Qui est ce Juge Intérieur

Posté par othoharmonie le 29 avril 2013

Qui est ce Juge Intérieur dans Chemin spirituel zen-2

Une part de notre esprit juge toute chose et chacun, y compris le temps, le chien, le chat : tout. Ce Juge intérieur utilise ce qu’il y a dans le Livre de la Loi pour juger tout ce que nous faisons et ne faisons pas, tout ce que nous pensons et ne pensons pas, tout ce que nous ressentons et ne ressentons pas. Tout est soumis à la tyrannie de ce Juge. Chaque fois que nous faisons quelque chose de contraire au Livre de la Loi, le Juge nous déclare coupable, nous devons être punis et avoir honte. Cela se produit plusieurs fois par jour, jour après jour, durant toutes les années de notre vie.

Une autre part de nous-mêmes reçoit ces jugements ; on l’appelle la Victime. La Victime subit la réprimande, la culpabilité et la honte. C’est cette partie de nous qui dit : « Pauvre de moi, je ne suis pas assez bon, je ne suis pas assez intelligent, je ne  suis pas assez beau, je ne mérite pas d’amour, pauvre de moi ». Le Juge est d’accord et dit : « Oui, tu n’est pas assez bon ». Et tout cela découle d’un système de croyances auquel nous n’avons jamais choisi de croire. Ces croyances sont d’ailleurs si fortes que même les années plus tard, lorsqu’on découvre de nouveaux concepts et qu’on essaye de prendre ses propres décisions, on réalise qu’elles contrôlent toujours notre vie. Tout ce qui va à l’encontre du Livre de la Loi nous fait ressentir une drôle de sensation dans le plexus solaire, que l’on appelle la peur. Contrevenir aux règles du Livre de la Loi rouvre vos plaies et votre réaction est de produire du poison émotionnel. Puisque tout ce qu’il y a dans le Livre de la Loi doit être vrai, tout ce qui remet en question vos croyances provoque un sentiment d’insécurité. Même si le Livre de la Loi est faux, il vous donne un sentiment de sécurité.

Voilà pourquoi il faut beaucoup de courage pour remettre en question ses propres croyances. Car même si on ne les a pas choisies, il est néanmoins vrai qu’on leur a donné notre accord. Celui-ci est si fort que même en comprenant, dans le principe, que ces croyances ne sont pas vraies, à chaque enfreinte aux règles on subit quand même la critique, la culpabilité et la honte.

L’être humain est le seul animal sur terre qui paie des milliers de fois pour chacune de ses erreurs. Tous les autres animaux ne paient qu’une seule fois pour les erreurs qu’ils commettent ; mais pas nous. Nous avons une puissante mémoire ; nous commettons une erreur, nous nous jugeons, nous nous déclarons coupable set nous nous punissons. Si la juste existait, cela suffirait ; on n’aurait pas à reproduire ce processus. Mai chaque fois que nous y repensons, nous nous jugeons à nouveau, puis encore une fois, et ainsi de suite. Si on a un mari ou une femme, il ou elle nous rappelle aussi notre erreur, afin que l’on puisse de nouveau se juger, de nouveau se punir et de nouveau se déclarer coupable n’est-ce pas ?

Si l’on regarde la société humaine, on constate que la raison pour laquelle il est si difficile d’y vivre est qu’elle est régie par la peur. Aux quatre coins de la planète on voit de la souffrance humaine, de la colère, un esprit de revanche, des toxicomanies, de la violence dans la rue, et une incroyable injustice. Présente à des niveaux différents dans chaque pays, la peur contrôle tout le rêve de la planète.

Chaque être humain a son propre rêve personnel et, comme celui de la société, il est généralement régi par la peur. On apprend à rêver l’enfer dans sa propre existence, dans son rêve personnel. Les mêmes peurs se manifestent de façon différente chez chacun, bine entendu, mais nous ressentons tous de la colère, de la jalousie, de la haine, de l’envie, et d’autres émotions négatives. Notre rêve personnel peut aussi devenir un cauchemar perpétuel dans lequel nous souffrons et vivons dans un état de peur permanent ; mais il n’st pas indispensable de faire des cauchemars. Il est possible d’avoir de beaux rêves. Toute l’humanité est à la recherche de la vérité, de la justice et de la beauté. Nous sommes constamment en quête de vérité parce que nous ne croyons qu’aux mensonges gravés dans notre esprit. Nous recherchons la justice parce qu’il n’y en a pas dans notre système de croyance ; nous recherchons la beauté parce que, peu importe le degré de beauté d’une personne, nous ne croyons pas qu’elle soit belle ; nous ne cessons de chercher et chercher, alors que tout est déjà en nous. Il n’y aucune vérité à trouver. Où que nous nous regardions, tout ce que nous voyons est la vérité, mais les accords que nous avons conclus et les croyances que nous entretenons nous privent d’yeux pour la voir.

Nous ne voyons pas la vérité parce que nous sommes aveugles, en raison des fausses croyances encombrant notre esprit. Nous avons besoin d’avoir raison et de donner tort aux autres. Nous avons confiance en nos croyances et celles-ci nous condamnent à souffrir. C’est comme si nous vivions au beau milieu d’un brouillard, ne nous permettant pas de voir plus loin que le bout de notre nez, un brouillard qui n’est même pas réel, qui n’est qu’un rêve, notre rêve de vie personnel, ce que nous croyons, tous les concepts concernant qui nous sommes, tous les accords que nous avons passés avec autrui, avec nous-mêmes et même avec Dieu. Notre esprit tout entier est un brouillard que les Toltèques appellent un mitote (prononcez mi-to-té). Notre esprit est un rêve dans lequel des milliers d e personnes parlent en même temps, et personne ne comprend  personne. Telle est la condition de l’esprit humain : un grand mitote, à cause duquel il nous est impossible de voir qui nous sommes vraiment.

 En Inde, on appelle le mitote « maya », ce qui signifie « illusion ». C’est l’idée que se fait la personnalité du « Je suis ». Tout ce que nous croyons à propos de nous-mêmes et du monde, tous les concepts et les programmes que nous avons en tête, tout cela est le « mitote ou maya ». Nous ne pouvons voir qui nous sommes vraiment, ni même que nous ne sommes pas libres.

 C’est pour cela que les humains résistent à la vie. Etre vivant est leur plus grande peur. Ce n’est pas la mort, mais le risque d’être vivant et d’exprimer qui l’on est vraiment qui suscite la peur la plus importante ; être simplement soi-même, voilà ce que l’on redoute le plus. Nous avons appris à vivre en nous efforçant de satisfaire les besoins d’autrui, à vivre en fonction du point de vue des autres, de peur de ne pas être accepté et de ne pas être assez bien à leurs yeux.

 Nous avons conclus des milliers d’accords ainsi, avec nous-mêmes, avec les autres, avec le rêve de notre vie, avec Dieu, avec la société, avec nos parents, notre conjoint, nos enfants. Mais les plus importants sont ceux que nous avons passés avec nous-mêmes. Au moyen de ces accords, nous nous disons qui nous sommes, ce que nous sentons, ce que nous croyons et comment nous comporter. Le résultat est ce que nous appelons notre personnalité. Dans ces accords, nous disons : « Voilà ce que je suis. «Voilà ce que je crois. Il y a des choses que je peux faire, d’autres non. Ceci est la réalité, cela est imaginaire ; ceci est possible, cela impossible ».

  Un seul de ces accords ne pose guère de problèmes, mais nombreux sont ceux qui nous font souffrir et échouer dans la vie. Si nous voulons connaître une existence faite de joie et de plénitude, il nous faut trouver le courage de rompre ceux de nos accords qui sont fondés sur la peur, et revendiquer notre pouvoir personnel. Les accords dérivés de la peur nous font dépenser énormément d’énergie, tandis que ceux découlant de l’amour nous aident à conserver cette énergie et même à en avoir davantage. Chacun d’entre nous est né avec une certaine quantité de pouvoir personnel que nous reconstruisons chaque jour en nous reposant ; malheureusement, nous épuisons tout ce pouvoir personnel à conclure nos accords puis à les tenir, de sorte que nous nous sentons impuissants. Nous avons tout juste assez d’énergie pour survivre chaque jour, car presque tout notre pouvoir sert à respecter les accords qui nous maintiennent dans le rêve de la planète. 

Si nous sommes capables de voir que nos accords dirigent notre existence, et si nous n’aimons pas le rêve de notre vie, alors il nous faut changer ces accords. Quand nous serons enfin prêts à le faire, il nous faudra une volonté très forte pour adopter les quatre nouveaux accords : toltèques, qui  eux, produiront suffisamment de pouvoir personnel pour que nous puissions changer toute la structure de nos anciens accords. 

 Il existe quatre accords toltèques très puissants qui nous aideront à rompre les autres accords issus de la peur qui nous vident de notre énergie. Vous verrez le drame de l’enfer disparaître sous vos yeux. Au lieu de vivre dans le cauchemar de l’enfer, vous créerez un nouveau rêve : votre rêve de paradis personnel.

  1. QUE VOTRE PAROLE SOIT IMPECCABLE
  2. QUOI QU IL ARRIVE N EN FAITES PAS UNE AFFAIRE PERSONNELLE
  3. NE FAITES PAS DE SUPPOSITIONS
  4. FAITES TOUJOURS DE VOTRE MIEUX
Extrait de Don Miguel Ruiz

Une Réponse à “Qui est ce Juge Intérieur”

  1. henri de castres dit :

    merci pour ces autres réalités que l’on connait très mal.

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