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LE MANTRA YOGA, L’ALLIANCE DU SON, DU SOUFFLE et de la CONSCIENCE

Posté par othoharmonie le 30 novembre 2013

Article de Jean-Bernard Cabanès paru sur SACREE PLANETE 2007

 

Issu des Tantras traditionnels, le Mantra yoga est une pratique spirituelle utilisant les sons sacrés. Différentes écoles se sont répandues dans toute l’Asie. Elles ont la particularité d’utiliser l’alliance du son, du souffle et de la conscience pour briser les structures mentales des récitants.

La discipline du Mantra Yoga diffusée au XXème siècle par Mishra Ramamurti acquiert une base scientifique et un esprit fonctionnel étrangers aux chants dévotionnels comme les bhajans et les kirtans. Sri Ramamuti était chirurgien du cerveau, formé au rationalisme utilitaire de la médecine occidentale, mais il était aussi un éminent mantra yogi, initié par un maître (Bhagavan Das Bodhisattva) qui, paraît-il, serait mort à l’âge canonique de 230 ans… les mantras, ça conserve… 

Ramamurti effectua alors une synthèse entre l’approche traditionnelle et mystique de la pratique du mantra et les découvertes de la médecin occidentale. Il transmit son art à un disciple occidental ; Muz, Murray, Ramana Baba, qui anima des séminaires de Mantra Yoga dans toute l’Europe. 

La pratique rationnelle du Mantra Yoga consiste en l’utilisation de la vibration sonore comme moyen d’action directe sur les centres énergétiques qui régissent les différents plans de la conscience : les chakras situés le long de la colonne vertébrale régissent la circulation des énergies vitales dans le corps, mais aussi la qualité d’éveil spirituel qui en dépend. L’action du son sur ces centres subtils entraîne des modifications dans leurs fréquences vibratoires et ouvre leurs possibilités énergétiques, souvent entravées par le contenu de notre inconscient. C’est ainsi que le pratiquant verra surgir des méandres de son inconscient, des émotions refoulées depuis l’enfance, ou même issues de vies antérieures. 

Le chant mantrique peut opérer un véritable nettoyage de l’inconscient prélude à une thérapie de nos tréfonds et à une libération intérieure. Les vibrations sonores vont aussi agir sur les cellules même du corps, effectuant un véritable massage énergétique, car la matière peut être considérée comme « combinaisons variées de longueurs d’ondes vibratoires ». Les yogis de l’Inde affirment que l’énergie qui fait mouvoir les atomes et les planètes est le son. La tradition sanskrite dit que la vibration qui soutient l’univers est  le son « AUM » totalité des vibrations sonores du microcosme et du macrocosme.

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LE CHANT DEVOTIONNEL BHAJANS ET KIRTANS 

Une autre approche du chant religieux est enseignée en Inde, elle implique une attitude dévotionnelle (Bhakti) à l’encontre du dieu choisi comme supporte de dévotion. Ces chants sont appelés Bhajans et Kirtans.

 Dans ce cas, il s’agit plus d’une attitude intérieure dans la pratique du chant que d’une utilisation codifiées des sons en eux-mêmes. Les noms de Dieu chantés lors d’un bhajan sont le combustible sacré permettant d’allumer le feu de l’amour divin, dans le cœur du dévot qui s’abandonne, à travers le chant et les harmonies musicales, à la divinité de son choix. Il s’agit alors d’une véritable déclaration d’amour dans un mouvement d’offrande de soi à l’Infini, qu’il soit dieu ou déesse. Il n’est pas rare de voir alors couler des larmes de joie et d’extase amoureuse sur les joues des fidèles de Rama, de Krishna ou de Devi. 

Amma (Amritananda Mayee) transmet une grande partie de son message spirituel à travers ses chants dévotionnels, de magnifique bhajans, qui la conduisent au seuil de l’extase et plongent ses disciples dans une vibration spirituelle supérieure. A Tiruvannamalaï, une sainte femme entre dans une profonde transe extatique dès que l’on chante à ses pieds des bhajans contenant le son sacré AUM. Il arrive parfois que la lettre sanscrite OM apparaisse sur son front… C’est la raison pour laquelle elle porte le nom de Aum Amma. 

De grands mystiques, tant en Orient qu’en Occident, ont pu atteindre l’éveil spirituel, ou la fusion amoureuse avec Dieu, rien qu’en chantant jour et nuit leur mantra favori. Mirabaï, princesse du Rajasthan, passa sa vie à chanter des louanges à Krishna. La légende qui qu’à sa mort, celui-ci lui apparut et la reçut dans ses bras. 

Au Cachemire, Lalla était devenue d’amante mystique de Shiva à travers la récitation de son nom sacré : « Om Nama Shivaya » ce qui peut se traduire par : « OM, je m’abandonne à Shiva »Le chant du nom de Shiva est conseillé par de nombreux maîtres spirituels pour ses effets purificateurs et l’embrasement de la conscience qu’il peut conférer. Il est considéré comme un des plus puissants mantras. 

Swami Ramdas, au siècle dernier, atteint la réalisation spirituelle en chantant avec dévotion le mantra : « Om Sri Ram Jai Ram » dédié à Rama, incarnation de Visnu. La voie de la dévotion, à travers la pratique des bhajans et des kirtans (plus rythmés et pouvant conduire jusqu’à la transe) réside dans le secret de l’offrande de soi à Dieu. Le dépassement, voire la disparition du sens de l’ego qui en résulte dévoile la présence divine qui attend au cœur de l’Etre.

 

LA VOIE TIBETAINE, SCIENCE DES VIBRATIONS SONORES

Le bouddhisme étant issu des traditions de l’Inde, la pratique des mantras fut adoptée dès sa naissance sur les bordes du Gange. Le Tibet adopta l’école Mahayana qui avait choisi d’incorporer au message du Bouddha nombre de traditions religieuses antérieures. C’est ainsi que les enseignements et la symbolique shivaïste vinrent imprégner le bouddhisme du Tibet. Padmasambhava, Guru Rimpoche, était un shivaïste et il en arbore toujours le trident dans l’iconographie traditionnelle. 

Dans le grand monastère de Rumteck, au Sikkim, les moines de l’école Kagyug-pa du Karmapa pratiquent un chant harmonique reposant sur une profonde connaissance des effets du son sur la conscience. Le chant des lamas développe d’étranges harmoniques dans lesquels le mental se perd et s’immobilise. Les sons surgissent du plus profond de l’abdomen dans un mode grave comme pour en remuer les sombres recoins et les porter à la lumière lorsque le chant se développe en vibrations harmoniques en mode aigu. A cela s’ajoute l’atmosphère particulière créée par le jeu des cymbales, des trompes et des cloches, parachevant le travail de basculement de la conscience dans d‘autres modes de fonctionnement, appelant le vide mental et l’entrée dans la Claire lumière. 

La célèbre cérémonie de la Coiffe Noire, arborée par le Karnapa, s’accompagne d’un jeu de trompes tibétaines particulièrement puissant conférant aux participants une curieuse expérience visuelle d’un Karmapa nimbé de Lumière. Au Tibet, le mantra le plus sacré, associé à la compassion de Chenrezi, est « Om Mani Padme Hum » où l’on retrouve le mantra-racine commun aux mantras Hindous : AUM.

 

Le Zikr, approche des mystiques musulmans.

Sans doute sous l’influence de la Bhakti de l’Inde, l’Islam iranien et afghan a exploré le pouvoir du chant dévotionnel. En Agfhanistant, le Zikr était pratiqué par les congrégations soufies autour de leur maître, le Pîr. Les hommes assis en un large cercle commençaient à chanter les sourates sacrées. Chacun entrait peu à peu dans le rythme du Zikr, soutenu par le souffle et le chant, les récitants se laissaient porter par l’énergie du cercle. L’abandon au Nom de Dieu (l’abandon à Allah est le fondement même de l’Islam) emportait le soufi sur le tapis volant de l’extase mystique et de l’oubli de soi : « Là ilâha illâllâh » (il n’y a de dieu si ce n’est Dieu). Le balancement des corps et le rythme de la sourate sainte portaient les âmes vers leur source qui selon le Coran, est plus près d’eux-mêmes que leur propre veine jugulaire : Allah. 

 

Le Zikr est réputé avoir une vertu active purifiante. Dans son ouvrage « En Islam iranien », Henri Corbin définit la nature profonde du Zikr : « Le Zikr est un feu qui pénètre dans la demeure en proclamant : – Moi seul, et rien d’autre que Moi ! – Tout ce qu’il y trouve de matière combustible, il l’incendie. S’il trouve des ténèbre,s il es illumine. S’il y a trouve déjà de la lumière, c’est lumière sur lumière. De toutes les pratiques spirituelles, c’est le Zikr qui est le mieux à même de libérer l’Energie spirituelle… » 

La pratique du Zikr peut durer toute la nuit jusqu’à la transe extatique du groupe de récitants. L’Islam possède aussi ses mantras : la récitation des 99 noms de Dieu. 

Malheureusement, la plupart des grands maîtres soufis disparurent de l’Afghanistan au cours de la période soviétique, et il est difficile de savoir si la pratique traditionnelle du Zikr a perduré au cours es années troubles qui suivirent. Une lignée particulière de soufis musiciens naquit à Ajmer, en Inde, il y a quelques siècles. Son message fut enseigné en Occident dans les années 30 par Hazrat Inayat Khan, qui était joueur de Vina. 

Il fut relayé par son fils : Pîr Vilayat Khan, qui jouait du violoncelle et introduisit la pratique collective du chant dans son enseignement.

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Traditions Spirituelles / Chants des Vibrations

Posté par othoharmonie le 30 novembre 2013

 

Article de Jean-Bernard Cabanès paru sur SACREE PLANETE 2007

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De nombreuses traditions attribuent l’origine de l’univers et la genèse du monde manifesté au Verbe de Dieu. La Conscience suprême, immobile et figée dans une éternité sans espace, proféra le Verbe créateur issu d’elle-même sous une mystérieuse impulsion surgie d’outre-temps. Ce son primordial, exhalé dans un souffle divin, précipita l’Infini dans le temps et l’espace, donnant naissance à la matière même des trois mondes, de la plus subtile à la plus dense. 

La Bible et les Upanisads hindous se rejoignent à l’instant de la création de l’Univers manifesté en accordant l’acte créateur au Son divin, au Verbe, dont la vibration profonde assure la cohésion des particules élémentaires et transforme l’énergie latente en matière, en mouvement et en vie, « …. Et le Verbe s’est fait chair ». La science le confirme… 

La science contemporaine confirme le rôle de la vibration des ondes sonores dans le maintien de la cohésion des constituants subatomiques de la matière. D’autre part, l’astrophysique amis en relief le bruit de fond de l’univers, vibrant sourdement à travers l’espace cosmique : la Musique des sphères décrite par un des plus grands initiés, Pythagore. Actuellement, les physiciens quantiques tentent d’amener toutes les lois de la physique à la vibration des « supercordes » dans une dimension spatiale supérieure. Selon cette nouvelle approche, chaque particule est une corde qui produit sa propre musique en même temps que les autres particules. A l’échelle du cosmos, selon Ervin Lazlo, des étoiles et des galaxies entières vibrent à l’unisson. Le défit des scientifiques consiste à découvrir l’équation permettant de décoder la musique universelle qui constitue l’harmonie la plus vaste et la plus fondamentale de l’univers. De son côté, la NASA a enregistré les fréquences sonores émises par les planètes, et des musiciens contemporains (Vincent Baetig ou Laurent Danis) utilisent ces sonorités cosmiques dans leurs compositions, parfaite illustration de la « musique des sphères ». Lesquelles compositions sont, par ailleurs utilisées, par certains thérapeutes afin de réharmoniser les réseaux énergétiques du corps et de la psyché.

 

L’ETRE HUMAIN DANS LA « DIVINE PARTITION »

L’Inde antique avait aussi entendu ce son primordial, le Verbe de Dieu à l’œuvre dans la genèse permanente du cosmos ; c’est le célèbre son AUM, chanté par tous les yogis, qui introduit la récitation de presque tous les mantras bouddhistes et hindous. Ainsi, le son primordial serait l’origine et le substrat de l’Univers. Or nous, être humains, sommes composés de matière imprégnée de cette vibration de Vie issue du souffle et du Verbe Divin, nous sommes une note particulière dans la symphonie de l’univers et notre conscience individuelle s’inscrit sur les harmoniques d’un chant cosmique. Mais l’homme a oublié ses origines et n’entend plus la douce vibration de vie qui le prote et le relie au souffle de Dieu. Nous nous sommes aliénés à une fausse idée de nous-mêmes et nous demeurons prisonniers de nos identités virtuelles qui nous coupent de l’Harmonie universelle. Nous nous sentons déracinés, privés de la source de vie et chassés du Paradis. Depuis l’aube des âges de l’humanité, par tous les moyens, nous tentons désespérément de nous raccorder à cette divine partition afin de retrouver notre plénitude d’être et notre place dans l’hymne de la Vie. Nikos Kazantzakis écrivait : « La Liberté est la capacité de s’abandonner à un rythme qui nous est supérieur ». La musique des sphères, le chant du Verbe divin. 

RYTHMES ET SONS CHAMANIQUES 

Dès que l’homme prit conscience de son déracinement, il se sentit exilé de l’harmonie naturelle. Afin de tenter de sortir de cet isolement, il inventa alors le rythme, puis la musique. Son instinct lui soufflait de rechercher la connexion perdue à travers le son rythmé, le chant et la danse, en frappant sur des tronc creux, il redécouvrit la pulsation rythmée qui sous-tend la vie et il prit plaisir à se couler dans le rythme des origines, accompagné de son aigre des flûtes de roseau et des chants incantatoires qui lui montaient spontanément de la gorge. Les pères de nos pères utilisèrent cette découverte essentielle comme une porte vers les autres mondes dont ils se sentaient exclus. Une profonde nostalgie des origines les poussa à réintégrer la grande pulsation de vie, à se couler dans le chant du Monde. L’utilisation des vibrations  rythmées était un réflexe de survie car il était urgent de retrouver la communion sacrée avec le rythme de l’Univers. 

Ces cultures originelles eurent leurs prêtres : les chamans. Ils connaissaient les portes secrètes et en possédaient les clés. Ils ont transmis jusqu’à nos jours, au sein de très nombreuses cultures, l’art d’entrer en communication avec les mondes invisibles et les forces de la Nature. Pour ce faire ils utilisent le son, le rythme et le chant. Ils ont inventé le seul instrument de musique permettant d’émettre le son primordial : le rhombe, toujours utilisé par les Aborigènes d’Australie. Une simple pièce de bois que l’on fait tournoyer au bout d’une ficelle et qui chante le AUM des brahmanes… Le chaman se coule alors dans la danse, porté par une vibration qui le dépasse et entre dans les états de conscience modifiés. Hors de son enveloppe identitaire habituelle, il se laisse porter par l’incantation, voit s’ouvrir des portes improbables et s’envole vers l’extase d’une communion secrète en s’unissant au rythme sacré de l’Univers, aux vibrations de l’arbre, de l’oiseau, de l’ours ou du grand cerf. Le chaman réintègre son unité avec le Monde et il y puise une connaissance nouvelle, des énergies inconnues, des pouvoirs de guérison, des messages et des enseignements issus des plantes ou des hôtes de mondes parallèles.

  

CHANT, RELIGION ET MAGIE

C’est ainsi que le chant et la musique sacrés sont devenus les instruments privilégiés de la pratique de toutes les religions, qu’elles soient animistes ou monothéistes. Aucun rituel ne saurait se priver d’un univers harmonique et d’instruments musicaux ; la musique est l’art sacré par excellence. Le fil d’or permettant à la conscience humaine de réintégrer le plan cosmique demeure, sur l’ensemble de la planète, l’utilisation et l’expression des harmonies musicales sous toutes leurs formes. Bien commun à l’humanité entière, la musique est le tapis volant vers les mondes paradisiaques, la voie royale vers l’immersion dans la Conscience Cosmique.

Lorsque les grandes religions organisées se déployèrent au sein des cultures humaines, les prêtres comprirent le pouvoir de transformation spirituel des chants et des sons. Ils utilisèrent leur puissance pour faire descendre le Pouvoir divin sur Terre. Ils devenaient les intermédiaires entre les dieux et les hommes. Ils asseyaient dans les sanctuaires une position privilégiée qu’ils surent conserver pendant des millénaires. Les hymnes religieux firent résonner les salles des tempes et les voûtes des cathédrales. L’appel des fidèles vers les divinités était chants, tintements de cloches de bronze, grandes orgues ou trompes de cuivre. L’influence du son sur notre coloration psychique est une expérience que nous traversons quotidiennement. Notre perméabilité émotionnelle est extrêmement sensible à toute forme de musque. La musique sacrée porte parfois l’âme à ses sommets et le chant religieux ouvre les chemins secrets de l’extase. Lorsqu’ils s’enrobent de la douceur de la dévotion, les hymnes permettent l’union de l’Etre, l’hôte sacré du cœur, à son essence qui est pur amour. 

Si la magie du son n’échappa point aux prêtres et aux initiés, elle est aussi l’outil, voire l’arme, des sorciers et des magiciens pour lesquels les vibrations sonores associées à la puissance de la pensée ont un réel pouvoir sur la matière, sur le temps et sur autrui. C’est la voie de la main gauche, utilisant une énergie lunaire. C’est aussi une des voies des écoles tantriques d’Asie, qu’elles soient hindoues ou bouddhistes, lorsqu’elles utilisent la puissance du son pour le pouvoir et non pour l’Eveil. Le même son peut conduire au Ciel de la Conscience ou vers des mondes infernaux ; seule l’intention de celui qui les profère fera la différence, il en est de même pour la prière. 

 

LA PUISSANCE ENERGETIQUE DES MANTRAS 

En Inde, la tradition rapporte que le sanskrit, langue sacrée de l’Hindouisme, fut révélé aux antiques rishis, hommes de sagesse et de connaissance. Ce don des dieux offrait aux mortels les sons d’un langage divin et l’alphabet sanskrit serait le reflet des harmonies célestes. Le législateur mythique, Manu fut le premier à parler du pouvoir des mantras, ces noms divins sont toujours récités et chantés par les brahmanes lors des rituels au sein des temples. Ils font aussi partie des pratiques yogiques et dévotionnelles de millions d’Hindous et de Tibétains….

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La méditation tout simplement

Posté par othoharmonie le 28 novembre 2013

Revue Recto Verseau n° 219 Mai 2011

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Pouvons-nous améliorer la santé physique grâce à la méditation ?

Dès que la maladie se présente, l’activité mentale génère autour de cet évènement toute une chaîne de réactions émotionnelles basées sur l’idée que nous nous faisons de la bonne santé du corps. Notre esprit, qui ne sait pas voir le mouvement éternel de la vie qui transcende les limites de l’humaine condition, est incapable de poser sur l’évènement une attention profonde et aimante, un regard vers sa source, vers ce point qui vibre en nous et se connaît immortel. Tout émerge de ce lieu.

Ce que nous appelons méditation est une vision non partielle, non fragmentée, de la réalité. Elle est dans l’absence de lutte contre ce qui nous est proposé, dans l’accueil sans condition, sans marchandage intellectuel, de chaque nouvelle situation. Seuls le plein consentement à ce qui se présente, l’acceptation – qui n’est pas résignation – et la perception globale de l’évènement permettent de donner à la maladie un sens autre que celui de fatalité, d’épreuve génératrice de souffrance.

La méditation est cette perception de la totalité, au sein de laquelle l’esprit discriminant cesse de fonctionner. Les manifestations corporelles douloureuses sont alors vues dans cette perspective d’unité, celle d’une vaste conscience silencieuse. L’esprit apaisé, notre respiration se ralentit naturellement, notre souffle prend une tout autre puissance, le flot d’énergie capté pénètre en profondeur nos cellules, traverse librement nos canaux, élargit notre espace intérieur. Nous ressentons cette paix qui imprègne notre être depuis l’origine et qui est sa véritable nature. L’énergie que nous captons ainsi en conscience n’est autre que l’énergie cosmique de l’amour, qui régénère tout ce qu’elle touche.

La méditation ne risque t-elle pas de nous éloigner de la réalité quotidienne ?

La méditation n’est pas autre chose que l’observation, dans notre quotidien, sans a priori, sans jugement, de la vie qui se vit à travers nous, à travers nos petites et grandes joies, nos petites et grandes misères. En son sein opère la prise de conscience de la force d’expression de l’énergie qui s’exprime dans toutes les dimensions de la vie.

Nous avons tous la capacité de demeurer dans une tranquille observation où est ressenti seulement le mouvement harmonieux de la vie. Malgré notre quotidien souvent agité et bruyant, malgré nos contraintes de toutes sortes, nous pouvons vivre sereinement, où que nous nous trouvions, regarder, écouter, agir avec un cœur humble, un esprit simple. La méditation, c’est rester absorbé dans la paix intérieure, quel que soit l’environnement, dans un silence recueilli qui n’exclut pas mais englobe tout. C’est aussi aimer ce que l’on fait chaque jour, peu importe si ce sont de petites choses à nos yeux : il n’y a pas de petites et de grandes choses pour la vie qui est don permanent.

La méditation est ce regard élargi, ouvert, qui permet de nous voir dans tout et de voir tout en nous-mêmes, sans l’interférence de pensées qui parasitent la perception pure et créent une illusion de distance avec ce qui est. Voir ainsi nous conduit au cœur du mystère de la vie. Loin de nous extraire de la réalité, la méditation nous y plonge.

La méditation n’est-elle pas tout simplement une forme de relaxation ?

La méditation peut être ressentie comme un bien-être au départ, par le calme qu’elle apporte. Au fur et à mesure que nous nous ménageons des moments de silence, l’esprit se dégage de ses projections, de ses attentes, de ses identifications, de tout ce tumulte qu’il génère. Il se met en repos et laisse ainsi l’énergie s’écouler sans obstacle dans l’espace qu’il laisse se dévoiler. Notre attitude détendue lui permet de nous traverser sans résistance et la vie peut alors commencer à œuvrer puissamment.
Nous avons tellement l’habitude de diriger notre esprit vers l’extérieur, vers des objets qui le retiennent et le distraient, que nous avons oublié sa source, cet espace vide et lumineux d’où toutes les formes d’énergie émergent. La méditation sans intention, non dirigée, nous permet de toucher cet espace de silence. Elle nous invite à demeurer dans un état d’attention recueillie, sans aucune prière, sans aucune parole intérieure, sans aucun désir, même de paix. La méditation est notre état naturel, dès que nous ne sommes plus encombrés d’innombrables pensées toutes issues d’un cerveau en constante effervescence, dès que nous accomplissons chaque geste en pleine conscience. Nous entrevoyons alors ce que nous sommes et que nous avions oublié au milieu des distractions multiples.

Plus qu’un simple exercice de relaxation, la méditation nous dévoile notre véritable nature, toujours au repos, silencieuse au sein du grand silence. Elle élargit sans fin notre espace, qui déborde de sagesse et de bonté. C’est dans cet espace qu’est perçue la réalité.

La méditation est-elle une pratique spirituelle ?

Toute pratique spirituelle tend à la réalisation de notre véritable nature, qui est l’énergie consciente de la vie.

Il s’agit de laisser émerger ce fond permanent et immuable, que notre esprit, harcelé par une multitude de désirs qui le dispersent en tous sens, recouvre. Plutôt que de tenter dans l’effort de supprimer les pensées ou de diriger volontairement le mental sur un objet de concentration, il s’agit de réaliser la nature éphémère de la pensée qui émerge, de la voir comme un déploiement naturel et transitoire d’énergie. Elle perd ainsi sa capacité d’attrait ou de répulsion. L’esprit, libre dès lors de toute saisie, se calme peu à peu. Seul un esprit limpide, qui se repose en lui-même, peut laisser se dévoiler ce quelque chose qui existe par-delà son champ. L’attention fine qu’il libère, dégagée de toute attente, fait alors accueillir spontanément chaque perception, chaque fait, sans passer par la pensée qui trie, juge, sépare, prolonge ou rejette. Voici ce qu’est notre vraie nature : cet accueil libre, joyeux. La paix ressentie en est sa substance. Nous pouvons la sentir affleurer lorsque le choc de la beauté d’un paysage ou d’une musique suspend l’activité mentale. En cet instant immobile entre deux pensées, nous sommes en contact direct avec ce qui est. Plus rien n’est alors perçu comme extérieur à soi. Le penseur s’est effacé : il n’avait plus rien à faire en ce lieu hors du temps.

La méditation n’est pas dans le temps. Elle n’est pas le produit d’expériences, ne peut être créée, prolongée, car elle n’est pas une pensée. En ce sens, on ne peut parler de méditation comme pratique spirituelle, car la méditation est justement l’absence du penseur, du méditant.

Elle est simplement accueil du mouvement de la vie et de sa liberté, d’instant en instant. Elle est ouverture à cet espace où la vie circule puissamment et œuvre à travers nous, avec amour et compassion.

Source :  site de Nicole Montinéri http://www.laconscience-espace.com/echanges.html

 

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OSEZ ÊTRE VRAIMENT VOUS

Posté par othoharmonie le 28 novembre 2013

Méditation guidée pour ‘Ressentir l’Énergie de votre Être véritable’



– ‘Ressentir l’énergie de votre Être véritable’

 

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Ce court enregistrement intitulé ‘Ressentir l’Énergie de votre Être véritable’ est une méditation expérientielle tirée de la série originale anglaise ‘Dare to be You! partie 2, de Caroline Cory, diffusée en mai 2010, et traduite en français. Cet exercice fait suite au premier exercice intitulé: ‘Méditation guidée pour ‘Vous souvenir de votre Être véritable’.

Dans cette série dont le titre francophone est ‘Osez être vraiment vous!’, Caroline partage des outils pratiques et essentiels pour vous permettre de transformer votre moi humain en votre Moi véritable, ou qui vous êtes vraiment. Le but de cette série est de vous aider à harmoniser tous les aspects de votre réalité matérielle afin de vous maintenir dans le courant d’énergie universelle et divine et de devenir ainsi capable de manifester votre mission de vie véritable.

Dans la deuxième partie de cette série, vous apprenez à utiliser la Formule créatrice pour vous faire l’expérience de votre Moi divin – qui vous êtes vraiment — afin que vous puissiez créer votre réalité à partir de cet alignement avec le flot d’énergie divine.

Vous pouvez lire la série traduite en français ‘Osez être vraiment vous!’ ici : http://omnium-daretobeyou.blogspot.co…

Vous pouvez écouter la série originale ‘Dare to be You! en anglais ici: http://www.omniumuniverse.com/index.p…

Vous pouvez lire la série originale ‘Dare to be You’ en anglais ici: www.omnium-daretobeyou.blogspot.com.

 

 

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Méditation guidée pour ‘Vous souvenir de votre Être véritable’

Posté par othoharmonie le 28 novembre 2013

 

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Voici la première méditation expérientielle en français de la série ‘Osez être vraiment vous!’.

Cet exercice a été guidé par Caroline Cory dans la série originale anglaise ‘Dare to be You! diffusée en 2010. Cet exercice permettra à votre cerveau physique de commencer à reconnaître cet aspect de votre champ énergétique qui n’est pas seulement votre âme, votre esprit ou un concept imprécis, mais qui fait partie de votre conscience. C’est en apprenant à vous aligner à cet aspect de votre conscience, qui est votre identité véritable, que vous arriverez à manifester dans votre réalité quotidienne ce que vous désirez vraiment.

Vous pouvez lire la série traduite en français ‘Osez être vraiment vous!’ ici : http://omnium-daretobeyou.blogspot.co…

Vous pouvez écouter la série originale ‘Dare to be You! en anglais ici: http://www.omniumuniverse.com/index.p…

Vous pouvez lire la série originale ‘Dare to be You’ en anglais ici: www.omnium-daretobeyou.blogspot.com.

Pour plus d’informations, consulter : www.omniumuniverse.com. Vous trouverez la section francophone en cliquant sur ‘Other languages’.

 

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Au secours des forêts primaires

Posté par othoharmonie le 26 novembre 2013

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Faut-il boycotter les bois exotiques ? Pas forcément.
Il existe une alternative, choisir des bois labellisés FSC (Forest Stewardship Council / Conseil de Bonne Gestion Forestière), qui garanti une exploitation respectueuse des Hommes et de l’Environnement…
 
LE BOIS – UNE ENERGIE INDISPENSABLE
Le bois est une matière première de base dans notre société. Il est utilisé dans tous les domaines de la vie courante, pour la construction, le chauffage, l’ameublement, la production de papier… Or, comme toutes les ressources naturelles de notre planète, le bois n’est pas inépuisable. Les dernières forêts primaires de la planète sont en grand danger de disparition si l’on ne rectifie pas nos méthodes d’exploitation.
 
Heureusement, contrairement au pétrole, le cycle de vie du bois correspond au cycle de vie de l’homme. La durée nécessaire depuis la plantation jusqu’à l’utilisation (de 20 ans pour un pin  50 ans pour un chêne) concorde à la durée d’utilisation qu’en fait l’homme. En effet, que ce soit dans la construction, dans l’ameublement ou l’industrie du papier, les objets produits ont une durée de vie souvent supérieure à la durée d e régénération du bois utilisé. Il est donc possible de régénérer la surface boisée utilisée dans un laps de temps inférieur à l’utilisation qu’on en fait, et ainsi de produire du bois dans une perspective de développement durable. De plus, le ois, en se développant, emprisonne les particules de carbone contenues dans le gaz carbonique, un des principaux gaz participant au réchauffement climatique. Ainsi, en brûlant une quantité de CO2 équivalent à celle capturée par les arbres pour leur croissance, l’Homme pourrait utiliser le bois comme énergie et matière première durable.
 
LE PROBLEME DES FORETS PRIMAIRES
Cependant, il existe des forêts qui apportent bien plus à notre planète qu’une simple ressource en bois, les forêts primaires. Ce sont des forêts vieilles de millions d’années, encore vierge de l’activité humaine moderne. Elles sont les derniers sanctuaires rescapés de l’activité humaine et le dernier refuge d’une formidable biodiversité sérieusement en danger. Ces forêts abritent une faune et une flore très riche ainsi que de nombreuses tribus indigènes dont le mode de vie basé sur la forêt et en voie d’extinction. Quelque 60 millions de personnes viraient dans les forêts primaires. On estime que des dizaines de million d’espèces qui peuplent la Terre, 2/3 vivent dans des forêts.
 

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Si l’on ne fait pas attention, il n’y aura bientôt plus aucune forêt primaire intacte sur la Terre. En effet, ces forêts primaires aux arbres gigantesques sont menacées par la surexploitation forestière. En plus d’être l’objet d’un effet de mode certain (bois tropicaux tel que le teck…), le bois provenant de ces forêts est bien souvent moins cher que le bois de culture provenant de pays riches car il est souvent exploité illégalement lors de coupes sauvages et incontrôlées dans des pays en proie à une grande instabilité politique, voire à une guerre civile. Au Liberia, la plupart des exploitations forestières servent au financement des groupes armés impliqué dans une guerre civile qui dure depuis plus de 20 ans. Le Gouvernement français, lui-même, participe à ce système et se trouve être le premier importateur de bois tropical d’Europe.
 
Malheureusement, le cycle de vie de ces forêts primaires est bien plus élevé, il se rapproche de millier d’années. En effet, si le bois se régénère assez rapidement, la biodiversité abritée par ces forêts se trouve bien plus endommagée et sa période de régénération est beaucoup plus longue. De nombreuses espèces animales et végétales séculaires disparaissent avant même d’avoir été découvertes et ne réapparaîtront sans doute jamais. LIRE LA SUITE SUR LE FORUM de Francesca……

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conscience inconditionnée

Posté par othoharmonie le 25 novembre 2013

 

images (2)Peter Fenner est américain, Docteur en philosophie. Il a étudié et pratiqué leBouddhisme tibétain auprès de nombreux maitres. Il enseigne aux Etats-Unis un cursus nommé « Radiant Mind ». Il est l’auteur de nombreux ouvrages dont certains sont traduits en français. 

Notre esprit conditionné nous dit qu’il y a toujours plus loin où aller.
En tant qu’êtres humains, nous explorons une multitude de moyens pour atteindre cette plénitude, mais la seule expérience qui puisse satisfaire tous nos besoins est celle de la conscience inconditionnée.

Pourquoi ? Parce que lorsque nous reposons dans la conscience inconditionnée, nous n’avons plus besoin de quoi que ce soit. Nous sommes parfaits et accomplis exactement tels que nous sommes. Nous n’avons pas besoin de nous débattre de certaines pensées ou émotions, ni de changer nos conditions de vie de quelque façon que ce soit. Pensées, sentiments et perceptions surviennent mais ne nous conditionnent plus. Aussi extraordinaire qu’elle puisse paraître, la conscience inconditionnée n’est pourtant pas éloignée de notre quotidien ; elle nous est toujours parfaitement disponible. Grâce à l’expérience de la conscience inconditionnée, nous pouvons connaître un accomplissement total au sein de notre existence conditionnée.

Dans cette expérience, nous abordons notre quête de cette plénitude profonde selon une perspective non-duelle. Qu’est-ce que cela signifie? Cela signifie que la liberté ou la libération n’est pas un état qui existerait en opposition avec le sentiment d’être prisonnier ou coincé dans nos vies.
En fait, il n’est en opposition avec rien. C’est un niveau d’expérience qui coexiste avec tout. Cet état de conscience inconditionnée non-duel ne peut exclure les pensées, les sensations et les perceptions parce qu’il inclut tout ce qui est, et il n’est ainsi pas séparé de notre existence dualiste quotidienne. Cette qualité non-duelle renferme inévitablement le paradoxe suivant: une chose peut être à la fois vraie et fausse, bonne et mauvaise, présente et absente. Contrairement à l’expérience du mental conditionné, l’expérience de la conscience inconditionnée nous permet de demeurer paisibles et tranquilles au sein du paradoxe et de l’ambiguïté. Notre tendance à préférer l’ordre, la structure, les catégories et les concepts s’efface lorsque nous sommes établis dans cette conscience non-duelle.

La plupart d’entre nous fonctionnons le plus souvent, pour ne pas dire constamment, à partir du mental conditionné. C’est le mental qui fait l’expérience du manque et qui cherche des solutions, des remèdes et des stratégies pour résoudre ses problèmes. Le mental conditionné fonctionne entièrement à partir des préférences, des attirances et des aversions. Il cherche à éviter la douleur et à maximiser le plaisir. Le mental conditionné essaie de retenir les expériences qui sont considérées comme « bonnes» et de rejeter les expériences jugées « mauvaises ». Il croit que le bonheur résulte de l’alignement de nos expériences sur nos préférences. Quand nos expériences et nos préférences ne coïncident pas, nous prenons cela comme un problème que le mental conditionné tente de résoudre en élaborant une stratégie, ce qui nous pousse habituellement àchanger notre situation, notre façon de penser, nos émotions, nos relations ou nos conditions matérielles. Nous éprouvons alors un soulagement momentané par rapport à ce problème, mais nous avons tellement l’habitude de juger nos expériences d’après nos préférences que nous sommes très rapidement confrontés au fait d’avoir à résoudre un nouveau problème.

En Occident, si nous réalisons que nos pensées se contredisent, nous sommes embarrassés et craignons de manquer de clarté ou de rationalité. En Orient, le paradoxe est bienvenu parce qu’il montre au mental ses propres limites, ce qui offre la possibilité d’expérimenter ce qui se trouve au-delà du courant mental conventionnel. Les voies mystiques orientales évoluent avec aisance dans ce domaine paradoxal, sans le moindre embarras ni la moindre difficulté. L’expérience leur montre que la conscience inconditionnée peut seulement être décrite par le paradoxe et la contradiction.

Lorsque nous sommes établis dans la conscience inconditionnée, notre conditionnement (âge, sexe, histoire, éducation, condition physique et situation financière) ne nous limite plus. Nous sommes intimement reliés à tout ce qui est en nous et autour de nous, et cependant nous sommes hors de portée de toute perturbation. Nous transcendons la souffrance, non pas parce que nos problèmes sont résolus mais parce que nous expérimentons un niveau de conscience dans lequel rien ne manque,un état d’être qui ne dépend ni des conditions de notre mental, ni de notre corps, ni de la situation que nous vivons. 

L’expérience de la conscience inconditionnée nous fait sortir du cycle des réponses et émotions réactives en nous reliant à la nature même de notre mental en tant que pure conscience, sans contenu, non structurée. Nous retrouvons ce que nous sommes d’une façon totalement naturelle et détendue. Dans la tradition Vajrayana du bouddhisme, cette expérience est appelée l’invincibilité ou l’indestructibilité. Tout en acceptant pleinement notre existence finie et conditionnée, nous sommes établis dans un niveau de conscience qui ne peut pas être altéré ni amoindri par la présence d’une pensée, d’une émotion ou d’une sensation quelconque.

Peter Fenner – extrait du livre L’Esprit lumineux – Editions Almora 

 

 

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Qu’est-ce que l’Écologie intérieure ?

Posté par othoharmonie le 25 novembre 2013

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Pourquoi parler d’écologie intérieure ? Que signifie cette expression ?

Pendant de nombreuses années, les préoccupations écologiques furent considérées par la majorité comme secondaires et accessoires, et les écologistes militants comme de gentils rêveurs, utopistes et « pas sérieux ».

Aujourd’hui la situation s’est inversée : à la suite d’une succession ininterrompue de drames, menaces et catastrophes (marées noires, maladie de la « vache folle », trou dans la couche d’ozone, perturbations climatiques…), plus personne de sérieux ne nie actuellement la gravité des atteintes à l’environnement, ni le bien-fondé des revendications écologiques. Si un nombre chaque jour croissant de personnes se tournent vers l’écologie et adoptent dans différents domaines de leur vie quotidienne (alimentation, habitat, santé, transports, travail…) des comportements écologiques, c’est parce qu’elles ressentent intuitivement que cette approche de la vie fournit des réponses nouvelles, fécondes et pertinentes aux cruciaux problèmes actuels.

L’écologie pourrait-elle constituer ainsi le fondement d’une nouvelle société ? Quelle est sa logique interne et en quoi diffère-t-elle des idéologies qui ont prévalu jusqu’alors ?

Depuis des décennies, le mode de pensée dominant en occident est un culte quasi-magique rendu au « progrès », à la science et au développement, l’idée que l’homme doit soumettre et maîtriser la nature et qu’il peut lui imposer toutes ses volontés, enfin la croyance quelque peu naïve que la technologie, telle une déité toute-puissante, nous sortira miraculeusement de toutes nos difficultés. Le credo, inlassablement répété par les médias et gouvernants, tient en peu de mots : toujours plus de croissance, de production, d’activité et de consommation. Le résultat est connu : toujours plus de pollution, d’extinction d’espèces animales et végétales et de maladies dites « de civilisation ».

Le point de vue écologique sur le monde et le rôle que l’être humain peut y jouer, est radicalement différent.
Originellement, l’écologie est la discipline qui étudie le fonctionnement des écosystèmes. Or un écosystème ne peut perdurer que si chaque forme de vie qui le constitue joue son rôle dans cet ensemble complexe ; mais il dégénère et dépérit lorsqu’une espèce sans prédateur (comme l’être humain) l’envahit et s’approprie toutes ses ressources, rompant par-là son fragile équilibre. L’attitude et le regard écologiques envers le monde se traduisent ainsi par une volonté de connaître et préserver la nature et les multiples espèces qui la peuplent, ainsi que par le respect de sa diversité, sa richesse, son équilibre et sa complexité.

Si l’on veut être cohérent, cette même attitude de respect doit s’appliquer également à l’être humain lui-même. C’est la raison pour laquelle les écologistes le plus souvent mangent bio, ne fument pas et s’abstiennent de s’intoxiquer par des substances ou des médications chimiques. Le respect de la nature va ainsi de pair avec le respect de soi comme d’autrui : on peut dès lors parler d’écologie personnelle et d’écologie collective, d’écologie du corps (respect de son intégrité), d’écologie de l’esprit (développement de l’autonomie de pensée) et d’écologie psychique (écoute et acceptation de ses émotions, désirs, rêves et intuitions). L’écologie intérieure peut alors se définir comme la connaissance et le souci de soi, le respect de sa propre nature intérieure, c’est-à-dire de son monde instinctif, affectif, émotionnel et intuitif, si oublié, occulté ou dévalorisé dans la société contemporaine.

Pour réaliser à quel point cette écologie intérieure est importante, voire vitale pour l’actuelle humanité, essayons de comprendre les comportements anti-écologiques : pourquoi l’être humain pollue-t-il la planète où il réside, agresse-t-il la nature et maltraite-t-il les animaux ? Que se passe-t-il dans la tête et dans le cœur par exemple, d’un agriculteur qui épand sur ses propres terres, des pesticides hautement toxiques ou encore d’un employé de laboratoire qui torture des animaux, pour des expériences d’un intérêt très contestable ? Comment expliquer ces agissements ?

Les réponses pourront être variées : l’ignorance, le conformisme, l’appât du gain mais surtout la coupure de la sensibilité.
Dès lors qu’il se reconnecte à son cœur et qu’il écoute ses sentiments, l’être humain ne peut plus agir ainsi. C’est parce qu’il a négligé et méprisé la sphère du sentiment, au nom de la toute puissante et sacro-sainte « raison » que l’homme en est arrivé à des comportements dénués de sagesse et d’intelligence véritable.

Ainsi, la sensibilité, le cœur et l’affectivité, loin d’être des tares ou des faiblesses, constituent bien au contraire une sauvegarde, une protection et une garantie à l’encontre des errements et folies de ce monde. Harmoniser ses émotions, recontacter son intuition, effectuer le voyage initiatique vers son être véritable, tel est le cheminement qui amène à devenir authentiquement humain. Les émotions qui agitent le cœur et le mental des hommes et des femmes, sont donc aussi importantes que l’air qu’ils respirent ou la nourriture qu’ils ingèrent, car elles déterminent leurs pensées, attitudes, choix et décisions. C’est pourquoi l’écologie intérieure, personnelle et essentielle, s’avère être la condition, la racine ou la source de l’écologie extérieure, sociale et environnementale.

L’homme contemporain utilise quotidiennement des technologies hautement sophistiquées (téléphone mobile, ordinateur…), voyage en quelques heures à l’autre bout du monde, sait instantanément ce qui se passe à Pékin, New-York ou Buenos Aires, mais ignore le plus souvent ce qui se passe au fond de son propre cœur et comment il fonctionne émotionnellement, occupé du matin au soir par ses multiples activités. Ainsi le problème auquel l’humanité se trouve aujourd’hui confrontée, est qu’elle a atteint un niveau de développement scientifique et technique, bien supérieur à son degré de sagesse, de conscience et de maturité, ce qui se traduit par un usage si souvent inapproprié, dangereux et destructeur de son savoir technologique : fission nucléaire, agriculture chimique, O.G.M., nanotechnologies…

C’est ce décalage entre culture mentale et culture psychique, savoir intellectuel et savoir du cœur, qui se trouve à l’origine de la quasi-totalité de nos difficultés et dysfonctionnements actuels. L’être humain cherche partout fébrilement des remèdes à la crise, des solutions politiques, économiques, financières ou technologiques, en évitant soigneusement la question de son propre comportement et sans jamais remettre en cause son erreur initiale, qui est de s’être détourné, coupé ou éloigné de lui-même, de son être intérieur, de sa nature ultime. L’urgence aujourd’hui n’est donc pas de découvrir une nouvelle technologie miraculeuse, ni un prétendu sauveur providentiel, encore moins de consommer toujours davantage pour faire repartir la croissance, mais de combler notre retard ou déficit de croissance intérieure, psychique ou spirituelle .

Aussi l’Écologie intérieure pourrait-elle se résumer ainsi : être naturel, c’est-à-dire spontané, authentique et sincère, accepter, écouter et développer tous les aspects de soi (corps, sexualité, affectivité, intellectualité et spiritualité) et devenir un être libre, sage et efficace, apte à jouer son rôle et exercer son talent spécifique, dans la mutation ou transition vers une société plus évoluée, plus harmonieuse et plus respectueuse de la vie sous toutes ces formes.

Pour marque-pages : permalien.

par Yann Thibaud

extraits de « L’Éveil de l’humanité (L’Écologie Intérieure 

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Manifeste pour une nouvelle Spiritualité

Posté par othoharmonie le 25 novembre 2013

images (1)par Yann Thibaud

extraits de « L’Éveil de l’humanité (L’Écologie Intérieure 3) »

Voilà presque deux siècles qu’au nom de l’idéologie du progrès, la société occidentale (aujourd’hui étendue à la planète entière) a cru trouver le bonheur et le sens de l’existence, dans une production et une consommation sans limite de biens et de produits,  jusqu’à l’épuisement programmé des ressources de la Terre qui accueille l’humanité. Sortir  de cette impasse suicidaire implique de transformer radicalement nos modes de vie et de  pensée.

C’est pourquoi la crise généralisée que nous traversons n’est pas seulement économique, financière, énergétique ou politique : elle est d’abord structurelle, culturelle, civilisationnelle et (osons le mot) spirituelle ; elle est la conséquence d’une idéologie absurde, réduisant l’être humain à un agent économique, sorte de créature robotique ayant pour seule finalité de produire et consommer, niant par là sa dimension affective, sensible, intuitive et idéaliste ; elle signe le désastre du matérialisme, l’échec d’un monde dédié au culte du profit, la fin d’une illusion, mais aussi peut-être la naissance d’un monde différent, plus sage, plus heureux et plus libre, comme la métamorphose de la triste chenille en somptueux papillon.

Notre potentiel oublié Les peuples qui nous ont précédés et qui eurent au moins le grand mérite de nous léguer une planète habitable, n’étaient pas, quant à eux, des obsédés de la croissance et du pouvoir d’achat. Leurs centres d’intérêts étaient d’une toute autre nature : ils se passionnaient pour des questions mystiques et métaphysiques et entreprirent, par de multiples voies, de connaître et développer les aptitudes et potentiels de la conscience et de l’esprit.

Aussi, sur tous les continents et dans toutes les cultures, peut-on trouver le récit ou le témoignage d’êtres s’étant affranchis des limitations de la conscience ordinaire et faisant montre de qualités et capacités exceptionnelles : une joie et un amour constants et sans limite, une totale sérénité et un niveau élevé de discernement et de sagesse. Cet état résultant d’un changement intérieur radical, se trouve qualifié par des mots très variés : ainsi en Orient, on parle dans le bouddhisme d’éveil ou d’illumination, dans l’hindouisme : de libération ou de réalisation, et dans d’autres traditions (soufisme, taoïsme et même chamanisme) on trouvera des termes équivalents ; en Occident, on recourt aux concepts quelque peu différents de sagesse ou de sainteté, mais les états que ces divers mots tentent de traduire, s’avèrent proches ou similaires, car ils constituent une réalité universelle, un potentiel offert à tout être humain, quels que soient sa culture, son origine ou son parcours.

Le véritable bonheur serait-il donc l’Éveil ?

En quoi consiste-t-il exactement et comment en faire l’expérience ?

Comment reconnaître les « éveillés » ? Passent-ils devant une commission chargée de les évaluer, les authentifier et leur délivrer une certification ou une autorisation d’exercer ?

Il n’existe heureusement pas de bureaucratie de l’Éveil. Le rayonnement, la bonté et l’amour qui émanent des éveillés sont les seules sources de la fascination qu’ils suscitent. Pour qui a eu la chance de les rencontrer ou même de les voir en photo ou en vidéo (notamment par les livres et films d’Arnaud Desjardins), ce qui frappe est d’abord la profondeur et l’intensité de leur regard, à la fois doux et puissant, aimant et conscient.

L’amour que manifestent les éveillés a ceci de remarquable et d’inhabituel, qu’il touche chacun intimement et parfois de façon bouleversante, tout en étant parfaitement impersonnel, offert également à tous les êtres qu’ils rencontrent.

Cette manière d’aimer nous est la plupart du temps inconnue, tant elle diffère de ce que nous nommons généralement « amour », sentiment possessif, exclusif et jaloux, accordé à certains et pas à d’autres, susceptible de se muer, s’il est contrarié, en haine, mépris ou même indifférence.

L’amour ressenti par un être éveillé est au contraire patient, immuable, paisible et inconditionnel (accordé sans condition), parce qu’il ne dépend pas de l’autre mais de soi et résulte simplement de la joie d’être, de la reconnexion à la source intérieure et éternelle de sagesse et de bonté.

N’étant plus sujets aux projections, illusions et fantasmes qui altèrent généralement le mental humain, ayant atteint un plan de conscience situé au-delà des émotions aliénantes, ils perçoivent le réel avec clarté et précision, et s’y adaptent d’instant en instant, avec aisance, naturel, grâce et fluidité.

Autrement dit, ils improvisent constamment, ce qui ne manque pas de décontenancer ceux qui ne s’autorisent pas pareille liberté. Leurs paroles, actes et décisions ne se fondent pas sur l’application de principes, règles ou commandements, mais sur la perception directe et immédiate de chaque situation et sur l’appréciation intuitive de la meilleure conduite à tenir, pour le plus grand bénéfice de chacun.

En raison de la joie, l’énergie et la sérénité qu’ils émanent, les éveillés sont souvent l’objet d’un immense respect, voire même d’une intense vénération, pouvant aller jusqu’au culte de la personnalité.

Or l’adulation ou l’idolâtrie n’aide en rien à progresser sur la voie de l’Éveil. C’est même le contraire car, aussi longtemps que l’on mettra un autre être sur un piédestal en chantant ses louanges, on niera sa propre beauté et sa propre lumière, en les projetant sur son gourou de prédilection.

Pourtant, l’Éveil ne nous est pas inconnu : nous en avons tous eu des aperçus, ne serait-ce que fugitivement, durant quelques minutes, heures ou semaines dans des circonstances particulières, au cours d’un voyage, au plus fort d’une relation amoureuse, pendant un intense épisode de création artistique ou durant un séjour au cœur de la nature…

Il nous est ainsi tous arrivé de ressentir soudain et sans savoir pourquoi, une immense joie et une profonde paix, éprouvant le sentiment de la perfection de l’instant présent et d’être un avec le monde, l’univers et la vie, puis de perdre cette connexion, de refermer les portes du sublime et de retomber dans les illusions et limitations de la conscience ordinaire.

C’est pourquoi l’Éveil nous appartient et nous concerne tous : il existe en chacun à l’état latent ; il est notre nature véritable, notre identité ultime, essentielle et ineffaçable, qui ne peut nous être retirée, quels que soient nos torts, erreurs, défauts ou insuffisances.

L’Éveil n’est donc pas l’apanage, ni la propriété exclusive de quelques ermites en lévitation dans une grotte de l’Himalaya ou de gourous fameux, entourés de leurs nombreux disciples dans de vastes ashrams.

L’Éveil est le devenir et la vocation de l’humanité toute entière, notre rêve perdu, notre mission oubliée et la raison d’être de notre présence sur Terre.

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L’inde et les Intouchables ; ceux que je préfère

Posté par othoharmonie le 24 novembre 2013

 

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La question des « basses castes » en Inde

Malgré l’inscription dans la Constitution, rédigée sous l’autorité d’Ambedkar et promulguée en 1950, de l’abolition de l’intouchabilité, la caste demeure le principe structurant de la société indienne. La caste n’a pas fait que survivre, elle a pris de nouvelles formes afin de s’adapter aux nouvelles réalités socio-économiques.

Depuis 1951, les castes ne sont plus dénombrées dans les recensements conduits par le gouvernement indien, et seuls les groupes dits « répertoriés » le sont. Ces groupes répertoriés incluent : les scheduled castes ou SC (castes répertoriées), catégorie qui regroupe les castes traditionnellement considérées comme « intouchables » ; les scheduled tribes ou ST (tribus répertoriées), catégorie rassemblant un ensemble de groupes censés constituer la population aborigène de l’Inde, population également considérée comme « intouchable » ; les other backward classes ou OBC (autres groupes défavorisés), catégorie incluant principalement des castes de la catégorie de shûdras (basses castes, occupant traditionnellement des emplois subalternes, mais n’étant pas considérées comme « intouchables »). Les membres de ces trois catégories bénéficient, selon des modalités différentes, des politiques de « réservations » (discrimination positive) dans le secteur public, dans l’enseignement supérieur et en politique (des sièges leur sont réservés lors des élections).

Les scheduled castes représentent aujourd’hui plus de 16 % de la population indienne, et lesscheduled tribes environ 8 % , soit plus de 24 % du total de la population indienne pour ces deux groupes. L’évaluation de la population des other backward classes est l’objet de nombreux débats entre spécialistes (du fait de la difficulté à cerner les limites de ce groupe) : elle comprendrait environ 36 % de la population. Aujourd’hui, beaucoup des membres des OBC font encore l’objet de fortes discriminations sur la base de la caste, mais les membres des catégories SC et ST souffrent, eux, davantage de cette discrimination en continuant d’être victimes, notamment en milieu rural, de la pratique de l’intouchabilité. Une étude récente menée auprès d’un échantillon de 565 villages dans onze États différents montrait que, dans un dixième de ces villages, les personnes considérées comme intouchables n’ont toujours pas le droit de porter des chaussures, des vêtements neufs, des lunettes de soleil, ni d’utiliser un parapluie ou de posséder un vélo . Dans la moitié des villages étudiés, ces personnes n’ont pas un accès libre aux infrastructures communes permettant d’obtenir de l’eau potable. De même plus de 40 % des écoles pratiquent l’intouchabilité lors des repas du midi en obligeant les enfants issus de groupes SC et ST à s’asseoir à l’écart de leurs camarades de classe. Les statistiques de police, qui sont loin d’enregistrer la totalité des faits commis, montrent que, parmi la population SC et ST, chaque semaine treize personnes sont assassinées, cinq de leurs maisons sont brûlées, six personnes sont kidnappées, tandis que chaque jour trois femmes sont violées, onze personnes sont agressées et qu’un crime contre un membre de ces groupes est commis toutes les dix-huit minutes .

C’est sur la base de cette expérience d’une discrimination extrêmement violente qu’une partie des membres de ces groupes (notamment le groupe des scheduled castes) a développé une identité politique forte. Cette conscientisation politique s’est notamment accélérée dans la période d’entre-deux-guerres sous l’impulsion d’Ambedkar . Premier « hors-caste » à avoir étudié aux États-Unis et en Angleterre, principal rédacteur de la Constitution de l’Inde, Ambedkar a en effet été l’initiateur d’un mouvement de lutte contre le castéisme qui continue aujourd’hui de structurer les répertoires politiques de lutte contre la discrimination. Ce mouvement de lutte s’est prolongé après la mort d’Ambedkar en 1956, et on parle désormais de « mouvement dalit ». Le terme dalit, qui provient du marathi, signifie littéralement brisé et opprimé. L’Arya Samaj, mouvement réformateur de l’hindouisme, puis Ambedkar, dès les années 1930, ont été les premiers à utiliser ce terme pour désigner les membres des castes anciennement intouchables dans la sphère publique. Cependant le terme s’est réellement popularisé à partir de 1973 avec la publication du manifeste des Dalit Panthers. Au départ éminemment politique car impliquant une posture de lutte, le terme dalit est aujourd’hui souvent mobilisé comme un terme politiquement correct pour se référer à l’ensemble des groupes anciennement intouchables (mais toujours victimes, de fait, de l’intouchabilité). L’utilisation de ce mot est souvent sujette à débats en sciences sociales mais nous n’hésitons pas à l’employer car, comme nous le verrons, il est particulièrement révélateur de la façon dont les personnes auprès de qui nous avons enquêté se définissent dans l’espace social indien.

 

par http://www.laviedesidees.fr/spip.php?page=auteur&id_auteur=0Jules Naudet  

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Les castes en Inde, un souvenir

Posté par othoharmonie le 24 novembre 2013

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L’Inde a beau être une société de castes, la mobilité sociale n’y est pas impossible. De longues années de luttes et des politiques de discrimination positive ont permis à certains Dalits – autre nom des Intouchables – d’échapper à leur condition. Jules Naudet, à partir d’une enquête qu’il a menée auprès de Dalits devenus hauts fonctionnaires, professeurs ou cadres supérieurs, s’intéresse aux liens qui les unissent à leur milieu d’origine.

Définir la mobilité sociale dans le contexte indien est un exercice particulièrement difficile. En effet, comme le rappelle Max Weber dans Hindouisme et Bouddhisme , la caste est un cas particulier du Stand (groupe de statut). Contrairement aux cas fréquents où l’honneur social est directement attaché à la situation de classe, la caste vient modifier ce rapport entre statut social et classe. La caste est, selon Weber, un stand fermé dans la mesure où elle impose des obligations professionnelles, religieuses et sociales extrêmement contraignantes. C’est donc moins la classe (au sens de possession ou non-possession de biens matériels ou de qualifications professionnelles d’un certain type) qui décide du statut que le statut, donné dès la naissance, qui décide de la classe.

Dans une telle situation, la mobilité sociale est difficilement possible pour un individu isolé. Seul le groupe dans son ensemble peut voir son statut évoluer. C’est pour cette raison que l’Inde est souvent présentée, dans la continuité des travaux de Sorokin (le premier théoricien de la mobilité sociale), comme l’archétype d’une société fermée dans laquelle les statuts sont assignés, par opposition aux sociétés ouvertes dans lesquelles les statuts sont acquis .

Pourtant, la typologie binaire de Sorokin a un effet trompeur : la société indienne n’est pas complètement fermée. Il y a certes toujours eu une congruence forte entre caste et classe, mais cette congruence n’a jamais été parfaite. Depuis l’indépendance de l’Inde, et notamment grâce aux politiques de « réservation » (discrimination positive), la dissociation entre caste et classe s’est même accrue (bien que la congruence demeure extrêmement forte). Par ailleurs, la sécularisation du pays est allée de pair avec une délégitimation de l’usage des critères de caste dans le sens commun. Toute relative que soit cette délégitimation, elle a néanmoins introduit une brèche dans les principes garantissant l’ordre social indien. La théodicée indienne, que Weber décrivait comme « la plus conséquente que l’histoire ait jamais produite » , se voyait ainsi concurrencée par une idéologie du mérite selon laquelle la valeur de l’individu dépend non plus de sa naissance, mais de sa réussite professionnelle.

La conséquence de ces deux évolutions est donc un brouillage des principes de définition du statut. Si la caste reste un stand fermé au sens de Weber, le statut en Inde n’est pas défini seulement par l’appartenance de caste. Le statut est aussi fonction du prestige de la profession exercée. Il existe donc en Inde deux échelles de valeur du statut social : le statut est défini par la pureté rituelle de la caste à laquelle on appartient, ainsi que par le prestige de la profession. Ces deux échelles de statut social sont indépendantes et possèdent leurs logiques propres. L’évaluation du statut en fonction d’une échelle ou d’une autre est alors profondément relative. Les facteurs susceptibles d’influer sur cette évaluation sont nombreux et, surtout, il est quasiment impossible de les systématiser. La prédominance de la caste comme principe d’évaluation du statut pourra varier de manière plus « structurale » en fonction de la trajectoire et des contextes de socialisation traversés (résidence en milieu rural ou en milieu urbain, type d’établissements scolaires fréquentés, passage ou non par l’université, profession des parents, âge, etc.), mais cette prédominance n’est jamais complètement stabilisée. Les différents contextes produisant ou soutenant des légitimités différentes, les individus, soumis aux effets de la domination symbolique, sont tentés de faire varier leurs principes de jugement en fonction de ces contextes et ne mobilisent donc pas nécessairement les mêmes répertoires d’évaluation en famille, dans leur quartier, à l’école, sur leur lieu de travail, dans les transports en commun, etc.

Cette dualité dans la définition du statut social a nécessairement un impact sur la façon dont les personnes, notamment issues de basses castes, peuvent ressentir leur mobilité sociale. Nous avons retrouvé cette ambiguïté dans l’enquête que nous avons menée sur l’expérience de la mobilité sociale en Inde. Anil, fils d’un travailleur sans terre d’un village du Gujarat et issu d’une caste de tisserands traditionnellement considérée comme « intouchable », est aujourd’hui diplômé d’une université de la Ivy League et consultant pour un cabinet international. Respecté dans son travail, jouissant d’une grande reconnaissance parmi ses collègues, il avoue néanmoins, avec beaucoup d’hésitation et une honte certaine, avoir peur de revenir dans son village d’origine :

« Quand je reviens… La situation des personnes là-bas… Leur situation est vraiment très mauvaise et moi je suis toujours… Quand je reviens, je continue à être… C’est une sorte de contradiction en moi. Quand je reviens, je suis toujours… En ce qui concerne les personnes de haute caste, je suis toujours considéré comme une personne de basse caste. Même si je suis quelqu’un d’important [a big guy], à Mumbai, où ma caste ne compte pas, dès que je reviens, je deviens “l’intouchable”. Et ça je ne le supporte pas ».

Cet extrait d’entretien révèle bien toutes les contradictions de la mobilité sociale dans le contexte indien. Ce qui frappe aussi dans l’histoire d’Anil, c’est qu’il est parvenu à atteindre une position professionnelle extrêmement prestigieuse et rémunératrice alors qu’il est issu d’un milieu extrêmement pauvre et stigmatisé socialement. Pourtant sa situation demeure une exception au regard du reste de la société indienne.

par http://www.laviedesidees.fr/spip.php?page=auteur&id_auteur=0Jules Naudet 

 

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Osho et les Maîtres

Posté par othoharmonie le 24 novembre 2013

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Osho est un mystique contemporain qui apporte la sagesse des temps anciens en réponse aux questions des hommes et des femmes d’aujourd’hui. Il nous éclaire sur l’essence de toutes les traditions religieuses et spirituelles : soufisme, bouddhisme, Tantra, Tao, Yoga, Zen, hindouisme, christianisme, hassidisme…

Osho est un iconoclaste qui propose une vision nouvelle de l’homme et c’est ce mélange étrange qui fait de lui peut-être un des maîtres spirituels d’aujourd’hui!

Il est à la fois un maître zensoufi et tantrique.

Maître zen, car il choque et détruit toutes nos croyances et nos conditionnements ! Ses centaines de discours sur des thèmes aussi variés que la méditation, les émotions, le zen, le sexe, la mort, la politique, l’amour, l’éducation, la science, les religions ou la quête spirituelle nous obligent à nous regarder nous-mêmes et à faire confiance à notre propre intuition et intelligence plutôt que de suivre une croyance, une idéologie ou juste des habitudes. Il insiste : «  Doutez et trouvez votre voie par vous-même !  ».

Maître soufi, car il nous rappelle constamment que la méditation ne peut se séparer de l’ouverture du Cœur et que la vie est une célébration, une danse :Vous avez oublié de commencer à vivre ! L’homme moderne est devenu tellement sérieux. Redevenez des soufis… riez, dansez et profitez de la vie !

Maître de Tantra, car il intègre le corps et le sexe dans la vision de la spiritualité: « vivez votre sexualité ! », « toutes les religions y compris le christianisme répriment votre sexualité » et « je suis contre toutes formes de répressions car elles mènent toutes à la perversion… » et inversement, il nous met en garde contre l’excès contraire, une sexualité sans amour et il suggère à l’homme et la femme de faire évoluer le sexe, l’amour et la méditation par le Tantra.

Selon Osho, seul l’homme riche intérieurement et extérieurement peut être heureux et symboliser un espoir pour un changement sur cette planète. Le nouvel homme se doit d’être un Zorba le bouddha nous dit-il, zorba représentant la terre, le bon-vivant et la joie de vivre et Bouddha représentant la conscience, la méditation et la sagesse.

Pour cela, il a créé des méthodes comme les méditations actives et la Mystic Rose qui permettent de relaxer, de changer rapidement, et devivre pleinement. Et il insiste aussi sur la thérapie : « Quelques groupes de thérapie peuvent vous préparer à la méditation. »

Osho a quitté son corps en 1990 et ses discours sont aujourd’hui publiés dans plus de six cents ouvrages et en cinquante langues et semblent intéresser des populations très différentes : aux USA, Europe mais aussi en Inde, en Iran, en Russie et en Chine…

Son centre de méditation en Inde continue aujourd’hui d’être un des plus grands centres de croissance spirituelle au monde, attirant des milliers de visiteurs internationaux venant participer à des programmes de méditation, de thérapies, de travail corporel et de créativité artistique.


Vidéo d’un extrait de discours d’Osho 
avec traduction en français sous-titrée. 
Choisissez French (France) au lieu de English

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Cessez de tenter … Osez dès maintenant !

Posté par othoharmonie le 23 novembre 2013

 

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Acceptation, amour inconditionnel et félicité, autant de mots magiques bien connus de la plupart de ceux qui empruntent le chemin spirituel. Comme la plupart des mots, leur nature est quelque peu ambiguë. Séduisants, ils engendrent aussi d’immenses espérances. Ce sont là des choses que nous désirons mais qui, en même temps, peuvent paraître inaccessibles.

Je me souviens que dans mon enfance, on me disait que pour attraper un oiseau il fallait lui mettre du sel sur la queue. J’étais trop jeune pour me rendre compte que si je parvenais à le faire, c’est que j’avais déjà attrapé l’oiseau. Le même genre de paradoxe est inhérent aux concepts dont il est question dans ce texte. Par exemple, on ne peut parvenir à l’acceptation totale en s’échinant à changer les choses. Une telle tentative implique que nous n’acceptons pas ce qui est. Lorsque toute tentative cesse, l’acceptation totale est là et l’oiseau est déjà attrapé. Souvent les chercheurs ignorent ce paradoxe et continuent d’essayer avec l’espoir ou la conviction que si l’on parvient à accepter totalement ce qui est, la réalisation s’ensuivra et qu’en conséquence, on connaîtra l’amour inconditionnel et la félicité.

Cet univers entier est le rêve du Soi. Notre identité est un point de référence conceptuel sur un continuum qui est le Soi profond. Et lorsque nous utilisons des mots comme amour inconditionnel, félicité et acceptation, nous cherchons à saisir nos propres mains. Il y a une croyance parmi les chercheurs selon laquelle l’acceptation peut mener à la réalisation, la clarté et l’illumination. La vérité, c’est que le «moi» qui tente de se montrer «acceptant» ne peut jamais attraper l’oiseau. 

L’acceptation totale est ce qui est ici même, en l’instant même, et non quelque chose que l’on peut accomplir dans le futur.L’acceptation ne conduit pas à la clarté ; elle est la clarté que tout ce qui est ne peut être en aucune façon différentLes choses peuvent être apparemment différentes de ce qu’elles étaient, mais elles ne peuvent jamais être différentes de ce qu’elles sont. Tous les efforts en vue d’acquérir davantage d’acceptation, d’amour ou de félicité ne sont que l’illusion de l’ego essayant de s’accréditer en tant que protagoniste solide et bien réel, susceptible de progresser vers des états d’être de plus en plus raffinés.

La Pure Conscience ne pratique pas activement l’acceptation, l’amour et la félicité en tant qu’antipodes du rejet, de la haine et du désespoir. Ceci ne pourrait passer pour l’acceptation totale. La Pure Conscience est pareille à un miroir qui reflète tout sans la moindre résistance. Tout est accepté sans le moindre jugement. Cela inclut la façon dont vous vous percevez en cet instant précis. Comprenez bien : cela inclut votre graisse, votre calvitie, votre colère, vos doutes, votre aliénation et votre peur, ainsi que tout ce qui est douillettement roucoulant en vous. Qu’il y ait résistance, rejet, effort ou tension est sans importance. Tout ceci est observé de manière neutre et, par là, accepté. 

Étant le Soi Un, à jamais parfait et omnipénétrant, que pourrais-je accepter et que pourrais-je rejeter? Qu’est-ce qui pourrait me donner de la joie et qu’est-ce qui pourrait me faire de la peine? Étant à jamais non-affecté et non-attaché, je suis en paix dans mon insondable Soi.

L’acceptation, la claire vision de ce que vous êtes, ne résultera pas de vos efforts ni de votre recherche, mais pourrait se révéler quand s’abolissent tentatives et recherches. L’acceptation totale, l’amour et la félicité pourraient alors être reconnues comme étant déjà là. La réalisation du Soi, la reconnaissance du Soi (qui signifie simplement voir ce que vous êtes déjà en cet instant même), équivaut à l’acceptation totale.Pouvez-«vous» accepter qu’il n’y a rien à faire? Pouvez- «vous» accepter que vous n’existez pas en tant qu’entité séparée? Si cela est possible, alors qui demeure pour faire l’acceptation?

Que la pensée qui se manifeste affirme: «Ceci est accepté» ou qu’elle affirme: «Ceci n’est pas accepté », ne fait aucune différence. La Pure Conscience inclut – et par conséquent accepte – les deux. 

L’ego n’est pas capable de l’acceptation totale, mais il est inclus en elle. Il espère en vain que les efforts qu’il fournit pour devenir de plus en plus «acceptant» lui permettront d’atteindre l’état exalté d’illumination, qui à son tour est supposée engendrer félicité éternelle, paix et expérience de l’amour inconditionnel. Cette récompense après laquelle court l’ego, n’est toutefois ni une expérience que l’on peut avoir ni un état dans lequel on peut être. Au contraire, l’illumination est l’évaporation de l’illusion qu’il existe un individu pour en faire l’expérience ; c’est pourquoi il est nommé «l’état sans état».

Acceptation absolue, amour inconditionnel et félicité ne sont en fait que trois autres indicateurs de plus pointant vers l’espace lumineux de la Pure Conscience. Dans cette pureté, sans qualifications ni forme, même les concepts de contemplation neutre et de ce qui est contemplé, du miroir et de son contenu disparaissent.

Nous pouvons l’appeler félicité, puisque rien ne peut la troubler. Nous pouvons l’appeler acceptation totale, puisque rien n’est rejeté par elle. Nous pouvons l’appeler amour inconditionnel, puisque tout est embrassé par elle.

Cette magnifique simplicité, ce secret ouvert à tous, cette clarté intime, est tout ce qui est. C’est vous-même vous souhaitant la bienvenue chez vous. Vous êtes ceci.

Leo Hartong – extraits de livres : S’éveiller au rêve. Le présent d’une vie lucide – Editions Accarias L’Originel

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L’intimité véritable, nous en avons la capacité

Posté par othoharmonie le 23 novembre 2013

 

 
images (1)… Il me paraît essentiel, au long du processus de différenciation de ne jamais perdre de vue ce à quoi on aspire en définitive : une relation aimante non seulement viable mais si possible bienfaisante, un rapprochement qui favoriserait un partage déparasité des peurs et des méfiances.

Isabelle Filliozat définit l’amour vrai comme «la capacité à vivre l’intimité. L’intimité est un espace relationnel dans lequel on se permet un échange direct, sans masque, authentique et spontané, d’énergie, de caresses, de sentiments et de pensées. L’intimité implique une grande ouverture et réceptivité à l’autre».

En soulignant la «capacité», je suis attentive au capital que chacun possède et exploite un peu, beaucoup ou énormément. Je ne crois pas qu’on puisse venir au monde sans l’aptitude à vivre l’intimité. Tant qu’on reste sur ses gardes, dans la vie affective, tant qu’on campe dans son quant-à-soi et qu’on se déclare congénitalement incapable de se livrer, on laisse le champ de la différenciation en friche.

De qui ne s’est-on pas suffisamment séparé pour autant redouter la proximité? À l’opposé surgit le risque de se sentir si bien sur son territoire qu’on ne discerne plus rien de commun avec la personne dont on s’est démarqué. Comment trouver maintenant le moyen, voire le désir, de s’en approcher? De refuser le confortable et stérile «vis ta vie, je vis la mienne, restons-en là» ?

Je constate quelque chose de déterminant au sein même de la dynamique de différentiation : plus la distance grandit avec l’être aimé, mieux nous le voyons, tel qu’il est dans son altérité. Plus nous nous réapproprions les blessures et les dysfonctionnements qui nous appartiennent en propre, plus nous devenons sensibles aux siens.
Plus nous nous enracinons dans notre humanité, seuls, délivrés de la redoutable fusion-confusion, plus nous percevons en lui un semblable confronté à sa solitude, sa détresse, son fardeau. Et cela se met à communiquer en silence, même en son absence. La peur de la proximité est alors en train de fondre.

Si le partenariat accentue le lien dans la différenciation, l’intimité, quant à elle, le parachève en l’ancrant dans la similitude. « Os de mes os, chair de ma chair», s’écrit Adam à la vue d’Ève. Il a fallu la coupure, la blessure, le manque. Alors leur saute aux yeux ce qu’ils ont en commun. Et le fait qu’il parle pour la première fois renforce la nécessité de la distance : quand nous nous parlons, n’est-ce pas pour franchir une distance qui pourrait nous séparer à jamais?

Tel est le.grand piège dans la vie de couple : croire que la similitude est une évidence, que l’intimité physique dispense de la parole échangée. « Fais-moi l’amitié de me parler, pourrait-on dire à son conjoint. C’est qu’à cause de la fusion, peu de couples s’aiment d’amitié, selon Guy Corneau. Alors, «nous ne pouvons pas entendre de notre partenaire le quart de ce qu’un ami ou une amie pourrait nous raconter (. .. ) pourtant, un des facteurs qui contribuent le plus à la création de l’intimité véritable s’appelle «l’amitié».
Autre manière de rappeler que le conjoint est d’abord un prochain, à la fois autre et semblable, et que l’échange de paroles est ce pont fragile d’une rive à l’autre de nos altérités.

Nombreuses sont les personnes qui souffrent de «faire l’amour avec un étranger, ou une étrangère». Tant il est vrai que l’intimité physique ne suffit pas en elle-même, que souvent elle fait d’autant plus ressortir le manque désespérant d’intimité véritable.

Je crois possible dans ce cas d’apprendre à écouter le corps d’autrui. Que dit-il par ses gestes – qu’il est incapable de mettre en mots? Langage non verbal de l’amour. Mais aussi langage du tout Autre en lui : son corps ne se révèle t-il pas alors, comme le nôtre, « temple du souffle d’amour » ?

Lytta Basset – extrait du livre : Aimer sans dévorer – Editions Albin Michel 

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Un principe créateur

Posté par othoharmonie le 23 novembre 2013

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Mais sur la question du principe créateur, vous devez voir s’affronter des thèses très opposées ? 

La majorité des astrophysiciens ne veulent pas parler d’un principe créateur. Pour eux, la question de la création et d’un créateur sent trop le soufre. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle la théorie du Big Bang ne s’est pas imposée tout de suite, après la découverte de l’expansion de l’univers en 1929 par Edwin Hubble. L’idée d’un début de l’univers, d’un instant pouvant être décrit comme celui de la « Création » avait trop de connotations religieuses. Jusque dans les années 60, c’était la théorie d’un univers stationnaire conçue par les astronomes britanniques Fred Hoyle, Thomas Gold et Hermann Bondi qui avait le vent en poupe. Cette théorie soutient que l’univers est de tout temps semblable à lui-même, qu’il n’a ni commencement ni fin. Elle évacue donc la notion d’un moment de « Création » inhérente à la théorie du Big Bang. Ce fut seulement en 1965, après la découverte accidentelle du rayonnement fossile que le Big Bang s’imposa. Mais on a déjà vu que, même dans le contexte du Big Bang, nous pouvons évacuer la notion d’un principe créateur et invoquer le hasard pour expliquer notre existence, si nous postulons l’existence d’un multivers dans lequel notre bulle-univers ne serait qu’une parmi une infinité de bulles-univers. Des scientifiques éminents ont opté pour le hasard. J’ai déjà évoqué le biologiste français Jacques Monod, prix Nobel de médecine, qui écrivait dans Le Hasard et la Nécessité : « L’homme est perdu dans l’immensité indifférente de l’univers où il a émergé par hasard ». Le physicien Steven Weinberg, prix Nobel de Physique, renchérit dans Les trois premières minutes : « Plus on comprend l’univers, et plus il nous apparaît vide de sens ». 

Le même Weinberg pense que les religions sont à l’origine de bien de maux dans le monde. Il écrit de manière résolument provocante : « Avec ou sans religion, les êtres bons se conduiront bien et ceux qui sont mauvais mal. Un des grands accomplissements de la science a été, sinon de rendre impossible pour les gens intelligents le fait d’être croyants, tout au moins de leur permettre de ne pas être croyants. » Et Weinberg de citer certaines influences néfastes de la religion : les croisades, les pogroms et autre djihad. Je pense qu’il a tort. Tout d’abord, il oublie de mentionner tout le mal que la science, incorrectement appliquée a également pu causer à l’humanité et à son écosphère : Hiroshima et Nagasaki, l’extinction des espèces et la diminution de la biodiversité, le trou d’ozone, le réchauffement de la Terre, etc. Je pourrai multiplier les exemples à l’infini. Ensuite, la religion dont il parle (je préfère parler de spiritualité) n’est pas la « vraie », mais une de ses versions déformées : les gens qui participaient aux guerres de religion ne pouvaient être mus par le sentiment de compassion envers les autres qui est à la base de toute religion. 

Vous voyez donc que, sur les relations entre la science et la spiritualité, il existe des points de vue totalement opposés au mien, même si je pense que ma position philosophique gagne du terrain. Mais en fin de compte, il faut réaliser que ma position philosophique n’affecte pas directement mon travail de chercheur, qui consiste à observer et comprendre les phénomènes du cosmos. Même si ma spiritualité m’aide à mieux vivre et à mieux interagir avec ceux qui m’entourent, et que, en vivant mieux, je fais mieux mon travail, aucun a priori philosophique n’influe directement sur celui-ci. Mon sujet de recherche est la formation et l’évolution des galaxies, celles des galaxies naines en particulier, et ce n’est pas le fait de parier sur un principe créateur qui peut affecter ce que je trouve. C’est sur d’autres plans que ma démarche spirituelle joue. Plus que jamais, la science me laisse libre.

Extrait d’interview de Trinh Xuan Thuan

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Eau Diamant

Posté par othoharmonie le 23 novembre 2013

       Extraits du livre Eau Diamant de Joël Ducatillon

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Mon nom est Joël Ducatillon. Il y a une trentaine d’années, mon premier métier était d’être musicien et pianiste professionnel. Je n’étais pas un Chopin, j’étais un pianiste de jazz, de variété, et j’en faisais mon métier. À l’époque déjà, je ne mettais jamais l’accent sur la réussite sociale, ou sur un scénario du genre : maison, retraite, assurances sociales. Cela ne m’a jamais intéressé. La principale question qui m’a toujours harcelé dans ma vie et qui m’a amené vers tout cela, c’est : Qui suis-je et pourquoi suis-je ici ? Suis-je simplement un bifteck qui se balade sur un caillou qui se balade dans le Cosmos ? Voilà les questions un peu vertes que je me posais parfois, qui me harcelaient et me rendaient malheureux. 

       Plus tard, j’ai pris des cours de naturopathie à Paris, parce que je sentais bien qu’ici, au niveau médical, il y avait des choses incomplètes. Puis je me suis installé en tant que naturopathe, dans le nord de la France, dans la région de Lille. Là, j’ai beaucoup appris avec les personnes qui venaient me voir. J’ai appris peu à peu, sur des milliers et des milliers de consultations, en 7 ans, que la maladie était quelque chose d’extraordinaire comme enseignement et comme cadeau. Suite à ça, ma conscience progressa peu à peu, la maturité venant, et je me suis mis à aller davantage dans l’énergie, le magnétisme, la géobiologie etc., tout en lisant des tas de livres, ceux d’Anne et Daniel Meurois Givaudan, les Dialogues Avec l’Ange, et en 1990, un beau jour, il y a une énergie très spéciale qui a commencé à me traverser. Et là j’ai senti, en ressentant cette énergie, que je retrouvais ma famille, celle qui m’avait abandonné sur la terre. 

       Suite à cela, il s’est passé que j’ai perdu ma famille terrestre, j’ai perdu ma profession, mon logement, bref j’ai été complètement dépouillé, et je suis resté dans une sorte de no man’s land pendant deux ou trois ans. J’ai vécu un peu en Suisse, un peu partout, toujours sans logement, sans argent, et voyez je suis encore là, vivant. Ça me fait penser à une parole du roi David qui disait : “Je n’ai jamais vu le juste abandonné, ni sa postérité mendier son pain.” (Ps. 37 : 25) Si chacun suivait sa voie, vous pourriez partir en Afrique du Sud avec seulement une brosse à dents, il n’y a pas de problème, vous aurez logement, nourriture et vêtements propres, et même une baignoire pour vous laver. 

       En 1994, j’ai commencé à avoir trois rêves qui ont vraiment mis une petite impulsion sur cette recherche. Je savais que je ne pouvais plus soigner les gens comme je le faisais dans cette conscience d’avant. Ça ne m’intéressait plus d’ailleurs, c’était très lourd pour moi de continuer à le faire, et de toute façon il n’y avait plus de clients. Mais le “nouveau” n’était pas venu. J’ai donc eu une période un peu angoissante, difficile il faut dire, qui m’a profondément purifié au niveau de mes besoins de confort, de sécurité financière, de mes besoins d’avoir une compagne, d’avoir des enfants, de tous ces scénarios dans lesquels on nous a programmés depuis des millénaires – on dira pourquoi tout à l’heure. J’ai donc eu trois rêves, dont je vais vous donner le contenu, et ces trois rêves m’ont permis de démarrer sur ce chemin inconnu qui a conduit à cette eau, et qui plus tard conduira à autre chose déjà en cours. 

       Dans le premier rêve, en 94, on me disait : tu vas faire un appareil, qui s’appellera ADN 850, et cet appareil ouvrira les portes. Environ quinze jours plus tard, je fais un autre rêve, et on me montre une porte tourniquet, comme dans les entrées de supermarchés. Des personnes faisaient la queue et introduisaient une carte dans un appareil du genre distributeur de billets, la porte tournait, laissait passer une personne, et derrière la porte il y avait un tire-fesses qui les montait au sommet d’une montagne blanche. 

       L’interprétation de ce rêve, c’est la carte codée (la carte bancaire, c’est une carte codée) qui permettait de débloquer des mémoires cellulaires afin que les personnes soient portées vers la conscience de leur moi supérieur avec beaucoup moins de tracas, de difficultés et d’épreuves. 

       Dans le troisième rêve, on me montrait une carte de visite, avec un fond argenté, sur laquelle était écrit en or : Steel, Storm, Staelhe. Et on me dit : ça, c’est le nom de ta recherche. Alors Steel, ça veut dire acier, en anglais. L’acier est composé de fer et de carbone. Or vous savez que notre corps physique, notre ADN, l’atome même de la chair physique, c’est du carbone. Il y a certaines étoiles, certaines planètes, sur lesquelles il y a des races humaines qui sont faites à base de silice. Mais nous, ici, nous sommes à base de carbone, dont le nombre est le 666. Ça vous rappelle quelque chose, n’est-ce-pas ? C’est le nombre de la bête, donc de la bête dans laquelle nous sommes incarnés. Nous sommes des mammifères améliorés, ou des anges un peu diminués… 

       Avec ces trois rêves, qu’est-ce que j’ai fait ? Il ne faut pas croire que je suis un “channel” hyper aiguisé. Il ne faut pas croire non plus que je suis un universitaire hyper doué. J’ai été à l’école jusqu’à 16 ans. Mais dans cette recherche je me suis laissé guider par qui ? Par des personnes comme vous, qui m’ont dit “tiens, lis tel livre”, ou “regarde là-bas”, “écoute dans l’autobus ce qu’on te dit”, et j’ai ainsi eu des messages à travers la bouche de tous, et j’ai en effet réussi à avoir des livres sur la physique quantique, qui parlent de la constance de Planck et de toutes ces choses dont je ne connais que l’abc, mais c’est suffisant, je n’ai pas besoin de faire de l’obésité intellectuelle. J’ai juste pris ce dont j’avais besoin pour faire ce que j’avais à faire, ici et maintenant. 

       Un ami très cher m’invita à partager son appartement, cela m’a permis de trouver l’espace, le temps et le silence, car c’est une recherche qui ne se fait pas intellectuellement. Elle se fait par accouchements successifs. Autrement dit, chaque fois que je devais trouver quelque chose, je devais transformer quelque chose en moi avant de le trouver. Mais avant de trouver ce que j’avais à transformer il me fallait quelquefois deux ou trois mois. 

       C’était comme si des mémoires devaient êtres transformées afin de devenir transparentes et qu’ainsi je puisse accéder à cette connaissance que je connais depuis l’Atlantide, car en Atlantide cette recherche a déjà été faite. 

       Bien sûr, quand j’ai vécu ce genre d’accouchements, immédiatement il y a quelque chose qui vient d’une manière très soudaine, et à ce moment-là j’ai le fil conducteur qui me permet d’aller plus loin dans cette recherche. Je sais aussi qu’elle est guidée, qu’il y a des êtres dans des vaisseaux spaciaux dans l’au-delà, des êtres christiques qui m’aident et me guident. Mais ils n’ont jamais fait le travail à ma place. Autrement dit, on donne un petit indice, et après je travaille. Et je préfère ça d’ailleurs. Je préfère faire ça que d’être un perroquet céleste, un perroquet qui transmet sur terre des choses célestes.

Joël Ducatillon

 

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Naître à soi, le livre de J.C Genel

Posté par othoharmonie le 20 novembre 2013

 

Interview paru sur  http://www.universite-libre-des-valeurs.com/index.php?id=21

images (7)En introduction de votre livre, vous dites avoir le sentiment de vivre une époque particulièrement mouvementée. Pouvez-vous préciser votre pensée ?

Je me place, bien entendu, d’un point de vue spirituel. Tout d’abord, nos modes de pensées et nos bonnes vieilles habitudes sont perturbés. Ensuite, beaucoup de personnes engagées sur un chemin de développement personnel sont confrontées à un manque de pratique de tout ce qu’elles ont appris. Elles ont même le sentiment d’être rattrapés par le passé, ce qui ajoute à leur trouble, d’autant que les messages des Maîtres de Sagesse de ces vingt dernières années ont offert les informations nécessaires pour agir de manière inspirée et responsable.  Pensez-vous que nous subissons les événements ?  

Une grande alchimie cosmique est en cours et chacun la ressentons au plus profond de lui même, mais sans réelle visibilité. Je pense, en effet, que nous la subissons et devons continuellement nous ajuster, avec le sentiment d’avoir toujours un temps de retard !

Le chevauchement vibratoire de deux ères – celle des Poissons qui s’achève et celle du Verseau qui commence – génère une gigantesque vague énergétique qui met à mal tous nos systèmes d’organisation humains. Nous sommes tous remués jusque dans notre corps physique, même si nous n’en avons pas conscience.  Pour vous, les événements semblent se précipiter.

Pour moi, « le futur est déjà là ! » et les nouvelles énergies nous entraînent vers quelque  chose de plus compatible avec nos espérances et les exigences de la vie en général. Intérieurement, nous savons qu’il nous faut aller de l’avant et nous cherchons encore confusément une force, une harmonie comme tremplin. À l’échelle humaine, nous changeons de siècle et probablement de société. À l’échelle cosmique, nous assistons à l’avènement d’un nouveau cycle de 26 000 ans dont l’année 2012 est, en quelque sorte, le coup d’envoi Vous pensez donc qu’il y aura bien un après 2012 !

2012 est une année symbolique sur laquelle tout, et son contraire, a été dit. Au cours de cette année et des suivantes, nous devrions être capables de ressentir de nouvelles dispositions intérieures auxquelles les quarante dernières années nous ont préparés. Pour cela, il est indispensable de ne pas céder à la peur inhérente à cette « fin d’un monde » qui marque le déclin d’une certaine suprématie de l’ego sur les aspirations de l’âme. La montée de la violence alimente la peur et brouille notre objectivité. Toutes les images de catastrophes planétaires qui parcourent les médias et inondent la « toile » sont aussi l’expression de ce qui, symboliquement, meurt en nous.

Dans votre livre, les Maîtres de Sagesse insistent sur le fait que l’humanité vit une « grande initiation ». Pouvez-vous en préciser les composantes ?

La première est la peur ! Tout semble nous éloigner de notre réalité intérieure et la grande majorité de la population mondiale se laisse influencer par la souffrance et la violence du monde qui défilent à longueur de journaux télévisés. La peur, nous le savons bien, nous fait quitter notre « centre ». Elle nous tient hors de nous-mêmes, de notre force intérieure, là où notre propre lumière nous devient peu à peu lointaine et étrangère. Nous sommes alors vulnérables et susceptibles de croire plus volontiers en la peur de l’autre qu’en la victoire de notre âme. Certains perdent leur emploi ou apprennent qu’ils sont atteints d’une maladie grave. D’autres vivent une séparation affective, un abandon ou la mort d’un être cher. D’autres encore sont trahis en affaires ou prennent conscience, à un certain âge, qu’ils sont passés à côté de leur vie… Tous ces événements sont souvent vécus de manière dramatique alors qu’ils sont les ingrédients d’une authentique initiation que nous vivons à l’échelle planétaire. C’est une période de bilan, de vérification et de synthèse en vue de quelques réparations avant un nouvel engagement. Notre vision humaine limitée interprète cette période en termes de fin mais notre être intérieur, lui, la saisit en termes de commencement et de passage.

 Autrement dit, la vie nous lancerait un défi qu’il nous faut relever ?

C’est exact et à quoi ce défi nous renvoie-t-il ? Principalement à notre ressenti profond pour nous obliger à choisir les forces de la victoire plutôt que celles de la défaite. Et même si je répète à longueur d’enseignement que l’âme est, par essence, victorieuse, tant que nous ne relevons pas ce défi, nous en doutons. Nous ne pouvons pas le faire si nous nous abandonnons aux images de notre temps, toutes plus effrayantes les unes que les autres et qui nous amènent à nous recroqueviller et à nous isoler du monde. Le message des Maîtres insiste sur le fait que les valeurs, en nous permettant de choisir la vérité de notre nature divine plutôt que les mensonges de l’ego, représentent les forces par lesquelles nous pouvons répondre à l’initiation. C’est le sens même de la quête du héros, de l’être qui, placé dans des conditions extraordinaires – notre époque en est une – révèle sa divinité jusque-là ignorée.

 Chacun de nous doit donc faire sa propre introspection et s’interroger quant à sa manière de vivre.

Le seul questionnement qui vaille est : « En moi, qu’est-ce que je ressens ? Que me dit ma force intérieure ? Que me souffle mon âme ? » Le fait même de s’interroger de la sorte crée l’ouverture vers les forces de progrès, le lien avec nos valeurs essentielles par lesquelles les bonnes réponses se présentent, même si le contexte semble nous contredire.

C’est alors que nous reprenons le dessus grâce à la valeur confiance. Par elle, nous nous ouvrons au champ des possibles et opérons tous les renversements que nous pensions impossibles auparavant. La confiance nous rend la vision qui nous libère des peurs et du mauvais stress. L’absence de peur nous positionne en force. Notre cerveau retrouve un fonctionnement plus équilibré, notre subconscient joue de nouveau son rôle de GPS ou d’ange-gardien (1). Les décisions sont plus faciles à prendre et nos actions plus cohérentes. Nous en assumons l’entière responsabilité, ce qui libère la force de vie sur toute la planète. 

Vous semblez placer la valeur de confiance au-dessus de toutes les autres. Pourquoi ?

Dans le message des Maîtres, il est beaucoup question de « confiance en l’avenir. Beaucoup de gens pensent qu’il faut être bien naïf ou carrément « à côté de la plaque » pour croire que la confiance est l’ingrédient majeur du renversement de conscience. C’est oublier qu’en soi, la confiance est, en chacun, créatrice d’évolution, elle éclaire le chemin C’est par elle seule que je peux laisser ma vision s’étendre et que mes inspirations gagnent en précision. Les valeurs en général me permettent de capter la présence des Maîtres et de transmettre leur message. Et quand le chemin est éclairé par la confiance, nous voyons mieux les pièges à éviter comme, par exemple, les situations susceptibles de nous ramener dans le passé. Je dis souvent que nous ne sommes vivants que des liens que nous faisons.

Les valeurs facilitent et activent la magie de ces liens. Elles nous enseignent que nous sommes faits de lumière, de foi et d’amour, que nous nous tenons au cœur de la Source. 

Que dites-vous à celles et ceux qui ont la nostalgie du passé et qui pensent que « c’était mieux avant » ?

Nous devons naître à ce nouveau monde et l’accouchement est douloureux, parce qu’une grande partie de l’humanité s’accroche aux images illusoires d’un soi-disant âge d’or passé. « C’était mieux avant ! » traduit à la fois le manque de vision et l’absence de décodage symbolique de ce qui se trame en ce moment. Je pense parfois que les spiritualistes de tous bords sont les sages-femmes qui assistent et rassurent celles et ceux qui souhaitent que tout redevienne comme avant. Peurs et pensées négatives rendent l’être humain servile. Elles chargent l’énergie qui, en retour, crée une instabilité préjudiciable à une transition harmonieuse comme nous pourrions l’espérer. Le basculement vers plus de conscience est possible, celui vers plus d’ignorance aussi. Nos bons choix d’aujourd’hui peuvent encore contrebalancer les mauvais d’hier. La bêtise humaine n’a certes pas dit son dernier mot et nous devons rester vigilants, c’est pourquoi ce nouveau livre s’inscrit dans la tradition de ceux qui donnent la parole aux Guides de l’humanité (2).

 Vous citez une pensée d’Albert Einstein disant qu’une nouvelle façon de pensée est essentielle si l’humanité doit survivre. Pourquoi cette citation ?

Le futur n’est pas écrit, il se tisse à chaque instant à partir de nos pensées, de nos paroles et de nos actes quotidiens. Autrement dit, personne ne peut dire ce qu’il sera. Notre besoin fondamental, spirituel, est de fermer la porte au passé pour nous tourner résolument vers l’avenir. Et la question qui nous maintient centrés est immuable car elle a le pouvoir de déclencher la loi d’attraction : Qu’est-ce que je veux ? Sans elle, toute démarche de thérapie, de développement personnel ou de spiritualité est hasardeuse.  La réponse à cette question pose les solides fondations qui nous garantissent la suprématie de l’âme sur l’ego. Les nouvelles énergies dont nous parlent les Maîtres de Sagesse sont synonymes de renouveau et de nouvelles sociétés. Les responsables politiques représentent une minorité qui ne peut opérer les vrais changements que si nous sommes aux commandes des énergies du Verseau. En lisant attentivement les messages des Maîtres, vous verrez à quel point nous sommes détenteurs du pouvoir de transformer positivement les choses. Il nous faut juste un peu de pratique pour disposer, rapidement, d’un savoir-faire en matière de ressenti, de valeurs et de foi.

Pensez-vous toujours que les gens spirituels sont privilégiés et même protégés en cette période ? Croyez-vous qu’ils soient « élus » ?

Je ne crois pas aux élus et je crois que nous devons agir comme si tout dépendait de nous et, une fois l’énergie de l’action lancée, tout confié au bon vouloir divin. Apprenons à ne rien attendre de l’extérieur. Il est irresponsable de souhaiter être sauvés par une intervention extraterrestre ou par un vaisseau venu chercher quelques élus. Que voulez vous que des intelligences supérieures fassent d’individus qui n’auraient pas commencé le processus alchimique de l’amour divin en eux-mêmes ? Tout au plus, agiraient-ils comme nos services municipaux qui, le « jour des encombrants », viennent nous débarrasser des choses inutiles qui prennent trop de place !

En revanche, je crois que, plus que les autres, les gens spirituels sincères essaient de vivre en accord avec leurs valeurs et de rester fidèles à ce qu’ils perçoivent. Toute personne qui pense une chose et fait autrement, par lâcheté, intérêt ou cupidité, va au devant de toutes sortes de problèmes et y entraîne les autres. L’initiation actuelle n’est donc pas seulement un défi, elle nous oblige à progresser dans la conscience que nous possédons les capacités de renverser les situations les plus désespérées, de faire face, d’aller de l’avant. 

Vous ne craignez donc pas le futur ?

Le futur est toujours à notre image. Il est l’exacte projection de ce que nous savons révéler ou ignorer de nous. Après des millénaires de civilisations brillantes, de philosophies éclairées, de traditions religieuses inspirées, il semble que nous ne sachions pas encore qui nous sommes. Pourtant, dans l’existence, tout parle de nous, mais de nous au passé. La personne que vous êtes aujourd’hui, vous l’avez pensée, peut-être même espérée voici quelques mois ou quelques années. À moins que cela n’ait jamais été votre préoccupation et alors c’est par défaut que vous êtes ce que vous êtes maintenant ! Votre privilège est donc bien de pouvoir vous imaginer dans le futur et de tout miser sur le présent qui devient, alors, le tremplin des changements auxquels vous aspirez, alors que, pour la plupart des gens, le présent est toujours la dernière étape du passé.

 Comment quitter l’ancien monde, sortir du cercle vicieux du pouvoir et de l’argent et entrer dans un cercle plus vertueux ?

D’après vous, de quoi se nourrissent les personnes qui maintiennent l’humanité en esclavage ? De la lâcheté, de la violence, de l’impatience, du mensonge – la liste est  longue – de celles et ceux qui, vivant par défaut, renforcent ainsi les « forces contraires » dont il sera question dans les messages que vous allez découvrir. Ces forces représentent tout le négatif que nous avons accumulé ou que nous avons généré au cours de cette vie et des précédentes. Les zones d’ombre, partout présentes sur la planète, nous en sommes responsables. Tout comme nous le sommes de notre rayonnement quand nous vivons selon notre éthique personnelle. Dès que nous devenons intelligents de la vie, notre lumière éclaire notre part d’ombre et le printemps s’installe sur toute la Terre. Mais tout est mouvant et seul l’enchaînement répétitif et positif garantit d’entrer dans un cercle vertueux qui finira de transmuter jusqu’aux intentions les plus sombres !

 Comme la flamme d’une bougie a besoin d’air, nous avons besoin du souffle de notre âme pour maintenir suffisamment d’espoir pendant la traversée dont on ne connaît pas la durée. Pour éviter que nos bonnes résolutions de début d’année ne disparaissent sous le poids de notre fatalisme et de notre indifférence, nous pouvons décider de ne plus alimenter ces forces contraires. Dès que nous prenons conscience d’une défaillance, si petite soit-elle, nous pouvons remédier dans l’instant, c’est comme désamorcer un engin miniature qui, si nous ne faisons rien, viendra rejoindre le gigantesque arsenal de l’inconscient collectif et qui, un jour, nous reviendra sous la forme d’un tsunami humain dévastateur.  

Croyez-vous qu’un jour, nous prendrons la mesure que notre façon de penser génère les situations que nous vivons ?

Avec nos pensées, nous créons le monde, a dit le Bouddha. Et il a également enseigné que nul ne peut autant nous aider que la compassion de nos propres pensées. Nous finirons bien pas prendre conscience que nous sommes certainement bien plus intelligents que nous ne l’imaginons. Nous nous dévoilerons donc dans nos pouvoirs intérieurs, nos pouvoirs divins et nous nous rendrons la vie d’abord moins compliquée, puis plus simple.

C’est comme si les ailes de notre conscience, paralysées pendant des siècles par les dogmes de tous bords, allaient de nouveau pouvoir se déployer totalement. Nous retrouverons l’usage des lois spirituelles de la création et découvrirons d’autres horizons. Naturellement, nous nous repositionnerons sur un plan intérieur et renouerons avec la fidélité à cette force puissante de notre âme dont aucun jeu de pouvoir humain ne pourra jamais nous départir.

Certes, c’est sans doute le premier pas qui coûte, mais le reste relève de l’alchimie dont j’ai parlé tout à l’heure et tout trouve sa juste fonction.

 Dans un de leurs messages, Les Maîtres disent que nous devons veiller à ne pas être le grain de sable dans l’engrenage cosmique. Aurions-nous un tel pouvoir ?

images (6)Par expérience, nous savons que le moindre déni de nous-mêmes peut se traduire par des horreurs que l’être humain est capable d’infliger aux siens et aux différents règnes de la nature. Avant de proclamer que nous ne sommes pas seuls dans l’univers, nous devrions déjà être conscients que nous ne sommes pas seuls sur Terre ! L’équilibre de notre planète est fragile et prendre soin de soi en particulier et des hommes en général, c’est préserver la dignité de la vie et sa mission spirituelle. Nous sommes faits de tous les règnes et l’initiation les concerne tous. Alors que certains se voient déjà ascensionnés dans la cinquième dimension et plus, nous pourrions être balayés du terrain de jeu cosmique.

Notre atout majeur dans la partie, c’est notre intelligence, pas celle dont on se gonfle d’orgueil, non, celle qui nous connecte au réseau des bonnes volontés et nous met en résonance avec tout ce qui vit, celle qui réunit raison et intuition, logique et émotion, celle qui place naturellement les valeurs au centre de toute relation, quelle qu’elle soit, celle, enfin, qui nous réconcilie avec l’incarnation et sa fonction première : révéler Dieu !

(1)          Cf. la formation T.C.A.P. (www.tcap-formation.com)

(2)          (2) Cf. Naître à Soi, la grande initiation, J.-C. Genel, aux éditions Entre Deux Mondes – s – www.entre-deux-mondes.fr

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TESTAMENT : “L’Envol de la SerpenTerre. La Rédemption.”

Posté par othoharmonie le 20 novembre 2013

 

Propos de l’auteur :

images (6)Ce livre relate le processus d’activation génétique de l’auteur par intégration de l’Ombre dont l’unification des deux lignées Stellaires majeures en conflit à l’origine du génome humain. L’Ombre, reliée à nos aspects pulsionnels refoulés, s’articule en systèmes pervertis autour de bien des confusions relatives à l’utilisation-manipulation de l’énergie pulsionnelle fondamentale, dont l’énergie sexuelle et vitale, et nous garde captifs de l’Illusion de cet espace-temps. L’intégration du refoulé à l’échelle humaine, planétaire et galactique, passe nécessairement par l’intégration et la réhabilitation de la fréquence Reptilienne et de l’énergie pulsionnelle qui lui est liée. L’intégration des Dracos sous la Loi de l’Un, Peuple Reptilien pulsionnel de la galaxie dont l’origine est la constellation du Dragon, fait partie du plan de Rédemption tel que j’en ai retrouvé la Mémoire lors de mon processus d’éveil multidimensionnel ; en chacun de nous il s’agit d’intégrer la fréquence Reptilienne au Service de notre Unité. L’Ombre en chacun de nous est totalement imprégnée de nos origines Reptiliennes, des grandes guerres galactiques et traumas y relatifs fixés dans une partie de notre génétique. 

Ceci a sa résolution sur Terre-Uras, actuellement ; ceci est Accompli ! 

L’Ombre contient la Puissance de notre Radiance en notre corps-matière ; en cette dimension où le Vivant est perverti depuis des millénaires, la Puissance est devenue Toute-Puissance.  La société actuelle et ses lois établies par la Toute-Puissance perverse est le résultat de 400 000 années terrestres de manipulations et vampirisations énergétiques diverses dont l’origine est un conflit galactique bien plus ancien, déplacé sur la Terre-Uras par intention des Mères généticiennes au Service de la Source Mère en vue de l’utiliser comme terrain de la Rédemption.

La grande barrière à l’Éveil est la culpabilité et son corollaire, la peur ; ce qui est décrit par les physiciens quantique par le “Mur de Planck” , mur quasi infranchissable par le fonctionnement habituel de la matière en troisième dimension et au delà duquel les Lois de cet espace-temps changent de paradigme. L’au-delà du mur de Planck est un vécu de Conscience-Amour au Présent qui nous sort de la captivité de cet espace-temps.

Je souhaite L’Envol de la SerpenTerre, La Rédemption  activateur de fréquences facilitant le vécu du Cœur Conscient, de la Transparence et de l’Autonomie. Par la dissolution du mur de Planck que représente les culpabilités et peurs fixées dans notre propre diaphragme, nous changeons de paradigme et vivons selon la Loi de l’Un qui est Loi de l’Amour.

 images (5)

Le Processus, démarré en un point précis de cet espace-temps début 2010 à Rennes le Château où je me suis vécue Ancienne et Reptile au contact d’Uras, ma bien aimée planète… m’a permis de comprendre comment mon histoire depuis ma naissance à Bruxelles contient la trame exacte de “qui je suis” plus large que cette dimension et ce qui est nécessaire comme tremplin d’Envol pour me revivre ailes déployées et Libre. Et c’est le cas pour chacun de vous, lecteurs ; votre histoire et conditions actuelles de vie contiennent le ferment de votre Envol !

Ainsi, mon rapport bien particulier aux Églises Chrétiennes “officielles”, mon amour pour cette Sainte Terre de France et l’élaboration des Huiles d’Onction, ont pris sens lorsque la fresque holographique s’est montrée peu à peu ; remontant le fil de l’Huile et les mémoires du Peuple Oint, c’est la Source Mère et Son émanation au travers du principe Féminin en cette dimension que j’ai contacté. Nous sommes au Temps de l’Onction où la Déesse, retrouvant sa Puissance en cette dimension falsifiée, appelle en la Source Unifiée la Lumière Une supraconductrice fécondant et libérant cette Humanité.

Par une succession de visions, synchronicités et un vécu corporel, sensitif et émotionnel, le Processus est avant tout un vécu d’éveil du corps et non du channeling. Ma Matière en éveil rend ses Mémoires ; au travers des imprégnations de mort, de peur, de perversion, des manques et culpabilités, ce fut un processus de révélations au service de ma propre Révélation. 

Au fur et à mesure de son déroulement, j’ai re-contacté ma Lignée Rédemptrice Serpent-Dragon d’origine stellaire ; au Mexique Maya, sur les hauts plateaux des Andes, en Égypte, à Sumer, en France…  Ainsi, peu à peu, j’ai vécu plusieurs dimensions de mon être, et plus précisément celles en lien avec l’histoire Reptilienne de cette humanité et sa relation intime avec le Peuple Oint au Service de la Source Mère, dont Yeshoua, Myriam, les Esséniens, les Templiers, et bien d’autres… 

 

J’ai découvert que le Service de cet aspect de moi-même incarné en cet espace-temps d’aujourd’hui, par la réhabilitation de la fréquence Reptilienne, est également affranchissement des Dragons multidimensionnels. La fréquence Reptilienne, correspondant aux aspects pulsionnels, sexualité et violence fondamentale, en chaque humain, a été source de perversion et de manipulations diverses depuis des millénaires et ce bien avant l’arrivée des Peuples Reptiliens dans notre système solaire et sur Terre-Uras.

 
Tout comme notre énergie pulsionnelle et sexuelle a été pervertie et manipulée, l’énergie des Dragons a été dévoyée et captivée. Les Dragons existent en chaque dimension et sont Consciences des énergies primordiales les plus puissantes émises par la Source. Les contacter m’a fait vivre ma dimension archangélique Elfique proche du Monde Élémental ; en cette dimension-là nous trouvons le monde des Licornes, Elfes, Fées, Ondines, etc… Les Dragons qui en sont les Consciences les plus pulsionnelles, sont vécus méchants et dangereux uniquement si nous en avons peur et si nous les considérons comme tels ; c’est notre regard dissocié qui les rend dangereux car nous ne voyons d’eux que l’aspect perverti !

 

Ce que j’ai vécu par ce Processus, qui à bien des égards est chamanique, je l’ai vécu pour tous ; selon la Loi de l’Un, quantique, traquant la perversion et la falsification par ma propre Matière, j’ai traqué pour tous ; ce fut un Processus révélateur de Vérité et de Vie.Cela se vit au niveau humain, galactique et planétaire, ceci se vit en chacun de nous.

L’Ombre, devenue mon alliée,
m’a fait prendre conscience qu’en son sein,
notre Mère Divine s’est cachée…

Par ma Matière Révélée,
corps devenu Saint des Saints,
ISIS s’est dévoilée…

 

Du LIVRE / “L’Envol de la ŠerpenTerre, La Rédemption est un témoignage, un testament, et vous qui le lirez comprendrez qu’il est aussi un test-Amants…

 

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DANSE LA VIE

Posté par othoharmonie le 20 novembre 2013

 

Lors des sessions de l’enseignement oral de l’Université libre des Valeurs, nous sommes invités à réfléchir et à philosopher sur les textes des messages inspirés proposés par Jean-Claude Genel. (reportage Tania Cholat)

images (4)

Au cours de la dernière session 2012, nous avons travaillé sur l’extrait suivant :

« Cher enfant, quel est donc ton destin ? Celui de prendre conscience que tu es un temple vivant. Quelle est donc cette mission que tu espères ? Eclairer le monde de tes prières et de ta présence. Qu’est-ce qu’une prière ? Il en existe des toutes faites et que tu peux répéter autant de fois que tu le veux ; cela est bien. Mais la prière qui va t’aider à éviter les obstacles, à te garder sur un chemin bénéfique, c’est la prière de la danse.

Ce que tu es n’est-il pas continuellement en mouvement ? Ton comportement, tes gestes, ta manière d’être… Cette noblesse, cette prestance que tu véhicules, que tu rayonnes est comme une danse, et lorsque tu es en accord, en harmonie avec le meilleur de toi-même, la puissance de tes valeurs, tu transformes tout autour de toi ; le résultats est celui d’une prière.

Tu es un temple sacré et la connaissance l’éclaire. Ton rayonnement devient alors cette Maât que tu as découverte et tout s’équilibre autour de toi. Lorsque tu te déplaces, c’est comme une danse, une prestance. Cette danse est une véritable prière parce qu’elle est énergie et qu’autour de toi, tout est énergie et qu’ainsi l’équilibre et l’harmonie se font. L’intelligence devint alors puissante, active.

C’est exactement ainsi que tu dois considérer ta vie. Ce n’est pas seulement une possibilité, c’est un devoir, une mission, celle d’avoir conscience de participer à la mise en place de nouvelles énergies et de l’équilibre de l’univers. C’est bien ce dont il est question. Tu es fait à l’image de l’Etre de l’univers. Tu portes en toi sa grandeur. Il faut que tu le réalises.

Ton destin, ta mission, l’amour que tu souhaites pour toi-même et que tu veux offrir aux autres, tout se tient dans la foi. La foi éclaire ton chemin et jamais ne te perd. Elle te maintient en équilibre pour que tu puisses toujours te trouver. Elle attire à toi le meilleur des autres, de toute situation, ce qui a pour résultat d’organiser des pensées différentes en permettant à ton cerveau de pratiquer de nouvelles connexions. Ainsi le tout s’élève ».

Il est intéressant de constater que le titre donné à cet extrait a été, presque unanimement « La Prière de la Danse ». Trois idées principales ont été développées autour de cet extrait par tous les participants, même si c’était avec des mots différents :

Notre corps est un temple vivant

Cette notion de temple vivant souligne l’importance de notre corps qui est le véhicule de notre âme pour cette incarnation ; il révèle l’être spirituel que nous sommes en sacralisant notre vie et il nous met notamment en vibration avec les lieux sacrés, même lorsque nous en sommes loin ; cela éclaire notre présence et nous rend responsables d’être qui nous sommes, de le réaliser.

La foi est le seul habit que revêt notre corps de lumière dans cette prière. Lorsque nous avons conscience de notre temple, et donc de l’importance de notre corps, nous sommes plus attentifs à la manière dont nous le traitons ; cela nourrit le sacré en nous, cela nourrit nos cellules pour préparer notre corps aux nouvelles énergies. Ainsi, nous transformons le dense en danse. C’est aussi une manière de mettre de la conscience dans tout ce que nous faisons, parce que nous sommes responsables de notre incarnation.

La notion de rythme et de mouvement

Quand on prie, on écoute la musique de son âme ; et cette musique met les énergies en mouvement. Danser, c’est suivre un rythme qui harmonise la vie, les énergies intérieures et extérieures ; la noblesse intérieure transparaît à l’extérieur. Danser, c’est suivre un rythme qui met de l’ordre, comme la Maât, lorsqu’on est en harmonie. Danser sa prière révèle la musique de l’âme, les énergies étant les cordes de l’instrument divin.

Ce que l’on pense le matin, la manière dont on se lève, génère les énergies de la journée et révèle la mélodie divine sur laquelle on danse le sacré. Le vivre en conscience permet de transmuter ce qui pourrait être considéré comme négatif en positif utile.

Dans la danse, il y a une notion de joie ; le mouvement, c’est la vie à laquelle nous devons offrir le meilleur de nous-mêmes. C’est une notion d’épousailles, d’offrandes, de noces alchimiques.

Notre place et notre rôle dans l’univers au travers des valeurs.

Tout peut être prière ; un arbre, un coucher de soleil, la présence d’un(e) ami(e), une belle musique… Savoir apprécier cette beauté nous met en relation avec l’harmonie générée par la danse de notre prière ; cela nous équilibre, ce qui influe sur l’équilibre de l’univers… Tout notre comportement, que nous concevons comme une prière,  aune action sur l’équilibre de l’univers. En prendre conscience et le concrétiser en le vivant chaque jour à travers les valeurs nourrit nos cellules pour les préparer aux nouvelles énergies, au nouveau monde et ce, malgré l’envahissement du quotidien familial, professionnel et social. La conscience de ces instants de « connexion » nous réconforte et nous engage à persévérer, à être tolérants avec les autres et honnêtes avec nous-mêmes.

Participer consciemment à la prière de la danse permet au cerveau de faire de nouvelles connexions et ainsi de participer à l’inconscient collectif mystique.

Et le tout s’élève. 

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La méthode Simonton au service de l’Etre

Posté par othoharmonie le 18 novembre 2013

 

imagesCette méthode a été développée à son origine pour les malades atteints de cancer en tant que soutien complémentaire aux traitements médicaux existants. Actuellement, elle est utilisée non seulement pour les personnes atteintes de maladies diverses, mais aussi pour les personnes souhaitant rester en bonne santé. Elle s’adresse à l’être humain sans sa globalité, à son corps, son âme et son esprit intimement liés et interdépendants et qui forment un tout. (Propos de Inge Bergmeister)

La philosophie de la méthode Simonton

Elle est basée sur une prise de conscience et la recherche d’une meilleure qualité de vie, comprenant la joie et la douceur. Pour ce faire, les points importants sont :

  1. Se centrer sur ce qui va et non sur ce qui ne vas pas, sans s’attacher au résultat – Lâcher prise, intégrer vie et mort, santé et maladie.
  2. Reconnaître ses besoins essentiels et chercher à les satisfaire – Valoriser et respecter ses propres limites et accepter la réalité.
  3. Identifier ses émotions, développer une compétence émotionnelle – Reconnaître ses émotions et les croyances dont elles découlent et apprendre à les transformer.

La psycho-neuro-immunologie a démontré que le stress est défavorable à la santé. Si des émotions telles que la peur, le désespoir, le ressentiment, etc, peuvent créer un terrain propice au développement de tumeurs ou d’autres maladies, en revanche la joie, la recherche du bien-être à travers le calme, la paix, la douceur, la confiance et l’espoir peuvent enrichir une personne et influencer favorablement sa guérison et sa qualité de vie.

Cette méthode est fondée sur quatre axes principaux :

  1. Détente, relaxation et visualisation – Prendre contact avec son corps, trouver la paix intérieure, visualiser, imaginer les processus de guérison.
  2. Gestion du stress – Identifier les sources de stress et apprendre à les gérer plus efficacement.
  3. Emotions, croyances et certitudes – Reconnaître ses croyances malsaines et les transformer en croyances saines. Les peurs face à la maladie et à la vie en général, les révoltes, la culpabilité, la mésestime de soi sont des émotions issues de croyances ou de certitudes. La mise à jour de ces croyances malsaines puis leur transformation en croyances saines fondées sur la réalité permet de porter un regard différent sur les événements. Les ressentis émotionnels se modifient alors agréablement et offrent la possibilité de vivre plus sereinement.
  4. Objectifs de vie – Définir sa ou ses raisons de vivre, donner un sens à la vie et établir un plan fixant des objectifs agréables atteignables sur 2 ans ; cette façon de faire met en relief les éléments susceptibles d’amener de la joie dans sa vie tout en respectant un rythme adapté à chacun.

La méthode Simonton propose des outils pour (re)découvrir son être profond, ses aspirations, ses valeurs et vivre en accord avec soi-même dans un climat incluant la joie et la douceur. Se relier à sa nature profonde offre au corps la possibilité de fonctionner d’une manière plus naturelle et plus saine et peut influencer favorablement la guérison. Aux personnes en bonne santé, cette méthode propose un outil de prévention et de connaissance de soi, aux personnes maladies, un chemin vers la guérison et à tous, une amélioration de la qualité de vie.

MAGIC MATIERE

Un travail supplémentaire sur la mise à jour des valeurs personnelles et leur développement accompagne favorablement la recherche de son être profond.

Pourquoi agir sur nos émotions? Le dialogue corps-esprit:

Au cours de son histoire, la science avait identifié et étudié deux systèmes qui tissent des connections entre corps et esprit: le système nerveux et le système endocrinien. C’est assez récemment que le système immunitaire, qui joue un rôle prépondérant dans le maintien de la santé, a été mieux compris car il se compose de cellules qui parcourent l’ensemble de l’organisme et de médiateurs chimiques difficiles à localiser. Le maillage des liens entre la conscience (psycho), le système nerveux (neuro) et les mécanismes de défense de l’organisme (immunologie) est aussi complexe.

Au début des années 70, l’équipe de Carl Simonton avec son étude sur la survie des patients et deux chercheurs américains, Ader et Cohen, produisirent des travaux remarquables sur la psycho-neuro-immunologie. Cette discipline récente vise à mettre en lumière les interactions existant entre les pensées, les émotions, le psychisme et le corps physique dans le processus thérapeutique. Cette science étudie et démontre le lien très étroit existant entre les systèmes immunitaire, endocrinien et neurologique, les molécules, le fonctionnement psychologique ou la psyché (à voir!) et comment ces différents domaines sont étroitement reliés et dépendants les uns des autres.

Une certitude scientifique

Dans les plus grands laboratoires du monde et les universités les plus prestigieuses, on a pu démontrer clairement que le cerveau influence le système immunitaire et qu’à son tour, celui-ci agit sur le cerveau. Le Dr. Michael Irwin, directeur du centre de psycho-neuro-immunologie de l’Université de Los Angeles (UCLA) déclare: “le dialogue corps-esprit occupe désormais une place essentielle dans la compréhension de l’homme”. Le langage de ce dialogue biologique a été décodé. Il s’agit de petites molécules appelées neuropeptides qui sont libérées et capturées aussi bien par les cellules nerveuses que par les cellules immunitaires et endocrines.

Les scientifiques constatent que la psyché dialogue en d’incessants allers et retours avec le corps par d’innombrables messages. L’équilibre de l’organisme est dynamique et non statique, par conséquent, il doit s’adapter aux changements de son environnement. Stress, contraintes, peurs, douleurs, émotions agréables ou désagréables bousculent l’équilibre de l’organisme à un niveau très subtil, en deçà de la molécule et de la biochimie. On sait désormais que le stress négatif contribue à affaiblir ou à dérégler le système immunitaire et donc qu’il exerce une influence défavorable sur la santé. On a pu observer par exemple que des personnes sous stress chronique sont beaucoup plus sensibles au virus de la grippe que les autres.

Le corps, mémoire intelligente

Depuis la fin des années 80, des techniques sophistiquées, regroupées sous le nom d’imagerie fonctionnelle par résonance magnétique IRM, permettent de “voir” ce qui se passe quand le cerveau travaille sous différents modes: détente, stress, peur, prière, souvenir, émotion, etc. Grâce à cette technologie de pointe, il a finalement été prouvé de manière tout à fait scientifique ce que tant de savants et de chercheurs d’antan avaient pressenti ou découvert empiriquement sans pouvoir le démontrer d’une façon absolue. Le “cerveau émotionnel” (système limbique, hypophyse, hypothalamus) contrôle tout ce qui régit le bien-être psychologique et une bonne part du bien-être corporel. Mais ce cerveau émotionnel est extrêmement sensible et, par conséquent, vulnérable. Il peut entraîner des dysfonctionnements sérieux. La plupart des désordres émotionnels ont pour origine des expériences désagréables ou douloureuses vécues dans le passé. Ces expériences sont imprimées dans l’inconscient et influencent le ressenti, le comportement, l’état général de la personne. Le cerveau et le corps n’oublient rien. Les émotions non exprimées sont mémorisées, stockées, encapsulées et peuvent ressurgir à n’importe quel moment, même des années après l’évènement traumatique, provoquant malaise et maladie, voire la mort dans les cas graves.

La pensée créatrice

Le cerveau émotionnel est peu perméable au langage et à la raison. Il l’est beaucoup plus aux images, aux produits de l’imagination. Tout ce qui tourne en permanence dans la tête − images, pensées, sentiments − influence le rapport au monde, les humeurs, les émotions et sensibilise plus ou moins aux agents stressants, externes ou internes. C’est pourquoi la méthode Simonton utilise la relaxation, la visualisation, l’imagination, la pensée saine, etc.

En psycho-neuro-immunologie, la découverte la plus récente et la plus importante est celle du lien entre notre système nerveux et nos globules blancs (nos cellules de défense, aussi appelées lymphocytes); ceux-ci portent à leur surface des récepteurs nerveux directs qui répondent aux stimulations nerveuses, les neurorécepteurs. Grâce à ces neurorécepteurs, un message peut être transmis instantanément du cerveau à nos globules blancs, autrement dit aux mécanismes de défense de base de notre organisme.

Outre cette connexion neurologique à effets immédiats, il existe aussi un autre système aux effets plus lents et plus variables: le système endocrinien qui fonctionne par le canal des voies hypothalamo-hypophysaire et adrénalique. Par conséquent, le système nerveux et les substances chimiques libérées dans le flux sanguin par le système endocrinien provoquent la libération de diverses substances (corticoïdes et autres hormones actives) qui influencent l’activité cellulaire et le fonctionnement génétique. C’est à travers cette voie biochimique stable et continue que nos émotions, nos pensées et nos attitudes influencent directement l’activité de nos globules blancs.

Si l’on admet que des émotions telles que la peur, le désespoir, le ressentiment, etc., peuvent créer un terrain propice au développement de tumeurs, la joie, le bien-être et le calme, la douceur, la confiance et l’espoir peuvent enrichir une personne, influencer favorablement le cours de sa maladie et l’amener vers la guérison.

La Méthode Simonton permet de mieux comprendre comment influencer sa santé et la guérison et comment se donner les moyens d’y parvenir.

 

La revue de l’ULV www.universit-libre-des-valeurs.com

Parue dans la revue MEDI@ME n°4

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Quand des choses nous dérangent

Posté par othoharmonie le 18 novembre 2013

 

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question/réponse avec OM C.Parkin

Question: Le bruit du ventilateur me dérange. Je suis venu ici pour être en silence et je réalise qu’il y a de la colère qui monte. Le maître indien Poonjaji a dit : »Si le bruit de la musique trop forte te dérange, ne te force pas à l’endurer et change de pièce ». Je trouve que ce ventilateur est complètement inutile, il ne fait pas chaud et son courant d’air dérange.

OM: Je savais qu’aujourd’hui ce ventilateur avait une raison d’être. Il t’est maintenant possible de réaliser que ce n’est pas contre le ventilateur que tu te bats. Tu as l’habitude de croire qu’il y a toujours quelque chose qui n’est pas en ordre. Si tu arrêtes de te battre et si tu es avec ce qui est, tu peux réaliser l’incroyable simplicité de ce qui est. Pourquoi fais-tu de ce ventilateur une chose qui se trouve en dehors de toi-même ? Tu es ce qui est. Le silence est ici même et non en Inde ou ailleurs. Toutes ces choses n’existent que dans ton imagination. Le silence est partout où tu te trouves, il ne vient pas de l’extérieur, ce n’est pas quelque chose que tu puisses posséder en créant les conditions nécessaires, en manipulant ce qui est pour que l’expérience du silence puisse être réalisée.

Question: Mais il y a des endroits qui sont plus calmes que d’autres.

OM: Tu parles d’un silence relatif, d’un silence limité. Moi je parle du silence. Cela veut dire lâcher cet esprit pensant qui se bat sans arrêt contre ce qui est. C’est cette bataille absurde qui te donne l’impression d’être séparé de l’autre, du ventilateur, de l’Inde, du silence. C’est l’arrogance de l’esprit pensant. Ce ventilateur a été allumé à l’intérieur de toi-même et non à l’extérieur. C’est ce qui est. Si tu es complètement avec ce qui est, alors où est le problème ?

*******

Autres citations de OM C. Parkin

 » Le maître ne s’impose pas. Il apparaît quand c’est le moment: « Tu m’as appelé. Utilise-moi! » Le maître est comme une trace dans le désert qui t’amène dans ton propre cœur. « 

 » Sois calme. C’est l’enseignement principal de la tradition du silence. Un esprit calme est la clé vers la paix intérieure. « 

 » Je t’invite dans le Silence de ton Soi. »

 » Rencontrer la Vérité signifie tout d’abord rencontrer le mensonge « 

OM C. Parkin est un maître de l’éveil, un thérapeute et un guérisseur expérimenté. Etant allemand, il est familiarisé avec la mentalité européenne et l’histoire. Il n’y a donc pas de barrières culturelles ou linguistiques.

Le Darshan et le Travail Intérieur sont les deux piliers de son activité. C’est la synthèse d’un chemin mystique et d’une recherche intérieure thérapeutique vigoureuse et unique en Allemagne qui est transmise par OM depuis 1995 aux personnes qui s’y intéressent.

Pour visiter le site de OM.C Parkin : 

http://www.om-c-parkin.de/fr/

 

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les vieilles habitudes

Posté par othoharmonie le 17 novembre 2013

 

Question du visiteur Harideva :


Osho, les vieilles habitudes ont la vie dure, peux-tu parler de nos habitudes ?

les vieilles habitudes dans Zones erronées telechargement-5

Harideva, ce que tu dis est vrai… mais pourquoi ?

Pourquoi est-ce que les vieilles habitudes ont du mal à mourir ? Parce que vous n’êtes rien d’autre… que vos vieilles habitudes ! Si elles meurent, VOUS mourez !

Vous n’êtes rien d’autre, vous n’êtes rien de plus.

Vous êtes juste vos vieilles habitudes, vos vieux modèles.Vous êtes un mécanisme, pas encore un homme ; c’est pourquoi les vieilles habitudes ont la vie dure. C’est très rare qu’un homme existe, il y en a très peu, un de temps en temps.

Un Bouddha est un homme réel, authentique. Un Zarathoustra est un homme réel, un homme digne d’être appelé un homme. L’humanité ordinaire est seulement robotique : elle vit dans l’inconscience, mécaniquement. Et les habitudes sont tout ce que vous êtes.

Si vous laissez tomber toutes vos habitudes, vous allez simplement vous évaporer…, vous n’allez plus vous trouver…
Qu’est-ce que vous êtes ? Regardez ! Et vous n’allez voir qu’un paquet de vieilles habitudes ! Pour l’instant vous n’avez rien de plus.

C’est tout l’effort de la méditation : d’apporter quelque chose de plus à votre vie, quelque chose qui ne soit pas une habitude, quelque chose qui soit spontané, qui ne soit pas mécanique, quelque chose qui vous transforme – de robot en être conscient !

George Gurdjieff avait l’habitude de dire que tout homme ne naît pas avec une âme.
Au premier abord cela n’est pas croyable puisque pendant des siècles il vous a été dit par les prêtres que tout homme naissait avec une âme, et vous l’avez cru.

C’est très confortable de croire que vous avez une âme. Ça paraît très bien, douillet, réconfortant, que profondément en vous, vous ayez une âme, éternelle, immortelle !

Et Gurdjieff dit qu’en fait vous n’avez pas d’âme du tout !

À l’intérieur, vous êtes tout simplement… vide ! Il n’y a rien à l’intérieur de vous – juste des habitudes et encore des habitudes… un tas d’habitudes, et au centre lui-même, il n’y a personne !

La maison est vide. Le maître n’est pas encore arrivé, ou il est complètement endormi.

Et Gurdjieff a raison, vous n’êtes seulement que potentiellement un être humain. Cette possibilité est là, mais cette possibilité peut être ratée très facilement. Et des millions de gens la ratent parce que pour devenir conscient, pour devenir une âme, des efforts ardus sont nécessaires. Ce n’est pas une tâche facile, c’est d’un niveau de difficulté élevé.

Rester dans vos habitudes est bon marché, facile, il n’y a qu’à suivre la pente, la gravitation suffit, elle vous entraîne d’elle-même. C’est pareil que lorsque vous descendez une pente avec une voiture, vous pouvez couper le contact, vous n’avez pas besoin de carburant pour aller en bas de la pente, la force de la gravitation suffit. Mais cela ne peut pas marcher quand vous devez gravir une pente, là vous avez besoin de puissance.

Vous allez avoir besoin d’une certaine intégrité, d’un certain pouvoir, et seule la conscience donne du pouvoir.
La conscience en éveil est la clé, la clé de contact, qui libère la puissance en vous, et vous devenez capable de vous élever très haut.

Autrement, Harideva, ce vieux dicton est juste… les habitudes ont la vie dure ! – parce qu’il n’y a personne pour tuer ces vieilles habitudes.

Au petit déjeuner, la femme de Feinberg lui dit : « On va avoir le petit ami de Sonia pour dîner, pour la première fois. On va se faire un super repas avec nos meilleurs plats. Alors s’il te plaît, tiens-toi bien ! Ne mange pas avec ton couteau ou tu vas bousiller toutes ses chances de mariage ! »

Au souper, tout se passait bien. Feinberg faisait très attention de ne pas mal utiliser un couvert… Et puis le café arriva. Feinberg prit la tasse et commença à verser le kawa dans la soucoupe. La famille le foudroya du regard ! Feinberg continua à verser… et finalement la soucoupe fut remplie. Feinberg l’éleva vers ses lèvres, jeta un regard autour de la table et dit : « Un seul mot de l’un d’entre vous… et je me mets à faire des bulles ! »

C’est difficile, c’est très dur. Vous devez être conscient, alerte, sur vos gardes. Vous devez vous rappeler continuellement. Et le rappel est la chose la plus difficile de l’existence.

On ne peut pas abandonner les habitudes en luttant contre elles. C’est ce que les gens font ordinairement. S’ils veulent changer une habitude, ils en créent une autre pour lutter contre la première. D’une habitude ils passent à une autre. Si vous voulez arrêter de fumer, vous vous mettez au chewing-gum, mais cette habitude est aussi stupide que la première. Vous passez d’une habitude à une autre, mais vous restez la même personne inconsciente !

Laisser tomber une habitude, sans la compenser par autre chose, et rester absolument vigilant, alerte – afin de ne pas tomber dans un substitut ou un autre – est une des choses les plus difficiles de la vie.

Mais ce n’est pas impossible ; autrement il n’y aurait aucune possibilité d’un Bouddha, d’un Christ, d’un Krishna. Puisqu’il existe des bouddhas c’est possible, bien que difficile, très difficile, c’est un grand challenge qui doit être accepté. Et tous ceux qui ont un peu de respect pour eux-mêmes acceptent toujours le défi de ce qu’il y a de plus élevé, de ce qu’il y a de plus dur.
Atteindre la lune n’est pas aussi dur, pas aussi difficile. Atteindre l’Everest est un jeu d’enfant, comparé à se rappeler constamment d’être conscient de ce qu’on est en train de faire. Mais le jour où cette conscience vigilante arrive, vous connaissez l’extase d’être, la bénédiction d’être. Vous connaissez alors quelque chose qui ne peut pas être imaginé.

Et qui est tellement vaste… inépuisable… !

AES DHAMMO SANANTANO ! Bouddha dit : c’est la loi ultime de la béatitude, de la joie, de l’extase. Et c’est illimité ; une fois que vous entrez dedans, c’est à vous pour l’éternité ! Jésus appelle cela ‘le royaume de Dieu’, c’est sa façon de le nommer. Mais on doit être assez vigilant, assez conscient, pour pouvoir se désidentifier des habitudes, des patterns, des structures qui se sont incrustées dans notre être.

Un homme très riche, mais très avare, était en train de mourir. Il demanda à trois hommes du clergé de venir le voir sur son lit de mourant : un prêtre, un rabbin, et un pasteur.

Quand ils arrivèrent il leur dit : « Messieurs, vous connaissez le vieux dicton : ‘on ne peut pas l’emmener avec soi !’ Bien ! mais l’emmener avec moi est justement ce que je me propose de faire ! Et vu votre formation religieuse je pense que je peux vous faire confiance. Voici ces trois boites, dedans il y a la plus grande partie de ma fortune. Mon dernier vœu est que chacun de vous mette une de ces boites dans ma tombe. »

Ils acquiescèrent tous les trois à sa demande, après quoi le mourant distribua les boites et mourut ! Et comme convenu, le jour des funérailles, ils étaient là tous les trois pour mettre une boite dans la tombe. Après cela, ils décidèrent d’aller au pub le plus proche pour boire un verre. Après un long silence, le prêtre se mit finalement à parler. « Mes amis » dit-il, « j’ai peur d’avoir quelque chose à confesser : je n’ai pas mis la totalité de l’argent dans la tombe. Vu que les rentrées sont en diminution ces derniers temps et que l’église a besoin de réparations, cela m’aurait paru être un péché de ne pas mettre cet argent là où il pouvait être bien utilisé. »

Le Pasteur dit alors : « Mon père, je suis heureux que vous ayez pris la parole. Comme vous le savez j’anime plusieurs œuvres de charité, et de plus, ça m’aurait paru un tel péché d’en venir à enterrer tout cet argent ! Alors j’ai moi aussi gardé une partie de l’argent, oh, seulement une petite part ! pour contribuer à ces louables, et bien nécessaires charités dont je m’occupe ! »
Après un nouveau long silence, le prêtre et le pasteur demandèrent au rabbin, qui n’avait pas cessé de regarder par la fenêtre pendant tout ce temps, ce qu’il pensait de leur action.

« Eh bien ! » dit le rabbin, « je dois dire que je suis très surpris, pour ne pas dire choqué ! En tant que rabbin, respectant les dernières volontés d’un homme, je ne pouvais que mettre dans la tombe la somme entière ! En fait… je lui ai donné un de mes propres chèques ! »

Un Juif est un Juif ! Qu’il soit rabbin ou pas ne fait pas grande différence : les vieilles habitudes ont la vie dure !

Mais elles peuvent mourir !

Et vous devez faire tous les efforts possibles pour qu’elles meurent, car c’est dans leur mort que se trouve le début de votre vraie vie.

OSHO : Le Dhammapada : Le Chemin du Bouddha
volume 8, chapitre 8, question 2

Le matin du 28 décembre 1979 dans le Bouddha Hall à Poona – © Osho International Foundation

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Partout, je sens monter l’intolérance

Posté par othoharmonie le 17 novembre 2013


 Partout, je sens monter l’intolérance dans Travail sur soi ! images-41

Dans notre société individualiste et ultralibérale, la confiance en l’autre n’a pas sa place. C’est là que naît la violence qui gangrène le lien social. Mais la philosophe ne désespère pas, elle croit en “nos jeunes”. Biberonnés au culte de la réussite, ils ont, d’après elle, soif de justice et de fraternité.

Clés : Pourquoi vous être lancée dans la réalisation d’un dictionnaire sur la violence ?

Michela Marzano : Après m’être intéressée au corps, à la sexualité et aux violences qui peuvent les accompagner, du point de vue de la victime, j’ai voulu comprendre les choses du point de vue du bourreau, appréhender la violence globalement, comme une composante de la nature humaine évoluant au fil de l’histoire. Mais je me suis vite rendu compte que je n’y arriverais pas toute seule. C’était trop compliqué, il fallait croiser les regards des philosophes, des psychanalystes, des historiens, des juristes, des artistes, etc. Le meilleur moyen était un dictionnaire. J’en avais déjà dirigé un sur le corps. C’est une formule intéressante, où le lecteur peut cheminer à son gré. Mais je ne recommencerai pas : faire travailler deux-cents-vingt auteurs pendant quatre ans est une tâche éreintante ! Elle m’a heureusement beaucoup appris.

Vous avait rédigé vous-même quatre articles de ce dictionnaire. Le premier est le mot « Confiance ». Quel rapport entre confiance et violence ?

La confiance constitue la base du lien social. Elle endigue donc les pulsions de violence. Le problème, c’est que si je fais confiance, je m’en remets à une instance extérieure à moi, une personne ou une institution, et cela me met en situation de vulnérabilité : faire confiance, c’est rendre possible un abus de confiance, une trahison, qui est une forme de violence très contemporaine. Aujourd’hui, la confiance fait défaut. On constate sa disparition progressive partout. Depuis la crise financière de 2008, la crédibilité des sociétés occidentales et de l’économie libérale s’effrite de plus en plus. La multiplication des scénarios conspirationnistes en est un signe : on remet en question la parole des experts, des chefs d’entreprises, des journalistes, des politiques.

Mais la confiance ne s’établit-elle pas d’abord entre individus ?

L’idéologie néolibérale a induit une mentalité ultra individualiste. Depuis trente ans, on hyper valorise ceux qui, ayant appris « l’estime de soi », ne font plus confiance aux autres. Du coup, on perd la coopération. Les entrepreneurs le disent : il y a perte de confiance au sein des équipes, parce qu’on a poussé les gens à l’excellence en solo, avec cette issue violente : d’un côté les winners, de l’autre les loosers, incapables d’entreprendre. C’est un modèle social à courte vue : seule la coopération permet de développer des projets communs, donc un vrai développement.

Autre exemple d’extension de la défiance : les rapports entre malades et médecins. C’est un domaine où la relation de confiance est essentielle – on la mesure scientifiquement dans le phénomène du placebo : l’efficacité d’un remède est proportionnelle à la confiance qu’on a en celui qui le prescrit. Or que s’est-il passé ? Ne pouvant plus traiter son patient comme un enfant, le thérapeute a dû prendre en compte son autonomie individuelle et son consentement – à juste titre. Mais progressivement, l’esprit sécuritaire de nos sociétés a fait que ce consentement s’est trouvé pris dans une méfiance croissante et réciproque : le patient est prompt à envisager de porter plainte contreson médecin et ce dernier lui fait signer force formulaires de décharges, pour se protéger d’éventuelles poursuites. 

On pourrait prendre aussi l’exemple des contrats de mariage, qui se multiplient, même si nous n’en sommes pas au stade des États-Unis. Là-bas, le jour où l’on se marie, il faut prévoir, dans les moindres détails, tout ce qui se passera le jour où l’on divorcera. Imagine-t-on manque de confiance plus criant ? Le même phénomène atteint peu à peu le rapport entre enfants et parents, ou entre étudiants et enseignants.

Vous parlez de vos étudiants ?

Entre autres. Que les enseignants soient évalués par leurs élèves, cela fait partie du jeu. Mais bientôt, il faudra signer un contrat en début d’année pour garantir un taux de réussite aux examens. Or, la voie contractuelle ne peut pas tout réguler ; son extension excessive signale que la confiance a disparu. Le philosophe Georg Simmel disait que, dans l’acte de confiance, il y avait forcément un moment où la personne devait s’abandonner et sauter dans le vide. On n’est pas obligé d’en arriver à la foi absolue du dévot prêt à mourir pour sa secte, mais la confiance suppose une prise de risque, un pari sur l’autre, sans quoi on fige les relations. 

Méfiance et violence vont de paire, parce que la méfiance suppose une certaine peur et qu’il est beaucoup plus facile de devenir violent quand on a peur. Les êtres les plus violents sont les paranoïaques, qui pensent que le monde entier leur en veut. Dans une société globalement paranoïaque comme la nôtre, la violence est latente. Aujourd’hui, la tendance montante est de systématiquement considérer l’autre comme dangereux. Ce n’est pas nouveau, l’histoire de l’humanité est traversée par le refus de l’altérité, de l’autre en tant qu’autre, différent, étranger. Mais aujourd’hui, l’esprit du tout sécuritaire, associé à la crise économique, accentue la diabolisation d’autrui. Et l’idée d’un « risque zéro » pousse à négliger l’éducation et la prévention sociale, qui sont pourtant les seuls instruments capables de faire diminuer la violence à terme. 
Bref, nous assistons à une régression. Au lendemain de la seconde Guerre Mondiale, on pouvait s’imaginer que la Déclaration des droits de l’homme allait vraiment être appliquée et que tous les humains seraient bientôt traités à égalité. Depuis trente ans, c’est l’inverse qui se produit. Traiter nos congénères comme des esclaves reste possible. Cela se produit tous les jours sur cette planète.

Cela dit, dans nos sociétés, la violence physique, les crimes de sang notamment, ont considérablement diminué, ne serait-ce qu’en un siècle. Ne faut-il pas le rappeler pour contrebalancer ce que vous dites ?

Vous n’avez pas tort. D’ailleurs le premier but de notre « Dictionnaire de la violence » était de donner la parole aux sociologues qui montrent que certaines violences sont clairement en train de diminuer. Leurs études expliquent combien les médias nous désinforment, en alimentant les rumeurs de banlieues violentes ou de quartiers infréquentables, ou extrapolent tel fait divers barbare et en rendent potentiellement responsables tous les jeunes issus de l’immigration. Il est nécessaire de déconstruire ces clichés.

Mais il ne faut pas pour autant nier que la vie dans certaines zones sensibles est ressentie comme très violente, parce que la situation socio-économique y devient épouvantable. Et qu’il peut effectivement en surgir des explosions d’ultra violence, comme en France en 2005 ou en Angleterre en 2010. Quand tout votre immeuble est au chômage et que vous suivez à la télévision ou sur Internet les péripéties de l’économie mondiale, la crise des subprimes, les bénéfices des banquiers ou des traders, etc., ce n’est plus seulement une violence physique, que vous subissez, c’est une violence sociale et symbolique. La violence symbolique ne passe pas par des gestes, mais par des mots. Et quand on analyse le langage de nos contemporains, on découvre qu’il est de plus en plus violent et injurieux. L’injure est une violence qui efface l’autre, tente de l’empêcher d’exister. Aujourd’hui, la violence symbolique est notamment liée à l’abus du pouvoir politique.

Le langage politique n’était-il pas beaucoup plus injurieux dans les années trente, quand fascistes et communistes se traitaient de tous les noms, chacun appelant au meurtre de l’autre ?

Oui, mais les démocrates ont été très fiers, ensuite, de dire, avec sincérité : « Plus jamais ça ! » Or, même si je suis influencée par ce qui se passe en Italie, mon pays, d’une façon générale, je sens monter un peu partout des discours d’intolérance : contre les étrangers, contre les homosexuels, contre les nomades, contre les marginaux, contre les assistés, contre tous ceux qui ne sont pas « compétitifs ».

Le pouvoir politique n’est-il pas violent par nature, comme dirait Machiavel ?

Une chose est la violence acceptée, liée au fait que chacun doit nécessairement abandonner une partie de sa liberté pour permettre une vie commune ; une autre est un État de droit qui met en place un système légitimant la violence. Quand l’État démocratique des États-Unis décide de justifier officiellement la torture à Abu Ghraïb ou à Guantanamo, on voit des philosophes s’associer à cette dérive, au nom de l’efficacité et du pragmatisme. L’utilitarisme est une idéologie qui peut mener terriblement loin des droits de l’homme.

Est-ce pour cela que, dans l’introduction au « Dictionnaire de la violence », vous trouvez « naïve » l’idée du XVIII° siècle, selon laquelle la raison pourrait suffire à dissoudre en nous la violence ?

Ce n’est pas moi qui le dis, ce sont tous les travaux de l’école de Francfort, qui ont montré qu’une rationalité implacable était présente derrière les projets d’extermination des juifs. Il faut donc faire très attention de ne pas hyper valoriser la raison. Une raison froide et sans empathie peut planifier l’extermination d’un peuple. Dans un article qui a fait scandale, intitulé Survival Lottery , le philosophe John Harris a tenté d’explorer les justifications dont disposerait une médecine idéale, devenue maîtresse des transplantations, pour disposer du droit de tuer une personne tirée au sort, dont les organes serviraient à en sauver de nombreuses autres. Un tel comportement serait peut-être « rationnel ». Il oublierait juste la compassion, qui est le fait de prendreen compte l’autre comme mon alter égo. La question est de m’identifier à l’autre, et donc de ne pas lui faire subir ce que je ne voudrais pas endurer moi-même.

La nature humaine n’est-elle pas violente en soi ?

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Michela Marzano

Certes. Freud a bien montré – de façon, je pense, définitive – que la pulsion violente des êtres humains ne pouvait être effacée. C’est en quelque sorte notre moteur d’action. Jusqu’où peut aller l’expression de cette pulsion vis à vis des autres ? Il est certain que nous avons besoin de « digues psychiques » pour la canaliser, la sublimer, limiter son pouvoir de cruauté et de destruction. D’où l’importance cruciale de l’éducation, pour enseigner comment endiguer et métamorphoser la pulsion violente – dans le sport, l’art, la recherche, l’exploration, la résistance, l’endurance… L’éducation doit bien sûr utiliser les outils de la raison, mais seule la compassion peut rendre celle-ci humaine. La compassion n’est pas innée, on l’apprend. Or, nous avons un gros problème : notre système éducatif sait de moins en moins transmettre cette capacité. Je le vois quand arrivent mes nouveaux étudiants de première année. L’esprit individualiste a pris une telle ampleur chez eux qu’ils sont immédiatement en négociation contractuelle : « Je te respecte, si tu me respectes. » Mais l’idée que l’on doive respecter l’autre en tant qu’autre leur est à peu près étrangère.

Lire la suite ici  …..

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Qu’est-ce que Dieu

Posté par othoharmonie le 16 novembre 2013

Entretien de Benjamin Creme, par Rollin Olson

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Rollin Olson. Et Dieu dans tout cela ? Qui est-il ? Où est-il ? Quel lien y a-t-il entre lui, la Hiérarchie spirituelle et nous-mêmes ?

Benjamin Creme. Eh bien, Dieu, dois-je dire, est un concept très relatif. Nous-mêmes sommes des dieux, mais, pour l’instant, nous ne manifestons guère cette divinité. Avec le temps, à travers le processus de l’évolution, nous la manifesterons, tout comme les Maîtres le font actuellement. Les Maîtres sont des dieux réalisés, ce qui est un état bien spécifique, en ce sens qu’ils ont réussi à fusionner totalement leur conscience, en tant qu’étincelle divine, l’Absolu, le Soi, avec leur manifestation en tant qu’hommes sur le plan physique : la personnalité et l’aspect divin sont totalement intégrés. C’est la réalisation du Soi ou réalisation de Dieu. Nous-mêmes sommes à un certain stade de ce développement.

RO. Et Dieu en dehors de nous ?

BC. Dieu est aussi le grand Être cosmique qui est l’âme de cette planète. Notre planète, en dépit de son aspect bien matériel, avec ses villes, ses avions, ses studios de télévisions et tout le reste, est, en fait, le corps de manifestation d’un Être cosmique qui lui donne vie, et qui a un plan d’évolution pour tous les règnes de la nature, y compris, bien sûr, le règne humain.

Ce qui se passe, en réalité, c’est que tous, à nos différents niveaux, depuis le règne minéral jusqu’au Royaume de Dieu lui-même, nous participons à un processus d’évolution dont l’ensemble fera de notre planète une expression parfaite de la forme-pensée qui existe dans le mental du Logos créateur.

RO. Vous avez parlé de Dieu en tant qu’âme de cette planète. Existe-t-il un autre Dieu ou un niveau de conscience encore plus élevé ?

BC. Oui, bien sûr ; il y a le Dieu qui est l’âme de notre système solaire. Notre Logos planétaire n’est qu’une partie, un centre dans le corps du Logos solaire, qui est lui-même un centre dans le corps du Logos galactique. Et ainsi de suite, galaxie après galaxie. Dieu est sans fin, il est transcendant, et aussi immanent dans chaque partie de la création. Chaque aspect de Dieu, y compris nous-mêmes, a le potentiel de connaître un jour et d’être cette totalité, et de travailler avec les énergies qui créent l’univers.

RO. Chaque religion présente Dieu d’une manière différente. Les religions orientales ont leur conception particulière de Dieu. En Occident, on le voit plutôt avec une forme définie et qui nous ressemble d’une certaine façon. Ces deux conceptions sont-elles valables ? Chacune présente-t-elle une part de vérité ? Dieu est-il tout cela ?

BC. Oui, je crois que ces deux conceptions sont exactes. Dieu est tout ce qui existe, et tout l’espace entre ce qui existe, entre vous et moi, et autour de nous, autour de chaque chose. Tout cela est DieuDieu se manifeste à travers sa création, qui est faite d’énergies à différents taux de vibration. Chaque forme dépend de la fréquence particulière du noyau et des électrons qui la composent….   LIRE LA SUITE ICI….. 

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AMMA – Incarnation de la Mère Divine

Posté par othoharmonie le 16 novembre 2013

-   AMMA – Incarnation de la Mère Divine  dans APPRENDS-MOI 2758329009    La vie de AMMA   2758329009 dans TRANSFORMATION INTERIEURE –
-       

Tout au sud de l’Inde, dans une région où terre et eau se mêlent harmonieusement, une femme est née. Elle est devenue une figure emblématique de l’Inde. Sa vie est consacrée à l’Amour. Elle parcourt la planète afin de le partager avec tous ses semblables. Amma est véritablement un être hors du commun.
 

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Un canal serpente entre les cocotiers, les berges offrent au regard du voyageur ses jardins de manguiers, de bananiers et ses interminables cocoteraies. De belles demeures apparaissent entre la végétation et des enfants sautent, en riant, dans les eaux du canal. Nous naviguons lentement sur les Back Watters, ces longs bras d’eaux qui remontent le long de la côte sablonneuse du Kerala, entre le littoral battu par les vagues de la mer d’Arabie et les terres luxuriantes qui vont gravir les collines et la jungle des Ghats. Entre les canaux et la mer, une longue langue de sable s’étire, c’est le domaine des pêcheurs. Devant chaque village, leurs longues pirogues reposent sur la plage, prêtes pour la pêche de l’aube. C’est dans l’un de ces villages de palmes et de torchis que naquit Soudhamani, au sein d’une de ces familles de pêcheurs plongées dans un environnement de survie et de pauvreté. A l’aube du 27 septembre 1953, l’enfant, étonnamment bleue alors que sa peau aurait dû être noire, vint au monde, un sourire aux lèvres.
 
La petite fille marcha dès l’âge de 6 mois, puis elle étonna son entourage familial par ses extases soudaines. Dès 5 ans, elle se mit à composer des bhajans (chants dévotionnels) dédiés à Krishana, la divinité qui enflammait son coeur. 
 
Mais l’âpreté de la vie quotidienne la rappela au monde. Alors qu’elle n’avait que 9 ans, Soudhamani dut remplacer sa mère malade dans toutes les taches domestiques, qui sont nombreuses au sein d’une famille pauvre dépourvue de machines ; corvée d’au (pas d’au courante), traite de la vache, préparation des repas, vaisselle, linge et remplacement de la mère manquante auprès des frères et sœurs… si bien qu’elle dut quitter l’école où elle excellait. Jamais elle ne se plaignait : elle offrait à Dieu chaque geste de son travail et ne s’arrêtait que vers minuit, non pour dormir mais pour chanter et prier, offerte totalement à Krishna.

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L’incarnation de la Mère Divine

Le comportement étrange de l’enfant commença à intriguer puis à exaspérer sa famille. Sudhamani fut maltraitée puis chassée de la demeure familiale. Elle dut dormir à la belle étoile sous les cocotiers. Elle passa pour mentalement dérangée. Personne n’était capable de comprendre sa véritable nature que seuls les oiseaux venaient visiter. Ces années de rejet social et de solitude furent fécondes pour elle. Elle développa une immense compassion pour tous les êtres et s’efforçait de soulager les souffrances de ses voisins. Elle s’en remettait au Pouvoir Divin, et entrait plus profondément encore dans cet espace du cœur où se révèle la Présence Divine. Il lui arrivait de volet quelque nourriture dans la maison familiale afin de donner à manger aux plus démunis. Ce qui lui valait de recevoir des coups.
 
C’est à l’entrée de l’adolescence que son aspiration spirituelle devint comme la brûlure d’un feu intérieur. Elle tombait fréquemment en extase, dansait et chantait son ivresse pour Krishna et son esprit, fondu en Dieu, quittait ce monde. Elle accéda ainsi à une union mystique totale avec son Seigneur. Elle fut ensuite visitée par la Présence de la Déesse, la Mère Divine, et fut embrasée du désir intense de s’unir à son essence, jusqu’au point d’identification suprême avec la grande Shakti, l’énergie Cosmique Féminine, source de toute vie dans l’univers.
 
Pendant cette période, Soudhamani se livra aux pratiques spirituelles les plus rigoureuses afin de répondre à cet appel. Elle en vint à oublier son corps, cessa de manger et passait ses nuits à chanter et à prier. Elle s’immergeait en de longs samadhis (union, totalité, accomplissement, achèvement, mise en ordre, concentration totale de l’esprit, contemplation) qui pouvaient durer des nuits et des jours. Elle ressentait la présence de la Déesse en toutes choses : la caresse du vent, le goût du sable, le tronc des arbres ; la Mère Divine était partout. Soudhamani en pleurait de joie. 
 

Plus tard, Soudhamani décrivit la Grande Déesse ainsi : « Souriante, la Mère Divine devint une masse de lumière et se fondit en moi. Mon mental s’épanouit, baignant dans la lumière multicolore du Divin ». La nature spirituelle de Soudhamani fut enfin reconnue. Un petit ashram de palmes et de bambou naquit sous les cocotiers. La jeune femme pris le nom de Amritanandamayi. Ses disciples la nommèrent « AMMA », c’est-à-dire « Mère ».

L’ashram d’Amma à Amritapuri…. à LIRE ICI……

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