Traditions Spirituelles / Chants des Vibrations

Posté par othoharmonie le 30 novembre 2013

 

Article de Jean-Bernard Cabanès paru sur SACREE PLANETE 2007

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De nombreuses traditions attribuent l’origine de l’univers et la genèse du monde manifesté au Verbe de Dieu. La Conscience suprême, immobile et figée dans une éternité sans espace, proféra le Verbe créateur issu d’elle-même sous une mystérieuse impulsion surgie d’outre-temps. Ce son primordial, exhalé dans un souffle divin, précipita l’Infini dans le temps et l’espace, donnant naissance à la matière même des trois mondes, de la plus subtile à la plus dense. 

La Bible et les Upanisads hindous se rejoignent à l’instant de la création de l’Univers manifesté en accordant l’acte créateur au Son divin, au Verbe, dont la vibration profonde assure la cohésion des particules élémentaires et transforme l’énergie latente en matière, en mouvement et en vie, « …. Et le Verbe s’est fait chair ». La science le confirme… 

La science contemporaine confirme le rôle de la vibration des ondes sonores dans le maintien de la cohésion des constituants subatomiques de la matière. D’autre part, l’astrophysique amis en relief le bruit de fond de l’univers, vibrant sourdement à travers l’espace cosmique : la Musique des sphères décrite par un des plus grands initiés, Pythagore. Actuellement, les physiciens quantiques tentent d’amener toutes les lois de la physique à la vibration des « supercordes » dans une dimension spatiale supérieure. Selon cette nouvelle approche, chaque particule est une corde qui produit sa propre musique en même temps que les autres particules. A l’échelle du cosmos, selon Ervin Lazlo, des étoiles et des galaxies entières vibrent à l’unisson. Le défit des scientifiques consiste à découvrir l’équation permettant de décoder la musique universelle qui constitue l’harmonie la plus vaste et la plus fondamentale de l’univers. De son côté, la NASA a enregistré les fréquences sonores émises par les planètes, et des musiciens contemporains (Vincent Baetig ou Laurent Danis) utilisent ces sonorités cosmiques dans leurs compositions, parfaite illustration de la « musique des sphères ». Lesquelles compositions sont, par ailleurs utilisées, par certains thérapeutes afin de réharmoniser les réseaux énergétiques du corps et de la psyché.

 

L’ETRE HUMAIN DANS LA « DIVINE PARTITION »

L’Inde antique avait aussi entendu ce son primordial, le Verbe de Dieu à l’œuvre dans la genèse permanente du cosmos ; c’est le célèbre son AUM, chanté par tous les yogis, qui introduit la récitation de presque tous les mantras bouddhistes et hindous. Ainsi, le son primordial serait l’origine et le substrat de l’Univers. Or nous, être humains, sommes composés de matière imprégnée de cette vibration de Vie issue du souffle et du Verbe Divin, nous sommes une note particulière dans la symphonie de l’univers et notre conscience individuelle s’inscrit sur les harmoniques d’un chant cosmique. Mais l’homme a oublié ses origines et n’entend plus la douce vibration de vie qui le prote et le relie au souffle de Dieu. Nous nous sommes aliénés à une fausse idée de nous-mêmes et nous demeurons prisonniers de nos identités virtuelles qui nous coupent de l’Harmonie universelle. Nous nous sentons déracinés, privés de la source de vie et chassés du Paradis. Depuis l’aube des âges de l’humanité, par tous les moyens, nous tentons désespérément de nous raccorder à cette divine partition afin de retrouver notre plénitude d’être et notre place dans l’hymne de la Vie. Nikos Kazantzakis écrivait : « La Liberté est la capacité de s’abandonner à un rythme qui nous est supérieur ». La musique des sphères, le chant du Verbe divin. 

RYTHMES ET SONS CHAMANIQUES 

Dès que l’homme prit conscience de son déracinement, il se sentit exilé de l’harmonie naturelle. Afin de tenter de sortir de cet isolement, il inventa alors le rythme, puis la musique. Son instinct lui soufflait de rechercher la connexion perdue à travers le son rythmé, le chant et la danse, en frappant sur des tronc creux, il redécouvrit la pulsation rythmée qui sous-tend la vie et il prit plaisir à se couler dans le rythme des origines, accompagné de son aigre des flûtes de roseau et des chants incantatoires qui lui montaient spontanément de la gorge. Les pères de nos pères utilisèrent cette découverte essentielle comme une porte vers les autres mondes dont ils se sentaient exclus. Une profonde nostalgie des origines les poussa à réintégrer la grande pulsation de vie, à se couler dans le chant du Monde. L’utilisation des vibrations  rythmées était un réflexe de survie car il était urgent de retrouver la communion sacrée avec le rythme de l’Univers. 

Ces cultures originelles eurent leurs prêtres : les chamans. Ils connaissaient les portes secrètes et en possédaient les clés. Ils ont transmis jusqu’à nos jours, au sein de très nombreuses cultures, l’art d’entrer en communication avec les mondes invisibles et les forces de la Nature. Pour ce faire ils utilisent le son, le rythme et le chant. Ils ont inventé le seul instrument de musique permettant d’émettre le son primordial : le rhombe, toujours utilisé par les Aborigènes d’Australie. Une simple pièce de bois que l’on fait tournoyer au bout d’une ficelle et qui chante le AUM des brahmanes… Le chaman se coule alors dans la danse, porté par une vibration qui le dépasse et entre dans les états de conscience modifiés. Hors de son enveloppe identitaire habituelle, il se laisse porter par l’incantation, voit s’ouvrir des portes improbables et s’envole vers l’extase d’une communion secrète en s’unissant au rythme sacré de l’Univers, aux vibrations de l’arbre, de l’oiseau, de l’ours ou du grand cerf. Le chaman réintègre son unité avec le Monde et il y puise une connaissance nouvelle, des énergies inconnues, des pouvoirs de guérison, des messages et des enseignements issus des plantes ou des hôtes de mondes parallèles.

  

CHANT, RELIGION ET MAGIE

C’est ainsi que le chant et la musique sacrés sont devenus les instruments privilégiés de la pratique de toutes les religions, qu’elles soient animistes ou monothéistes. Aucun rituel ne saurait se priver d’un univers harmonique et d’instruments musicaux ; la musique est l’art sacré par excellence. Le fil d’or permettant à la conscience humaine de réintégrer le plan cosmique demeure, sur l’ensemble de la planète, l’utilisation et l’expression des harmonies musicales sous toutes leurs formes. Bien commun à l’humanité entière, la musique est le tapis volant vers les mondes paradisiaques, la voie royale vers l’immersion dans la Conscience Cosmique.

Lorsque les grandes religions organisées se déployèrent au sein des cultures humaines, les prêtres comprirent le pouvoir de transformation spirituel des chants et des sons. Ils utilisèrent leur puissance pour faire descendre le Pouvoir divin sur Terre. Ils devenaient les intermédiaires entre les dieux et les hommes. Ils asseyaient dans les sanctuaires une position privilégiée qu’ils surent conserver pendant des millénaires. Les hymnes religieux firent résonner les salles des tempes et les voûtes des cathédrales. L’appel des fidèles vers les divinités était chants, tintements de cloches de bronze, grandes orgues ou trompes de cuivre. L’influence du son sur notre coloration psychique est une expérience que nous traversons quotidiennement. Notre perméabilité émotionnelle est extrêmement sensible à toute forme de musque. La musique sacrée porte parfois l’âme à ses sommets et le chant religieux ouvre les chemins secrets de l’extase. Lorsqu’ils s’enrobent de la douceur de la dévotion, les hymnes permettent l’union de l’Etre, l’hôte sacré du cœur, à son essence qui est pur amour. 

Si la magie du son n’échappa point aux prêtres et aux initiés, elle est aussi l’outil, voire l’arme, des sorciers et des magiciens pour lesquels les vibrations sonores associées à la puissance de la pensée ont un réel pouvoir sur la matière, sur le temps et sur autrui. C’est la voie de la main gauche, utilisant une énergie lunaire. C’est aussi une des voies des écoles tantriques d’Asie, qu’elles soient hindoues ou bouddhistes, lorsqu’elles utilisent la puissance du son pour le pouvoir et non pour l’Eveil. Le même son peut conduire au Ciel de la Conscience ou vers des mondes infernaux ; seule l’intention de celui qui les profère fera la différence, il en est de même pour la prière. 

 

LA PUISSANCE ENERGETIQUE DES MANTRAS 

En Inde, la tradition rapporte que le sanskrit, langue sacrée de l’Hindouisme, fut révélé aux antiques rishis, hommes de sagesse et de connaissance. Ce don des dieux offrait aux mortels les sons d’un langage divin et l’alphabet sanskrit serait le reflet des harmonies célestes. Le législateur mythique, Manu fut le premier à parler du pouvoir des mantras, ces noms divins sont toujours récités et chantés par les brahmanes lors des rituels au sein des temples. Ils font aussi partie des pratiques yogiques et dévotionnelles de millions d’Hindous et de Tibétains….

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