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Le bol en bois !

Posté par othoharmonie le 10 février 2013

 

Le bol en bois ! dans Penserie a-petit-sUn vieil homme fragile s’en alla demeurer avec son fils, sa belle-fille, et son petit-fils de quatre ans. Les mains du vieil homme tremblaient, sa vue était embrouillée et sa démarche chancelante.

La famille était attablée ensemble pour le repas. Mais la main tremblante de grand-père et sa mauvaise vue rendait le repas peu agréable. Les pois roulaient par terre, lorsqu’il prenait son verre, le lait se renversait sur la nappe. Ce qui vint à tomber sur les nerfs du fils et de la belle-fille.

« On doit faire quelque chose avec grand-père » dit le fils. Nous en avons assez du lait renversé, des bruits lorsqu’il mange et de ramasser la nourriture sur le plancher »

Alors, le fils et sa femme montèrent une petite table dans le coin. C’est là que grand-père ira manger pendant que le reste de la famille sera à la grande table. De plus, puisque que grand-père a cassé quelques assiettes, dorénavant il mangera dans un bol en bois.

Lorsque la famille regardait dans le coin, quelques fois ils pouvaient voir une larme sur les joues de grand-père qui était assis tout seul. En dépit de celà, les seuls mots que le couple avaient pour grand-père exprimaient la colère et les reproches lorsqu’il échappait une fourchette ou renversait sa nourriture par terre. Le jeune de quatre ans regardait tout cela en silence.

Un soir avant le souper, le père remarqua son fils qui jouait dans son atelier et il nota des copeaux de bois sur le plancher. Il demanda gentiment: « Qu’est tu en train de fabriquer? »

Aussi gentiment le fils répondit: « Ah! je fais un bol en bois pour toi et maman pour manger lorsque je serai grand! »

Les parents furent tellement surpris par ces paroles qu ils étaient incapable de parler. Et puis, quelques larmes coulèrent sur leurs joues. Ils ne disaient rien mais ils savaient quoi faire. Ce soir là, le fils pris grand-père par la main et l’amena gentiment à la table familiale. Pour le reste de ces jours, il mangea ses repas avec la famille et le fils et sa femme ne se troublaient plus lorsque grand-père échappait une fourchette, renversait son lait ou salissait la nappe.

Légende urbaine

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Ces amours qui nous révèlent

Posté par othoharmonie le 10 février 2013

 

Certains partenaires déclenchent ce qu’il y a de pire en nous, d’autres nous poussent à dévoiler nos qualités. Pourquoi ? Mise au point avec la psychanalyste Catherine Bensaid.

Flavia Mazelin-Salvi

Ces amours qui nous révèlent dans Penserie 6-2« C’était comme s’il appuyait sur la touche on, se souvient Luce, 39 ans. Il suffisait que Marc adopte un certain ton, un mélange de reproches et d’agressivité pour que je démarre au quart de tour. Quand je lui demandais d’exprimer clairement ses récriminations, il me répondait que j’étais toujours aux aguets, prête à le coincer et, inévitablement, nous finissions par nous traiter de “parano” et de “passive agressive”. Nous avons vécu cinq ans ensemble et n’avons jamais pu sortir de ce fonctionnement. »

Si certaines relations amoureuses font advenir le plus aimable en nous – bienveillance, indulgence, humour –, d’autres semblent nous connecter directement à notre part la plus sombre – agressivité, méfiance, violence… Comment un tel mécanisme est-il possible ?

Selon Catherine Bensaid, le mauvais côté de soi qui se réveille est toujours la partie qui, dans le passé, a été blessée, dévalorisée, négligée. Si cette zone de fragilité n’a pas été identifiée, nous choisissons inconsciemment un partenaire qui va nous faire revivre des scénarios – douloureusement – familiers. Et ses agressions – ou ce qui est vécu comme tel – déclenchent tristesse, agacement ou violence, selon la stratégie de défense que l’on s’est construit.

On ne peut sortir de ces « relations prisons » qu’en identifiant leur fonctionnement, puis en apprenant à bien se traiter. « C’est en entamant une thérapie que j’ai compris que Marc, lorsqu’il se positionnait en victime, me faisait penser à ma mère, poursuit Luce. Celle-ci me voyait en égoïste ingrate, sans jamais me dire ce qu’elle attendait de moi. Du coup, je l’agressais pour tenter d’avoir prise sur elle, mais elle restait dans sa position de victime. Sans ce travail de fond, je suis certaine que je serais toujours retombée sur le même type de partenaire. »

Depuis deux ans, Luce vit avec Alexandre. En tout point l’opposé de Marc. « Je ne connaissais que les rapports de force. Aujourd’hui, je sais ce que signifie le mot “échange”. Je me sens libre d’être moi-même, parce que je ne me sens pas jugée. Je ne suis plus sur la défensive, je n’agresse plus, alors que j’avais fini par me croire invivable ! »

Selon Catherine Bensaid, les relations qui révèlent de nous ce qu’il y a de plus positif sont celles qui, tout en nous bousculant dans nos habitudes et nos croyances, nous élèvent et nous grandissent. « Dans ces relations, chacun est un sujet à part entière. On ne se sert plus de l’autre pour régler ses comptes. » Et c’est dans ce climat de respect et de confiance réciproque que chacun peut offrir à l’autre ce qu’il a de meilleur en lui.

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