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Création des Avatars

Posté par othoharmonie le 25 mai 2013

L’Avatar par François Brousse

L’Avatar, si nous en croyons les Écritures saintes de l’Inde, du bouddhisme et du lamaïsme, est un être divin qui est le représentant de Dieu sur la Terre. Il a des qualités extrêmement précises que l’on peut retrouver dans Bouddha, Jésus, Yogananda même et que l’on retrouve admirablement dans Hugo. (Conf. « Victor Hugo », Strasbourg, 18 juin 1988)

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Qu’est-ce qu’un avatar ? C’est celui qui a pris conscience de sa divinité. Nous sommes tous des dieux, nous sommes tous des enfants de Dieu, mais peu le savent. On commence par croire que l’on est simplement une goutte de gelée vivante, avec des réactions plus ou moins chimiques, qui va en chancelant du berceau à la tombe : c’est la théorie matérialiste. 

On continue par imaginer qu’il y a dans cette gelée plus ou moins visqueuse une âme éternelle ou tout au moins immortelle, c’est la position des religions et dans les religions beaucoup d’êtres prennent conscience de leur immortalité. Enfin il y a ce que j’appellerai la sagesse parfaite dans laquelle on prend conscience qu’il y a, au-delà de l’âme, l’esprit, l’esprit divin qui est en nous. Dans les cas extrêmes, l’homme et l’esprit deviennent Un, alors nous avons affaire à un homme-dieu, c’est-à-dire à un avatar. [...] _ 
Il a deux fonctions : la première, c’est d’apporter un message. Comme dit la Bhagavad-Gita : « Lorsque l’univers est sur le point de tomber dans le chaos, une forme divine s’incarne et apporte aux hommes l’ordre, le salut, la liberté et la lumière. » 

Effectivement, l’Avatar apparaît presque toujours au moment où le monde est au bord du chaos, où, plein de haine, plein de violences, plein de sottises, d’orgueil et de puissance démentielle, il est sur le point de s’entredéchirer comme un fou qui, n’ayant plus le sentiment, l’instinct de conservation, porterait sur lui-même, sur ses membres, ses mains acérées et destructrices. La première qualité de l’Avatar, c’est de rétablir la vérité. 

Il y a une vérité éternelle. La vérité n’est pas, comme le croient les sociologues, le reflet d’une société à travers un moment donné [...] Il semblerait que la doctrine d’amour universel, qui est la vérité morale, se retrouve à travers tous les temps [...], mais à vrai dire il n’y a plus que deux morales : la hauteur divine qui fait de nous les envoyés de Dieu et qui répandent sur la Terre l’amour, la concorde, la sagesse et la beauté et, de l’autre côté, la destruction, l’antimorale, celle qui prône la guerre, la violence, la haine et la destruction. [...] Lorsque nous sommes à la fin d’un cycle, le dieu de la lumière se manifeste et apparaît pour rétablir la vérité, la justice, l’amour, la concorde et l’équilibre divin. Voilà la première des manifestations de l’Avatar. 

La deuxième est plus mystérieuse si j’ose dire, elle est silencieuse, alors que la première est pleine du Verbe éternel et remplie de paroles. [...] L’Avatar réel est composé de silencieux et de parleurs. Que fait le silencieux ? Il apporte une puissance démesurée au point de vue magnétique. 

Le monde tout entier est baigné par des flots de magnétismes et j’ajouterai qu’il y a un équilibre. Il y a des êtres dont le magnétisme s’étend à un ou deux mètres, d’autres êtres dont le magnétisme s’étend à trente mètres, et enfin il y a les avatars dont le magnétisme salvateur s’étend sur toute la Terre [...]. En Asie, au fond des grottes, au Tibet, il existe des êtres qui ne parlent pas, ils se contentent de méditer, ils se contentent d’exister, et, en méditant, en existant, ils lancent sur toute la Terre de merveilleux rayons d’amour, de sagesse, de beauté et d’illumination permanente. C’est grâce à ces êtres, grâce à leurs actions invisibles ou parfois visibles, que le monde peut encore subsister [...]. Le résultat, c’est que [...] l’Avatar complet si j’ose dire est à la fois l’être puissant magnétiquement et l’être puissant par la parole et par le Verbe. (Conf. « Les avatars du XXe siècle », Perpignan, 9 févr. 1984) 


Lorsqu’un avatar se revêt du corps humain, il en accepte toutes les limites, les maladies et les incompréhensions. L’homme ordinaire a pour l’homme de génie une abondance de haine, car il se sent humilié par sa grandeur. Sentiment absurde ! Les Frères Aînés viennent pour délivrer, non pour abaisser. L’admiration, ce flambeau de jouvence, fait de l’admirateur l’égal de l’admiré. Si celui que l’on admire est l’incarnation de Dieu, l’admirateur devient, par là-même, un reflet divin. (BMP, N°57, mai 1988) 


Un avatar n’est pas très exactement ce que nous croyons qu’il soit, il n’est pas un homme, mais habituellement plusieurs hommes touchés par la même Âme cosmique. Il est composé de cinq têtes brillantes qui, chacune, émettent des idées, des oracles, des révélations et qui, tout en étant séparées, sont néanmoins unies. 

[...] Tous les six cents ans environ apparaissent des avatars, c’est-à-dire des maîtres prodigieux qui apportent une vérité. Cette vérité est quintuple, c’est-à-dire qu’on ne peut connaître la Révélation que lorsque l’on connaît les cinq maîtres. (Conf. « Victor Hugo », Perpignan, 2 mai 1974) 

Au VIe siècle av. J.-C. – Ainsi, parurent presque simultanément Pythagore en Grèce, Bouddha et Jaïn aux Indes, Lao Tseu et Confucius en Chine. Cinq lumières vivantes ! Et nous touchons là un nouvel aspect du Pentacle. (Une Torche aux astres allumée) 

Au Ier siècle - Ainsi, aux marges aurorales de l’ère chrétienne, cinq visages brillent dans la lumière : le Maître de Justice, Jésus, Apollonius de Tyane, Patanjali et le Septième Hermès. (BMP, N°118, janv. 1994) 

Au VIIe siècle - Six cents ans après, vous avez encore, ceux-là sont connus, Mahomet, Ali, Merlin l’Enchanteur, les deux Tara et Padma Sambhava. (L’Évangile de Philippe de Lyon) 

Au XIIIe siècle - En 1200, [...] nous avions encore cinq maîtres : Albigès, le maître inconnu des albigeois ; Dante ; Roumi, le maître des soufis ; également saint François d’Assise ; et enfin Ramon Lull qui fut authentiquement un maître et un mage. (BMP, N°251-252, janv.- févr. 2006) 

Au XIXe siècle - Au siècle solaire, le XIXe, ce furent les grandes âmes de Victor Hugo, de Ramakrishna, d’Helena Blavatsky, de Vivekananda et du Bab, la porte de l’Esprit. Elles forment les cinq feux de l’Étoile flamboyante. La méditation de leurs livres permet de conquérir les ultimes secrets de l’homme et du monde. (La Trinosophie de l’Étoile polaire) 


Au XXe siècle - Il faudrait attendre normalement six cents ans avant que ne surgisse une nouvelle armée de géants, eh bien non ! [...] Il semble que la course de l’homme se termine tragiquement vers l’an 2015 (±4 ans), et on ne peut tout de même pas laisser les hommes du XXe siècle dans une ignorance totale. [...] Si on vous avertit qu’une catastrophe va venir – c’est le rôle des prophètes et c’est le rôle des avatars -, vous avez la possibilité de changer cette catastrophe par l’amour, par la sagesse et par la beauté. (Conf. « Les avatars du XXe siècle », Perpignan, 9 févr. 1984) 
Vous avez [M. K.] Gandhi qui apporte une sagesse très simple en cinq points lui aussi [...]. Vous avez également Aurobindo Ghose, infiniment plus complexe, qui est à la fois méditation et en même temps concentration. Vous avez Krishnamurti qui prétend à la lucidité intégrale et au rejet de tout ce qu’il y a en réalité de temporel en nous. Et vous en avez encore deux autres qui doivent probablement surgir avant la fin du siècle. (BMP, N°251- 252, janv.-févr. 2006) 


Le propre d’un avatar est d’équilibrer à lui seul un milliard d’êtres humains. De manière générale, jusqu’à présent, les princes du karma nous mettent autant d’avatars qu’il est nécessaire pour sauver la planète. Mais à présent, nous sommes au Kali Yuga et, à la fin des temps, ils laissent la liberté absolue aux êtres humains. (BMP, N°245- 246, juin-juill. 2005) 


SAUVEURS 
Il faut le proclamer sans cesse 
Les avatars sont des sauveurs. 
Lumière, éternelle princesse, 
Il faut le proclamer sans cesse ! 
Brisons le carcan et la messe ! 
L’esprit nous fit une promesse : 
Les vertigineuses saveurs 
Se donnent aux grands fronts rêveurs. 
Plus hauts que l’Inde et que la Grèce 
S’élancent les révélateurs. 
Enfants de l’aube enchanteresse, 
Du coeur humain sombres graveurs 
Ils impriment en nous l’ivresse 
Des incomparables faveurs. 
Il faut le proclamer sans cesse 
Le monde a besoin de sauveurs ! 

27 janv. 1990 La Rosée des constellations 


  Textes édités par la www.licorne-ailee.com 

  François Brousse (1913-1995) http://www.unsagedebonnecompagnie.fr

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Le Tarot de Marrakech

Posté par othoharmonie le 25 mai 2013

 

Hommage aux créateurs inconnus et aux terres ancestrales

Interview de Georges Colleuil

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Le Tarot de Marrakech dans Tarots et tirages Cartes marac-300x133

  Georges Colleuil vous avez réalisé avec le peintre Valadié un nouveau Tarot et écrit un livre dans lequel vous supposez une origine arabe au Tarot. Pouvez-vous nous expliquer votre démarche ? 
Nous avons voulu Valadié et moi-même, ressusciter le Tarot originel que d’anciennes légendes rattachent à la civilisation pharaonique. Il ne s’agit pas d’une origine exclusivement arabe. Sept sages venus d’Orient et d’Occident se seraient réunis à la fin du XIIème siècle dans la cité de Fez pour mettre en sécurité la totalité des savoirs universels disparus dans l’incendie de la bibliothèque d’Alexandrie et dont ils auraient conservé la mémoire. Depuis plus de deux mille ans le Tarot serait ainsi passé de mains en mains, calligraphié par un artiste de Marrakech en 1198, volé par des brigands, racheté par des cabalistes espagnols persécuté au XV° siècle, sauvé par l’amour d’une femme et quasiment échoué dans la ville de Marseille. Le Tarot contient donc dans ses symboles la mémoire d’une sagesse antique, colorée par l’énergie particulière de Marrakech.

  Comment expliquez-vous que les images du tarot aient pu traverser les siècles et les continents, déclenchant de telles passions ? 
En fait, ces images sont des archétypes. Modèles symboliques universels, les archétypes nous renvoient à ce qu’il y a d’universel dans l’homme… l’humain ! Le Tarot est donc humaniste il nous rapproche de notre humanité. Bien sûr il a pu être perverti, détourné de son but et son sens a souvent été trahi.

   Quel est le point commun entre votre Tarot et l’esprit du Tarot en général, et quelles sont les différences avec le Tarot de Marseille par exemple ? 
Notre récit raconte l’histoire d’une résistance. Notre Tarot de Marrakech, comme tous les tarots du monde, synthétise nos aspirations et notre vision du monde. Il souhaite rendre hommage à l’esprit du Tarot qui depuis des millénaires résistent à la confiscation de la connaissance. Le Tarot suit l’évolution des mentalités. Il est le témoin de son temps. Il interpelle les artistes depuis toujours. Salvador Dali, Niki de Saint Phalle, aujourd’hui Valadié. Il inspire les poètes, Breton, Nerval, Apollinaire, les écrivains, Italo Calvino, Swift, Jules Verne. Il sert de modèle aux constructeurs de cathédrales, de blason aux grandes familles italiennes de la Renaissance. Il constitue une grille de lecture philosophique, un grimoire alchimique. On l’utilise comme test de projection psychologique, outil de développement personnel, de méditation, de voyance, de coaching… A la cour des Miracles comme dans les grottes secrètes d’Orient, il sert de carte d’identité aux sans-papiers. Chaque Tarot, et il y en a des dizaines de milliers différents, met l’accent sur un aspect plutôt que sur un autre. Le « Marrakech » s’intéresse plus particulièrement aux mémoires oubliées qui continuent à vibrer en chacun d’entre nous, et surtout au caractère universel de ces mémoires.

  Les signes et symboles qui sont dans vos lames, les avez-vous voulus ? quelle est la part d’intuition, de connaissances cachées, de choix délibérés, etc.
Eternelle question du processus créatif. « L’auteur veut dire que… ! » Soit il l’a dit – et ce n’est pas nécessaire d’en rajouter, soit il ne l’a pas dit – et alors on est dans une autre alternative : Il ne l’a pas dit mais ça se dit en lui – il ne l’a pas dit mais je le lis en lui !

  En fait quelle est la part de l’inconscient de l’auteur et celle du lecteur ? 
La question est de savoir si ce que je rencontre dans un poème, une musique ou une peinture est plus ou moins réel que ce que l’auteur y a mis. Le Tarot se prête à cette réflexion. Quelle est la part de l’inconscient de l’auteur, de son intuition, de son inspiration et la part de projection du lecteur ? Nous avons abordé la création du Tarot de Marrakech sous cet angle.

  Quel est le message du tarot de Marrakech ? 
Nous avons voulu dire des choses mais sans velléité de transmettre un message. Sachant l’intérêt du processus de projection dans le Tarot, nous avons laissé de grandes possibilités d’interrogation aux lecteurs. Il y a ce que nous avons « voulu dire », ce qui « se dit » à notre insu et ce qui est projeté par le lecteur. Celui-ci a le choix entre « l’auteur a voulu dire que » et « ce que je vois ou comprends est la projection de mes désirs ou de mes peurs ». C’est une des particularités du Tarot d’être en permanence réécrit par ses créateurs mais aussi par celui qui l’utilise.

  Pouvez-vous comparer deux lames ? 
Le Mat et le Mejnoun. Tous deux libres parce que hors les cadres et cheminant loin des sentiers battus. Ils flirtent tous les deux entre folie et sagesse. La sagesse du Mat est atypique et rebelle, celle du Mejnoun est folie d’amour.

  Pour quoi dites-vous que le fou d’amour est un authentique sage ? 
Parce qu’il a dépassé le besoin d’être aimé et prodigue tout son amour avec une vraie générosité. Il ne souffre pas du sentiment d’insécurité affective propre aux hommes en général. Cela ne l’empêche pas de connaître le chagrin mais son chagrin n’est pas une plainte, il se transforme en un chant universel, que les hommes se transmettent ensuite de générations en générations… Le fou d’amour ne connait pas le désespoir car il est fou d’amour pour l’amour, il aime l’amour et l’amour jamais ne l’abandonne.

  Mais il est rejeté par la société ! 
Oui, les hommes ne lui font pas de place au sein de leur communauté. Le Mejnoun, comme le Mat, ne sont inscrits dans aucun parti, n’appartiennent à aucune confrérie, ils ne cotisent à aucune caisse, si ce n’est à la caisse d’insécurité sociale… Le Mat est rebelle à la société, c’est un contrebandier un sdf, un hors la loi, un voyou, un insoumis. Il est insaisissable, inclassable, incassable. Le Mejnoun est tout entier tourné vers l’amour. Les scorpions, les serpents et les hyènes tentent de le détourner de son chemin de sagesse mais ils n’y parviennent pas. Son regard est illuminé. Certains diraient allumé ! Le sourire qu’il affiche est très différent de celui du Mat. Le sourire du Mat est cynique, ironique, j’menfoutiste, provocateur, moqueur comme le chant du merle… Celui du Mejnoun est réjoui, comblé, ravi. Ravi comme si on l’avait ravi des territoires de la médiocrité et qu’un Djinn bienveillant, s’étant emparé de son âme, l’avait conduite vers des terres radieuses !

  Georges Colleuil anime des séminaires sur le Tarot de Marrakech et ses méthodes de tirage
  Pour tout renseignement : Visitez les siteswww.georgescolleuil.com www.tarotdemarrakech.com

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Se connaître avec les cartes

Posté par othoharmonie le 25 mai 2013


Les cartes de tirage ont longtemps été perçues comme un outil « ésotérico-magique ». De plus en plus, elles sont conçues comme un moyen de développer son intuition.

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Se connaître avec les cartes dans Tarots et tirages Cartes carte-300x148

De plus en plus de jeux de cartes paraissent chaque année. Au traditionnel tarot de Marseille et autres classiques, s’ajoutent désormais des jeux destinés à nous mettre en relation avec notre inconscient, nos guides, ou notre intuition, selon la terminologie utilisée. Sur les 3 000 exemplaires du Voyage de Ritavan édités en octobre 2012 – des cartes joliment illustrées dont le personnage principal est un enfant de couleur bleue – plus de 1 500 se sont déjà vendus. « Les jeux sont porteurs de messages de l’âme, les gens qui les utilisent sont dans une démarche spirituelle portée par les peintures des cartes », indique Samuel Djian-Gutenberg, le créateur. « Les cartes prolifèrent et tous les milieux sociaux, toutes les catégories socio-professionnelles, sont désormais concernés », précise Claudia Trédaniel, des éditions du même nom. S’agit-il d’un nouvel avatar de la quête de soi ? 

Plus seulement des supports de voyance

Par le passé, les cartes étaient utilisées essentiellement comme un outil divinatoire. À l’instar d’autres intermédiaires – pièces de monnaie du Yi-King, runes, etc. – la carte est alors un support de l’information reçue. « Toutes les cartes fonctionnent comme un alphabet, comme des lettres qui, associées, prennent tout leur sens », explique Maud Kristen, une voyante célèbre qui milite pour une approche rationnelle de cette capacité. Utilisées pour des personnes aux situations différentes, les cartes sont en quelque sorte un langage personnel exprimant les impressions des voyants, raison pour laquelle certains, comme Maud Kristen, dessinent leur propre jeu. Les cartes permettent d’évaluer les chances de réalisation d’une situation et peuvent répondre à des questions précises. 

Le travail de celui qui les utilise est tout d’abord intuitif. La carte vient en appui de l’intuition et de la sensibilité. Elle précise une vision ou un ressenti. C’est un détail de la carte qui va faire écho. La thérapeute Naty Davillars, qui utilise les cartes de manière marginale dans sa pratique, les qualifie de « support pour avoir de l’information. C’est comme un scénario décliné sous forme d’images en mouvement. Un film se déroule au niveau de l’écran mental, déclenché par la configuration de plusieurs cartes ou un détail sur une seule carte. Cela peut concerner des événements passés, présents ou futurs. » Elle considère les cartes comme des capteurs d’un flux d’informations qui n’a rien de figé et que nos actions peuvent modifier. 

Le miroir de soin

Depuis quelques décennies, les cartes servent à un autre usage, à la fois psychologique et thérapeutique. Dans cette optique, le tirage des cartes, face cachée, cesse de révéler l&e futur. Pourtant, il ne doit rien au hasard. C’est un autre mécanisme qui est sollicité, dont les ressorts sont tout aussi mystérieux que ceux de la divination. Le consultant tire les cartes qui correspondent à ses problématiques profondes. Les cartes permettent alors d’avoir en quelque sorte une photographie du paysage de l’inconscient du consultant à un moment donné, avec ses enjeux, et même les clés qui peuvent permettre de se sortir de telle situation. La pionnière de la psychologie transpersonnelle, Denise Roussel, les décrivait comme « un miroir vivant qui utilise harmonieusement notre intuition. » Elle était insatisfaite des outils dont disposaient auparavant les psychologues et fut l’une des premières à introduire cet « outil projectif » dans son travail thérapeutique. Selon elle, les images servent à canaliser l’inconscient avec une rapidité et une précision stupéfiantes. Cela repose sur l’idée que l’esprit inconscient est capable de choisir parmi une série d’archétypes, sans les voir, celui ou ceux qui sont signifiants pour lui. Les cartes jouent le rôle de miroir pour une psyché aux paysages sans cesse changeants. On y cherche une vision profonde de soi-même, et non plus, comme dans la voyance, des informations renseignant sur une situation extérieure. 

L’un des plus célèbres thérapeutes tarologues est Alejandro Jodorowsky, qui a élaboré une démarche fondée sur la lecture des 78 cartes du tarot de Marseille, conçues comme autant de facettes d’un immense mandala embrassant l’aventure humaine. Le psychanalyste Carl Gustav Jung parlait de synchronicités pour désigner des coïncidences saisissantes entre un événement et un état psychique. Avec le tarot, ces coïncidences sont provoquées, raison pour laquelle Jodorowsky parle de « psychomiracles ». « En 40 ans de pratique, toutes les personnes qui ont travaillé avec moi ont toujours tiré des cartes qui correspondaient exactement à leurs problèmes. Pourquoi ? C’est un mystère. » Dans l’approche de Jodorowsky, le tarot est un outil d’exploration des enjeux profonds, cachés, souvent transgénérationnels, des individus. 

Carole Sédillot, qui enseigne le symbolisme et la mythologie, s’est intéressée notamment au rapport entre les figures du tarot de Marseille et les archétypes jungiens : « Bien utilisées, les cartes viennent nous dire des choses que nous ignorons, elles offrent à chacun l’occasion de révéler la part unique de son être en quête de réalisation. » Selon elle, de nombreux thérapeutes utilisent d’ailleurs les cartes comme outil thérapeutique même si ce n’est pas pleinement assumé. 

Développer son intuition

Désormais, certains voyants utilisent les cartes comme support informatif non plus seulement pour prédire l’avenir mais pour aider l’autre à mieux se connaître et lui « révéler son moi intime », comme l’explique Maud Kristen, qui ajoute que « les cartes permettent de tisser un lien avec soi-même ». Pour cela, « il faut utiliser les cartes de manière respectueuse dans le cadre d’un travail personnel et non prédictionnel, c’est la seule façon d’accéder à la prise de décision juste, avertit la célèbre voyante, l’important est de trouver le jeu qui crée sa propre résonance et se sentir bien avec ». De nombreux jeux de cartes ont vu le jour, qui se détachent du traditionnel tarot de Marseille. A l’instar des Portes de l’intuition, une création de Vanessa Mielczareck, qui a également consacré un livre aux facultés intuitives. « Les gens ont besoin d’être guidés vers les meilleures solutions possibles, et les cartes leur fournissent certains éléments de réponse », analyse-t-elle. Dans son jeu, elle a remplacé les figures traditionnelles par ses propres créations, « en lien avec notre époque actuelle ». La frontière entre divination pure et usage de son intuition reste poreuse : chaque lame du jeu est une porte pour accéder à son intelligence intuitive, et prendre ensuite une décision qui soit en accord avec elle. Les personnages représentés nous invitent à les suivre dans un univers de poésie, nous mettant en contact avec des vérités profondes. « Nous vivons dans une culture rationnelle où la logique est mise en exergue et laisse peu de place à l’intuition. Les cartes doivent permettre à l’individu de se reconnecter avec son intelligence intuitive et d’entrer en contact avec lui-même, en lui donnant accès aux profondeurs de sa psyché », conclut Vanessa Mielczareck. 

Toutefois, « les cartes ne doivent pas devenir un interlocuteur moqueur », met en garde Maud Kristen. Peur et désir interviennent souvent dans un tirage et le faussent. Il faudrait, selon elle, solliciter les cartes lorsqu’on est délesté de charges émotionnelles trop lourdes. Les utilisateurs s’accordent également sur le fait que pour se référer aux cartes, il faut être honnête envers soi-même, et ne pas céder aux sirènes de la pensée magique, qui voit partout, sans discernement, des signes qu’elle crée elle-même. L’idée n’est pas de modifier le cours des choses mais d’apporter une vision supplémentaire. Alejandro Jodorowsky décrivait les cartes comme des « fauves dangereux ne pouvant être domptés que par un sage ». De plus en plus, nous leur demandons d’éveiller le sage qui sommeille en nous.

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