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La puissance de la pensée

Posté par othoharmonie le 30 juillet 2013


pourquoi ce sentiment de solitude ?

La puissance de la pensée dans Penserie images-28J’ai rejeté les idées, les suppositions et les théories selon lesquelles il serait héréditaire ou instinctuel. Tout cela n’a aucun sens pour moi. Se sentir seul, c’est ce « qui est ». Pourquoi vient-il, ce sentiment que chaque être humain – s’il est un tant soi peu conscient – connaît, superficiellement ou très profondément ? Pourquoi survient-il ? Serait-ce que l’esprit fait quelque chose qui le crée ? J’ai rejeté les théories qui lui trouvent une origine dans l’instinct ou dans l’hérédité et je me demande : l’esprit, le cerveau lui-même engendre-t-il ce sentiment de solitude, d’isolement total ? Le mouvement de la pensée fait-il cela ? La pensée dans son fonctionnement quotidien le crée-t-il ? Au bureau je m’isole, parce que j’ambitionne de devenir un grand directeur et qu’en conséquence, la pensée fonctionne tout le temps, s’isolant. Je vois que la pensée travaille tout le temps pour se rendre supérieure, le cerveau s’entraîne sur la voie de l’isolement.

J’en viens donc à me demander : pourquoi la pensée fait-elle cela ? Est-il dans sa nature de travailler pour elle-même ? Est-il dans sa nature de créer l’isolement ? L’éducation provoque l’isolement ; elle nous prépare à une certaine carrière, à une certaine spécialisation et, partant, à l’isolement. La pensée, étant fragmentaire, étant limitée et temporelle, crée cet isolement. Dans cette limitation elle a trouvé la sécurité, en disant : « j’ai ma profession ; je suis un enseignant ; donc je jouis d’une sécurité absolue ». Cela étant, ma préoccupation est la suivante : pourquoi la pensée fait-elle cela ? Est-elle amenée à le faire de par sa nature même ? Tout ce que la pensée fait ne peut qu’être limité.

Dès lors voici le problème qui se pose : la pensée peut-elle se rendre compte que tout ce qu’elle fait est limité, fragmenté et, en conséquence, source d’isolement, et que tout ce qu’elle fera le sera aussi ? C’est là un point très important : la pensée elle-même peut-elle se rendre compte de ses propres limitations ? Ou est-ce moi qui lui dis qu’elle est limitée ? Cela, j’en ai conscience, il est très important de le comprendre ; c’est cela l’essence même de la question. Si la pensée elle-même réalise qu’elle est limitée, alors il n’y a pas de résistance, pas de conflit ; elle constate « je suis comme cela ». Si, par contre, c’est moi qui lui dis qu’elle est limitée, alors je deviens distinct de la limitation ; et je lutte pour la surmonter, ce qui est source de conflit et de violence et non d’amour.

Donc, la pensée se rend-elle compte par elle-même qu’elle est limitée ? II me faut le découvrir. C’est un défi auquel je dois faire face. A cause de ce défi, j’ai une gigantesque énergie. Présentons la chose différemment. La conscience se rend-elle compte que son contenu est elle-même ? Ou serait-ce que j’ai entendu quelqu’un d’autre déclarer : « la conscience est son contenu ; c’est son contenu qui la constitue » à quoi j’aurais répondu « oui, c’est bien ça » ? Voyez-vous la différence entre les deux. La deuxième façon de voir, issue de la pensée, est imposée par le « moi ». Si j’impose quelque chose à la pensée, il y a conflit. C’est comme quand un gouvernement dictatorial impose sa loi par voie d’ukase, à la différence qu’ici, ce gouvernement, c’est ce que j’ai créé.

Ainsi, je me demande : est-ce que la pensée s’est rendu compte de ses propres limitations ? Ou est-ce qu’elle prétend être quelque chose d’extraordinaire, de noble, de divin ? – ce qui serait absurde, étant donné qu’elle est issue de la mémoire. Je vois qu’il faut que ce point soit établi avec une limpidité absolue ; qu’il faut qu’à l’évidence aucune influence extérieure n’ait imposé à la pensée la notion qu’elle est limitée. Alors parce que rien n’a été imposé, il n’y a pas de conflit ; la pensée saisit, tout simplement, qu’elle est limitée ; elle sait que tout ce qu’elle fait – qu’il s’agisse d’adorer dieu et ainsi de suite – est limité, mièvre, mesquin – même si elle a parsemé l’Europe de merveilleuses cathédrales destinées au culte de dieu.

Ainsi, dans ma conversation avec moi-même, j’ai découvert que le sentiment de solitude est créé par la pensée. La pensée s’est maintenant rendue compte par elle-même qu’elle est limitée et qu’elle ne peut donc pas résoudre le problème de la solitude. Puisqu’il en est ainsi, le sentiment de solitude existe-t-il ? La pensée a créé ce sentiment de solitude, de vide, parce qu’elle est limitée, fragmentaire, divisée ; or, quand elle prend conscience de cela, le sentiment de solitude n’est pas et, partant, il y a libération de l’attachement. Je n’ai rien fait ; j’ai observé mon attachement, ce qu’il suppose, la rapacité, la peur, l’impression de solitude et tout cela ; et, en le suivant à la trace, en l’observant, non pas en l’analysant, mais simplement en regardant, regardant et regardant, le fait que c’est la pensée qui a fait tout cela apparaît. La pensée, étant fragmentaire, a créé cet attachement. Lorsqu’elle s’en rend compte, l’attachement cesse. II n’y a pas d’effort du tout. Car sitôt qu’il y a effort – le conflit réapparaît.

Dans l’amour il n’y a aucun attachement ; s’il y a attachement, l’amour n’est pas. Or, le facteur principal a été supprimé par la négation de ce que l’amour n’est pas, par la négation de l’attachement. Dans ma vie quotidienne cela veut dire qu’il n’y a aucun souvenir de quoique ce soit que ma femme, ma compagne ou ma voisine ait fait pour me blesser, aucun attachement à une image que la pensée a créée d’elle – comment elle m’a malmené, comment elle m’a réconforté, comment je lui dois un plaisir sexuel, toutes les différentes choses au sujet desquelles le mouvement de la pensée a créé des images ; l’attachement à ces images a disparu.

Il y a encore d’autres facteurs. Dois-je les explorer tous, pas à pas, l’un après l’autre ? Ou est-ce que tout est terminé ? Dois-je investiguer – comme je l’ai fait pour l’attachement – vivre et explorer la crainte, le plaisir et le désir de réconfort ? Je vois que je n’ai pas besoin de reprendre, étape par étape, une enquête sur tous ces divers facteurs. Je le perçois d’un seul coup d’œil ; j’ai saisi.

Ainsi, par la négation de ce qui n’est pas amour, l’amour est. Je n’ai pas besoin de demander ce qu’est l’amour. Je n’ai pas besoin de lui courir après. Si je le poursuis, ce n’est pas l’amour, c’est une récompense. Alors, dans cette enquête, par la négation, j’ai mis fin, lentement, attentivement, sans déformation, sans illusion, à tout ce qui n’est pas – l’autre est.

Extrait d’une discussion à Brockwood Gathering de krishnamurti le 30 Aout 1977.

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Le silence à écouter

Posté par othoharmonie le 30 juillet 2013



« Mais écoute le souffle de l’espace, le message incessant qui est fait de silence. » (Rainer Maria Rilke)

Le silence à écouter  dans Méditation images-27

Comment dire le silence ?

Les mots expriment notre monde, nos expériences, donnent une continuité au temps. Or, le silence est la substance éternelle dans laquelle baigne l’univers. Il est sans origine et sans finalité. Il est impossible de l’expérimenter, de lui donner une continuité, car il n’est pas dans le temps. Il était déjà là au commencement du monde, intrinsèque au jaillissement de la vie, au Principe qui fonde l’univers. Les mots ne sont pas adaptés à cette réalité, qui n’existe pas pour l’entendement humain. Ce qui est produit par la projection de la pensée peut être rompu. Pas ce silence, qui est le fond immuable sur lequel se surimpose tout bruit. La vie jaillit de ce fond et y retourne. La pensée pleine d’humilité, la parole juste, qui n’ont nulle part où aller, y convergent… Le silence n’est pas une fuite égotique hors du bruit extérieur, ni une expérience que nous pouvons provoquer et prolonger à notre gré. Quand aucune volonté personnelle n’intervient pour cristalliser le mouvement énergétique du mental, la perception pure se dissout naturellement dans le silence. Cela ne laisse aucun résidu. L’énergie y est puissante, sans personne pour la dissiper, une grande créativité y est à l’œuvre, sans aucune pensée pour la bloquer ou la manipuler. Observez au-dedans de vous et au-dehors, sans produire un seul jugement : le silence est là. Il est l’espace au sein duquel le moindre mouvement qui en émerge reflète sa source. Il est le souffle qui nous invite à l’écoute, qui lui seul peut donner la réponse qui attend d’être découverte dans nos profondeurs. Nos existences précaires et si précieuses ont ce seul sens : entendre, un instant hors du temps, la voix silencieuse qui murmure le chant d’amour de l’univers. Elle est, depuis toujours, au cœur de notre être.

A l’instant où fut donné à ma conscience, dans un état d’ouverture soudaine, de se réaliser une en elle-même, tous les attributs relatifs à mon identité s’évanouirent dans la lumière qui se levait. Dans cet état d’abandon total de soi, sans interférence d’images, de projections, ne demeura que la Présence telle qu’en Elle-même. Et le silence, enveloppant, pénétrant, un silence dense, vivant, à la fois en mouvement et en repos, souffle cosmique continu, Souffle divin – vibration originelle qui continue de tout imprégner à chaque instant. Ce silence est d’une force incommensurable…

La révélation de la Réalité est un éclatement de la conscience dans toutes les directions de l’infini. Elle a un retentissement cosmique qui fait se lever et se déployer un grand vide silencieux. Il est là de toute éternité. Nous venons de lui et vivons en lui, matrice agissant comme un point magnétique qui nous attire peu à peu vers lui. Lorsque nous sommes suffisamment proches, le silence engloutit notre être tout entier. A cet instant, le mystère de la vie se dévoile. Au retour – mais peut-on vraiment « revenir » ? –  le silence a si profondément imprégné tout notre être que l’espace intérieur de liberté ainsi créé n’est plus que réceptacle, coupe ouverte en offrande. Le silence accompagne tous les gestes, tous les actes, accueille chaque chose telle qu’elle surgit. Les pensées, les émotions continuent d’arriver, bien sûr, mais elles ne sont plus arrêtées, entretenues. On ne se sent plus lié aux circonstances, laissant passer tranquillement ce qui vient. On se contente d’être dans chaque situation où la vie nous place. Tout est vécu dans cet espace ainsi intégré, accompli, qui est la conscience pure.

Laissez-vous faire, laissez-vous aspirer à l’intérieur de vous-mêmes. Si vous vous laissez aller sans résistances, sans blocages, tout votre être va s’intérioriser, va s’absorber dans un mélange de quiétude, de douceur et de félicité, qui n’est pas une torpeur ou une rêverie car vous êtes au cœur d’une énergie vibrante. Vous vous retrouvez dans un espace de paix – autre mot pour dire le silence. Au début, vous expérimentez cet état de tranquillité silencieuse. L’esprit commence à se calmer, à se reposer en lui-même. Vous êtes juste observation de chaque pensée, de chaque phénomène, sans qualifier, sans juger. Vous êtes regard paisible, neutre mais aigu, de ce qui vient à vous. Vous permettez à la conscience, votre espace intérieur, de se déployer. Vous aurez parfois l’impression de « toucher » le silence, de deviner le mystère dont il est porteur… Puis, peu à peu, sans vous en apercevoir, vous devenez le silence. Désormais, votre esprit et la conscience coïncident. Vous êtes le silence, qu’il y ait absence ou non de manifestations. Vous êtes au sein de votre espace originel, vous êtes dans les profondeurs qui recèlent l’Etre essentiel, cette présence du divin en vous, votre nature véritable. Vous êtes chez vous.

Il y a dans ce champ intérieur un niveau de perception très fin, de résonance aiguë avec la beauté de la vie, avec la douleur du monde aussi. Nous nous sentons en communion avec tout le vivant, avec l’univers entier, car nous faisons un avec l’énergie qui nous meut et meut le cosmos. Seul un esprit réellement silencieux permet ce contact subtil avec l’énergie de la vie qui est en mouvement à chaque instant. Il ne court plus le long d’un temps linéaire mais est à l’écoute d’un temps tout intérieur, un rythme propre au cœur de l’être. Des énergies jusqu’alors éparpillées sont unifiées. La vie prend son véritable sens, vécu en soi comme une évidence. Dans cet espace qui s’approfondit à mesure qu’il s’élargit, des vibrations puissantes s’activent : celles de l’amour. Sous l’effet de la grâce, des souffrances sont intégrées puis brûlées par cette énergie qui soutient l’univers.

Pas de méprise : ce n’est pas l’esprit qui crée le silence, puis le retient, sinon c’est un endormissement. Le silence n’est présent qu’au prix d’une grande vigilance face à nos pensées agitées, à nos remous intérieurs, à la fascination qu’exercent sur nous les objets et les phénomènes. L’esprit silencieux nait de la lucidité. Il est sans attente, n’a aucune orientation particulière. Il ne juge pas, ne choisit pas en fonction d’expériences passées, n’exige rien du futur. Cet esprit-là est libre, sans autocontrôle. Il a donc de l’espace, du vide, nécessaires au déploiement du silence. Il n’y a pas de silence sans espace, sans l’immensité d’une conscience qui accueille tout sans que rien n’en soit altéré. La pensée ne peut concevoir cet espace libre, qui est le cœur de notre être, jamais né, jamais mort. Ce qui en jaillit spontanément ne laisse aucun résidu. 

La vigilance est impossible à celui qui vit extériorisé. Mais chaque être humain est capable d’ouvrir son oreille et d’écouter le souffle ininterrompu de l’espace. La méditation nous aide à être attentifs aux sensations du corps, aux mouvements de l’esprit, à les accueillir avec un regard neutre, à nous ouvrir à notre être profond. Ne cherchez pas à objectiver ce silence qui se déploie, vous quitteriez cette unité. Car le silence qui peut être perçu n’est qu’un reflet du véritable silence-espace de la conscience, une vibration sans commencement ni fin, éternelle et toujours renouvelée, puissante et subtile. Elle est en chaque être, de façon substantielle, elle le met en mouvement. Elle est lui-même…

Nous n’avons pas d’autre choix que de nous retourner vers l’intérieur, d’inverser notre tendance à regarder vers l’extérieur, à tout objectiver, même notre propre personne. Seule une descente en nos profondeurs, dans cette matrice de silence qui nous fonde, peut effacer les cicatrices laissées par nos expériences. Le premier pas est de simplifier l’esprit, de le rendre humble, réceptif, observateur sans jugement. Nous ne sommes pas habitués à nous intérioriser. C’est la cause de l’agitation de nos efforts personnels, des émotions qui nous emportent, de la pensée superficielle qui fait porter aux autres le poids de notre propre ignorance. Prenons l’engagement de cette observation non orientée, de cette vision à partir de notre centre. L’esprit va s’éclaircir, se voir tel qu’il est, souple et créatif (se voir n’est pas se penser, ce qui est vu apparaît en nos profondeurs, dans une ouverture totale). Ses mouvements vont être accueillis comme des propositions de sagesse, de nouvelle intelligence. Ce qui troublait la contemplation de notre fond se décante. Par ce travail de purification, la vie devient plus fluide, les moments de doute ou de confusion se font plus rares car les contraires mettent un terme à leur jeu. Nous avons dégagé l’accès à notre nature essentielle et la justesse de notre chemin apparaît. S’amorce le voyage vers l’intérieur, vers cette source vivante qui apaise notre corps, notre activité mentale, et qui élargit notre cœur aux dimensions de l’univers. Le seuil menant au silence est dès lors franchi. Nous sortons de la dimension temporelle. Un autre « temps » émerge, tout intérieur, fait d’instants sans durée, un non-temps – celui-là même qui donna la pulsation première et dessina notre destin – un non-temps qui est celui de la Présence en soi. Il nous mène vers notre accomplissement.

Le silence est celui de nos profondeurs, au sein desquelles se trouve l’Etre secret qui nous informe à travers toutes nos expériences, sollicitant notre écoute pour nous mener vers la lumière. Vivre notre intériorité, découvrir notre noyau caché, libère du temps et de l’histoire. Ce n’est pas se blottir dans un refuge qui isole, c’est aller à la rencontre de ce qui unit le vivant, c’est rejoindre notre part d’Eternel. Rien de plus silencieux que cette rencontre… 

Retrouver le silence, c’est retrouver le champ d’accueil indispensable à la soudaine réalisation de notre nature véritable, cet espace intérieur totalement libre et ouvert, où notre être et l’univers entier trouvent leur origine, où l’Etre Un qui nous fonde se tient, dans Sa silencieuse présence, de toute éternité. C’est le lieu de nos noces, dés que l’esprit a consenti à se dessaisir, à acquiescer à ce qui est. Dés qu’il a reconnu le silence qui l’enfante.

L’intelligence divine se tient là, dans cette vacuité silencieuse. C’est elle qui enseigne. En ce vide d’une profondeur sans limite, le silence, sorte de chuchotement divin, communique le mystère de la vie. La Réalité n’est accessible que par et dans le silence.

Sans l’avoir cherché, c’est bien au silence que mène la voie. Là où il n’y a plus trace de voie. C’est par le silence que se révèle ce qui nous conduit au Silence. Il est la condition du nécessaire dépouillement ainsi que l’espace de la rencontre en lequel se réalise le grand retournement, il est le signe et enfin le fruit de l’accomplissement. 

« Désormais, je vais vers le Repos où le temps se repose dans l’Eternité du temps. Je vais au Silence. » (Evangile de Marie-Madeleine). C’est par le silence que le mystère grandiose de la vie éternelle est communiqué. Désormais, nous ne pouvons que nous taire. Demeure un ineffable souffle qui sort d’un cœur brûlant et vibre de l’indicible.

Lorsque la conscience se déploie à l’infini et que la Réalité se contemple Elle-même, dans un amour indicible, la lumière se lève, qui est Connaissance suprême. Seul le silence peut La dire : il La tait.

Revue 3e Millénaire n° 106 Hiver 2012

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privilégiée de Dieu

Posté par othoharmonie le 29 juillet 2013

 

INTERVIEW de Jacqueline Kelen

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N. C. : Quels désirs vous animent, vous tiennent debout ?

J. K. : Je suis un être de désir, portée par le désir lui-même ! Nicolas Flamel parlait du “désir désiré”, qui est entièrement gratuit, sans objet, pure flamme. Notre époque est contradictoire : elle est partagée entre la satisfaction immédiate des désirs que nous propose la société de consommation et la méfiance à leur égard, dans le sillage d’un bouddhisme à l’occidentale. Aucune de ces deux attitudes ne me convient. Je me sens une femme qui brûle et qui est brûlée – par l’amour, par l’étude, par la beauté et la douleur, par les rencontres aussi… Il est important de ne pas passer à côté des grandes rencontres, de ne pas s’y dérober, qu’elles s’avèrent heureuses ou pas. Elles sont peu nombreuses sur le chemin. C’est la raison pour laquelle, en amitié, je fais souvent le premier pas. La rencontre exige attention et disponibilité, elle est une élection. La petite fille que j’étais adorait les surprises et aujourd’hui encore, j’aime l’inattendu, tout ce qui peut surgir et surprendre.

N. C. : Henri Gougaud, qui fréquente les contes depuis des dizaines d’années, avoue avoir des “contes amis” auxquels il reste toujours fidèle. Avez-vous des “mythes amis” ?

J. K. : Certains personnages, comme la reine de Saba ou Shéhérazade, me sont chers, mais il est un mythe celtique du Moyen Âge qui contient tout pour moi, c’est celui de Mélusine.

Il y est question de l’amour et de son lien au mystère, au secret, à la dignité, à la solitude. C’est l’un des rares mythes qui évoquent l’histoire conjugale. En effet, le mythe s’intéresse à la quête de soi, non aux formes sociales et temporelles.

Ainsi, une fois le héros réalisé, libre à lui d’être ermite, marié ou en communauté. De même, les notions de maternité et de paternité sont rarement évoquées. La femme-fée Mélusine illumine l’existence de son époux, Raymond de Lusignan. Elle lui a promis de le rendre heureux et prospère, riche et respecté de tous, mais le mariage repose sur un pacte : elle demande une journée pour elle seule, le samedi. Cette condition est judicieuse : l’amour n’est ni la confusion ni la promiscuité, et la vie conjugale doit respecter, et même révérer, le secret et la solitude de chacun des époux. Notre époque se déroule sous le signe de la collectivité, mais l’aventure de conscience, de la quête spirituelle, ne peut se vivre que sous le signe de la singularité.

Un jour, assailli par le doute, le seigneur Raymond de Lusignan rompt l’interdit du samedi et cherche à surprendre le secret de Mélusine. Un peu plus tard, il tiendra des propos insultants à son égard. Mélusine, qui veillait sur cette distance d’étrangeté, d’émerveillement entre eux, va déployer ses ailes et quitter Raymond pour toujours. Leurs adieux, inépuisables, me font toujours monter les larmes aux yeux. Ils ne se combattent pas l’un l’autre ni ne se déprécient, comme on a tendance à le faire lors d’une séparation, mais, au contraire, ils se chantent et se remercient pour tout ce qu’ils se sont apportés l’un à l’autre. Les êtres nobles se séparent sans renier l’amour, ils se quittent mais l’amour ne les quitte pas…

Je me demande : si certains personnages des mythes se haussent à ce niveau de relation, pourquoi nous, au XXIe siècle, n’en sommes-nous pas capables ? La réponse est terrible : nous n’en avons pas envie ! La perfection, le perfectionnement nous effraient. Au début du XVIIe siècle, John Done, le grand poète métaphysicien anglais, s’interrogeait : “Pourquoi ne meurt-on plus d’amour ?”

C’est la question que je me pose.

Nous sommes mendiants de l’amour et en même temps, nous sommes si avares de signes de tendresse, de gestes affectueux. L’amour ne paraît plus essentiel aux mortels. C’est peut-être pour cela qu’ils restent mortels !

Lire l’interview en son entier  

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Voyages intérieurs

Posté par othoharmonie le 29 juillet 2013

avec Jan Kounen

Cinéaste, voyageur et explorateur de la psyché, Jan Kounen se met à nu dans ces carnets intimes. Un témoignage hors norme, doublé du premier guide d’approche de la médecine traditionnelle de l’ayahuasca en Amazonie.

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Cela fait plus de dix ans que je vais dans la partie amazonienne du Pérou rencontrer des curanderos (guérisseurs). Dix ans, c’est le passage de la découverte à l’apprentissage. Dans ce parcours, j’ai trouvé assez vite ma place, celle de passeur. Puis, peu à peu, je suis devenu ayahuasquero par la force des choses. La question ne se pose plus quand vous dépassez quelques centaines de cérémonies : l’ayahuasca fait partie de votre vie, vous devenez un pratiquant. C’est simple. Je pratique avec les Shipibo. Je suis leur travail, j’apprends, je reçois l’enseignement. Puis, j’écris ou je filme. Au cours des années, je suis devenu, dans la medicina, un pratiquant silencieux, sans doute trop, par timidité ou simplement pour ne pas me positionner comme curandero. Même si je suis entré dans la danse récemment, j’y reviendrai, je suis avant tout cinéaste. Cineasta ayahuasquero.
Dix ans d’aventure, c’est l’âge de raison, voire de déraison. En tout cas, l’occasion de faire un bilan sur l’apprentissage de cette médecine et de revenir sur un grand nombre de rencontres humaines.

Au début de cette aventure, en 1999, j’étais le plus souvent le seul Blanc entouré d’Indiens et de métis. Quelques Occidentaux passaient par là, ou bien l’on parlait d’eux, ces ayahuasqueros. Ils étaient très peu, sans doute moins de quelques centaines à travers le monde. Aujourd’hui, les apprentis sont nombreux, et certains sont devenus de bons guérisseurs. Des milliers de gens partent à la rencontre de l’ayahuasca. Le temps de la mise en relation entre les cultures est maintenant derrière nous.

Au cours des dernières années, je me suis souvent retrouvé, en Amazonie, entouré de personnes qui venaient faire leur première « cérémonie ». M’étant senti moi-même au début bien démuni face à l’expérience, j’en suis venu à leur prodiguer des conseils. Il est vrai que là-bas les gens venaient vers moi car mes films les avaient souvent invités à faire le voyage. Le lendemain des cérémonies, je découvrais que certains conseils pouvaient avoir été fortement utiles, d’autres moins. D’année en année, cela m’a permis d’affiner ce travail. J’ai souvent été aussi le traducteur entre le guérisseur et les patients dans leurs entretiens privés lors de traitements, ce qui m’a apporté une connaissance plus profonde des questions que se posent les patients, ou de leurs demandes. L’idée de faire un manuel pratique pour se préparer à une cérémonie d’ayahuasca a germé en moi lorsque je me suis rendu compte que, au sein de toute la littérature émergente sur le sujet, cet ouvrage manquait. Malgré l’abondance d’informations, il y a peu ou pas de conseils concrets sur la manière de se préparer à une cérémonie, pour savoir à quoi s’attendre, et pas de renseignements précis sur comment traverser l’expérience. Pourtant, la demande existe. J’ai reçu beaucoup de questions par mail ou sur Facebook. Lors d’un vernissage, récemment, une jeune fille m’aborde et me demande si je suis bien qui je suis. Puis, tout de suite : « Hé ! Tu as été chamanisé, c’est quoi, être chamanisé ? » Oh là là !…

Par ailleurs, j’avais une série de textes sur mon disque dur, écrits entre 1999 et aujourd’hui. En les relisant, je me suis dit que mon témoignage offrait une multitude d’informations qu’il était temps de partager. J’ai trié mes notes. Je les avais d’abord écrites dans l’optique de ne pas oublier, ensuite dans celle de faire « un jour » un bouquin où la mémoire chronologique des événements serait respectée. Après lecture, j’ai recomposé un texte à partir de morceaux et créé un objet narratif hybride, entre roman autobiographique et scénario. Un texte qui conviendra à l’aspect kaléidoscopique de l’aventure.

Certaines notes ont été écrites au lendemain d’une cérémonie, d’autres quelques semaines, voire quelques années plus tard. Le corps principal du voyage est constitué de notes chronologiques prises chaque jour durant mon séjour de juillet 2009, c’est-à-dire dix-sept cérémonies en vingt-cinq jours. C’est l’une des rares fois où j’ai vraiment écrit au quotidien. Ces notes permettront de suivre une diète dans la durée et de survoler ces dix dernières années.

Certaines notes sont drôles, et j’ai souvent ri en les relisant ; d’autres, bien évidemment, le sont moins, mais de leur juxtaposition se dégage un témoignage intime sur l’aventure.

Témoignage, questions, le livre avait pris sa forme : les Carnets, relatant mon expérience, formeront la première partie de l’ouvrage, le Manuel pratique, la seconde. 

Les Carnets racontent ce que cette médecine a fait pour moi, et comment ça s’est passé.
Voilà donc un petit guide, celui que j’aurais aimé avoir lors de mon premier voyage, il y a une dizaine d’années. Il permettra, je l’espère, de se préparer de manière concrète à participer à une cérémonie d’ayahuasca. Il contient des conseils simples et des propositions d’attitudes internes et externes pour traverser l’expérience et les moments qui la suivent.

Ce qui est intéressant, c’est d’observer le mouvement intérieur : il a une grande amplitude, c’est la grande oscillation de la medicina. L’ayahuasca nous propose l’expérience de notre propre réalité, vécue depuis notre part irrationnelle. Bref, pas gagné d’avance !

J’espère que la description de ces voyages, sentiments, pensées, joies et peurs, accompagnés de leur lot d’incohérences, de contradictions, de perditions et d’illuminations, établiront en sous-texte la mosaïque opératoire de cette mystérieuse medicina. Ce sera une mélodie personnelle. Son orchestration est celle de Guillermo Arévalo Valera, dit Kestenbetsa (Écho de l’Univers, en langue shipibo). C’est lui qui m’a ouvert la porte de ce monde, qui me l’a enseigné et qui m’a soigné. Il a été d’abord un maestro, pour devenir ensuite un frère. Il m’a fait rencontrer d’autres guérisseurs shipibo, dont Panshin Beka. Il est, bien sûr, l’homme au centre de ce récit.

Certains textes évoqueront sans doute des états par lesquels vous passerez si vous allez sur place (et des souvenirs pour ceux qui ont déjà fait le voyage). Sinon, de toute façon, mouvements, climax et résolutions sont par nature les mères de tous les récits. Le lecteur uniquement curieux de cette aventure y trouvera aussi son compte, du moins je le souhaite. En revanche, vous ne trouverez dans ce livre que peu de choses sur l’histoire de l’ayahuasca ou sa pharmacologie, un sujet déjà largement traité ailleurs. 

La forme est celle d’une comédie métapsychique, construite en mode flash-back, dont je suis le héros.
Vous allez rire… à mes dépens. C’est fait pour.
Bonne lecture, et surtout bon voyage si vous partez loin, très loin, à la rencontre d’une culture et… de vous-même.

Issu des Carnets de voyages intérieurs, Jan Kounen
Mama Editions (Avril 2011)

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Le recouvrement d’âme

Posté par othoharmonie le 29 juillet 2013

Dans le chamanisme, l’âme assure l’intégrité énergétique et spirituelle de l’individu. Le travail des chamanes consiste à maintenir cette intégrité, et parfois à la rétablir.

Le recouvrement d’âme dans PENSEE MAGIQUE - LEITMOTIV et RITUELS b1111

Dans le chamanisme, tout n’est finalement qu’une histoire d’âme : lorsque celle-ci est bien ancrée dans le corps, qu’elle est unifiée et présente dans la réalité matérielle, l’individu est en pleine possession de ses moyens.

Il est alors protégé de la maladie, de la souffrance et de la peur, et ressent la connexion intime qui le relie au sens de l’existence et lui permet d’exprimer librement sa créativité et son enthousiasme. Il est dans « l’état de grâce », pour reprendre l’expression de la psychologue américaine Sandra Ingerman, spécialiste du recouvrement d’âme et auteur de Soul Retrieval (Recouvrer son âme), l’ouvrage de référence sur cette pratique.

Il arrive cependant que l’âme ne soit pas complètement présente dans le corps, et que l’être souffre de son absence ; il lui manque ou il a perdu « quelque chose », et ce sera au chamane, « l’appeleur d’âmes », de partir à la recherche de ce supplément d’âme qui lui fait défaut, et de lui restituer.

Alors que dans les cultures traditionnelles, la perte de l’âme a dans la plupart des cas des causes surnaturelles (esprits possessifs, sorcellerie, etc.), Sandra Ingerman explique que « de nos jours, [elle] est souvent due à des traumatismes comme l’inceste, les abus sexuels, la perte d’un être aimé, la chirurgie, un accident, une maladie, une fausse couche, un avortement, le stress du combat ou encore les toxicodépendances. » Confrontée à la douleur ou à un choc, l’âme se morcèle et certains de ses « fragments » retournent dans la réalité non ordinaire, au-delà du temps, de l’espace, de la souffrance et de la douleur. Autrement dit, des parties de l’âme s’échappent du corps et vont se ressourcer dans leur berceau spirituel, loin des aléas de l’existence matérielle.

Cependant, la perte de l’âme n’est pas uniquement provoquée par des événements traumatisants, et le seul fait de venir prendre forme dans un corps humain peut suffire à provoquer un morcèlement de l’âme. Elle peut avoir des difficultés à assumer d’avoir pris forme dans la matière, acte courageux s’il en est.

Initiation et incarnation

Dans la plupart des cultures traditionnelles, les rites de passage et les initiations sont autant de manières de renforcer le lien à l’âme, ou d’en récupérer des morceaux qui seraient partis en vagabondage. Pour prendre un exemple classique, lorsque l’individu ritualise son passage à l’âge adulte, il intègre son âme d’adulte, qui vient en quelque sorte compléter son âme d’enfant. Inutile de préciser que dans ces cultures, les rites de passage sont les moments les plus importants de la vie de l’individu, parce que c’est par leur intermédiaire que ce dernier se définit en tant qu’être incarné dans un corps, et qu’il prend sa place dans le groupe social. Comme l’a si bien dit l’anthropologue Pierre-Yves Albrecht lors d’une conférence à laquelle j’ai eu le plaisir d’assister au forum du GRETT, « nous vivons pour être initiés ». Cela signifie qu’au-delà de nos préoccupations triviales et « terrestres », nous vivons avant tout pour intégrer notre âme, pour l’incarner pleinement. Dans la société moderne, il semblerait que nous ayons cruellement besoin de retrouver nos âmes, ne serait-ce que parce que nous les avons délaissées en cessant de croire en elles.

Il est d’autant plus intéressant d’observer que dans les symptômes classiques de la perte de l’âme, il y a le fait d’être sans cesse en quête de quelque chose, d’être insatisfait, de consommer aveuglément pour chercher à remplir un vide. Selon cette grille de lecture chamanique, la société de consommation serait la résultante d’un manque d’âme généralisé.

Un travail d’orfèvre

Pour accomplir un recouvrement d’âme, le chamane va entreprendre un voyage chamanique durant lequel ses esprits alliés le conduiront là où se trouve le bout d’âme qui s’est réfugié dans l’autre monde (voir encadré). Dans certains cas, il se rendra dans le passé de son client et percevra les circonstances qui ont provoqué la fuite de son âme, alors que dans d’autres cas, il voyagera dans des mondes très éloignés de la réalité tangible qui ne lui seront perceptibles que par pure abstraction. Dans tous les cas, le chamane fera en sorte de retrouver l’âme de son client, qu’il pourra ensuite ramener dans la réalité ordinaire et ancrer dans le corps de celui-ci, par exemple en l’insufflant dans son coeur.

Cette approche du recouvrement d’âme est largement pratiquée aujourd’hui dans le cadre du chamanisme moderne. Décrite ainsi sommairement, cette technique peut sembler relativement simple à mettre en oeuvre, mais elle demande cependant une certaine expérience de la part du chamane praticien, car le travail sur l’âme est un travail d’orfèvre. On ne « joue » pas avec le recouvrement d’âme, parce qu’il met le praticien en contact avec l’intimité la plus profonde de la personne pour laquelle il travaille.

Une fois que l’âme a été récupérée par le chamane, c’est ensuite au tour du client d’entreprendre un travail d’intégration – ou d’incarnation –, qui peut prendre des semaines, des mois, voire des années à mûrir. Car l’âme qui est de retour a soif de nature, de beauté et de joie de vivre, et elle demande que l’on s’occupe d’elle. Cela peut parfois signifier entreprendre de grands changements dans sa manière de vivre – autrement dit, mettre plus d’âme dans sa vie. Mais avant tout, il s’agit d’apprendre à être soi-même, car être soi-même est l’expression la plus simple et directe de l’âme.

 

L’auteur de l’article : Laurent HuguelitChamane suisse

 

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La beauté est une manifestation de Dieu

Posté par othoharmonie le 29 juillet 2013

La beauté est une manifestation de Dieu dans DIEU escargot

Interview de Jacqueline Kelen

J. K. : Grâce aux livres, j’ai très vite rencontré des personnages immenses comme Ulysse et Don Quichotte, des auteurs d’envergure tels Platon, Chrétien de Troyes, Dante ou Giordano Bruno. Je me suis dit : “Ma famille, ce sont les artistes et les philosophes, les grandes amoureuses, les personnages héroïques.” Ce sont eux mes contemporains. Mais cela a créé une coupure irréversible : je me sens souvent éloignée des gens de notre époque. Adolescente, en regardant les humains marcher dans la rue, je me faisais cette réflexion étrange : “Il y a peu d’êtres vivants”… Pour ma part, je vivais avec le Christ, mais aussi avec les chats, les fleurs, les rêves, les poètes. Je me suis très tôt sentie oiseau de passage, exilée en ce monde.

N. C. : Comment et quand est née votre attirance pour les mythes ?

J. K. : J’ai suivi une formation de lettres classiques qui m’a permis de rencontrer très tôt les mythes fondateurs de l’Occident. Mais le chemin s’est fait progressivement et l’étude des mythes s’est accompagnée de la lecture incessante et passionnée des mystiques – égyptiens, tibétains, chrétiens, soufis ou juifs,… Tous me nourrissaient et m’éblouissaient. Tous parlaient d’une même saveur de Dieu et convergeaient au sommet. J’étais attirée par cette pointe de la pyramide. Le langage des sages et des mystiques est universel dans sa diversité, contrairement au langage unique de la mondialisation qui réduit et appauvrit. À leur façon, les mythes sont inépuisables, éternellement jeunes, parce qu’ils sont reliés à la Source. Il en va ainsi de toute parole prophétique.

N. C. : Quels sont les premiers mythes que vous ayez rencontrés personnellement ?

J. K. : Je ne me destinais pas à l’écriture mais à l’enseignement. La vie en a décidé autrement. Deux sujets se sont imposés à moi, en songe : Salomé et Marie Madeleine. Je fus d’abord fascinée par les récits de David face à Goliath, de Judith et Holopherne ou encore de Salomé avec Jean Baptiste. Ce thème de la décapitation m’intriguait et me troublait, j’ai mis quelque temps avant de comprendre qu’il s’agissait d’un rituel d’initiation, avec passage du seuil, soumission du mental, coupure irréversible… En travaillant sur ce sujet, je me suis retrouvée en plein mythe du Graal ainsi que dans la littérature alchimique : la tête coupée, caput mortuum (ou tête de corbeau), désigne en effet l’Œuvre au noir, première phase de l’œuvre alchimique… Pour me libérer de ces images, pour les éclairer aussi, je me suis mise à écrire, bien que ce projet soit resté inachevé.

N. C. : Vous avez écrit une trentaine d’ouvrages, dont certains sont traduits jusqu’au Japon ou en Corée. La femme, son mystère et sa vocation reviennent toujours…

J. K. : Mon second rendez-vous personnel avec les mythes s’est fait à travers le personnage de Marie Madeleine. Élevée dans la religion catholique, on me l’avait présentée comme une prostituée et une pécheresse repentie. Or, les poètes et les peintres la montraient comme une reine… Je ne comprenais pas où avait eu lieu la scission et j’ai cherché du côté des Évangiles apocryphes, très difficiles à trouver à l’époque, car interdits par l’Église de Rome. Dans ces lectures, j’ai rencontré une femme de lumière, éveilleuse, une femme qui avait part à la Connaissance spirituelle.

Dans les Évangiles officiels, Marie de Magdala garde le silence, mais dans les Évangiles secrets, elle transmet une parole prophétique, c’est-à-dire impérissable, toujours verdoyante, une parole qui fait danser les montagnes… Alors jeune éditeur, Marc de Smedt a eu un véritable coup de cœur pour mon manuscrit et l’a publié en 1982. Je lui en garde une immense gratitude. Marie Madeleine a le rôle difficile, sans cesse contesté, d’éveiller le cœur de l’homme et c’est, pour moi, la nature profonde de la femme. Inlassablement, celle-ci doit parler et témoigner dans sa chair de l’amour. De cet amour qui se rit du temps et de la dégradation, qui est connaissance et ouverture à l’infini.

N. C. : L’amour, celui qui “élargit l’espace de notre tente”, pour paraphraser Isaïe, est votre grand thème…

J. K. : C’est la question essentielle et la source de toutes choses !… Aujourd’hui, trop de femmes ne cherchent plus l’amour mais un homme dans leur vie. Aimer fait peur, c’est une expérience qui envahit tout l’être, le bouleverse, le déborde et le dépouille. Comme le disait Thérèse d’Avila : “L’amour est dur et inflexible comme l’enfer”… Ainsi, Marie Madeleine croit absolument et aime absolument. Il n’y a pas ici de demi-mesure. Elle aime Jésus jusqu’au bout, même lorsqu’il est bafoué, trahi, agonisant et défiguré sur la croix. Elle est fidèle à cet amour,

N. C. : Quels sont les premiers mythes que vous ayez rencontrés personnellement ?

J. K. : Je ne me destinais pas à l’écriture mais à l’enseignement. La vie en a décidé autrement. Deux sujets se sont imposés à moi, en songe : Salomé et Marie Madeleine. Je fus d’abord fascinée par les récits de David face à Goliath, de Judith et Holopherne ou encore de Salomé avec Jean Baptiste. Ce thème de la décapitation m’intriguait et me troublait, j’ai mis quelque temps avant de comprendre qu’il s’agissait d’un rituel d’initiation, avec passage du seuil, soumission du mental, coupure irréversible… En travaillant sur ce sujet, je me suis retrouvée en plein mythe du Graal ainsi que dans la littérature alchimique : la tête coupée, caput mortuum (ou tête de corbeau), désigne en effet l’Œuvre au noir, première phase de l’œuvre alchimique… Pour me libérer de ces images, pour les éclairer aussi, je me suis mise à écrire, bien que ce projet soit resté inachevé.

N. C. : Vous avez écrit une trentaine d’ouvrages, dont certains sont traduits jusqu’au Japon ou en Corée. La femme, son mystère et sa vocation reviennent toujours…

J. K. : Mon second rendez-vous personnel avec les mythes s’est fait à travers le personnage de Marie Madeleine. Élevée dans la religion catholique, on me l’avait présentée comme une prostituée et une pécheresse repentie. Or, les poètes et les peintres la montraient comme une reine… Je ne comprenais pas où avait eu lieu la scission et j’ai cherché du côté des Évangiles apocryphes, très difficiles à trouver à l’époque, car interdits par l’Église de Rome. Dans ces lectures, j’ai rencontré une femme de lumière, éveilleuse, une femme qui avait part à la Connaissance spirituelle.

Dans les Évangiles officiels, Marie de Magdala garde le silence, mais dans les Évangiles secrets, elle transmet une parole prophétique, c’est-à-dire impérissable, toujours verdoyante, une parole qui fait danser les montagnes… Alors jeune éditeur, Marc de Smedt a eu un véritable coup de cœur pour mon manuscrit et l’a publié en 1982. Je lui en garde une immense gratitude. Marie Madeleine a le rôle difficile, sans cesse contesté, d’éveiller le cœur de l’homme et c’est, pour moi, la nature profonde de la femme. Inlassablement, celle-ci doit parler et témoigner dans sa chair de l’amour. De cet amour qui se rit du temps et de la dégradation, qui est connaissance et ouverture à l’infini.

N. C. : L’amour, celui qui “élargit l’espace de notre tente”, pour paraphraser Isaïe, est votre grand thème…

J. K. : C’est la question essentielle et la source de toutes choses !… Aujourd’hui, trop de femmes ne cherchent plus l’amour mais un homme dans leur vie. Aimer fait peur, c’est une expérience qui envahit tout l’être, le bouleverse, le déborde et le dépouille. Comme le disait Thérèse d’Avila : “L’amour est dur et inflexible comme l’enfer”… Ainsi, Marie Madeleine croit absolument et aime absolument. Il n’y a pas ici de demi-mesure. Elle aime Jésus jusqu’au bout, même lorsqu’il est bafoué, trahi, agonisant et défiguré sur la croix. Elle est fidèle à cet amour, follement fidèle. Comme elle, j’ai le sens de l’amour total, donné une fois pour toutes. Si l’amour vient du cœur, s’il est mieux qu’un sentiment, un engouement et un désir physique, il dure par-delà le conflit, la séparation, le trépas. Aimer est une grâce et une gravité.

Mais prendre le risque de l’amour, ce “beau risque”, comme le disait Socrate à propos du mythe, agrée aux cœurs libres.

Une femme, tout particulièrement, devrait inviter à cette aventure chevaleresque et à cette passion qu’est l’amour. Quand on considère le code de le Fin’Amor (“parfait amour”) des xiie siècle, quand on lit les poèmes et les romans courtois du XIIe et XIIIe siècles ainsi que les récits mystique des Fidèles d’Amour persans, c’est toujours la Dame – une femme “sage et belle”, autant dire éveillée – qui inspire et oriente chevaliers et troubadours dans leur quête.

La Dame est la manifestation d’un amour infini, céleste, elle en est aussi la médiatrice.

Toute femme devrait être consciente de ce rôle souverain. De nos jours, on a tendance à oublier que l’amour humain est d’abord une union mystique des âmes et des esprits.
Ensuite seulement, et comme de surcroît, l’union des corps peut s’accomplir, tels un cantique et une prière. En s’affairant uniquement dans le sexuel, notre époque a tout inversé et tout saccagé ! Selon le Fin’ Amor, né en pays d’Oc, les amants courtois vivent le « long désir », une approche infinie où jouent les affinités du cœur et des rêves : ils ont tout le temps puisque l’amour est éternel ! Dans cet art d’aimer – qui n’est pas révolu – il y a toujours trois présences : l’homme, la femme et le mystère de l’amour. Il y va de notre honneur de nous rendre digne de ce mystère, de nous affiner, de nous élever jusqu’à lui. Pour ma part, je vais au combat sans relâche pour sauver la beauté et le mystère de l’amour. C’est ma tâche de “guerrière spirituelle” qui consiste à répondre de l’Amour en un monde qui le profane et le crucifie…

 

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Enquête sur les guérisons miraculeuses

Posté par othoharmonie le 27 juillet 2013

En un siècle et demi, 7000 guérisons inexpliquées ont été certifiées par le Comité médical international de Lourdes. De nouvelles avancées scientifiques pourraient-elles percer leur mystère ? Enquête sur le rôle du spirituel et de l’émotionnel dans ces processus de guérison.

Enquête sur les guérisons miraculeuses dans Guérir en douceur telechargement

Lourdes, juin 2012. A l’initiative des responsables du sanctuaire, un colloque réunit une quarantaine de chercheurs et de médecins,« pas forcément croyants », sur le thème de la guérison.

« A Lourdes, il est de tradition de ne pas opposer foi et science,indique le Docteur Alessandro de Franciscis, Président du Bureau des constatations médicales. C’est notamment le premier lieu saint à s’être doté, à la fin du 19ème siècle, d’un comité d’examen des guérisons, composé de médecins et de psychiatres. »

Une tâche rendue ardue par les progrès de la science. « Aujourd’hui, il n’est plus surprenant de guérir d’une maladie infectieuse ! sourit le Dr de Franciscis. Il y a des traitements pour presque tout. Seules les maladies dégénératives, dont les origines sont méconnues, posent encore question. Nos experts exigent donc toutes les garanties pour vérifier qu’il y avait bien maladie, que le diagnostic était le bon, que la personne est durablement rétablie. Et surtout, qu’il n’existe pas, dans l’état actuel des connaissances, de cas similaire dans la littérature médicale », insiste le Dr de Franciscis.

Dans ces conditions, 7000 guérisons inexpliquées, ce n’est pas rien ! Sans compter celles dont les autorités du sanctuaire ne sont pas informées… A quoi peuvent-elles tenir : au simple fait d’y croire ?

« C’est un facteur », admet le Docteur Esther Sternberg, auteur de Healing Spaces : the Science of Place and Well-Being (Harvard University Press). « 30 à 90% de l’efficacité de n’importe quel traitement reposent sur notre foi dans ses vertus, indique la scientifique, reconnue pour ses travaux sur les liens entre le corps et l’esprit. Quand vous êtes croyant, vous connaissez l’histoire de Lourdes, ses légendes. Consciemment ou non, vous y venez en espérant un bénéfice. Cette attente est un ressort important de l’effet Placebo. » 

Pourtant, au Bureau des constatations médicales, on observe que dans beaucoup de cas de guérisons inexpliquées, les gens n’étaient pas venus à Lourdes pour demander leur guérison, mais pour prier pour autre chose, ou pour quelqu’un d’autre. « Intéressant ! réagit le Dr Sternberg. Cela vient confirmer le rôle d’autres éléments, tels que la compassion et l’amour altruiste, dans le processus de guérison. » 

Et à Lourdes, l’amour, ce n’est pas ce qui manque ! « Quand je suis venue pour la première fois, en 2006, j’ai été frappée par les visages des pèlerins et des bénévoles, témoigne le Dr Sternberg. Dans le métro à New York, leurs sourires sembleraient suspects, mais ici, l’ouverture du cœur est autorisée, l’empathie et la bienveillance sont prégnantes. Où que vous regardiez, vous voyez des jeunes accompagner des vieux, des valides soutenir des impotents, des malades aider des plus mal en point. Ce soutien social intervient dans la guérison. » 

De même que les émotions positives, engendrées par le lieu lui-même et ce que l’on y fait, « dont on a démontré qu’elles participent biologiquement à réduire les méfaits du stress sur l’organisme, à libérer des endorphines (les hormones du bien-être) et à stimuler les défenses immunitaires, rappelle le Dr Sternberg.Dès 1984, un article dans Science Magazine indiquait qu’entre des patients hospitalisés pour un même acte de chirurgie, ceux qui disposaient de chambres avec vue sur des arbres guérissaient plus vite, avec moins de médicaments, que ceux dont les fenêtres donnaient sur un mur. Cette étude a été maintes fois reproduite. » A Lourdes, il y a donc « la brume dans l’air, la lumière du soleil, l’eau des torrents, les courbes des montagnes », mais aussi « le parfum des bougies, la douceur des chants, le son des cloches, la beauté touchante des rituels… Plus ces expériences sensorielles sont riches et positives, plus elles aident le système immunitaire à faire son boulot. » Idem avec la prière, qui, selon le Dr Sternberg, agit sur les mêmes zones du cerveau que le yoga et la méditation. « Peu importe l’activité : nager, prier, chanter, méditer, faire du taï chi, surveiller son alimentation ou suivre une psychothérapie ! Toutes permettent de parvenir à un état mental bénéfique pour la santé. » 

Pour la communauté scientifique, le pouvoir de Lourdes tiendrait donc dans sa capacité à stimuler, de multiples façons, les liens positifs entre corps et esprit. Mais est-ce tout ? L’eau de la Grotte, cette eau qu’on dit miraculeuse, dont les pèlerins remplissent des bidons, n’aurait-elle pas aussi des secrets à révéler ?

Pour l’instant, son analyse n’a montré aucune propriété particulière, mais la présence au colloque du Professeur Montagnier, venu présenter ses travaux sur la « mémoire de l’eau », pourrait inciter à de nouvelles investigations. « Nous avons prouvé en laboratoire que la dilution de certaines séquences d’ADN dans de l’eau induit la formation de nanostructures, qui conservent des informations spécifiques à l’ADN et sont capables de les transférer », explique le Prix Nobel de médecine.
Mais alors, de quoi serait porteuse l’eau de Lourdes ? De la mémoire d’un principe actif avec lequel elle aurait été en contact ? De « bonnes ondes » transmises par un champ électromagnétique extérieur ? Voire des pensées et énergies positives des six millions de visiteurs annuels, comme le suggèrent le Japonais Masaru Emoto ou l’Américaine Lynne McTaggart ? La théorie est séduisante, mais en l’absence d’études dédiées, ce n’est pour l’instant que conjecture.

Reste le mystère. Parmi les 7000 guérisons inexpliquées certifiées par le Comité médical international de Lourdes, 67 ont été hissées au rang de miracle par l’Eglise, parce qu’elle les juge « porteuses d’un signe. Mais ça, conclut le Dr de Franciscis, c’est une autre histoire. »

Le site du Dr Sternberg : www.esthersternberg.com »

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Ostéopathie et/ou mico-ostéopathie

Posté par othoharmonie le 27 juillet 2013

Ostéopathie et/ou mico-ostéopathie dans Guérir en douceur images-2

Quelle différence entre ostéopathie et micro-ostéopathie ?

En schématisant un peu, disons que, pour nous, c’est ce qui différencie l’organicité de l’organisation. L’organicité prend en compte les organes ou les parties de l’organisme : l’œil, le foie, l’épaule… C’est une photo macroscopique d’un état anatomique et physiologique momentanée, qui peut aussi intéresser le chirurgien. L’organisation, elle, repose sur l’observation du microscopique, de l’infiniment petit, jusqu’aux particules élémentaires. Elle considère la réalité comme un emboîtement de structures successives, essentiellement constitué de vide. Vous connaissez le fameux film de « Puissances de 10 », où l’on constate qu’en voyageant depuis les galaxies jusqu’aux quarks qui composent les protons et les neutrons, on rencontre à 99,9999…% du vide ! Le réel est comme un lego fractal qui met le vide en boîte. Ce qui compte, ce sont les interactions permanentes entre tous ces niveaux, qui se trouvent dans un équilibre sans cesse remis en cause et autorégulé. Les symptômes et les blocages qu’ils signalent sont des jeux de résonance ou de dissonance à ce niveau, que l’on peut définir comme « quantique » et qui est évidemment très subtil. D’où l’importance d’une écoute extrêmement attentive et fine du patient par le thérapeute. Les gestes du micro-ostéopathe, tout comme ceux de l’acupuncteur ou de l’homéopathe (micro-mouvements, granules, aiguilles), interviennent à ce niveau infinitésimal, dans l’organisation de l’infiniment petit

On est loin du grand crac grâce auquel l’ostéopathe « débloque » un dos coincé – et qu’en général le patient réclame et espère, parce que cela signalera clairement sa libération et la fin de sa souffrance !

C’est une approche organique pour rétablir des structures osseuses, fibreuses pour intervenir sur des fonctions perturbées. Il y a longtemps que je ne pratique plus ainsi. Cela dit, il peut arriver que, pour relancer un processus réparateur ancien qui s’est bloqué, on soit obligé d’exagérer la lésion, en la poussant encore plus loin, comme on resserrerait davantage un ressort pour l’obliger à se desserrer, en provoquant un « effet yoyo ». En bousculant le mouvement respiratoire primaire dans lesens de la lésion, on peut l’amener à revenir vers son équilibre et ainsi participer au retour de la santé.
Mais encore une fois, force est de reconnaître qu’il demeure des trous énormes entre notre pratique, de plus en plus efficace, et les prémisses d’explication théorique que nous pouvons formuler. L’important, pour nous, c’est d’abord de soigner. La théorie peut attendre ! Nous arrivera-t-elle des Etats-Unis, où de vastes recherches sont en cours actuellement, pour tester nos méthodes – et bien d’autres, par exemple l’acupuncture – sur des millions de cas. Les résultats statistiques seront certainement intéressants, mais je ne suis pas certain que les mécanismes sous-jacents nous apparaîtront de cette façon.

L’une des énigmes concerne sans doute la façon dont le corps, les tissus, les cellules « savent » où est le problème, et comment elles peuvent nous « informer » à son sujet. Les psychanalystes parleront évidemment d’inconscient…

Nous parlons de processus vieux de milliards d’années. Que savons-nous de la conscience et de l’inconscient ? Les vertébrés supérieurs que nous sommes ne doivent leur existence qu’à des myriades de systèmes supposés « inconscients » de l’atome à la cellule en passant par les protéines, systèmes emboîtés les uns dans les autres. Sans eux, nous ne serions rien ! Mais qu’est-ce que la conscience, sinon une perception adaptée d’un milieu de vie, de façon discriminative et discursive ? Je pense que l’on peut supposer que nos tissus ont une forme de conscience, et nos cellules aussi, et les bactéries également, puisqu’elles savent ce qui est bon pour elles, ce qui ne l’est pas, qu’elles se dirigent spontanément vers ce qui est bon et s’éloignent de ce qui ne l’est pas !

Comment réagissez-vous néanmoins au débat « Dieu contre Darwin » ?

Je ne vois pas d’opposition. Je trouve que Darwin pourrait expliquer Dieu. Il nous donne un petit bout d’explication sur ce qui s’est passé depuis l’étincelle du Big Bang, et sur la façon dont nous nous inscrivons dans le processus, en tant qu’entités évolutives dynamiques. Cela dit, je suis darwinien aussi au sens où je pense qu’aucune prédétermination ne pouvait laisser supposer que nous apparaîtrions dans l’univers. L’évolution est un phénomène strictement imprédictible avec, à chaque instant, une myriade de solutions possibles. Après coup, on peut avoir l’impression, en contemplant le chemin parcouru, qu’un itinéraire était prévu à l’avance. Mais je pense que c’est une illusion. Même s’il est évident, pour le thérapeute que je suis, que l’itinéraire objectivement emprunté ne peut se prolonger que parce qu’une récapitulation générale des étapes se produit en permanence, et se mémorise. Nous sommes des mémoires ambulantes, en résonance quantique avec le passé.

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La guérison nous vient de nos mémoires archaïques

Posté par othoharmonie le 27 juillet 2013

 

Un micro-ostéopathe de bonne réputation nous parle de l’enquête de détective qu’il faut mener sur chaque patient. « Notre santé, dit-il, dépend d’un stock de solutions mémorisées en nous depuis l’origine de la vie. Quand nous tombons malade, il faut comprendre pourquoi une partie de ce stock de solutions s’est bloquée ». Où l’on découvre que la fameuse phrase « L’ontogenèse récapitule la phylogenèse » se joue à l’intérieur de nous et gouverne notre existence. Les visions futuristes de Philippe Petit surgissent d’une double passion : pour les thérapies d’avant-garde et pour les découvertes des naturalistes du XVIII°. Son humilité fait penser à celle des guérisseurs.

La guérison nous vient de nos mémoires archaïques dans Guérir en douceur soleil-300x187

Parmi la myriade des nouvelles thérapies, qui nous sont proposées depuis deux ou trois décennies il en est une qui fait le lien entre l’évolution collective de l’espèce et l’évolution individuelle de chaque personne : c’est la micro-ostéopathie. Pour bon nombre d’entre nous, l’ostéopathie est une médecine du squelette et l’ostéopathe un expert dans l’art de décoincer les articulations, après que celles-ci se soient figées – ce qui occasionne le fameux petit « crac » libératoire que nous aimons, surtout quand nous avons le dos bloqué. Cette vision s’avère si grossière et mécaniste, qu’elle est quasiment fausse. On sait que l’ostéopathie est une approche holistique et qu’un mal de tête, par exemple, peut s’expliquer par une mauvaise position du bassin, remontant éventuellement à traumatisme d’enfance. Mais on ne réalise pas forcément que même ce genre de lien peut encore masquer des processus beaucoup plus profonds, remontant aux origines de la vie.

Un ancien kinésithérapeute devenu ostéopathe puis micro-ostéopathe, nous permet de commencer à le comprendre. À en croire, Philippe Petit, en écoutant avec attention « respirer » nos tissus corporels les plus fins – l’humble tissu conjonctif, qui enveloppe tous nos organes, de la tête aux pieds , le micro-ostéopathe, tout comme l’acupuncteur ou l’homéopathe, pourrait remonter, non seulement le cours de notre histoire personnelle, depuis notre conception, mais aussi celle de notre espèce. Mieux : il pourrait retrouver, intégrées en nous, toutes les grandes étapes qu’ont franchies les espèces vivantes, depuis l’aube des temps. Cette remontée dans le temps repose sur les hypothèses théoriques encore largement en chantier, mais elle permet une pratique thérapeutique aux résultats étonnants, qui nous intéresse particulièrement, parce qu’elle nous permet d’inscrire, de façon pragmatique, évolution personnelle et évolution collective.

Les insatisfactions d’un praticien pragmatique

CLES : Votre livre «  Notre corps n’est que mémoire  » , sous-titréL’évolution, un savoir-faire pour se soigner , nous convie à un étonnant voyage, à la fois dans le corps de vos patients, c’est-à-dire de nous-mêmes, humains du XXI° siècle, mais aussi dans l’ensemble des organismes qui ont existé sur cette planète depuis le commencement de la vie. Vous dites que les fonctions inventées par ces organismes continuent d’exister, en nous-mêmes, et qu’on ne peut pas bien soigner sans en tenir compte. Comment en êtes-vous arrivé à penser cela ?

Philippe Petit : C’est le massage qui m’a amené à la paléontologie. Quand j’étais encore simple kinésithérapeute et que je massais quelqu’un, je sentais bien que je ne faisais pas que lui frotter les muscles et les tendons, pour les réchauffer, les renforcer ou les remettre en place. Certains peuvent masser machinalement, en pensant à autre chose ou même en regardant la télé ! Cela me serait impossible, il faut que je sois entièrement présent dans mon acte, pour pouvoir entrer à l’intérieur… à l’intérieur de quoi ? J’ai mis longtemps à le comprendre.

Ce que vous saisissez en premier, c’est bien sûr que le symptôme n’est que la pointe émergente d’un ensemble complexe, souvent profondément enfoui. On le sait bien, derrière ce torticolis, ce lumbago, cette gastroentérite ou cet urticaire géant, il y a une difficulté de la vie, un conflit conjugal, un décès, un licenciement, etc. Souvent, la personne ne fait pas le lien et ne vous dit rien, sinon qu’elle a mal à tel endroit et qu’elle aimerait que vous la débarrassiez de cette souffrance. Si vous voulez l’aider à aller vraiment mieux, c’est donc souvent à vous, thérapeute, de tenter de remonter la piste à partir du symptôme, qui n’est qu’un indice. Une piste d’autant plus ardue que la cause réelle remonte loin. Cela peut être, bien sûr, un traumatisme d’enfance, ou une ancienne déception amoureuse, ou encore une frustration professionnelle. Vous auriez aimé exercer tel métier, mais la vie vous en a imposé un autre et vous allez ainsi garder en vous un ressentiment latent, générant une zone de fragilité qui, un beau jour, à l’occasion d’un choc, d’une contrariété, d’un accident, s’effondrera brusquement, déclenchant une réaction en chaîne dont le symptôme apparent ne sera que l’aboutissement. Bref, toute la problématique psychosomatique, aujourd’hui bien connue.

Mais ces explications ne me suffisaient pas. Je voyais trop d’échecs, dans mon propre cabinet et chez les confrères. Ou trop de solutions purement mécaniques : tel patient ne parvenant pas à guérir d’une entorse récidivante, on finissait par lui greffer une plastie, un bout de ligament, de tendon, pour fixer l’articulation une fois pour toute, voire même une vis, avec une butée osseuse ! Le chirurgien était content, le résultat était stable, mais je ressentais, quant à moi, un véritable malaise : bloquer un membre, retirer une vésicule, un utérus, un œil, c’est définitif et rédhibitoire. Comme si nous étions passés à côté de quelque chose de fondamental, que nous ne comprenions pas. Pourquoi tel patient réussit-il à guérir, et tel autre pas ? Je n’ai rien contre la chirurgie et certains font des prouesses : voyez, récemment, cette extraordinaire greffe multiple des deux mains et du visage ! Mais là aussi, pourquoi certaines greffes réussissent et d’autres non, alors que les indications chirurgicales semblent les mêmes ?

Certes, la pratique nous amène à découvrir que chaque individu est unique, avec sa biographie et son épigénétique propres. Même deux jumeaux homozygotes n’ont déjà plus les mêmes réactions, alors qu’ils sont encore dans le ventre de leur mère. Mais je sentais bien – sous mes doigts, oserais-je dire -, après avoir massé des centaines et des centaines de personnes, que quelque chose se jouait au-delà du biologique, dans l’histoire biographique de chacun, plus en profondeur.

Extrait de Philippe Petit

 

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ECHANGER C’EST SE CHANGER

Posté par othoharmonie le 26 juillet 2013


ECHANGER C'EST SE CHANGER dans Chemin spirituel images-1Une terre aussi aride que celle de la Lune, ne peut porter la vie parce qu’elle ne possède apparemment ni atmosphère, ni océans, pas même quelques lacs, ou quelques rares oasis. Cela ne signifie nullement qu’aucune vie n’y existe ; c’est seulement peu probable.

Dans les immenses déserts terrestres, la vie est réduite au minimum. On y rencontre quelques spécimens, êtres humains et animaux qui se complaisent dans la sècheresse, mais encore faut-il préciser que ces déserts ne sont pas complètement dépourvus d’eau.

Sans eau, ou du moins sans LIQUIDES sous quelque forme de fluidité que ce soit, il n’est pas de vie possible parce qu’il n’est pas d’échanges possibles entre les diverses structures atomiques des êtres, entre les cellules ou autres corps quels qu’ils soient. Par conséquent, le Soleil générateur d’énergie, ne suffit pas à produire la vie, si des échanges intelligents ne se manifestent pas d’une manière ou d’une autre.

Le fluide, qui est synonyme d’échanges, est l’évolution elle-même.

Pour permettre à la matière d’évoluer, dans quelque sens que ce terme soit pris, elle doit se soumettre à une certaine discipline, de même que les hommes doivent être liés entre eux par des conventions souvent arbitraires mais indispensables, chacun apportant sa contribution à la société. Il existe donc une forme de VOLONTE dans la matière.

L’EGOISME qui est une chose en soi parfaitement naturelle, et que les hommes se sont empressés d’accueillir au nom du bon droit de chacun de garder pour soi ce qu’il prétend posséder, ne peut que provoquer l’isolement des individus, et par conséquent l’interdiction des échanges et d’une quelconque évolution. La matière en ce sens, est plus évoluée « mécaniquement » que l’homme trop égoïste. 

Nous allons voir comment la « nature » nous donne un nouvel exemple de relations entre les atomes, avec la physique des fluides, et que les hommes pourraient pratiquer dans de nombreux cas, ce qui leur permettrait une meilleurs adaptation par moins de rigidité dans leur comportement, et par des échanges équilibrés.

 

SOURCE : http://www.hatem.com/hyperscfr.htm

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Les Sept Vérités Fondamentales Inconditionnelles

Posté par othoharmonie le 26 juillet 2013

Les Sept Vérités Fondamentales Inconditionnelles dans Chemin spirituel image-45-300x300

Outre la certitude de la sensation d’être, qui est la première de toutes, il existe six autres certitudes fondamentales qui permettent de construire une science solide. Jusqu’à présent, les philosophes s’étant arrêtés à la première, ils se croyaient obligés d’introduire des hypothèses pour aller plus loin. Pourtant on constate aisément que :

I – JE SUIS

Cela ne peut être remis en cause par rien, puisque toute sensation, toute preuve, toute idée ne fait que confirmer ce « je suis ».

II – JE SUIS ESPRIT

La sensation d’être est spirituelle, elle n’est pas matérielle puisque la matière est une sensation et que rien ne permet de prétendre qu’elle est autre chose. Il serait donc anti-scientifique de ne pas s’en tenir au certain : je suis esprit. Dire « je suis matière » est hypothétique et invérifiable. Cela dit, il n’est pas encore certain que je ne suis QUE esprit. Pour en être sûr, il conviendra de démontrer que l’absence d’hypothèse permet de rendre compte de toute sensation de matière quelle qu’en soit la forme.

III – L’ESPRIT EST LE TOUT

C’est-à-dire qu’il n’y a rien d’autre de certain. « Tout » équivaut à « infini », le « Tout » n’étant par définition limité par rien. Il n’y a pas lieu d’inventer quoi que ce soit d’extérieur au Tout, serait-ce « l’espace infini ». 

Puisqu’il n’y a que je-suis, et que ce je-suis est constitué et prouvé par toute sensation quelle qu’elle soit, il est absurde d’imaginer qu’il existe autre chose que soi. Non seulement je suis d’essence spirituelle, mais bien entendu aussi tout ce qui, apparemment, m’entoure et qui constitue ma conscience. Il est à tout jamais impossible de démontrer l’existence d’autre chose que soi, il faut donc rester raisonnable et s’en tenir au certain, s’il s’avère par la suite que c’est suffisant pour rendre compte de toutes les apparences.

IV – LE TOUT EST PRESENT

C’est une autre évidence qu’il ne faut pas oublier. La sensation du « je-suis » est exclusivement présente. Il n’y a pas de « je-suis passé » ni de « je suis futur ». Toute mémoire est présente, contenue dans le présent, et il serait infondé encore une fois d’inventer une « réalité » non présente, extérieure au présent. 

V – LE PRESENT EST NUL

L’instant présent, seule réalité de l’Etre et donc de l’univers, est sans durée. C’est un point nul. S’il avait la moindre durée, il serait automatiquement passé. Il est inconcevable de parler de durée présente. Toute durée est une mémoire passée et non une durée.

VI – SEUL LE NEANT SE JUSTIFIE DE LUI-MEME

Les quelques évidences qui précèdent amènent inéluctablement à conclure que le tout est nul, ou que l’Etre est néant. En fait il n’y a rien d’autre que l’illusion. L’illusion cependant est, en tant que processus sinon en tant que forme, et c’est ce qu’il convient d’expliquer, ce qui est possible une fois admise cette « nécessité » du néant. Frank HATEM appelle NECESSITE DU NEANT le fait que quel que soit le cas de figure, quelle que soit la réalité, cette réalité et forcément nulle puisque forcément présente et exclusivement présente, faute de quoi elle ne serait pas réelle. Ce paradoxe est la base de toute connaissance. Ce n’est pas une contradiction. Le comprendre permet d’aller plus loin et de comprendre le processus d’illusion, c’est-à-dire le processus éternel créateur de chaque instant, ce que d’autres appelleraient « Dieu » à juste titre.

La nécessité du néant se démontre également par le fait que l’infini, quel qu’il soit, est forcément nul, puisque ne pas être nul suppose des caractéristiques, et que toute caractéristique s’oppose à l’idée d’infinité. Ou bien je suis infini, ou bien je suis quelque chose. Si je suis infini, c’est que je ne suis pas quelque chose, donc je ne suis rien. L’infini est nécessairement nul.

De toute façon, le fait que le néant, seul, se justifie de lui-même, est démontré par le fait qu’il est seul à n’avoir pas besoin de cause. Toute autre réalité, que ce soit « Dieu », l’esprit, la matière, ou autre, exige une explication, ce qui d’ailleurs montre que le simple fait de s’interroger sur l’univers, ce que vous faites, prouve que le néant est plus logique que l’univers ou que l’Etre. Si l’Etre allait de soi, nous ne nous interrogerions pas dessus.

La nécessité du néant est en même temps la cause et la solution de l’éternelle question des philosophes : « pourquoi quelque chose à la place de rien ». RIEN est effectivement plus logique que « quelque chose », et c’est ce que montre le raisonnement ci-dessus : les six premières évidences sont ressenties par l’esprit où qu’il soit et quoi qu’il se croie, et justifient son angoisse métaphysique. C’est le « consensus ontologique » que chacun peut faire s’il a un peu d’amour de la Vérité. Perturbant au début, enthousiasmant, au sens éthymologique, ensuite. 

Cela permet également de comprendre pourquoi on a tant peur du néant, pourquoi, depuis toujours, scientifiques et philosophes s’opposent à toute idée de néant, s’interdisant par là-même de comprendre l’univers. Toute l’histoire de la recherche est cette fuite qui tourne en rond pour échapper à l’évidence de la connaissance : je ne suis rien.

Tant qu’on ne l’admet pas, on n’avance pas. Une fois admise, cette vérité, essentielle s’il en est, ouvre la porte à l’illumination du Vrai et de la Liberté. A vous de savoir si vous voulez bien vous rendre à l’évidence ou non. Si oui, ce site et ceux qui suivent, et les livres associés, vous combleront et peuvent changer votre vie. Si non, cliquez pour aller voir ailleurs. Les chimères de l’apparence ont encore des choses à vous apprendre.

VII – NECESSITE=BUT
BUT=ENERGIE

LA NECESSITE DU NEANT DEFINIT LE BUT ABSOLU UNIQUE, SUFFISANT POUR RENDRE COMPTE DE L’ENERGIE UNIVERSELLE D’EVOLUTION QU’EST :  JE-SUIS.

Une fois établi, au regard des six premières certitudes, que quelque chose (le néant en l’occurrence) est une nécessité absolue (et que rien d’autre ne s’impose de la même façon), on constate que la source d’énergie de l’illusion universelle est définie : puisqu’il est nécessaire, le néant est un but. Un but est une source d’énergie. Le Je-suis, qui est la réalité de toute énergie, est forcément la manifestation effective de la nécessité du néant. Le Je-suis est la poursuite du néant comme but. Il est donc bien une énergie d’évolution ainsi qu’on le constate : l’univers (le tout spirituel) évolue.

Ceci est capital. La simple constatation immédiate du réel permet de conclure quel est le but de toute chose. Ne pas se rendre à cette évidence exige une démonstration d’une force équivalente. Tout le reste, la création effective de l’univers, n’est plus maintenant que le déploiement automatique des conséquences de la cause unique.

On constate aussi que ces constatations immédiates sont absolument rationnelles et absolument intuitives à la fois. On peut les dire « mystiques » comme on peut les dire « logique ». Ce sont des vérités d’évidence, incontestables, que toute contestation ne ferait que démontrer davantage encore. Argumenter contre le je-suis ou le fait qu’il est présent ne ferait que manifester le je-suis dans le présent. Inutile, donc, de perdre son temps. On dispose désormais d’un fondement d’une solidité à toute épreuve pour la constitution d’une Logique absolue. La Nécessité du Néant fonde la Logique de deux façons :

1°) elle fait que l’Etre pose question, ce qui rend effectivement compte de la réalité vécue par la conscience ;

2°) elle résout immédiatement la question.

De fait, on appelle Logique le fait qu’il existe une identité de lois entre l’esprit qui perçoit et la chose perçue. Ces lois sont les mêmes puisque tout est le « je-suis ». Cela étant, ces liens logiques sont dualistes : ils sont séparation autant qu’unité, à l’instar de l’esprit. La Logique sépare du monde en même temps qu’elle y unit. Cela correspond bien à la définition du SAINT-ESPRIT.

D’ailleurs LOGOS signifie « le Verbe », c’est-à-dire la relation mentale qui crée les choses en les définissant. Les Anciens savaient de quoi ils parlaient. En Chinois, le Dragon, qui correspond au Saint-Esprit, se dit « LOG ».

Cette suite des sept vérités inconditionnelles, dont seule la septième est une conclusion d’évidence et non une prémisse, est classée dans un ordre logique, permettant d’aboutir aux deux dernières. Mais aucune ne découle des précédentes à part la septième. Elles sont chacune des vérités autonomes et absolues qu’il est possible de reconnaître indépendamment les unes des autres.

La septième découle soit des six premières, soit de la sixième seulement.

Car LA VERITE NUMERO 6 EST LE POINT CRUCIAL FONDANT LA LOGIQUE INTUITIVE, du fait qu’elle est à la fois une CONCLUSION  des cinq précédentes, et une PREMISSE en elle-même que l’on peut percevoir d’emblée. C’est cette double nature de la proposition qui lui confère sa supériorité sur toutes les autres en tant que fondement de la Logique.

Et de fait, la Nécessité du Néant définit effectivement la Logique par elle-même : le fait de l’admettre place dans la rationalité puisqu’elle permet la question de l’Etre et en même temps sa réponse. A l’inverse, ne pas l’admettre place dans l’irrationalité, car cela consiste à affirmer qu’autre chose que le néant peut être sans commencement ni fin, et sans cause. C’est donc une position qui veut croire à une Réalité mystérieuse. Tout le monde, bien entendu, a le droit de préférer cette position irrationnelle.

SOURCE : http://www.hatem.com/hyperscfr.htm

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La force mystérieuse de la beauté

Posté par othoharmonie le 26 juillet 2013

L’éclat d’un rayon de soleil, la fougue d’un tableau, la douceur d’une chanson, le profil d’un passant : qui n’a jamais ressenti la magie de l’émotion esthétique ? Un instant suspendu, une évidence inexplicable, un sentiment de transcendance… Dans « Quand la beauté nous sauve », le philosophe Charles Pépin montre comment ces expériences peuvent transformer notre rapport au monde. Interview.

La force mystérieuse de la beauté dans Beaux textes 2-3-300x195

Qu’a donc l’expérience esthétique de si extraordinaire ?
Sa première force est d’être le jaillissement soudain d’une présence d’absolu au milieu du quotidien. A partir d’éléments ordinaires – que ce soit un crépuscule, quelques mots simples ou la peinture d’un homme dans une piscine –, elle déclenche en nous une émotion profonde, qui a le pouvoir de nous arracher quelques instants au flot de nos pensées et de nos activités. De l’harmonie extérieure naît une harmonie intérieure, qui intensifie notre présence au monde. Face au poids des représentations sociales, d’un travail peu épanouissant ou de la tyrannie des choses à faire, elle est une lumière, la preuve d’une échappatoire.

S’invite-t-elle dans nos vies par hasard ?
L’émotion esthétique est une rencontre, par définition non prévisible. Pour faire effet, elle doit nous cueillir à l’improviste. Il faut donc accepter de se laisser surprendre, tout en se mettant en capacité de l’accueillir. A partir de là, chacun va vivre des moments de beauté importants pour lui, qui lui apporteront comme par miracle l’apaisement ou l’enrichissement dont il a besoin. 

Par exemple ?
La première fois que j’ai entendu David Bowie, adolescent, ç’a été un choc. J’avais l’impression qu’il me disait la vérité sur la vie, sans savoir de quelle vérité il s’agissait. Comme si la complexité de sa voix, sa sensibilité et son intelligence, était une invitation directe à accueillir la mienne. Le beau n’est pas l’agréable ; le secret de l’émotion esthétique se joue au-delà de la raison et des sens, dans sa capacité à nous faire adhérer à des valeurs sans y réfléchir, à donner une dimension spirituelle à nos ressentis. Elle nous connecte à une dimension de notre être qui ne peut se réduire à une seule de nos facultés. La beauté nous sauve de l’idée, si réductrice et si répandue, que nous sommes simplement ce que nous sommes.

Une ouverture vers d’autres dimensions ?
L’émotion esthétique a le pouvoir de nous ouvrir à la diversité de l’être. A son contact, nous nous découvrons plus grands, plus petits, plus sensibles, plus violents… Elle développe aussi notre empathie envers d’autres visions du monde et notre envie de partage. Comme si l’expérience de la beauté créait une connexion à la fois à soi et à tout le reste, un pont entre le subjectif et l’universel.

Jusqu’à la prise de conscience d’une transcendance ?
Devant le spectacle de la beauté, on sent bien que quelque chose nous échappe. Elle est l’indice d’un monde harmonieux, sensible, intelligent, qui ne se réduit à ce qu’on en connaît. L’expérience esthétique lève le voile sur cet invisible… Et nous approche du mystère même de la vie : cette puissance d’inventivité pure. Elle nous apprend aussi à aimer sans comprendre ; car si le désir de savoir élève l’homme, l’obsession de tout expliquer risque de le rabaisser – pire, de lui interdire le bonheur. L’expérience de la beauté nous révèle que nous pouvons être grandis par la relation à ce que nous ne maîtrisons pas. Elle nous invite à accueillir l’existence d’un Ailleurs dont nous faisons partie, ici et maintenant.

Faut-il chercher à investiguer ce mystère ?
Je ne suis ni de ceux qui disent qu’il n’y a rien à comprendre ni à interpréter dans la beauté, ni de ceux qui pensent qu’elle s’explique et se mesure, selon des règles précises. Rationalité et pure présence sensible ne s’opposent pas. Devant un paysage ou une œuvre d’art, il y a plein de choses intéressantes à décrypter : la composition, la manière dont la forme symbolise le sens… Jusqu’à découvrir, au terme de ce chemin, que le mystère résiste à la raison – il en sera d’autant plus fort. Tout ce que nous pourrons comprendre de la beauté ne l’épuisera pas. Elle est au-delà du pourquoi.

Vous dites aussi que l’expérience esthétique nous permet de nous rappeler et de nous réapproprier notre pouvoir d’intuition…
Nous ne disons jamais « c’est beau parce que » ; nous ressentons juste que c’est beau. L’expérience esthétique nous relie à une forme de savoir intuitif, intérieur, indépendant des opinions et des pensées. En écoutant en nous une forme de présence et d’harmonie, suscitée par la beauté, nous arrêtons de raisonner pour résonner, nous renouons avec une intelligence sensible dont nous avons particulièrement besoin, dans un monde en profonde mutation. Aujourd’hui, la tradition ne nous guide plus, les experts se trompent sans cesse, les critères rationnels de jugement habituels sont de moins en moins opératoires. Nous avons donc besoin de renouer avec notre force d’intuition. 

Comment faire plus de place à la beauté dans nos vies?
Il n’y a pas de méthode ni de savoir à acquérir. Il suffit d’ouvrir nos yeux et nos oreilles, de nous faire confiance, de ne pas avoir peur de ce que l’émotion esthétique va éveiller en nous, ni de ce qu’elle a à nous dire. En revanche, il y a besoin d’un éveil de la sensibilité. Plus on fréquente la beauté, plus on la voit ; plus on s’ouvre à différents types de beauté, plus on sera sensible à des choses particulières. Il faut donc multiplier les occasions d’en faire l’expérience. C’est une histoire, un parcours. L’émotion esthétique n’est pas un luxe de gens cultivés mais un moyen, accessible à tous, de vivre plus intensément.

Extrait : Quand la beauté nous sauve, Charles Pépin
Éditions Robert Laffont (Février 2013 ; 234 pages) 

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UNE TORNADE DE LIBERTÉ

Posté par othoharmonie le 25 juillet 2013


Dialogue avec Francis Lucille

Après des études scientifiques à l’École Polytechnique et à l’École Nationale Supérieure de l’Aéronautique et de l’Espace,  Francis Lucille découvre en 1973 la sagesse orientale à travers les textes védantiques et bouddhistes. Cette découverte déclenche une profonde quête d’identité qui trouve sa résolution peu de temps après sa rencontre avec son maître spirituel qui a lieu en 1975. Pendant plus de quinze ans, à Bordeaux puis à San Francisco,des groupes se réunissent pour dialoguer avec lui et méditer. Ayant cessé ses activités professionnelles, il voyage désormais de par le monde, partageant son expérience avec les chercheurs de vérité qui viennent le rencontrer.

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Que pouvons-nous attendre de nos rencontres?

Apprendre à ne pas attendre. Ne pas attendre est un grand art. Quand vous ne vivez plus dans l’attente, vous vivez dans une nouvelle dimension. Vous êtes libre. Votre mental est libre. Votre corps est libre. Comprendre intellectuellemnt que nous ne sommes pas une entité psycho-physique tendue vers le devenir est une première étape nécessaire, mais cette compréhension n’est pas suffisante. Le fait que nous ne sommes pas le corps doit devenir une expérience réelle qui pénètre et libère nos muscles, nos organes internes et même nos cellules. Une compréhension intellectuelle qui correspond à une re-connaissance subite et fugace de notre vraie nature  nous apporte déjà un éclair de joie pure, mais, lorsque nous avons pleine connaissance que nous ne sommes pas le corps, nous sommes cette joie.

Comment puis-je percevoir sensoriellement que je ne suis pas le corps?

Nous éprouvons tous des moments de bonheur qui s’accompagnent d’une perception d’expansion et de relaxation. Avant cette perception corporelle nous nous trouvions dans une expérience intemporelle, une joie sans cause et sans mélange, dont la sensation physique n’est que le contre-coup ultérieur. Cette joie  se perçoit elle-même. A ce moment, nous n’étions pas un corps limité dans l’espace, nous n’étions pas une personne. Nous nous connaissions nous-même dans l’immédiateté de l’instant. Nous connaissons tous cette félicité sans cause. Quand nous explorons en profondeur ce que nous appelons notre corps, nous découvrons que sa substance même est cette joie. Alors nous n’avons plus le besoin, ni le goût, ni même la possibilité de chercher le bonheur dans les objets extérieurs.

Comment accomplir cette exploration en profondeur?

Ne refusez pas les sensations corporelles et les émotions qui se présentent à vous. Laissez-les s’épanouir complètement dans votre vigilance sans but, sans aucune interférence de la volonté. Progressivement, l’énergie potentielle emprisonnée dans les tensions musculaires se libère, le dynamisme de la structure psycho-somatique s’épuise, et le retour vers la stabilité fondamentale s’effectue. Cette purification de la sensation corporelle est un grand art. Elle requiert patience, détermination et courage. Elle se traduit au niveau de la sensation par une expansion graduelle du corps dans l’espace environnant et une pénétration concommitante de la structure somatique par cet espace. Cet espace n’est pas vécu comme une simple absence d’objet. Quand l’attention se libère des perceptions qui la fascinaient, elle se découvre elle-même comme cet espace auto-lumineux qui est la véritable substance corporelle. A ce moment la dualité entre le corps et cet espace s’abolit. Le corps s’est dilaté à la mesure de l’univers et contient en son sein toutes les choses tangibles et intangibles. Rien ne lui est extérieur. Nous avons tous ce corps de joie, ce corps d’éveil, ce corps d’accueil universel. Nous sommes tous complets, sans aucune pièce manquante. Explorez seulement votre royaume et prenez-en possession sciemment. Ne vivez plus dans cette hutte misérable qu’est un corps limité.

J’ai de brefs aperçus de ce royaume dans des moments de tranquillité, puis je vais au travail et me trouve dans un environnement qui n’est ni royal, ni paisible, et ma sérénité me quitte aussitôt. Comment puis-je garder mon équanimité en permanence?

Tout ce qui apparaît dans la conscience n’est rien d’autre que conscience, vos collègues de bureau, les clients, vos supérieurs, absolument tout, y compris les locaux, les meubles et le matériel. Comprenez-le d’abord intellectuellement, et vérifiez ensuite qu’il en est bien ainsi. Il vient un moment où ce sentiment d’intimité, cet espace de bienveillance autour de vous ne vous quitte plus; vous vous trouvez partout chez vous, même dans la salle d’attente bondée d’une gare. Vous ne le quittez que lorsque vous allez dans le passé ou dans le futur. Ne restez pas dans la hutte, cette immensité vous attend ici même, en cet instant même. Informé de sa présence et ayant goûté déjà une fois à l’harmonie sous-jacente des choses, laissez les perceptions du monde extérieur et vos sensations corporelles se déployer librement dans votre attention bienveillante jusqu’au moment où l’arrière plan de plénitude se révèle spontanément.

Ce renversement de perspective est analogue à celui qui permet de reconnaître soudainement une figure angélique dans l’arbre d’une de ces gravures qui faisaient la joie des enfants du début du XXème siècle. D’abord, nous ne voyons que l’arbre, puis, informé par un message au bas de l’image qu’un ange s’y cache, nous procédons à un examen minutieux du feuillage, jusqu’au moment où nous voyons enfin l’ange qui avait toujours été devant nos yeux. L’important est de savoir qu’il y a un ange, où il se cache, et d’avoir expérimenté une fois le processus au cours duquel l’arbre se désobjectivise progressivement jusqu’au moment où les lignes de la gravure qui en constituaient la substance apparaissent  en tant que telles et se recomposent pour nous livrer le secret de l’image. La voie ayant été frayée, les renversements ultérieurs de perspective sont de plus en plus aisés jusqu’au moment où nous voyons pour ainsi dire simultanément l’arbre et l’ange. De manière similaire, une fois notre nature profonde re-connue, les distinctions résiduelles entre ignorance et éveil s’estompent progressivement pour céder la place à l’ainsité fondamentale de l’être.

Je commence à me rendre compte que je suis englué dans mon corps, mes sensations et  mon impression d’être un individu séparé.

Comment cet engluement se manifeste-t-il?

Je me sens comme hypnotisé, à la fois par mes pensées d’orgueil, mes émotions, la colère surtout, et par l’agitation de mon corps.

Bien. Dès que vous prenez conscience que vous êtes hypnotisé, l’hypnose cesse.

Pourquoi cela ? Ce point n’est pas clair pour moi.

Demandez-vous qui est hypnotisé. Interrogez-vous profondément. Qui est-ce? Où est-il? Vous allez voir qu’une telle entité est introuvable. Si vous explorez votre psychée et votre corps, vous allez trouver quelques concepts auxquels vous vous identifiez tels « je suis une femme », « je suis un être humain », « je suis une avocate », etc; vous pouvez aussi trouver certaines sensations dans votre corps, certaines zones plus opaques, plus solides auxquelles vous vous identifiez également, mais quand vous y regardez de plus près, il devient évident que vous n’êtes pas cette sensation dans votre poitrine, ni cette pensée d’être une femme, car sensations et pensées vont et viennent et ce que vous êtes réellement est permanent. A ce moment précis l’hypnose cesse. Le problème est moins l’occurrence de ces pensées et sensations que votre identification avec elles. Dès que vous prenez conscience d’elles, vous vous distanciez, vous êtes libre. Dans cette liberté, vous ne vous situez nulle part. Il est important de demeurer dans cette non-localisation, car nous avons tendance à nous empresser de saisir une nouvelle identification dès que nous avons lâché prise de la précédente, tel un singe qui ne lâche pas une branche avant d’en avoir saisi une autre.

Vous allez voir combien il est merveilleux de vivre en l’air de cette manière, sans saisir, sans attaches. Au début cela semble un peu étrange, bien que votre nouvelle attitude n’empêche rien. Vous pouvez toujours remplir vos fonctions de mère ou d’avocate, sentir votre corps, etc… En fait, n’être rien, en l’air, nulle part, est très pratique. Cela simplifie beaucoup la vie. Ne vous contentez pas de comprendre, mettez en pratique votre compréhension. Essayez de n’être personne. Lâchez les branches.

N’est-il pas difficile de revenir ensuite dans son corps pour vivre le quotidien?

Vous n’avez jamais été dans votre corps, donc la question d’y revenir ne se pose pas. Votre corps est en vous, vous n’êtes pas en lui. Le corps vous apparaît comme une série de perceptions sensorielles et de concepts. C’est ainsi que vous savez que vous avez un corps, lorsque vous le sentez ou lorsque vous y pensez. Ces perceptions et ces pensées apparaissent en vous, pure attention consciente. Vous n’apparaissez pas en elles, contrairement à ce que vos parents, vos éducateurs et la quasi totalité de la société dans laquelle vous vivez vous ont enseigné, en contradiction flagrante avec votre expérience réelle. Ils vous ont enseigné que vous êtes dans votre corps en tant que conscience, que cette conscience est une fonction émergeant du cerveau, un organe de votre corps. Je suggère que vous n’accordiez pas une confiance démesurée à cette connaissance de seconde main et que vous interrogiez les données brutes de votre expérience. Vous souvenez-vous des recettes de bonheur qui vous ont été données par ces mêmes personnes quand vous étiez une enfant, faire de bonnes études, avoir une bonne profession, épouser un homme  de qualité, etc? Ces recettes ne marchent pas, sinon vous ne seriez pas ici, posant ces questions. Elles ne marchent pas parce qu’elles sont fondées sur une perspective fausse de la réalité, perspective que je vous suggère de remettre en question.

Voyez donc par vous-même si vous apparaissez dans votre corps ou dans votre mental, ou si au contraire ils apparaissent en vous. C’est un renversement de perspective analogue à la découverte de l’ange dans l’arbre. Bien que ce changement puisse paraître minime au début, c’est une révolution aux conséquences insoupçonnables et infinies. Si vous acceptez honnêtement la possibilité que l’arbre soit en fait un ange, l’ange se révèlera à vous et votre vie deviendra magique.

Pourriez vous nous parler de la pratique qui consiste à vivre intuitivement depuis le coeur?

Ne soyez personne, ne soyez rien. Ayant compris que vous n’êtes personne, vous vivez la vérité depuis l’intelligence. Lorsque la notion ou la sensation d’être une personne ne vous troublent plus, que vous pensiez ou non, perceviez ou non, agissiez ou non, vous vivez la vérité depuis la plénitude du coeur.

A ce point, je suis dans une relation juste avec moi-même et avec le monde?

Oh oui. Vous êtes dans la juste relation qui est l’inclusion. Le monde ainsi que votre corps et votre mental sont inclus dans votre soi réel. L’amour est inclusion. La compréhension est une étape intermédiaire, mais la destination finale, le centre réel, est le coeur.

Le coeur est-il l’endroit entre cette branche et la suivante, pour reprendre l’analogie du singe?

Si vous acceptez de lâcher la branche à laquelle vous vous cramponnez sans en saisir une autre, vous tombez dans le coeur. Vous devez accepter de mourir, de laisser filer tout ce que vous savez, tout ce qu’on vous a enseigné, tout ce que vous possédez, y compris votre vie, ou du moins ce que vous croyez à ce stade être votre vie. Cela demande de l’audace. C’est une sorte de suicide.

Est-ce vraiment ainsi? Par exemple, est-ce que vous vous rappelez les moments qui ont précédé votre re-connaissance?

Oui.

Etait-ce ainsi?

Oui.

Merci. Aviez-vous auparavant une idée de ce qui allait se passer?

Oui et non. Oui, parce que je sentais l’invitation. Non, parce que jusqu’alors je n’avais connu que bonheurs relatifs, vérités relatives, connaissances relatives et je n’aurais pas pu imaginer l’absolu, l’ineffable. Le soi est au delà de tout concept, de toute projection. C’est pourquoi nous ne pouvons pas nous diriger vers lui de notre propre chef et devons attendre qu’il nous sollicite. Mais quand il nous invite, nous devons dire oui joyeusement, sans hésiter. La décision nous appartient, la seule dans laquelle nous exercions un réel libre-choix.

L’une des raisons pour lesquelles je remets à plus tard et je ne me rends pas à l’invitation est ma crainte que ma vie ne soit radicalement changée.

Oh oui, elle le sera.

Ainsi que ma famille?

Votre famille aussi. Tout sera changé.

Je crains que certaines personnes  ne me quittent et soient remplacées par d’autres.

Je puis vous assurer que vous ne regretterez rien.

Est-il possible d’avoir reçu l’invitation et de l’avoir refusée?

Oui, vous êtes libre.

Serai-je invité à nouveau?

Oui. Tenez-vous prêt. Soyez disponible. Vous êtes disponible quand vous comprenez qu’il n’est rien que vous puissiez faire par vous-même pour vous rendre chez le Roi. Quand vous réalisez votre impuissance totale, vous devenez une salle vide. Dès que vous devenez une salle vide, vous êtes un sanctuaire. Alors le Roi entre, prend place sur le trône et vous gratifie de sa présence immortelle. 

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Un dialogue entre deux mondes

Posté par othoharmonie le 25 juillet 2013

Les chamanes ont développé depuis des millénaires des pratiques thérapeutiques qui interpellent de plus en plus la médecine occidentale et notamment la psychiatrie. Dans un dialogue plein d’humour, un chamane et un psychiatre atypique comparent leur vision du monde et leurs techniques de soins.

Un dialogue entre deux mondes dans LECTURES Inspirantes arbres

Laurent : Avant de me présenter, je vais rebondir sur tes paroles, Olivier… Tout à l’heure, tu as parlé d’Internet et de la manière dont cet outil change notre manière de travailler, de nous informer, de communiquer, etc. J’utilise parfois Internet comme métaphore auprès des personnes qui viennent me voir pour leur expliquer le fonctionnement du chamanisme. Cela me permet d’expliquer ce que sont les autres mondes, parce que la réalité invisible dans laquelle voyagent les chamanes a beaucoup de points communs avec Internet : c’est une réalité dans laquelle sont « stockées » toutes les informations possibles et imaginables – et même au-delà –, et ce que nous faisons, ce que font les chamanes, c’est d’aller chercher ces informations. Un chamane fonctionne comme un programme de navigation sur Internet, comme Internet Explorer, si tu veux. Il peut par exemple passer d’un ordinateur à un autre, c’est-à-dire d’une personne à une autre, et naviguer dans le réseau. 

Donc un chamane voyage dans l’autre réalité et revient ensuite « chez lui », dans son corps. D’où cette métaphore informatique que j’utilise assez souvent, et cela même si c’est, comment dire ?… moderne. D’ailleurs, je pense que le développement d’Internet a commencé au même moment que le (re)développement du chamanisme en Occident. La révolution informatique, les substances psychédéliques, l’écologie et les diverses approches spirituelles qui ont pris de l’ampleur dans nos pays, tout cela nous vient directement de la deuxième moitié du xxe siècle. 

Olivier : Entièrement d’accord avec toi. Les médecins holistiques dont je parle fonctionnent un peu de cette manière aussi. En effet, nous sommes comme interconnectés entre nous, les autres et notre environnement, ce qui forme un réseau d’informations similaire à Internet. 

Laurent : Cette allégorie informatique est très utile, même si elle n’est pas très poétique… 

Olivier : Moi, j’aime bien. 

Laurent : Donc les chamanes voyagent dans une toile, dans un réseau, et accèdent à de l’information, comme dans le Web 1. Mais ce n’est pas quelque chose de virtuel : c’est une facette invisible de la réalité dans laquelle nous vivons et dans laquelle tout est relié. Nous pouvons l’appeler le « psychocosmos », l’« inconscient collectif », l’« au-delà », la « réalité non ordinaire » ou tout simplement l’« autre monde ». Peu importent les mots. Les chamanes sont des spécialistes du « surf » dans cette facette invisible de la réalité : ils partent en quête d’informations, d’énergies de guérison, etc. Et, dans cette quête, les esprits qui habitent l’autre monde guident les chamanes, ils leur montrent le chemin. Un peu comme Google. Les chamanes posent une question, et cette question va déterminer l’issue de leur quête dans l’autre monde. 
Lorsque le chamane « surfe » dans l’autre monde, il n’y a pas de temps ni d’espace, il a accès au passé, il a accès aux futurs potentiels – et je dis bien « potentiels » –, et tout cela est regroupé sous un terme technique : le voyage chamanique. Le voyage chamanique, c’est le surf des chamanes dans l’autre monde. 

Olivier : Ce que tu dis me fait penser aux travaux de la physique quantique, avec cette conception verticale du temps qui n’est pas disposé dans un ordre classique de passé-présent-futur, mais comme coexistant en même temps, dans l’instant présent, avec un accès possible au monde à venir ou au passé. 

Laurent : Exactement ! Cette découverte-là, les chamanes l’ont faite il y a bien longtemps. Dans le fond, ce n’est pas quelque chose de nouveau. 

Olivier : Juste un truc pour rebondir sur cette métaphore : je la trouve géniale, et en plus ça parle beaucoup au monde moderne de décrire le chamane de cette manière. Est-ce que tu peux développer tes propos quand tu dis que le chamane est comme un programme de navigation ? Il a aussi la capacité d’aller dans d’autres réseaux, ordinateurs, etc. À la limite, le chamane pourrait même être considéré comme une sorte de hacker ou un pirate informatique soignant. 

Laurent : Effectivement, les chamanes agissent dans l’autre monde, mais ils essayent – et je dis bien « essayent » – d’agir constructivement. C’est une problématique fondamentale. Étant donné que nous avons accès à ce réseau universel, jusqu’à quel point interférons-nous avec le flux naturel des choses ? Quand sommes-nous en harmonie avec ce flux ? Sommes-nous plutôt des « antivirus » avec une approche constructive, ou des hackers, des personnes en quête de pouvoir, des sorciers ? C’est la question éthique qui est centrale dans la pratique. 

Dans certains peuples chamaniques traditionnels, il y a tout un « champ de bataille chamanique » dans lequel les chamanes ne se font pas de cadeaux entre eux. C’est une approche de chasseurs, de guerriers. Ils se lancent des objets chamaniques invisibles avec des buts parfois douteux. Ça s’appelle de la magie noire ou de la sorcellerie… et c’est vieux comme le monde. Dans ce cas-là, on peut parler de « piratage » : les sorciers, ce sont des pirates chamaniques qui utilisent toutes sortes de projectiles, d’objets chamaniques pour mener leurs guerres dans l’invisible. Mais ces objets peuvent simplement être des pensées négatives : jalousie, envie, etc. 

Olivier : Toujours dans le cadre de notre métaphore, peut-on comparer ces objets à des virus informatiques ? 

Laurent : Effectivement, ces objets sont comparables à des virus. En fait, un chamane efficace sait se protéger… 

Olivier : … il a un bon firewall (pare-feu). 

Laurent : Oui, et ça peut être une protection qui se situe au niveau spirituel, comme des esprits protecteurs, ou qui prend la forme d’objets chamaniques particuliers, comme par exemple les costumes – ce sont presque des armures ! – des chamanes sibériens.
Un chamane qui travaille pour le bien de sa communauté, dans une démarche constructive, est, d’une certaine manière, un bon antivirus. C’est pour cela que nous faisons des extractions chamaniques, que nous faisons sortir des esprits, des souvenirs, des traumatismes qui parasitent le fonctionnement de la personne. 
Ensuite, ce qu’il est fondamental de comprendre, c’est que l’accès à l’autre monde se fait par l’intermédiaire d’une carte. Dans les cultures traditionnelles, chaque culture, et même parfois chaque chamane, a sa carte de l’autre monde. La cartographie est très souvent déterminée par la culture et par des siècles d’expérimentation chamanique. C’est d’ailleurs pour cela que certaines personnes ont des difficultés à accepter qu’il y ait des chamanes en Occident. C’est que, traditionnellement, il y a une carte de l’autre monde qui est déterminée par l’environnement culturel. Dans nos cultures, nous avons oublié ces cartes, pour diverses raisons culturelles, religieuses, idéologiques, etc. Mais libre à nous d’en créer de nouvelles.
En Amazonie, ce ne sera pas la même carte qu’au Mexique ou en Sibérie : pour chaque peuple c’est différent, et pour chaque chamane c’est différent. On pourrait presque dire qu’il y a sept milliards de chamanes sur Terre, parce qu’il y a sept milliards d’individus avec des conceptions différentes. Mais, ce qu’il y a derrière la carte, c’est-à-dire l’autre monde, dans son essence, c’est la même chose pour tous.
Donc les chamanes voyagent dans l’autre monde, mais leur perception en est différente, et c’est pour cela qu’il est important de ne pas entrer dans des comparaisons superficielles et de dire que telle culture est meilleure « chamaniquement parlant » qu’une autre. C’est simplement une question de cartographie de l’autre monde. Dans certaines cultures, les cartes sont clairement définies par les anciens chamanes qui les transmettent aux novices, alors que dans d’autres cultures, comme dans nos cultures modernes, il est important de laisser chacun créer sa propre carte. Mais les techniques chamaniques et l’autre monde sont les mêmes pour tout le monde. Sauf que j’ai mes croyances, j’ai mes esprits et j’ai ma manière de travailler qui ne sont pas forcément ceux d’un autre chamane. 

Olivier : C’est très intéressant parce que ce dialogue retombe sur le principe de la psychothérapie, qui ne cherche pas à imposer un système théorique au patient, mais cherche plutôt à lui faire découvrir sa propre vérité. Le psychothérapeute cherche à lui faire découvrir sa propre cartographie et son monde intérieur et la manière dont il fonctionne. Ça, c’est également quelque chose d’important pour les thérapeutes occidentaux. Je crois qu’il est fondamental que les formations inspirées par le chamanisme en Occident respectent pleinement l’individualité et la créativité des « étudiants chamanes », et les laissent découvrir par eux-mêmes leur propre cosmologie et leurs propres instruments de travail avec l’invisible.

Extrait de Le Chamane & le Psy, Olivier Chambon, Laurent Huguelit
Mama Editions (2010 ; 224 pages) 

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11 Tendances qui changent le monde

Posté par othoharmonie le 24 juillet 2013

Partout dans le monde, des initiatives émergent, révélatrices d’une prise de conscience ou d’une volonté d’explorer d’autres réalités. Médecine holistique, yoga, sagesse, chamanisme, médiumnité… Rendez-vous dans 11 pays, à la découverte de 11 tendances. Grand format.

11 Tendances  qui changent le monde dans En 2012-2013 et après 2016 banniere-300x119

Royaume-Uni : le yoga, signe de réussite sociale

C’est un article du Times qui le dit : en Grande-Bretagne, les signes de réussite sociale ne sont plus les sacs de designers italiens, mais l’entretien de sa forme. « Rien ne dit plus le succès que de courir 10 kilomètres en moins de 47 minutes » ou de pratiquer le yoga deux fois par semaine, écrit la journaliste Farrah Storr en février 2013.

Bras ciselés, moral harmonieux… Aujourd’hui, près de 400 000 britanniques pratiquent régulièrement le yoga, sous la conduite de plus de 10 000 professeurs. Selon Jonathan Satin, manager de Triyoga, le plus grand centre de yoga du Royaume-Uni, l’intérêt ne cesse de se développer depuis cinq ans. « Nous avons commencé en 2000 dans le quartier londonien de Primrose Hill avec 65 ou 70 cours par semaine, explique-t-il. Aujourd’hui, nous en avons 100. Nous venons aussi d’ouvrir une succursale à Covent Garden. Cette croissance devrait se poursuivre. Aux Etats-Unis, le nombre de pratiquants augmente de 25% par an ! » A condition de continuer à proposer un enseignement de qualité – « c’est la clé. »

Face à un tel engouement, une offre spécifique pointe son nez : celle du yoga au bureau. A Londres, la société Yoga4Business propose des cours de yoga et de méditation en entreprise, collectifs ou particuliers.« Le but du yoga est d’équilibrer le corps et l’esprit », afin d’être mieux dans sa vie, y compris professionnelle, rappellent les créateurs de Yoga4Business. « Des études réalisées en Grande-Bretagne en 2011 montrent que le yoga renforce le bien-être émotionnel, la vitalité et la résistance au stress – première cause d’arrêts maladie longue durée au Royaume-Uni. Ces absences, et la baisse de productivité qu’elles induisent, coûtent 26 milliards de pounds par an à l’économie britannique. Si les entreprises apportaient plus d’attention et de soutien moral à leurs salariés, ces coûts pourraient diminuer d’un tiers. » Bientôt des tapis de yoga à la place des machines à café ?

Russie : Médium Academy

Tous les samedis, la France s’enthousiasme pour The Voice. Le vendredi soir en Russie, un programme teste aussi les meilleures voix… venues de l’au-delà. Diffusée sur la TNT, la Bataille des médiums en est à sa treizième saison. Issus d’un casting réalisé aux quatre coins du pays, où accourent 5000 candidats, treize médiums confrontent leur efficacité. Retrouver un objet ou une personne perdue, décrypter le passé, prédire l’avenir : lequel fera preuve des capacités les plus extraordinaires ?

Quand il publie Transurfing en 2010, le physicien russe Vadim Zeland surfe-t-il aussi sur l’intérêt de ses compatriotes pour les mystères du psychisme ? Son originalité est de proposer une technique de développement personnel fondée sur les lois de la physique quantique. Puisque selon cette nouvelle perspective scientifique, la réalité n’a pas d’existence matérielle figée, le champ des possibles est infini, l’intention de l’observateur influe sur le résultat observé, nous détenons le pouvoir de modeler nos vies. Je pense donc je créé ? En Russie, le livre rencontre un succès phénoménal. Deux tomes suivent en 2011 et 2012, tous sont traduits et édités à l’étranger.

Produit en 2010, le documentaire russe Water, le pouvoir secret de l’eau bouscule aussi les frontières de la science. La réalisatrice Anastasyia Popova y explore les facultés de l’eau à garder l’empreinte des influences extérieures. « On a remarqué que les émotions positives augmentent les propriétés énergétiques de l’eau et les stabilisent, alors que les émotions négatives les réduisent », y témoigne par exemple Konstantin Korotkov, professeur de physique à l’Université de Saint-Pétersbourg… En Russie comme ailleurs, l’heure est venue de nourrir l’intérêt du public « d’informations sérieuses et de clés de compréhension », dit le portailOsoznanie.org.

Inde : le retour de la conscience

« Tous les jours on voit fleurir de nouveaux livres et programmes télé sur la conscience. Le bien-être est devenu un business, chacun y va de sa pratique », témoigne la journaliste indienne Rathi Menon. La philosophie et les techniques spirituelles de l’Inde ont nourri le monde ; après s’en être longtemps détournée pour favoriser un modèle de réussite matérielle à l’occidentale, la population locale semble redécouvrir son patrimoine. « C’est l’engouement du moment ! » sourit Rathi Menon.

Elle-même partie fait de la communauté d’Osho. « Un médecin m’a recommandé un de ses livres, au moment où des problèmes de santé récurrents m’avaient plongée dans une profonde dépression », raconte-t-elle. La journaliste se traîne jusqu’à une librairie, se plonge dans l’ouvrage… C’est la révélation. Sans y perdre son indépendance d’esprit, elle trouve dans les conseils du gourou et dans la pratique de la méditation une force de vie, une intelligence du monde, un art de le considérer avec amour et empathie.

Comme elle, de plus en plus d’indiens, au gré de l’essor économique et de l’apparition du stress, retrouvent le chemin des enseignements spirituels et des techniques de transformation intérieure. « Notre ambition est d’aider les gens à expérimenter et exprimer leur part divine », indique Sadhguru Jaggi Vasudev, fondateur de la très en vogue Isha Foundation. En remettant au goût du jour la pratique du yoga physique, de la méditation, de la respiration… « Le souffle a des trésors à révéler, confirme Sri Sri Ravi Shankar, leader de Art of Living, pilier du développement personnel en Inde. Durant notre sommeil nous évacuons la fatigue, mais pas les tensions ancrées plus profondément. La respiration nettoie notre système de l’intérieur. »

Dans un pays où les rapports sociaux restent durs, les nouveaux gourous tentent aussi d’éveiller les consciences au respect, en intervenant auprès de politiciens, de dirigeants d’entreprise, de détenus ou d’agriculteurs. « L’engouement ne suffit pas, il doit s’incarner et porter ses fruits au quotidien », rappelle Rathi Menon.

Brésil : l’au-delà fait son cinéma

Depuis Central do Brasil et la Cité de Dieu, le cinéma brésilien peinait à attirer les foules. 2010, nouveau souffle : un blockbuster sur la police d’élite de Rio explose le box-office, de même qu’un film sur une bourgeoise qui s’encanaille… et deux autres sur l’au-delà et la médiumnité.

Le premier, Chico Xavier, retrace le parcours du plus célèbre médium brésilien, depuis son enfance jusqu’à sa mort : ses premières visions, son ascension, son dévouement, sa générosité, les séances de psychographie où il reçoit des lettres dictées par des défunts… 3,6 millions de spectateurs en six semaines.

Le second, Nosso Lar (notre demeure), est l’adaptation du livre le plus célèbre de Chico Xavier. Il retrace la découverte de la vie post-mortem et du monde spirituel par le médecin André Luiz, tel qu’il les aurait lui-même décrites, depuis l’au-delà, à Chico Xavier. Le film dépasse les 4 millions d’entrées – soit plus qu’Avatar au Brésil.

Pour Christian Boudier, directeur de projets audiovisuels à Rio et ex-journaliste au Film Français, ces succès sont symptomatiques de « l’ancrage profond du spiritisme dans la culture et la société brésiliennes ». Car si cette « science de la nature, du destin des esprits et de leurs relations avec le monde corporel » (dixit un pratiquant) est née en France au XIXe siècle, elle s’est surtout développée au Brésil, où la médiumnité et le culte des esprits ont toujours fait partie du paysage.
Jusqu’à y compter aujourd’hui six millions d’adeptes et vingt millions de sympathisants. « Il existe des associations de journalistes spirites, de juristes spirites, de médecins spirites », indique le Dr Giancarlo Lucchetti, membre de l’une d’elles. Et de cinéastes spirites ? En 2011, ont fleuri sur les écrans brésiliens O filme dos espiritos (Le film des esprits), histoire d’un homme qui reprend goût à la vie grâce au Livre des esprits d’Allan Kardec, et As mães de Chico Xavier (Les mères de Chico Xavier), parcours de trois femmes en détresse dont les routes se croisent auprès du célèbre médium.

Suisse : les guérisseurs s’affichent

Saviez-vous qu’en Suisse, l’un des plus gros succès en librairie de ces dernières années était le guideGuérisseurs, rebouteux et faiseurs de secrets en Suisse romande, publié en 2008 par Magali Jenny ? Pour répondre à la demande, l’auteure a même sorti un second tome en 2012, incluant de nouveaux portraits, témoignages et adresses.

L’engouement est révélateur : non seulement d’un intérêt du public pour ces êtres capables de soulager la douleur par quelques gestes ou mots mystérieux, mais de leur possible compagnonnage avec la médecine conventionnelle. En Suisse désormais, de nombreux services d’urgence et de radio-oncologie disposent ouvertement de listes de guérisseurs de confiance, soit pour faire eux-mêmes appel à leurs services face à un cas désespéré, soit pour les tenir à disposition des patients qui en feraient la demande. « Les hôpitaux pratiquent une médecine de premier recours, dans des conditions de grande détresse et d’incertitude, et n’ont pas réponse à tout. Si une solution existe, et manifestement il y a des gens que les guérisseurs aident, il serait idiot de ne pas y recourir », commente le président de la Fédération des médecins suisses.
A condition bien sûr que le guérisseur n’interfère en aucun cas avec les soins prodigués par l’hôpital. « Méfiez-vous de ceux qui affirmeraient être en mesure de vous guérir à coup sûr ou vous demanderaient d’arrêter un traitement médical lourd au profit de leur art », écrit Magali Jenny. « Nous ne sommes qu’un complément », confirme une guérisseuse romande.
Reste qu’en Suisse, il n’est plus rare de voir un patient atteint d’un cancer faire appel à un barreur de feu pour atténuer les effets de sa chimiothérapie, de son propre chef ou sur recommandation de son médecin – lorsque celui-ci a acquis la conviction, individuelle, que ce peut être utile. Prochaine étape : une sensibilisation au « secret » dès la faculté de médecine ?

Etats-Unis : architectes et médecins, main dans la main

Les américains n’ont aucun problème à mélanger les genres. Pour développer la compassion chez les jeunes, le psychiatre Richard Davidson participe à la création d’un jeu vidéo. Pour booster le leadership éthique, la Harvard Business School se tourne vers la méditation « pleine conscience ». Dans cette dynamique, de plus en plus de facultés de médecine américaines s’ouvrent aux approches holistiques de la santé.

Déjà dotée d’un Centre pour la médecine intégrative, l’Université d’Arizona vient de lancer une joint-venture entre ses facultés de médecine, d’architecture, d’urbanisme et d’environnement. « La science a prouvé que le stress, en déréglant les défenses immunitaires, favorise la maladie. Pour guérir, les patients ont besoin d’un environnement qui stimule leur système, pas qui le plombe. Pourquoi les hôpitaux ne ressemblent-ils pas à des spas ? » interroge le Dr Esther Sternberg, spécialiste en neuro-immunologie et auteur du livreHealing Spaces : The Science of Place and Well-Being.

Bruit, lumière, température, densité, aménagement, verdure… Quels sont les facteurs qui augmentent le stress et ceux qui le réduisent ? Comment agissent-ils sur le corps humain ? « Des dispositifs non-intrusifs, de type smartphones, smartpens ou smartsocks, vont nous permettre de mesurer en temps réel les réponses comportementales et biologiques face à l’environnement quotidien », indique le Dr Sternberg.

Forte de ces résultats, l’équipe pluridisciplinaire établira des standards à destination des professionnels et des autorités, puis formera les prochaines générations d’architectes, de designers et d’urbanistes, afin que le facteur « santé » devienne central dans la conception des hôpitaux mais aussi des bureaux, des maisons, des écoles… Des villes en général. « Ce type d’édifice coûte plus cher au départ, mais le retour sur investissement est largement bénéfique », souligne le Dr Sternberg, tant socialement qu’économiquement. Beau dehors, bien dedans.

Corée du Sud : des chamanes au café

A Séoul en novembre 2012, 300 chamanes défilent dans les rues de la capitale sud-coréenne pour obtenir leur Journée nationale. Anecdotique ? Pas tant que ça. Au pays du Matin-Calme, l’engouement pour les nouvelles technologies n’a pas détrôné le culte des ancêtres et des esprits de la nature. Depuis des siècles, le chamanisme y est pratiqué, essentiellement par des femmes – les Mudangs. Aujourd’hui encore, 40% de la population fait régulièrement appel à ces messagères des esprits, formées de mères en filles ou désignées lorsqu’elles sont enfants. 

Guérir, prédire, conseiller, conjurer le mauvais sort, attirer la bonne fortune… Un problème survient ? Une étape importante se profile, tel le lancement d’un projet professionnel, un mariage, une naissance ou l’installation dans un nouveau logement ? Allo la Mudang, pour obtenir l’aide et la bienveillance des esprits.

Dans les quartiers branchés et étudiants de Séoul, les cafés de voyance, complémentaires aux maisons de voyance classiques et aux cérémonies de transe pratiquées en privé, ont le vent en poupe. « Traditionnellement, le chamanisme attirait surtout les gens d’un certain âge et de classes défavorisées », indique la journaliste Eva John dans un article de Libération (mars 2013). Aujourd’hui, sa version moderne rencontre un franc succès, tant auprès des jeunes diplômés que des employés, des stars du showbiz que des hommes politiques.

« Jaehuyn et Minkyung, 26 et 24 ans, sont venus tester leur comptabilité amoureuse », écrit par exemple Eva John. Inquiets pour leur avenir, d’autres s’enquièrent de leur réussite professionnelle. Amour, santé, travail : le tarif varie selon les sujets abordés. Et ça marche. Entre 50 000 et 300 000 chamanes officient actuellement en Corée du Sud. Beaucoup de leurs rituels ont été inscrits au patrimoine immatériel de l’Unesco. Certaines Mudangs ont même été déclarées « trésor national vivant » par l’Etat coréen.

Italie : l’exorcisme ne connaît pas la crise

Débordée ! L’Eglise italienne ne sait plus comment gérer la recrudescence des demandes d’exorcisme. « Face aux sollicitations, la curie de Milan a doublé son nombre d’exorcistes, passé de six à douze, et mis en place un numéro vert pour trier les appels », indique la journaliste Ariel Dumont sur MyEurop.info en décembre 2012.

En Vénétie, une task-force de treize prêtres œuvre d’arrache-pied. Exorciste officiel du Vatican et de l’archidiocèse de Rome, le Père Gabriele Amorth ne chôme pas non plus. Son dernier livre, Ma bataille contre Satan, paru en janvier 2012, est un best-seller. Sur la TNT, la Conférence épiscopale italienne diffuse également une émission nommée Vade Retro, consacrée à l’exorcisme. Au programme : des témoignages, des conseils et des prières. 

Satan aurait-il décidé de s’acharner sur l’Italie ? Attention, prévient Monseigneur Mascheroni, évêque auxiliaire à Milan et responsable du Collège des exorcistes : les « vrais phénomènes diaboliques » restent rares. « Les personnes de tout âge et de toute origine sociale qui font appel à un exorciste sont en proie à un profond désespoir. Ce sont souvent les parents qui appellent pour dire que leur fils ne va plus à l’école, qu’il se drogue, qu’il se rebelle contre l’autorité parentale », rapporte Ariel Dumont.

Ou des gens qui, suite à des échecs successifs ou des épreuves douloureuses, pensent être possédés ou qu’on leur a jeté un sort. « Tout cela n’a rien à voir avec le diable mais nous essayons de les aider, par l’écoute et la consolation », indique Monseigneur Mascheroni – jusqu’à leur conseiller, parfois, de s’adresser à un psy.

Sous des aspects spectaculaires, le phénomène est donc surtout révélateur de la crise qui frappe le pays : économique, sociale, morale… Face aux difficultés, la population réalise que le matérialisme et le « toujours plus » ne fait pas de nous des êtres complets, solides. Qu’il est urgent de retrouver d’autres ancrages, notamment du côté des valeurs humaines et de la spiritualité.

Mexique : à l’école de la sagesse

De ses voyages, la mexicaine Gilda Henriquez Darlas a acquis la conviction que les tensions naissent de l’incompréhension. De ses années de travail sur la conscience et la structure cognitive de l’esprit, elle a cherché à identifier un modèle d’éducation qui ancre l’empathie dans les comportements.

Exit les leçons de morale, la méthode qu’elle imagine est fondée sur l’expérience. « Les valeurs et l’éthique ne peuvent être l’objet d’un enseignement théorique ; elles sont le résultat d’une transformation de conscience », clame-t-elle. Premiers pas en Inde en 1998. Positifs. En 2006, le modèle s’implante au Guatemala, puis au Mexique.

Deux heures par semaine, pendant trois ans, des enfants de 4 à 6 ans commencent par se relier à leur intériorité, via des exercices de concentration et d’observation – regarder la flamme d’une bougie, suivre le flux de leurs pensées, exécuter des mouvements de tai-chi, goûter des aliments ou écouter des sons les yeux fermés…

Cap ensuite sur la découverte de la subjectivité. Des jeux de questionnement les amènent à se rendre compte que de toute expérience, chacun crée un objet mental qui lui est propre, et qu’il est impossible de connaître celui des autres sans le leur demander.

Suit l’apprentissage de l’interdépendance, par des exercices qui interrogent les conditions d’existence d’un événement. « Qu’a-t-il fallu pour que tel objet se retrouve dans la classe ? » interroge par exemple l’enseignante. Quelqu’un pour l’amener, un autre pour l’acheter, le distribuer, le fabriquer… Jusqu’à s’apercevoir que tout est lié.

Par des jeux de co-création ou de mise en situation, les enfants découvrent aussi comment leur attitude impacte celle des autres. La troisième année, ils testent même leurs capacités sur des simulateurs, qui les confrontent à des problèmes écologiques, sociaux ou idéologiques. Efficace ? « Chez nos élèves, ce sens de l’intersubjectivité et de l’éthique devient véritablement un réflexe », se félicite Gilda Henriquez Darlas.

Japon : mangas, la revanche des esprits

Connaissez-vous les Yōkai ? Dans la mythologie japonaise, ces êtres surnaturels, étranges et mystérieux, s’invitent dans nos vies sous forme de créatures polymorphes. Issus de la culture animiste des premiers habitants de l’archipel, ils ont été mis au placard à la fin du XIXe siècle, par soif de modernité à l’occidentale, avant de renaître dans les années 50 sous le crayon du mangaka Shigeru Mizuki – auteur notamment de Kitaro le repoussant, dont le héros est un chasseur de Yōkai. 
Egalement signé Shigeru Mizuki, le Dictionnaire des Yōkai recense pas moins de 500 créatures surnaturelles, preuve de leur importance dans la culture japonaise. « Là-bas, les fantômes sont très réels, ils font partie d’une vision du monde où tout dans la nature a un esprit », commente l’un des experts du Manga Café (Paris). 

Depuis, la tendance ne faiblit pas. Aujourd’hui encore, les mangas débordent de monstres et d’esprits, tantôt retors ou bienveillants. « On les trouve partout, dans les livres destinés aux jeunes comme dans ceux pour adultes », confirme l’expert du Manga Café. Le pacte des Yōkai, par exemple, raconte l’histoire d’un garçon capable de voir des entités immatérielles. Gros succès au Japon, Mokke met en scène deux sœurs, l’une qui les attire, l’autre qui les détecte… Comment vivre ces différences ? Qu’ont-elles à nous apprendre sur la complexité du monde et le sens de la vie ?

« On trouve aussi de plus en plus de vampires et de zombies », note l’expert du Manga Café. Venues d’autres cultures mais popularisées internationalement par le cinéma, les séries télé et les jeux vidéo, ces créatures confirment le goût des japonais pour le surnaturel, sans détrôner les histoires de fantômes et de chamanes plus traditionnelles. « N’oublions pas que The Ring, dont l’adaptation américaine a cartonné, est au départ un film japonais, inspiré de la tradition fantastique nippone », conclut l’expert du Manga Café.

Belgique : ça vibre en cuisine

« Que ton aliment soit ton médicament », recommandait déjà Hippocrate il y a 2500 ans. Et s’il était aussi une source de plénitude, non seulement corporelle mais intellectuelle, sociale, émotionnelle, spirituelle ? C’est l’idée que défend un courant belge de nutrition, porté notamment par le cuisinier Pol Grégoire et la naturopathe Martine Fallon.

« Selon la médecine énergétique chinoise, de l’équilibre métabolique naît l’équilibre émotionnel, explique Martine Fallon dans ses livres, ses cours, ses conférences et ses cures. Cinq saveurs sont à prendre en compte : l’acide, l’amer, le doux, le piquant et le salé. Chacune correspond à des organes, des zones du corps et des traits de caractère. Le salé, par exemple, est lié au rein. En équilibre, c’est le courage et la ténacité. En déséquilibre, c’est la peur ou le renoncement – et des cernes sous les yeux ! » 

Le bien-être et la vitalité passent donc par l’équilibre de ces saveurs… et l’utilisation de bons ingrédients. « Comme nous, les aliments sont dotés d’une énergie vitale, plus ou moins chamboulée par ce qu’ils traversent, indique Martine Fallon. Selon l’ingénieur André Simoneton, les aliments frais et sains vibrent autour de 7000 Angstroms, comme un être humain en forme. » Jackpot pour une eau bue à la source, des fruits et des légumes bios cueillis à point ; zéro pointé pour un soda industriel ou une pizza surgelée ! « Une consommation excessive de ces produits vides en bonnes ondes entraîne en nous une déperdition énergétique, premier pas vers la maladie. »

Sans devenir des « ayatollahs du manger correct », mieux vaut donc éviter « les aliments trop transformés, les cuissons trop agressives, les impétrants chimiques, tout ce qui nous plombe et nous pollue », au profit de produits frais, naturels, locaux et de saison, « gorgés de cette énergie cosmique qui nous nourrit tous. »Jusqu’à acquérir la clairvoyance et la force de faire des « choix de vie qui nous tirent vers le haut ». Pour nous, pour la planète, le changement de conscience passe par le contenu de nos assiettes.

 Parution sur http://www.inrees.com/articles

 

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Solstice Passerelle – 19/06/2013

Posté par othoharmonie le 24 juillet 2013

Solstice Passerelle - 19/06/2013  dans Channeling 470191d3-300x251

Depuis l’équinoxe de printemps (l’équinoxe d’automne pour l’hémisphère sud), nous avons été amplification en énergie. Il a commencé réellement à la passerelle 12/12/12, et avec chaque mois qui passe, l’énergie a été faire appel plus fort et plus intense pour nous de s’asseoir, prendre connaissance et prendre des mesures envers pleinement fusionné avec Soul / Soi Supérieur / Source. 

Nous avons vécu tant de choses changer et avons continué à se rapprocher de l’ancrage de notre nouvelle vie, en glissant plus loin de l’ancienne matrice 3D de la dualité. Je parle de généralités, pour chacun d’entre nous connaissent notre propre Ascension unique. Certains sont déjà complètement habiter la nouvelle, tandis que d’autres sont entre les deux, d’autres ont du mal à lâcher l’ancien paradigme tandis que dans le même temps le déplacement dans la conscience, et d’autres encore sont tout simplement choisi de ne pas se réveiller. Permettez-moi de répéter que la méditation est la clé pour aller de l’avant et la fusion avec l’âme. Depuis quelques jours, nous avons été dans un état ​​de grâce avec la belle, apaisante or Light Source pleuve sur nous et par nous. Cela continue que nous entrons dans la porte d’entrée de la pleine réalisation de vivre dans notre nouvelle maison, celle de l’amour, l’unité, la paix et la joie. Même si nous pouvons avoir des problèmes, ces problèmes ne mettent pas un réflexe, si répandue dans l’ancienne vie 3D, mais nous déplacer à travers elles avec une nouvelle perspective et un sous-jacent sachant que tout est en ordre divin. Comme nous libérons l’ancien, nous ne publions pas la mémoire, nous publions la charge émotionnelle et l’attachement à ce qui est de diffuser et de transformer. Et de cette façon, nous ne gardons pas répéter les mêmes motifs, mais pouvons choisir une essence d’âme pour créer une nouvelle vie, une nouvelle perception. C’est l’état de grâce dont je parle. Ce n’est pas grave ce qui se passe dans nos vies, comme nous aller plus loin, nous sentons notre joie, l’amour et la paix dans le sous-jacent. C’est un peu comme une rivière. Il peut être agitée sur la surface et pourtant, si vous allez plus profond, c’est calme. Pendant ce solstice, nous entrons dans une des passerelles finales de l’Ascension.Ce que nous réalisons à travers la passerelle crée alors notre nouvelle vie. C’est pourquoi j’ai partagé l’importance de l’achèvement des anciens problèmes de la vie en 3D et d’être clair sur ce que vous créez dans le Nouveau. 

Ce sera alors extraordinairement améliorée et habilité par le Super Pleine Lune le 23 Juin. (Tant de superbes Moons cette année!) Et puis la semaine prochaine Mercure va rétrograde, afin que nous puissions revenir sur quelque chose que nous n’avons pas pris en charge avant le Solstice. C’est cette passerelle Solstice que nous avons la possibilité suprême pour être pleinement éveillé, mélangeant l’ensemble de notre conscience mentalement, émotionnellement, physiquement et spirituellement avec la Source! Cela signifie que rien caché sera révélé à nous. Le voile est complètement dissous, donc il n’y a rien qui nous retient, mais notre propre résistance à avancer. 

Qu’est-ce que cette résistance? C’est le non croyant / sachant que nous sommes des êtres souverains puissants et de croire que l’ancienne matrice 3D est toujours en charge. C’est pourquoi nous avons été encouragés à se concentrer sur la nouvelle et ne pas donner tout pouvoir à l’ancien, si ce n’est pour envelopper toute entreprise 3D. Savons que cette passerelle ne se ferme pas, il est donc un doux, si vous le souhaitez, le mouvement vers l’avant dans la vie nouvelle qui est en cours. Ce portail donne un accès complet à la source lumineuse et la maîtrise. Il a le potentiel pour être pleinement réalisé Dieu et cette connaissance et l’intégration continue tout au long de l’année. Et alors que nous entamons notre destin, notre énergie va ensuite dans les vagues, touchant toute la vie. C’est l’Unité de Conscience imprégné Source amour; ce que nous sommes! Il n’y a pas de hiérarchie ici, car nous sommes vraiment un; égale à Maîtres ascensionnés, anges et toutes les dimensions supérieures et l’autre. Pouvez-vous imaginer votre vie comme un maître ascendant; omniscient, omniprésent, omnipotent et omniscient? Pouvez-vous vraiment que c’est qui vous êtes dans la plus haute vérité et de savoir? 

Beaucoup ont parlé d’échéancier à cet égard. Délais vont fusionner en un seul. Échéanciers, tout en délibéré pendant un certain temps, ont effectivement gardé nous séparait.Sentez-vous cela. Êtes-vous prêt à laisser aller ce concept? Les délais ont atteint leur objectif dans ce quelque chose qui n’a pas été aligné dans la lumière ou l’amour était (et continue d’être) démantelés et dissoute et transformée en lumière. C’est pourquoi tant de gens ont senti perdu, ne sachant pas qui ils sont et où ils appartiennent. Nous passons de cet espace flottant que nous créons librement notre nouvelle vie basée à essence;.

Pas de détails (comme dans l’ancien) Vous avez été encouragés à garder votre vibration élevée. Il en est ainsi tout à fait essentiel maintenant. Comment pouvez-vous faire cela?En gardant société avec ceux qui sont la lumière, amour, positif, de soutien et de respect d’eux-mêmes et vous. Il est de rester sur le drame ou le chaos d’un autre. Il n’est pas de sauver ou de sauver les autres et ne pas perpétuer des relations de codépendance, et au lieu, les autres le sachent sont puissants pour faire leurs propres choix. Il est également Lâcher de dualité ou d’aller contre quelque chose, au lieu de lui permettre de se dissoudre sur son propre; dans l’Ordre Divin. Garder votre vibration à haute permet de se désengager de la matrice 3D, pour la lumière dissipe les ténèbres. Que vous vous battez contre, vous autorisez. Qu’est-ce que vous vous alignez avec, vous autorisez. Votre choix. Gateway Solstice nous aide étape dans notre engagement à aider la montée de la planète dans l’Unité de Conscience. C’est notre but suprême. Nous faisons cela en gardant notre haute vibration et connaître la vérité derrière les événements extérieurs qui veulent nous retenir dans l’obscurité et la petitesse. Nous devenons de plus en plus de conducteurs Love and Light Source? Comment? En étant la meilleure version de nous-mêmes;. Étant authentique, honnête et puissant qui nous sommes et responsable dans notre intégrité Le Solstice est une occasion de s’élever dans la conscience. Il est important de savoir qu’il est essentiel de travailler avec la lumière sans la remettre en question ou vous-même ou douter ou simplement figurer vous serez redirigé le long du trajet. Intensifier et d’être qui vous êtes. Si vous rencontrez toujours des défis et des vieilles questions reviennent, libérer et de les bénir, puis ouvrir large et recevoir la lumière de cette passerelle. 

Nous devons choisir. Si vous tenez toujours en arrière et voyez vous-même aussi limitée soit par votre situation créée soit par choix ou par ne pas faire confiance à la vérité que tout se déplace, demandez-vous: « Pourquoi? » Allez profonde, ce qui à l’intérieur de vous, c’est affreux à propos de la hausse en conscience? Ensuite, si vous voulez, relâchez-le dans le Sacré-Rose (http://www.soulsticerising.com/spiritual-musings.asp?NID=17) ; libérer l’énergie, et puis prendre un seul pas en avant, prendre une action. Il est tout à vous comme un être souverain. Personne d’autre n’a le contrôle sur vous. Vous êtes libre de voler. Vous êtes seul responsable de votre vie. L’énergie du Solstice est disponible pour vous de vous donner les moyens dans tous les domaines. Vous êtes là où vous êtes pour une raison. Regardez votre vie. Qu’est-ce que cela vous dit ? 

Trouvez votre joie et votre paix intérieure; être guidé pour embrasser pleinement maintenant et puis faire un pas à apporter des modifications si nécessaire afin que vos matchs de vie extérieurs votre vie intérieure. Il est temps de prendre des mesures dans le sens de votre immensité. Et surtout, vous aimer la manière Source vous aime.

Extrait du site : http://www.soulsticerisingHYPERLINK « http://www.soulsticerising.com/ ».com/

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Apaiser le mental pour devenir libre

Posté par othoharmonie le 23 juillet 2013

 

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Comment le mental peut-il devenir tranquille ?

 Par l’investigation « qui suis-je ? ». La pensée « qui suis-je ? » détruira toutes les autres pensées, et, semblable au bâton qu’on utilise pour remuer le bûcher, elle sera  détruite, elle aussi, en temps voulu. C’est alors que la réalisation du Soi commencera à poindre.

 Par quel moyen peut-on se maintenir dans la pensée « qui suis-je ? » ?

Lorsque des pensées surgissent, au lieu de les suivre, on doit plutôt se demander : « A qui sont elles venues ? ».

 Peu importe le nombre de pensées qui s’élèvent ainsi. Si vous vous demandez à chaque fois : « A qui cette pensée est-elle venue ? », la réponse sera « à moi ». Si vous poursuivez alors l’investigation « qui suis-je ? », le mental retournera à sa source et la pensée qui venait de surgir s’évanouira. En persévérant ainsi dans cette pratique, le mental développera peu à peu la capacité de demeurer dans sa source. Lorsque le mental, qui lui est subtil, s’extériorise à travers le cerveau et les organes sensoriels, les noms et les formes du monde grossier apparaissent ; s’il demeure dans le Coeur, les noms et les formes disparaissent. Ne pas laisser le mental s’extérioriser, mais le maintenir dans le Coeur est ce qu’on appelle « intériorisation ». Si le mental quitte le

Coeur, on appelle cela « extériorisation ».

 Ainsi, quand le mental demeure dans le Coeur, le « je », origine de toutes les pensées, s’évanouit, et le Soi toujours présent resplendit. Quoique l’on fasse, on doit le faire sans le faux « je ». Si l’on agit de telle manière, tout se révèle comme étant de la nature de Shiva (Dieu). 

 Il n’y a que l’investigation comme moyen adéquat. Si l’on s’efforce de maîtriser le mental par d’autres moyens il paraîtra maîtrisé, mais il s’élèvera à nouveau. C’est ainsi que le mental peut être apaisé par le contrôle de la respiration, mais cela ne dure que le temps du contrôle de celle-ci; quand elle reprend, le mental se met, lui aussi, à s’agiter et à errer par la force de ses impressions latentes. Le mental et la respiration ont la même source. Le mental est constitué de pensées. La première qui surgit dans le mental est la pensée « je » ; c’est l’ego. L’ego a son origine à l’endroit même d’où s’élève la respiration. Ainsi, quand le mental s’apaise, la respiration est contrôlée, et quand la respiration est contrôlée, le mental s’apaise. Mais dans le sommeil profond, bien que le mental soit tranquille, la respiration ne s’arrête par pour autant. Ceci est dû à la volonté divine et a pour but de protéger le corps et d’éviter qu’il soit pris pour mort. En état de samâdhi, et en état de veille lorsque le mental est tranquille, la respiration est contrôlée. Le souffle est la forme grossière du mental. Jusqu’au moment de la mort, le mental garde le souffle dans le corps ; et quand le corps meurt le mental emmène le souffle avec lui. Par conséquent, la pratique du contrôle de la respiration n’est qu’une aide pour dompter le mental ; elle n’apporte pas l’extinction du mental.

 Comme la pratique du contrôle de la respiration, ainsi la méditation sur une forme de Dieu, la répétition de mantras, le régime alimentaire etc. ne sont que des aides pour apaiser le mental.

 Par la méditation sur des images de Dieu et par la répétition de mantras, le mental se fixe sur un seul point. La nature du mental est précisément d’errer. Tout comme la trompe d’un éléphant cesse de s’agiter lorsqu’il tient une chaîne, car il ne cherche plus à saisir autre chose, de même le mental quand il est occupé à méditer sur des noms et des formes ne s’intéresse à rien d’autre. Quand le mental se déploie sous forme d’innombrables pensées, chacune d’elles finit par s’affaiblir. Quand, au contraire,

les pensées s’évanouissent, le mental se fixe sur un seul but et devient fort. Pour un tel mental la recherche du Soi devient facile.

 De toutes les règles de conduite, celle d’un régime restreint à la nourriture sattvique en quantité modérée est la meilleure. En observant cette règle, la qualité sattvique du mental se développe et cela favorise la pratique de la recherche du Soi.

 Extrait de Qui suis-je ? de  Bhagavan Sri Ramana  page 7

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TROUVER le Divin

Posté par othoharmonie le 23 juillet 2013

TROUVER le Divin dans DIEU 32

N.C. : Vous dites quelque part qu’il faut trouver la voie étroite entre les certitudes des Églises, qui enferment l’« autre monde » dans leurs dogmes, et le scepticisme de ceux qui le nient, traitant d’imbéciles ceux qui y croient.

C.B. : Le chemin passe entre les deux buissons épineux de la niaiserie et du savoir impénétrable à la lumière. Mais avec un peu de malice, c’est possible. C’est une belle chose, d’être malicieux. Au fond, je pense que rien de vrai, de profond ne se fait sans une sorte de gaieté intérieure. Sans une vraie gaieté. Il y a une gaieté.

N.C. : Gaieté et joie, c’est pareil ?

C.B. : Gaieté me plait un peu plus, par son côté profane. J’aime le mot joie aussi. Je l’utilise souvent. Il s’invite beaucoup dans mes livres. Mais je pense que le mot gaieté a un charme un peu plus grand.

N.C. : Dans Souveraineté du Vide, vous nous révélez un peu la façon dont vous fonctionnez. Vous écrivez :« Les choses s’avancent vers moi. Toutes choses. Par leur silence, elles entrent en moi. D’abord par leur silence. Puis, leur lumière s’élabore en moi, discrètes, infimes, miraculées. Enfin, l’embrasement, l’éclair, le brûlant, le radieux. Ensuite, écrire. Seulement ensuite. Voilà, c’est tout. »

C.B. : J’aurais du mal à dire mieux.

N.C. : En somme, vous êtes immobile et les choses viennent à vous.

C.B. : Comme elles peuvent venir à chacun. Dans ce sens-là, il n’y a jamais de mauvaise journée. Je peux traverser des épreuves, comme tout le monde, mais même dans une telle journée, je sais que quelque chose fleurira. Tôt ou tard. Les mauvais jours, il faut les aimer encore plus que les autres, parce qu’ils sont très discrédités. Un peu comme la pluie contre laquelle on peste.

N.C. : Vous êtes mélancolique ?

C.B. : C’est une grande histoire, la mélancolie. Je ne pense pas l’être. Il est possible que les ombres des platanes qui étaient en face de la maison de mon enfance soient encore sur mon cœur, pour la vie entière. Mais la mélancolie ne me donne pas des clés très bonnes. Donc, quand je l’entends approcher, je l’évite. Le centre du centre, pour moi, est pauvre en mots. Par exemple, il y a quelques jours, je voyais deux citrons sur une assiette cerclée d’or, sur la table. Et la franchise, la rudesse, l’innocence de ce jaune m’a stupéfié et a soulevé toute la journée. Je n’ai pas encore réussi à écrire ce que j’ai vu. Parce que pour moi, le métier d’écrivain, c’est plutôt un métier d’enfant. Un métier bizarre. Je regarde les choses qui sont privées de langue, j’essaye de les écouter et de rendre ce qu’elles disent, de le rapporter aux autres.

N.C. : À propos des autres, vous dites : « L’avancée en solitude loin de dessiner une clôture, ouvre la seule, et durable, et réelle voie d’accès aux autres. » Et parlant de la solitude à cette femme qui a tant compté pour vous, vous dites : « Tu me l’as révélée, en fait, en offrande amoureuse. Tu m’as révélé la solitude, en pensant l’abolir ». J’ai l’impression que c’est toute votre vie, ce balancement.

C.B. : Balancement est un joli mot, parce que je vois tout d’un coup une balançoire d’enfant. Comme si, peut-être, notre âme était un petit enfant sur une balançoire. De temps en temps, ses pieds touchent le ciel, et de temps en temps, ses pieds frôlent le sol. Quelle est la main qui nous pousse, pour nous donner notre élan, et pour le raffermir ? Ce serait peut-être la main des épreuves. La main bénie des épreuves, qui nous envoie tout d’un coup au ciel, et qui nous empêche aussi parfois de tomber. Qui fait qu’il n’y a pas vraiment de position stable, dans cette vie. C’est pour ça, que vous repérez beaucoup de choses qui fonctionnent par couples de contraires, dans ma pensée. Parce qu’il n’y a pas de point fixe. Peut-être que nos âmes sont des enfants qui font de la balançoire. Et que celui qui ne parle que du ciel a tort, et que celui qui ne parle que de la terre a tort, parce qu’ils oublient l’autre moment. La justesse serait de restituer les deux choses, de façon à ce que le mouvement continue sans fin.

N.C. : Est-ce cela que vous appelez une « extrême faiblesse indestructible » ?

C.B. : Si vous vous penchez sur un berceau, là, vous l’avez, l’extrême faiblesse indestructible. Le bébé est dépendant de tout, absolument vulnérable. Et en même temps, il y a quelque chose qui irradie. Il y a comme une lumière qui sort du berceau. Lumière contre laquelle, personne ne peut rien. Autant essayer de ruiner le soleil à coups de pioches ! Cette chose-là, invincible, c’est précisément « l’extrême faiblesse ». Ce n’est même pas un paradoxe. Une chose découle de l’autre. La vraie puissance, c’est d’être exposé à tout, comme peut être le nouveau né. Il n’y a pas de puissance plus grande, dans un sens, que celle du Christ sur la croix.

Lire la suite ici…. 

EXTRAIT de l’interview de Christian Bodin sur lepoint.fr   

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Revivre maintenant

Posté par othoharmonie le 22 juillet 2013

… Revivre maintenant …

Entrevue avec Guy Corneau réalisée par Claudia Collard  

Revivre maintenant dans Etat d'être lez

Non seulement Guy Corneau a-t-il survécu à un cancer diagnostiqué en phase terminale, le célèbre auteur et psychanalyste est ressorti plus fort de sa traversée à l’encontre de la maladie. Si les épreuves lui ont permis de comprendre l’importance d’entretenir la joie qui réside à l’intérieur de chacun de nous, tous peuvent aujourd’hui bénéficier de ses sages conseils. «N’attendez pas d’être malade pour choisir la vie chaque jour.»

Invité par l’Ensoleillée dans le cadre de la Semaine nationale de la santé mentale, Guy Corneau accordait une entrevue téléphonique à L’Écho peu avant sa conférence, donnée mardi soir à l’auditorium Montignac. Son récit, qu’il raconte plus en détails dans son livre Revivre, démontre l’importance d’entretenir une santé globale, à l’intérieur comme à l’extérieur de son corps.

« Lorsque j’ai reçu le diagnostic, mon estomac, ma rate, mes poumons étaient affectés. J’avais un cancer de grade 4. Normalement il s’agit du stade final. Évidemment j’ai vécu une période difficile… J’avais peur. Mais il fallait que je me décide; j’avais le choix entre vivre ou mourir à petit feu. J’ai choisi de vivre », relate-t-il.

Ayant vécu des années avec une colite ulcéreuse -maladie supposément chronique mais dont il ne souffre plus aujourd’hui- Guy Corneau avait déjà réalisé l’importance d’allier divers types de thérapies pour maximiser ses chances de guérison. Son cancer, il l’a combattu grâce à l’efficacité des traitements médicaux, combinée à celle d’autres 
approches, dont l’homéopathie, la méditation, la visualisation, la médecine énergétique et la psychothérapie.

Le psychanalyste se défend bien de dénigrer la médecine traditionnelle. «Au contraire, sans l’apport de la science médicale et des spécialistes, je ne serais plus là aujourd’hui. Je n’oppose pas la médecine traditionnelle aux autres approches. Ce n’est pas l’une contre l’autre, mais l’une et l’autre qui m’ont permis de guérir.»

Cette guérison qui lui a permis de «revivre» est porteuse d’espoir pour les personnes atteintes d’un cancer, en plus d’être un message «préventif» dont tous peuvent bénéficier.

M. Corneau insiste ici sur l’importance d’être en accord avec soi.

«Il y a des facteurs qu’on ne peut pas contrôler, comme la génétique, mais on peut choisir son état intérieur. Le stress n’est pas la cause de la maladie mais il en est le déclencheur. C’est lui qui envoie un message aux cellules de notre corps. On a besoin de joie pour vivre; lorsqu’on mène une existence uniquement tournée vers les autres, lorsqu’on a trop de devoirs et de responsabilités, c’est la maladie qui répond. D’où l’importance de se brancher directement sur la joie qui existe en soi.» Comment cultiver ce contact privilégié avec soi-même ? 

«En pratiquant des activités qui stimulent notre goût de vivre, en se donnant du temps de ressourcement», explique Guy Corneau, signalant que ces moments peuvent prendre tantôt une forme aussi contemplative» que la méditation, tantôt un caractère plus festif, telle une soirée sur un plancher de danse. 

L’objectif : passer d’une existence automatique à une existence volontaire.

L’auteur de Revivre suggère de décider dès l’heure du lever dans quel état intérieur on souhaite passer sa journée et s’y rebrancher au besoin en fonction des événements qui surviennent. «On ne peut pas choisir tout ce qui nous arrive mais on peut choisir comment le vivre. Notre cerveau ne fait pas la différence entre notre état intérieur et la situation extérieure.» M. Corneau précise que l’aide d’un thérapeute est parfois nécessaire afin de trouver ce qui produit ces états intérieurs qui sont sources de souffrance.

Pour en savoir plus long sur l’approche préconisée par le psychanalyste, visiter : www.guycorneau.com 
On y retrouve notamment un exercice de visualisation intitulé « Dialogue avec les cellules », plusieurs chroniques vidéo et de l’information sur les ateliers « Vivre en santé » dirigés par Guy Corneau et l’enseignant spirituel Pierre Lessard.

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Quel monde pour nos enfants ?

Posté par othoharmonie le 22 juillet 2013

 

par Albert de Pétigny

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Albert de Pétigny

La philosophe Hannah Arendt écrivait en 1954 : « Qui refuse d’assumer la responsabilité du monde ne devrait ni avoir d’enfants, ni avoir le droit de prendre part à leur éducation… »(1). Cette phrase ne nous renvoie-t-elle pas directement à notre mission d’adulte, à notre devoir d’accompagnateur de ces humains en devenir ?

Nous vivons actuellement dans un monde schizophrène. Nous savons que notre planète pourrait sans trop de problème nourrir normalement 12 milliards d’êtres humains(2). 
Mais en 2006, un humain sur 6 a été gravement et en permanence sous-alimenté(2). Nous savons que le mode de vie « à l’occidentale » n’est pas viable à moyen terme et que les énergies fossiles vont manquer. 
Mais nous construisons des avions plus gros que jamais, et la Chine prévoit de construire une centaine d’aéroports dans les 12 ans à venir(3). 

Le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) estimait, dans son rapport 2006, que 85 milliards de dollars par an sur une période de 10 ans permettrait de garantir à tout être humain l’accès à l’éducation, aux soins de santé essentiels, à une nourriture adéquate, à l’eau potable et, pour les femmes, à des soins de gynécologie et d’obstétrique. 
850 milliards de dollars sur dix ans… à comparer aux 1204 milliards de dollars dépensés pour l’armement dans la seule année 2006(4) ou aux 700 milliards de dollars du plan Paulson. 

Face à de telles incohérences, quel bagage pouvons-nous donner à nos enfants ? 
Avant 6 / 7 ans, avant l’apprentissage de la lecture souvent, l’enfant vit dans un monde magique. Un monde peuplé de formes, de sons, auxquels l’enfant peut, – en grande partie – donner le sens qu’il souhaite. Le sens donné est le plus souvent lié à ce que l’enfant vit et ressent autour de lui. 
Depuis Dolto, il est maintenant clair pour beaucoup que cette prime enfance est le meilleur moment pour développer l’estime et la confiance en soi. Un âge idéal pour faire découvrir à nos enfants ce qui nous touche dans la nature, pour chanter, danser avec eux. Prendre le temps d’une lecture du soir, rester au contact de son enfant qui, bien souvent, en redemande. 

Dans le même temps, l’enfant s’ouvre aussi au monde qui l’entoure. Peu à peu, l’enfant prend conscience de l’Autre, comprend ce qu’il peut apporter aux autres. Un enfant maintenu hors de cette conscience des autres peut tout à fait rester sûr de lui, maître de son destin. _ Mais à quel prix ? 

Cette ouverture aux autres, c’est avant tout en famille que l’enfant peut la trouver… ou pas. La phrase de Gandhi « Incarnez le changement que vous souhaitez voir dans le monde » devrait commencer au sein de la famille. 
Crier sur un enfant pour lui dire de ne pas crier et de se calmer est une bombe à retardement. Oui, l’enfant, sous le coup de l’injonction, va sans doute s’arrêter de crier. _ Mais quel exemple lui donne-t-on ? 
Plus l’enfant grandit, plus il se charge de nos incohérences d’adultes, de modèles. Que fait l’adolescent la plupart du temps si ce n’est mettre l’adulte face à ses propres incohérences ?

Quel rapport, me direz-vous, avec l’état du monde ? 
Comment croyez-vous qu’un enfant confiant en lui, attentif aux autres, qui à 10/12 ans sait lire et commence à décrypter l’information, réagit face à l’état du monde ? Il a en fait 2 grandes options : soit il se dit qu’il peut changer le monde, soit il préfère se réfugier dans un monde parallèle, que ce monde soit virtuel ou artificiel. 

Adultes, nous pouvons quelquefois avoir le sentiment que nos actes quotidiens, nos efforts pour changer les choses ne sont au final qu’une manière de nous donner bonne conscience, mais que la partie est jouée. Peut-être l’est-elle pour nous. Oui. Elle est certainement en partie jouée lorsque nous démissionnons ainsi. 

Pensez-vous que l’enfant est prêt à démissionner, lui ? Au contraire ! Et si nous ne le faisons plus pour nous, faisons-le pour lui. 
Notre devoir est alors de donner à l’enfant les outils pour passer à l’action. Passer deux jours à nettoyer un ruisseau. Monter une association pour récolter des fournitures scolaires et les envoyer en Afrique. Rejoindre une association d’animation de quartier…
Les idées ne manquent pas pour les curieux ! Et tout comme le colibri, vous serez heureux, ensemble, de faire « votre part ». 

  La légende du colibri (conte amérindien raconté par Pierre Rabhi) 
« Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés et atterrés observaient le désastre, impuissants. Seul le petit colibri s’active, allant chercher quelques gouttes d’eau dans son bec pour les jeter sur le feu. Au bout d’un moment, le tatou, agacé par ses agissements dérisoires, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Tu crois que c’est avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ? » « Je le sais, répond le colibri, mais je fais ma part ». 

(1) « La crise de l’éducation » dans « La crise de la culture » 
(2) World Food Repport de la FAO 
(3) Dépêche AFP du 26/01/2008 
(4) Rapport du SIPRI publié le 8 juin 2007

  Quelques liens pour aller plus loin : 
  Livres publiés par les auteurs de l’article : www.pourpenser.com 
  Association Enfance et Musique : www.enfancemusique.asso.fr 
  Le mouvement des colibris : www.colibris-lemouvement.org

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le sacré se trouve localement

Posté par othoharmonie le 22 juillet 2013


par David Abram

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David Abram

Philosophe américain, de la lignée du phénoménologiste français Merleau-Ponty, prestidigateur fasciné par nos perceptions sensorielles, linguiste ami des peuples primordiaux, juif animiste adorateur du divin dans la nature, David Abram, auteur d’un livre si profond sur « le charme des sens », que les bouddhistes de Karma Ling l’utilisent dans leur formation, David Abram ne passe assurément pas inaperçu. Il y a du Thoreau dans cet homme d’une spontanéité et d’une fraîcheur rares. Pour lui, l’urgence est que chacun se réinsère dans un lieu spécifique et y découvre le sacré.

Nouvelles Clés : Vous n’arrêtez pas de voyager, votre séjour à Karma Ling a-t-il quelque chose de spécial pour vous ?

David Abram : Oui, d’abord à cause de ces montagnes et de ce monastère que l’on sent remplis d’histoires. Et puis je peux sentir, avec mon corps, que la communauté bouddhiste qui vit ici est d’une ouverture exceptionnelle, notamment à l’égard des cultures primordiales. J’ai rencontré leur directeur, Lama Denys, la semaine dernière, à Paris, et j’ai été frappé par sa vision des choses, sa tolérance, son sens de l’humour, son affinité avec les traditions magiques. Pour moi, c’est fondamental. Trop souvent, les enseignements spirituels érigent ces traditions en tabou. Parler de l’esprit comme totalement incarné, immanent au monde sensuel, concevoir le monde matériel comme vivant jusque dans sa plus infime parcelle, demeure suspect à bon nombre d’instructeurs spirituels. Nous persistons à ne voir l’esprit qu’au-dessus de nos têtes. Descendre dans la matière, en-dessous de la surface de la terre, reste pour la plupart dangereux : là gît le mal, le diable, l’enfer. Je ne partage pas ce genre de réticence. Ceux qui réagissent ainsi sont peut-être “éveillés“, mais ils passent à côté du délice et de la beauté de l’humus, de l’herbe qui en surgit, du vent qui murmure entre les aiguilles des pins, de l’élégance et de l’éloquence des montagnes. En tant que personne dévouée à la terre, qui sent notre temps vivre une déperdition tragiquement rapide de la beauté du monde – l’abattage des forêts, la canalisation des rivières, l’empoisonnement de cet air qui est l’esprit même que nous respirons -, je me demande souvent ce qui a provoqué un pareil aveuglement et une pareille surdité face au monde dans lequel nous baignons pourtant à tout instant. Je ne crois pas que la cause en soit seulement notre technologie. Ce sont nos présupposés religieux et spirituels qui nous ont conduits à négliger et même à dénigrer la matière, et à oublier que matière et mater sont réellement la même chose : la mère. Une respiration vivante, maternelle, voilà ce qu’est la matière. Il existe une exquise affinité entre elle et l’esprit et nous n’avons nul besoin de la quitter pour toucher la dimension spirituelle de l’être. L’esprit se cache dans chaque chose. Et ici, à Karma Ling, j’ai l’impression de séjourner dans une communauté qui sait cela et qui essaye d’incarner et de sentir de plus en plus le sacré de façon immanente. Non pas dans une transcendance d’au-delà des sens, mais à l’intérieur de ceux-ci.

N.C. : Cet après-midi, vous nous avez parlé, avec une poésie et une musicalité magnifiques, du fait que l’essentiel ne pouvait pas se dire, que l’Un était ineffable, que le Tétragramme de vos ancêtres juifs – YHWH – ne pouvait s’exprimer que comme une rythmique respiratoire inaccessible aux concepts. N’y a-t-il pas, dans cette indicibilité, quelque chose de transcendant tout de même, finalement ?

D.A. : Pour parler du plus sacré des noms sacrés de Dieu, j’ai en effet évoqué une façon de respirer, ou de souffler, qui ne vous rend pas seulement conscient de votre respiration, comme font beaucoup de traditions, mais qui vous met en continuité avec le vent – ce qui a une grande importance pour moi -, le vent, cette substance invisible qui parle dans les feuilles des chênes et des frênes qui nous entourent dans cette montagne, qui meut les nuages, cet invisible médium au travers duquel volent les oiseaux. L’air, en tant qu’esprit de ce monde, pourrait-on dire, nous connecte indéniablement à tous les autres êtres. Dans un échange perpétuel, nous inspirons ce qu’expirent les arbres, qui inspirent ce que nous expirons. La conscience que l’air de notre respiration est en continuité avec le vent et avec les arbres nous fait sentir de façon palpable qu’il nous connecte à la totalité du paysage. Mais dans le monde moderne, nous avons oublié ce médium et nous ne parlons plus que de l’“ espace ” qui nous sépare les uns des autres, et de toutes les entités. Nous ne réalisons pas qu’il y a quelque chose, là, juste là, en nous et autour de nous, qui nous relie à tout instant ! Comment diable avons-nous pu l’oublier et ne plus le voir ? Je ne sais pas.

Alors, y a-t-il une transcendance ? Oui, bien sûr. Quelque chose transcende notre manière ordinaire de parler, de nous figurer le monde. Il existe une façon plus réciproque d’entrer en relation avec toute la respiration du paysage. Dans ce sens, il y a transcendance. Vous m’interrogez sur la prononciation du Nom. Le Tao que nous appelons le Tao n’est pas le Tao, n’est-ce pas ? L’Un est encore un nom et donc rate sa cible. Peut-être le Mystère est-il un geste ? Seul un geste saurait peut-être Le désigner. C’est le moment présent, dans son ultime intimité. C’est… ceci (David fait un geste rond qui englobe son environnement), ce dans quoi nous nous trouvons, dans quoi nos corps animaux baignent.

Dans mon travail, je cherche à trouver des façons de parler qui ne nous projettent pas hors de notre réciprocité immédiate, spontanée, ressentie, avec les autres êtres qui partagent ce moment avec nous. J’ai l’impression qu’aujourd’hui, dans le monde technologique occidental, les gens pensent que les mots représentent la réalité. À peine auriez-vous parlé, que vous vous retrouveriez en dehors du moment présent. Je ne pense que cela soit nécessaire. Je crois qu’il y a d’autres voies d’utilisation du langage, non comme une représentation du monde, mais comme un chant du monde, non pour parler à propos des choses, mais pour parler aux choses, pour les contacter, pour laisser le silence lui-même respirer. Je crois qu’il existe des manières de parler qui ne rompent pas le silence.

C’est bien sûr ce dans quoi tout vrai poète est engagé. Et tout se passe comme si nous devions tous désormais devenir des poètes, du moins si nous espérons nous éveiller à la terre et aux autres espèces, suffisamment vite pour renverser, pendant ce qui nous reste à vivre, la détérioration ultra-rapide de l’humanité et de la nature, pour arrêter cette terrible hémorragie de beauté. Or, en un sens, c’est notre langage qui nous coupe de ce que nos corps connaissent pourtant très spontanément et intimement. Notre façon de parler nous coupe de notre cœur, de notre corps, nous les fait regarder comme si nous étions décorporés, nous tenant hors du monde.

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Peut-on changer ce monde ?

Posté par othoharmonie le 21 juillet 2013


Peut-on changer ce monde ? dans En 2012-2013 et après 2016 phareAllons-nous laisser mourir ce monde sans rien tenter ? L’urgence ne peut plus être ignorée. Et une mutation intérieure est possible, pour préparer et permettre les changements possibles pour l’extérieur. C’est ce qu’affirment les personnalités qui ont signé ce texte d’appel, au premier rang desquels le maître zen Thich Nhat Hanh.

Nous sommes un certain nombre à penser que les valeurs fondatrices de nos civilisations sont cycliquement remises en cause.
Nous savons que les idéaux qui accompagnent les grandes épopées humaines ont besoin de se renouveler pour s’adapter à l’esprit des Temps et aux besoins des générations qui se succèdent sur la Terre.
L’humanité est-elle prête à accueillir une transformation de la conscience aussi radicale et profonde que celle qui lui permettrait de s’ouvrir à la splendeur du monde, à la manière d’un bourgeon qui explose au printemps pour faire apparaître la lumière de la fleur, prémisse de l’accomplissement du fruit ?
« …L’éventualité d’une telle transformation constitue l’essentiel du message des enseignements des grands sages de l’histoire humaine :
Bouddha, Jésus et d’autres figures emblématiques sont les premières fleurs de l’humanité.
Ce sont les précurseurs des fleurs précoces, rares et précieuses et leurs messages respectifs ont été largement incompris et souvent déformés, car une floraison généralisée n’était pas encore possible à leur époque… »
 (Eckhart Tolle)

L’humanité est-elle prête aujourd’hui, plus qu’elle ne l’était hier, à ce formidable changement intérieur qui prédispose à tous les changements possibles pour l’extérieur ?
Nous sommes une « grande minorité » à le croire et à le démontrer.
Toutes les résistances populaires des indignés face à l’imposture de la sphère financière, les innovations sociales en cours et les manifestations de la société civile pour instituer davantage de justice, davantage de solidarité, davantage de partage et de fraternité ne sont-elles pas les signes avant-coureurs de la mutation attendue ?
Toutes les initiatives citoyennes : « Resto du coeur », jardins de cocagne, économie solidaire, commerce équitable, AMAP (association pour le maintien des agricultures paysannes), Terres de Lien, Médecins sans frontières et combien d’autres mouvements bénévoles de protection de l’environnement et d’actions caritatives, n’en sont-elles pas les manifestations exemplaires ?
Elles suscitent l’adhésion spontanée et désintéressée de tant de jeunes aujourd’hui, parce qu’il sont plus préoccupés d’entraide, de solidarité et de coopération que de carrières, de compétitions ou de profits stériles…
Tous ces indicateurs du changement sont sous nos yeux, aussi incontournables et irrépressibles que la métamorphose de la chenille en papillon.
Le best-seller du Vénérable Thich Nhat Hanh, « Ce monde est tout ce que nous avons » est une invitation à relier l’écologie et la spiritualité, comme deux notions indissociables de l’énergie du « Sacré ».
Nous devons changer ce monde : nous changer nous-mêmes pour le rendre plus juste, plus sûr et plus durable pour les multiples espèces qui en ont besoin avec nous… et après nous, et surtout ne pas laisser faire l’insupportable discrimination économique et sociale qui dégrade la personne humaine et qui compromet toute possibilité de vivre en paix sur cette terre.

N’est-ce pas le plus beau et le plus grand des enjeux que nous pouvons relayer sur la terre entière avec les modes de communications modernes dont nous disposons afin de susciter cet immense élan vers un idéal commun :v Protéger la vie et les ressources sur cette belle et unique planète en commençant par célébrer en nous les valeurs sacrées de la spiritualité et de la pleine conscience.
C’est le programme du Rendez-vous des 15 et 16 septembre prochain à l’Espace de la Grande Arche à Paris La Défense autour de l’engagement « pour une éthique globale », en faveur des principes d’équité et de non-violence.
N’éludons pas nos responsabilités individuelles et collectives dans la situation de ce monde en surgissement.
Apprenons à vivre ensemble et à incarner ce message de paix pour entrer dans la liberté.

Co-signataires :
– Docteur Christophe André , médecin psychiatre à l’hôpital Sainte-Anne, écrivain
– Philippe Desbrosses Agriculteur – Docteur en Sciences de l’Environnement, co-fondateur d’Intelligence Verte et des principaux mouvements d’Agriculture Biologique.
– Marc Luyckx Ghisi , théologien, mathématicien, philosophe, ancien conseiller spécial à la présidence de la Commission Européenne.
– Edgar Morin, sociologue, philosophe, auteur de nombreux ouvrages de référence.
– Docteur Hanh Nguyen Ngoc, médecin acupuncteur, enseignante du Dharma, présidente de l’association « Pour les Enfants du Vietnam ».
– Jean-Marie Pelt , botaniste, agrégé de pharmacie, écrivain, homme de radio.
– Patrick Viveret, philosophe, magistrat honoraire à la Cour des Comptes de Paris.
– Pierre Rabhi, agriculteur, philosophe, essayiste auteur de « la sobriété heureuse ».

 Parution sur http://www.inrees.com/articles

 

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Trouver le divin dans le presque rien

Posté par othoharmonie le 21 juillet 2013

 Trouver le divin dans le presque rien dans DIEU images-11

EXTRAIT de l’interview de Christian Bodin sur lepoint.fr  

Christian Bobin : Tout est une question d’air et de respiration. C’est l’encombrement qui nous rend malhabile, et qui nous fait parfois, suffoquer. On a besoin de connaître des choses telles que l’ennui, le manque, l’absence, pour connaître la présence, la joie et l’attention pure. On a besoin d’une chose pour aller vers une autre. Par exemple, j’aime beaucoup les livres, mais j’ai remarqué que je trouvais les plus intéressants dans les toutes petites librairies perdues, qui n’en vendent que très peu ; comme si c’était là que certains livres m’attendaient depuis très longtemps. Alors que je ne les aurais pas vu dans un grand étalage, parmi mille autres choses. Cette pensée va dans le sens exactement inverse de celui qui a créé Internet. À la racine d’Internet, il y a le désir qu’on ait tout, tout de suite. Que surtout nul ne souffre plus d’un manque. Or, je pense que c’est une souffrance que d’avoir tout à sa disposition, sans intervalles. On devient soi-même comme une chose au milieu des choses. Alors qu’on a besoin que certaines vitres de la maison soient cassées. Et que le vent entre ! Besoin de certains défauts, de certains manques, de certaines brisures, pour pouvoir respirer.

N.C. : Qu’est-ce qui vous conduit vers la toute petite librairie où, justement, vous allez trouver le livre rare et important ? Le hasard ? La grâce ?

C.B. : Comment préciser sans trahir ? (parce qu’il faut que je reste dans ma langue, que je parle avec mes mots). Vous avez plusieurs façons de voir le soleil. La voie scientifique vous met entre les mains des documents extrêmement nombreux, de plus en plus précis, qu’il vous faudra plus qu’une vie pour lire. Et puis, vous avez l’autre voie. Vous regardez autour de vous, vous voyez un pissenlit, et là, vous savez ce qu’il en est du soleil. Parce que la structure est la même. Le pissenlit, à mon sens, est comme un petit frère égaré du soleil. Il aime tellement son grand frère, qu’il s’est mis à lui ressembler. Dans l’infime, vous avez l’immense. La contemplation vous donne ce que l’information ne vous donnera jamais. La contemplation a besoin de s’appuyer sur du très peu, du très simple. Elle est semblable à ce royaume dont parle le Christ, qui est tout entier contenu dans un grain de sénevé.

N.C. : Autre cohabitation des contraires, vous dites qu’il faut « écrire, pour réparer l’irréparable »…

C.B. : Oui, d’abord l’accepter l’irréparable. Le regarder. Le contempler en tant que tel. Ne pas chercher de consolations illusoires. Ne pas se précipiter pour venir en aide. Mais, d’abord, regarder, et si l’on est devant un mur, le voir. S’il est aussi haut que le ciel, le reconnaître. C’est quelque chose qui amène un profond changement intérieur. Cette « acceptation » n’est pas une résignation, mais une vue. C’est la vue qui guérit, la vision vraie. Pas l’illusion, même si parfois la vérité est que nous n’avons pas de solution. Mais le reconnaître, le formuler, change tout. Comme si savoir que la porte est fermée, et l’accepter, vous la faisait traverser ! Or, la racine de la vue, c’est la contemplation. Et la racine de la contemplation, c’est l’attention.

L’écriture évidemment a à voir avec ça. Les livres, je les aime depuis toujours. Ce qui est beau, c’est que les livres sont bâtis à la hauteur des mains. Un livre, c’est comme une porte qui ne serait pas plus grande qu’une main. Et, de l’autre côté de cette porte, il y a les anges. Voilà ce que sont les livres, en gros, je m’en suis aperçu très tôt. Mais ce n’est pas le cas de tous les livres, loin de là ! Certains livres, qualifions-les de « vrais », viennent en secours au lecteur. Ils viennent vers lui et ont la vertu de l’écouter. Pourquoi ? Il y a quelque chose dans une page qui est en train de me déchiffrer. Je crois la lire, et c’est elle qui me lit ! Les « vrais » livres sont toujours des livres de médecine, au fond. Ils sont guérisseurs. Parce que ce qui nous rend malade, ce sont souvent les mots. Soit que ces mots qui nous aient manqué. Soit qu’ils aient été d’une dureté insupportable. Mais ce que des mots ont fait, d’autres mots peuvent le défaire. C’est le langage qui souffre en nous, et qui nous fait souffrir. Et la matière des livres est un langage qui est, ou devrait toujours être profondément réparateur.

N.C. : Quels livres jalonnent votre parcours ?

C.B. : Je peux citer quelques auteurs. Par exemple, André Dhôtel et Jean Grojean. Ils ont beaucoup de points communs. Ils ne sont plus de ce monde et se connaissaient entre eux. Dhôtel, c’est extraordinaire, ses livres sont comme une forêt impénétrable. On peut avoir crainte, en les lisant, de ne plus jamais vouloir rentrer à la maison, tellement ils semblent longs et invraisemblables. Et puis, tout d’un coup, on débouche sur une clairière de toute beauté, devant une image ou une parole qui ne vous quittera plus jamais. Ce sont des « livres expériences ». Apparemment, ce sont des récits qui captent le charme même de la vie, ce que la vie a d’imprévisible et de malicieux par rapport à nos projets, nos volontés. Je crois que c’est Giacometti qui disait : « Le malheur, quand on cherche, c’est qu’on ne trouve que ce qu’on cherche. » Dans les livres de Dhôtel, comme dans la vie, les gens cherchent quelque chose, et puis oublient à un moment ce qu’ils cherchent, et c’est là qu’ils trouvent des merveilles. Ce sont des livres de vagabonds, qui ont la consistance des nuages. Leur forme change, au fur et à mesure des relectures. C’est ça, les livres vagabonds. Dhôtel dit : « Je n’aime pas rêver. J’aime que les rêves viennent vers moi ».

Grojean, c’est tout à fait autre chose. Mais finalement, il arrive au même point source. Grojean, son grand amour, ce sont les Évangiles. L’un de ces maîtres-livres, c’est L’ironie christique, paru chez Gallimard, qui est un commentaire, pas à pas, de chaque verset de l’évangile de Saint-Jean, qu’il a traduit lui-même. C’est époustouflant de vie, de vivacité, de malice, de songes. Comme son camarade André Dhôtel, ses phrases bougent alors que le livre est fermé. Et, quand vous revenez, elles ne sont plus à la même place. Peut-être que c’est ça, les vrais livres. Ils poursuivent leur vie, indépendamment de vous. Et donc, quand vous les retrouvez, vous aussi, vous êtes neufs. Parce qu’on est toujours en miroir, dans cette vie. On est, au fond, comme l’autre est, en face de nous. Ce sont des livres où la pensée a la fluidité des rivières, ou plus rare, de la lumière sur la rivière. C’est cette chose presque indicible, et toujours mouvante, que ces deux écrivains ont su capter dans leurs mots, dans leur intuition de la vie.

Il y a une veine taoïste dans les Évangiles, qui a été très bien saisie par Grojean. Son Christ est comme désencrassé de toutes les Églises, de toutes les institutions. Il est comme rendu à lui-même. Propre, comme un caillou, comme un sou neuf, un brin d’herbe. Et, il est à proprement parlé « inouï ». Quand on voit ce Christ-là, on comprend que l’on n’a pas encore commencé à vraiment réfléchir à la merveille de toute cette histoire. Si simple, et pourtant si mystérieuse.

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ASTROLOGIE MONDIALE

Posté par othoharmonie le 20 juillet 2013

Les planètes

ASTROLOGIE MONDIALE dans Astrologie et Esotérisme images-i1

LE SOLEIL

 : Se distinguant des autres astres par sa masse et par le fait qu’il est la seule source de lumière, donc de chaleur et de vie de notre système, le Soleil marque en astrologie mondiale la même prééminence. Il représente avant tout les rois, les empereurs, les dictateurs, ceux dont le pouvoir est par essence illimité (en fait, le pouvoir royal n’était pas tel et procédait uniquement de « la grâce de Dieu »). Nous voulons dire que ce pouvoir ne doit pas être limité par des votes, des mandats, etc.
Par extension, on le consulte pour être renseigné sur l’autorité. Placé dans une carte collective, il représente l’essentiel de la collectivité, sa volonté et sa vie.
Dans le cadre d’une politique financière, il régit l’étalon-or. 
On remarquera combien de nos jours un pouvoir solaire « pur » est rare. Nous donnerons comme exemple frappant d’un tel pouvoir Napoléon Ier : Soleil en X, en dignité en Lion, maître donc du MC (les actes et le destin).

LA LUNE

 : Ses caractéristiques de mouvance, d’errance, d’éclipse, seront retenues. C’est un pouvoir qui procède avant tout du peuple (donc sans cesse remis en question).
Suffrage universel, réunions et discussions politiques, Parlement, masses populaires, consultations électorales, procèdent des influx lunaires. L’opinion publique, qui est essentiellement variable, dépend également de cet astre.
Sur le plan financier, l’argent, la terre, les récoltes. A notre époque de dévaluation (les diverses phases de la Lune, où sa masse apparaît distincte) on la préférera au Soleil pour ce qui tient aux questions monétaires.

MERCURE 

 : Le rôle de communication de Mercure est évidemment souverain. Il représente les écrivains, les intermédiaires, les journalistes, éditeurs, avocats, commerçants, professeurs, etc. Education nationale, presse, etc., sont gouvernées par lui.
Sur le plan financier, on peut lui attribuer (,surtout par ses aspects avec Jupiter) la Bourse.
Les influx mercuriens, tout d’habileté, sont insuffisants à donner la plénitude du pouvoir. Sans les appuis du Soleil, d’Uranus et de Saturne, les possibilités de la planète demeurent purement intellectuelles et ne parviennent pas à se concrétiser sur le plan immédiatement pratique et collectif.

VENUS 

 : C’est, contrairement à ce qu’on croit généralement, où on la cantonne dans un rôle purement formel, artistique, un astre très important en matière politique.
Planète magnétique, elle donne naissance à l’attachement qui se noue entre un leader et son auditoire. Elle gouverne la parole. Par la Balance, en matière internationale elle influence les traités.

MARS 

: La planète régit la guerre, les agressions brusquées (surtout en liaison avec Uranus), les militaires, la troupe, les armes, les blindés, les arsenaux, les ingénieurs, les armements, les usines. On peut le représenter avant tout, comme un facteur de violence ou d’action (suivant ses aspects et domiciles).

JUPITER 

: Avant tout il représente les lois, les sénateurs, les députés (par sa maîtrise sur le Cancer, son signe d’exaltation). Les diplomates, les dignitaires de l’Eglise, la justice, les traités, la magistrature, la classe possédante, etc., relèvent également de ses influx. Sur le plan économique, il régit importations et exportations, colonies, finances, etc. Les affaires étrangères, le sport, etc., sont sous sa domination.
On remarquera que Jupiter, pour donner la notoriété en matière politique, agit surtout par sa conjonction avec les luminaires. (Dans un destin politique, la conjonction Lune-Jupiter agit beaucoup en faveur de la popularité.)

SATURNE 

: D’une part des classes sociales : les paysans (les ouvriers en revanche sont sous la dominante de Mars) ; d’autre part des responsables politiques à l’échelon le plus élevé (haute administration). Enfin celui qui gère, organise, tisse des plans à longue échéance et possède le pouvoir, la science ou la connaissance. Sur le plan économique, les mines, les immeubles, le patrimoine immobilier, etc.

URANUS 

: L’astre gouverne la radio, la télévision, l’électricité, le téléphone, les relations internationales, les organismes communs à plusieurs pays (OTAN, OTASE, Marché Commun, ONU, etc.), qui se sont multipliés sous son influence. Planète des révolutions, Uranus signe les bouleversements subits, les mouvements ayant pour but un changement politique subit. Dans le domaine économique, automobile, aviation, fusées, transports nouveaux (aérotrain, transports par glissement d’air, etc.). Les moteurs à explosion, les explosifs, ressortent de son influence.
On doit remarquer que souvent, dans Uranus (à moins qu’il ne soit en bon aspect à Jupiter, ou au Soleil), il existe une part de bluff, ou de tromperie. Sous le masque de la fraternité se cachent d’ailleurs des intérêts bien précis. Un fait décisif qui montre bien que nous ne sommes pas encore dans l’ère du Verseau, est que les constructions politiques uraniennes, comme la Société des Nations (avant-guerre) ou l’Organisation des Nations-Unies (après-guerre) n’ont nullement empêché les conflits petits ou grands, conflit mondial pour la Société des Nations, guerre du Biafra, de l’Indochine, du Pakistan, d’Egypte-Israël, etc., pour l’ONU.

NEPTUNE 

: Le bluff et la tromperie sont plus apparents en ce qui concerne Neptune, dont les aspects violents entraînent des situations équivoques, des compromissions, comme par exemple, avant-guerre, « l’affaire Stavisky o. Les mouvements des pseudo-mages, les sociétés secrètes qui ajoutent au déséquilibre général, l’anarchie, etc., relèvent de son influence, tout comme le sionisme, le communisme, l’internationalisme prolétarien, le messianisme juif, etc. Tout ce qui est informulé, vague, s’étendant à toutes les nations, faisant fi des frontières nationales, non dans un but de fraternité, comme les bons aspects uraniens, mais dans un but de confusion, d’erreur et de tromperie. L’espionnage, le trafic d’armes, le trafic financier occulte, la spéculation forcenée, relèvent de cet astre. Egalement l’essence, les produits pétroliers, l’alcool, les stupéfiants, la contrebande, la fraude, les sous-marins, les scaphandriers, etc.

PLUTON 

: L’essence de son action est une destruction en vue d’une reconstruction. Sur le plan mondial Pluton représente l’atome et toutes les « forces de frappe » qu’avec une singulière inconscience l’homme amasse à grands frais dans ses arsenaux. Certains missiles tactiques français sont même dénommés « Pluton » !
C’est sous l’influence conjuguée de Neptune et de Pluton que furent construits les sous-marins atomiques.
Bien entendu, l’atome « pour la paix » avec les cyclotrons, les usines atomiques, etc., appartient également à Pluton, tout cela n’ayant de sens que par rapport à la bombe atomique, et servant à mieux la préparer.

Ex : dans les thèmes des leaders maoïstes chinois, on retrouve toujours un Pluton important.

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Faut-il des Mythes et de Légendes ?

Posté par othoharmonie le 20 juillet 2013

 

Avec Achille nous voici dans le mythe. Que penser des phrases d’Albert Camus ou de Simone Weil disant : « Il faut absolument s’arracher au mythe » ?

Faut-il des Mythes et de Légendes ? dans Astrologie et Esotérisme 24Tout dépend de ce qu’on appelle mythe, une notion difficile à circonscrire car là aussi les dimensions sont multiples. Prenons le mot grec, « mythos », qui veut dire récit, discours, parole. À l’origine et jusqu’au Vème siècle, mythos et logos ne sont pas différenciés, tous deux désignent la parole. Au fur et à mesure que vont se développer des formes d’écriture et de réflexion (la philosophie avec Platon et Aristote, l’histoire avec Hérodote et Thucydide, la médecine et d’autres traités de ce genre), mythos va se séparer de logos, parce que les auteurs vont utiliser le premier terme pour désigner ce que racontaient leurs devanciers et auquel ils ne croient plus. Effectuant une coupure, ils vont expliquer que mythos, c’est quand les gens racontaient n’importe quoi, répétaient de vieilles légendes invérifiables. Tandis que, dira Hérodote (et Thucydide encore plus), quand j’écris quelque chose, c’est toujours que j’ai vu ou entendu des gens qui ont participé aux événements, car moi, le mythos, pas question ! 

Alors, que sont ces histoires légendaires ? La façon dont les Grecs se représentaient leur lointain passé, l’origine du monde, la cosmogonie, les dieux, les héros. Mais le mythe, normalement, c’est oral, ça se transmet de bouche à oreille, et ce que les Grecs se transmettaient ainsi, il nous en reste uniquement ce qu’en ont fait des gens qui écrivaient : la poésie épique ou lyrique, la tragédie, la philosophie, l’histoire. Dès le VIIème siècle, beaucoup d’historiens commencent leurs récits par les dieux et les héros, qui sont pour nous légende et mythe. Pour la fondation d’Athènes, ils vont raconter comment Athéna, poursuivie par Héphaïstos, se refuse à lui. La semence d’Héphaïstos tombe sur sa cuisse, elle l’essuie avec un bout de laine qu’elle jette, et il va en naître Cécrops, mi-homme mi-serpent, fondateur d’Athènes. Et ils racontent cela comme ils vont raconter ensuite la vie de Solon, ou d’autres, qui deviennent pour nous des personnages de légende alors qu’ils sont réels. 

Quels étaient donc les principes mentaux qui présidaient aux mythes ?

Et pourquoi est-ce intéressant ?

Notez bien que je parle des mythes grecs, et non du mythe en général. Bien au contraire, je mets en garde contre l’idée qu’il existerait une fonction mythique, que le mythe serait une forme de pensée. Je crois que, comme les Grecs, il faut savoir remettre à leur place ces histoires légendaires. Quand Aristote ou Platon disent que ce sont des contes de nourrice, ils essaient de promouvoir d’autres formes de récit et de réflexion. Et le mot mythe sert maintenant à désigner toute croyance largement répandue, populaire, se diffusant très vite parce qu’elle correspond à un besoin d’explication à la fois simple et merveilleuse, et que les gens se révèlent prêts à croire n’importe quoi. C’est pourquoi il faut se garder des mythes sur l’islam, le progrès ou la science – qui sont des mythes aussi – et leur opposer une réflexion et une analyse basées sur une étude précise et objective des faits. 

Le mythe grec traduit une certaine vision de ce que sont le monde, l’homme, la vie, la mort, notre rapport au monde, au divin, à l’autre et à nous-mêmes. Il le traduit à travers une narration, sans conclusion. C’est dans le cours même du récit qu’on est amené à s’imprégner d’une certaine façon d’être au monde. Et l’être au monde des Grecs est modeste : on ne croit pas que tout est possible, que l’homme est maître de la nature et peut tout faire. Sentiment des limites, mais sentiment qu’à l’intérieur de ces limites, l’homme est responsable de ce qu’il fait. Pas de vérité imposée, pas de dogme.

Hésiode raconte l’histoire de l’origine du monde avec Chaos, Gaïa, Eros ; mais d’autres théories placent Okéanos et Thétys en premier, et les récits orphiques parlent d’un œuf cosmique où tout est confondu. Différentes façons d’expliquer un monde où chaque chose a un aspect défini, se distingue du reste, avec à la fois le jour et la nuit, le bien et le mal, le bonheur et le malheur, les contradictions de l’existence humaine. Pourquoi l’homme est-il mortel, malheureux, pourquoi doit-il travailler ? Hésiode, avec le mythe de Pandora, le raconte d’une façon incroyablement inventive et précise. Mais il existe d’autres versions, où Prométhée fabrique le premier homme et la première femme – ce qui n’est pas du tout la version d’Hésiode –, ou encore ils sont créés par des personnages héroïques qui échappent au déluge et jettent des pierres qui deviennent les hommes. Multiples versions, mais pas de vérité qui s’impose, ni de culpabilité ! Si l’on compare la Genèse et le mythe de Pandora, on voit que, contrairement à Eve qui a donné la pomme, Pandora n’a aucune responsabilité, aucune désobéissance, elle obéit strictement aux ordres de Zeus. Les hommes ne sont responsables en rien de leur destin, mais ils ont un destin : il faut naître, grandir puis mourir alors qu’au départ on était mêlé aux dieux, il n’y avait ni naissance, ni mort, ni parents, ni femme. Si tout le malheur s’ensuit, ce n’est pas la faute de la femme, c’est comme ça : acceptation d’une condition qui est faite de contradictions.

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