L’énergie Suprême

Posté par othoharmonie le 3 mars 2013

 

L'énergie Suprême dans VOYAGE EN INDE inde-300x225     Admettons ce fondement sous une formule ou une autre, poursuivons ce but spirituel par l’une des mille voies reconnues en Inde, ou même par n’importe quelle voie nouvelle qui en dérive, et nous voilà au cœur même de cette religion. Et nous tenons là son deuxième principe fondateur : les chemins par lesquels l’homme peut approcher l’Éternel et Infini sont innombrables. L’Infini est fait de multiples infinités et chacune de ces infinités est en soi l’Éternel.

 Et ici-bas, dans les limites du cosmos, Dieu se manifeste et s’accomplit en ce monde par des voies multiples, mais chacune est la voie de l’Éternel. Car en chaque fini nous pouvons découvrir l’Infini, et à travers toute chose, qui en est la forme et le symbole, approcher l’Infini. Toutes les puissances cosmiques sont des manifestations de l’Un, toutes les forces sont des forces de l’Un. Les dieux à l’œuvre derrière les phénomènes de la Nature doivent être perçus et adorés comme des pouvoirs, des noms, des personnalités de la Divinité unique. Une Conscience-Force infinie, une énergie, une Volonté ou une Loi exécutives, Mâyâ, Prakriti, Shakti ou Karma, se tient derrière tous les événements, que ceux-ci nous semblent bons ou mauvais, justes ou injustes, heureux ou malheureux.

 L’Infini crée, et il est Brahmâ ; il préserve, et il est Vishnou ; il détruit ou réabsorbe en lui-même, et il est Roudra ou Shiva. L’énergie suprême et bienfaisante qui préserve et protège, est la Mère du monde, Lakshmî ou Dourgâ, ou en est l’expression. Bienfaisante même sous le masque de la destruction, elle est Chandî ou Kâlî, la Mère au sombre visage. Assumant la forme de ses qualités, la Divinité unique se manifeste en des divinités et sous des noms multiples. Le Dieu de l’amour des vishnouïtes, le Dieu du pouvoir divin des shâktas, sont en apparence deux divinités différentes ; mais en vérité ils sont la Divinité unique et infinie sous divers visages.

     Il est possible d’approcher le Suprême à travers chacun de ces noms, chacune de ces formes, dans la connaissance ou dans l’ignorance ; car à travers, ou au-delà de ceux-ci, nous pouvons parvenir enfin à l’expérience suprême.

 

Chapitre tiré du livre Les fondements de la culture indienne de Sri Aurobindo publié aux Éditions Buchet Chastel

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