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la riche histoire du Père Noël

Posté par othoharmonie le 26 décembre 2013

De Saint-Nicolas à Santa-Claus, 

Au gré des traditions régionales et des vagues d’immigration, la figure du vieil homme distribuant des cadeaux aux enfants a évolué jusqu’à devenir notre Père Noël actuel. En France, ce dernier s’imposera dans les années 1950 malgré la défiance de l’église catholique.

Le Père Noël n’a pas toujours existé. Ou du moins, sous sa forme actuelle. Le vieil homme bien aimé des enfants a connu de nombreuses mutations en fonction des croyances régionales, avant de s’imposer dans le monde occidental au sortir de la seconde guerre mondiale. Son histoire est également intimement liée à celle de la célébration de Noël et de sa progressive sécularisation.

Bien avant la naissance de Jésus, les Européens ont pris l’habitude de fêter le passage du solstice d’hiver, et donc le retour annoncé du printemps, à la fin décembre. On décore les habitations avec des feuillages et des branches de sapin, on organise des festins, on s’échange des cadeaux. Ces célébrations païennes, ancrées dans la tradition depuis des siècles, ne sont pas du goût de l’église catholique qui souhaite les voir disparaître. En 354, le pape Libère fixe la date de la naissance de Jésus au 25 décembre. L’objectif est atteint: la fête du solstice d’hiver est peu à peu oubliée au profit d’une célébration purement religieuse.

 

Saint Nicolas

Saint Nicolas, protecteur des enfants

 Sept cent ans plus tard, dans l’Europe germanique, un autre personnage chrétien fait parler de lui: Saint Nicolas. Cet évêque, ayant vécu à la fin du IIIe siècle au sud de l’actuelle Turquie, est paré de nombreuses vertus. On raconte que par sa générosité, il a réalisé des miracles. D’autres disent qu’il aurait ressuscité des enfants tués par un boucher. Le saint devient le protecteur des petits. La tradition germanique célèbre sa mort, le 6 décembre, en distribuant des cadeaux aux enfants sages. La figure de Saint-Nicolas est née. Le Saint descend du ciel dans la nuit du 5 au 6 décembre, accompagné d’un âne ou d’un cheval blanc, selon les pays. Il se glisse dans les cheminées, et distribue cadeaux et friandises: sa monture, elle, se nourrit des pommes et des carottes laissées par les enfants. Mais gare à ceux qui n’ont pas été sages. Le compère de Saint-Nicolas, le Père Fouettard, est chargé de punir les vilains enfants.

Les célébrations de la Saint-Nicolas s’étendent à l’Europe du Nord, centrale et de l’Est. En France, il est fêté dans les Flandres, en Alsace, en Champagne et en Franche-Comté. Au XIXe siècle, les Hollandais migrant aux Etats-Unis importent la tradition de «Sinterclaes», qui deviendra par déformation «Santa-Claus». La première pierre à la création du mythe du Père Noël est posée en 1823, avec la publication dans un journal américain du poème «A visit from St Nicholas», mieux connu depuis sous le nom de «The night before Christmas». L’oeuvre raconte la venue de Saint-Nicolas, un sympathique lutin dodu et souriant, qui descend du ciel dans un traineau tiré par huit rennes, et distribue des cadeaux aux enfants dans la nuit du 24 au 25 décembre.

De Santa Claus au Père Noël

 

Saint Nicolas en 1906

Dans les décennies suivantes, l’imagerie de Santa-Claus varie au gré des illustrateurs et des nouvelles histoires inventées par les romanciers. En 1885, on précise que l’homme vient non pas du ciel, mais du Pôle Nord, où il dispose d’une usine à jouets. Ces représentations s’imposent peu à peu dans l’inconscient collectif américain, tout comme la distribution des cadeaux le 25 décembre. Notre Père Noël actuel prend forme en 1931, quand la marque de soda Coca-Cola cherche un moyen de vendre ses boissons en hiver. Elle charge l’illustrateur Haddon Sundblom de trouver une mascotte. Ce dernier s’oriente vers Santa-Claus, et s’inspire de précédentes représentations parues dans la presse du début du siècle, et montrant un vieil homme habillé en rouge et en blanc. Les couleurs de Coca-Cola! Haddon Sundblom accentue dans sa publicité la jovialité et la bonhommie du vieil homme: le Père-Noël moderne est né, et son image s’impose dans tous les Etats-Unis.

En Europe, c’est une autre histoire. La tradition de la Saint-Nicolas est toujours très vivace dans les pays de tradition germanique et dans l’est de la France, tandis que «Un conte de Noël» de Charles Dickens, paru en 1843 au Royaume-Uni, met l’accent sur l’esprit de générosité personnelle et de rédemption durant cette période. Il faudra attendre la fin de la Seconde guerre mondiale pour que le Père Noël débarque brusquement dans les foyers européens. Notre pays succombe rapidement à l’aura de ce personnage lié à la séduisante «american way of life» et importe des traditions qui lui sont peu ou pas connues: le sapin richement décoré, le papier cadeau, les cartes de voeux, et les cadeaux bien plus onéreux que la traditionnelle orange dévolue aux enfants.

Le Père Noël brûlé devant la cathédrale de Dijon en 1951

 

Le Père Noël brûlé à Dijon

 Ce mouvement n’est pas pour plaire à l’église catholique, qui voit d’un très mauvais oeil ce personnage païen détournant les familles du message de la naissance du Christ. Cette défiance est illustrée de manière spectaculaire à Dijon, le 23 décembre 1951: le Père Noël est brûlé comme un hérétique devant les grilles de la cathédrale de la ville! «Il ne s’agissait pas d’une attraction, mais d’un geste symbolique. Le Père Noël a été sacrifié en holocauste. À la vérité, le mensonge ne peut éveiller le sentiment religieux chez l’enfant et n’est en aucune façon une méthode d’éducation», écrivait l’église de Dijon. «Pour nous, chrétiens, la fête de Noël doit rester la fête anniversaire de la naissance du Sauveur».

L’épiscopat français approuve cette action, et déplore que «le Père Noël et le sapin se sont introduits dans les écoles publiques alors qu’ils sont la réminiscence de cérémonies païennes liées au culte de la Nature qui n’ont rien de chrétiennes alors qu’au nom d’une laïcité outrancière la crèche est scrupuleusement bannie des mêmes écoles.» Ces résistances de l’église catholique française seront vaines face à la puissance du Père Noël, et des célébrations associées. Mais rien est figé, et l’imagerie de Noël pourrait encore évoluer dans les siècles à venir.

article paru sur http://epanews.fr/

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Le dialogue intérieur empêche d’ être libre

Posté par othoharmonie le 26 décembre 2013

 

Le dialogue intérieur empêche d’ être libre dans Travail sur soi ! jailmental2Le dialogue intérieur est le monologue que nous avons en permanence avec nous-mêmes.

Nous parlons tout le temps à nous-mêmes. Nous avons une conversation avec « nous-mêmes » qui ne s’ arrête jamais.

La plupart des êtres humains ne sont pas du tout conscients de ce dialogue intérieur. Ceux qui « savent » que ce bavardage incessant se produit en eux, n’ y prêtent pas trop attention, ils trouvent cela normal.

Et pourtant, il serait peut-être intéressant de regarder ce phénomène de plus près. Peut-être qu’il pourrait nous fournir une clé importante pour mieux comprendre l’ homme.

Un constat essentiel est le suivant : nous ne sommes pas capables d’arrêter ce bavardage. Impossible. Asseyez-vous et essayez d’ interrompre ce flot incessant de pensées et d’images qui passe par votre tête. Si vous essayez, vous allez très vite arrêter parce que le fait d’observer et de vouloir intervenir dans ce dialogue intérieur, le vivifie !
Le regarder le rend insoutenable !

Insoutenable ? Oui car un deuxième constat nous fait comprendre que nous ne maîtrisons ni l’ intensité, ni les sujets de ce dialogue intérieur. Les pensées se présentent, se mélangent, se bousculent les unes les autres dans un chaos total. Il n’y a aucune logique, ni dans le rythme, ni dans la cohésion de ce dialogue. Nous ne maîtrisons pas nos pensées.

Vous connaissez tous la chanson qui « reste dans notre tête » pendant des journées. Si vous avez le courage de regarder de très près ce dialogue intérieur, de le suivre dans toute sa course et sa bousculade folle et insensée, vous verrez qu’il agit comme la chanson : les mêmes idées, les mêmes pensées, les mêmes souhaits, les mêmes frustrations, les mêmes colères, les mêmes désirs, etc… sont formulés et répétés en boucle, sans fin, suscitant les mêmes espoirs, les mêmes déceptions : un moulin fou !

Dans ce dialogue s’exprime l’ensemble de tout notre être, tout « notre champ de respiration ». Tout ce qui a été réalisé dans notre vie. Tout ce qui ne s’ est pas réalisé mais que nous aurions voulu. Et toutes les frustrations, les regrets et les émotions négatives que ces possibilités et ces impossibilités ont engendrés.

Ce dialogue intérieur nous enchaîne littéralement ; il ne nous lâche jamais. C’est le boulet que nous traînons au pied, notre prison à vie. Il nous conditionne entièrement et nous empêche à chaque moment d’être libre, neuf, ouvert et sans préjugé.

Pouvons-nous nous libérer de ce dialogue intérieur ? 
Oui, cela est possible. Car le dialogue intérieur a besoin de certaines conditions pour se maintenir en nous. Il a besoin de notre inconscience, de notre état de « rêverie » dans lequel nous sommes la plupart du temps. Si nous sommes conscients, éveillés et dans cette attention particulière qui nous rend vigilants à la qualité de chaque pensée et de chaque émotion qui l’ accompagne, le dialogue intérieur perdra son pouvoir sur nous et s’ essoufflera. Pour… ? Laisser la place à un autre souffle d’une toute autre qualité ! Une nouvelle réalité pointe à l’horizon…

L’ être humain ne maîtrise pas ses pensées. Il peut en devenir conscient. Cette prise de conscience est indispensable pour devenir un homme libre, juste et fraternel.

article vu sur  http://epanews.fr

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