La compassion a-t-elle une place en Absolu ?
Posté par othoharmonie le 3 juillet 2013
L’Absolu est la compassion, mais pas la compassion exprimée du point de vue de l’ego, de la personne ou de ce monde. La compassion concerne une conscience et une autre conscience et un transfert qui s’effectue de cette conscience, à la seconde conscience, et bien sûr, de la seconde, à la première conscience. Il y a donc mouvement. Il y a donc perception. Cela ne fait aucunement changer le point de vue et ne concerne aucunement l’Absolu, qui contient le Tout, le Rien, l’ensemble des expériences, l’ensemble des consciences, la SOURCE, tout ce qui est éphémère. Mais si ton point de vue te place seulement dans l’expression de la compassion, de l’empathie, du charisme, et même de l’amour, au sens de la personne, cela ne résout rien. Ce qui sous-tend et porte l’Absolu et l’Amour, l’Éther, ce qui transporte l’Amour et l’Éther (dans sa forme harmonieuse ou disharmonieuse) concerne la conscience. L’Absolu ne peut rien éprouver. Il n’est pas, pour autant, absent, mais, bien au contraire, totalement présent à la Vérité Ultime : c’est l’état de Jnani, l’état de connaissant, qui a reconnu que toute connaissance de ce monde, où vous êtes, ne représente, en définitive, qu’une Illusion, qu’une vérité volatile, qui n’a aucun sens au sein de ce que tu Es. L’Absolu, si je peux le dire ainsi, se reconnaît lui-même. Et il ne peut exister, au sein d’un Absolu avec forme (même manifesté au sein d’une personne ou au sein du Cœur), d’interrogation sur l’état Ultime qui est vécu. L’Absolu avec forme, le Jnani, observe la compassion, observe le déroulement de la conscience, mais peut aussi se passer de toute observation en s’immergeant dans la Demeure de Paix Suprême qui, bien sûr, est une compassion que je qualifierais de totale, qui n’a pas besoin d’être exprimée et manifestée envers une autre conscience, mais, bien plus, sur l’ensemble des consciences. Il y a donc une dépersonnalisation, dans Shantinilaya, qui vous met en état de complétude. Cette Infinie Présence ou Complétude se conduit d’elle-même, dès l’instant où l’observateur disparaît, et donc la conscience disparaît, et vous place d’emblée dans le parabrahman, dans cet Absolu et cet Ultim, qui, je vous le rappelle, n’a jamais bougé, n’a jamais été déplacé, n’est jamais apparu, et ne disparaitra donc jamais : c’est ce que vous Êtes. Seule l’Illusion de l’attribution à une forme, seule l’Illusion d’être une conscience, vous a, en quelque sorte, détourné de ce que vous Êtes.
EXTRAIT de BIBI canalisation 2012











































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