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Les Enfants : les êtres les plus doués sur le plan psychique

Posté par othoharmonie le 8 octobre 2013

Les Enfants : les êtres les plus doués sur le plan psychique dans APPRENDS-MOI guerissant

Chaque fois que vous posez les yeux sur un nouveau-né ou un bambin, essayez de vous rappeler qu’à l’intérieur de ce tout petit corps à peine capable de prononcer quelques mots, vit un esprit sage, complet et expérimenté et l’un des êtres les plus  doués sur le plan psychique ? Comme ils viennent tout juste d’arriver de l’AU-DELA, ils ont souvent un souvenir extrêmement vivace de leur plan de vie, de leur Guide Spirituel et de leurs Anges, de leurs vies passées. S’ils ont de la chance, personne n’aura eu l’occasion de les mettre mal à l’aise, de les ridiculiser ou de les réprimander lorsqu’ils veulent en parler.

Croire que les bébés arrivent dans ce monde avec un dossier vierge ! Si c’était le cas, comment se fait-il que des enfants naissent avec une passion innée pour les trains, la guerre d’Indépendance, la biologie marine, les grands voiliers, la médecine ou l’archéologie alors qu’ils n’y ont jamais été exposés ne serait-ce qu’une seconde ? es enfants peuvent venir au monde avec différentes phobies, comme la peur des hauteurs ou de l’eau, des endroits exigus, des araignées ou du tonnerre, même si personne autour d’eux n’exprime le même genre de crainte. Comment cela est-il possible ?

Des gens « ordinaires » donnent naissance à des enfants prodiges dont les extraordinaires réalisations bouleverseront le monde des arts, du sport, de l’éducation et de la musique. Comme cela est-il possible ? Franchement, comparée à mon explication parfaitement logique basée sur l’influence des vies passées, l’idée que tout se décide par un coup du sort n’est-elle pas la plus invraisemblable des deux ?

-  Un enfant de cinq ans regarde sa mère droit dans les yeux après qu’elle lui eut servi son repas préféré et lui dit : « tu es la meilleure des quinze mères que j’ai eues jusqu’à présent ».

- Un enfant de six ans n’arrive pas à garder son sérieux tandis que son père le gronde. Son père lui demande ce qu’il y a de si drôle, et l’enfant répond : « Tu te souviens quand j’était ton père et que tu étais mon enfant et que je te grondais comme tu le fais aujourd’hui ?

 - Un couple initie leur petit garçon de quatre ans à la randonnée pédestre. Arrivé près d’un pont enjambant un ruisseau, le petit garçon s’arrête et annonce : « Oh, non ! Je ne veux plus jamais traverser le pont ». A leur connaissance, non seulement il n’avait jamais vu de pont auparavant, mais il ne savait même pas ce que c’était.

 Beaucoup de parents ont envisagé toutes les explications possibles (les rêves, la télévision, les camarades de jeux précoces et même le redoutable « imaginaire débordant »), pour essayer de comprendre l’origine de ces remarques inattendues. Ils ont envisagé toutes explications à l’exception de celle qui est la plus sensée, à savoir, que leur enfant se souvent de ses vie passées, et cela en dépit du fait que ces parents croient également que notre esprit survit après la mort. Vos enfants ne font que vous confirmer ce que vous saviez déjà. Pourquoi tenter désespérément de trouver une autre explication ?

 Les parents demandent souvent ce qu’ils doivent répondre à leur enfant la prochaine fois qu’il leur fera un commentaire aussi « étrange ». Je leur demande alors ce qu’ils ont répondu la première fois. Bien sûr, il faut tenir compte du fait qu’ils ont été pris par surprise, mais en général, ils ont répondu : « Arrête ! », « Tais-toi, tu me donnes la chair de poule ! » ou « les gens vont penser que tu es fou si tu continues à dire des choses pareilles ! » Seulement vingt pourcent des parent voient dans ces commentaires fascinants une occasion unique d’explorer l’esprit et les souvenirs passés de leur enfant, sans parler de discuter avec quelqu’un fraîchement débarqué de l’au-delà.

 Encouragez vos enfants à partager avec vous ce qui leur trotte dans la t^te, apprenez à les écouter et montrez-vous toujours ouvert d’esprit ; c’est de toute évidence un excellent conseil dont devraient tenir compte tous ceux qui ont des enfants. Mais je voudrais aussi que vous les encouragiez dès leur plus jeune âge à vous expliquer les allusions que vous ne comprenez pas. Posez-leur des questions du genre : « Où étais-tu avant de venir ici ?  ou « Qui parmi nous connaissais-tu avant de venir au monde ?  sans juger leurs réponse sou laisser voir votre scepticisme. Vous renforcerez ainsi leur confiance en vous, justifierez la notion voulant que tout ce qu’ils ont à dire est important, et créerez entre vous un espace de dialogue qui durera toute votre vie si vous y prenez garde.

Je suis également prête à parier qu’au cours de ces conversations vous serez étonné de découvrir à quel point vos enfants sont fascinants et tout ce dont ils se souviennent, et que vous vous rappeliez également à leur âge, jusqu’à ce qu’on vous dise qu’il ne faut pas parler de ces choses.

 Les jeunes enfants perçoivent plus facilement que les adultes les esprits, les fantômes, les Guides Spirituels, les Anges et toutes les autres entités qui habitent dans la dimension de l’AU-DELA. Une fois encore, cela tombe sous le sens, car après tout, ils arrivent tout juste de là-bas. S’ils disent voir des gens que vous ne voyez pas ou entendre des vois que vous n’entendez pas, ne leur demandez pas simplement de vous en parler – assoyez-vous ensemble et préparez-vous à avoir une discussion captivante. Demandez-leur de vous décrire leurs « amis imaginaires » pendant que vous y êtes. Il y a de fortes chances qu’ils ne soient pas du tout imaginaires et que vous ayez la chance de côtoyer des petits êtres qui ont l’oreille du monde des esprits.

En fait, l’une des meilleures choses que vous puissiez faire pour votre propre éducation et pour que votre enfant développe sa confiance en lui-même est d’éliminer de votre vocabulaire la phrase « Tu t’imagines des choses ». Premièrement, il est probable que vous vous trompiez. Deuxièmement, je ne sais ce que vous en pensez, mais je n’apprécie pas tellement qu’on me dise que j’imagine des choses quand pour moi ces choses sont bien réelles. Pourquoi les enfants ne souffriraient-ils pas comme nous de se le faire dire constamment ? Je tiens à le répéter : les enfants comptent sur terre parmi les êtres les plus doués sur le plan psychique. Ne l’oubliez pas la prochaine fois que vous tenterez de vous faire convaincre qu’il ne faut jamais se disputer ou se chamailler devant les enfants, comme si un enfant pouvait ne pas savoir ce qui se passe entre ses parents. Ils savent très bien ce qui se passe, même lorsqu’ils dorment – mais je devrais dire – surtout lorsqu’ils dorment, alors que leur esprit spirituel est complètement éveillé. Qu’ils vous entendent consciemment ou non, cela n’a pas d’important. Leur petit esprit subconscient est toujours au courant de tout.

C’est pourquoi je crois qu’il est si important de parler à vos enfants pendant qu’ils dorment. Ne vous inquiétez pas ; ils comprendront ce que vous leur direz. Leur vocabulaire conscient est peut-être limité en raison de leur âge, mais l’esprit auquel vous vous adressez via leur subconscient est éternel et s’exprime avec la même facilité que vous. La sérénité, la sécurité et la guérison que vous pouvez apporter à votre enfant durant son sommeil seront bénéfiques non seulement pour lui, mais aussi pour le lien entre votre esprit divin et le sien. Je sais que cela semble un peu tiré par les cheveux. Mais essayez quand même, tous les soirs pendant deux semaines, lorsque vous vous arrêtez près de leur berceau ou de leur lit pour voir si tout va bien ; cela ne peut pas faire de mal et ne vous prendra que quelques instants, et si j’ai effectivement raison, imaginez tout ce que vous en retirerez !

Tout ce que vous avez à faire est de vous approcher de votre enfant endormi afin qu’il ou elle puisse entendre votre chuchotement sans pour autant se réveiller, puis réciter la prière suivante – ou inventez-en une en choisissant les mots qui vous viennent naturellement : 

« Mon cher enfant, je suis honoré que tu m’aies choisi comme guide et gardien de ton esprit sacré au moment où il entreprend une nouvelle vie sur terre. Je te promets de faire tout ce qui est en mon pouvoir pour que tu sois toujours en sécurité, en santé, joyeux et en contact avec le Dieu qui t’a créé et qui vit en toi à chaque battement de ton cœur. Je te souhaite de conserver toute la sagesse et le bonheur accumulés au cours de tes vies passées, et de te libérer de la tristesse, de la peur, de la maladie et de la négativité contenues dans ces mêmes vies, afin qu’elles soient dissoutes pour toujours dans la blanche lumière de l’Esprit Saint« . 

Il faut vraiment tout un village pour élever un enfant. Tâchons donc d’inclure tous les enfants du monde dans nos prières et travaillons chaque jour à faire de notre village un endroit meilleur, plus sûr et plus accueillant. 

Extrait du livre : Aller-retour dans l’Au-delà   page 118 – de Sylvia Browne aux éditions Ada 

Publié dans APPRENDS-MOI, En 2012-2013 et après 2016, Entre amis, LECTURES Inspirantes | Pas de Commentaire »

CHANGER DE MONDE

Posté par othoharmonie le 8 octobre 2013

CHANGER DE MONDE dans Nouvelle conscience images-a1

Le pouvoir citoyen. Est-ce que cela vous dit quelque chose? Depuis 2007, une communauté supranationale – elle diffuse en 15 langues- réunit des millions de cyber militants à travers le monde. Leur but: « encourager tous les citoyens du monde à se mobiliser pour réduire l’écart entre le monde que nous avons et celui voulu partout par le plus grand nombre » En 24 heures Avaaz peut rallier des millions de voix pour lutter contre une infamie. Certaines luttes sont longues, mais les résultats confirment qu’il y a là une nouvelle forme de pouvoir avec une vision planétaire d’équité, une manifestation concrète de la très jeune ère du Verseau.

Mais si vous êtes inconscient de cette force montante, vous ne pouvez pas y goûter, en faire partie ni y trouver réconfort. Que reste-t-il de nos amours ? La vie de tous les jours. Et pour beaucoup de gens, cette vie de tous les jours est grignotée par des attentes, des envies de plus d’argent, des désirs inassouvis, des conflits et toute une série de fausses obligations dont ils semblent incapables de se dépêtrer. On peut dire alors que leur vie est gérée par le Mental.

Le Mental est un obsédé du temps (le temps c’est de l’argent) Sa théorie : Comme il y a tant à faire, il faut sauver du temps. Pour vivre plus tard. Mais dès que vous sortez de l’emprise du mental, cela devient évident que ce ne sera jamais le temps, qu’il aura toujours quelque chose à faire.

Le Mental- qui est sûrement lié au cerveau gauche- est comme un ordinateur, un agenda intelligent. Merveilleux pour toutes sortes de tâches, mais pour bien vivre, vous avez besoin d’apprendre que vous avez aussi un cerveau droit. Équilibrer le Mental, ne pas lui laisser toute la place, c’est un des bienfaits de la pratique de la méditation. Vivre maintenant, être dans l’expérience, les enfants semblent le savoir spontanément. Les adultes ont plus tendance à l’avoir oublié.

Le cerveau droit semble davantage intéressé à l’expérience en soi, qu’à la comptabilité. Il est impliqué quand on relaxe, médite. C’est avec lui qu’on semble créer, se dépasser, celui avec lequel on vit d’autres espaces. Tant que vous ne réalisez pas que vous pouvez choisir, vous vivez avec le programme par défaut. Celui qui est pressé de cocher sur sa liste pour pouvoir vivre plus tard.

Le mental va dire : « pas besoin de regarder cette main-là, une main c’est fait comme ça ! » Toujours pour sauver du temps, le mental pense à autre chose en écoutant. « Il y a un gros 40% de redondance ». « Ben oui ! Une rose ça sent bon ! Pas besoin d’y mettre son nez » Dans la même lignée de pensée, facile d’affirmer « que la vie c’est toujours pareil, que jamais rien ne change. Le mental se justifie ainsi de courir sans regarder autour, de «trouver ça plate, déprimant au boutte! » Pour finir par croire qu’il est tout seul avec ses problèmes et sa liste de choses à faire. Et que c’est ça la vie ! 

En cette année du Serpent, belle occasion de cesser de se mordre la queue !

Y a-t-il encore quelqu’un qui ignore le rôle joué par nos croyances dans notre vie ? Ben oui! Nos croyances dirigent nos vies. Ainsi, si vous ne croyez pas à l’astrologie, vous vous coupez des forces diffusées par les planètes. Cet automne. Il y a des trigones Scorpion/ Poisson/Cancer. Grande sagesse et compassion que vous pouvez intégrer dans votre vie.

En octobre, pas moins de cinq planètes sont en Scorpion. Cette énergie nous ramène à l’intérieur, dans nos profondeurs. Associées à Neptune en Poisson et Jupiter en Cancer, elles peuvent nous aider à sortir de nos noirceurs, à élargir nos idées, à amener plus de sagesse, d’équité dans nos vies personnelles.

Il faut croire au possible pour le rendre possible. Ah ! Ah ! Bien sûr il ne s’agit pas d’une baguette magique, mais d’une ouverture sur un nouveau mode, autant dire un nouveau monde. Voir que vous pouvez prendre vos distances de votre mental. Ne plus penser qu’il a toujours raison. Oh que non !

Par Diane Sandesh Cadoret, astrologue

A LIRE SUR LE SITE  …..

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Tranche de vie de Krishnamurti (partie 2)

Posté par othoharmonie le 8 octobre 2013

 

  Tranche de vie de Krishnamurti (partie 2) dans APPRENDS-MOI images

Vendredi 30 mars 1984 

Ce matin, nous descendions sur la route. C’était le printemps et le ciel était exceptionnellement bleu, sans le moindre nuage, le soleil chaud sans excès. On se sentait bien. Les feuilles brillaient dans l’air étincelant. Tout était vraiment d’une beauté extraordinaire. La haute montagne était là, impénétrable, entourée de collines verdoyantes. Comme nous marchions tranquillement, sans trop penser, nous avons aperçu à nos pieds une feuille morte, marquée de jaune et de rouge éclatant, une feuille d’automne. Comme elle était belle, si simple dans sa mort, si vivante, pleine de la beauté de la vitalité de son arbre, de l’été. Elle ne s’était pas fanée. En la regardant de près, on pouvait distinguer toutes ses nervures, sa tige et sa forme parfaite. Dans cette feuille s’inscrivait l’arbre entier. Pourquoi les hommes meurent-ils si lamentablement, dans une telle affliction, dans la maladie, les infirmités du grand âge, la sénilité et cette affreuse décrépitude du corps ? Pourquoi ne peuvent-ils pas mourir naturellement, aussi beaux dans la mort que cette feuille ? Qu’est-ce qui ne va pas en nous ? Malgré le grand nombre de médecins, les médicaments et les hôpitaux, les opérations et tous les efforts de l’existence comme ses plaisirs, nous ne semblons pas capables de mourir dans la dignité et la simplicité, avec le sourire.

 Un jour que nous marchions le long d’un chemin, nous avons entendu derrière nous une psalmodie mélodieuse, rythmée, empreinte de la force immémoriale du sanskrit. Nous étant arrêtés, nous avons vu le fils aîné, nu jusqu’à la taille, qui portait un récipient de terre cuite dans lequel brûlait un feu. Derrière lui venaient deux hommes portant son père mort, dont le corps était recouvert d’un linceul blanc. Tous marchaient en psalmodiant et, comme nous connaissions ce chant, nous avons failli nous joindre à eux. Comme ils nous dépassaient, nous les avons suivis quand ils ont descendu la route, toujours psalmodiant. Le fils aîné pleurait. Ils ont porté le père jusqu’au rivage où ils avaient déjà amassé un grand tas de bois. Ayant posé le corps au sommet de ce tas, ils y ont mis le feu. Tout était si naturel, si extraordinairement simple. Point de fleurs, de corbillard, point de voiture attelée de chevaux noirs. Tout cela se déroulait dans un grand calme, dans une parfaite dignité. Et devant cette feuille surgissaient à l’esprit les milliers de feuilles de l’arbre. L’hiver l’avait conduite de sa branche-mère jusqu’à ce chemin où elle se dessécherait complètement, se fanerait pour disparaître, emportée par les vents, perdue pour toujours. Comme on enseigne aux enfants les mathématiques, l’écriture, la lecture et tout ce qui a trait à l’acquisition du savoir, il faudrait aussi leur apprendre la grande dignité de la mort. Elle n’est pas une chose morbide et douloureuse à laquelle nous sommes confrontés un jour ou l’autre, mais fait partie de la vie de chaque jour – comme le regard que l’on porte sur le ciel bleu ou la sauterelle posée sur une feuille. Elle fait partie de l’apprentissage de la vie, comme la poussée des dents et les maladies infantiles avec leurs fièvres. Les enfants sont doués d’une extraordinaire curiosité. 

Si vous comprenez la nature de la mort, vous n’aurez pas à indiquer que tout meurt, que la poussière retourne à la poussière, mais, sans aucune peur, vous leur expliquerez doucement la mort. Vous leur ferez sentir que vivre et mourir ne font qu’un, ne sont qu’un seul mouvement qui ne commence pas à la fin de la vie après cinquante, soixante ou quatre-vingt-dix ans, mais que la mort est comme cette feuille. Voyez les hommes et les femmes âgés, comme ils sont décrépits, perdus, malheureux, comme ils sont laids. Serait-ce qu’ils n’ont pas compris ce que signifie vivre ou mourir ? Ils ont utilisé la vie, s’en sont servis, l’ont gaspillée dans le conflit sans fin qui ne fait qu’exercer et fortifier la personne, le moi, l’ego. Nous passons nos jours en conflits et malheurs de toutes sortes, parsemés d’un peu de joie et de plaisir, mangeant, buvant, fumant, dans les veilles et le travail incessant. Et, à la fin de notre vie, nous nous trouvons face à cette chose qu’on appelle la mort et dont on a peur. Et l’on pense qu’elle pourra toujours être comprise et ressentie en profondeur.

 L’enfant, avec sa curiosité, peut être amené à comprendre que la mort n’est pas seulement l’usure du corps par l’âge, la maladie, ou quelque accident inattendu, mais que la fin de chaque jour est aussi la fin de soi-même. Il n’y a pas de résurrection, c’est là une superstition, une croyance dogmatique. Tout ce qui existe sur terre, sur cette merveilleuse terre, vit, meurt, prend forme, puis se fane et disparaît. Il faut de l’intelligence pour saisir tout ce mouvement de la vie, et ce n’est pas l’intelligence de la pensée, des livres ou du savoir, mais l’intelligence de l’amour, de la compassion avec sa sensibilité. Nous sommes tout à fait certains que si l’éducateur comprend la signification de la mort et sa dignité, l’extraordinaire simplicité de mourir – s’il la comprend, non pas intellectuellement mais en profondeur – il parviendra alors à faire saisir à l’étudiant ou à l’enfant que mourir, finir, n’a pas à être évité car cela fait partie de notre vie entière. Ainsi, quand l’étudiant ou l’enfant grandira, il n’aura jamais peur de sa fin. Si tous les humains qui nous ont précédés, de génération en génération, vivaient encore sur cette terre, ce serait terrible. 

Le commencement n’est pas la fin. Et nous voudrions aider – non, ce n’est pas le mot juste – nous aimerions, dans l’éducation, donner à la mort une certaine réalité factuelle, non pas la mort d’un autre, mais la nôtre. jeunes ou vieux, nous devrons inévitablement lui faire face. Ce n’est pas une chose triste, faite de larmes, de solitude, de séparation. Nous tuons si facilement, non seulement les animaux destinés à notre alimentation, mais encore ceux que nous massacrons inutilement, par divertissement – on appelle cela un sport. Tuer un cerf, parce que c’est la saison, équivaut à tuer son voisin. On tue les animaux parce que l’on a perdu contact avec la nature, avec les créatures qui vivent sur cette terre. On tue à la guerre au nom de tant d’idéologies romantiques, nationalistes ou politiques. Nous avons tué des hommes au nom de Dieu. La violence et la tuerie vont de pair. Et devant cette feuille morte dans toute sa beauté, sa couleur, peut-être pourrions-nous être conscients au plus profond de nous-mêmes, saisir ce que doit être notre propre mort, non pas à la fin ultime, mais au tout début de notre vie.

 La mort n’est pas une chose horrible, une chose à éviter, à différer, mais plutôt une compagne de chaque jour. De cette perception naît alors un sens extraordinaire de l’immensité.

 Extrait du « Dernier Journal » De J. Krishnamurti (Ed du Rocher)

 

 

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