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Revivre maintenant

Posté par othoharmonie le 22 juillet 2013

… Revivre maintenant …

Entrevue avec Guy Corneau réalisée par Claudia Collard  

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Non seulement Guy Corneau a-t-il survécu à un cancer diagnostiqué en phase terminale, le célèbre auteur et psychanalyste est ressorti plus fort de sa traversée à l’encontre de la maladie. Si les épreuves lui ont permis de comprendre l’importance d’entretenir la joie qui réside à l’intérieur de chacun de nous, tous peuvent aujourd’hui bénéficier de ses sages conseils. «N’attendez pas d’être malade pour choisir la vie chaque jour.»

Invité par l’Ensoleillée dans le cadre de la Semaine nationale de la santé mentale, Guy Corneau accordait une entrevue téléphonique à L’Écho peu avant sa conférence, donnée mardi soir à l’auditorium Montignac. Son récit, qu’il raconte plus en détails dans son livre Revivre, démontre l’importance d’entretenir une santé globale, à l’intérieur comme à l’extérieur de son corps.

« Lorsque j’ai reçu le diagnostic, mon estomac, ma rate, mes poumons étaient affectés. J’avais un cancer de grade 4. Normalement il s’agit du stade final. Évidemment j’ai vécu une période difficile… J’avais peur. Mais il fallait que je me décide; j’avais le choix entre vivre ou mourir à petit feu. J’ai choisi de vivre », relate-t-il.

Ayant vécu des années avec une colite ulcéreuse -maladie supposément chronique mais dont il ne souffre plus aujourd’hui- Guy Corneau avait déjà réalisé l’importance d’allier divers types de thérapies pour maximiser ses chances de guérison. Son cancer, il l’a combattu grâce à l’efficacité des traitements médicaux, combinée à celle d’autres 
approches, dont l’homéopathie, la méditation, la visualisation, la médecine énergétique et la psychothérapie.

Le psychanalyste se défend bien de dénigrer la médecine traditionnelle. «Au contraire, sans l’apport de la science médicale et des spécialistes, je ne serais plus là aujourd’hui. Je n’oppose pas la médecine traditionnelle aux autres approches. Ce n’est pas l’une contre l’autre, mais l’une et l’autre qui m’ont permis de guérir.»

Cette guérison qui lui a permis de «revivre» est porteuse d’espoir pour les personnes atteintes d’un cancer, en plus d’être un message «préventif» dont tous peuvent bénéficier.

M. Corneau insiste ici sur l’importance d’être en accord avec soi.

«Il y a des facteurs qu’on ne peut pas contrôler, comme la génétique, mais on peut choisir son état intérieur. Le stress n’est pas la cause de la maladie mais il en est le déclencheur. C’est lui qui envoie un message aux cellules de notre corps. On a besoin de joie pour vivre; lorsqu’on mène une existence uniquement tournée vers les autres, lorsqu’on a trop de devoirs et de responsabilités, c’est la maladie qui répond. D’où l’importance de se brancher directement sur la joie qui existe en soi.» Comment cultiver ce contact privilégié avec soi-même ? 

«En pratiquant des activités qui stimulent notre goût de vivre, en se donnant du temps de ressourcement», explique Guy Corneau, signalant que ces moments peuvent prendre tantôt une forme aussi contemplative» que la méditation, tantôt un caractère plus festif, telle une soirée sur un plancher de danse. 

L’objectif : passer d’une existence automatique à une existence volontaire.

L’auteur de Revivre suggère de décider dès l’heure du lever dans quel état intérieur on souhaite passer sa journée et s’y rebrancher au besoin en fonction des événements qui surviennent. «On ne peut pas choisir tout ce qui nous arrive mais on peut choisir comment le vivre. Notre cerveau ne fait pas la différence entre notre état intérieur et la situation extérieure.» M. Corneau précise que l’aide d’un thérapeute est parfois nécessaire afin de trouver ce qui produit ces états intérieurs qui sont sources de souffrance.

Pour en savoir plus long sur l’approche préconisée par le psychanalyste, visiter : www.guycorneau.com 
On y retrouve notamment un exercice de visualisation intitulé « Dialogue avec les cellules », plusieurs chroniques vidéo et de l’information sur les ateliers « Vivre en santé » dirigés par Guy Corneau et l’enseignant spirituel Pierre Lessard.

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Quel monde pour nos enfants ?

Posté par othoharmonie le 22 juillet 2013

 

par Albert de Pétigny

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Albert de Pétigny

La philosophe Hannah Arendt écrivait en 1954 : « Qui refuse d’assumer la responsabilité du monde ne devrait ni avoir d’enfants, ni avoir le droit de prendre part à leur éducation… »(1). Cette phrase ne nous renvoie-t-elle pas directement à notre mission d’adulte, à notre devoir d’accompagnateur de ces humains en devenir ?

Nous vivons actuellement dans un monde schizophrène. Nous savons que notre planète pourrait sans trop de problème nourrir normalement 12 milliards d’êtres humains(2). 
Mais en 2006, un humain sur 6 a été gravement et en permanence sous-alimenté(2). Nous savons que le mode de vie « à l’occidentale » n’est pas viable à moyen terme et que les énergies fossiles vont manquer. 
Mais nous construisons des avions plus gros que jamais, et la Chine prévoit de construire une centaine d’aéroports dans les 12 ans à venir(3). 

Le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) estimait, dans son rapport 2006, que 85 milliards de dollars par an sur une période de 10 ans permettrait de garantir à tout être humain l’accès à l’éducation, aux soins de santé essentiels, à une nourriture adéquate, à l’eau potable et, pour les femmes, à des soins de gynécologie et d’obstétrique. 
850 milliards de dollars sur dix ans… à comparer aux 1204 milliards de dollars dépensés pour l’armement dans la seule année 2006(4) ou aux 700 milliards de dollars du plan Paulson. 

Face à de telles incohérences, quel bagage pouvons-nous donner à nos enfants ? 
Avant 6 / 7 ans, avant l’apprentissage de la lecture souvent, l’enfant vit dans un monde magique. Un monde peuplé de formes, de sons, auxquels l’enfant peut, – en grande partie – donner le sens qu’il souhaite. Le sens donné est le plus souvent lié à ce que l’enfant vit et ressent autour de lui. 
Depuis Dolto, il est maintenant clair pour beaucoup que cette prime enfance est le meilleur moment pour développer l’estime et la confiance en soi. Un âge idéal pour faire découvrir à nos enfants ce qui nous touche dans la nature, pour chanter, danser avec eux. Prendre le temps d’une lecture du soir, rester au contact de son enfant qui, bien souvent, en redemande. 

Dans le même temps, l’enfant s’ouvre aussi au monde qui l’entoure. Peu à peu, l’enfant prend conscience de l’Autre, comprend ce qu’il peut apporter aux autres. Un enfant maintenu hors de cette conscience des autres peut tout à fait rester sûr de lui, maître de son destin. _ Mais à quel prix ? 

Cette ouverture aux autres, c’est avant tout en famille que l’enfant peut la trouver… ou pas. La phrase de Gandhi « Incarnez le changement que vous souhaitez voir dans le monde » devrait commencer au sein de la famille. 
Crier sur un enfant pour lui dire de ne pas crier et de se calmer est une bombe à retardement. Oui, l’enfant, sous le coup de l’injonction, va sans doute s’arrêter de crier. _ Mais quel exemple lui donne-t-on ? 
Plus l’enfant grandit, plus il se charge de nos incohérences d’adultes, de modèles. Que fait l’adolescent la plupart du temps si ce n’est mettre l’adulte face à ses propres incohérences ?

Quel rapport, me direz-vous, avec l’état du monde ? 
Comment croyez-vous qu’un enfant confiant en lui, attentif aux autres, qui à 10/12 ans sait lire et commence à décrypter l’information, réagit face à l’état du monde ? Il a en fait 2 grandes options : soit il se dit qu’il peut changer le monde, soit il préfère se réfugier dans un monde parallèle, que ce monde soit virtuel ou artificiel. 

Adultes, nous pouvons quelquefois avoir le sentiment que nos actes quotidiens, nos efforts pour changer les choses ne sont au final qu’une manière de nous donner bonne conscience, mais que la partie est jouée. Peut-être l’est-elle pour nous. Oui. Elle est certainement en partie jouée lorsque nous démissionnons ainsi. 

Pensez-vous que l’enfant est prêt à démissionner, lui ? Au contraire ! Et si nous ne le faisons plus pour nous, faisons-le pour lui. 
Notre devoir est alors de donner à l’enfant les outils pour passer à l’action. Passer deux jours à nettoyer un ruisseau. Monter une association pour récolter des fournitures scolaires et les envoyer en Afrique. Rejoindre une association d’animation de quartier…
Les idées ne manquent pas pour les curieux ! Et tout comme le colibri, vous serez heureux, ensemble, de faire « votre part ». 

  La légende du colibri (conte amérindien raconté par Pierre Rabhi) 
« Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés et atterrés observaient le désastre, impuissants. Seul le petit colibri s’active, allant chercher quelques gouttes d’eau dans son bec pour les jeter sur le feu. Au bout d’un moment, le tatou, agacé par ses agissements dérisoires, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Tu crois que c’est avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ? » « Je le sais, répond le colibri, mais je fais ma part ». 

(1) « La crise de l’éducation » dans « La crise de la culture » 
(2) World Food Repport de la FAO 
(3) Dépêche AFP du 26/01/2008 
(4) Rapport du SIPRI publié le 8 juin 2007

  Quelques liens pour aller plus loin : 
  Livres publiés par les auteurs de l’article : www.pourpenser.com 
  Association Enfance et Musique : www.enfancemusique.asso.fr 
  Le mouvement des colibris : www.colibris-lemouvement.org

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le sacré se trouve localement

Posté par othoharmonie le 22 juillet 2013


par David Abram

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David Abram

Philosophe américain, de la lignée du phénoménologiste français Merleau-Ponty, prestidigateur fasciné par nos perceptions sensorielles, linguiste ami des peuples primordiaux, juif animiste adorateur du divin dans la nature, David Abram, auteur d’un livre si profond sur « le charme des sens », que les bouddhistes de Karma Ling l’utilisent dans leur formation, David Abram ne passe assurément pas inaperçu. Il y a du Thoreau dans cet homme d’une spontanéité et d’une fraîcheur rares. Pour lui, l’urgence est que chacun se réinsère dans un lieu spécifique et y découvre le sacré.

Nouvelles Clés : Vous n’arrêtez pas de voyager, votre séjour à Karma Ling a-t-il quelque chose de spécial pour vous ?

David Abram : Oui, d’abord à cause de ces montagnes et de ce monastère que l’on sent remplis d’histoires. Et puis je peux sentir, avec mon corps, que la communauté bouddhiste qui vit ici est d’une ouverture exceptionnelle, notamment à l’égard des cultures primordiales. J’ai rencontré leur directeur, Lama Denys, la semaine dernière, à Paris, et j’ai été frappé par sa vision des choses, sa tolérance, son sens de l’humour, son affinité avec les traditions magiques. Pour moi, c’est fondamental. Trop souvent, les enseignements spirituels érigent ces traditions en tabou. Parler de l’esprit comme totalement incarné, immanent au monde sensuel, concevoir le monde matériel comme vivant jusque dans sa plus infime parcelle, demeure suspect à bon nombre d’instructeurs spirituels. Nous persistons à ne voir l’esprit qu’au-dessus de nos têtes. Descendre dans la matière, en-dessous de la surface de la terre, reste pour la plupart dangereux : là gît le mal, le diable, l’enfer. Je ne partage pas ce genre de réticence. Ceux qui réagissent ainsi sont peut-être “éveillés“, mais ils passent à côté du délice et de la beauté de l’humus, de l’herbe qui en surgit, du vent qui murmure entre les aiguilles des pins, de l’élégance et de l’éloquence des montagnes. En tant que personne dévouée à la terre, qui sent notre temps vivre une déperdition tragiquement rapide de la beauté du monde – l’abattage des forêts, la canalisation des rivières, l’empoisonnement de cet air qui est l’esprit même que nous respirons -, je me demande souvent ce qui a provoqué un pareil aveuglement et une pareille surdité face au monde dans lequel nous baignons pourtant à tout instant. Je ne crois pas que la cause en soit seulement notre technologie. Ce sont nos présupposés religieux et spirituels qui nous ont conduits à négliger et même à dénigrer la matière, et à oublier que matière et mater sont réellement la même chose : la mère. Une respiration vivante, maternelle, voilà ce qu’est la matière. Il existe une exquise affinité entre elle et l’esprit et nous n’avons nul besoin de la quitter pour toucher la dimension spirituelle de l’être. L’esprit se cache dans chaque chose. Et ici, à Karma Ling, j’ai l’impression de séjourner dans une communauté qui sait cela et qui essaye d’incarner et de sentir de plus en plus le sacré de façon immanente. Non pas dans une transcendance d’au-delà des sens, mais à l’intérieur de ceux-ci.

N.C. : Cet après-midi, vous nous avez parlé, avec une poésie et une musicalité magnifiques, du fait que l’essentiel ne pouvait pas se dire, que l’Un était ineffable, que le Tétragramme de vos ancêtres juifs – YHWH – ne pouvait s’exprimer que comme une rythmique respiratoire inaccessible aux concepts. N’y a-t-il pas, dans cette indicibilité, quelque chose de transcendant tout de même, finalement ?

D.A. : Pour parler du plus sacré des noms sacrés de Dieu, j’ai en effet évoqué une façon de respirer, ou de souffler, qui ne vous rend pas seulement conscient de votre respiration, comme font beaucoup de traditions, mais qui vous met en continuité avec le vent – ce qui a une grande importance pour moi -, le vent, cette substance invisible qui parle dans les feuilles des chênes et des frênes qui nous entourent dans cette montagne, qui meut les nuages, cet invisible médium au travers duquel volent les oiseaux. L’air, en tant qu’esprit de ce monde, pourrait-on dire, nous connecte indéniablement à tous les autres êtres. Dans un échange perpétuel, nous inspirons ce qu’expirent les arbres, qui inspirent ce que nous expirons. La conscience que l’air de notre respiration est en continuité avec le vent et avec les arbres nous fait sentir de façon palpable qu’il nous connecte à la totalité du paysage. Mais dans le monde moderne, nous avons oublié ce médium et nous ne parlons plus que de l’“ espace ” qui nous sépare les uns des autres, et de toutes les entités. Nous ne réalisons pas qu’il y a quelque chose, là, juste là, en nous et autour de nous, qui nous relie à tout instant ! Comment diable avons-nous pu l’oublier et ne plus le voir ? Je ne sais pas.

Alors, y a-t-il une transcendance ? Oui, bien sûr. Quelque chose transcende notre manière ordinaire de parler, de nous figurer le monde. Il existe une façon plus réciproque d’entrer en relation avec toute la respiration du paysage. Dans ce sens, il y a transcendance. Vous m’interrogez sur la prononciation du Nom. Le Tao que nous appelons le Tao n’est pas le Tao, n’est-ce pas ? L’Un est encore un nom et donc rate sa cible. Peut-être le Mystère est-il un geste ? Seul un geste saurait peut-être Le désigner. C’est le moment présent, dans son ultime intimité. C’est… ceci (David fait un geste rond qui englobe son environnement), ce dans quoi nous nous trouvons, dans quoi nos corps animaux baignent.

Dans mon travail, je cherche à trouver des façons de parler qui ne nous projettent pas hors de notre réciprocité immédiate, spontanée, ressentie, avec les autres êtres qui partagent ce moment avec nous. J’ai l’impression qu’aujourd’hui, dans le monde technologique occidental, les gens pensent que les mots représentent la réalité. À peine auriez-vous parlé, que vous vous retrouveriez en dehors du moment présent. Je ne pense que cela soit nécessaire. Je crois qu’il y a d’autres voies d’utilisation du langage, non comme une représentation du monde, mais comme un chant du monde, non pour parler à propos des choses, mais pour parler aux choses, pour les contacter, pour laisser le silence lui-même respirer. Je crois qu’il existe des manières de parler qui ne rompent pas le silence.

C’est bien sûr ce dans quoi tout vrai poète est engagé. Et tout se passe comme si nous devions tous désormais devenir des poètes, du moins si nous espérons nous éveiller à la terre et aux autres espèces, suffisamment vite pour renverser, pendant ce qui nous reste à vivre, la détérioration ultra-rapide de l’humanité et de la nature, pour arrêter cette terrible hémorragie de beauté. Or, en un sens, c’est notre langage qui nous coupe de ce que nos corps connaissent pourtant très spontanément et intimement. Notre façon de parler nous coupe de notre cœur, de notre corps, nous les fait regarder comme si nous étions décorporés, nous tenant hors du monde.

Lire la suite ici …. 

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