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Ame soeur

Posté par othoharmonie le 13 juillet 2013

 inspiratrice et révélatrice

Jean Letschert est artiste, philosophe et écrivain. Il évoque dans ce passage comment le féminin, « la muse » est pour lui source d’inspiration et comment « l’âme sœur » peut être révélatrice d’une spiritualité où se conjugue si bien Eros et quête intérieure. Un point de vue intéressant pour continuer à enrichir le questionnement de la présence du Féminin en Soi, dans la relation et dans le monde.

«Si tu peux comprendre l’âme d’une femme, tu connaîtras le monde et ce qu’il y a derrière le monde».

Ame soeur dans Chemin spirituel graminees-3277441-300x200

La vie spirituelle est un perpétuel devenir. Sa trajectoire sinueuse avance indéfiniment vers une spiritualisation de plus en plus intense et vivifiante des formes simples de notre vie quotidienne. 

Le maître spirituel, pour ceux qui en ont connu un dans la chair, doit se transformer en maître intérieur. Cette métamorphose se produit comme un lent «fondu enchaîné» au cours duquel l’apport spirituel du maître extérieur se dissout dans la substantifique moelle de la conscience, apportant la sève nourricière d’où émergera un corps de vérité qui envahira, peu à peu, l’être tout entier. Tel est le vrai travail de la quête. Le maître intérieur est cette présence infaillible qui témoigne de l’authenticité dont nous avons fait nôtre les enseignements du maître extérieur. 

Là encore nous pourrons observer à quel point une présence féminine agit souvent comme miroir du maître intérieur, le stimulant et le mettant à l’épreuve, exigeant sans cesse de lui qu’il émerge plus souvent à la surface de nous-mêmes, afin d’étendre ce corps de vérité au-delà des limites existentielles. Devenir un maître intérieur à fleur de peau.

La désacralisation institutionnelle de la vie que nous impose le monde moderne a fait oublier à l’homme qu’il existe des muses, et qu’elles sont bel et bien parmi nous. Si le maître spirituel est un modèle de sagesse, la muse est un modèle de la grâce à laquelle aspire l’âme. Sa fonction consiste à conduire l’âme vers le logos par le canal de l’éros. L’ascétisme pur et dur, souvent dépourvu de poésie et d’esthétique, refoule généralement ce processus cependant naturel, rejetant toute intervention de la muse en tant que catalyse à l’expérience de la béatitude. L’ascétisme peut ainsi devenir une névrose parmi tant d’autres. Une spiritualité qui conduirait à la réconciliation des contraires se doit d’envisager méthodiquement la conjugaison harmonieuse de l’ascétisme et de l’érotisme. La prédominance salutaire du féminin dans mon destin spirituel m’aura sans doute préservé de me retrouver tel un reclus solitaire, vivant loin du monde, des hommes… et des femmes. 

À plusieurs reprises, la muse s’est faite chair dans ma vie, et aujourd’hui elle s’est faite« âme sœur». Depuis quelques années, mon maître intérieur se mesure à la qualité de la présence de cet être aimé, prenant conscience que le baromètre de nos niveaux spirituels se trouve au centre de la spiritualité conjugale. Si nous sommes tous nés d’un couple, il m’apparaît que les exercices spirituels à la fois les plus exaltants et les plus périlleux se vivent au sein de la vie de couple, où tous les masques et les derniers subterfuges de l’ego tombent littéralement. Nous pouvons, pendant des années, apprendre un rôle par cœur sans comprendre le sens qui l’anime, notre vie dite «spirituelle» peut très bien n’être qu’un vulgaire plagiat d’un enseignement sublime. La constante présence de l’âme sœur est l’interlocuteur infaillible qui nous oblige de sortir du rôle pour entrer dans l’actualisation. 

Inspiratrice et révélatrice, mon âme sœur met désormais en forme et en musique les murmures de mon maître intérieur, donnant à son éveil la plus belle raison de ne plus m’assoupir. Ce féminin, au départ insondable et mystérieux, est devenu une réalité au quotidien, dehors comme dedans. A travers elle toute ma spiritualité s’incarne et s’actualise, et tout ce que je croyais avoir intégré, elle parvient à me le faire redécouvrir et réaliser sous des angles nouveaux, plus proches de la simplicité du réel. L’exigence de son amour est le plus purificateur des filtres magiques. Mais, par l’amour qui nous lie, je sais qu’elle désire ardemment que je comprenne la profondeur de son âme, et que la mienne luise comme le jour dans le secret de sa nuit. Par sa liberté d’être femme et sa dignité d’être mère, elle me fait chaque jour reconnaître le monde comme une continuité indissociable de l’Esprit.

Et par sa transparence et sa vérité, au travers de ce qu’elle est, j’aperçois, enfin, ce qu’il y a derrière le monde. 

EXTRAIT / Jean Letschert – Le Couple Intérieur - Editions Albin Michel

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L’expérience spirituelle

Posté par othoharmonie le 13 juillet 2013


d’Eckhart Tolle

 

L’expérience spirituelle dans APPRENDS-MOI plume-1263724Eckhart Tolle naît en Allemagne où il passe les treize premières années de sa vie. Après l’obtention de son diplôme de l’Université de Londres, il décroche un poste de chercheur et de superviseur à l’Université de Cambridge. C’est à l’âge de vingt-neuf ans qu’une profonde métamorphose spirituelle transforme totalement son identité et bouleverse sa vie. Il consacre les quelques années qui suivent à la compréhension, l’intégration et l’approfondissement de cette transformation qui marque le début d’un intense voyage intérieur. Depuis dix ans, il est conseiller et professeur spirituel. Il travaille en privé ou avec de petits groupes, en Europe et en Amérique du Nord. Il habite au Canada depuis 1996, plus précisément à Vancouver en Colombie-Britannique.

« Dans l’introduction de mon livre, je raconte brièvement ces nombreuses années où j’ai vécu dans la peur, oscillant constamment entre la dépression et l’anxiété. C’était devenu insupportable. Il m’arrivait fréquemment de me réveiller en pleine nuit, terrifié. Une nuit, ce fut encore pire qu’à l’habitude. Dans mon esprit, j’avais plusieurs raisons de me sentir angoissé; cependant, peu importaient les circonstances extérieures, j’avais toujours aussi peur. La situation devint tellement intolérable que je réalisai soudainement que « je ne pouvais plus vivre avec moi-même ». Cette pensée fut l’élément déclencheur de la métamorphose qui allait suivre. Elle me revenait toujours en tête jusqu’au moment où je pris du recul et me mis à l’analyser : « Qui est Je et qui est ce Moi que je ne supporte plus? »

Dans la philosophie Zen il y a les koans et c’est comme si un koan était spontanément apparu dans mon esprit. Le rôle du koan est de détruire la pensée conceptuelle parce qu’il n’y a pas de réponse à ce niveau. Je me suis donc demandé : « Qui est cet être avec qui je ne peux plus vivre ? Est-il seul ? Sont-ils deux ? Si je ne peux pas vivre avec Moi, qui est ce Moi ? » Ensuite, au-delà de la pensée, j’ai pris conscience que ce « Moi malheureux », comme je l’ai nommé plus tard, n’avait en fait aucune substance et qu’il n’était que fiction. Puis ma conscience cessa complètement de s’identifier à ce « Moi malheureux ». C’est à ce moment que se sont effondrés ce « moi malheureux » et la douleur qui l’accompagne; j’avais complètement cessé de m’y identifier. Il ne me restait que la seule présence de l’être. Je connus un instant de peur, comme si j’étais aspiré dans un gouffre intérieur, un grand tourbillon, et je réalisai enfin qu’il ne fallait pas résister. Là était la clé. J’ai donc abandonné toute résistance et je ne me souviens plus de ce qui est arrivé après.

Tout ce que je sais, c’est que le matin suivant, avant même d’ouvrir les yeux, j’entendis le chant des oiseaux, que ce son était extrêmement doux et que tout était extrêmement précieux. J’ai ouvert les yeux et tout était si vivant, si nouveau et si frais, c’était comme tout découvrir pour la première fois. Je me suis promené, j’ai ramassé des objets et je les ai observés. Tout me fascinait sans que je sache pourquoi. Je n’essayais même pas de comprendre. Tout était magnifique. Je me suis ensuite baladé en ville, toujours dans le même état d’esprit, même en pleine circulation. J’étais fasciné et tout était si magnifique.»

Extrait de « The Awakening West »

Pour en savoir plus sur Eckhart Tolle

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Retrouvez votre 6e sens

Posté par othoharmonie le 13 juillet 2013

Retrouvez votre 6e sens dans Etat d'être images-c

Quels moments marquent le plus nos vies ? Nos moments d’intuition. Et même si l’on parle souvent de chance, on pressent qu’il s’est passé quelque chose. Comme vous allez le découvrir dans ce dossier, ces perceptions ne sont pas anecdotiques : elles participent d’un fonctionnement normal de l’être humain. Là où la vie est intense, l’intuition entre en jeu, avec ses fulgurances et ses mystères…

Intuition… Fermez les yeux. Laissez le mot se déployer en vous – saveur, texture, sonorité. Quelles sensations vous viennent ? Des souvenirs peut-être ? Un moment où vous avez su quoi faire, sans hésiter. Un instant de connaissance qui vous a sidéré et ravi. Fragile comme une bulle de savon. Cette « forme de connaissance immédiate ne recourt pas au raisonnement » nous apprend Le Petit Robert. L’intuition désigne « le sentiment plus ou moins précis de ce qu’on ne peut vérifier, de ce qui n’existe pas encore ».

Ce n’est pas le mode de fonctionnement que privilégient nos sociétés. On s’y affirme rationnel à tout bout de champ. Dans un univers à choix multiples, base de la société de consommation, on s’épuise à toujours chercher la meilleure option, le meilleur moment pour faire les choses, le meilleur placement… C’est d’autant plus compliqué que nous croulons sous l’information. Elle voyage autour de nous, sous forme immatérielle. Elle est accessible de manière illimitée par Internet. Chaque sujet est une spécialité sondée par des myriades de spécialistes. La quantité d’information manipulée aujourd’hui par un citoyen ordinaire en une seule journée est égale à celle qu’un homme du XVIIIème siècle manipulait tout au long de sa vie.

Nous sommes submergés, stressés, affolés, et notre intuition bien souvent reste muette. C’est pourtant une ressource précieuse. Un lapin qui sort du chapeau magique, en nous épargnant les affres du choix « rationnel ». Comment la comprendre ? Comment l’expliquer ? Souvent, nous cherchons les « trucs » pour avoir de bonnes intuitions. Mais l’intuition est d’abord une attitude, comme l’a expliqué Christophe Haag, auteur de La Poulpe attitude, en référence au céphalopode qui s’est rendu célèbre en prédisant avec succès les résultats des matchs de la Coupe du monde de football. Pour ce professeur en ressources humaines, il faut « poulper », c’est-à-dire apprendre à utiliser son cerveau intuitif.

Des processus inconscients à la rescousse

Car c’est un fait : nous n’avons pas pour seuls alliés dans la vie que la logique et le calcul rationnel. Dans Le Génie de l’intuition, Gerd Gigerenzer, directeur de l’Institut Max Planck de Berlin, montre comment en situation d’incertitude – autrement dit la vie –, ceux qui ne savent rien font parfois aussi bien que les experts qui soupèsent, calculent, modélisent. Pour cela, ils utilisent un savoir inconscient fondé sur des règles culturelles implicites de leur culture.

Les neurosciences confirment que nous ne sommes que partiellement conscients de ce qui nous pousse à agir : 80 % de notre matière grise est occupée à des processus inconscients. La logique et la rationalité ne font donc appel qu’à 20 % de notre capacité cérébrale. Les moments d’intuition sont des pépites d’or, produits de ce fonctionnement inconscient soudain accessibles à la conscience. « L’intuition fait référence à un mécanisme évolué tel que la mémoire implicite, ou une intelligence inconsciente qui a enregistré au fil du temps, et de manière implicite, des éléments liés à notre expérience personnelle passée. Ces éléments, enfouis dans la mémoire, peuvent revenir à la surface lorsqu’on se trouve dans une situation similaire »affirme la neurologue Stéphanie Ortigue dans La Poulpe attitude. Le cerveau décode en permanence l’environnement, à notre insu, avec une précision incroyable.

Prenons l’exemple du seul visage : « Deux muscles produisent trois cent combinaisons et trois muscles plus de quatre mille. Nous sommes allés jusqu’aux combinaisons de cinq muscles, avec pour résultat plus de dix mille configurations faciales perceptibles » a expliqué Paul Ekman au journaliste Malcom Gladwell, auteur de La force de l’Intuition. Avec son collègue Wallace Friesen, ils se sont entraînés à répéter toutes les combinaisons au prix d’une intense gymnastique faciale. Très peu de gens maîtrisent consciemment ces idéogrammes émotionnels, mais nous tous avons appris au cours de notre existence à en discerner les principales nuances. Nous pouvons mentir, y compris à nous-mêmes, notre visage exprime notre vérité profonde. Les travaux d’Ekman et Friesen sont utilisés avec succès pour prédire la durée de vie des couples, en fonction des émotions que traduisent leurs mimiques au cours des entretiens. Voilà un savoir qui peut participer d’une intuition : j’embauche ou non ; je fais confiance – ou pas…

Ces recherches aboutissent à la revalorisation de l’intuition, historiquement considérée comme inférieure à la raison. C’est d’ailleurs aussi pour cela qu’on la disait féminine. Aux hommes le monopole de la raison, aux femmes, l’intuition. De nos jours, on sait que l’intuition est unisexe. Ce qui est finalement une bonne nouvelle pour les hommes.

Car l’intuition est indispensable à la prise de décision. Nous pouvons développer et affiner l’outil pour ne plus être dupes de nos peurs et de nos préjugés, qui brouillent l’intuition. Les stéréotypes s’expriment particulièrement en situation de stress. Dans l’affolement, les mauvaises décisions se succèdent. Suite à une bavure aux États-Unis, qui a entraîné la mort d’un Afro-Américain, le psychologue Keith Payne a mené une expérience dans laquelle il a d’abord conditionné ses sujets en projetant sur un écran d’ordinateur des visages de Noirs ou de Blancs. Puis il leur a présenté des photos à la suite les unes des autres en leur demandant d’identifier rapidement s’il s’agissait d’un fusil ou d’une clé à molette. Lorsqu’il a accéléré la cadence et diminué le temps de présentation des images, ceux qui avaient été conditionnés d’abord par les visages noirs prenaient plus souvent la clé à molette pour un fusil. En situation de tension, « ils ont cessé de se fier aux preuves réelles que leur transmettaient leurs sens pour glisser dans un système rigide et inflexible guidé par les stéréotypes » résume Gladwell. Si la capacité de l’être humain en matière de balayage et de jugements éclairs est extraordinaire, elle a donc besoin de temps pour s’exprimer. Le stress et l’affolement sont contre-productifs, l’expérience et la confiance en soi sont des alliées précieuses. Il est possible d’entraîner sa sensibilité intuitive. Malcom Gladwell rapporte que Paul Ekman a conçu plusieurs tests pour évaluer la faculté d’interpréter les expressions faciales. L’un d’eux est un exercice de détection de mensonge. C’est un exercice très difficile, et ceux qui le réussissent sont aussi ceux qui se sont beaucoup entraînés.

Les capacités de perception intuitive sont décuplées lorsque le cerveau est en état de synesthésie, c’est-à-dire que tous les centres – vision, motricité, audition… – travaillent en coopération. Cet état, qui nous rend hypercompétitifs, peut être stimulé par l’activité physique, et plus spécifiquement par ce qui favorise en nous l’état de transe, potentialisant l’utilisation de notre cerveau intuitif. Pour Jean Becchio, président de l’Association française d’hypnose, l’intuition allie forcément l’apprentissage, les expériences, et la synesthésie…

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