père. Brûlant du désir de le venger, il convoqua à Arras une assemblée de grands seigneurs,. à laquelle il invita le roi d’Angleterre, qui était à Rouen. C’est là que fut préparé, pour être conclu à Troyes en 1420, le monstrueux traité qui, de complicité avec Isabeau, épouse et mère dénaturée, déshéritait, au profit de l’étranger, le dauphin Charles VII, du vivant de son père en démence.

Les événements de cette période sont trop connus et d’un intérêt trop général pour que nous entrions ici dans leur récit détaillé. Philippe, qui par la fin de son règne racheta les fautes du commencement, fut alors le complice de tout ce qui se trama et s’exécuta contre la France. Son excuse est dans le souvenir encore récent du meurtre de son père ; mais on ne petit même pas lui faire un mérite de son repentir, car son retour à la. cause française fut déterminé surtout par les outrages dont les Anglais l’abreuvèrent dès qu’ils crurent ne plu s avoir besoin de lui.

C’est en 1434, et par l’intervention de Charles, duc de Bourbon, que furent posés les préliminaires d’une réconciliation trop tardive et cimentée définitivement par le traité d’Arras, le 21 septembre de l’année suivante. L’insolence des termes prouve à quel point la royauté de France était humble et faible devant ce vassal que dédaignaient les Anglais. Charles désavoue le meurtre de Jean, et Philippe, après l’énoncé des dédommagements qui lui sont accordés, s’exprime ainsi : A ces conditions, pour révérence de Dieu et pour la compassion du pauvre peuple, duc par la grâce de Dieu, je reconnais le roi Charles de France pour mon souverain. Hâtons-nous d’ajouter que jamais parole donnée ne fut mieux tenue, et qu’à dater de cette époque la conduite de Philippe fut aussi irréprochable qu’elle avait été jusque-là criminelle.

La prospérité de ses peuples, le développement des bienfaits de la paix devint son unique préoccupation. L’union des deux maisons de France et de Bourgogne fut resserrée par le mariage du comte de Charolais, héritier de Philippe, avec Catherine de France, fille de Charles VII. Lorsque Louis XI, dauphin, quitta la cour de son père, Philippe lui refusa un asile en Bourgogne, où ses intrigues pouvaient être un danger pour la couronne et lui offrit à Geneppe, dans ses terres de Flandre, une hospitalité digne de son rang. Lors de la sédition qu’occasionna, parmi les chefs de l’armée, la désorganisation de l’ancien système militaire, il intervint entre les rois et les rebelles, et obtint d’eux qu’ils renonçassent à leurs projets de guerre civile.

400px-carte_de_la_bourgogne_relief.svg_-270x300Quoique l’insubordination de ses sujets flamands le tînt le plus souvent éloigné de la Bourgogne, il y entretint toujours une administration éclairée et paternelle. Son règne fut l’apogée des prospérités de la province. « Il mit ses pays, dit Saint-Julien de Baleure, en si haute paix et heureuse tranquillité qu’il n’y avoit si petite maison bourgeoise en ses villes où on ne bût en vaisselle d’argent ». Ce témoignage naïf est un plus éclatant hommage à sa mémoire que toutes les splendeurs de sa cour et les magnificences de l’ordre de la Toison d’or, dont on sait qu’il fut le fondateur. Il mourut à Bruges d’une esquinancie, en 1467, à l’âge de soixante et onze ans ; son corps fut transporté plus tard aux Chartreux de Dijon. Peu de princes furent aussi profondément et aussi justement regrettés.

Charles le Téméraire, quoique son règne n’ait commencé qu’en 1467, suivait depuis plusieurs années une ligne de conduite indépendante et souvent même opposée aux intentions pacifiques de son père. Sa participation à la ligue du Bien public, ses violents démêlés avec Louis XI étaient certainement peu dans les vues de Philippe, déjà vieux et ami de la paix.

Aux qualités héréditaires de sa race, courage, franchise, générosité, Charles joignait des défauts qui lui étaient personnels et qui rendaient bien périlleuse la lutte engagée avec Louis, le plus habile politique de son temps. Charles était arrogant, présomptueux, plein de fougue et d’obstination, incapable de pressentir les pièges qui lui étaient tendus, plus incapable encore de tourner une difficulté ou de recourir à l’adresse pour sortir d’un mauvais pas. Il épuisa toute son énergie, toutes les ressources de sa puissance à lutter contre les embarras que lui suscitait le roi de France sans paraître soupçonner de quelle main parlaient les coups qui lui étaient portés.

Les révoltes de Gand et de Liège, victorieusement, mais trop cruellement réprimées, lui aliénaient les populations et ne lui laissaient pas la libre disposition de ses forces. Il eut en son pouvoir, à Péronne, son rival, convaincu de complicité avec les Liégeois rebelles, et au bout de trois jours il lui rendit sa liberté, se contentant d’une promesse de neutralité qu’il fut le seul à prendre au sérieux. Il s’empara des comtés de Ferrette et de Brisgau, sans se soucier de la rupture avec la Suisse, qui en était la conséquence inévitable ; l’hostilité de ce voisinage l’entraîna dans une guerre dont il n’entrevit pas un seul instant la portée. Battu à Granson, il lui fallut à tout prix une revanche, et la journée de Morat changea en désastre ce qui pouvait n’être qu’un échec. L’importance qu’il avait toujours donnée aux prestiges de l’apparat, aux formes extérieures de la puissance, devait rendre mortel l’affront que ses armes avaient reçu ; il le comprit bien, et on le vit périr de mélancolie et de chagrin plus encore que de sa dernière défaite sous les murs de Nancy.

Il avait été mortellement frappé le 5 janvier 1477 ; son corps, à demi engagé dans un étang glacé, ne fut reconnu que deux jours après à la longueur de ses ongles et à une cicatrice résultant d’une blessure qu’il avait reçue à la bataille de Montlhéry, en 1465. Avec lui finit le duché héréditaire de Bourgogne, dont les possesseurs avaient cinq duchés à hauts fleurons, quinze comtés d’ancienne érection et un nombre infini d’autres seigneuries, marchaient immédiatement après les rois, comme premiers ducs de la chrétienté, et recevaient des princes étrangers le titre de grands-ducs d’Occident.

Charles laissait pour unique héritière une fille, la princesse Marie. Louis XI s’en fit d’abord donner la tutelle ; puis, à force de séductions et de promesses, il obtint du parlement de Dijon la réunion du duché à la couronne de France. Une alliance du dauphin avec Marie aurait légitimé cette usurpation. Louis ne voulut pas y consentir ; c’est la faute la plus capitale qu’on puisse reprocher à sa politique ; d’ailleurs ce mariage eût été trop disproportionné, le jeune dauphin ayant à peine huit ans et Marie de Bourgogne étant dans sa vingt et unième année. L’archiduc Maximilien, étant devenu l’époux de la fille de Charles le Téméraire, revendiqua les droits de sa femme et- remit en question l’unité française, qu’il eût été si facile de constituer.

Mais ce qui échappa à la perspicacité des politiques, l’instinct public le comprit et la force des choses l’amena ; le lien qui venait de rattacher la Bourgogne à la France, quelque irrégulier qu’il fût, ne devait plus être rompu. Malgré les alternatives d’une longue lutte, malgré le péril qu’entretenait pour les frontières de la province le voisinage de la Comté demeurée en la possession de l’étranger, malgré l’espèce de consécration que donnait aux droits de Maximilien sa domination sur les Flandres, la Bourgogne demeura française, et ses destinées restent dès lors indissolublement unies à celles de la patrie commune. Le titre de duc de Bourgogne reste attaché à l’héritier direct de la couronne, et chaque jour, malgré la fidélité des souvenirs aux traditions de l’histoire provinciale, la similitude de langage, l’affinité des mœurs, la communauté des intérêts. rend plus complète la fusion des deux États.

La lutte de François Ier et de Charles-Quint, les guerres religieuses et les troubles de la Fronde sont les épisodes les plus marquants qui se rattachent à la période française des annales bourguignonne s. Les populations furent admirables de dévouement et d’héroïsme pendant la première de ces crises, luttant à la fois contre les Espagnols, l’Autriche et les Comtois, donnant par souscriptions volontaires des sommes considérables, outre celles votées par les états pour la rançon de l’illustre prisonnier de Pavie, et refusant d’accéder à la condition du traité de Madrid, qui cédait la Bourgogne à Charles-Quint, représentant à ce sujet qu’ayant par les droits de la couronne et par leur choix des maîtres nécessaires, il ne dépendait pas de la volonté du monarque de les céder ainsi. La noblesse ajouta que si le roi l’abandonnait, elfe prendrait le parti extrême de se défendre et de s’affranchir de toutes sortes de domination, et qu’elle répandrait pour ce dessein jusqu’à la dernière goutte de son sang.

La fierté de ces sentiments, puisés dans les glorieux souvenirs du passé, arrêta longtemps les progrès du protestantisme ; la Bourgogne voulait être la dernière à souffrir sur son sol une nouvelle religion, puisqu’elle avait été chrétienne avant tous les Français, qui ne l’étaient devenus que par le mariage de leur princesse Clotilde avec le fondateur de la monarchie française. Les fléaux que déchaîna le fanatisme sur tant d’autres provinces furent évités jusqu’à la déplorable organisation des ligues catholiques, et, grâce à l’intervention du digne président Jeannin, le plus grand nombre des villes de Bourgogne ne fut pas ensanglanté par les massacres de la Saint-Barthélemy. Cependant l’obstination de Mayenne prolongea jusqu’en 1595 les calamités de la guerre civile, à laquelle mit fin seulement la victoire remportée par Henri IV sur les Espagnols à Fontaine-Française. Le 6 juin de cette année, ce monarque fit son entrée à Dijon ; il assista à l’élection du maire, jura de respecter les privilèges de la ville, et se contenta de changer quelques magistrats municipaux et de faire fermer le collège des jésuites.

Les dernières épreuves que la Bourgogne eut à traverser furent, sous Louis XIII, une révolte des vignerons, qui se réunissaient au refrain, Lanturlu, d’une vieille chanson, ce qui fit désigner cette révolte, qui, d’ailleurs, fut bientôt apaisée, sous le nom de Révolte des Lanturlus. Puis vint l’invasion des Impériaux amenée par les révoltes de la noblesse contre Richelieu et le. siège mémorable de Saint-Jean-de-Losne, les agitations de la Fronde, auxquelles l’influence des Condé dans la province donna une certaine importance, mais auxquelles manqua, presque partout l’appui des populations.

Dans les époques plus récentes, la Bourgogne prit sa part de tous les événements heureux on funestes dont la France fut le théâtre. La Révolution de 1789 y fut accueillie comme’ une ère réparatrice, qui devait faire disparaître les tristes abus financiers des derniers règnes, et assurer à chacun les libertés que l’on réclamait depuis longtemps. Les gardes nationales s’y organisèrent avec une rapidité merveilleuse, et, oubliant les vieilles rivalités qui les divisaient sous l’ancien régime, elles s’unirent à celles de la Franche-Comté et demandèrent à marcher ensemble les. premières contre l’ennemi.

Le département de la Côte-d’Or fournit donc un large contingent aux phalanges républicaines qui, après avoir refoulé l’ennemi, promenèrent le drapeau national dans toutes les capitales de l’Europe ; et lorsque, moins heureux, les soldats de Napoléon jar expièrent par les désastres de 1814 et 1815 les triomphes passés, nulle part ils ne trouvèrent un plus vaillant appui et de plus patriotiques sympathies que dans les populations de la Bourgogne. Depuis que les luttes de l’industrie et des arts ont remplacé dans la vie des peuples modernes les vicissitudes des champs de bataille, la Côte-d’Or, grâce au génie de ses habitants et aux richesses de son sol, a su conquérir une importance et une prospérité qui lui permettent de ne rien regretter des gloires et des grandeurs de l’ancienne Bourgogne.

Pendant la néfaste guerre de 1870-71, le département de la Côte-d’Or eut d’autant plus à souffrir de l’invasion allemande que Dijon fut successivement pris pour centre d’opérations et par les Français et par les Allemands. À la nouvelle que le passage des Vosges avait été forcé par l’ennemi et que la ligne de défense de Vesoul à Lure venait d’être abandonnée par le général Cambriels qui s’était retiré à Besançon, la résistance s’organisa à Dijon sous la direction du docteur Lavalle, membre du conseil général, tandis que Garibaldi, autorisé par le gouvernement de la défense nationale, formait un corps d’armée composé de quatre brigades dont il confiait le commandement à Bossack, Marie, Menotti et Ricciotti. Le général de Werder, commandant du 4e corps allemand, marchait sur Dijon et, le 27 octobre 1870, repoussait, à Talmay, les troupes françaises commandées par Lavalle, qui ne se composaient guère que de quelques bataillons de mobiles et de gardes nationaux.

Pendant ce temps, Garibaldi se portait sur la droite du côté de Poutailler pour essayer de rejoindre les troupes du général Cambriels. L’ennemi, ayant passé la Saône à Gray, se porta sur Dijon ; les troupes qui s’opposaient à sa marche furent repoussées à la bifurcation des routes de Gray à Dijon et à Auxonne. À la suite d’un nouveau combat livré à Saint-Apollinaire le 30 octobre, les Allemands entrèrent à Dijon. Garibaldi qui avait en vain essayé d’accourir à la défense de la ville, ce qu’il ne put faire, parce que le pont de Pontailler avait été rompu, voulut du moins protéger les autres grandes villes de la Côte-d’Or ; il fit occuper Saint-Jean-de-Losne et Seurre et lui-même revint à Dôle. Le 2 novembre l’ennemi, maître de Dijon, marchait sur Beaune et Chagny. Les troupes de Garibaldi gardèrent les rives de l’Oignon et de la Saône ; le 5 novembre, elles repoussèrent l’ennemi près de Saint-Jean-de-Losne.

A la suite de cet échec, les Allemands revinrent à Dijon pour s’y reformer et firent de cette ville le centre de leurs opérations dans l’Est. Ils reprirent bientôt l’offensive et repoussèrent d’abord, le 30 novembre, les troupes de Garibaldi ; mais le 3 décembre, celui-ci, appuyé parle général Cremer, les battit complètement à Arnay-le-Duc et à Bligny-sur-Ouche, les rejetant presque sous les murs de Dijon. Cette double victoire, qui empêchait l’ennemi de dépasser Chagny, sauva le reste du département et peut-être même Lyon. Le général de Werder revint une fois encore à Dijon pour reposer ses troupes et les reformer ; mais les événements avaient marché Au nord-est ; il dut envoyer ses troupes sous les murs de Belfort qui se défendait avec acharnement, et il ne laissa à Dijon que le général Glumer avec deux bataillons et à Semur une brigade badoise. Ces troupes furent ellesmêmes bientôt rappelées et, le 6 janvier 1871, Garibaldi rentrait à Dijon, y organisait de nouveau la défense ; il était temps, car une armée de 70 000 AIlemands s’avançait pour empêcher Bourbaki de se porter à la défense de Belfort.

Trois corps de cette armée furent successivement attaqués et battus dans les journées des 21, 22 et 23 janvier, par le général Pélissier et Garibaldi, d’abord à Fontaine et à Talant, puis à Plombières, à Daix, à Hauteville et au Val-de-Suzon. D’habiles dispositions permettaient d’espérer des succès plus décisifs lorsque, le 29 janvier, on apprit la capitulation de Paris et la notification de l’armistice. Par une fatalité encore mal expliquée, les départements de la Côte-d’Or, du Doubs et du Jura n’étaient pas compris dans cet armistice ; l’armée de l’Est était refoulée vers la Suisse, la continuation de la lutte devenait impossible, il fallut se résigner à abandonner Dijon qui ne fut évacué par l’ennemi qu’après la signature des préliminaires de paix. Quant à Garibaldi, qui le 28 janvier était parvenu à réunir à Dijon près de 50 000 hommes et 90 canons, il avait agi si habilement et avec tant de promptitude qu’il put opérer sa retraite sans rien perdre de son matériel. L’invasion allemande avait coûté au département de la Côte-d’Or 14 464 427 fr. 29.

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La clémence du Sage

Posté par othoharmonie le 27 janvier 2013

   La clémence du Sage dans SAGESSE sage  La lune glissait doucement parmi les nuages. Loin au-dessous, la rivière, dans sa course joyeuse, accordait sa musique au murmure du vent. L’éclat de la lune jouait avec les ténèbres et, dans ce tournoi d’ombre et de lumière, la terre revêtait un charme féerique. Partout alentour, les âshrams des rishis surpassaient en splendeur les jardins mêmes d’Indra. Arbres, lianes et fleurs faisaient de chaque ermitage un sanctuaire de beauté. En cette nuit enivrée de lune, le brahmarshi Vasistha dit à son épouse Arundhatî :
     « Devî, va chez le rishi Vishvamitra et prie-le de nous donner un peu de sel. »

     Arundhatî ne put dissimuler son étonnement

     « Seigneur, que m’ordonnez-vous là ? Lui qui m’a enlevé mes cent fils… »

     Elle ne put contenir ses larmes ; les souvenirs du passé surgirent devant elle et son cœur lui fit mal, ce cœur qui, dans ses profondeurs, abritait pourtant une paix infinie.

     « … Mes fils qui par les nuits de lune allaient chantant les hymnes védiques, mes cent fils passés maîtres dans la connaissance des Védas et consacrés à Dieu, il les a massacrés; et vous me demandez d’aller dans son ermitage mendier un peu de sel ! Je ne sais vraiment plus quel est mon devoir. »

     Le visage du rishi s’illumina, puis doucement, de l’océan de son cœur monta cette réponse :

     « Devî, sache qu’il m’est cher. »

     La stupeur d’Arundhatî fut à son comble.

     « S’il vous est cher, en vérité, répliqua-t-elle, que ne lui avez-vous accordé le titre de brahmarshi ? Cela aurait mis fin à tous nos tourments et je ne serais pas aujourd’hui privée de mes cent fils. »

     Le visage du rishi brillait d’un éclat ineffable.

     « C’est parce que je l’aime, reprit-il, que je ne lui ai pas encore accordé ce titre. Cela lui donne une chance d’en devenir digne. »

     Or ce jour-là, Vishvamitra ne pouvait s’adonner à son ascèse : la colère égarait son esprit ; il résolut d’en finir avec Vasistha, si celui-ci refusait encore de lui conférer le titre de brahmarshi. Armé de son épée, il partit accomplir son dessein. Comme il s’approchait sans bruit de l’ermitage du sage, il entendit les paroles que celui-ci prononçait à son sujet. L’arme lui glissa de la main.

     « Qu’allais-je faire, se dit-il, dans mon ignorance, quel crime n’allais-je pas commettre en frappant un être que rien ne peut plus perturber ! »

     Le remords lui brûlait le cœur comme les dards de mille scorpions. Il se jeta aux pieds de Vasishtha, mais un moment s’écoula avant qu’il pût articuler un mot.

     « Pardonne-moi, murmura-t-il enfin, bien que je sois indigne d’implorer ton pardon. »

     Ce cœur fier ne pouvait en dire plus. Vasishtha lui tendit alors les mains.

     « Lève-toi, brahmarshi ! » lui dit-il.

     Vishvamitra resta confondu.

     « Seigneur, ne me fais pas rougir de honte, balbutia-t-il. »

     « Sache que je ne prononce aucune parole en vain. Parce que tu as rejeté de ton cœur le dépit qui te rongeait, aujourd’hui tu t’es élevé au rang de brahmarshi. Oui, aujourd’hui tu mérites ce titre. »

     « Donne-moi la Connaissance, » supplia Vishvamitra.

     « Va auprès d’Ananta, lui ordonna le sage, c’est lui qui pourra te transmettre la Connaissance divine. »

     Vishvamitra se rendit donc auprès d’Ananta qui porte la Terre sur sa tête.

« Je pourrais t’initier, déclara Ananta, à condition que tu puisses, toi aussi, porter la Terre. »

     Fier encore de la force acquise par son ascèse, Vishvamitra répartit :

     « Eh bien, donne-la moi, que je la pose sur ma tête. »

     « Prends-la donc, je te l’abandonne! »

    La Terre, aussitôt, plongeant dans les profondeurs de l’abîme, se mit à tournoyer dans le vide.

     « Je renonce à tous les fruits de mon ascèse, s’écria Vishvamitra, mais que la Terre ne sombre pas ! »

     Cependant celle-ci s’enfonçait toujours dans l’abîme.

     « Vishvamitra, ton ascèse est insuffisante, gronda Ananta ; tu n’as pas encore acquis le pouvoir de porter la Terre. As-tu jamais recherché la compagnie des sages ? Si oui, offre en sacrifice ce qui t’a été donné auprès d’eux. »

     « J’ai passé quelques instants auprès de Vasishtha, répondit Vishvamitra. »

    « Offre en sacrifice le fruit de ces instants passés auprès de lui ! ordonna Ananta. »

     « Soit, j’en fais l’offrande, s’écria Vishvamitra. »

     Peu à peu, la Terre s’immobilisa.

     « Maintenant, donne-moi la connaissance du Brahman, implora Vishvamitra. »

     « Ô Vishvamitra, insensé, que tu es, s’exclama Ananta, tu viens me demander, à moi, la Connaissance divine, dédaignant celui dont le contact d’un instant t’a permis de soutenir la terre ! »

     Vasishtha s’était donc joué de lui ! Brûlant d’indignation, Vishvamitra se précipita chez le sage :

     « Pourquoi m’avoir abusé ainsi ? s’écria-t-il. »

     D’un ton calme et grave, Vasishtha lui répondit :

     « Si je t’avais alors initié à la connaissance du Brahman, tu aurais conservé des doutes. Maintenant tu croiras. »

     C’est ainsi que Vasishtha conféra l’initiation à Vishvamitra.

     Tels étaient en Inde les rishis et les sages d’antan ; et c’est là un exemple de la clémence dont ils savaient faire preuve. Le pouvoir acquis par leur ascèse était tel qu’il leur permettait de maintenir l’équilibre du monde. Mais d’autres rishis viendront, dont la gloire éclipsera celle des sages de jadis, et le prestige de l’Inde en sera plus rayonnant que jamais.

Sri Aurobindo

Traduit du bengali par Michèle Lupsa

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Les Rishis

Posté par othoharmonie le 27 janvier 2013

Paru dans La Revue d’Auroville n°13 et 14
éditée par 
Auroville Press

 

Les Rishis dans VOYAGE EN INDE 210px-wat_phra_prang_sam_yod-010-200x300     « À cette époque-là, le Rishi conduisait les hommes. Il était tout ensemble sage, poète, prêtre, savant, prophète, éducateur, érudit et législateur. Composait-il un chant, celui-ci devenait l’un des hymnes sacrés du peuple ; prononçait-il, émergeant d’une communion intense avec Dieu, quelque phrase profonde, et de ces mots naîtraient dans les âges suivants de puissantes philosophies ; présidait-il à un sacrifice, et sur ses sept langues de feu les rois et les peuples s’élevaient jusqu’à la richesse et la grandeur. Il formulait un aphorisme pénétrant et l’on en faisait la fondation d’une science future, qu’elle soit éthique, pratique ou physique ; il rendait un jugement dans une dispute et son verdict donnait naissance à un code ou une grande théorie législative.

     C’est dans les forêts des Himalayas ou à la confluence de grands fleuves qu’il vivait, centre d’une famille patriarcale basée non sur des relations de sang mais sur des échanges de pensée : les enfants de ces sages, adolescents héroïques aux yeux brillants et à la soif ardente de connaissance, deviendraient eux-mêmes de grands Rishis ou des maîtres à penser illustres. Lui-même était le maître de toute connaissance, de tout art et de toute science. Il avait obtenu son savoir par la méditation ; guidé par l’inspiration, il procédait en avançant d’intuition en intuition. Par une concentration austère des facultés, il disciplinait la raison rebelle et laissait agir la vision intérieure infaillible, qui est au-dessus de la raison comme la raison est au-dessus de la simple vision. Et là encore, les Rishis fonctionnaient par éclairs d’intuition, chaque illumination surgissant quand les dernières lueurs de la précédente n’étaient pas encore éteintes, jusqu’à ce que le tout forme une chaîne logique — une logique qui n’était ni pensée froide ni logique de raisonnement, mais la logique d’une inspiration continue et cohérente. Ceux qui cherchaient l’Éternel au moyen d’austérités physiques, par exemple en se laissant brûler par cinq feux (un de chaque côté et le soleil de midi au-dessus) ou en restant couché pendant des jours sur un lit de piques, ou bien en utilisant des méthodes de yoga basées sur une science physique avancée, appartiendraient à une époque ultérieure. Les Rishis étaient des penseurs inspirés, leur démarche ne devait rien à la raison déductive ni à aucun processus physique dépendant des sens.

     L’énergie de leurs personnalités était colossale. S’empoignant avec Dieu en de farouches méditations, ils avaient acquis des énergies spirituelles incalculables, leur colère pouvait anéantir les peuples et le monde était en danger quand ils ouvraient la bouche pour lancer une malédiction. Cette énergie était, par le principe d’hérédité, transmise à leurs descendants, du moins sous la forme d’une force latente et éducable. Par la suite, la vigueur de cette race s’éteignant, le feu intérieur s’affaiblit et décrût. Mais au commencement, même l’enfant à naître était divin. Quand Chyavan était encore dans le sein de sa mère Puloma, un Titan à qui cette dernière avait été promise avant de devenir l’épouse de Bhrigu, tenta, profitant de l’absence du Rishi, d’enlever l’aimée qui lui avait été arrachée. L’enfant en gestation, dit-on, ressentit l’affront et sortit du ventre de sa mère, brûlant d’un tel feu de puissance divine héritée de son père que le Titan ravisseur périt, foudroyé par la fureur d’un nouveau-né. Les Rishis, en effet, n’étaient pas dénués de passions. Ils étaient enclins à la colère et prompts à l’amour. Dans l’orgueil de leur puissance de vie et de leur génie, ils s’abandonnaient à leurs désirs de beauté, s’unissant aux filles de Titans ou fréquentant les nymphes du Paradis dans les solitudes majestueuses des collines et des forêts. C’est d’eux que sont nés ces anciens clans sacrés de l’antiquité préhistorique, les Bargha, les Barhaspatha, les Gautama, les Kashyapa, en lesquels encore maintenant se répartissent les descendants des Aryens. C’est ainsi que l’Inde déifia les grands hommes qui lui donnèrent sa civilisation. »

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Un homme et son chien !

Posté par othoharmonie le 26 janvier 2013

 

Un homme et son chien marchent le long d’une route. L’homme admire le paysage quand tout d’un coup il réalise qu’il est mort. Il réalise aussi que son chien est mort depuis des années. Il se demande où le chemin les conduit.

Ils approchent d’une grosse roche blanche qui ressemble à une bille. Ils avancent encore. Elle est fendue et un lumière éblouissante en jaillit.

Un homme et son chien ! dans SAGESSE enfant-et-son-chien-231x300Puis, ils voient une route en or pur et une porte grandiose. À l’entrée, un homme est assis à une table. Le voyageur lui demande:
– Où sommes-nous?
– Au Paradis
– Wow! Avez-vous de l’eau?
– Bien sûr! Entrez!
– Est-ce que mon chien peut entrer?
– Désolé, nous n’acceptons pas les animaux.

L’homme réfléchit et reprend le chemin. Après une longue marche, il croise une route de terre qui conduit à une porte de grange qui donne l’impression de n’avoir jamais été fermée. Il n’y a pas de clôture. Accoté sur un arbre un homme lit un livre.

– Excusez-moi monsieur, est-ce que vous avez de l’eau?
– Bien sûr, il y a une pompe à l’intérieur.
– Est-ce que mon ami peut venir? 
– Bien sûr, il y a un bol près de la pompe. 

Ils franchissent la porte et voient une vieille pompe avec un bol par terre. L’homme remplit le bol, prend un gorgée et donne le reste au chien. Quand ils eurent fini de boire, il se retourne…

– Comment appelez-vous cet endroit?
– Le paradis.
– L’homme que nous avons rencontré un peu plus tôt dit la même chose.
– Ah vous parlez du chemin en or et de la porte en perle? Non, c’est l’enfer.
– Ça ne vous fâche pas qu’ils utilisent votre nom?
– Non, comme ça, ils éliminent les gens qui abandonnent leurs amis. 

BRIN DE SAGESSE:  bienvenue-6 dans SAGESSE

Parfois, on se demande pourquoi nos amis continuent de nous envoyer des blagues sans nous écrire un petit mot d’accompagnement. Peut-être que ce qui suit peut l’expliquer: 

Quand je suis très occupé(e), mais que je veux quand même garder le contact, devinez ce que je fais…j’envoie des blagues. » 

« Quand je n’ai rien à dire, mais que je veux quand même garder le contact….je fais suivre des blagues. »

« Quand j’ai quelque chose à dire, mais que je ne sais pas quoi ni comment…….j’envoie des blagues. »

« Et pour laisser savoir à quelqu’un que je ne l’oublie pas, que cette personne est encore important(e), qu’elle encore aimé(e) et apprécié(e), et bien qu’est-ce qu’elle reçoit???…… Une blague de ma part. » 

« Alors mes amis(es), la prochaine fois que vous recevrez une blague, ne pensez pas que c’est seulement une blague, mais que quelqu’un a pensé à vous aujourd’hui et que cette personne voulait vous envoyer un sourire. » 

Vive l’internet!

C’est vrai que ça nous permet de garder le contact même lorsque nous sommes très occupés(es). Je crois que l’amitié est plus durable avec cette petite machine.

Auteur(e) inconnu(e)

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Le lâcher-prise de votre ancien « VOUS »

Posté par othoharmonie le 26 janvier 2013

 

Comme nous l’avons vu, la transition d’une conscience fondée sur l’ego à une conscience fondée sur le coeur progresse selon les étapes suivantes :

1) Etre insatisfait de ce qu’une conscience fondée sur l’ego peut offrir, aspirer à « autre chose » : Le début de la fin.       

2) Prendre conscience de ses attaches à une conscience fondée sur l’ego, reconnaître et se libérer des émotions et des pensées qui les accompagnent : Le milieu de la fin.

3) Laisser mourir en soi les vieilles énergies fondées sur l’ego, se débarrasser du cocon, devenir son nouveau soi : La fin de la fin.

4) L’éveil d’une conscience fondée sur le coeur, motivée par l’amour et la liberté ; aider les autres à faire la transition.

Le lâcher-prise de votre ancien Nous allons maintenant parler de la troisième étape. Mais avant cela, nous souhaitons insister sur le fait que cette transition ne s’effectue pas selon un cheminement strict et linéaire. Par moments, il se peut que vous retombiez à un stade que vous aviez déjà dépassé. Mais cette régression peut aussi vous mener plus tard à un grand pas en avant. Ainsi, certains détours peuvent s’avérer être des raccourcis. Et le chemin spirituel de toute âme est unique et individuel. Donc, voyez ce résumé en quatre étapes que nous vous proposons comme une simple manière d’éclaircir certains moments décisifs du processus. Les résumés et les catégories sont de simples instruments pour rendre visible une réalité qui ne peut être saisie par votre mental.

Après que vous ayez accepté vos blessures intérieures et guéri les parties traumatisées de votre conscience, ainsi que nous l’avons décrit au chapitre précédent, votre énergie change. Le lâcher-prise d’un ancien « vous » est en cours. Vous faites de la place pour une manière d’être et de vivre entièrement nouvelle. Dans ce chapitre, nous aimerions vous expliquer ce qu’il se passe énergétiquement lorsque vous lâchez-prise de la conscience fondée sur l’ego. Lorsque vous passez de la domination de l’ego à la conscience fondée sur le coeur, le chakra du coeur prend la préséance sur la volonté, le troisième chakra.

Les chakras sont des roues d’énergie en rotation, localisées le long de votre colonne vertébrale. Chacun de ces centres d’énergie est  relié à un thème de vie spécifique ; par exemple, la spiritualité (chakra-couronne), la communication (chakra de la gorge), les émotions (chakra du nombril). Les chakras participent d’une réalité matérielle jusqu’à un certain point, car ils sont reliés à des endroits précis de votre corps. Mais ils ne sont pas visibles à l’oeil physique, alors on peut dire qu’ils sont quelque part entre l’esprit et la matière ; ils forment un pont entre les deux. Ils sont la porte d’accès de votre esprit (la conscience de votre âme), lui permettant ainsi de prendre une forme physique et de créer les évènements de votre vie.

Le chakra du coeur, localisé au centre de votre poitrine, est le siège de l’énergie de l’amour et de l’unité. Le coeur porte des énergies qui unifient et harmonisent. Lorsque vous mettez votre attention quelques instants sur ce centre, vous allez ressentir de la chaleur ou de l’ouverture. Si vous ne ressentez rien, laissez, essayez peut-être plus tard.   

Le chakra en-dessous du coeur, le « plexus solaire », est situé près de votre estomac. C’est le siège de la volonté. C’est le centre qui focalise votre énergie en une réalité physique. C’est donc le chakra connecté aux questions de créativité, de vitalité, d’ambition et de pouvoir personnel.

L’ego et la volonté sont intimement liés. La faculté de volonté vous permet de vous focaliser sur quelque chose, soit au-dehors, soit au-dedans. Votre perception de la réalité, à la fois de vous-même et des autres, est très influencée par ce que vous voulez, par vos désirs. Vos désirs sont souvent entremêlés de peur. Souvent, vous voulez quelque chose parce que vous avez l’impression que vous en avez besoin. Il y a là derrière une sensation de manque ou de besoin. A cause des peurs présentes dans nombre de vos désirs, le plexus solaire est souvent mené par l’énergie de l’ego. L’ego s’exprime surtout par le plexus solaire.

A travers la faculté de volonté, l’ego met littéralement une pression sur la réalité. Celle-ci doit entrer de force dans ce que l’ego veut que vous croyiez. L’ego se comporte selon un ensemble de suppositions de base sur la façon dont la réalité fonctionne, et qui reposent toutes sur la peur. Il vous présente une image de la réalité très sélective, puisque sa façon de regarder est orientée vers ses besoins et ses peurs. De même, il a besoin d’émettre des jugements sur tout ce qu’il remarque. Il n’y a pas de place pour simplement constater les choses. Tout doit être divisé en catégories, être étiqueté bon ou mauvais.

Quand on vit selon le coeur, il n’y a pas de critères fixes pour évaluer ou interpréter les faits. On ne se cramponne plus à de fortes convictions. On devient davantage un observateur. On reporte tout jugement moral car il se pourrait bien que l’on n’ait pas tout compris d’une situation. Les jugements ont toujours quelque chose de définitif mais les définitions n’intéressent pas le coeur. Il essaie toujours d’aller au-delà de ce qui semble sûr et certain. Le coeur est ouvert, il explore, il est prêt à réexaminer et à pardonner.

Quand vous utilisez la force de volonté centrée sur l’ego, vous pouvez ressentir un tiraillement sur le chakra de votre plexus solaire. Cet usage de votre volonté est un fait énergétique dont vous pouvez avoir conscience, si vous le voulez. Lorsque vous ressentez ce tiraillement, accompagné d’un désir intense que les choses aillent comme vous le voulez, c’est que vous essayez de modeler la réalité selon vos desideratas. Vous essayez d’imposer vos croyances à la réalité.

Quand vous agissez à partir du coeur, vous accompagnez le cours des choses tel qu’il se présente ; vous ne poussez ni ne forcez.

Si vous travaillez très dur pour accomplir quelque chose et que vous échouez de façon récurrente, s’il vous plaît, demandez-vous de quel chakra, de quel centre énergétique cela provient. Vous pouvez aussi vous mettre à l’écoute de votre coeur et demander pourquoi cela ne marche pas ou pourquoi vous devez y mettre autant d’énergie.

Vous essayez souvent de réaliser des objectifs sans être vraiment allé en vous et avoir vérifié si cela vous sert réellement sur votre chemin vers la sagesse et la créativité. Et même si vos objectifs représentent vos désirs les plus sincères, il se peut que vous ayez des attentes irréalistes au sujet de leur déroulement  temporel. Il se peut que vous soyez sur une ligne de temps qui n’est pas celle du coeur mais celle de la volonté personnelle.

Il y a un rythme naturel pour toutes choses et ce n’est pas nécessairement celui que vous pensez être désirable. La réalisation de vos objectifs requiert un changement dans l’énergie. Les changements d’énergie  prennent souvent plus de temps que vous ne vous y attendiez ou le souhaitiez. En fait, les changements d’énergie ne sont rien d’autre que votre changement.

Quand vous aurez atteint vos objectifs, vous ne serez plus le même. Vous serez devenu une version agrandie de votre soi actuel, empli de plus de sagesse, d’amour et de force intérieure. Le temps nécessaire pour accomplir vos objectifs est celui qui est nécessaire pour changer votre conscience de façon à ce que la réalité désirée puisse entrer dans votre réalité effective. Donc si vous voulez accélérer les choses, mettez votre attention sur vous et non pas tant sur la réalité.

Bien souvent, il vous faut même lâcher-prise de vos objectifs, pour vous ouvrir à recevoir. Cela peut sembler paradoxal. Mais en fait nous disons simplement que vous avez besoin d’accepter complètement votre réalité  actuelle avant de pouvoir faire un pas en avant dans une nouvelle réalité. Si vous n’acceptez pas votre réalité actuelle et que vous vous cramponnez à vos objectifs de façon crispée, vous n’avancez pas.

Rien ne quittera votre réalité, à moins que vous ne l’aimiez. Aimer équivaut à  libérer.

A moins que vous n’étreigniez votre présente réalité et que vous l’acceptiez comme votre création, elle ne peut pas vous quitter, sinon vous reniez une partie de vous-même. Vous dites « non » à la partie de vous qui a créé cette réalité pour vous. Vous aimeriez couper cette partie dont vous ne voulez plus et avancer.

Mais ce n’est pas possible de créer une réalité qu’on aime mieux à partir de la haine de soi. Vous ne pouvez pas vous faire entrer de force dans une nouvelle réalité en repoussant les parties dont vous ne voulez plus. Ce dont vous avez besoin, c’est d’entrer en contact avec votre coeur. Les énergies de compréhension et d’acceptation sont les matériaux requis pour construire une réalité nouvelle et plus plénifiante.

Quand vous avez des interactions avec la réalité à partir du coeur, vous permettez à la réalité d’être ce qu’elle est. Vous n’essayez pas de la changer ; vous constatez simplement et attentivement ce qu’elle est.

Quand le coeur devient le régisseur de votre être, le centre de la volonté (le plexus solaire) l’accompagne. L’ego (la faculté de volonté) n’est pas éliminé, car il sert naturellement d’énergie de transmission de la conscience à la réalité physique. Quand cette transmission ou manifestation est guidée par le coeur, l’énergie de la volonté crée et circule sans effort. Il n’y a pas de pression ni de forçage. C’est là que se produit la  synchronicité : une coïncidence remarquable d’évènements qui accélère grandement la réalisation de vos objectifs. Lorsque les choses s’arrangent ainsi, cela vous semble miraculeux. Mais en fait, c’est ce qui arrive  tout le temps lorsque l’on crée à partir du coeur. L’absence d’effort est la caractéristique de la création à partir du coeur.                                                                         

 

Issu du livre de Pamela Kribbe :   De L’ego au coeur tome III : www.jeshua.net/fr


 

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Interprétation du nombre ascendant familial

Posté par othoharmonie le 26 janvier 2013

EXEMPLE AVEC Le 2:

LE 2 comme nombre Ascendant, de par votre rattachement à une tradition familiale, définie par le nom, vous donne un tempérament robuste prédestiné aux excès de table (d’où acide urique, goutte, désordres métaboliques), mais au physique généreux, qui peut donc comme on disait autrefois « se purger de ses humeurs » (les homéopathes préfèrent parler de « drainage », c’est-à-dire de stimulation des émonctoires, peau, reins, organes d’élimination) par l’exercice et le sport, pourvu que ces derniers soient réguliers, c’est-à-dire quotidiens. Assez gourmand ou gourmet, attaché à la bonne cuisine, vous l’êtes aussi à tout ce qui est solide et traditionnel. Aimant perpétuer les choses, vous êtes patient et persévérant, doté d’une voix jeune et chaleureuse, les relations entre les sexes ne pouvant pas, d’après vous, s’abstaire de la sexualité. Un peu attaché au confort, réalisateur, vous aimez le luxe et la libéralité que donne la richesse. Il ne vous déplait pas d’être envié.

Diplomate, pouvant vous intéresser à la nature, la peinture, la musique, dans la mesure où votre éducation a intégré ces éléments, il vous sera nécessaire pour être heureux d’avoir de l’espace, une grande liberté, un jardin et les perspectives d’une carrière évolutive, où compteront beaucoup les relations avec les autres. Sur le plan santé, soignez particulièrement votre dentition et faites de longues marches dans la compagne.

 CLIC UN CHIFFRE….

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le 9

 

 

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Mariage dans le Morvan

Posté par othoharmonie le 25 janvier 2013

Mariage dans le Morvan au XIXe siècle :
deux journées de festivités et de rituels

(D’après « Revue de folklore français », paru en 1933)

 

Il existait encore au XIXe siècle, dans le Morvandes coutumes particulières à ce pays et qui, à travers bien des siècles, étaient venues jusqu’à nous, sans presque s’altérer, se révélant surtout saisissantes aux noces. Celles-ci étaient marquées par des festivités et rituels se déroulant sur deux jours, de la « capture » de la mariée aux danses rythmées par le musettier, en passant par l’incontournable trempée

Dans cette Ecosse du Nivernais, la nature est énergique et précoce, les habitants sont formés de bonne heure. A peine, sorti du hasard et des épreuves de la conscription, le Morvandeau se cherche une compagne et son choix fait, il charge son père, un de ses parents ou une personne âgée de sa connaissance, de boulayer pour lui, de demander pour lui la jeune fille en mariage. Puis, la proposition agréée, à quelques jours de là, il se rend, endimanché et accompagné de son boulayeur, chez le père de celle qu’il aime.

Ils ont grand soin de remarquer ce qui se passe autour d’eux, à leur arrivée. Si on trace des croix dans les cendres avec les pincettes, c’est mauvais augure : on ne leur servira à déjeuner que du caillé et des crapiaux, du fromage et des œufs délayés avec de la farine : à leur départ, on dressera en l’air les tisons du feu, ce qui signifie de ne point revenir. Mais si, au contraire, ils sont reçus avec empressement, le succès de leur démarche est assuré : on se met en cuisine ; on sert l’omelette au lard, la tranche de jambon, le fromage à la crème et le vin des jours de fête ; puis, quelques paroles échangées, on passe à table.

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Noces morvandelles : le départ

Le futur beau-père fait placer à dessein les deux jeunes gens l’un près de l’autre, et pendant que lui s’entretient, avec le boulayeur, de bétail et de culture, nos deux amoureux ne cessent de chercher à découvrir dans leurs regards qui se croisent les sentiments qu’ils n’ont pu s’exprimer encore ouvertement. Cet accueil bienveillant et cordial du chef de la famille, ces apprêts extraordinaires du repas, ces regards de la jeune fille qui se forment langoureux sous sa paupière, tout cela est de bon augure, tout cela remue profondément l’âme du jeune homme ; mais rien ne lui dit encore qu’il est aimé.

Pour le savoir, il remplit son verre à pleins bords ; il boit, puis il le passe à la jeune fille à moitié bu : usage évidemment conservé des Gaulois, et qu’on est surpris de retrouver au sein de nos campagnes, comme un précieux débris de la nationalité gallique, dispersée et perdue sous le vent de la conquête ; gage d’amour, qui, chez nos pères comme chez les Morvandeaux, était l’épanchement de deux cœurs, le lien qui les attachait indissolublement. Si la jeune fille consent à boire le reste du verre, si elle le met à sec, oh ! il est heureux, il est aimé : dès lors, elle est sa fiancée ; il la prend sur ses genoux, il l’inonde de baisers et de caresses et de brûlants propos d’amour.

Souvent, pour lui, le soleil ne s’arrête pas assez longtemps à l’horizon frangé que dessinent les montagnes boisées du Morvan ; l’approche de la nuit vient trop tôt l’arracher à ces doux épanchements, à ces voluptés du cœur que sentent mille fois mieux que l’homme du monde, d’ordinaire blasé si jeune, ces hommes faits à une vie dure et laborieuse. Avant de se quitter, on convient de tout : on remet au dimanche suivant l’écrit des bans et l’achat des habits de noce ; on s’embrasse, on se dit adieu. Jamais, peut-être, le jeune homme n’a senti son cœur battre à tant d’émotions ; il reprend à pas lents et pensifs le chemin de sa demeure et rentre chez lui avec la nuit d’un des plus beaux jours de sa vie.

Le rendez-vous de cet heureux dimanche est donné sur le parvis de l’église du village, au sortir de la messe. L’épouseur y attend sa fiancée avec toute l’impatience d’un amour de vingt ans. Dès qu’il l’a distinguée au milieu de ses compagnes, il va à elle et lui jetant le bras autour de la taille, il la distrait de la foule pour l’entretenir à part jusqu’à l’arrivée des parents. Alors, on se rend successivement à la Maison Commune, au presbytère, chez le marchand, puis les emplettes faites, au cabaret, où nos deux jeunes gens boivent encore dans le même verre. Cette journée à moitié dépensée au village, s’achève, comme celle de la première entrevue, chez la future, où son épouseur l’a accompagnée. Le temps qui s’écoule entre le jour où s’écrivent les bans et le jour où l’hymen se fait est employé, de part et d’autre, aux préparatifs de la noce. Chacun invite ses parents, ses amis ; tous les conviés font venir chez eux lecoudré ; tout le monde ordonne sa toilette. Les jeunes à marier font leurs présents.

Mais, peu à peu, l’attente diminue ; le crépuscule de la dernière nuit est venu. Dans chaque famille, on se presse autour de longues tables chargées de viande, on circule autour du foyer brûlant et encombré d’ustensiles de cuisine. On mange, on boit, on cause, on rit, on chante et, par intervalle, le musettier joue des airs du pays. Les jeunes garçons chez l’épouseur, chez sa future, les jeunes filles, se livrent chacun à leur plaisir favori : la table ou la danse. Tous les fronts s’épanouissent de gaieté, tous les cœurs débordent de joie. Cependant, l’aiguille de l’horloge n’est plus éloignée de minuit que du temps nécessaire pour franchir la distance qui sépare l’habitation du jeune homme de celle de sa fiancée. Tous les grands garçons, deux à deux, bras dessus, bras dessous, l’épouseur en tête et conduit par ses deux meilleurs amis, prennent joyeux, au son de la musette, le chemin qui y mène.

Rien n’est aussi doux à voir et à entendre que ces noces qui passent à travers les ombres et le silence de la nuit, comme ces troupes de bienheureux qui vont du Purgatoire au Paradis, dans les contes religieux dont les grand-mères bercent l’esprit de l’enfance. Les airs montagnards de la musette, la flamme brillante des torches qui s’agitent dans l’air, ces jeunes gens qui accompagnent leur ami, et semblent être heureux de son bonheur, tout porte à l’esprit de bien agréables pensées.

A peine arrivés, ils tirent plusieurs, coups de pistolet, puis ils frappent à la porte et la secouent de toutes leurs forces. La porte est solidement fermée. Au bruit qu’ils font, le personnel de l’intérieur leur demande :

– Qui est là ? Que voulez-vous ? Ce n’est point à cette heure que d’honnêtes gens se présentent : vous êtes des malfaiteurs. Passez votre chemin.

– Nous ne sommes pas des malfaiteurs, répond l’un d’eux, ordinairement un garde, nous sommes des chasseurs. Nous avons tiré une caille : elle est tombée par le cornet de votre cheminée ; nous venons vous la demander.

– Nous n’avons point vu votre caille, reprennent les autres d’un ton mécontent.

Alors, il se fait quelques moments de silence ; puis, on entonne la chanson des idées, mot par lequel on désigne les cérémonies de la nuit qui précède le jour des noces. Cette chanson est par demandes et par réponses. Après chaque couplet, la musette joue un air, absolument comme dans nos cathédrales l’orgue, après chaque verset d’un psaume.

Un des grands garçons, pour l’épouseur :

Ouvrez-moi la porte,
La belle, si vous m’aimez.

Une des grandes filles, pour la jeune à marier :

Je n’ouvre point ma porte
A l’heure de minuit :
Passez par la fenêtre
La plus proche de mon lit.

Le même :

Si vous saviez, la belle,
Comment nous sommes ici.
Nous sommes dans la neige,
Dans l’eau jusqu’aux genoux ;
Une petite pluie fine
Qui nous tréfoule tous…

La même :

Allez donc chez mon père :
Il y a de bons manteaux,
Ainsi que des couvertes
Pour vous couvrir le dos.

Le même :

Les chiens de votre père
Ne font que d’aboyer,
Disant, dans leur langage :
Galant, tu fais l’amour,
Galant, tu perds ton temps.

Il y a encore là quelques instants de silence, après lesquels la jeune fille, qui parle pour la fiancée, demande sur un autre air :

Galant qui êtes à la porte,
Quel présent nous apportez-vous ?

Le jeune homme :

Le présent que je vous apporte,
Belle, le recevrez-vous ?

La jeune fille :

S’il est beau et présentable,
Pourquoi le refuserions-nous ?

Cette chanson, les airs que jouent alternativement la musette des jeunes gens et celle des jeunes filles, ne rappellent-ils pas encore quelques traits caractéristiques des noces des Gaulois ? Les deux musettiers ne sont-ils pas les deux bardes qui, dans les chants contradictoires, défendaient, l’un la virginité de la mariée, l’autre les droits du mari ? Quand la chanson est finie, encore un silence que vient briser une personne de l’intérieur, par ces paroles prononcées d’une voix forte : « Ah ! ça, vous autres ! nous aimons à croire que vous n’êtes pas des étrangers ; mais, puisque vous êtes si appris, voyons si vous répondrez à nos questions ? »

C’est vraiment plaisir d’entendre les rires francs et sonores qu’arrache à ces jeunes filles l’ignorance de ceux dont elles clouent ainsi l’impatience à la porte. Et, le plus longtemps qu’elles peuvent, elles les retiennent par des questions, par des énigmes toujours neuves, toujours improvisées sur-le-champ, toujours naïves et quelquefois par trop grivoises, qu’elles multiplient jusqu’à ce qu’on en ait deviné une. Alors, la place est forcée : elles capitulent. La chevillette qui ferme la porte est ôtée, et tous les jeunes gens se précipitent, se ruent dans la maison, à la recherche de la future, qui s’est cachée de son mieux, pendant que ses compagnes leur faisaient compter, sans chandelle, les clous de la porte. Dans quelques cantons, ce n’est point par des énigmes qu’on retient les jeunes gens à la porte. Pour être introduits, on leur demande un otage. Leur attente est proportionnée à leur nombre. Chacun d’eux se nomme successivement et on n’ouvre qu’au dernier, à l’épouseur, quand il a décliné son nom.

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Noces morvandelles : le repas

En un clin d’œil, les jeunes gens se répandent par toute la maison ; ils cherchent partout, furètent partout, remuent partout ; pas un lit qu’ils ne bousculent, pas un meuble qu’ils n’ouvrent, pas un meuble qu’ils ne dérangent ; ils ne respectent rien ! Quelques minutes leur suffisent pour explorer tous les coins et recoins de l’appartement et quelque soin qu’ait pris là jeune fille de se bien cacher, elle est découverte, à moins que, déguisée en homme, comme je l’ai vu faire, elle ne se soit mêlée aux grands garçons et ait feint de chercher avec eux.

A celui qui l’a trouvée sont réservés d’insignes honneurs : c’est lui qui, dans quelques instants, dansera avec elle la première bourrée ; c’est lui qui portera, à la noce, la bouteille de vin et le verre, la couronne de brioche pendue par une serviette à son côté, comme un sabre en bandoulière, et le rameau – nom que je crois devoir donner à une petite branche d’arbre dépouillée de ses feuilles et chargée de rubans, de bonbons et de fruits, absolument semblable à celle qu’on donne aux enfants le dimanche des Rameaux, et que pour cela on appelle un Rameau – ; c’est lui encore qui ira, ce soir, offrir aux mariés la trempée. Il conduit aussitôt la jeune fille à son épouseur. Celui-ci, après avoir remercié son ami de l’agréable cadeau qu’il lui fait, la prend sur ses genoux, la presse contre son cœur, l’embrasse et lui dit à voix basse quelques doux mots d’amour.

Cependant, le musettier qui n’a cessé de jouer pendant la recherche comme la musique de l’armée, pour soutenir le courage des combattants au milieu d’une bataille, le musettier a quitté la maison pour se rendre à la grange où déjà les danses s’organisent. Le jeune à marier remet alors sa fiancée à celui qui la lui a amenée et toute la noce suit la musette.

Si vous n’avez jamais assisté à un bal champêtre, si vous n’avez jamais dansé le gracieux rigodon et la lourde bourrée dans une grange, à la lueur blafarde d’une seule lampe suspendue à une poutre, et dont les rayons, loin d’être réfléchis, comme dans d’aristocratiques salons, par des glaces limpides, sont absorbés par la teinte sombre des murailles, vous ne pourrez que très imparfaitement comprendre tout ce qu’il y a de poétique dans cette scène que seuls rendent exactement les frais et suaves tableaux de Téniers.

Dans un coin, on a improvisé une table avec deux tonneaux et quelques planches ; on l’a couverte de verres et de grands brocs de vin. A l’entour, sur des bancs improvisés comme elle, se sont assis les vieux ; ils boivent et, tout près d’eux, à l’extrémité de la table, debout sur un tonneau comme sur un piédestal, le musettier se dandine, aussi altéré que l’outre de sa musette ; puis, sur l’aire, les jeunes filles, les jeunes garçons, qui dansent joyeux et gais : toute la noce est là. Mais pendant qu’on danse à la grange, à la maison on hâte la collation et, quand tout est prêt, quand l’horloge vivante du domaine annonce qu’il n’y a plus que quelques heures de nuit, la noce revient.

On se range autour de là table-comme on arrive, chaque garçon à côté de sa danseuse. Les gaietés les plus franches, les chansons les plus bachiques et les plus nuptiales, les conversations les plus animées, les plus vives, les plus naïves assaisonnent le repas. Puis, la collation faite, chacun cherche une place où poser sa tête un peu lourde ; on s’entasse nombreux dans les lits, les hommes dans les uns, les femmes dans les autres. Les deux fiancés s’embrassent et se souhaitent bonne nuit. Quelques instants après, le silence le plus épais enveloppe la maison : le sommeil a passé sur toutes les têtes.

Tout dort encore que les premiers rayons du jour, descendus par la vaste cheminée, seul endroit de la maison par lequel ils puissent pénétrer, blanchissent l’âtre qui fume. Alors, les femmes chargées de la cuisine s’agitent sur les chaises où elles se sont endormies et se mettent bientôt à rallumer le foyer. Elles se sont éveillées, ces femmes, dont la lumière n’avait qu’à traverser la paupière, pour arriver à leurs yeux ; mais ceux qui dorment à l’ombre d’un épais rideau de serge, il n’y a que l’habitude qui puisse les arracher au sommeil que donne une longue nuit de fatigue et d’insomnie. Cependant, au grand jour, tout le monde se lève ; tout le monde, comme à l’ordinaire, va respirer dehors l’air frais du matin. Les premières heures de cette journée sont dépensées en causeries oiseuses, éparpillées çà et là jusqu’au déjeuner, après lequel les jeunes à marier se parent de leurs habits de noce.

Ce sont les filles d’honneur qui habillent la fiancée : elles lui placent sur la tête, quand elle est jugée vierge, une petite couronne de différentes couleurs et lui attachent au côté un bouquet et une touffe de rubans, cadeaux qu’elles lui ont faits à frais communs. Le plus souvent, son vêtement n’est pas blanc. Quant à l’épouseur, il n’est guère plus endimanché qu’un autre jour, sauf que ses habits sont de drap, sauf que la cravate, la chemise et le mouchoir de poche donnés par sa future, sont d’une étoffe plus fine. Ce n’est qu’à la touffe, de rubans, que les grands garçons ont suspendu à sa boutonnière, qu’on le distingue des autres jeunes gens.

Puis tout le monde se marque, se noue un ruban rose autour du bras gauche. Les grands garçons marquent leurs grandes filles ; les jeunes à marier marquent successivement leurs nouveaux parents. Dans certains endroits, quand la noce est sur le point de quitter la maison, la jeune à marier s’assied dans la porte par où tout le monde doit sortir, place une chaise à côté d’elle, et une assiette dessus. Puis, elle étend sa jambe et relève sa jupe jusqu’au genou. Le premier homme qui passe lui ôte sa jarretière et la dépose dans l’assiette avec ses générosités ; le second rattache la jarretière à la jambe de la jeune fille et laisse aussi son présent dans l’assiette ; le troisième détache la jarretière, le quatrième la renoue et chacun fait son cadeau de noce. Cet exercice et cette offrande se continuent jusqu’au dernier. Et l’on part.

La noce, musique en tête, se déploie en colonne, comme toutes les noces ont fait ; mais ce. qu’elle n’a point dé commun avec celles que vous voyez ordinairement passer sous vos regards, c’est la manière de se donner le bras : les femmes conduisent les hommes ; c’est encore de voir, sur un des flancs et hors rang, l’homme au rameau l’élever en l’air, en signe de triomphe. Tout le long du chemin, on chante les chansons dont le musettier joue l’air, et le bruyant, le joyeux passage de cette noce appelle les curiosités au seuil de toutes les portes.

On arrive enfin à la Maison Commune. Après là célébration du mariage, on offre à l’officier de l’état-civil un morceau de brioche et un peu de vin. Puis, on reprend sa marche pour l’église, où va se consommer le second acte. A la porte, la musette s’est tue ; tous se sont arrêtés, tous ont fait silence : la jeune à marier attache sa jarretière. Pour cela, il ne faut qu’un instant, et l’on entre. Les deux époux, conduits par leurs parents, vont s’agenouiller devant l’autel, puis les chants d’églises commencent ; puis, le prêtre donne la bénédiction nuptiale.

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Noces morvandelles : la trempée

Et, pendant ce temps-là, tous les yeux sont fixés sur les cierges des mariés. On remarque celui des deux qui brûle le plus vite. Ils sont l’emblème de la vie des époux ; celui-là doit mourir le premier dont le cierge s’use davantage. Et lorsque le jeune homme passe au doigt de sa femme la bague d’argent, premier anneau de la chaîne indissoluble qui lie leurs existences, elle ferme son doigt : car moins la bague sera descendue avant, plus elle aura d’empire sur son mari.

Mais les cérémonies religieuses sont finies : on a replié ce voile mystérieux qui rappelle clairement le rideau du lit nuptial ; on a fait crier, pendant que les mariés étaient dessous, la poule, emblème de la fécondité, qu’on a apportée exprès de la maison et qui sera, au dîner du soir, la pièce d’honneur : l’hymen est fait. Alors, tous les grands garçons se précipitent vers la mariée : c’est à qui arrivera le premier, c’est à qui aura la gloire de détacher sa jarretière. Il y a, parmi eux, confusion, cohue. Le reste de la noce s’écoule lentement jusqu’à la porte, où l’heureux grand garçon qui a dénoué la jarretière en distribue une fraction à chaque convié, qui reçoit aussi un morceau de brioche et un peu de vin. Cette jarretière est toujours un ruban d’un ou plusieurs mètres.

Quand toute la noce s’est ainsi de nouveau marquée, en fixant à son habit par une épingle une fraction de la jarretière, on se rend au presbytère. On y reste peu de temps ; puis, comme, chez le Morvandeau, en tout, le profane touche de près au sacré, cette noce, tout à l’heure agenouillée, pieuse et fervente au pied de l’autel, cette noce qui versait dans l’église des larmes et des prières comme une jeune fille au sein de sa mère, cette noce s’en va, rieuse et folâtre, du presbytère au cabaret où l’attendent des tables chargées de vin.

Là, pendant plusieurs heures, on danse et on boit, on boit et on danse, encore, toujours ; là, c’est la fête mondaine, dévergondée, aux allures lascives ; là, c’est l’orgie dégoûtante. Chacun en sort la jambe avinée. Et tout le long du chemin, les chants, les conversations, tout se ressent de la station faite à la taverne : la conséquence est mathématique ; mais rien de plus saillant, à moins que quelqu’un n’ait planté un bouquet au milieu de la route. Alors, on s’arrête et l’on danse en rond autour du bouquet ; on donne un morceau de brioche et un verre de vin à la personne qui vous a fait l’honneur de ce bouquet qu’on emporte. Et tout est dit ; on reprend son chemin sans halte, si on ne rencontre pas encore quelques honneurs.

Cependant, toute cette gaieté est quelquefois attristée par des rencontres fâcheuses : si une pie traverse le chemin, superstition qu’on rencontre dans les bucoliques de Virgile et dans l’esprit des Morvandeaux, c’est mauvais augure, un malheur traversera la vie des mariés. Si l’on rencontre des voitures ou un mort qu’on mène en terre, c’est un malheur encore que l’avenir leur garde. La superstition, dans le Morvan, exploite la moindre chose, le moindre événement. On ne se marie jamais dans le mois de mai ; on l’appelle le mois des ânes.

Mais la noce arrive au domaine. Les personnes restées à la maison pour veiller aux apprêts du repas ont été averties par les chants joyeux et les sons de la musette de l’approche de la noce qu’elles ont vu, il y a déjà quelque temps, descendre le penchant de la colline. Elles se sont portées à la porte de la maison, et quand la mariée est sur le point d’en franchir le seuil, une d’elles lui jette au visage une poignée de graine de chanvre ou de navette, et la force à donner un coup de dent au morceau d’éponge qu’elle lui présente. Pour éprouver si elle aura de l’ordre, on étend sous ses pas, en travers de la porte, le balai qu’elle doit ramasser et mettre à sa place accoutumée.

Par cette pluie de graines dont on l’inonde, on souhaite à la jeune femme beaucoup d’enfants, seule richesse du pauvre cultivateur ; si ce sont des enfants mâles qu’on lui souhaite, c’est de la graine ronde qu’on lui a lancée à la tête ; pour les filles, c’eût été de la graine longue, du seigle, de l’avoine, par exemple. Quant au morceau de pain mordu, c’est le symbole de la communauté, sa signification étant enfouie sous une couche de siècles. Maintenant, conduisez votre regard dans l’intérieur de la maison : les jeunes mariés embrassent en pleurant tout le monde ; chacun d’eux reconnaît comme siens les membres de sa nouvelle famille, et à ces embrassements expansifs succède un silence pieux, touchant, solennel, mais de courte, durée : le jeune marié s’est coiffé de son bonnet de coton blanc, sa nouvelle marque distinctive ; le dîner fume sur la table.

Si les mets qu’on y sert ne sont point succulents, ils sont abondants du moins : y a d’quoé m’zer ! dit en cette circonstance le patois du Morvan. Pour cette noce, on a décimé la basse-cour, on a attaqué la bergerie, attaqué l’étable. Le vin de Bourgogne coule dans tous les verres à pleins bords. Rien ne manque à ce repas, où tous les convives mettent de côté leur sobriété naturelle. On reste longtemps les pieds sous la table ; on se leste presque toujours trop l’estomac. Au dessert, on chante tous en chœur, avec les inflexions de voix sonores, traînantes, saccadées, des chansons du pays, composées dans la langue du terroir. C’est à étourdir, à briser les oreilles.

Les mariés choisissent le moment où tous les esprits sont aux chansons pour gagner furtivement le lit qu’on leur a préparé dans une pièce isolée. Leur absence n’est, remarquée que longtemps après, lorsque la noce est rassasiée de chants, comme elle l’était auparavant de viandes. Un seul cri s’échappe alors de toutes les bouches : la trempée ! la trempée ! Et l’on prépare la trempée. Celui qui a eu le bonheur aux Iolées de trouver l’épousée, s’en va, une pleine jatte de vin à la main, quêtant le sucre que chaque grand garçon donne à sa générosité ; puis, le sucre fondu, on jette dans le vin deux tranches de pain, et, musique en tête, toute la noce se rend à la chambre, des mariés. Mais la porte est fermée et ne s’ouvrira que lorsque auront cessé les airs gais de la musette et les gaies chansons des grands garçons.

La mariée porte la première ses lèvres à la trempée ; la première elle prend sa part du pain qu’on lui offre. Ils boivent tour à tour jusqu’à la dernière goutte et, à chaque reprise, un des grands garçons leur passe sous le nez, pour leur essuyer les lèvres, une aile de volaille, un pieumas. Puis, celui qui a apporté la trempée, si son monsieur n’est à la noce, prend sur ses deux bras la jeune femme, qui, jusqu’ici, ne s’est point déshabillée, la fait danser quelque temps et la remet auprès de son mari de la manière dont il l’y a prise.

Et la foule se retire. Les danses vont se former dans la grange où vous les avez vus tourbillonner la nuit précédente, les mêmes danses à côté des mêmes libations. Elles se prolongent ordinairement jusqu’au jour, dont les frais rayons viennent se refléter sur des toilettes en désordre, des visages pâles et fatigués. On se couche. Le peu de temps donné au sommeil entre les danses et le déjeuner, où se doivent m’zer las rechtes de la noce, a calmé l’effervescence, disons l’ébullition des conviés. A part quelques propos légers qui traversent encore la table en tous sens, à part quelques bons mots aux dépens de la mariée et qu’on se permet dans les villes, bien que moins crûment dits, on est plus sérieux, plus posé. Une chose seulement préoccupe tous les esprits : chacun tient à savoir quel est celui des deux mariés qui s’est endormi le premier : car celui qui s’est endormi le premier dans la nuit de ses noces doit le premier aussi s’endormir dans la nuit du trépas.

La fête se termine avec ce déjeuner, à moins que les apprêts n’aient excédé le nombre et l’appétit des conviés. En ce cas, la noce continue jusqu’à l’entière consommation des vivres. Puis, après cette excursion gastronomique, chacun rentre dans sa sobriété, chacun reprend sa vie de travail et de fatigue.

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Film 2012

Posté par othoharmonie le 25 janvier 2013

             »2012, fin du monde : risque réel ou pure imagination ? »

Les dossiers de l’écran du planétarium organisent une soirée intitulée :« 2012, fin du monde : risque réel ou pure imagination ? »

Cette soirée est organisée dans le but de vous rassurer et de répondre à toutes vos interrogations sur la vie sur Terre après le 21 décembre 2012. Elle aura lieu le 20 décembre 2012 :

Jardin des sciences

Planétarium - Parc de l’Arquebuse

14 rue Jehan de Marville

21000 Dijon

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Programme de la soirée

 de 19h30 à 22h (environ) : Projection du film  »2012″, Réalisé par Roland Emmerich avec en interprètes principaux John Cusack, Chiwetel Ejiofor, Amanda Peet, Danny Glover, Thandie Newton.

Synopsis : Les Mayas, l’une des plus fascinantes civilisations que la Terre ait portées, nous ont transmis une prophétie : leur calendrier prend fin en 2012, et notre monde aussi. Depuis, les astrologues l’ont confirmé, les numérologues l’ont prédit, les géophysiciens trouvent cela dangereusement plausible, et même les experts scientifiques gouvernementaux finissent par arriver à cette terrifiante conclusion. 
La prophétie maya a été examinée, discutée, minutieusement analysée. En 2012, nous saurons tous si elle est vraie, mais quelques-uns auront été prévenus depuis longtemps… 
Lorsque les plaques tectoniques se mettent à glisser, provoquant de multiples séismes et détruisant Los Angeles au passage, Jackson Curtis, romancier, et sa famille se jettent à corps perdu, comme des millions d’individus, dans un voyage désespéré. Tous ne pourront pas être sauvés…

 de 22h30 à 23h : Débat / discussion avec le public en présence de Pierre Causeret (ancien Président de la Société Astronomique de Bourgogne et auteur de plusieurs ouvrages d’astronomie), Christophe Vuillemot (diplômé en Astrophysique de l’Université d’Orsay et responsable du planétarium) et David El Kenz (chercheur en sciences humaines).

Cette soirée sera animée par Marie-Laure BAUDEMENT, Conservateur du patrimoine à la Mission Culture Scientifique (Université de Bourgogne)

Informations pratiques :

  • Entrée libre
  • Inscription obligatoire au 03 80 48 82 00
  • Renseignements : www.dijon.fr

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Charmes et sorts de la Wicca

Posté par othoharmonie le 21 janvier 2013

Le pentacle Wicca

Le pentacle est un outil indispensable de la Wicca
Il est généralement fait de métal, de bois, ou de cire, ou tout simplement sur une étoffe, un tissu sur lequel un pentagramme est dessiné ou inscrit. 
Le pentagramme qu’est ce que c’est? 

C’est une étoile à cinq branches, c’est le symbole emblématique de laWicca.Charmes et sorts de la Wicca dans PENSEE MAGIQUE - LEITMOTIV et RITUELS 15-copie-209x300
Le pentacle symbolise l’élément Terre et les cinq branches représentent la terre, l’eau, l’air, le feu et l’esprit. 

Le pentacleest toujours utilisé avec une pointe vers le haut pour bien mettre en évidence la primauté de l’esprit sur les autres éléments. 

Le pentagramme inversé est le symbole du pouvoir de la matière sur l’esprit.
Comme toujours, on trouve de nombreux pentacles inscrits sur des plaques de métaux dans des boutiques ésotériques, comme par exemple du plomb, du cuivre, d’argent, plus rarement d’or. 

Des plaquettes de bois de cire et de terre cuite sur lesquelles est aussi finement ciselé notre fameux pentacle ne sont pas rares. 

On retrouve le pentacle depuis les temps les plus reculés dans des fouilles en orient, mais également à l’intérieur de très anciens manuscrits. 

De nombreux adeptes de la Wicca en portent autour du cou en bijoux précieux, le choix est large. 

J’ai pu remarquer un extraordinaire pentacle fait maison avec des branches de saule, les cinq branches retenues par des lanières de cuir fauve. Rien ne vous oblige à en acheter un, une fabrication (home made) est bienvenue et vous permet de vous démarquer. 

Mais, le pouvoir du pentacle ne s’arrête pas là, il sert bien sur à invoquer le dieu ou la déesse, mais c’est aussi un puissant protecteur pour votre demeure et vous-même, vous pouvez si vous en sentez le besoin en suspendre au-dessus des fenêtres ou des portes de votre maison à l’intérieur comme à l’extérieur.

Article rédigé par Gwenlus pour iza voyance

Quelques charmes et sorts cliquez ci-dessous

 

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Les instruments de la Wicca

Posté par othoharmonie le 21 janvier 2013

Les instruments de sorcellerie de la Wicca

 

Les sorciers et les sorcières dans la Wicca utilisent des instruments magiques pour la réalisation de leurs rituels. 
Pour appeler les esprits et les déitées, ces instruments servent aussi à consacrer et à bénir. 
Vous trouverez, ici, la signification et l’importance de l’épée et de la cloche et des autres outils dans le monde de la Wicca.
Le Wiccain ou la Wiccaine soigne et entretient avec amour ses objets sacrés qui leur sont propres. 
Suivant la tradition, ils ne sont jamais utilisés en dehors des rites de la Wicca. 
Ils mettent souvent un point d’honneur à les fabriquer eux même et ne s’en séparent ni ne les prêtent jamais.

 
Cliquez ci-dessous pour connaitre en détail ces instruments.

Article rédigé par Gwenlus pour iza voyance

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Qu’est-ce que la Wicca

Posté par othoharmonie le 21 janvier 2013

 

Qu'est-ce que la Wicca dans PENSEE MAGIQUE - LEITMOTIV et RITUELS a-petitePour entrer en matière et pour cerner une définition précise, nous dirons que la Wicca est une ancienne religion de la sorcellerie qui prit son essor au XXe siècle. La Wicca apporte un cadre ou plutôt un nom à ceux qui veulent se rapprocher du monde naturel, de la nature en général et être en accord avec celle-ci grâce à l’ésotérisme en opposition au monde moderne sans consistance qui nous sépare des cycles naturels de la terre et de sa nature. La Wicca attache une grande importance aux cycles des saisons, au respect de la terre notre mère nourricière. La sorcellerie traditionnelle est, depuis des siècles, reliée à la nature. 

Wicca, expression crée par Geral B. Gardner signifie « Sorcier ou Sorcière » en vieil anglais. 
Ces mots peuvent faire peur, mais n’oublions pas que ces termes ont été diabolisés par le christianisme qui a laissé des traces profondes, atroces et monstrueuses de cruauté dans notre mémoire collective. Les medias et, entre autre, le cinéma continuent de montrer la sorcellerie sous une image d’effroyable mascarade sanguinolente. Bref, passons cette débilité mercantile, l’internaute passionné d’ésotérisme n’est pas dupe. La Wicca, comme je l’écrivais plus haut, c’est vivre en accord avec la nature, phases lunaires, et rythmes saisonniers qui sont fêtés pour exprimer les transitions. 

Ces célébrations sont appelées sabbats, nous retrouvons, tout au long de l’année, des rituels effectués aux cycles lunaires important appelés esbats. Il important de signaler que tous ces rituels sont accomplis dans le fameux cercle magique Wiccan. Les adeptes de la Wicca sont appelés Wiccain, ou Wiccan, l’utilisation du mot Wiccaine est aussi répandue. Le Wiccain croit aux énergies terrestres et à l’énergie céleste. Le Wiccain attache une grande importance aux arbres, aux rivières, aux plantes, aux minéraux, au soleil et aux étoiles, pour lui ils sont porteurs d’énergies positives.

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Neuvaine de la Chandeleur

Posté par othoharmonie le 20 janvier 2013

La neuvaine de la Chandeleur : moyen
pour les jeunes personnes de connaître
d’avance le mari qui leur est destiné ?

(D’après « Souvenirs de jeunesse », édition de 1855 )

Publié le MERCREDI 1ER FÉVRIER 2012, par LA RÉDACTION

La neuvaine de la Chandeleur – du 24 janvier au 1er février – était unedévotion particulière des jeunes personnes, ayant pour objet de connaître d’avance le mari qu’elles devaient avoir, et l’on était jadis persuadé qu’il n’y avait point de dévotion plus agréable à la sainte Vierge que cette neuvaine qui récompensait par une faveur extraordinaire toute personne lui rendant cet hommage

Dans ses Souvenirs de jeunesse écrits au milieu du XIXe siècle, Charles Nodier nous décrit cette dévotion. On commence la neuvaine le 24 janvier à la prière de huit heures dans une chapelle de la sainte Vierge, où il faut ensuite entendre la première messe tous les jours, et assister à la prière tous les soirs jusqu’au 1er février, avec une piété qui ne se soit pas ralentie, avec une foi qui ne se soit pas ébranlée.

Neuvaine de la Chandeleur dans PENSEE MAGIQUE - LEITMOTIV et RITUELS crepechandeleur400-195x300La veille de la Chandeleur il faut entendre toutes les messes de la chapelle, depuis la première jusqu’à la dernière, il faut entendre toutes les prières et toutes les instructions du soir sans en manquer une seule et il faut aussi se confesser, et recevoir l’absolution. Si par malheur, on n’avait pas reçu l’absolution, tout le reste serait peine perdue, car la condition essentielle du succès est de rentrer dans sa chambre en état de grâce.

Alors on recommence à prier, on s’enferme pour accomplir toute les conditions d’une retraite sévère et on jeûne. Puis on dresse une table pour deux personnes, et la garnit de deux services complets, aux couteaux près, qu’il faut éviter avec grand soin. Il s’entend que ce couvert exige un linge parfaitement blanc, aussi propre, aussi fin, aussi neuf qu’on puisse se le procurer, et que l’appartement soit arrangé de manière à pouvoir y recevoir une personne de considération.

Le repas se compose de deux morceaux de pain bénit qu’on a rapportés du dernier office, et de deux doigts de vin pur répartis entre les deux couverts, qui occupent, comme de raison, les deux côtés de la table. Seulement le milieu du service est garni d’un plat de porcelaine ou d’argent, s’il est possible, qui renferme deux brins soigneusement bénits de myrte, de romarin ou de toute autre plante verte, le buis excepté, placés l’un à côté de l’autre, et non en croix. Car c’est encore un point qu’il est très essentiel d’observer.

Ensuite on rouvre la porte pour faire passage au convive attendu, on prend place à table, on se recommande bien dévotement à la sainte Vierge, et on s’endort en attendant les effets de sa protection qui ne manquent jamais de se manifester, suivant la personne qui les implore. Alors commencent d’étranges et admirables visions.

Et Nodier de rapporter ensuite la légende attachée à cette neuvaine : celles pour qui le Seigneur a destiné le bonheur du mariage voient apparaître l’homme qui les aimera, s’il les trouve, qui les aurait aimées, du moins, s’il les avait trouvées, et on prétend, qu’un privilège particulier de la neuvaine est de procurer le même rêve au jeune homme dont on rêve, et de lui inspirer la même impatience de se rejoindre à cette moitié de lui-même qu’un songe lui a fait connaître.

Celles qui n’auront pas de maris, sont tourmentées par des pronostics effrayants. Les unes, destinées au couvent, voient, dit-on, défiler lentement une longue procession de religieuses, chantant les hymnes de l’Église ; les autres, que la mort doit frapper avant le temps, assistent à leurs propres funérailles et se réveillent en sursaut à la clarté des torches funèbres et au bruit des sanglots de leur mère et de leurs amies, qui pleurent sur un cercueil drapé de blanc.

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Les gros cailloux de la vie

Posté par othoharmonie le 20 janvier 2013

Les gros cailloux de la vie !

Un jour, un vieux professeur de l’École nationale d’administration publique (ENAP) fut engagé pour donner une formation sur La planification efficace de son temps à un groupe d’une quinzaine de dirigeants de grosses compagnies nord-américaines. Ce cours constituait l’un des cinq ateliers de leur journée de formation. Le vieux prof n’avait donc qu’une heure pour « passer sa matière « .

Debout, devant ce groupe d’élite (qui était prêt à noter tout ce que l’expert allait enseigner), le vieux prof les regarda un par un, lentement, puis leur dit : « Nous allons réaliser une expérience ».

Les gros cailloux de la vie dans Penserie labyrintheDe dessous la table qui le séparait de ses élèves, le vieux prof sortit un immense pot Mason d’un gallon (pot de verre de plus de 4 litres) qu’il posa délicatement en face de lui. Ensuite, il sortit environ une douzaine de cailloux a peu près gros comme des balles de tennis et les plaça délicatement, un par un, dans le grand pot.

Lorsque le pot fut rempli jusqu’au bord et qu’il fut impossible d’y ajouter un caillou de plus, il leva lentement les yeux vers ses élèves
et leur demanda :

« Est-ce que ce pot est plein? ».

Tous répondirent : « Oui ».

Il attendit quelques secondes et ajouta : « Vraiment? ».

Alors, il se pencha de nouveau et sortit de sous la table un récipient rempli de gravier. Avec minutie, il versa ce gravier sur les gros cailloux puis brassa légèrement le pot. Les morceaux de gravier s’infiltrèrent entre les cailloux… jusqu’au fond du pot.

Le vieux prof leva à nouveau les yeux vers son auditoire et redemanda : « Est-ce que ce pot est plein? ». Cette fois, ses brillants élèves commençaient à comprendre son manège.

L’un d’eux répondît: « Probablement pas! ».

« Bien! » répondit le vieux prof.

Il se pencha de nouveau et cette fois, sortit de sous la table une chaudière de sable. Avec attention, il versa le sable dans le pot. Le sable alla remplir les espaces entre les gros cailloux et le gravier.

Encore une fois, il demanda : « Est-ce que ce pot est plein? ».

Cette fois, sans hésiter et en choeur, les brillants élèves répondirent :

« Non! ».

« Bien! » répondît le vieux prof.

Et comme s’y attendaient ses prestigieux élèves, il prit le pichet d’eau qui était sur la table et remplit le pot jusqu’a ras bord. Le vieux prof leva alors les yeux vers son groupe et demanda : « Quelle grande vérité nous démontre cette expérience? « 

Pas fou, le plus audacieux des élèves, songeant au sujet de ce cours, répondît : « Cela démontre que même lorsque l’on croit que notre agenda est complètement rempli, si on le veut vraiment, on peut y ajouter plus de rendez-vous, plus de choses à faire « .

« Non » répondit le vieux prof. « Ce n’est pas cela. La grande vérité que nous démontre cette expérience est la suivante: si on ne met pas les gros cailloux en premier dans le pot, on ne pourra jamais les faire entrer tous ensuite ». Il y eut un profond silence, chacun prenant
conscience de l’évidence de ces propos.

Le vieux prof leur dit alors : « Quels sont les gros cailloux dans votre vie? »
« Votre santé? »
« Votre famille? »
« Vos ami(e)s? »
« Réaliser vos rêves? »
« Faire ce que vous aimez? »
« Apprendre? »
« Défendre une cause? »
« Relaxer? »
« Prendre le temps…? »
« Ou… toute autre chose? »

« Ce qu’il faut retenir, c’est l’importance de mettre ses GROS CAILLOUX en premier dans sa vie, sinon on risque de ne pas réussir…sa vie. Si on donne priorité aux peccadilles (le gravier, le sable), on remplira sa vie de peccadilles et on n’aura plus suffisamment de temps précieux
à consacrer aux éléments importants de sa vie.

Alors, n’oubliez pas de vous poser à vous-même la question :
« Quels sont les GROS CAILLOUX dans ma vie? »

Ensuite, mettez-les en premier dans votre pot (vie) »

D’un geste amical de la main, le vieux professeur salua son auditoire et lentement quitta la salle.

Auteur inconnu

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TIRAGE DES RUNES

Posté par othoharmonie le 20 janvier 2013

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 Clic ici    :    TIRAGE DES RUNES

 TIRAGE DES RUNES dans Runes fleche_haut

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L’usage des protocoles a changé

Posté par othoharmonie le 19 janvier 2013

POURQUOI L’USAGE DES PROTOCOLES A-T-IL CHANGÉ ?

Kishori Aird  Nous dit :

Je m’interroge sur la différence entre : se mettre au point zéro et effectuer un protocole.

La même question se posera pour moi lorsqu’il s’agira de mettre « quelque chose » dans les 4 D.

Pour quoi le point zéro plutôt qu’un protocole ?

 

L'usage des protocoles a changé dans ADN Démystifiée kishori_aird1-123x150Les protocoles avaient comme but de régler un problème.  Tandis que les 4 dimensions de l’Unité sont une direction et non un but.  Si tout ce que je croise sur ma route, me sert à bâtir l’unité, j’aurai obtenu beaucoup plus que la solution à un seul problème.  L’unité me permettra de contacter l’amour, de retrouver ma place essentielle sur terre et dans les univers.  En gardant cette direction sans changer de voie je pourrai en recevoir les bienfaits. 

En Restant avec nous-mêmes au lieu de se perdre dans l’histoire et d’essayer de la régler protocole par protocole, mène à la sérénité. C’est une direction qui est constamment disponible et qu’on peut choisir à tout instant.

 Je cite ici le priver Présence en page 85 

Lorsque nous tentons de nous améliorer, nous avons une direction vers un devenir qui ne nous permet pas de respirer et d’être présents à ce qui est ici et maintenant et de lui donner une Présence aimante, couche par couche. Il vaut mieux maintenir les quatre dimensions que d’analyser nos sensations, nos actions et nos pensées en tentant de remédier à la situation. En ayant l’intention d’avoir une Présence aimante de nous-mêmes dans ce qui est tel quel et de pratiquer les quatre dimensions, nous pourrons découvrir l’Unité qui inclut tout ce que nous sommes, la peur de ne pas être assez, le plaisir que nous pouvons identifier dans le moment présent et l’ennui qui nous accable en même temps. Le bien-être qui découlera de ce moment tel quel va nous permettre de manifester l’état d’amour dans nos vies. C’est alors que nos réussites, nos non-réussites, nos amours, nos non-amours, nos libérations et nos échecs, ne seront plus des prisons car nous pourrons enfin nous sentir unis avec notre Tout Individualisé sans jugement dans une acception et un amour inconditionnels. (page 85)

 

Kishori Aird  À lire sur http://www.kishori.org/

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Après l’activation du code génétique

Posté par othoharmonie le 19 janvier 2013


Extrait du livre « l’ADN démystifié » de Kishori Aird –  page  211

 

 Après l’activation de notre code génétique, nous nous sentons davantage intuitifs, moins démunis et moins limités par des processus interminables. Certains font même état d’un rajeunissement et d’une santé meilleure. Notre ADN n’est pas statique et c’est là la grande découverte de notre siècle. En changeant notre façon d’être, nous allons créer une nouvelle race ou revenir à la race originelle.

Après l'activation du code génétique dans ADN Démystifiée lumier10-225x300 J’ai rencontré un jour, en Arizona, une thérapeute qui travaillait sur l’ADN. C’est d’ailleurs elle qui m’a donné l’idée du tableau des 13 hélices. Elle ne travaillait pas avec la Kinésiologie, mais elle posait des questions aussi saugrenues que les miennes, sinon plus, et les réponses lui étaient transmises par la prière et l’intention . Quand je suis arrivée chez elle, elle m’a dit qu’elle était vraiment contente de me rencontrer, car elle avait rarement l’occasion de faire la connaissance d’une personne dont toutes les hélices étaient rebranchées et qui  en était consciente. Elle semblait recevoir ses informations par canalisation, mais comme nous le savons déjà, mois je ne communique qu’avec ma bonne vieille intelligence innée ! Elle m’annonça que j’étais initiée au troisième niveau de Melchisédech et que je pouvais faire de la guérison à distance, la nuit dans mon sommeil, avec le monde astral ! Elle m’a demandé si je le savais et j’ai répondu que je n’en avais aucune idée. Sans même la savoir, c’est tout simplement en travaillant avec la reprogrammation de l’ADN que j’y étais arrivée et que je pouvais faire une reconnaissance de mon moi multidimensionnel pour qu’il se fusionne avec ma mission. L’ADN est puissant lorsqu’i commence à être rebranché !

Depuis déjà plusieurs années, je pratique le Tantra. J’y parvenais avec plus ou moins de succès jusqu’à ce que j’aie installé mes 13 hélices. Après cela, j’ai pu atteindre les niveaux spirituels décrits dans les textes sacrés comme appartenant aux grands initiés. C’est avec aisance que j’ai pu voyager avec mon conjoint dans l’univers circulaire de l’orbite cosmique sans aucune restriction entre la 12è hélice qui nous lie à la source et la 13è qui nous ancre dans la noirceur.

Notre but ultime n’est pas seulement de réactiver l’ensemble de nos hélices, mais de vivre dans une perspective circulaire comme si nous étions au milieu d’un cercle et que nous regardions chaque problème en tenant compte de treize parts de tarte plutôt que de deux. Cette vision circulaire apporte avec elle la compassion, la compréhension, l’abondance, l’humilité et l’amour de soi.

Quand les gens me disent que j’ai une bonne vie, des enfants extraordinaires et que je me porte bien, je réponds toujours que c’est l’ADN et l’intention qui m’y ont amenée. Il pourrait sembler que c’est facile pour moi, par comparaison avec d’autres personnes. Pourtant, j’ai quatre enfants, un chien et je dois encore faire la vaisselle. Je vis les aléas des tempêtes de neige en hiver. J’ai froid en hiver et j’ai chaud en été. Je peux m’esclaffer de rire et pleurer sans raison. En fait, je n’ai même pas de preuve de l’infaillibilité des programmes de l’ADN comme certains peuvent en produire (ils n’ont plus de cheveux gris ne sont plus jamais malades, etc..). Toutefois, la vraie preuve dont je peux témoigner est celle de l’harmonie, de notre aisance à nous parler des vraies choses et des quantités d’événements synchronisés qui se produisent dans notre vie. Ma vitalité est bien meilleure et je n’ai plus d’épisode de déprime.

Depuis que je suis très jeune, je sais intuitivement que la réalité telle qu’elle est n’est pas la seule option. Je suis la dernière d’une famille de sept enfants et je suis née sous le signe du bélier avec le neuf comme chemin numérologique. Je suis venue ici pour les nouveaux départs et la fin des vieux cycles. Maintenant que mes 13 hélices sont rebranchées, je peux enfin dire que JE SUIS DIEU/DEESSE, car mon plan originel et ce que j’en ai récupéré jusqu’à maintenant m’en donnent l’assurance. Ce sera la même chose pour vous.

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Au-delà de la dualité des 2 hélices

Posté par othoharmonie le 19 janvier 2013


 

Extrait du livre « l’ADN démystifié » de Kishori Aird – Chapitre 4 page  123 (ADN)

L’agenda planétaire actuel est de retrouver notre souveraineté et d’en finir avec la polarisation de la dualité. La polarisation de la dualité veut dire que si je crée à partir de la lumière seulement, j’ai forcément généré ailleurs une force négative créatrice. Dans notre évolution, nous en sommes parvenus à l’étape où nous devons intégrer ces deux polarités. Pour y arriver, il faut cesser d’avoir un parti pris pour l’une ou l’autre des polarités et aller au-delà de la polarité positive la lumière) et de la polarité négative (la noirceur).

 Au-delà de la dualité des 2 hélices dans ADN Démystifiée kishori_aird-246x300Or, nous sommes constamment tiraillés entre la lumière et la noirceur, le bien et le mal, le positif et le négatif. Voilà tout le dilemme de l’incarnation humaine. Les Chinois ont d’ailleurs un proverbe : « Ce qui monte doit descendre ! » Et l’histoire en est cousue d’exemples. Nous passons constamment d’une polarité à l’autre. La seule façon de cesser cette oscillation incessante passe par la fréquence de l’amour au point zéro. Mais notre société n’est pas basée sur l’amour et il est difficile de trouver une période dans l’histoire de l’humanité qui ait baigné dans l’amour. On y observe de grandes périodes de conquêtes et d’aisance, mais la politique, les conflits et les guerres de toutes sortes semblent y occuper bien plus de place que les odes à l’amour ! On dirait bien – c’est du moins mon sentiment – que le programme de l’amour fait partie de ceux qui ont été désamorcés dans notre ADN. Cette fréquence de l’amour ou, pour dire mieux, cet état d’amour n’a rien à voir avec les chocolats de la Saint-Valentin (quoique j’aime bien en recevoir), ni avec l’amour que je peux éprouver pour ma sœur, par exemple. L’état d’amour est un espace situé au-delà des polarités positive et négative. Dans cet espace, le bien et le mal, la lumière et la noirceur, le bon et le mauvais et toutes autres manifestations de la dualité coexistent au point d’équilibre appelé le point zéro. Le point zéro n’est pas un état neutre. Le point zéro n’est pas statique. Il est multidimentionnel, en mouvement continu et il se maintient au centre d’un changement perpétuel. Si le point zéro est constamment en mouvement, c’est que la force positive de la lumière  et la force négative de la noirceur y cohabitent sans s’annuler, même si elles sont de polarités opposées.

 Selon moi, la meilleure façon de s’imaginer visuellement le point zéro est d’utiliser l’image d’un ballon d’anniversaire rempli d’eau, flottant au milieu de l’océan, balloté et bousculé en tous sens en raison des aléas climatiques et du mouvement des bagues. Le point zéro se situe au milieu de ce ballon. Un point constamment en équilibre, au centre du ballon, malgré la turbulence extérieure.

 Il est aussi possible d’imaginer le point zéro comme un point fictif au milieu d’une ligne droite ayant de chaque côté une polarité négative et une polarité positive, mais je préfère utiliser l’image d’une sphère. Au point zéro, la force positive s’avère optimale en raison de son potentiel mis en action par la présence de la force négative correspondante, les deux étant maintenues ensemble dans un équilibre parfait. Nous allons donc imaginer que deux forces opposées peuvent coexister dans le même espace sans qu’elles aient à s’unifier, comme le pôle Sud et le pôle Nord d’un même aimant.

 

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Déployons-nous !

Posté par othoharmonie le 18 janvier 2013

 

Sommes-nous tous destinés à devenir des créateurs ?

Déployons-nous ! dans Penserie 13-copie-203x300Je pense que nous avons tous un potentiel créateur important. Cette essence créatrice, c’est notre individualité profonde. C’est ce qui fait que l’on va apporter, comme disait Saint-Exupéry, « notre pierre », notre touche personnelle dans le monde. Il y a ceux qui savent construire des maisons, il y a des accompagnateurs, des guérisseurs, des enseignants, des artistes…

Dans une société, on a besoin de tous et je me dis que chacun vient avec son parfum, sa couleur, avec lesquels il va embellir le monde. C’est d’ailleurs en déployant ce parfum, cette teinte que la personne rencontre le bonheur, la joie d’exister.

Faut-il pour cela être artiste ?

Absolument pas ! D’ailleurs, à partir du moment où j’attends un résultat donné par lequel je vais mesurer ma valeur, je suis dans le problème. Rien n’empêche de pratiquer une forme d’expression créatrice pour éprouver du plaisir.

Mais sans nécessairement se dire : « Il faut que je sois un artiste pour être heureux » – le syndrome « j’aurais voulu être un artiste ». Moi, par exemple, j’aime chanter et jouer de la guitare, mais je suis loin de l’Olympia !

Simplement, ce plaisir-là est important pour moi. Je n’en attends pas un résultat, mais je sais que, si je fais de la musique vingt minutes le matin, ma journée sera pleine, remplie de bien d’autres choses, parce moi-même je serai plus « chantonnant », mieux dans mes pompes, plus en contact avec ma puissance créatrice.

Ce qui stimule le meilleur de soi, ce serait donc le plaisir ?

Oui, c’est la maîtrise progressive de quelque chose qui nous fait vibrer. Il y en a qui sont bons avec le bois, d’autres avec les mains, avec l’électronique… Ce plaisir de progresser dans ce que l’on aime vraiment est plus important pour l’estime de soi qu’exercer un métier socialement reconnu, mais qui ne fait pas vibrer. C’est là qu’est le problème : beaucoup de gens sont incapables de reconnaître qu’ils sont sur une voie de garage par rapport à leurs goûts profonds.

Guy Corneau

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Approche spirituelle de la naissance

Posté par othoharmonie le 18 janvier 2013

 

Approche spirituelle de la naissance dans Penserie 7-copie-207x300Les processus physiologiques en relation avec la naissance sont bien connus. Mais l’être humain n’est pas seulement un corps, il est un esprit immatériel (une âme) incarné dans un corps. Comment cet esprit s’incarne-t-il ? Pourquoi s’incarne-t-il dans une famille plutôt que dans une autre ? A quel moment de la grossesse l’incarnation a-t-elle lieu ?

L’esprit, le moi véritable de l’être humain

S’il est juste de dire : « j’ai un corps », il serait en revanche erroné de dire « j’ai un esprit ». Nous n’avons pas un esprit, nous sommes un esprit, et celui-ci s’incarne dans un corps pour la durée de son séjour terrestre. Le terme incarnation – in : dans ; carne : chair – traduit très justement ce qui se passe : l’esprit, qui n’est pas de chair, entre dans un corps préparé à son intention par la future mère. Il entre dans le corps, mais il n’est pas le corps. Vue sous cet angle, la fécondation de l’ovule par le spermatozoïde prend un tout autre sens. Elle est le point de départ, non pas de l’esprit mais du petit corps en développement dans lequel s’incarnera l’esprit de l’enfant à venir. La reproduction ne produit pas la vie, mais uniquement des enveloppes physiques qui peuvent abriter la vie. L’esprit est en effet la seule chose vivante en l’être humain, tout le reste n’étant animé que grâce à sa présence. Comment l’esprit s’incarne-t-il ? Cela ne se passe au hasard. Le processus est régi essentiellement par une grande loi de la création : la loi de l’attraction des affinités.

Choix de l’âme qui s’incarnera 
Le corps en formation ne permet l’incarnation que d’une seule âme. Laquelle sera choisie parmi celles qui sont en attente ? La sélection s’opère grâce à la loi de l’attraction des affinités. (La loi de cause à effet joue aussi un rôle, mais cette dernière ne sera pas abordée dans cet article). Les parents attirent en fonction de ce qui émane de leur esprit, donc d’une manière très personnelle puisque chaque esprit est différent des autres. En fonction de leurs qualités et défauts, l’irradiation de leur esprit aura une « coloration » bien déterminée. Parmi toutes les âmes susceptibles de s’incarner, ils attireront de manière sélective et avec le plus de force une âme qui possède la coloration la plus semblable, autrement dit, celle qui présente une combinaison de caractéristiques qui se rapprochent le plus de la leur. 

Ce fait, conditionné par la loi de l’attraction des affinités, explique la raison pour laquelle les enfants ont tant de points communs avec leurs parents. Les similitudes de caractère et de facultés sont une question d’attraction des semblables au niveau spirituel et non une question de génétique. 

Les parents ne lèguent rien de psychique à leur enfant. L’esprit de ce dernier possédait déjà touts ses traits de caractère et ses facultés avant de s’incarner ; et c’est parce que ses parents en avaient de semblables qu’il a été attiré vers eux.

La question de l’hérédité 
D’après la science, toutes les caractéristiques d’un individu se trouvent inscrites dans son code génétique. De là les expressions : « il tient cela de son père ! » ou « comme il ressemble à sa mère ! ». Concrètement, cela signifie que le caractère de chacun provient, par hérédité, de ses parents. Autrement dit, qu’il existe des gènes, ou des combinaisons de gènes, qui font qu’un enfant est bon, plein d’amour pour son prochain ou menteur et agressif. 

Cette explication scientifique, qui est devenue une croyance populaire, ne correspond cependant pas à la réalité. Elle n’est pas en accord avec les lois qui régissent les phénomènes naturels. Quelque chose de matériel comme les gènes n’est pas capable de véhiculer des qualités immatérielles comme des traits de caractère. Ce serait en contradiction flagrante avec la loi de l’attraction des affinités. 

La loi de l’attraction des affinités a en effet pour conséquence qu’un genre ne peut voir, saisir et s’approprier … que ce qui est du même genre que lui. Nos mains, par exemple, sont capables de saisir des objets de matière dense comme elles mais pas des pensées ou des sentiments, puisque ces derniers sont d’un genre plus éthéré. Dans le même ordre d’idée, les gènes qui sont de matière dense, ne sont capables de transmettre que des caractéristiques physiques, comme la couleur des yeux ou la forme du nez, parce que ce sont des choses du même genre qu’eux, mais pas des informations concernant les traits de caractère qui sont d’un autre genre puisqu’ils sont du domaine spirituel. 

Il est d’ailleurs significatif que jusqu’à ce jour, malgré toutes les recherches effectuées, aucun gène responsable d’une quelconque caractéristique psychique n’a pu être trouvé. Ce que les gènes sont parfaitement à même de transmettre, ce sont des informations matérielles et uniquement cela. Par conséquent, seule l’hérédité physique existe et il n’y a pas d’hérédité spirituelle ! Les ressemblances psychiques entre parents et enfants donnent l’impression que l’hérédité spirituelle est une réalité, mais celle-ci est le résultat de l’action de la loi de l’attraction des affinités. 

<Les bienfaits de la loi de l’attraction des affinités Des traits de caractère communs entre les parents et les enfants sont une aide pour l’évolution. Les qualités des parents sont des exemples à suivre et permettent le développement et le renforcement des qualités similaires dans l’enfant. Les défauts des parents, sous lesquels l’enfant souffrira inévitablement dans ses rapports avec eux, agissent comme repoussoir sur lui et l’aident à se débarrasser des tendances analogues qu’il a en lui. De plus, partageant les mêmes traits de caractère que leur enfant, les parents peuvent mieux le comprendre et l’aider dans sa lutte pour surmonter ses faiblesses. Luttant eux-mêmes contre celles-ci, ils sont plus à même de ressentir ce qu’il éprouve et le soutenir dans ses efforts. Ainsi, grâce à la loi de l’attraction des affinités, chaque enfant reçoit les parents qu’il lui faut pour progresser.

  Christopher Vasey est naturopathe en Suisse. Auteur de nombreux livres dans le domaine de la médecine naturelle, il anime régulièrement des séminaires et donne des conférences.   Contact mail : ch.vasey@vtx.ch

  A lire : Le secret de la naissance. Editions du Graal. www.mondedugraal.com

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Les 7 caractères du Zen

Posté par othoharmonie le 18 janvier 2013

les sept caractères du Zen

D’évidence, les sept caractères du Zen puisent leur origine dans les sept planètes traditionnelles.

Les 7 caractères du Zen dans Penserie 18-copie-2-208x300LA LIBERTE ABSOLUE se sépare de tout attachement, étant donné que celui-ci empêche de distinguer la totalité des choses, le créé et l’incréé. Même l’attachement au non-attachement est illusoire. Nous retrouvons ici les forces solaires.

LA SERENITE ABSOLUE, le calme parfait, l’identité absolue que l’on trouve par l’absorption dans la nature, dans le monde, alors que toutes les occasions de troubles ont disparu à tire-d’aile. Cet état fait penser à l’admiration d’une pleine lune dans un ciel nocturne, alors que le vent du soir passe sur les feuillages et les courbe sans bruit. Nous voyons à l’oeuvre les forces lunaires.

LA SUBTILITE PROFONDE évoque la profondeur du puits, la pente que suit toujours l’eau, l’insondable qui est de règle dans la nature. C’est l’éveil et l’écoute de l’infini de l’âme. Nous y distinguerons les forces mercuriennes.

LA SIMPLICITE ABSOLUE permet de retrouver l’unité qui règne dans la nature. C’est un état qui fuit tout ce qui est élaboré, prétentieux et compliqué, et qui s’accompagne de fluidité et de pureté. Ces forces Vénusiennes se lisent ici clairement.

L’ASYMETRIE ABSOLUE, la beauté n’étant pas dans la régularité et la symétrie’ mais dans un au-delà, une fois dépassées ces limitations. La symétrie est figée et ne permet pas d’avancer ou de métamorphoser, comme la ligne brisée, le caractère cursif. Le Zen ne recommande d’ailleurs nullement d’arriver à une perfection. Il ouvre des portes sans fin et est capable lui-même de renouvellement. Participer à la loi de l’irrégularité lui paraît des plus importants. Cette notion particulièrement subtile se confond avec l’essence de Mars, et ses signes du Bélier et du Capricorne, ses lieux de domicile et d’exaltation, tous deus en carré, en conflit.

LE NATUREL ABSOLU, identification totale de la pensée avec son objet, qu’elle épouse étroitement en refusant l’artifice, en appliquant sa volonté créatrice à l’instant, de façon absolue, tout comme les phénomènes naturels eux-mêmes, qui n’ont de force que dans ce sens. Telles sont les forces jupitériennes et leur surabondance.

L’AUSTERITE ABSOLUE, contraction qui représente la loi de tout vieillissement et ne peut s’imiter. Tout ce qui est inutile est éliminé par le temps, qui ne garde que le squelette, la forme suprême, le caractère à la fois simple, dense et profond. Telles sont les forces saturniennes régnant sur le temps, la montagne et la neige, symboles profonds d’austérité et de force.

Tout le zen, pour qui sait le saisir, est inclus dans ces deux phrases :
« Originellement il n’est aucune chose Où la poussière puisse se fixer »

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La conscience a modifié les lois physiques

Posté par othoharmonie le 16 janvier 2013

Mai 1996 : Le magazine Time du 3 juin afficha un titre effroyable en page 61 :

« Un projectile traverse la trajectoire de la Terre. » Manifestement, en mai 1996, nous fûmes sur le point d’être heurtés par un très gros astéroïde ! Lisons ce que Time écrivit :

La conscience a modifié les lois physiques dans Channeling 14-copie-2-204x300 « Tôt la semaine dernière… cet intrus céleste frôla la Terre à toute vitesse, manquant la planète de 280 000 milles, c’est-à-dire de rien en termes d’astronomie. (La lune n’est qu’à 240 000 milles de la Terre). D’environ 550 mètres de largeur, ce fut le plus grand objet jamais observé si près de la Terre. Duncan Steel, un astronome australien, a calculé que si l’astéroïde avait heurté la Terre, sa vitesse aurait été d’environ 90 000 kilomètres / heure. Les scientifiques estiment que l’explosion qui en aurait résulté aurait été d’une puissance comprise entre 3000 et 12 000 mégatonnes. L’astronome Eugene Shoemaker, un pionnier de la recherche des comètes et des astéroïdes, juge qu’une telle explosion équivaudrait à empiler l’arsenal nucléaire américain et celui des Russes et à les faire exploser ensemble ».

 Si cet astéroïde nous avait heurtés, cela se serait sans doute passé dans l’un des océans terrestres. Il s’agissait là d’un compte rendu scientifique,  mais quelle en fut la signification métaphysique ? Cet énorme « rocher » aurait-il pu nous heurter ? Etait-il programmé pour cela ?

 J’ai posé la question à Kryeon, qui m’a répondu par l’affirmative. Je réfléchis à sa réponse. « Mais il ne l’a pas fait ! Pourquoi ? » Ce fut alors que je reçus le clin d’oeil de Kryeon, un gigantesque « bain d’amour », et qu’il me dit à nouveau, comme si je ne l’avais jamais entendu : « La conscience modifie les lois physiques ».

 Je demandai encore : « Kryeon, voulez-vous dire que nous avons changé les calculs d’orbite et modifié la trajectoire d’un astéroïde ? » La réponse fut encore oui !

 Ce fut difficile à croire. Cette catastrophe évitée de justesse et publiée dans un magazine national s’inscrivait-elle par hasard dans le travail de Kryeon ou bien y avait-il quelque chose de plus ? Par cette question, vous pouvez continuer à percevoir mon esprit sceptique à l’œuvre. J’étais sceptique, en effet, bien qu’étant channel. Je voulus en savoir davantage. Je fus servi.

 Je ne parvenais pas à le croire. Là, noir sur blanc, un channel avait prédit que « notre » astéroïde nous mangerait de peu. C’était dans The Complete Ascension Manuel de Joshua David Stone, publié par Light Technology Publishing (l’éditeur du Sedona Journal). En page 246 est décrit un brillant channeling par une entité nommée Vywamus. Lorsque le livre fut publié, le channel de Vywamus était Janel McClure, aujourd’hui décédée. Au fil des pages, Vywamus déclarait qu’un astéroïde d’un mille se dirigeait vers la Terre. Prévoyant son arrivée aux environs de 1995.

 « D’un point de vue de la conscience, dit-il cela pourrait être une chose excellente, une nouvelle énergie qui serait intégrée dans le système de la Terre ».

Il ajoutait :

« L’astéroïde transporte une grande quantité d’énergie spirituelle. Si l’humanité a atteint le point de développement lui permettant d’utiliser cette énergie, l’astéroïde ne sera pas destructeur ».

 La visite de cet astéroïde fut l’un des événements qui permirent d’éliminer un futur déterminé par l’ancienne énergie, et nous devions tous l’apprendre non pas par le biais d’un magazine du Nouvel Age qui aurait pu être suspecté de partialité par de nombreuses personnes, mais par un média d’importance nationale qui rapporterait cette découverte. Habituez-vous à cette méthode. Les réalisations de l’Esprit et les prédictions du Nouvel Age seront toutes annoncées ainsi, de façon que chacun puisse les contempler. L’astéroïde ne nous a pas heurtés, car nous disposions d’une conscience humaine élevée. Les prédictions alarmistes pourront continuer, mais comme dans le cas de l’astéroïde, nous ne les verrons jamais se réaliser. Voici véritablement un instant à fêter !

 Cher lecteur, Kryeon souhaite ajouter quelque chose à ce sujet :

« Très chers, comprenez-vous maintenant l’amour que nous portons ? Comprenez-vous maintenant ce que vous avez accompli ? Ce sont les humains qui possèdent le pouvoir en ces temps de nouvel Age. Il y en aura toujours qui même avec la preuve devant leurs yeux, continueront à crier que nous approchons de la fin. Au fur et à mesure que leurs affreuses prédictions se diluent dans la réalité et que rien de ce qu’ils avaient annoncé ne se produit, rendez grâce à l’amour de l’Esprit qui s’associe avec vous pour élaborer le grandiose avenir de la planète Terre !

 Célébrez le nouveau millénaire et la graduation de la race humaine.

Célébrez notre amour pour vous !

Je n’ai rien à ajouter à ceci.

Extrait de la série Kryeon, canalisé par Lee Carroll. TOME 4, page 342 de : Partenaire avec le divin. Aux Editions Ariane. 

 

Venez rejoindre le forum de Francesca : http://devantsoi.forumgratuit.org/ 

 

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A quelle énergie êtes-vous reliés ?

Posté par othoharmonie le 14 janvier 2013

Jusqu’à maintenant, nous avons compris que pour nous transformer et faire partie de la nouvelle réalité, nous devons d’abord élever notre fréquence vibratoire et apprendre comment nous maintenir dans le courant d’énergie universelle en tout temps.

A quelle énergie êtes-vous reliés ? dans Auto-Guérison fractale-19-300x200Il est important d’apprendre à reconnaitre la fréquence de la Source universelle afin d’être capable de l’invoquer clairement.   L’énergie de la Source universelle est très spécifique.  C’est la fréquence la plus élevée qui soit dans notre univers et elle origine de son centre.  Bien que toutes choses aient été créées avec et par cette énergie, toutes choses n’ont pas nécessairement la même fréquence que celle de la Source originelle, particulièrement sur la Terre ou notre réalité a été manipulée et déformée.  Lorsque nous sommes dans la nature, par exemple, nous ne baignons pas nécessairement dans les fréquences universelles élevées de la Source.  Les plantes et les animaux font partie du système terrestre et ont une fréquence planétaire.  Et quoique ce contact avec la nature puisse être très agréable, énergisant et bénéfique à notre être physique, la force vitale des plantes et de la nature n’a tout simplement pas la même fréquence que celle de la Source universelle.  Ainsi on ne peut se connecter à la nature en croyant être relié à la Source de toutes choses.

Nous devons être précis lorsque nous demandons à nous relier à quelque chose.  Il y a des énergies et des consciences ayant une fréquence planétaire, galactique ou universelle.  On pourrait dire qu’il y a des centres énergétiques partout.  Par exemple, il y a une Source d’énergie au centre de notre galaxie comme au centre de toutes les autres galaxies, comme il y a une source d’énergie au centre de la Terre.  Nous devons être parfaitement conscients de ce que nous faisons et des forces que nous invoquons.  Si nous demandons à une lumière ou à une énergie d’être présente, sans plus de précision, comment pouvons-nous savoir d’où elle vient et à quoi nous nous relions?

Notre intention commande à notre espace – nous sommes en charge de notre sphère énergétique, de ce que nous y accueillons ainsi que de notre fréquence vibratoire.  Lorsque notre intention n’est pas précise, il est possible que nous laissions des énergies non-identifiées venir vers nous.  Ces énergies ne sont pas nécessairement mauvaises, mais elles ne sont peut-être pas non plus celles que vous attendez.  Nous devons en tout temps avoir la maitrise de notre espace énergétique car c’est ce qui détermine notre état d’être et notre fréquence vibratoire.  Si notre intention est de nous relier aux fréquences universelles les plus élevées qui soient, alors nous devons demander à nous relier à la Source universelle ou encore aux fréquences de notre Créateur divin (puisque celui-ci est sans contredit à la Source de notre existence).

Exercez-vous à reconnaitre ces différentes fréquences.  Allez dans la nature, fermez les yeux, prenez conscience de votre propre champ énergétique puis concentrez-vous sur la conscience de votre cœur.  Demandez à augmenter votre fréquence vibratoire en invoquant les fréquences universelles de votre Créateur divin et de la Source originelle, prenez le temps de prendre conscience de votre champ énergétique dont la limite se situe à environ 2 à 3 mètres de votre corps physique.  Demandez ensuite à vous fusionner avec le corps énergétique ou l’énergie-conscience d’une plante ou d’un arbre, puis demandez à en ressentir les vibrations ou l’énergie.  Prenez conscience des différences que vous ressentez.  Il peut être difficile au début de ressentir clairement, car nous avons oublié comment nous servir de ces outils et notre cerveau a besoin de s’adapter à ces nouvelles fréquences.  C’est pourquoi, il est nécessaire de se pratiquer le plus souvent possible, avec patience et confiance et surtout dans la joie de découvrir de nouveaux outils qui nous permettent d’exprimer ce que nous sommes vraiment.

Vous pouvez faire cet exercice guidé pour apprendre à ressentir les différences de fréquence de votre propre champ énergétique.   Le principe est le même pour apprendre à ressentir les fréquences qui nous entourent.

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Nous sommes sur le chemin

Posté par othoharmonie le 13 janvier 2013

Par Aisha North

Vous avez parcouru un long chemin depuis les jours sombres de décembre, et même si beaucoup d’entre vous ont encore du mal à voir ou plutôt à sentir la différence, il y a pourtant tant de choses différentes, c’est comme si vous étiez entrés dans un tout nouveau monde. Expliquons-nous.

Nous sommes sur le chemin dans En 2012-2013 et après 2016 5-copie-207x300Comme d’habitude à la surface, beaucoup de choses semblent être exactement les mêmes que la dernière fois que vous avez ouvert vos yeux, et ceci en effet se poursuivra pendant un temps assez long. Mais sous cette couche superficielle de l’illusion que voit votre esprit lorsque vous vous réveillez de votre sommeil, il se passe quelque chose de complètement différent. Et la différence est loin d’être superficielle, mais profonde. Parce qu’il s’est passé un changement qui vous a tous littéralement pris d’assaut, et a balayé tous les vestiges de non seulement l’année dernière, mais de votre dernière existence. Parce que ce changement est majeur et qu’il n’a laissé personne indifférent. Mais pour quiconque est familier avec le mot «frein» dans toutes ses implications, les résultats de tout cela prendront un certain temps pour être visibles à la surface. Car de même que la couche molle et lourde externe de votre planète prend beaucoup plus de temps pour s’adapter à tous les mouvements qui viennent du noyau interne, il en est ainsi avec nous tous. Et même si votre noyau interne a été transmuté d’une matière dense et sombre en une lumière brillante et fluide, il faudra un certain temps avant que ces mêmes attributs prennent le chemin vers le haut, ou plutôt, vers le monde extérieur. Alors oui, vous avez changés du tout au tout, mais les changement extérieurs prennent du temps à apparaître, surtout à partir d’un corps physique.

Cela ne veut pas dire que rien ne changera dans un très court laps de temps, car déjà tellement de choses se sont passées, mais à moins que vous ne sachiez comment le trouver, elles resteront hors de vue de la majorité des êtres humains. Mais nous savons que pour beaucoup d’entre vous, ces perceptions externes de l’évolution intérieure ont déjà commencé à suinter, et vous pouvez dire par les moindres changements littéralement dans l’air que quelque chose se prépare. Et le moyen le plus efficace de s’ajuster pour tous ces changements, c’est de laisser votre esprit se reposer et votre cœur faire la surveillance. Car il n’aura aucun problème à repérer ces changements fondamentaux qui se produisent, non seulement en vous, mais dans tout ce que vous voyez autour de vous.

Nous disons cela comme un rappel que même si votre impatience semble être plus forte que tout changement à l’heure actuelle, sachez que ce n’est pas la réalité. Parce que votre impatience masque le fait que vous avez déjà commencé à respirer un air plus frais, et il y a effectivement plus de légèreté dans votre démarche qu’elle ne l’était auparavant. Et cela ne fera que devenir de plus en plus prononcé, car la révolution intérieure pour ainsi dire commence à se manifester de plus en plus sur le mouvement lent du reste de votre corps, et, par là, le reste de votre environnement. Et ce n’est nullement une critique, car c’est juste une façon naturelle pour que ce processus ait lieu. Car c’est en effet la façon dont tout cela a été mis en place, en changeant de l’intérieur en un clin d’œil à une transformation graduelle presque imperceptible qui prend place tout autour de vous.

Sachez qu’un jour vous vous réveillerez dans un monde totalement changé. Mais sachez aussi beaucoup ne seront même pas conscients du fait que ce changement a eu lieu, car ils se réveilleront comme d’habitude et croiront que ce monde merveilleux a toujours été là. Alors oui, c’est bien un changement instantané, mais aussi très progressif, comme cela a déjà eu lieu, mais il est également en cours. En d’autres termes, il s’agit d’un processus qui se déroule dans plus d’un calendrier en même temps, donc votre capacité à le comprendre et à le percevoir sera déterminé par le niveau où vous vous trouvez actuellement et votre mesure à le syntoniser. Pour certains, ils ne pourront que distinguer l’un de ces niveaux, celui que nous appelons «réalité». Mais pour d’autres, ils seront en mesure d’obtenir une vue plus détaillée de la procédure, et pour eux, cela va se dérouler d’une manière très fascinante et un peu complexe. Car, comme nous l’avons dit, cela a déjà eu lieu, et le processus est en effet déjà complet, mais dans le même temps, la graine vient d’être semée, et elle ne fait que commencer à germer.

Nous parlons en termes quelque peu alambiqués, mais il suffit de savoir que ce processus ne peut pas aller mal, car c’est déjà un succès, et même si vous vous sentez perdu en ce moment et « hors de lui », sachez que ce n’est pas le cas. Vous voyagez à toute vitesse vers le point où tout sera clair comme du cristal, et où vous serez en mesure d’expérimenter le spectre complet de cette magnifique création. Ainsi, même si les couleurs et même la lumière, peuvent sembler être un peu pâles en ce moment, sachez que ce n’est littéralement qu’une ruse de la lumière. Car tout est là, prêt pour que vous vous immergiez complètement quand le moment sera venu. Quand, vous demandez-vous? Eh bien, laissez-nous vous dire que la réponse à cette question est comme toujours « bientôt ». Nous disons cela, sachant très bien que c’est peut-être le mot le plus indésirable que nous pouvons vous donner, mais c’est vraiment rien de ce qui peut être décrit par une mesure du temps. Car, comme nous l’avons dit, il s’agit d’une tâche qui couvre plusieurs lignes de temps, et en tant que tel, la vôtre est peut-être la moins précise de toutes. Alors, restons-en là, et je vous rappelle encore une fois que tout va bien et que vous êtes exactement à l’endroit et au moment où vous êtes censé être.

Source: http://aishanorth.wordpress.com/

Traduit gracieusement par Louise Racine pour LaPresseGalactique.com

 

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