La Grèce Antique et l’au-delà (NDE)

Posté par othoharmonie le 19 octobre 2013

par Patrice van Eersel

La Grèce Antique et l'au-delà (NDE) dans Expériences dr__raymond_moody

Raymond Moody

Il y a une dizaine d’années, dans un livre intitulé Rencontres (Ed. Robert Laffont), Raymond Moody, l’auteur du fameux « Life after life », affirmait qu’une pratique de contact avec les morts nous venait du cœur même de la civilisation grecque. Cette affirmation avait provoqué la stupeur d’un philosophe français, Marc Sautet, fondateur du premier “Café de philosophie” (celui des Phares, place de la Bastille) et connaisseur de la Grèce Antique, lui aussi. La découverte de la Near Death Experience  (NDE) l’avait déjà secoué, mais là…! Du coup, nous avions eu envie de faire se rencontrer les deux hommes, ce que rendit possible la visite en France de Moody, invité à l’époque par le Festival Science Frontières. Et si les philosophes étaient les seuls à pouvoir faire dialoguer scientifiques et religieux sur l’au-delà ?

Inutile de présenter Raymond Moody, le philosophe-psychiatre du sud des États-Unis ; tout le monde ou presque connaît l’auteur de La vie après la vie (Ed. Robert Laffont), inventeur de l’ expression “Near Death Experience” (NDE ou expérience de mort imminente).

Commençons plutôt par Marc Sautet, dont les médias français ont pas mal parlé ces dernières années, après qu’il eut inventé un “Cabinet de philosophie” et décidé d’animer, tous les dimanche matin, à la Bastille, en plein Paris, gratuitement (comme Jodorowsky !), un “Café de philosophie” qui attire une foule de gens, surtout de jeunes, en plein questionnement.

Pourquoi ce par ailleurs très classique philosophe français tenait-il donc à rencontrer le scandaleux Moody, au risque de se faire mal voir par beaucoup de ses confrères ?

Au départ, Sautet – hélas décédé depuis d’un cancer fulgurant – est un matérialiste parfaitement athée, grand lecteur de Démocrite et d’Épicure, pour qui la question de l’au-delà a été réglée une fois pour toute: le néant. Jamais il n’imaginerait ce qui va lui arriver. L’homme, derrière un regard amusé en permanence, est d’une honnêteté rare :

« Mes parents sont morts, nous raconte-t-il, et tout d’un coup l’expérience de la mort m’a touché de beaucoup plus près. Là dessus, j’ouvre mon cabinet de philosophie, où je donne des consultations individuelles, et à mon immense étonnement, une bonne partie de mes clients m’interpelle directement sur la mort – personnes en deuil, thérapeutes, infirmières désireuses d’accompagner les mourants, etc. Très mal préparé, je fouille les librairies, tombe sur la Source Noire (éd. Grasset et Livre de poche), qui m’oblige à lire le bouquin de Moody. J’apprends qu’il a été prof de philo comme moi, avant de devenir médecin-psychiatre… et me voilà en train de relire Platon, et en particulier le Phédon. Je découvre alors une évidence qui m’avait complètement échappé : notre profession de philosophe démarre, se fonde, s’enracine dans cette jubilation que Socrate a eu de mourir. Bouleversement: soudain, c’est tout le débat entre Platon et Épicure qui se trouve rouvert, non plus de manière théorique, comme sur les bancs de l’école, mais pour de bon, sur le terrain où l’ on meurt vraiment. Et je m’ aperçois que Platon a aligné des arguments extrêmement concrets sur l’au-delà !

C’est vrai que le “voyage du soldat Er au pays des morts” ressemble à s’y méprendre à une NDE et que le mythe de la caverne lui-même pourrait fort bien en être une! Je suis on ne peut plus troublé. Comment en rester là ?”

Au diable la prudence des académiciens ! Marc Sautet réalise que notre “civilisation” n’en sera vraiment une que si elle rouvre ce grand débat essentiel, que les religieux et les scientifiques se sont bien arrangés pour bloquer – les premiers affirmant que l’au-delà existe mais que ce « Mystère” ne saurait faire l’objet de discussion, les seconds n’ acceptant le débat que dans un seul dessein, prouver à tout prix que l’au-delà n’existe pas.

“ J’ai alors compris, poursuit Sautet, que nous nous trouvions exactement dans la situation des Grecs antiques à l’époque où la philosophie est née, pris entre la religion populaire parlant ex cathedra et les “scientifiques” matérialistes comme Épicure ou Démocrite. Qui donc a ouvert le débat entre ces deux camps fermés ? Socrate et les philosophes !

“Il me semble qu’à notre tour nous, philosophes, nous trouvons bien placés aujourd’hui, pour inviter à un vaste débat entre, par exemple, les accompagnatrices de mourants (désormais à l’aise jusque dans la mythologie tibétaine!) et les chefs de clinique matérialistes, à qui il serait maladroit de vouloir faire perdre la face.”

Lire la suite de l’entretien avec Raymond MOODY ici   

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