La Nature de ce qui EST

Posté par othoharmonie le 26 février 2013

 

Maintenant se pose évidement la question : quelle est la nature de ce qui est ?

La Nature de ce qui EST dans Méditation images-1 Pour répondre à cette question, je parlerais brièvement de mon enfance. Parfois, j’avais l’impression en regardant le monde qui m’entourait, qu’il y avait quelque chose au-delà de ce que mes yeux voyaient. Quelque chose de complètement fou, d’inimaginable, d’incroyable, mais ce quelque choses était aussi pour moi totalement indéfinissable et insaisissable. Ce quelque chose était extrêmement subtil, à tel point que je ne pouvais dire si cette chose existait ou n’existait pas. Pourtant je sentais bien ce quelque chose m’attirait plus que tout, plus que toutes les joies du monde. Situation paradoxale : le truc qui touche le plus mon cœur est si subtil que je ne sais même pas si il existe vraiment ou non !

 Comme je ne pouvais pas définir ce truc, je l’ai appelé le « ça » ou « Cela ».

Et en fait, je crois que ce truc, « Cela », la nature de l’esprit… En fait, tous les phénomènes sont illusoires ; je dis qu’ils sont illusoires, pas qu’ils n’existent pas. Ils sont comme un mirage dans le désert, le mirage existe vraiment, mais il est illusoire dans le sens qu’il n’est pas ce qu’il a l’air d’être. Autrement dit, ce que nous appelons « réalité » est illusoire. La vraie réalité, c’est ce mystère que les enfants perçoivent parfois, mais que tous les adultes ont oublié. Le monde visible est le reflet de la réalité; mais l’ambiance indescriptible dégagée par le monde visible, c’est ça la réalité. Nous avons tendance à croire que le réel est soit glauque soit sympa ; mais c’est nos projections sur le réel qui sont soit glauques soit sympas ! En fait, la réalité est au-delà du bien et du mal ; elle remplit tout mais ne dépend de rien, elle voit tout mais ne juge rien.

Ce sentiment – que nous avons peut-être éprouvé enfant – qu’il y a un mystère indicible ou une présence subtile caché en toute chose, ce ressenti est lié à l’impression que l’univers tout entier est vivant, conscient, habité par une présence aimante, que tout l’univers a été spécialement créé pour nous… C’est ça le « Dieu-Amour » dont nous parle Jésus. L’impression que la vie nous aime, que la vie a un sens, que c’est une chance pour nous d’exister ici et maintenant, c’est le bonheur véritable, dont nous avons peut-être déjà eu un aperçu. Dans cet état peu nous importe d’être riche ou pauvre, seul ou entouré, puisque dans cet état, chaque atome de l’univers semble chanter un hymne à la vie, chaque atome de l’univers révèle dans le silence la quintessence de tous les enseignements religieux…

Les aliments remplissent notre ventre, notre corps ; les connaissances remplissent notre tête, notre intellect. Mais il n’y a que l’amour qui puisse remplir notre cœur !

  C’est peut-être ça le sens le plus important, la « Communion », liée aux paroles que Jésus a prononcé : « Celui qui ne me mange pas ne pourra pas accéder à la Vie !». Absorber Dieu signifie donc dire « Oui » à Dieu dans son cœur. Cela signifie que symboliquement nous demandons que notre vue, nos sens et notre perception du réel soit identique à celle de Jésus Christ, nous demandons que nos pensées, nos paroles et nos actes aient la même qualité, la même pureté que ses pensées, ses paroles et ses actes, bref, d’être continuellement connecté à la même source que lui.

 Mais pour que cela ait un sens il nous faut le percevoir dans notre quotidien, ce qui n’est pas le cas pour la plupart d’entre nous… Il nous faut donc changer notre perception des choses, accéder à une perception plus élevée et plus authentique de ce qui est.

 Lorsque « l’Amour » n’est pas ou plus présent dans notre vie, cela créé un vide, un trou dans notre cœur. Et donc, quand cette nourriture nous fait défaut, ce trou, ce néant dans notre cœur tend à tout engloutir : notre monde, notre moi, notre vie… Cette impression d’être englouti par le néant, cette impression de manque dans le cœur, c’est ce qu’il y a de plus insupportable pour un être vivant ! Alors, pour échapper à cela, nous nous débattons autant que possible.  En résumé, c’est quand nous n’avons plus accès à l’amour universel, l’amour inconditionnel, l’amour divin, que nous commençons alors à rechercher l’amour humain, et c’est là que tous les problèmes commencent.

 En effet, pour obtenir l’amour humain – contrairement à l’amour divin qui est donné « gratuitement » – il faut remplir certaines conditions, il faut être beau, riche, bien portant, faire ce que les autres attendent de nous, il faut être au bon endroit au bon moment, etc ! Et si les conditions qui nous permettraient d’obtenir une reconnaissance, une impression d’amour de la part de notre mère, de notre père, de notre conjoint, de nos amis, de notre psy ou de notre guide spirituel, etc, ne sont pas réunies, alors notre vie devient un cauchemar et nous sommes alors ravagés par les émotions négatives.

 N’ayant pas pu obtenir ni l’amour divin, ni même l’amour humain, nous cherchons alors la jouissance, le plaisir, c’est-à-dire que nous cherchons à obtenir de l’amour de la part des objets inanimés. Et c’est à ce moment que l’on touche le fond, que ça devient vraiment pitoyable, quand par exemple certaines personnes vont s’accrocher à la nourriture et manger sans cesse pour combler leur manque d’amour, elles vont alors enfler, devenir obèses et mener une existence lamentable. D’autres vont s’accrocher aux drogues, à l’alcool, au jeu, à la télé, etc, pour « anesthésier » leur cœur et ne plus ressentir (ce manque d’amour), avec pour conséquence là aussi une existence lamentable. Il s’agit là d’une vie d’ennui au sens le plus profond, en effet l’expression « s’ennuyer » signifie littéralement « être un objet de haine pour soi-même ».

 Bref, depuis que nous sommes sur terre, nous sommes prisonniers d’un cercle vicieux : plus nous fermons notre cœur, plus nous souffrons, et plus nous souffrons, plus nous fermons notre cœur… il s’agit donc maintenant d’inverser cette tendance ! L’impression de ne pas être aimé est liée selon moi à l’impression d’être victime de la malchance. Les personnes qui ont traversé de nombreuses épreuves dans leur vie ont souvent l’impression d’être victime d’une certaine malchance. Leur cri du cœur c’est « Pourquoi moi ?! ».

 Mais comme l’a dit Dalaï-Lama : « Personne n’est né sous une mauvaise étoile ; il y a seulement des gens qui ne savent pas lire la carte du ciel ! ».

 

Ce qui brise intérieurement les gens, ce n’est pas les épreuves qu’ils subissent ; c’est le fait de ne pas pouvoir donner un sens à c’est épreuves. Ne pouvant pas donner un sens aux épreuves qu’ils ont vécu, ils pensent « La vie est bête, méchante et injuste ! ». Et c’est cette pensée qui détruit les gens, pas les épreuves de la vie ! Pour donner un sens aux épreuves que nous avons traversées, nous devons comprendre que celles-ci nous ont permis de grandir intérieurement, d’évoluer, de développer des qualités comme : l’humilité, l’empathie envers ceux qui souffrent, la patience, la persévérance, etc. Prenons l’exemple d’une vertu essentielle à mes yeux : le courage. Est-il possible de faire preuve de courage si nous sommes dans une situation confortable et facile à vivre ? Bien sûr que non. Pour développer le courage, il faut être confronté à des situations difficiles, c une évidence logique ! Et donc si, la vie, nous a fait subir plus d’épreuves que la moyenne des gens, ce n’est pas parce que ELLE nous aime moins que les autres.

C’est peut-être simplement parce que : ELLE attend beaucoup de nous…

L’amour universel correspond à ce que les bouddhistes appellent « la nature de l’esprit ». C’est ce que nous sommes vraiment, notre vraie nature, la « substance » de notre âme, que je décrirai comme une lumière sans couleur, une lumière vivante et intelligente.Le but de notre vie c’est de fusionner avec cet amour universel, c’est se dissoudre dans l’Océan de Joie… Et le moyen d’atteindre le but, c’est de remettre en question toutes nos certitudes, notre éducation, et de détruire toutes nos croyances illusoires, notamment la croyance en l’existence du bien et du mal. Pour cela, il faut se poser des questions du genre : 

 « La situation que je vis maintenant est-elle 100% réelle, 100% irréelle ou entre 2 ? ». Ou encore : « Qu’est-ce qui ce passe vraiment ici et maintenant ? Ce que je vis, ce que je perçois, existe-il indépendamment de moi ? ».

 

images2 dans Méditation « Ce que l’on a coutume d’appeler « esprit » est généralement très estimé et fait l’objet de nombreuses discussions, cependant, il demeure incompris, ou compris de manière erronée ou partielle. Parce qu’il n’est pas compris correctement, en tant que tel, voici que naissent, en nombre incalculable, idées et affirmations philosophiques. De plus, puisque les individus ordinaires ne le comprennent pas, ils ne reconnaissent pas leur propre nature ; ils continuent donc à errer au gré des situations dans différents états d’existence, à l’intérieur du temps et de l’espace, et connaissent ainsi la souffrance. En conséquence, ne pas comprendre son propre esprit est une très grave erreur. »

(Padmasambhava, fondateur du bouddhisme tibétain)

 

EXTRAIT ISSU de : LE POUVOIR DE L’ESPRIT :  Vers une nouvelle perception du réel – La vie est un jeu ; un jeu dont le but est précisément de découvrir ce qui est en train de se jouer ici et maintenant !

A retrouver sur le site : http://www.terre-inconnue.ch/

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