Exercices d’estime de soi

Posté par othoharmonie le 23 mai 2013

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Inapte au bonheur, vous portez votre malaise en bandoulière. D’ailleurs, vous en êtes persuadé, la vie ne vous aime pas. Pour (re)conquérir votre estime, les conseils de Maryse Vaillant, psychologue.

Maryse Vaillant

Exercices d’estime de soi dans APPRENDS-MOI a

On les reconnaît à leur façon de raser les murs, de tout faire pour passer inaperçu, de mettre en avant leurs défauts ou les échecs qui ont jalonné leur vie. Ils s’enlisent même parfois dans d’étranges répétitions qui les font souffrir, et manifestent une incroyable aptitude à se rendre insupportables et à se faire rejeter… Ceux qui manquent d’estime de soi ne s’aiment pas.

Toujours prêts à mettre en cause leurs compétences, ils sont persuadés que s’aimer soi-même est un signe d’orgueil ou d’égoïsme dont ils sont heureusement dépourvus. La lucidité est la seule qualité qu’ils se reconnaissent. Peut-on s’estimer, même si on ne s’aime pas ?

Voici quelques-unes des pistes qui permettent de reconquérir l’estime de soi, sans passer par la case amour.

Je suis nulle

Laure n’a pas mené à bien sa scolarité ; elle en souffre, et n’ose jamais donner son avis ou prendre la parole en public. Pourtant, ses enseignants la trouvaient intelligente et avisée. Mais Laure n’entendait que le verdict d’une mère peu aimante : « Tu es nulle, tu ne feras jamais rien. » Depuis, aucun succès ne parvient à la détromper. Ce qui compte, c’est quand elle échoue.

Tout le monde connaît des virtuoses de l’échec. Lorsque tout semble aller bien, ils prennent peur et abandonnent la partie par crainte d’une réussite qui les plongerait dans l’inconnu. Ils ne semblent rassurés que par le ratage de leurs entreprises.
Derrière les répétitions amères de leurs fiascos, on peut souvent débusquer la quête éperdue d’une autre mission : ils sont enfermés dans une injonction à échouer qui vient du plus loin de leur enfance. Réussir serait rompre un pacte…

==> Se guérir par la création
Pour sortir de l’enfermement dans l’échec, il faut accepter de donner torts à ses parents. On commence par de petites choses, et l’on avance doucement vers une version de soi qu’ils n’avaient pas prévue. Il s’agit de se prouver à soi-même ce dont on est capable. On peint, on dessine, on cuisine, on jardine. Et, surtout, on fait l’effort d’écouter les compliments et remarques de ceux qui apprécient. Rien de tel que de créer du beau, du bon, pour se restaurer intimement. Une condition toutefois : s’efforcer de tenir un journal de bord de toutes ces petites merveilles.

Je suis un vaurien

C’est souvent à l’adolescence que les choses se fixent : une identité négative est venue répondre aux doutes et aux incertitudes. A cet âge difficile, on ne sait plus trop qui l’on est. On se cherche dans tous les miroirs, on se laisse capter par tous les discours. Celui qui, pour avoir raté un examen, commis un délit ou fumé un joint, verra son entourage le considérer comme un raté, un toxicomane ou un délinquant, trouvera dans cet étiquetage un modèle rassurant. Il vaut mieux être reconnu comme un vaurien que se perdre dans l’anonymat, avec la crainte d’y disparaître.

Cela reste vrai plus tard. Celui que tout le monde regarde comme un perdant à répétition ne gagnera jamais rien. Le regard des autres le condamne à l’échec. Leur donner raison devient sa raison de vivre. Telle une étiquette, son identité négative lui sert de carte de visite et lui épargne l’effort de se faire reconnaître.

==>Retrouver la dignité
Plutôt que d’aller en prison, le jeune délinquant peut faire une mesure de réparation chez les pompiers ou dans une association d’entraide. Il fait ainsi quelque chose pour compenser les torts qu’il a causés, et retrouve souvent suffisamment d’estime de soi pour ne pas récidiver. Celui qui a raté un examen peut réussir dans une autre branche. Quant à tous ceux qui ont fumé des joints et l’ont oublié, ils sont légions…

Faites comme eux : si vous pensez ne pas valoir grand-chose, allez aux Restos du cœur ou à la SPA, vous verrez que l’on a besoin de vous. Cela fait du bien au moral. A force de voir que les autres peuvent compter sur vous, vous finirez par en faire autant.

Je ne suis pas aimable

Léa est si crispée qu’elle en devient laide. Chacun connaît des gens comme elle : les chipies et les jamais satisfaits ; les moroses et les anxieux, qui cherchent toujours le côté négatif de la vie ; les victimes et les martyrs, qui gâchent les cadeaux qu’ils reçoivent comme ceux qu’ils font. Ils sont malheureux. La vie ne les aime pas. Leurs moments de paix sont de courte durée. Ils sont persuadés de n’être pas aimables, parce qu’ils n’ont pas été aimés.

Longtemps, on a pensé qu’il fallait avoir reçu de l’amour pour en donner. On a même cru que la répétition du pire était toujours assurée : l’enfant battu battrait ses enfants. Ainsi, persuadé de son inaptitude au bonheur, celui qui a souffert de carences affectives ne pouvait que se faire mal à la vie.

==>Apprendre à recevoir
Les cliniciens et les professionnels de l’enfance commencent pourtant à montrer que l’on peut donner ce que l’on n’a pas reçu, et que l’on peut réussir sa vie malgré l’échec de son enfance. Donner, faire plaisir : chacun sait le faire. Accepter les cadeaux de la vie, c’est l’étape suivante. Faites donc la liste de vos petites joies et des gens qui ont compté pour vous. Vous verrez que, même si vous ne vous aimez pas, la vie vous a souri plusieurs fois. Pensez à ce qu’elle serait devenue si vous n’aviez pas rencontré Untel à un moment crucial. Dites-vous que tous les moments sont importants et que l’on s’enrichit des autres.

 

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