Résumé de la vie en Inde

Posté par othoharmonie le 17 avril 2013

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La vie est dans la rue

La vie, toute la vie, est dans la rue. La vie en rose, comme la soie des saris des jolies Indiennes. La vie en blanc grâce à la beauté saisissante et majestueuse du Taj Mahal voisin. La vie en cris et en klaxons bourdonnants, dans une ruche où se croisent des limousines et des rickshaws, ces triporteurs à pédale ou à moteur qui slaloment au beau milieu des vaches errantes, des vieux porteurs de chariots surchargés ou des gamins livrés à eux-mêmes.

La vie en plus noir, où l’on est frappé par le regard des mendiants d’une pauvreté glaçante, où l’on voit des boutiques étroites et sales, des immeubles crasseux, des cochons poussant du groin des ordures dans une décharge à ciel ouvert.

Delhi, concentré d’énergies

Le voyage débute à New-Dehli. Sorti du très moderne et luxueux aéroport international, l’Inde commence par se respirer. Les odeurs suaves du jasmin des jardins ou des hôtels de luxe côtoient celles plus acres d’une pollution endémique et d’eaux stagnantes. Mégalopole d’environ 18 millions d’habitants, Delhi est un concentré d’énergies, positives et négatives.

Les quartiers populaires sont fascinants. Tout y va à toute allure : le négoce, les affaires, les fameux rickshaws. Seules les vaches ralentissent le pouls de la ville, impassibles et parfois immobiles au milieu de cette agitation. On y déambule avec plaisir. Les vendeurs ne vous agrippent pas et le regard des mendiants ne vous reproche pas leur terrible misère. Rien ou presque n’est agressif ou étouffant.

Jodhpur la bleue, Jaipur la rose

Seconde étape, Jodhpur, la ville bleue. Et tout de suite des images fortes, comme le fort Meherangarth, qui domine la cité. Bâtie en marbre et en grès, la forteresse abrite de longs corridors et des cours aux balcons richement et finement sculptés.

Puis l’on rencontre le Thakur Sidhart Singh, descendant d’une longue lignée de Maharajas. Dans son palais de Rohet Garh, bâti en 1622 et reconfiguré en hôtel en 1990, ce descendant des plus hautes castes indiennes nous parle avec optimisme de l’Inde. « Nous avons la chance, par rapport à la Chine, d’être une démocratie et d’avoir d’excellents ingénieurs sortis de nos écoles », se félicite-t-il, avant de dénoncer le pire fléau du pays, à savoir « la corruption ».

Autre rencontre surprenante : les Bishnoïs, dont le mode de vie est ancestralement écologiste et sans concession. Chez eux, la nature et toute forme de vie sont sacrées, à tel point qu’on n’y coupe pas un arbre. La nourriture est végétalienne et on dort dans des huttes. Choc culturel et dépaysement garanti.

De la ville bleue, on passe à la ville rose, Jaipur. Ici, les palais rivalisent de marbre et de richesse. Les images les plus fortes sont certainement le palais des vents (une façade aux centaines de fenêtres) et surtout le palais de l’eau au coucher du soleil. Une pure merveille.

Taj Mahal, un monument d’amour

Et vient le passage obligé : le Taj Mahal. Et contrairement à la grande majorité des monuments à « ne pas rater », on ne ressent aucune déception devant le joyau tant désiré. Bien au contraire, on est saisi par la beauté, la pureté du Taj Mahal.

C’est un monument d’amour, bâti sur une belle histoire d’amour. Inconsolable, l’empereur moghol Shâh Jahân a fait bâtir ce mausolée de marbre blanc au XVIIe siècle en mémoire de son épouse, morte en donnant naissance à leur quatorzième enfant.

Jean-Marie BIETTE.

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