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PRATIQUE de la communication

Posté par othoharmonie le 26 août 2013

 PRATIQUE de la communication dans AUTEURS A CONNAITRE images-81

Marshall B. Rosenberg est le fondateur de la Communication Non Violente. Il parcourt le monde pour promouvoir la paix et proposer sa médiation dans des situations de conflit. Il est auteur et a publié plusieurs ouvrages. L’extrait de ce livre nous invite à découvrir les fondements spirituels de la CNV. Au delà de la manière un peu didactique des formulations, il est à noter combien l’essentiel reste dans la reconnaissance du possible lien à créer avec l’énergie divine de l’autre : comment se mettre à l’écoute de ses sentiments et de ses besoins à l’instant même où le dialogue se passe. 

Je travaillais dans un camp de réfugiés situé dans un pays qui n’appréciait pas beaucoup les ÉtatsUnis. Lorsque mon interprète annonça que j’étais américain – devant une assemblée d’environ cent soixante-dix personnes -, un homme se leva d’un bond et me cria au visage: « Assassin! »

Ce jour-là, je me félicitai de connaître la Communication Non Violente. Grâce à elle, je pus voir la beauté derrière le message de cet homme, ce qu’il y avait de vivant et d’humain en lui. La Communication Non Violente nous permet d’entendre les sentiments et les besoins qui se cachent derrière tout message, quel qu’il soit.

Je lui dis alors: « Êtes-vous furieux parce que mon pays ne comble pas votre besoin de soutien? »

Pour en arriver à m’exprimer ainsi, il fallait que j’essaie de me relier à ses sentiments et à ses besoins. J’aurais pu me tromper. Mais même si nous nous trompons, le simple fait de tenter sincèrement d’entrer en lien avec l’énergie divine de l’autre - c’est-à-dire avec ses sentiments et ses besoins à cet instant – lui montre que, quelle que soit la manière dont il s’exprime, notre attention est tournée vers ce qui est vivant en lui. Et lorsque l’autre a cette confiance, nous sommes bien partis pour établir un lien qui permettra de satisfaire les besoins de chacun.

Dans mon exemple, cela ne s’est pas produit tout de suite, car l’homme était dans une grande souffrance.

Il se fait que j’étais tombé sur le bon besoin, car il me répondit: « Et comment! » et ajouta « Nous n’avons pas d’égouts. Nous n’avons pas de logements. Pourquoi nous envoyez-vous des armes? »

Je lui répondis: « Monsieur, si j’entends bien, vous dites que vous avez besoin d’égouts et de logements, et que cela vous fait mal que l’on vous envoie des armes à la place. » « Évidemment! » me dit-il, « Savez-vous ce que cela représente de vivre ainsi pendant 28 ans? » « Monsieur, vous dites que c’est vraiment pénible et que vous avez besoin de compréhension pour les conditions dans lesquelles vous vivez. »

Une heure plus tard, cet homme m’invita chez lui à manger le repas du Ramadan.

Marshall B. Rosenberg –extrait de : Spiritualité pratique de la Communication Non Violente – Editions Jouvence -

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Introduction au voyage chamanique

Posté par othoharmonie le 26 août 2013

Introduction au voyage chamanique dans Chemin spirituel telechargement-5

Le pouvoir de guérison des chamanes est aujourd’hui pris au sérieux par un nombre croissant de professionnels de la santé. Avec le livre La voix du Chamane traduit par Laurent Huguelit, l’anthropologue Michael Harner nous emmène à la source de la guérison chamanique.

Chamane est un mot de la langue des Tungus ou Toungouses de Sibérie – appelés aujourd’hui « Evenk » – qui a été largement adopté par les anthropologues pour désigner des personnes qui, dans une grande variété de cultures non occidentales, étaient auparavant connues sous les appellations de « sorcière », « sorcier », « homme-médecine », « enchanteur », « homme de magie », « magicien » ou « voyant ». Contrairement à ces étiquettes familières, le terme chamane a l’avantage de ne pas être chargé de préjugés ou de significations contradictoires. Qui plus est, il ne suffit pas d’être un homme-médecine ou un sorcier pour être un chamane.

Un chamane est un homme ou une femme qui entre – volontairement – dans un état modifié de conscience afin de contacter et d’utiliser une réalité qui est d’ordinaire cachée, en vue d’acquérir de la connaissance et du pouvoir, ainsi que pour aider d’autres personnes. Le chamane possède au moins un, et généralement plusieurs, « esprits » à son service.

Comme l’observe Mircea Eliade, le chamane se distingue des autres magiciens et hommes-médecine par son utilisation d’un état de conscience qu’Eliade, suivant la tradition mystique occidentale, appelle « extase ». Mais la pratique de l’extase seule, souligne-t-il avec justesse, ne définit pas le chamane, parce que le chamane dispose de techniques d’extase spécifiques. Eliade explique que par conséquent, « on ne peut donc pas considérer n’importe quel extatique comme un chamane ; [le chamane] est le spécialiste d’une transe, pendant laquelle son âme est censée quitter son corps pour entreprendre des ascensions célestes ou des descentes infernales ». À cela, j’ajouterais que, dans sa transe, le chamane travaille normalement en vue de guérir un patient en restaurant son pouvoir bénéfique ou vital, ou en aspirant des forces nuisibles. Le voyage auquel Eliade se réfère est spécialement entrepris afin de restaurer le pouvoir ou de retrouver une âme perdue.

L’état de conscience extatique, ou modifié, et la perspective acquise qui caractérisent le travail chamanique peuvent être utilement appelés État de conscience chamanique (qui sera à partir de maintenant désigné sous l’abréviation ECC). L’ECC comporte non seulement une transe ou un état de conscience transcendant, mais également une conscience des méthodes et des postulats chamaniques acquis dans cet état. L’ECC s’oppose à l’État de conscience ordinaire (ECO), au sein duquel le chamane retourne après avoir mené à bien son travail spécifique. L’ECC est la condition cognitive dans laquelle sont perçues la « réalité non ordinaire » de Carlos Castaneda et les « manifestations extraordinaires de la réalité » de Robert Lowie. L’aspect acquis de l’ECC inclut des informations sur la géographie cosmique de la réalité non ordinaire, afin que l’on puisse savoir où voyager pour trouver la plante ou l’animal (ou tout autre pouvoir) approprié. Cela inclut la connaissance des moyens par lesquels l’ECC permet d’accéder au Monde d’en bas chamanique.

L’aspect acquis de l’ECC inclut des informations sur la géographie cosmique de la réalité non ordinaire, afin que l’on puisse savoir où voyager pour trouver la plante ou l’animal (ou tout autre pouvoir) approprié. Cela inclut la connaissance des moyens par lesquels l’ECC permet d’accéder au Monde d’en bas chamanique.

En ECC, le chamane éprouve une joie ineffable caractéristique devant ce qu’il voit, une admiration respectueuse face aux mondes superbes et mystérieux qui s’ouvrent devant lui. Ses expériences sont semblables à des rêves éveillés qui paraissent réels et au sein desquels il peut contrôler ses actions et diriger ses aventures. Alors qu’il est en ECC, le chamane est souvent stupéfait par la réalité de ce qui lui est présenté. Il parvient à accéder à un univers entièrement nouveau, pourtant familier et ancien, qui lui fournit des informations profondes à propos du sens de sa propre vie et de sa propre mort, ainsi que sur sa place dans la totalité de toute existence. Durant ses grandes aventures en ECC, il maintient un contrôle conscient sur la direction de ses voyages, mais ne sait pas ce qu’il découvrira. Il est un explorateur indépendant dans les palais infinis d’un splendide univers caché. Enfin, il rapporte ses découvertes afin d’enrichir son savoir et d’aider les autres.

Le chamane est un voyant accompli qui pratique généralement dans l’obscurité, la nuit ou au moins avec les yeux couverts, afin de « voir » clairement. Certaines formes de vision chamanique peuvent être réalisées les yeux ouverts, mais cette sorte de perception est souvent d’une nature moins profonde. Dans l’obscurité, le chamane n’est pas distrait par la réalité et peut se concentrer sur les aspects de la réalité non ordinaire essentiels à son travail. Mais, l’obscurité seule ne suffit pas à la vision chamanique. Le voyant doit également entrer en ECC, assisté par le son du tambour, par des hochets, des chants et de la danse.

La suite du dossier « Une semaine pour découvrir le chamanisme »

EXTRAIT DE La Voie du chamane, Michael Harner (Traduction inédite de Zéno Bianu, mise à jour par Laurent Huguelit)
Mama Editions (Avril 2011) 

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