• Accueil
  • > Archives pour le Dimanche 17 février 2013

Bouddha, mon psy positif

Posté par othoharmonie le 17 février 2013

 

par Thierry Jansen

La psychologie bouddhiste est une invitation à révéler le meilleur de nous-mêmes : la sagesse de notre cœur. Elle a inspiré Thierry Janssen, médecin et psychothérapeute qui signe la préface du livre de Jack Kornfield.

Bouddha, mon psy positif dans SAGESSE bouddha-300x225

  En Occident, la psychologie a été marquée par trois grands courants apparus au XXeme siècle : la psychanalyse, le comportementalisme (ou béhaviorisme) et la psychologie humaniste. La psychanalyse décrit l’individu comme le résultat d’instincts sexuels et agressifs refoulés, difficilement accessibles à la conscience et agissant en dehors du contrôle de la volonté. Les théories comportementalistes le présentent comme un être flexible, malléable, en proie aux influences de son environnement, soumis aux lois de l’apprentissage et du conditionne- ment. La psychologie humaniste le considère comme responsable et libre de réaliser ses potentialités à travers un processus que le psychologue américain Abraham Maslow a qualifié d’« actualisation de soi ». Il est intéressant de constater que chacune des trois approches se conjugue à un temps différent. 

  La psychanalyse s’intéresse essentiellement au passé des individus pour le faire resurgir dans le présent. Les thérapies cognitivo- comportementales explorent sur- tout le présent des patients afin de les aider à échapper aux conditionnements du passé. Enfin, la psychologie humaniste encourage les êtres humains à mettre leur volonté au service de leur liberté pour exprimer le meilleur d’eux-mêmes dans le futur. (…) Les psychanalystes, les thérapeutes cognitivo-comportemenalistes et les psychothérapeutes humanistes gagneraient sans doute beaucoup à lire l’ouvrage de Jack Kornfield. Ils y découvriraient que, bien avant l’apparition de leurs querelles d’écoles, la psychologie bouddhiste a réussi à conjuguer les temps passé, pré- sent et futur selon une logique extrêmement dynamique. En effet, à l’instar de la psychanalyse, la psychologie bouddhiste reconnaît l’influence du passé inconscient sur nos comportements, en vertu d’une logique définie par le karma individuel et universel, les sankharas et la conscience réceptacle. A la façon des approches cognitivo-comportementales, elle nous aide à démasquer, à chaque instant du présent, la partialité de nos pensées afin de pouvoir échapper à leur emprise et re- trouver la liberté de choisir nos actions. Et, de la même manière que la psychologie humaniste, elle nous encourage à exprimer la noblesse et la bonté qui sont en nous afin de pouvoir vivre le futur heureux et en bonne santé. 

  Ainsi, la psychologie bouddhiste apparaît comme une psychologie intégrative qui englobe différents temps et différentes dimensions de l’expérience humaine dans une optique résolument optimiste. En ce sens, elle est proche de ce que l’on appelle la « psychologie positive » : (…) elle encourage la transformation des individus en espérant que celle-ci participera à l’évolution de la collectivité ; elle refuse de ne s’intéresser qu’aux aspects négatifs de l’expérience humaine, elle croit à la possibilité d’en valoriser les aspects positifs ; elle veut quitter le domaine du pathologique pour promouvoir celui du bonheur et de la bonne santé ; et elle est convaincue que l’être humain a en lui les ressources pour y parvenir. (…)

Ce qui fait la particularité de la psychologie bouddhiste, c’est son absence de résignation face à la souffrance. Le message que Jack Kornfield transmet à travers ce livre est clair: il s’agit d’assumer notre responsabilité face à l’existence car nous sommes habilités à répondre aux événements de notre vie. (…)

Contrairement à la psychologie clinique de l’Occident qui assimile les patients à des êtres passifs, victimes de forces biologiques et intrapsychiques que seule une expertise extérieure peut identifier et contrôler, la psychologie bouddhiste considère que chacun de nous est l’expert de sa propre vie. Personne d’autre que nous-mêmes ne sait mieux ce qu’il conviendrait de transformer dans notre personnalité pour nous dé- faire des racines de la souffrance. « C’est le travail de toute une vie », nous dit Jack. Le rôle du psychologue bouddhiste est d’offrir des outils pour effectuer ce travail. 

  La lecture de ce livre a achevé de m’en convaincre : la psychologie bouddhiste est une véritable philosophie de vie (…) Elle est, je pense, l’expression la plus aboutie du concept de « santé mentale optimale ».

 

Publié dans SAGESSE | Pas de Commentaire »

La sagesse des modernes

Posté par othoharmonie le 17 février 2013

La sagesse des modernes (avril 1998, Robert Laffont)

Deux philosophes viennent de faire le tour des 10 interrogations de notre époque. La sagesse n’est jamais loin. Extrait de leur introduction.

La sagesse des modernes dans SAGESSE bouda-300x225

« Comment vivre ? C’est la question principale, qui contient toutes les autres. Comment vivre d’une façon plus heureuse, plus sensée, plus libre ? Dans le monde tel qu’il est, puisqu’on n’a pas le choix. A l’époque qui est la nôtre, puisque tous les choix en dépendent. Le maximum de bonheur, dans le maximum de lucidité : c’est ce que les Anciens appelaient « sagesse », qui donnait sens à leur philosophie, et à leur vie. Mais leur sagesse n’est pas la nôtre. Ou la nôtre, plutôt, ne saurait reproduire, purement et simplement, la leur. Le monde n’est pas le même. La société n’est pas la même. Les sciences, la morale, la politique… ne sont pas les mêmes. Comment aurions-nous la même vie, la même façon de nous sauver ou de nous perdre ?
Si nous avons voulu renouer avec l’idéal ancien de sagesse, c’est moins par nostalgie que par impatience. La vie est trop brève, trop précieuse, trop difficile, pour qu’on se résigne à la vivre n’importe comment. Et trop intéressante pour qu’on ne prenne pas le temps d’y réfléchir, et d’en débattre.

Comment vivre ? Si la philosophie ne répond pas à cette question, à quoi bon la philosophie ? La question philosophique la plus importante, à nos yeux, c’est celle, comme disaient les Grecs, de la « vie bonne » : du bonheur, mais lucide, et de la sagesse, mais en acte. Comment la morale ou les sciences pourraient-elles y suffire ? Car ni l’une ni les autres ne nous disent si la vie mérite d’être vécue, ni ce qui lui donne son prix ou son sens. Qui se contenterait de connaître ? Qui se contenterait de faire son devoir ? Qui y verrait un bonheur suffisant ? Une sagesse suffisante ? Une spiritualité suffisante ? Cela vaut spécialement pour la morale. La morale pour nous n’est pas tout, et elle n’est pas l’essentiel. Elle ne sait que commander – et qui se contenterait d’obéir ? Elle ne sait dire ordinairement que non – et qui n’a besoin de dire oui ? Elle est faite surtout de devoirs – et qui ne préfère l’amour et la liberté ?

« Je n’ai fait que mon devoir », dit-on parfois. C’est reconnaître qu’il ne s’agit que d’un minimum obligé. La vie, aussi bien individuelle que commune, a d’autres charmes, fort heureusement, et d’autres exigences. Il nous a paru important de réfléchir à la sagesse : parce que nous en manquons, comme tout le monde, parce que nous avons besoin de la penser pour essayer, malgré tout, de nous en approcher. Quant à la modernité, nous n’avons aucune prétention à en détenir l’impossible et ridicule exclusivité. Au demeurant, nous prenons le mot en un sens large, qui n’a rien à voir avec l’actualité ou la mode. La modernité, pour nous, c’est tout ce qui relève de l’émergence du monde démocratique et de sa séparation d’avec le religieux ; c’est donc tout ce qui participe de la fin du « théologico-politique ».

Reste à la penser, à l’assumer, et à en faire surgir, peut-être, un peu plus de lumière, de bonheur, d’esprit – un peu plus de sagesse. C’est à quoi nous avons voulu, ensemble, essayer de contribuer. Notre problème ? Il tient en une question : quelle sagesse après la religion et au-delà de la morale ? Nous ne sommes sûrs ni l’un ni l’autre de nos réponses. Mais nous sommes certains, l’un et l’autre, de la pertinence de la question ».

Luc Ferry et André Comte-Sponville

Publié dans SAGESSE | Pas de Commentaire »

Un morceau de gâteau !

Posté par othoharmonie le 17 février 2013

Parfois on se demande…qu’est-ce que j’ai fait pour mériter cela? Pourquoi Dieu laisse-t-il ces choses m’arriver?

Une fille dit à sa mère que tout tourne mal pour elle. Elle a probablement échoué son examen de maths et son petit ami vient de la laisser pour… sa meilleure amie.

Un morceau de gâteau ! dans SAGESSE images

Dans ces périodes tristes, une bonne mère connait la chose à faire pour encourager sa fille. « Je fais un délicieux gâteau ».

À ce moment, la mère prend sa fille dans ses bras et la guide vers la cuisine, tandis que sa fille essaie de sourire. Tandis que la mère prépare les ustensiles et les ingrédients, sa fille s’est assise au comptoir. Sa mère demande: « Ma chérie, aimerais-tu un morceau de gâteau? »

Sa fille répond: « Bien sûr, maman, tu sais combien j’aime le gâteau. »

D’accord… dit la mère. Bois un peu de cette huile de cuisson.

Choquée, la jeune fille répond: Quoi? Pas question !!!

Que dirais-tu alors de quelques oeufs crus?

À cela la fille répond: Est-ce que tu plaisantes?

Que dirais-tu d’un peu de farine?

Non maman, je vais être malade.

La mère répond: Toutes ces choses ne sont pas cuites et goûtent mauvais, mais si tu les mets toutes ensemble ils font un délicieux gâteau.

Dieu travaille de la même manière. Quand nous nous demandons pourquoi il nous fait passer par ces périodes difficiles, nous ne réalisons pas ce que ces événements peuvent nous apporter. Seulement Lui sait et Il ne nous laissera pas tomber. Nous n’avons pas besoin d’arranger les ingrédients crus, seulement croire en Lui… Et voir quelque chose de fantastique survenir.

Dieu nous aime tellement… Il nous envoie des fleurs chaque printemps. Il fait se lever le soleil tous les matins… Et chaque fois que tu as besoin de parler… Il est là pour écouter! Il peut vivre n’importe ou dans l’univers… mais Il choisit de vivre dans ton coeur!

Auteur inconnu

Publié dans SAGESSE | Pas de Commentaire »

 

katoueluv |
jeanneundertheworld |
darkangelusmag |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | debbyka
| nouvelles du front ... en a...
| Les ateliers d'Anissina Tur...