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Valeurs et Parcours de femmes

Posté par othoharmonie le 14 novembre 2013


Annie Lévy m’a confié ressentir une véritable vibration intérieure quand la femme qu’elle accompagne est dans un état d’esprit de guérison. Elle a su créer une relation tout à fait unique avec ces femmes, « rescapées » du cancer du sein, qui va bien au-delà d’une restauration de leur féminité. Voici son expérience.

Article de Annie Lévy

Valeurs et Parcours de femmes dans TRANSFORMATION INTERIEURE mexique

Parcours d’une femme – Au premier jouir de sa vie, chaque petite fille naît avec des richesses de beauté et de féminité qui lui sont propres. Jour après jour, ces valeurs grandissent et s’épanouissent car c’est un jardin que la femme cultive au quotidien, consciemment ou non.

Je fais partie de ces êtres qui ressentent que cette nature féminine s’exprimera, au fil du temps, toujours plus vite, plus fort et plus profondément que tout autre trait de son tempérament. En effet, depuis l’enfance, les valeurs de la beauté et de la féminité coulent dans mes veines. A l’école déjà, je voulais transformer ma maîtresse pour la rendre plus jolie ! Plus tard, je remarquais toujours spontanément les points forts d’un visage ou d’une anatomie et je savais de quelle manière les mettre en valeur. Puis, de plus en plus régulièrement, mes proches me demandèrent des conseils en esthétisme et c’est ainsi que cette vocation m’a amenée à créer ma première boutique de lingerie fine. Mon destin professionnel prit un autre tournant en 1995 lorsque j’ai souhaité exercer ce don empathique dans le domaine médical et plus précisément pour les femmes opérées d’un cancer du sein. J’ai ainsi enseigné en école d’infirmières durant sept ans et animé des ateliers et conférences en milieu hospitalier.

Depuis 2008, j’accompagne les femmes, opérées du sein, par un coaching thérapeutique personnalisé afin de les aider lors de cette épreuve. Il faut savoir qu’une femme sur neuf la traversera au cours de sa vie. Cela concerne donc un grand nombre d’entre nous.

La beauté intérieure

Si depuis plusieurs années, les progrès de la science et de la médecine ont pu abaisser le taux de mortalité, cela ne peut faire oublier que le cancer du sein est une maladie traumatisante, et ce à plus d’un titre, car elle induit non seulement une souffrance physique, mais également une souffrance psychique. Même lorsque son pronostic vital n’est pas engagé, une femme ne sort pas indemne d’une intervention chirurgicale telle qu’une mastectomie ou une tumorectomie. A cela s’ajoutent des traitements comme la chimiothérapie, la radiothérapie ou l’hormonothérapie. En dernier lieu vient la reconstruction, lorsque celle-ci est possible. Ce sont ces femmes rescapées, mais blessées au plus profond de leur corps, que je rencontre depuis de nombreuses années. Je les aide dans la restauration de leur image corporelle et des valeurs de leur féminité, par des solutions et conseils adaptés.

Lorsqu’elles sont atteintes du cancer du sein, les femmes ressentent une violente attaque envers ce que l’on pourrait appeler leur ADN de beauté et de féminité. Devant ce corps qui les a trahies et les fait souffrir, elles se sentent désemparées, impuissantes. Certaines sont dans le déni, d’autres sont en colère et en pleurs face à ce sentiment d’injustice. D’autres encore ressentent même du dégoût devant leur miroir et les signes visibles de la maladie comme la fatigue, l’amaigrissement, la perte des cheveux et bien sûr la perte d’un sein. L’ablation d’un sein est un véritable cataclysme tant il est vrai que le sien est un symbole très fort pour la femme. Le sein représente la sexualité, la maternité, une partie intime purement féminine. Beaucoup de femmes vivent alors sa perte comme une négation de leur féminité.

Le processus d’acceptation

Cette épreuve individuelle de la féminité est un combat au quotidien que ces femmes doivent également mener dans leur sphère amoureuse, intime, familiale, amicale, sociale et professionnelle. Pour en sortir victorieuses, il leur est nécessaire d’effectuer un travail sur elles-mêmes. « A quelque chose malheur est bon » dit le proverbe. Quand on est au plus mal, il est difficile de l’entendre et de le croire, mais cela n’en reste pas moins une réalité. L’adversité permet de devenir plus fort pour la surmonter, en développant de nouvelles capacités. Il faut d’abord comprendre et accepter que la blessure physique et psychologique est légitime. Il ne s’agit pas ici de se poser en victime mais d’accepter ses limites sans culpabiliser. Oui, la vie peut et doit continuer pendant la maladies : travailler, s’occuper des enfants, de son couple, de sa maison… Non, cela ne doit pas mener à l’épuisement parce que l’on a oublié un sujet essentiel : soi.

Pour cicatriser, au sens propre comme au figuré, la femme doit se repositionner dans son existence, dans sa relation aux autres, mais aussi face à elle-même. Sur le chemin vers l’acceptation, il est nécessaire qu’elle se donne du temps pour faire le deuil de son sien, mais aussi pour la reconquête de sa féminité.

Une grâce qui vient de l’âme

Car une femme, bien heureusement, n’est pas qu’un sein. Tout comme un homme n’est pas qu’un corps ou une partie de corps. L’être humain s’envisage dans son entièreté. La notion et le ressenti de féminité recouvrent d’innombrables aspects. Les valeurs de la beauté et de la féminité peuvent se traduire par une attitude, une grâce naturelle, un sourire, une autre partie du corps mise en valeur, un parfum, un vêtement soyeux, un maquillage, une coiffure mais aussi par la générosité, la flamme de vie, l’attrait, la sérénité qui émanent d’une femme qui a retrouvé confiance en elle et rétabli son estime perdue. C’est en continuant de prendre soin d’elle qu’elle peut réapprivoiser son image corporelle et se réapproprier sa féminité. En rétablissent le contact avec elle-même, elle communique alors mieux avec son entourage, son conjoint, ses enfants et sa famille lesquels sont également affectés par l’épreuve de la maladie. Ce rapprochement est salutaire pour combattre le sentiment d’isolement et les malentendus qui s’installent parfois quand on n’ose pas exprimer ses souffrances et ses craintes. Cette communication permet ainsi de ne pas rompre le lien avec son conjoint et de réinventer une sexualité harmonieuse.

Cocréation

Renaître à soi après la maladie, c’est aller chercher courage, force et détermination au plus profond de son être pour renouer avec son corps, faire la paix avec lui et avec son esprit, se tenir debout pour aller de l’avant et marcher vers une lumière plus forte que l’ombre. C’est en regagnant le respect de soi que les femmes atteintes d’un cancer du sein changent leur propre regard sur elle-même et celui des autres à leur égard. C’est en se réconciliant avec leur féminité qu’elles reprennent goût à la vie.

Depuis plus de 20 ans j’accompagne de nombreuses femmes lors de coaching thérapeutique en féminité et leur propose des conseils et solutions afin qu’elles retrouvent la certitude que dans chacune d’elles, quelque soient la physionomie, ses origines sa personnalité ou ses atouts, les valeurs de la beauté et de la féminité ne meurent jamais. Elles peuvent évoluer ou changer d’aspect avec l’âge, le vécu, les épreuves comme la maladie mais aussi les joies et les bonheurs comme la grossesse. Ainsi, lorsqu’une femme se regarde et s’envisage avec respect et dignité, elle ne perd jamais ce qui fait l’essence de sa beauté.

Pour dépasser la maladie et le handicap, le parcours de soins est essentiel. Le parcours de soi l’est tout autant. Renaître à sa féminité, c’est renaître à soi et à la vie. C’est être une femme plus forte que l’épreuve et une femme plus fort après l’épreuve.

ARTICLE DE ANNIE LEVY – coach thérapeutique en féminin.

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FAIRE ŒUVRE de JUSTICE

Posté par othoharmonie le 14 novembre 2013


Lorsque Régent Gariwa Sioui m’a reçu sur son site de Tsonontwan, au Québec, il a ouvert notre entretien par une courte cérémonie de purification. En quelques minutes, les volutes de fumée sacrée ont transformé la pièce en un sanctuaire de paix. Je lui ai alors demandé quel lien existant entre cette cérémonie et la valeur de justice qui nous réunissait.

                                               Propos de J.Claude Genel au magazine MEDI@ME N°4

FAIRE ŒUVRE de JUSTICE dans TRANSFORMATION INTERIEURE matrix

R.G.S. : J’ai conduit cette brève cérémonie de purification et j’ai accepté qu’elle soit filmée (1) dans un but éducatif. Et le fait que tu me demandes de m’en expliquer me permet de faire œuvre de justice. Pourquoi ? Parce que pendant un temps, mon peuple a emprunté des modèles de cérémonies à d’autres cultures et parfois à d’autres fêtes. Cela a semé la confusion dans les esprits et nous nous efforçons maintenant de pratiquer nos cérémonies telles qu’elles nous ont été données par le Grand Esprit. À une époque reculée, elles étaient appelées les «  enseignements du Créateur  ». Pour en venir à notre point fondamental, la justice est ce qu’il y a de plus sérieux et je place cette valeur au-dessus de tout, un peu à l’image de l’aigle qui est le symbole de la justice spirituelle. Depuis les hauteurs, il veille à ce que la paix et la justice soient rendues.

On dit qu’il est le seul à pouvoir regarder le soleil en face. Comme il s’agit d’un symbole, peut-on dire qu’en regardant en soi le soleil spirituel, on peut puiser dans cette justice intérieure ?

RGS : L’aigle est la créature qui vole le plus haut et, par conséquent, la plus près du Grand Esprit. Regarde cette plume d’aigle (il me la tend). Elle a appartenu au fondateur du gouvernement de la nation indienne de l’Amérique du Nord, l’instance suprême chez les Amérindiens. Elle symbolise la protection spirituelle et la justice suprême. Je l’utilise toujours dans un esprit d’équité. Quand je m’adresse aux esprits, aux énergies, je la prends, à la manière d’une antenne, pour capter cette justice spirituelle. Et les mots que je prononce sont alors de cet ordre : «  Créateur, non seulement je ne dois jamais mentir, mais je dois toujours dire la vérité.  »

La justice est la valeur qui me permet de ne jamais me couvrir les yeux devant les agissements des hommes – quels qu’ils soient – et donc, de ne jamais obéir aveuglement à une loi. Elle me permet de parler en pleine conscience, de toujours devoir dire la vérité. La justice donne à mon cœur la force de toujours pardonner. Il s’agit du pardon de l’Indien, qui n’est pas celui des catholiques. Notre pardon ne doit jamais engendrer une quelconque injustice, il doit être total. La prière du guerrier le dit et c’est pourquoi nous n’avons jamais développé d’armes de destruction massive. Les prières de nos guerriers étaient de vrais cris de justice, donc de liberté.

Je crois en effet que la justice et la liberté sont indissociables.

La justice est inhérente au grand Cercle sacré de la vie, dans lequel toutes les créatures sont interdépendantes et où aucune ne doit démunir une autre, même pas la «  bête à deux pattes  » (ndlr : l’Homme). De là, nous tirons notre plus profond respect pour l’environnement et tout ce qui vit. C’est le même esprit de justice qui nous fait demander à l’arbre de le prélever pour un besoin juste. Pourquoi en couper dix pour ensuite ne sélectionner que le plus beau ? Là, commence l’injustice. Seul l’arbre qui devient un outil, qui chauffe notre maison ou participe à la construction de notre tipi, continue de vivre dans le grand cercle sacré de la vie. Nous sommes alors capables de voir en lui l’histoire de notre vie.

La justice, chez les Amérindiens, s’étend à toutes les créatures qui existent sur Terre. Elle est représentée par cet objet sacré le Ouampoum à trois cordons (2). Pourquoi la justice amérindienne est-elle si importante ?

Principalement parce qu’il n’y a pas d’écriture, donc pas de livre. Autrement dit, lorsqu’on parle, on doit toujours être vrai et la parole doit être une parole d’enseignement. Si elle n’est pas authentique et juste, elle engendre immanquablement une injustice, ensuite le non-respect puis la guerre et la destruction. Le Ouampoum représente la loi de justice fondamentale. Chaque brin nous rappelle comment on doit traiter les hommes (grand cordon), les femmes (cordon moyen) et les enfants (petit cordon). Le cordon supérieur est le lien spirituel qui nous unit au Créateur ; là, se trouvent les enseignements du Grand Esprit. Lorsque nous nous réunissons pour régler des problèmes, celui qui s’exprime prend le Ouampoum en main. Sa parole est alors reliée à l’ensemble de la Création et elle ne peut aller à l’encontre de ses lois sans engendrer de funestes conséquences.

Avec le grand Cercle sacré de la vie et le Ouampoum, on comprend mieux que la vie spirituelle nous unit, de quelle manière elle nous relie et comment toute action entraîne une réaction. On comprend aussi qu’il n’existe pas de créatures plus importante que d’autres.

Toutes les pollutions perpétrées sur terre, dans l’eau, dans les airs sont la marque de l’injustice humaine envers la création. Cette agression envers l’environnement se prolonge dans le fait que l’on finit par abuser des femmes et des enfants.

La valeur de justice incline donc à la reconnaissance, au respect de soi-même et des autres, de la nature et de toute création. L’enfreindre va à l’encontre des lois de l’harmonie et d’équilibre et engendre inévitablement la guerre.

La justice nous fait réfléchir sur nos actes et leurs répercussions dans notre quotidien et notre environnement. Elle nous guide quant à l’utilisation appropriée des ressources de la planète. Établir des frontières, ériger des barrages, décider d’un parc «  naturel  » et établir un sanctuaire, donne le sentiment qu’en dehors de ces «  limites  », tout est permis : polluer les rivières, pêcher, «  surchasser  » et en plus contraindre les autochtones à rejoindre des «  réserves  » ! En agissant ainsi et en se donnant une bonne conscience de protecteur, l’homme a perdu le sens de la justice.

Avant cet entretien, nous avons mené une enquête à Québec, auprès des gens dans la rue. J’ai été étonné de n’entendre parler que de la justice de hommes, celle qui juge, condamne et puni ! Très peu ont évoqué la justice qui relie l’être humain à son prochain et à sa planète, celle qui lui donne sa véritable dimension à travers sa responsabilité.

L’homme oublie que les institutions supérieures qui le gouvernent ne sont pas toujours démocratiques – je pense qu’elles ne le sont presque jamais. Il prend des décisions unilatérales, donc sans consultation, parce qu’il s’est doté d’une légitimité à travers ses propres lois et un vote ! Le modèle amérindien repose sur le consensus. Pour que toute décision soit juste, elle doit tenir compte de l’intérêt de l’ensemble des «  sociétés  » qui composent la communauté : la société des femmes, celle des chasseurs, des pêcheurs, les sociétés spirituelles, celles des arbres, des animaux, etc.

L’état actuel de notre planète montre bien qu’un comportement sans conscience est préjudiciable à l’homme lui-même. Les Amérindiens utilisent un autre symbole, le bâton de parole.

En effet, celui qui prend le bâton de parole dans ses mains peut parler tant qu’il veut. Il prend ainsi très vite conscience de la responsabilité qui lui incombe. Il a également le pouvoir d’être entendu, de ne pas être interrompu et d’être respecté dans son avis. La personne suivante, en prenant le bâton de parole, sait qu’elle doit respecter l’opinion émise par les participants et, si son opinion est différente, elle doit l’exprimer avec respect et avec justice.

Dans la tradition amérindienne, la justice est donc souvent transmise par la parole, celle des anciens entre autres, des sages. Mais en quoi cette parole est-elle juste ?

Elle est juste parce que chez les Amérindiens, traditionnellement, il n’y a pas de jugement, pas de sanction. La peine de mort et la prison n’existent pas dans notre culture, pas plus que de textes sacrés comme ceux de la Bible, du Coran ou de la Torah. Nous considérons que c’est notre parole qui doit être sacrée, entière et intègre.

Finalement, votre livre de justice est celui de la vie. C’est le livre du grand Cercle sacré de la vie que ton peuple porte en respect, que vous devez développer et cultiver toujours sans relâche. Tes propos me disent que c’est la vie qui rend la justice. En étant conscient, en allant à la rencontre des autres, de la nature, on rend justice simplement à travers un comportement et à une façon d’être adaptés.

Il me vient une image pour matérialiser notre propos. Dans le monde occidental, aucun homme ne fait sa loi et c’est un gouvernement qui la lui impose. Chez nous, chaque homme fait sa propre loi et la société n’est pas obligée de lui en imposer une. Faire sa propre loi et la suivre relève d’une profonde sagesse car cette démarche implique d’être en concordance permanente avec la loi naturelle, la loi de la vie. C’est cela, la vraie justice, celle de la Cérémonie du calumet que l’on fume chacun son tour. Une cérémonie de remerciements, d’événements qui rend grâce, qui rend justice.

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