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Travail personnel sur les rêves et type

Posté par othoharmonie le 22 décembre 2013


Felice Meltzer
(Traduction par Fabien Chabreuil)

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J’avais étudié l’Ennéagramme pendant de nombreuses années et je m’étais définie comme de type 2 ; pourtant, je continuais à penser que quelque chose manquait, que quelque chose ne collait pas. Ce sentiment, comme il s’est avéré par la suite, était un indice, mais j’étais comme un poisson trop immergé dans l’eau pour pouvoir l’observer. J’ai passé beaucoup de temps à discuter avec des amis et des collègues connaissant l’Ennéagramme, à lire tout ce qui me tombait sous la main et à essayer de m’observer, tout cela sans grand succès. Un jour, j’ai réalisé que pour aller au cœur du problème, je devais trouver une autre méthode, moins cognitive. J’ai espéré que les biais et les dénis de ma personnalité s’exerceraient avec moins de puissance dans mes rêves et que je pourrais ainsi contourner les limitations de ma pensée. Aussi, j’ai commencé à interroger mes rêves dans une double perspective :

  1. Quels étaient les principaux thèmes qui apparaissaient dans mes rêves ?
  2. Quels types étaient compatibles avec les conflits et les motivations qui s’y manifestaient ?

Peu à peu, des motifs répétitifs d’attention et de comportement sont apparus dans mes rêves. En écrivant à propos de ces rêves et des interprétations que j’en ai faites, j’espère faire comprendre de nouvelles choses sur le point de vue du 4. Pour rester aussi simple que possible, j’ai choisi d’utiliser le pronom « Je » quand je décris les rêves afin d’être congruente avec l’expérience que j’ai vécue. Quand je les interprète, je passe au pronom « Elle » pour indiquer le changement d’un état d’expérience directe du rêve à une position qui est plus celle d’un « témoin ». Ces allers et retours entre l’expérience intérieure directe (subjective) et son analyse (objective) a été déterminante dans mon processus de découverte et de compréhension de mon fonctionnement.

* * *

Voici le premier rêve sur lequel j’ai travaillé :

Les constructeurs viennent juste de terminer ma nouvelle maison, un cottage petit et modeste, rien de tapageur. La maison est très naturelle, avec des pièces de bois visibles, particulièrement les poutres et il y a des fils électriques qui pendent. Mon ex-petit ami et moi sommes dans le living-cuisine qui est un simple espace ouvert avec un plafond non fini et rugueux. Quelqu’un m’a montré comment brancher un téléphone sur un des fils qui pendent. C’est un système ingénieux qui entoure le fil. Je décide que mon premier appel depuis ma nouvelle maison sera pour ma mère ; je compose le numéro mais je passe le téléphone à mon ex-petit ami qui lui parle pendant quelques minutes d’une manière amicale et détendue. Pendant ce temps, je jette un coup d’œil ici et là, puis je le regarde et soudain je réalise que ce n’est pas notre maison mais la mienne. Je réalise que je l’ai payée et conçue et qu’elle m’appartient véritablement. Je comprends aussi, avec tristesse, qu’il ne peut pas vivre ici et qu’il doit partir ; aussi je me mets à pleurer bruyamment. Curieusement, les pleurs sonnent un peu comme un rire, particulièrement au téléphone, et comme je ne veux pas que ma mère s’inquiète, je suis heureuse qu’il soit difficile de faire la différence. Alors il commence à pleurer aussi et je lui demande de dire à ma mère que je la rappellerai, que je ne peux pas lui parler maintenant, ce qu’il fait d’une manière drôle et amusante en disant : « Je sais que c’est nous qui vous avons appelée, mais je crois que nous devrons rappeler une autre fois… »

Fin du rêve.

Ce qui manque

Dans le rêve, la plus importante structure, la nouvelle maison,  est inachevée : murs non terminés, pas de meubles, etc. Ce sont des choses qui manquent, ce qui est bien évidemment l’objet de l’attention d’un 4.

Connexion authentique

Dans ce rêve, elle se révèle : elle délègue à un autre le pouvoir de se relier à sa sagesse intérieure quand elle donne le téléphone, ce qui est un moyen « ingénieux » de se connecter. Ce n’est pas le pouvoir que l’on a « sur » quelqu’un d’autre, mais le pouvoir du 4 d’être connecté profondément et authentiquement. Cela peut aussi avoir un lien avec le mouvement sous stress du 4 vers le 2 car elle essaye de plaire à la fois à sa mère et à son ancien petit ami.

Le piège de l’originalité

Le chemin vers la vérité pour un 4 passe par l’appréciation de ce qui est ordinaire, symbolisé par le caractère très simple et naturel de la maison (l’essence est la vraie maison d’une personne). De nombreux 4 tombent dans le piège d’une apparence extérieure « voyante » pour masquer un sentiment de déficience intérieure.

Connexion originelle

Le rêve parle de l’importance pour la rêveuse de rentrer en elle-même. Ici, elle apprend qu’elle ne doit pas se trahir pour une relation amoureuse et, mêlé à sa tristesse (envie et mélancolie) à ce propos, il y a un aperçu de la joie « cachée » qu’elle ressentira si elle reste sur sa propre voie. Ceci est symbolisé dans le rêve par l’impossibilité de distinguer les larmes du rire.

* * *

Un autre rêve soulève quelques-uns des autres problèmes contraignants du 4 :

Je suis avec mon ex-petit ami dans son appartement, où je suis allée discuter avec lui. Je suis assise sur le sofa et il est debout : il est retenu et calme. Je deviens très émotionnelle quand j’essaye de lui expliquer ce que je ressens à propos de notre rupture et il se penche pour toucher mes cheveux et je deviens alors totalement hystérique et commence à crier : « Ne me touche pas ! » Bien que je n’aie pas réellement envie de le repousser, je dois le faire parce que la douleur est atroce. Alors sa nouvelle compagne entre depuis une autre pièce et il lui dit « Bonjour chérie. » et ils s’apprêtent à sortir ensemble. Elle est belle, plutôt jeune et très petite, peut-être une tête de moins que lui, avec de longs cheveux bouclés brun clair. Il est très doux avec elle, il met son bras autour d’elle d’une manière protectrice alors qu’ils sortent dans le couloir. Je cours après elle, mes yeux sont bouffis et j’ai l’air d’une démente.

Paniquée, je lui demande son nom. Elle lui jette un coup d’œil et il recule un petit peu pendant que je crie après elle et elle répond « Carole. » ce qui me rend complètement folle de rage parce que je pense que je la connais et je dis « Carole QUI ? » et elle commence à essayer de me mentir et dit en cherchant ses mots « Fix, hmm… Carole Fix. » mais ils rient tous les deux parce qu’elle est en train de mentir et soudain je réalise cela et je lui dis : « Il va vous faire la même chose qu’aux autres : il se sert des femmes, puis il les jette quand elles cessent de l’intéresser. » Mais bien sûr, elle ne me croit pas.

Fin du rêve.

Fixation

Je crois que ce rêve décrit la souffrance que créent toutes les fixations et, d’une certaine manière, il est l’opposé du premier rêve. Au tout début du rêve, nous découvrons que la rêveuse n’est pas dans sa maison, mais dans l’appartement de son ex-ami. Cela est lié à la fixation de l’envie parce que, dès le début, le caractère principal éprouve la douleur de la séparation, puisqu’elle ne vit pas dans son propre centre qui est la seule position dans laquelle elle peut faire l’expérience de l’amour. Elle s’est abandonnée elle-même. Il est intéressant que le faux nom de l’autre personnage soit Fix ! [Note du traducteur : Il y a là un jeu de mots intraduisible. "Fix" est le début du mot fixation et signifie aussi une réparation un peu sommaire et le pétrin dans lequel on se fourre parfois.]

Le problème de la compétition (sous-type intimité)

On a ici le scénario typiquement 4 de deux femmes en compétition pour obtenir l’affection d’un homme. Il y a aussi le choix subtil de l’ex-petit ami pour le rôle principal, exagérant à nouveau le thème de la perte et de l’abandon.

Variété et intensité émotionnelles

Le caractère principal est décrit comme dément et ayant les yeux bouffis. Elle semble se considérer elle-même comme trop émotionnelle, anormale et folle.

Le problème relationnel « Attirer-Repousser »

Le rêve montre le mélange intense d’émotions ressenties à propos d’un être aimé tout puissant (l’ex-petit ami relaxé et calme dans le rôle de l’Autre tant désiré) et de l’incapacité à accueillir son amour. Elle désire profondément recevoir sa tendresse, mais elle en est incapable parce qu’elle est tellement piégée dans sa souffrance.

Idéalisation

La rêveuse est sa propre victime en se comparant sans cesse à un Soi idéalisé et en échouant toujours à atteindre cet idéal.

Abandon

L’ex-petit ami la quitte pour l’autre femme qui est « mieux », plus jeune, plus jolie, etc.

* * *

Un autre rêve…

C’est le jour de mes noces et je suis en train de m’habiller dans la chambre de la mariée. Je porte une belle robe blanche et ma mère m’apporte une cape bleue avec un capuchon qui doit être portée par-dessus la robe et elle se tracasse en essayant de la faire tomber bien droite et cela commence à m’ennuyer et finalement je l’enlève. Mais alors je me retrouve en train de porter un autre vêtement bleu qu’elle a amené pour le mettre par-dessus la robe et qui se révèle être un imperméable fait de plastique bleu. Je finis par l’enlever aussi. Alors ma mère dit qu’elle va chercher mon voile mais pour cela elle doit prendre l’ascenseur vers un autre étage du bâtiment ce qui prend un certain temps. Chaque fois que j’enlève quelque chose, elle insiste compulsivement pour l’accrocher soigneusement sur un cintre et pour aller le ranger dans un placard éloigné ce qui m’empêche d’essayer librement les vêtements à cause de la difficulté à les prendre et à les ranger.

Pendant ce temps, mon fiancé (le même ex-petit ami !) attend près de l’autel et le reste de la noce a déjà descendu l’allée centrale et maintenant il y a un problème d’horaires parce que j’attends toujours le voile. Je crains qu’il ne m’attende pas et finalement la cérémonie n’a pas lieu.

Dans une scène suivante, lui et moi sommes couchés ensemble, habillés de nos vêtements de ville. Nous nous embrassons et il dit « Je t’aime vraiment. » et je lui dis « C’est merveilleux. Cela veut dire que tout va aller bien maintenant » et il dit « Oui, mais pas forcément de la façon à laquelle tu penses ! Mais je veux que tu saches cela, je t’aime vraiment profondément, mais cela ne veut pas dire ce que tu crois. » Je me sens si bien allongée comme cela à côté de lui, si confortable. J’aime la façon dont nos corps s’adaptent naturellement l’un à l’autre.

Fin du rêve.

Perte et vanité

En attachant trop d’importance aux apparences, en faisant des histoires avec les couches de vêtements, elle finit par manquer la cérémonie et il y a un sentiment de frustration et d’anxiété en se demandant si le fiancé va l’attendre.

Etre vue

La rêveuse veut que la beauté et la pureté de la robe de mariée soit vue sans rien qui la dissimule, sans rien qui la recouvre, surtout pas quelque chose en plastique.

Recherche d’authenticité

L’image de ces couches bleues ôtées les unes après les autres est un symbole fort. Mes associations sur le sujet sont : me débarrasser de ce qui pèse, m’exposer plus, vouloir montrer ce qu’il y a de brillant en moi (la robe blanche qui est dessous). Pour moi, la couleur bleue est aussi associée à la tristesse (le « blues ») et à la difficulté qu’ont les 4 à laisser la tristesse derrière eux : quand elle retire un manteau, il y en a un autre dessous plus épais et en plastique. Le second manteau est très mystérieux parce qu’elle se retrouve en train de le porter sans savoir comment il est arrivé là.

Amour et Etre

Finalement dans la dernière scène, elle éprouve un véritable amour sans artifice : il n’y a pas eu de cérémonie de mariage, pas eu de vêtements fantaisistes. La rêveuse fait une expérience de l’Essence en étant relaxée, sans effort, sans formalisme et sans affectation. Pas de fioritures, rien de « spécial », simplement une expérience d’être, en portant des vêtements de ville ordinaire, sans grands feux d’artifice. La vie est devenue satisfaisante et simple en lâchant les idées sur comment les choses devraient être et en vivant le moment présent.

Empêcher l’union

Tous les retards dans le rêve qui empêchent la cérémonie montrent de manière saisissante comment la passion de l’envie s’auto-entretient. Les nombreuses excuses pour être en retard créent une distance, un état d’insatisfaction, puis un violent désir d’être entière et complète et le cycle se répète.

* * *

En résumé, j’ai trouvé que mes rêves constituaient une mine d’informations dont je pouvais extraire des trésors de vérité à propos de mes habitudes inconscientes de pensée et de cœur. Je crois que travailler ainsi avec ses rêves peut être extrêmement utile pour quiconque a lutté avec le caractère évasif de la véritable observation de soi.

__________

Felice Meltzer est un enseignant de l’Ennéagramme, certifié par Helen Palmer dans la Tradition Orale. Elle utilise actuellement l’improvisation théâtrale comme moyen d’une plus grande découverte de soi. Elle reçoit avec plaisir vos réactions et vos messages à felice@aztec.asu.edu.

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RIRE devenu symptôme de notre société malade

Posté par othoharmonie le 21 décembre 2013

 

Nathalie Rheims a regardé l’émission « Complément d’enquête » de Benoît Duquesne sur « la dictature du rire », devenue symptôme de notre société malade.

Photo d'illustration.

Bizarre, bizarre. Normalement, la liberté en matière d’humour est le paramètre absolu de la démocratie. Moins on a le droit, dans un pays, de caricaturer, de se moquer, de rire, plus on se rapproche du modèle de la Corée du Nord, où, à l’évidence, ça ne plaisante pas. Pourtant, jeudi soir, sur France 2, Benoît Duquesne se lançait courageusement dans un Complément d’enquête particulièrement « casse-gueule » sur « la dictature du rire », suivi, il faut le souligner, par deux millions de téléspectateurs intrigués par ce sujet.

Cette interrogation prolongeait quelques expressions de « ras-le-bol » venant de personnalités inattendues sur un tel sujet comme celle deFabrice Luchini dénonçant une certaine « tyrannie du rire obligatoire » ou Jean-Louis Borloo qui, tout simplement, n’en peut plus. Le sujet était particulièrement difficile à traiter, car tous les Français sont très attachés à cette liberté fondamentale, et leur besoin d’humour et de mise à distance est d’autant plus grand que la période qu’ils traversent est pénible.

Il n’est donc pas surprenant que tous les médias se lancent dans une compétition acharnée pour exploiter le filon des talents singuliers des « faiseurs de vannes » qui tend, depuis quelques années, à devenir une véritable industrie, particulièrement rentable. De ce côté-là, le redressement productif fonctionne très bien, merci. Des reportages très intéressants permettent de découvrir les équipes d’auteurs, payés au mot qui déclenche les rires, autour ou derrière nos « stars du LOL ».

Cette expression, qui s’est imposée comme un symptôme au cours de la dernière décennie, n’évoque-t-elle pas certaines de ces dérives qui finissent par saturer l’espace médiatique ? Les trois mots anglais qui la forment, Laughing Out Loud, ne traduisent-ils pas ce que pointait Luchini et qui rend le rire si lourd là où l’on aurait besoin de sa légèreté ?

« Contre-pouvoir »

Bien sûr, des hommes politiques aguerris comme Jean-Pierre Raffarin ne pouvaient que relativiser les choses en expliquant que les humoristes d’aujourd’hui n’avaient rien à envier en méchanceté aux chansonniers et caricaturistes d’autrefois. Mais justement, si le « message » de l’humour n’a pas changé, on peut se demander si le changement du « médium » ne finit pas par produire des effets inverses de ce que l’on attend. À l’époque des chansonniers, qui se produisaient sur une scène devant quelques centaines de spectateurs, on avait bien affaire à un « contre-pouvoir ». On pouvait toujours lire, chaque semaine dans Le Canard enchaîné, « la cour » où de Gaulle était présenté en Roi-Soleil, il n’y avait pas de confusion possible entre « le pouvoir », d’un côté, et le « contre-pouvoir », de l’autre.

C’est bien sur cette inversion des genres que porte la question aujourd’hui. La vanne et la caricature étant devenues la matière première principale de toute médiatisation, leur « force de frappe » écrase toute tentative de faire passer quelque message que ce soit. Rien, aucun discours, aucun message, ne peut résister à l’image de Hollande en Père Noël coincé dans la cheminée ou de sa simple gestuelle incarnée par Laurent Gerra, car c’est ce qu’on finit par attendre et par voir sur toutes les chaînes, même les plus sérieuses. Il faut ajouter à cela que la plupart des médias, ayant pris conscience de cette « force de frappe », ont appris à utiliser ces nouvelles formes d’humour non plus comme des « contre-pouvoirs », mais comme des instruments idéologiques de pouvoir direct, militants, qui en font désormais le « premier pouvoir ».

Le Point.fr – Publié le 20/12/2013 à 13:36 - Nathalie Rheims : « la dictature du rire »

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Révélateur de notre liberté

Posté par othoharmonie le 21 décembre 2013

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Krishnamurti

S’extraire de toute doctrine, de toute norme et croire en sa propre force d’être humain, c’est ce qu’enseignait le maître indien. Un pilier spirituel salutaire pour le XXIème siècle.

Le premier mot qui me vient à l’esprit lorsque je songe à Krishnamurti, ce maître spirituel si singulier, c’est celui de « liberté ». Et c’est sans doute, et avant tout, cette liberté qui m’a émerveillé lorsque j’ai découvert, dans les années 1970, son livre « La Révolution du silence ». Tout ce qui me fascinait et m’interrogeait à l’époque dans les spiritualités orientales s’y trouvait rassemblé, condensé en une sorte de spirale libre et anticonformiste. Je trouvais là un « instructeur » qui correspondait, sur le plan philosophique, au meilleur de ma révolte adolescente, et dont l’extrême liberté m’offrait non pas un savoir, mais un horizon de possibles. « Ne laisse jamais une tête au-dessus de la tienne », lançait-il comme un avertissement absolu. J’avais voyagé à travers l’Asie (Inde, Népal, Bali, Afghanistan…), mais je cherchais toujours autre chose. Je ne voulais pas adhérer à un dogme, mais habiter la vie autrement. Je refusais tous ces prêts-à-penser, ces mises aux normes, ces chimères où le désir d’autorité l’emportait souvent sur le désir de vérité. 

 

Avec Krishnamurti, tout d’un coup, je me frottais au vivant. Pas de mots vides, jamais. Mais une vision centrale : tout enseignement perd son pouvoir libérateur dès qu’il est accepté comme une doctrine. Nulle promesse d’extase, nul au-delà consolateur – Krishnamurti appelait à une autre perception, à un réenchantement généralisé où chaque facette de l’existence est source d’énergie. Loin de m’imposer un évangile, un catalogue de modèles respectables qui me tiendraient captif, il m’ouvrait la voie à une approche de la vie libérée de tout conditionnement. Pas de croyance imposée, pas le moindre exotisme, mais un enseignement direct, immédiat, qui table sur un seul et unique substrat : ma réalité, à la fois sombre et lumineuse, d’être humain. Une spiritualité paradoxale, non coercitive et déculpabilisante, en ce qu’elle renvoie à ce que je suis, pas à ce que je voudrais être. Une parole de haute désobéissance, secouant la sempiternelle léthargie qui nous soumet à des « sauveurs ».

 

Mais qui est donc celui qui affirma paradoxalement : « Il n’y a pas de Krishnamurti » ? A vrai dire, celui-là ne parle jamais de lui, mais de nous. Plutôt qu’un sauveur, Krishnamurti m’est toujours apparu comme un révélateur. C’est une sorte de miroir dans lequel j’ai pu me lire, me former, me forger, découvrir mon immensité interne – jusqu’à comprendre que les tempêtes de l’existence peuvent aussi être perçues comme des foyers d’éveil. 

 

Ces tempêtes, ces épreuves, Krishnamurti en a lui-même traversé beaucoup. En 1922, lors d’un voyage en Californie, il découvre la vallée d’Ojai, où il connaît une expérience spirituelle aiguë qui modifie radicalement sa vision de l’existence (ce « processus », qu’il décrit comme une « irruption de la totalité de la vie », durera près d’un an et se répétera jusqu’à sa mort). Celui que la Société théosophique avait qualifié d’« instructeur du monde » dans les années 1920, ce jeune « messie à la peau brune » dont la popularité ne cesse de grandir, poursuit un intense travail de gestation, de révolution intérieure, de remise en cause. 

 

En 1925, tournant décisif, son frère Nityananda meurt. « Mon frère est mort ; nous étions comme deux étoiles dans un ciel nu. En toi […] je vois les visages de tous les vivants et de tous les morts. » Expérience fondatrice, révélation de la nécessaire mort à soi-même : de la violence du chagrin émerge une perception autre (« Une nouvelle force, née de la souffrance, bat dans les veines. »).

 

Le 3 août 1929, à Ommen aux Pays-Bas, lors d’un discours prononcé devant la Société théosophique, il définit les grandes lignes d’un enseignement aussi incendiaire que simplissime : « Je maintiens que la vérité est un pays sans chemin, que l’on ne peut atteindre par aucune voie quelle qu’elle soit, ni par aucune religion, ni aucune secte… La croyance est une affaire totalement personnelle, vous ne pouvez ni ne devez l’organiser. » 

A partir de ce jour, Krishnamurti fait table rase. Il refuse d’être le gourou qu’on voulait faire de lui. Pendant plus d’un demi-siècle, il va parcourir le monde, donnant causeries et interviews, modulant d’infinies variations sur ses thèmes fondateurs : sagesse de l’instant, silence, amour, attention, beauté, souffrance, éducation, justesse, spontanéité, compassion… Réinventant à chaque rencontre une forme unique de méditation à voix haute. Quand on lui demande pourquoi il continue de disséminer sa parole sur tous les continents, il répond : « Pouvez-vous demander à une fleur pourquoi elle fleurit ? »

 

Krishnamurti m’a transmis une autre façon de voir les êtres et les choses. Il m’a ouvert à un monde neuf, celui de l’infinie première fois : « Observez, dit-il, regardez comme si vous le faisiez pour la première fois. » Qui a vraiment envie de vivre comme un « être de seconde main », répétant les mots des autres, les expériences des autres, le monde des autres ? 

 

On ne peut inviter le vent, rappelle en substance Krishnamurti, mais on doit laisser la fenêtre ouverte. N’est-il pas temps de recouvrer notre capacité d’émerveillement ? D’écouter toute la palette de notre radar intime ? 

Que serait une nouvelle présence au monde ? Une liberté parfaite ? Un amour infini ? Et, risquons-le, une terre un peu plus fraternelle ?

 

Il y a chez Krishnamurti une lucidité fulgurante. Attentif à ne jamais séparer la vie spirituelle de la vie quotidienne, il ne cherche pas à endormir notre inquiétude d’être humain. Il veut en faire le terreau d’une ascension intérieure, d’une présence authentique. Sa parole, chose rare, est à la fois radicale et bienveillante, soit le contraire absolu des grandes schizophrénies mortifères dont on ne cesse de mesurer les dégâts à l’échelle de la planète. 

On ne sait si le xxie siècle sera métaphysique, mais pour ne pas mourir, il devrait être krish­namurtien. 

 

Article par Zéno Bianu paru dans CLES.

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J’ai découvert des MEDECINS DU CIEL

Posté par othoharmonie le 21 décembre 2013

 

OEUVRE DE PARTAGE ET DE FRATERNITE

Et j’ai envie de vous faire partager ma découvert du site : http://www.ecoledelumiere.ch/hopital.html

Les thérapeutes MDC (Médecins du Ciel) officient en tant que canaux des Médecins du Ciel. Ceux-ci, une équipe d’Etres de Lumière ayant comme mission d’aider les êtres vivants sur Terre, humains, animaux… travaillent à tous les niveaux : astral, images (a)énergétique, physique, toujours en accord avec les volontés de l’âme.

Ils permettent ainsi à l’être de comprendre et de prendre la direction qui est en accord avec son plan de vie, rétablir l’équilibre, guider jusqu’au chemin de guérison, conseiller en fonction des changements à opérer dans les habitudes de vie.
Ils opèrent pour le nettoyage, la purification, le contrôle des liens d’âmes, des schémas provenant du karma, etc. Ils s’occupent également de l’aide au passage (mort) : par l’allégement, la compréhension, l’accompagnement. Ils aident aussi pour tout ce qui a trait au nettoyage énergétique, que ce soit pour l’habitat, un lieu, etc.

Les thérapeutes du Nouveau Monde sont à l’avant-garde des futures médecines énergétiques qui touchent tous les corps de l’être.

Les thérapeutes qui ont été formés par l’intermédiaire de Cathy/Hinri à collaborer avec les Médecins du Ciel sont de plus en plus nombreux. Pour des périodes déterminées, ces thérapeutes, ainsi que d’autres ayant souhaité rejoindre ce réseau, se mettent bénévolement à votre disposition, selon leurs disponibilités, pour des soins à distance ou dans des lieux à définir.

Le but de cette œuvre, par la suite, est de créer un réseau avec des permanences régulières où les thérapeutes pourront recevoir les patients.

Dès maintenant, où que vous soyez, vous pourrez profiter de ces échanges, les soins pouvant être faits à distance. Par votre contribution, en fonction de vos désirs et possibilités, vous pouvez faire partie de ce réseau et ainsi recevoir des soins à distance ou dans les locaux des thérapeutes. 

Pour que cette organisation « Cœurs solidaires – Hôpital de Lumière » puisse vivre, nous avons besoin de votre soutien. Merci d’avance!

L’équipe des Coeurs Solidaires.

 

 

Prestations offertes :

  • Soins énergétiques (corps physique, émotionnel, astral, éthérique) sur les êtres humains et les animaux
  • Contrôle des liens d’âmes et schémas karmiques
  • Aide au passage (accompagnement des êtres en fin de vie)
  • Libération des âmes errantes
  • Libération des âmes non nées (gémellaire, fausse couche)
  • Guidances (canalisations de messages provenant des guides afin d’éclairer votre chemin de vie)
  • Géobiologie et nettoyages énergétiques de lieux et habitations
  • Massages thérapeutiques, reboutologie, réflexologie, kinésiologie, drainages lymphatiques
  • Samvahan (massages vibratoires védiques)
  • Traitement des brûlures
  • Naturopathie (nutrition, huiles essentielles…)
  • Lithothérapie
  • Symbole personnalisé, dessiné, permettant l’intégration d’expériences, de changements de vie, et aidant à l’ancrage. 

• Procédure pour les PATIENTS

 Procédure pour les THERAPEUTES

• Témoignages

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L’héritage spirituel d’Arouna Lipschitz

Posté par othoharmonie le 20 décembre 2013

 

            Mon héritage…

logoPour Arouna Lipschitz l’Holocauste marque notre héritage du sceau de l’impensable, elle montre aussi que l’éveil de la conscience poursuit sans relâche sa courbe ascendante. Propos recueillis lors du symposium Quel héritage spirituel pour le XXIe siècle.

 

La, il y a eu une bascule dans l’impensable. Non pas un crime contre un homme, un pays, un peuple, mais contre l’humanité, contre l’humain dans l’homme. En ce sens, nous sommes tous personnellement concernés par l’holocauste. Pour moi, il n’y a pas d’autre sens à chercher à l’holocauste que l’insensé absolu qu’il a révélé et l’atroce qu’il a engrammé dans nos cellules. Le karma ou la quête de sens ont souvent bon dos pour éviter d’être affecté ou concerné, ici et maintenant, par le mal et la souffrance des autres. Pour ce qui est de la part karmique de cet événement, laissons là donc à la justice divine. Et nous, si en tant qu’humain responsable, nous voulons transformer ce triste élément de notre héritage du XXe siècle, il nous faut avoir le courage de prendre acte de ce noir absolu qui n’a rien à voir avec la part d’ombre qu’on amène chez son psy. Cette énergie fait aujourd’hui partir de nos gènes spirituels. Il faut en prendre conscience si nous ne voulons pas que cela devienne le refoulé de l’inconscient collectif du prochain millénaire. Le bilan du siècle commence donc, pour moi, avec la question : comment entrer dans le XXIe siècle avec des cellules engrammées par l’atroce à un point tel que nous avons perdu la capacité de nous étonner devant les horreurs quotidiennes qui nous entourent encore : l’Afrique qui se meurt du sida, le Rwanda, le Kossovo, et à l’heure même ou nous parlons, Grozny ?

Il y a un vieil aphorisme spirituel qui dit que « Dieu plante le remède à côté du poison. » Le remède se trouve donc probablement dans les autres éléments de l’héritage du XXe. Siècle : la révolution féministe, psychanalytique et spirituelle.

Différents héritages

Depuis Freud, Jung et compagnie, l’héritage psychanalytique a été une grande opportunité pour mieux se connaître, mieux comprendre ses blessures narcissiques et analyser ses traumatismes psychologiques personnels. Le développement personnel a quasiment envahi toutes les couches de la population, mais dans tout ce travail intérieur, l’approche de l’autre s’est un peu perdue dans une inflation individualiste. Si ce travail psy. ne débouche pas sur notre responsabilité pour autrui, nous aurons accompli bien peu de choses avec élément psy. de notre héritage.

Venu de l’Orient : le yoga, la sagesse de l’Inde ont envahi l’Occident dans les années 70. L’éveil à la conscience non-duelle, l’illumination, via l’extase, la méditation, et l’ascèse a bouleversé notre rapport au monde et a bousculé quelque peu la psychanalyse, en nous faisant découvrir que nous avions non seulement un inconscient mais une super conscience, – une conscience des choses célestes. Et qu’en plus de nos cinq sens, il existait des sens spirituels prêts à s’éveiller. Bref, que nous n’étions pas limité à notre moi souffrant, mais que notre véritable identité est celle d’un moi souverain. Honorer cet héritage d’éveil de la conscience introduite en Occident par l’Inde et le bouddhisme, c’est s’appuyer sur lui pour aller vers les autres.

Nous passons d’un millénaire marque par le 1, c’est-à-dire par l’émergence de l’individualisme, pour le meilleur et pour le pire, au chiffre 2. Gilberte disait qu’un des messages astrologiques du XXIe siècle est la nécessite d’éveil d’une conscience collective, de ce qu’elle appelle la grande famille. Nous entrons dans l’ère dite du Verseau, eh ! bien, la grande famille, cela commence à 2, c’est-à-dire dans le couple. Et qui dit couple parle de la relation amoureuse, de l’amitié, des relation avec ses proches, ses frères et sœurs, globalement de la compétence à s’approcher de l’autre.

Une troisième voie

Pour moi le grand challenge spirituel du XXe siècle est la poursuite de la quête de la conscience non-duelle dans la dualité. Cela oblige à inventer une nouvelle mathématique spirituelle pour additionner deux plus un. Quelqu’un comme Yvan Amar, et je voudrais au passage dire qu’il manque dans un débat comme celui-là, a été jusqu’au bout de sa vie pour explorer ce défi de vivre la non-dualité dans le quotidien de la matière et de la relation. C’est aussi l’honorer que de poursuivre, ce que j’appelle, la troisième voie, une voie spirituelle dans laquelle deux ne sera plus égale à un, mais à trois : moi, le divin…. et l’autre. Ce qui revient à dire que tout en communiant avec le Tout pour devenir une présence d’esprit pour la terre, il s’agira de tenir compte de l’autre bien concrètement. C’est l’apprentissage conscient d’un penser a l’autre fraternel qui nous permettra de devenir des spiritualistes naturels, des gens biens tout simplement, très mangeables dans la société moderne, et que personne n’aura envie de manger justement.

De toutes les façons, très bientôt, grâce a la science, on comprendra qu’il n’y a rien de plus naturel que la spiritualité. « Les prophètes de demain seront les scientifiques » dit Bahram Elahi, un sage Iranien. Le troisième millénaire sera, j’en suis sûre, celui d’un dialogue entre science et spiritualité, qui éclairera la connaissance ésotérique, la rendra exotérique. La dimension spirituelle de l’homme s’en trouvera alors reconnue plus facilement comme sa nature même. A partir de la, le boulot consistera à établir une science des rencontres, de l’échange, car demain, c’est dans le relationnel que se vérifiera notre développement personnel, aussi bien que notre évolution. Et là, je crois qu’on a encore beaucoup à apprendre pour manifester nos éveils de conscience dans le corps-à-corps, le face-à-face et le tête-à-tête.

L’éthique

Pour moi, le maillon manquant entre le travail sur soi et la transformation de la cellule engrammée par l’holocauste est l’éveil du sens fraternel. La fraternité est la condition de survie de l’humanité. Le maillon manquant entre le spirituel et le monde, entre le monde et un RMI de dignité humaine. C’est l’éthique, non seulement comme la compréhension de nos droits et devoirs, mais aussi comme un nouvel éveil de conscience, une « secousse qui ordonne à dire le bien. » (Levinas). Sur la route de cet éveil qui caractérisera une « spiritualité naturelle », pour reprendre le concept de Bahram Elahi, l’exercice de valeurs qui peuvent éveiller la « pulsion du bien » (Marek Halter) est un solide bâton de pèlerin. Mais en dernière analyse je tiens à souligner que sans un nouveau rapport à la femme, toute parole du bien restera lettre morte ou fausse.

L’héritage féministe

Si éveil de la conscience aux jeux de l’inconscient, – notre part d’ombre –, et à notre identité spirituelle, – notre part lumineuse –, est le double cadeau psychanalytique et la spiritualiste offert par le XXe siècle au troisième millénaire, ils ne seront efficaces comme remède a l’atrocité qu’à la condition d’avoir transformé notre rapport a la femme. Il ne suffit pas de travailler sur soi en « psy ». – développement personnel etc. Ou en « spi ». – retraites dans le désert, méditations etc. Il faut confronter, à tout instant, le gène de persécuteur et de victime en nous. Et le rapport a la femme, que ce soit dans la relation homme-femme ou de manière plus générale, dans notre relation au féminin, en est un indicateur privilégie, dans la mesure où la femme reste encore le lieu ou la haine et la peur, l’humiliation, l’offense fondamentale faite à la différence, à l’étranger se vit au quotidien. Sans un respect minimum, voire une reconnaissance fondamentale de la femme, nous maintenons le risque d’un retour du refoulé holocaustique dans notre rapport personnel à autrui.

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la crise – crise – crise

Posté par othoharmonie le 20 décembre 2013

 

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_ « N’attendons pas celui qui ne viendra pas sauver l’humanité,
Il viendra sonner dans l’intimité d’un coeur imparfait et réveiller l’appelé au royaume des sens,
C’est en chacun qu’il existera »
 

Carole Aliya (1) 

Crise sociale, crise financière, crise climatique, crise démocratique, crise de sens, bref la crise de civilisation est une réalité incontestable. Le modèle de société dans lequel nous évoluons échoue lamentablement, il apparaît comme une personne au bout du rouleau, maintenue en vie par toutes sortes d’artifices. 

Ce modèle a tout misé sur les valeurs de l’argent, l’ultralibéralisme fait des ravages en organisant le pillage en règle des ressources de la planète, tout en soumettant les secteurs d’activité tels que la culture, santé, sport, éducation…, au diktat de son l’économie. La croissance étant en berne, les budgets se restreignent, les taxes de toutes natures pleuvent et le peuple souffre, la nature se désole. Ce modèle creuse sa propre tombe. 

Mais « Chacun de nous peut changer le monde, même s’il n’a aucun pouvoir, même s’il n’a pas la moindre importance, chacun de nous peut changer le monde. » (2) 
L’aspiration pour faire émerger un autre monde est en marche. De simples citoyens, des personnalités, des associations, des réseaux, des revues, des philosophes, des scientifiques, des artistes… oeuvrent pour un changement radical, basé sur des valeurs humanistes, d’amour, de partage, de solidarité. Nous avons à réenchanter le monde ! 
Pierre Rabhi nous montre l’exemple, grâce à sa vision de la nature et l’amour de son prochain, il a créé « Terre et Humanisme » qui se développe même à l’international notamment en Afrique, puis le réseau des Colibris qui devient au fil du temps force de propositions. Saluons aussi la détermination de Feu Stéphane Hessel qui aura résisté toute sa vie et laissé derrière lui le mouvement des Indignés ainsi que le comité Roosevelt (3). 
Je ne passerai pas sous silence Edgard Morin qui du haut de ces 94 ans sillonne encore la planète en exposant ses changements de paradigme. 

Je remercie chaleureusement Clémentine Célarié qui témoigne et montre son courage de femme, c’est une invitation pour d’autres artistes connus ou inconnus à se positionner pour faire advenir un monde meilleur. 

Même dans l’imperfection de notre coeur, même si l’on balbutie, vivons les nouvelles valeurs auxquelles l’humanité aspire. 

Chaleureusement Jacques Durand 

1- http://carolealiya.free.fr 
2- Vàclav Havel : auteur, dramaturge, homme d’état 
3- www.roosevelt2012.fr

 

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A l’aude d’un ciel nouveau

Posté par othoharmonie le 20 décembre 2013

 

 

            par Jean-Claude Genel

téléchargement (2)Même si nous portons en nous la trace des génocides perpétrés au cours du XXe siècle, ce n’est pas un devoir de mémoire qu’il faut entretenir mais un devoir d’intelligence, celui de tourner la page et de se libérer du fardeau du passé. Allons voir comment !

L’époque nous amène à comprendre qu’il en est fini de vivre la spiritualité cinq minutes par jour et la plupart du temps avant de se coucher. Il en est fini d’assimiler spiritualité et bondieuserie et de porter cette croix. Nous avons besoin de vivre, de respirer librement et pour donner une image, il est tant de desserrer le corset psychique des limitations dans lesquelles nous nous complaisons depuis si longtemps.

Nous ressentons ce besoin d’être libres dans nos sentiments, dans nos émotions, afin de devenir responsables des mots qui les expriment. Nous devenons responsables de nous-mêmes à force de sentir vivre les choses vraies en nous. C’est comme si cela nous nettoyait des envies et des manques hérités du passé. Le monde invisible est en train de nous adombrer d’une force supérieure. Il nous équilibre également dans ce que nous sommes. C’est pourquoi les besoins qui nous limitaient jusqu’à présent, changent, laissant émerger le besoin d’être en contact direct avec la vie, avec nous-mêmes. C’est de cette vérité dont nous avons soif et faim.

Découvrir nos possibilités

Nous vivons libres et responsables parce que nous comprenons progressivement qui nous sommes, ce qui nous touche, nous parle intérieurement et qui nous élève. Cela s’appelle être intelligent. L’époque nous conduit à avoir de plus en plus confiance en cette intelligence et à nous abandonner davantage au meilleur de nous-mêmes. C’est ce meilleur qui nous aide paisiblement, à rectifier, à avancer ou à ne pas bouger, à réorganiser, à savoir dire les choses et surtout à les faire en accord avec ce qui nous entoure.

Nous sommes en train de découvrir un monde meilleur et nouveau parce que nous découvrons nos propres possibilités. Nous quittons le temps où nous vivions seulement sur ce que l’on nous avait appris. Nous nous autorisons à aller vers quelque chose de plus vaste. Cette ouverture nous ne la devons qu’à nous-mêmes, elle se fait parce que nous avons appris à créer selon notre ressenti, avec juste ce qu’il faut d’ego pour être à notre place.

Le ciel est ouvert pour que nous puissions avoir des idées, pour penser différemment et prendre conscience que notre force vient de l’intérieur. Les échafaudages et autres béquilles n’ont plus lieu d’être.

La vie devient merveilleuse… quand on la regarde sous l’angle de sa divinité. C’est ce qu’elle aurait dû toujours rester à nos yeux mais l’être humain, en devenant de plus en plus ignorant, a construit autour de lui une forteresse d’illusion dont il peine à se libérer. La clé de la libération tient dans cette idée précieuse que nous sommes des êtres spirituels venus vivre une expérience humaine. Cette idée nous permet de vivre plus solidement l’incarnation, elle nous engage au renversement de conscience. Beaucoup d’entre nous voudraient que cela se produise plus rapidement. Ce n’est pas une question de temps mais de lucidité. Être lucide nous rend efficaces et si, de surcroît nous connaissons les lois spirituelles qui vivent en nous, si nous identifions clairement ce que nous voulons et si nous apprécions ce que nous vivons et que nous le fortifions, alors nous nous élevons. Et le temps s’écoule sans prise sur nous. Mieux que cela, puisque nous l’organisons, sa fonction n’est plus d’emprisonner ou de limiter, nous le rendons éternel et devenons son partenaire.

Lucidité et intelligence

Nous sommes en train de découvrir les lois éternelles de la transformation, les lois spirituelles. Nous sommes en train de les vivre dans nos cellules et cela nous permet de mettre de l’ordre, de ne plus ressasser le passé. Même si nous portons dans nos gènes la trace des génocides perpétrés au cours du XXe siècle, ce n’est pas un devoir de mémoire qu’il faut entretenir mais un devoir d’intelligence. Nous devons avoir l’intelligence de tourner la page au sens où il est possible de se libérer du fardeau du passé. On ne nous demande pas de devenir amnésiques mais de comprendre que c’est en progressant que nous transformons ce que nous vivons dans l’instant. Retourner en arrière ne change pas les images ni les abominations commises. Le souvenir est là, en soi, puissant, parce que nous nous rappelons les moments où cela s’est produit. C’est ce que nous ressentons, ce que nous vivons et ce que nous sommes présentement que nous pouvons transformer en en prenant conscience.

Nous sommes en vie pour être efficaces, pour nous-mêmes et pour les autres. Nous devons œuvrer pour le futur en abandonnant le passé. L’œuvre alchimique de transmutation se fait ici et maintenant car nous nous sommes incarnés avec les solutions et les réponses adaptés aux itinéraires que nous pourrions avoir envie d’emprunter. Nous avons fait les choix en bénéficiant de toute la lucidité et l’intelligence dont nous sommes capables de l’autre côté. Ces choix nous guident et font de nous à la fois le disciple et le gourou. Le temps de la dépendance se termine avec tous ces systèmes de croyances, de superstitions, de peurs qui hantaient nos rêves. Nous n’avons pas vocation à devenir des esclaves modernes, ni d’une religion ni d’une quelconque mondialisation.

Le monde intérieur réel

Les forces divines qui nous adombrent, touchent le meilleur de nous-mêmes. Et si cela nous apporte une force merveilleuse, alors nous aurons envie de laisser et d’oublier tout ce qui nous empêche… et nous arrange bien souvent ! Ce que l’on est en soi est infiniment plus fort et plus riche que tous les blocages psychologiques et tous les traumatismes. Il y a tant de problèmes qui n’existent pas, qui servent simplement le pouvoir et ceux qui veulent nous enfermer. Nous avançons vers des choses essentielles, merveilleuses, pures, douces et fortes à la fois ; des choses qui nous engagent à l’avenir, qui nous réveillent de ce que nous sommes et qui vont corriger ce qui nous a limités jusqu’à présent. L’intelligence est aussi dans nos cellules et le renversement de conscience s’opère donc dans tout notre être. C’est toute une trame d’intelligences subtiles qui s’harmonisent, s’imbriquent et dont l’interaction produit un renversement de conscience. Il nous est demandé d’accompagner ce processus.

Un monde intérieur devient réel, c’est une loi qui se manifeste et qui nous surprend parce qu’il est invisible. Nous prenons conscience du lien intelligent qui nous unit à lui.

Nous avons le pouvoir et donc le devoir de nous libérer des mensonges de l’histoire qui encombrent nos consciences. C’est maintenant que nous devons le faire car si nous n’en avons pas le courage, ce sont nos enfants qui subiront ces mensonges. Cette période capitale que nous vivons, qu’en retiendra l’histoire ? Sans doute qu’entre les années 1980 et 2000, les sectes violaient les consciences et lavaient les cerveaux, qu’elles ont mis en péril la démocratie ! Je ne veux pas d’une histoire fausse dont j’ai dû moi-même me nourrir. Vivre sur un mensonge en croyant que c’est une vérité ne peut engendrer que désordre, guerre et souffrance. Ceux qui sont en quête d’eux-mêmes ne veulent pas vibrer du mensonge, ils deviennent lucides parce qu’ils travaillent et se sentent adombrés de forces supérieures. Et personne ne peut empêcher l’influence vibratoire d’atteindre son but.

 

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La vertu est elle si difficile à atteindre

Posté par othoharmonie le 19 décembre 2013

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« Courage, est-ce tellement autre chose que sagesse ? C’en est plutôt une forme. Le courage était, dans la philosophie antique, une des quatre vertus cardinales du sage. Faut-il dire que c’est une des saisons de la sagesse ? La vertu de la saison mauvaise. Et vous m’accorderez que nous sommes entrés, en ces premiers jours de septembre, dans une saison mauvaise du monde, dans un des hivers de l’histoire. Le courage, voilà bien la sagesse qui est de mise en un tel moment. Je dirais volontiers encore qu’il est une sagesse mobilisée, une sagesse casquée. Mais au fait, Minerve ne fut-elle pas toujours casquée ?

La voici qui doit se faire plus casquée, plus armée que jamais. Mais cette métamorphose n’est nullement inouïe, n’est en rien contraire à l’ordre des choses. Vous savez que la vie a, sur notre planète souvent avare, d’étonnantes ressources d’adaptation. Elles sont enracinées plus profond que toute raison ; elles sont dans le sûr instinct des animaux, voire les plus rudimentaires, et la plante elle-même se comporte comme si elle avait, au plus secret de ses tissus, la prescience et la prudence qu’il faut. La végétation tout aussi bien que les fourmis, s’arrange chaque année pour ses quartiers d’hiver, et nous n’avons cessé de nous en émerveiller que par l’accoutumance. A chaque recrudescence d’hostilité de la part d’un milieu rude et inhospitalier, la vie répond par une nouvelle métamorphose de défense et d’adaptation. Elle transforme des organes pacifiques, faits pour la locomotion ou pour l’économie, en organes de combat et de protection. Tout se blinde, se hérisse, s’aiguise ; la vie rentre, s’il le faut, sous d’épaisses carapaces ; mais elle s’obstine. Sans doute en est-il de la vie de l’esprit comme de celle du corps, car la psychologie moderne nous a montré qu’elle obéit aux mêmes lois fonctionnelles, au même principe d’adaptation. Et quand, tout spontanément, nous sentons à notre plume ou à nos lèvres le mot « sagesse » se transformer en celui de « courage », n’assistons-nous pas, en quelque sorte, à une de ces transformations d’organes ?

Il faut tenir. La vie veut tenir, c’est dans sa nature la plus intime, et quand nous voulons tenir nous aussi, nous pouvons être sûrs que nous sommes fidèles à ses lois, et soutenus par elles. L’herbe pousse entre les pavés ; un arbre parvient à s’agripper à une roche aride, où l’on a peine à comprendre comment il trouve la terre végétale qu’il lui faut. Certes la vie, en se défendant, sacrifie pour sa défense quelque chose de sa substance ; elle ne tire que d’elle-même sa carapace ; elle se tord et se rabougrit ; les espèces et les tribus qui s’installent dans les régions polaires diminuent de taille. Sans doute la vie de l’esprit, elle aussi, doit-elle se ramasser et se recroqueviller pour tenir. Sans doute doit-elle y sacrifier quelque chose d’elle-même. Mais à ce prix, elle aura tenu ; et c’est l’essentiel, car elle est en droit d’espérer de l’avenir le retour de meilleures saisons où elle pourra de nouveau s’épanouir. Et elle a déjà connu, elle a déjà traversé plus d’une de ces époques glaciaires. » 

Sur notre monde moderne, Baudouin jetait un regard amusé, sarcastique, fâché, mais toujours révélateur.

1-  « Les deux derniers siècles ont connu le mythe du Progrès. Le nôtre a instauré le mythe du Moderne. L’un a remplacé l’autre.

2- C’est par transitions – presque par escamotage – que le mythe du Progrès s’est mué en celui du Moderne. A tel point que le second s’exprime encore parfois dans le langage du premier, et que le peuple s’y trompe. Mais le ton a changé, les mots ont changé de sens.

3- Essayons de suivre ces transitions : La croyance au Progrès plaçait le mieux dans l’avenir ; donc il était bon de courir au-devant de l’avenir ; de là le prestige du changement et de la vitesse. La croyance au Progrès voyait dans la science et les techniques qu’elle instaure son plus sûr instrument ; de là le prestige de la machine. Puis le but, comme il arrive, fut oublié en cours de route ; les moyens devinrent leur propre but. Vitesse et machine sont parmi les principaux éléments du nouveau mythe. Comme la vitesse est un produit de la machine ; comme en outre elles sont toutes deux, par excellence, conquêtes modernes, ces trois entités : vitesse, machine, moderne, s’associèrent aussitôt en un seul complexe bien noué. » 

    « Il y avait une fois une belle petite cité, riche en rues tortueuses et en souvenirs du moyen âge. Elle était réputée notamment pour ses fontaines, qui se dressaient à chacun de ses carrefours, coiffées de hallebardiers en pied, ou d’allégories bariolées, armées de tuyaux rayonnants et ouvragés, qui dispensaient dans toutes les directions de la rose des vents le bienfait d’une eau froide originaire des montagnes. Comme tous les lieux remarquables, la petite cité fut remarquée en effet par le tourisme. On vint la visiter. Ce fut d’abord le chemin de fer, ce furent ensuite les autos qui y amenèrent saison après saison, jour après jour, des visiteurs disparates, éberlués et cacophoniques. Puis on organisa des services d’autocars. Qui soutiendra encore que le progrès mécanique est contraire au culte des belles choses ? Vous voyez bien qu’il le sert. Jamais les étrangers n’avaient été si nombreux à venir admirer les fontaines, ou à faire semblant.

L’entreprise grossit et prospéra ; le progrès continua de s’en mêler, si bien que l’on construisit des autocars plus longs, plus larges, et d’une capacité plus cossue. Alors il arriva que ces engins eurent de la peine à se mouvoir dans les rues étroites de la vieille ville, et singulièrement à tourner aux carrefours, où les célèbres fontaines avec leurs tuyaux, tenaient vraiment beaucoup de place.

Alors on commença à démolir les fontaines. Les autocars continuèrent le service avec autant de zèle, et les touristes furent charmés. Cette histoire vraie peut servir d’apologue ; elle illustre à merveille cette forme particulière de la sottise humaine que l’on peut appeler la sottise moderne. «   

Et maintenant au tour de la politesse : « A la suite de la guerre de 1914, il régna pendant quelques années, à Paris même, une « muflerie » d’autant plus sensible dans cette capitale de la politesse. On rencontrait alors, dans les salons littéraires, un jeune poète frais émoulu de la province et qui, mi-sérieux, mi-plaisant, parlait de fonder une ligue pour la restauration de la vieille politesse française ; et cela semblait si insolite, qu’on l’avait surnommé Diplodocus.

4- Il y a politesse et politesse. Celle que nous entendons, il est clair que c’est elle qu’on nomme « politesse du cœur ». Elle consiste à faire les gestes de la bienveillance réelle, tout le respect vrai, dont nous sommes capables. Certes, la politesse tient à faire le geste, là même où le sentiment n’est pas très vif, là même où il fait défaut ; aussi se fera-t-elle taxer d’hypocrisie par des butors. Elle n’est pas hypocrite, pas plus hypocrite que Philinte ; elle est simplement sage. Elle connaît cette grande loi psychologique, sur laquelle on ferait bien de méditer, qu’il est plus aisé de commander à nos gestes qu’à nos sentiments, à nos actes qu’à nos pensées. Mais c’est en faisant le geste qu’on appelle, comme par une incantation, le sentiment, et Pascal sait ce qu’il dit, lorsqu’il conseille à l’incroyant de commencer par prendre de l’eau bénite.

Les propagandistes de toute farine savent bien ce qu’ils font quand ils vous amènent à accepter leur insigne, quand ils vous le font épingler : la partie est déjà à moitié gagnée. Les croisés commençaient par « se croiser », par porter sur eux le signe de la croix !

Extrait de Le sage de la taconnerie par charles Baudouin.

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LA BANALISATION DU MAL : ETRE FIDELE A SOI

Posté par othoharmonie le 19 décembre 2013

 

La philosophe Hannah Arendt a forgé au 20ème siècle un concept pour désigner les conséquences néfastes qui résultent de la déresponsabilisation des individus : « la banalité du mal ». Au cours de ce bref exposé, nous allons essayer de préciser ce que signifie cette expression. 

Le mal revêt des figures diverses. Il peut être machiavélique, donc intentionnel, mais alors il résulte d’une volonté mauvaise qui agit sous la conduite de passions néfastes et destructrices (la haine, la jalousie, la malveillance etc..) Les figures tristement célèbres de ce « mal radical » sont les autorités nazies qui ont mis en œuvre une machine infernale pour broyer les hommes en fonction d’une idéologie détestable. De cette participation active au mal se distinguée une collaboration pour ainsi dire, passive qui est, hélas, trop répandue, ainsi que l’a constaté Hannah Arendt.

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Qu’est-ce à dire ?

Laisser faire, ne pas œuvrer en vue du bine, ce qui équivaut à ne pas résister au mal, c’est laisser livre cours aux forces destructrices qui s’emploient à embrigader les personnes et à les faire collaborer à un projet odieux. Le mal est parfois choquant, d’une violence inouïe, et donc clairement identifiable. Un homme de cœur saura le reconnaître. Sa conscience morale lui intimera de le rejeter comme inacceptable. Par contre, un mal moins visible, plus diffus, institué en ordre établi, sera nettement plus difficile à discerner. La tendance naturelle de l’homme à se soumettre aux autorités reconnues par la société de son temps le conduira donc parfois à être un maillon inconscient d’un mal collectif, voilà pourquoi Hannah Arendt parle d’un mal « banal » car il est ordinaire, passe inaperçu et ne choque pas. 

Une conscience éveillée doit s’interroger régulièrement afin de se prémunir de participer à cette forme plus sournoise du mal.

Quels sont les moyens dont dispose un honnête homme pour s’affranchir de cette servitudes au mal ?

Les dangers de la soumission à l’autorité

Dans le livre « Eichmann à Jérusalem, Hannah Arendt montre que les nazis ne sont pas tant des sadiques sanguinaires que des êtres médiocres qui participent de façon zélée à une œuvre collective criminelle. Eichmann, haut fonctionnaire du troisième Reich, responsable de la logistique de la  « solution finale », est présenté comme un rouage d’une organisation délirante. Doté de vertus secondes irréprochables (le sens du travail et du devoir, l’intelligence organisationnelle, la volonté de mener à bien les missions qui lui sont confiées), il est totalement dénué de vertus premières (le discernement éthique face aux finalités de ses actions, la capacité de s’affranchir des règles d’un système déviant).

Lors de son procès à Jérusalem en 1961, Eichmann clamait son innocence en affirmant qu’il n’avait fait qu’obéir aux ordres, mais qu’il n’était pas coupable vu qu’il n’avait pas voulu l’extermination des juifs à laquelle il avait participé malgré lui. Hannah Arendt, contrairement à l’opinion publique qui le considérait comme un monstre sanguinaire voulant manipuler l’assemblée, a pris au sérieux cette affirmation et a présenté Eichmann comme l’incarnation d’un mal banal, inscrit au cœur des hommes dès lors qu’ils se préoccupent davantage de l’avancée de leur carrière que des conséquences des promotions qu’ils reçoivent. Habitué à l’obéissance, à la discipline et à la « servitude volontaire », Eichmann ne serait au fond qu’une figure paradigmatique de la compromission qui consiste à s’adapter idéalement à un système sans s’interroger sur les valeurs qui le fondent.

Stanley Milgram parviendra à un constat similaire grâce à une expérience de psychologie réalisée entre 1960 et 1963 qui cherchait à évaluer le degré d’obéissance d’un individu devant une autorité jugée à priori légitime. Il s’agissait d’analyser le processus de soumission à l’autorité notamment quand elle induit des actions qu posent des problèmes de conscience au sujet. Ainsi, des individus ont accepté de participer, sous l’autorité d’une personne supposée compétente, à une expérience d’apprentissage où il leur était demandé d’appliquer des traitements cruels (décharges électriques) à des tiers sans autre raison que de « vérifier leurs capacités d’apprentissage ».

Les résultats de cette expérience furent, selon les propos de Milgram lui-même, « inattendus et inquiétants ». Les personnes réfractaires aux ordres manifestement cruels ne constituèrent qu’un petit nombre. Pour caractériser un individu qui se défausse de sa responsabilité en se soumettant à des injonctions contraires à ses principes éthiques, Milgram a forgé un concept : il parle d’un « état agentique » où l a personne devient un « agent exécutif d’une volonté étrangère ». Pour Milgram, la plupart des nazis étaient assimilables aux individus testés lors de cette expérience. Il a ainsi validé après coup la thèse d’ Hannah Arend qui faisait du criminel de guerre Eichmann non pas un antisémite cruel, mais un bureaucrate zélé.

La fidélité à soi : le refus d’autorité

Le conformisme social et l’obéissance aveugle à l’autorité peuvent être sources de dangereuses déviances. En effet, adopter une posture de simple exécutant dans un système qui n’est pas pleinement respectueux des droits de l’homme risque de mener l’individu à renoncer à sa liberté, et donc à sa qualité d’homme, ainsi que le dénonce, dès le 18ème siècle, le philosophe Rousseau. Accepter d’être asservi ou instrumentalisé par autrui équivaut à s’aliéner, autrement dit, à devenir étranger à soi-même. Avant d’accomplir un acte ou de s’engager dans une fonction, il convient de se demander si cela entre en adéquation avec des valeurs irréprochables. Si tel n’est pas le cas, il convient de refuser d’agir, de renoncer à s’engager, quand bien même il en résulterait des désavantages immédiats car, à terme, bénéficier d’avantages immoraux revient à vendre son âme, et l’on connaît la triste fin de Faust dans la pièce de Goeth… Pactiser avec le diable revêt diverses figures, la corruption sous toutes ses formes en est une, à l’évidence. L’indépendance d’une pensée autonome, aussi libre qu’humble, se fonde sur la capacité à s’interroger sincèrement et régulièrement sur la nature de nos motivations. Est-ce la cupidité, la vanité, la facilité, l’indifférence, les habitudes, les peurs ou l’égoïsme qui nous guident ? Ces finalités n’étant pas éthiques, elles ne sauraient mener à rien de bon, même si les apparences peuvent nous tromper, car elles s’accompagnent souvent d’agréments à court terme, qui sont autant d’illusions.

Etre fidèle à soi, c’est apprendre à se détourner régulièrement des innombrables sollicitations extérieures qui dispersent notre attention, afin de se recueillir, se ressourcer dans le silence profond d’une méditation, ce qui permet de clarifier la conscience en faisant taire les voix des sirènes enjôleuses ou querelleuses, pour se mettre à l’écoute de son « maître intérieur », principe recteur spirituel qui guide vers le meilleur. Notre moi profond est détenteur d’une sagesse innée qui dispose d’un sens authentique de la justice, encore faut-il que nous l’honorions en rendant nos cœurs réceptifs à ses appels. Etre fidèle à soi, c’est se construire progressivement des principes éthiques solides, par la réflexion et l’action conjuguées, qui seront comme des remparts contre les tentations ou les pièges qui se présentent inopinément. Se forger un noble idéal de vie est une protection véritable car cela permet de ne pas dévier du droit chemin, de se relever après une chute, de se corriger après une erreur et, ainsi, d’adopter une attitude où prévalent l’intégrité, la bonté et la clarté. Etre fidèle à soi équivaut à résister fermement au mal, qu’il soit manifeste ou insidieux.

Il convient de cultiver une attitude apaisée où l’âme possède la conviction qu’elle est capable de résoudre au fur et à mesure les difficultés qui se présenteront, difficultés qui sont autant de défis constructifs pour la faire évoluer. Il est trop facile de céder au découragement, au pessimisme ambiant, aux peurs, et ainsi, de ne plus être l’acteur véritable de sa vie. Se déresponsabiliser revient à démissionner de son poste de combat pour instaurer du bien, et par suite, cela équivaut à cautionner la banalité du mal. Le courage de poser des actes nobles et authentiques implique une pensée autonome, éclairée et créatrice, capable de s’affranchir des idées reçues, des conformismes frileux, des habitudes tièdes qui sont autant de prisons intérieures. Cette force intérieure qui permet de poser des actes rayonnants et audacieux se décuple par la jonction consciente de l’âme à son Esprit qui est en intime relation à Dieu. Si tout individu a en lui une essence divine avec laquelle il doit se relier, alors il est capable d’en recevoir des impulsions radieuses sources de bienfaits, des élans créateurs qui l’émancipent des restrictions de son ego. Il convient donc de renouer régulièrement le lien avec notre noyau divin par la méditation ou la prière, l’écoute de sages parole sou de belles musiques, la contemplation du beau, le yoga, des exercices de respiration, l’usage de réflexions optimistes et altruistes, etc. Les exercices spirituels sont autant de moyens efficaces pour renforcer la confiance intérieure, l’estime de soi, et ainsi pour faire fleuri dans le jardin de l’âme la vertu du courage, essentielle pour être vecteur de bien.

 En conclusion

Si le mal peut être banal en raison de la déresponsabilisation des personnes conditionnées à vivre sur un mode agentique, on pourrait a contrario envisager une banalité du bien si les individus apprenaient à prendre en main leur liberté en posant des actes conformes à leurs convictions éthiques. Il n’y a pas de fatalité du mal. Ainsi que le disait Jean-Paul Sartre avec raison, le l$ache n’est pas né lâche, le héros n’est pas né héros. Chacun d’entre eux est devenu lâche ou héros en fonction de la succession de ses décision. Il convient donc de mobiliser sa liberté de sorte à la faire collaborer à l’instauration d’une société plus humaine et plus juste. Un libre penseur est avant tout quelqu’un qui est doté d’une réflexion autonome, qui prend le temps de réfléchir avant d’agir et qui assume pleinement ses actes sans se défausser sur des contingences, des contextes ou des autorités. 

Une démarche spirituelle authentique requiert des êtres majeurs du point de vue de la pensée, c’est à dire capables d’oser penser par eux-mêmes, ainsi que le préconise le philosophe Kant. « Aie le courage de te servir de ton propre entendement », telle est la devise des Lumières. Une personne éveillée, tout en écoutant humblement des avis extérieurs, ne suivra in fine que la voix de sa conscience ou de son maître intérieur, qui n’est autre que le Christ en lui, ce qui le mènera à être bienheureux et bienfaisant.

Un débat sur le forum : http://devantsoi.forumgratuit.org/

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Comment transformer la maladie en illumination

Posté par othoharmonie le 19 décembre 2013

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Question : Si une personne a une grave maladie et accepte totalement sa situation, n’aura-t-elle pas complètement perdu la volonté de retrouver la santé ? La détermination qui la pousserait à lutter contre la maladie n’aurait-elle pas disparu ? 

Eckhart Tolle : Lâcher prise, c’est accepter intérieurement ce qui est sans réserve. Ce dont il est question ici, c’est de votre vie – en cet instant – et non des circonstances ou de ce que j’appelle vos conditions de vie. Nous en avons déjà parlé. 

C’est ce que cela veut dire en ce qui a trait à la maladie. La maladie fait partie de vos conditions de vie. Elle a un passé et un futur qui se perpétuent sans fin, sauf si l’instant présent, qui a le pouvoir de racheter, est activé par votre présence consciente. Comme vous le savez, derrière les diverses circonstances qui constituent vos conditions de vie – présentes dans le temps –, il y a quelque chose de plus profond, de plus essentiel : votre vie, votre Être même dans l’éternel présent.

 Comme il n’y a aucun problème dans le moment présent, il n’y a pas de maladie non plus. Quand quelqu’un adopte une croyance vis-à-vis de votre état et vous colle ainsi une étiquette sur le dos, celle-ci amène l’état à s’installer pour de bon, lui donne du pouvoir et fait d’un déséquilibre temporaire une réalité apparemment immuable. La croyance confère non seulement réalité et consistance à la maladie, mais aussi une continuité temporelle qu’elle n’avait pas auparavant.

 

– EXERCICE –

 

En vous concentrant sur l’instant et en vous retenant de l’étiqueter mentalement, la maladie est réduite à un ou à plusieurs des facteurs suivants : la douleur physique, la faiblesse, l’inconfort ou l’invalidité. C’est ce face à quoi vous lâchez prise maintenant, et non pas à l’idée de la maladie.

Permettez à la souffrance de vous ramener de force dans le « maintenant », dans un état d’intense et consciente présence. Utilisez-la pour arriver à l’éveil. 

Le lâcher-prise ne transforme pas ce qui est, du moins pas directement. Il vous transforme, vous. Et quand vous êtes transformé, c’est tout votre monde qui l’est. Pourquoi ? Parce que le monde n’est qu’un reflet. Nous avons déjà parlé de cela. 

Si vous regardiez dans un miroir sans aimer ce que vous y voyez, il faudrait que vous soyez fou pour vous attaquer à votre réflexion. Et c’est précisément ce que vous faites lorsque vous ne vous acceptez pas. Évidemment, si vous attaquez l’image, celle-ci vous le rend coup sur coup. Par contre, si vous l’acceptez quelle qu’elle soit, si vous vous montrez amical envers elle, elle ne peut que l’être envers vous. C’est la façon de changer le monde. 

Le problème, ce n’est pas la maladie, c’est vous, aussi longtemps que le mental contrôle les choses.

 

– LECTURE MÉDITATIVE –

 

Lorsque vous êtes malade ou invalide, n’ayez pas le sentiment d’avoir échoué d’une manière ou d’une autre, ne vous sentez pas coupable. Ne reprochez pas à la vie de vous avoir traité injustement et ne vous faites pas non plus de réprimandes. Tout cela, c’est de la résistance.
Si vous avez une maladie grave, servez-vous-en pour atteindre l’illumination. Tout ce qui peut arriver de « mal » dans votre vie doit vous amener vers cet état.
Dissociez le temps de la maladie. Ne conférez ni passé ni futur à la maladie. Laissez-la vous ramener de force dans l’intense conscience du moment présent et observez ce qui se passe.

Devenez un alchimiste. Transformez le vulgaire métal en or, la souffrance en conscience, le malheur en une occasion d’éveil. 

Êtes-vous gravement malade et ce que je viens de dire vous met-il en colère ? Alors, c’est le signe flagrant que votre maladie a fini par faire partie du sens que vous avez de vous-même et que vous protégez votre identité, en même temps que vous protégez votre maladie. La circonstance qui porte l’étiquette « maladie » n’a rien à voir avec ce que vous êtes vraiment.

 

Eckhart Tolle/Le pouvoir du moment présent et son guide/Chapitre dix : La signification du lâcher-prise/Comment transformer la maladie en illumination

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Etre ou ne pas être humble

Posté par othoharmonie le 18 décembre 2013

 

Dans le cadre d’une série vidéo consacrée aux valeurs et tournée au Québec, Jean-Claude Genel a demandé à Edith Butler, chanteuse québécoise reconnue et appréciée depuis plus de 20 ans, de parler d’humilité. Une valeur qu’elle associe d’emblée à la vérité et à l’authenticité.

Interview de J.C Genel et E.Butler

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JCG : Au moment de la préparation de notre série « des valeurs à vivre », votre nom est souvent revenu sur la liste des personnalités québécoises pouvant témoigner d’une valeur.

EB : Je ne suis pas sûre que l’humilité, ce soit moi (rire). Par curiosité, je vais regarder la définition qu’offre le dictionnaire. « Humilité : état d’esprit, attitude de quelqu’un qui est humble ». Nous n’en savons pas davantage… « Se considèrer sans intelligence, est porté à rabaisser ses propres mérites ». Eh bien, je peux vous dire que ça, ce n’est pas du tout moi ; je ne suis pas portée à rabaisser mes mérites. Mais continuons : « Qui manifeste une attitude volontairement modeste, oui peut-être, et qui manifeste l’effacement ». Je ne suis vraiment pas une personne effacée « et sans éclat, sans prétention ou sans importance » Ceux qui ont écrit cette définition sont « dans l’erreur »

JCG : Des milliers de personnes vous acclament en concert. Quand le rideau tombe, je suis certain que vous retrouvez la vie de tous les jours avec naturel. N’est-ce pas de l’humilité ?

EB : Je ne suis pas sûre que cela en soit. Quand je suis sur scène, je fais mon métier de chanteuse et de musicienne avec autant de passion et d’éclat et sans effacement que lorsque je plante mes pommiers. Aujourd’hui, j’ai fait des plantations avec, pour tout public, des chevreuils. Que je sois devant quelques milliers de personnes ou seule, j’ai la même attitude. Mais pour en revenir à notre valeur, pour moi, l’humilité découle de la vérité. Si l’on est vrai, on l’est tout le temps, avec toute personne que l’on rencontre, en compagnie d’une ou de milliers de personnes. Ainsi, on ne peut pas devenir orgueilleux. Bien sûr, j’ai un don. Il y a beaucoup de musiciens dans la famille de ma mère, donc c’est un peu génétique et, je dirai, naturel. Je le porte en moi et je suis reconnaissante pour cela.

JCG : C’est naturel et vous l’exercez avec plaisir et passion, avec éclat et humilité parce que vous êtes cela.

EB : Oui, je le fais avec plaisir et passion, vérité et amour. Je ne cherche pas à être acclamée, mais j’aime partager ce que j’ai en moi. L’humilité consiste à être soi-même, en toute circonstance et évite de basculer dans l’orgueil. Ma vie a été extraordinaire jusqu’à maintenant. En effet, je viens d’un petit village où a vécu toute ma famille. J’ai eu une enfance e tune jeunesse totalement libres, sans aucune crainte, dans une espèce de féerie où j’ai cru que tout le monde était beau, fin et gentil. C’est seulement en quittant mon village que j’ai réalisé qu’il n’en était rien. Ma force, c’est d’avoir conservé cette âme d’enfant.

JCG : Comment avez-vous gardé votre âme d’enfant ?

EB : ça n’a pas été difficile et cela, grâce à l’amour de ma famille. Mon enfance avait été tellement fantastique que j’ai voulu la conserver de toutes mes forces. Je n’avais donc pas envie de vieillir ou de devenir adulte comme certains que la vie a blessés quand ils étaient jeunes. J’ai eu plusieurs étapes dans ma vie où je me suis sentie en phase avec mon âge, mais depuis que je suis revenue vivre sur « mes »terres, j’ai retrouvé mon enfance et je ne veux plus perdre mon cœur d’enfant.

JCG : Les moments heureux de votre enfance ont touché ce que vous êtes intérieurement. Vous le rayonnez et cela donne de la brillance à vos yeux. C’est peut-être ça l’amour.

EB : l’amour est bien délicat à définir. Ce n’est pas un « petit frisson », c’est être attentif à l’autre sans qu’il s’en rende compte. C’est savoir ce qu’il veut, ce qu’il aime ou pas, afin de le surprendre et de l’émouvoir. Ce rayonnement n’est pas simplement celui des yeux, mais celui du cœur et de l’âme qu’il faut entretenir à tout prix.

JCG : Vos parents doivent être fiers de vous ?

EB : Ils sont fiers de tous lerus enfants. Ils n’ont pas de préférence et c’est bien comme ça. Chacun a un métier différent et l’exercice avec ce même élan reçu de nos parents. Et cela se transmet à la génération suivante puisque nos enfants sont confiants en la vie et envers ceux qui s’occupent d’eux. J’essaie de partager et de faire comprendre que la vie, ce n’est pas passer son existence entière à attendre la sixième tasse de café pour se réveiller… Quand tu te réveilles, tu te réveilles à la vie et il faut « être ». Mon papa me disait tout le temps : « Je suis reconnaissant tous les jours de m’être réveillé ! »

JCG : Vous semblez très proche de la nature, n’est-ce pas une preuve d’humilité ?

EB : Peut-être. Mon père m’emmenait toujours avec lui dans les bois. Il m’a enseigné les différentes essences d’arbres, mais aussi les animaux, les fleurs. Mes deux grand-mères m’ont appris à soigner avec les racines et des feuilles. Aujourd’hui encore, quand je me blesse, je me soigne ainsi. Des chevreuils viennent régulièrement dans mon jardin ; ils n’ont pas peur parce que je ne les chasse pas. Ils pensent sans doute que j’ai un beau jardin et ils en profitent pour manger mes carottes et mes choux ! Je les regarde, je leur parle. Je les laisse faire et il en reste toujours assez pour moi.

JCG : Tout à l’heure, vous avez joué au piano La vie en rose. Jouer les succès des autres, n’est-ce pas faire preuve d’humilité !

EB : Ce n’est pas de l’humilité, c’est Edith Piaf ! M’installer au piano est quelque chose de naturel. La vie en rose est une pièce que j’ai toujours jouée et je vais vous dire pourquoi. Mon père a eu la première télévision du village. Lorsqu’il a installé l’antenne, nous étions tous devant l’écran à attendre. Tout à coup, à travers la neige du téléviseur, une chanteuse est apparue et ma mère s’est exclamée : « Mais c’est Edith Piaf » Et j’en reviens à l’humilité car je ne pense pas être une personne humble. Je pense que je suis dynamique et que je suis toujours vraie avec moi-même et les autres. Alors, si l’humilité c’est cela, je suis d’accord, mais je ne suis pas une personne effacée !  

JCG : J’ai bien remarqué que dans tout ce que nous nous sommes dit, vous avez toujours évité qu’on revienne à l’humilité vous concernant. Je retiens une chose en vous voyant Edith : que nous ayons parlé ou non d’humilité, je vois l’éclat de votre regard et ce qui rayonne de vous.

EB : Je vous dis humblement merci (rire).

En conclusion : Au début de l’entretien, Edith Butler nous dit qu’elle n’est pas sûr d’être humble. Mais qui affirmerait l’être, ne le serait pas. Sa réaction montre la difficulté de définir cette valeur. On la constate d’abord chez une personne qui, comme elle, cultive le goût de l’authentique et du vrai. En reconnaissant ce qu’on n’est pas, on se garde de tout orgueil. L’humilité demande d’être lucide sur nos faiblesses, disons nos possibilités non encore exploitées. La personne humble « ne se croit pas », elle doute et réfléchit sans cesse à ce qu’elle peut améliorer d’elle-même et offrir de mieux aux autres. Face à cet état d’âme qui pourrait frôler l’insatisfaction permanente, où est l’antidote ? Sans doute dans la reconnaissance de nos talents, mais aussi dans le fait de savoir donner la même qualité d’attention à celles et ceux qui nous réclament dans les différents domaines de notre vie, même là où l’on n’excelle pas ! En effet, il faut savoir être présent à tout ce qui tisse l’existence. Rester soi-même quand « le rideau tombe » nous rapproche davantage de l’humilité. De plus, comme Edith, évitons de croire que l’on se « fait tout seul » et reconnaissons que nos talents sont venus avec nous. Seul nous revient le mérite de les avoir mis « au service » d’autrui (donner) comme de nous-mêmes (recevoir). Faut-il plus d’humilité pour occuper la première ou la dernière place ? Cela n’est ni plus ni moins facile puisque tout est question de dignité. Etre soi-même en toute circonstance est une preuve d’humilité. Cela nous permet de comprendre que nos maîtres (d’école) se trompaient lorsqu’ils indiquaient sur nos carnets de notes : « peut mieux faire » L’humilité en nous traduit : « Est-ce qu’il peut mieux faire ? »

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De l’énergie mentale à l’énergie spirituelle

Posté par othoharmonie le 17 décembre 2013

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Question : Renoncer à la résistance, c’est plus facile à dire qu’à faire. Je ne réussis pas encore clairement à voir comment laisser aller. Si c’est par le lâcher-prise comme vous le dites, la question reste entière : « Comment ? » 

Eckhart Tolle :

– EXERCICE –

 Commencez par reconnaître qu’il y a résistance. Soyez présent lorsque cela arrive. Observez la façon dont votre mental la crée, comment il étiquette la situation, vous-même ou les autres. Attardez-vous au mental qui entre en jeu. Sentez l’énergie de l’émotion. En vous faisant le témoin de cette résistance, vous verrez qu’elle ne sert à rien. En concentrant toute votre attention sur le présent, la résistance inconsciente est conscientisée et c’en est fait d’elle. 

Il vous est impossible d’être conscient et malheureux, conscient et dans la négativité. Peu importe leur forme, la négativité, le tourment et la souffrance veulent dire résistance, et la résistance est toujours inconsciente. 

Question : Je peux certainement être conscient de mes émotions tourmentées. 

Eckhart Tolle : Choisiriez-vous vraiment le tourment ? Si vous ne le choisissez pas, alors comment se produit-il ? Quelle est sa raison d’être ? Qui le maintient en vie ? 

Vous dites être conscient de vos émotions tourmentées, mais la vérité, c’est que vous êtes identifié à elles et que vous entretenez ce processus par la pensée compulsive. Et tout cela est inconscient. Si vous étiez conscient, c’est-à-dire totalement présent à l’instant, toute négativité disparaîtrait presque instantanément. Celle-ci ne pourrait pas survivre en votre présence. Elle ne peut y arriver qu’en votre absence. 

Même le corps de souffrance ne peut survivre longtemps en votre présence. Vous maintenez donc votre tourment en vie par le temps. C’est son oxygène. Remplacez le facteur temps par la conscience intense du moment présent, et le temps meurt. Mais voulez-vous vraiment qu’il meure ? En avez-vous vraiment eu assez ? Qui voudrait s’en passer ? 

À moins de mettre en pratique le lâcher-prise, la dimension spirituelle est quelque chose qu’on lit dans les manuels, dont on parle, qui nous enthousiasme, sur lequel on écrit des livres, on réfléchit, auquel on croit ou non, selon le cas. Cela ne fait aucune différence.

 

– LECTURE MÉDITATIVE –

 

Du moins, pas avant que le lâcher-prise devienne une réalité concrète dans votre vie. Quand c’est le cas, l’énergie qui émane de vous et mène votre vie a une fréquence vibratoire beaucoup plus élevée que l’énergie mentale qui contrôle encore notre monde, c’est-à-dire l’énergie à l’origine des structures sociales, politiques et économiques de notre civilisation. Cette énergie mentale est aussi celle qui se perpétue en permanence par l’intermédiaire des médias et de l’éducation. C’est ainsi que l’énergie spirituelle advient dans ce monde.
Cette énergie n’occasionne aucune souffrance pour vous, les autres humains, ou n’importe quelle autre forme de vie planétaire.
 

À l’inverse de l’énergie mentale, elle ne pollue pas la Terre et n’est pas assujettie à la loi des contraires selon laquelle rien ne peut exister sans son contraire, qu’il ne peut y avoir de bien sans le mal. Ceux qui fonctionnent avec l’énergie mentale, c’est-à-dire la grande majorité de la population terrestre, restent inconscients du fait que l’énergie spirituelle existe. Celle-ci appartient à un ordre différent de réalité et créera un monde différent quand un nombre suffisant d’humains connaîtront le lâcher-prise et seront ainsi totalement libérés de la négativité. Si la planète Terre doit survivre, telle sera l’énergie de ceux qui l’habiteront. 

C’est à cette énergie que Jésus faisait référence quand il fit sa célèbre et prophétique déclaration du Sermon sur la montagne : « Bénis soient les faibles, car la Terre leur appartiendra. » 

Cette énergie est une intense mais silencieuse présence qui dissipe les structures inconscientes du mental. Peut-être resteront-elles actives pendant un certain temps, mais elles ne mèneront certainement plus votre vie. Les circonstances extérieures auxquelles vous résistiez tendront à se modifier ou à se dissiper rapidement grâce au lâcher-prise. Ce dernier a la puissante capacité de transformer les situations et les gens. Si les circonstances ne changent pas immédiatement, l’acceptation de l’instant présent vous permet de vous élever au-dessus d’elles. D’un côté comme de l’autre, vous êtes libéré. 

Eckhart Tolle/Le pouvoir du moment présent et son guide/Chapitre dix : La signification du lâcher-prise/De l’énergie mentale à l’énergie spirituelle

 

 

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Au-delà du bien et du mal : le bien supérieur

Posté par othoharmonie le 17 décembre 2013

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Question : Y a-t-il une différence entre bonheur et paix intérieure ? 

Eckhart Tolle : Oui. Le bonheur dépend de conditions perçues comme étant positives, pas la paix intérieure. 

Question : N’est-il pas possible d’attirer à soi seulement des circonstances positives ? Si notre attitude et nos pensées étaient toujours positives, nous pourrions créer seulement des situations et des événements positifs, n’est-ce pas ? 

Eckhart Tolle : Savez-vous vraiment ce qui est positif et ce qui est négatif ? Avez-vous une vue d’ensemble de la chose ? Pour un grand nombre de gens, les limites, l’échec, la perte, la maladie ou la souffrance sous quelque forme que ce soit se sont avérés leurs plus grands maîtres. Ils leur ont appris à laisser tomber les fausses images de soi et les objectifs et désirs édictés par l’ego superficiel. Ils leur ont donné profondeur, humilité et compassion. Ils les ont rendus plus vrais. 

Quand une situation négative se présente, une leçon est profondément cachée en elle, bien que vous ne puissiez pas la voir à ce moment-là. Même une petite maladie ou un accident peuvent vous faire voir ce qui est réel et ce qui ne l’est pas dans votre vie, ce qui en fin de compte a de l’importance ou n’en a pas. 

Considérées sous l’angle d’une perspective supérieure, les circonstances de la vie sont toujours positives. Pour être plus précis, elles ne sont ni positives ni négatives. Elles sont ce qu’elles sont. Et lorsque vous vivez en acceptant complètement ce qui est – seule façon saine de vivre –, il n’y a plus ni « bien » ni « mal » dans votre vie. Il y a seulement le bien supérieur, qui contient également le « mal ». Si l’on examine les choses du point de vue du mental, par contre, on trouve les opposés bien-mal, plaire-déplaire, aimer-haïr. D’où l’affirmation, dans le livre de la Genèse, qu’Adam et Ève n’avaient plus la permission de demeurer au « paradis » après « s’être nourris de l’arbre de la connaissance du bien et du mal ». 

Question : Ce que vous dites me semble de la dénégation et de l’aveuglement. Quand quelque chose de terrible m’arrive ou advient à un de mes proches – un accident, une maladie, une souffrance quelconque ou la mort –, je ne peux prétendre que rien de mal ne se passe, puisque quelque chose de mal survient effectivement. Alors pourquoi le nier ? 

Eckhart Tolle : Il n’y a pas à prétendre quoi que ce soit. Il faut seulement permettre à ce qui est d’être. C’est tout. Cette attitude, ce « permettre d’être », vous aide à dépasser le mental ainsi que tous les scénarios de résistance qui créent les polarités positif-négatif. Ceci constitue un aspect essentiel du pardon. Pardonner dans le présent est encore plus important que pardonner le passé. Si vous le faites à chaque instant – c’est-à-dire si vous permettez au présent d’être tel qu’il est –, aucune accumulation de ressentiment n’aura à être pardonnée plus tard.

 N’oubliez pas que nous ne parlons pas de bonheur ici. Par exemple, quand un être cher vient de mourir ou que vous sentez votre propre mort approcher, vous ne pouvez pas être heureux. C’est impossible. Par contre, vous pouvez être en paix. La tristesse et les larmes seront là, mais si vous avez renoncé à la résistance, vous sentirez sous cette tristesse une profonde sérénité, un calme, une présence sacrée. Ceci est la paix intérieure, l’émanation même de l’Être, le bien qui n’a pas de contraire. 

Question : Et si c’est une situation où je peux faire quelque chose ? Comment lui permettre à la fois d’être telle qu’elle est et la changer ? 

Eckhart Tolle : Faites de votre mieux tout en acceptant ce qui est. Comme le mental est synonyme de résistance, l’acceptation vous libère immédiatement de la domination du mental et vous remet en contact avec l’Être. De ce fait, cesseront les motivations habituelles de l’ego pour passer à l’action, c’est-à-dire la peur, la cupidité, le contrôle, la défense de soi et la sustentation du faux sens de soi. Une intelligence bien plus grande que le mental prend alors les choses en main et une qualité différente de conscience transparaîtra alors dans ce que vous ferez.

 « Accepte tout ce qui vient à toi et qui est tissé dans la trame de ta destinée, car quoi d’autre pourrait convenir le mieux à tes besoins ? » Cette phrase a été écrite il y a plus de deux mille ans par Marc Aurèle, un de ces très rares humains à avoir détenu pouvoir mondain et sagesse innée. 

Il semblerait que la plupart des gens doivent connaître la souffrance de façon répétitive avant de pouvoir renoncer à la résistance et de trouver l’acceptation, c’est-à-dire avant d’être capables de pardonner. Dès qu’ils y réussissent, le plus grand des miracles se produit : l’Être-conscience s’éveille grâce à ce qui semble être le mal, la souffrance se métamorphose en paix intérieure. Tout le mal et la souffrance qui existent dans le monde auront ultimement comme effet de forcer les êtres humains à prendre conscience de ce qu’ils sont au-delà du nom et de la forme. Ce que nous percevons donc comme mal selon notre vision limitée appartient en réalité au bien supérieur qui n’a pas de contraire. Cependant, ceci ne s’avère pas exact pour vous si vous ne pardonnez pas. A moins qu’il n’y ait pardon, le mal n’est pas racheté et reste par conséquent le mal. 

Quand on pardonne, ce qui veut essentiellement dire que l’on reconnaît le caractère irréel du passé et que l’on permet au présent d’être tel qu’il est, une transformation miraculeuse advient non seulement en nous mais aussi en dehors de nous. Un espace d’intense présence silencieuse voit le jour en nous et autour de nous. N’importe qui ou n’importe quoi entrant dans ce champ de conscience sera marqué par lui, parfois visiblement et immédiatement, parfois à un niveau profond, les changements survenant plus tard. Vous pouvez dissoudre le désaccord, guérir la souffrance et dissiper l’inconscience sans faire quoi que ce soit, seulement en étant et en maintenant la fréquence vibratoire de l’intense présence. 

Eckhart Tolle/Le pouvoir du moment présent et son guide/Chapitre neuf : Au-delà du bonheur et du tourment : la paix/Au-delà du bien et du mal : le bien supérieur

 

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Sciences et religions ; pensée du Maître

Posté par othoharmonie le 17 décembre 2013

 

 

 

Analyse et synthèse – Extrait de la Collection Synopsis Volume 3 – Omraam Mikhaël Aïvanhov

 retrouvez les écrits d’Omramm sur mon autre blog  : http://herosdelaterre.blogspot.fr/

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Voilà un sujet de réflexion pour les scientifiques et les chercheurs, quel que soit leur domaine, car tous ont trop tendance à se spécialiser… On ne peut nier que la spécialisation soit à l’origine de progrès fantastiques. Pour approfondir leurs connaissances dans un domaine, les scientifiques doivent limiter leur champ d’investigation. Oui mais, ensuite il est important qu’ils sachent voir les liens qui unissent le sujet qu’ils étudient avec la totalité des existences. 

Or, que font-ils ? Ils détachent une petite écorce de l’Arbre Cosmique et, quand ils l’ont bien pesée, bien épluchée, ils écrivent des livres, ou rassemblent quelques centaines de personnes, leurs collègues, leurs étudiants, pour leur présenter les résultats de leurs recherches. Et c’est cela qu’ils appellent « science ». Mais une fois que ce morceau est coupé, d’une certaine façon, il est mort ! Puisqu’il est retranché de la vie universelle, il est mort… 

C’est pourquoi, un jour, les scientifiques seront obligés d’admettre que, par leur manière de procéder, ils ont énormément contribué à la mauvaise compréhension de cet ensemble qu’est la vie, et ils seront penauds. Bien sûr, quand ils énumèrent les particularités d’un minéral, d’une plante ou d’un animal, il n’y a rien à leur reprocher. Mais si ce qu’ils disent est exact, cela ne représente qu’un fragment de la réalité. Pour avoir une vision complète, il faut qu’ils relient l’objet de leur étude à la vie cosmique qui jaillit, qui vibre, qui rayonne… 

…Comprenez-moi bien, il ne s’agit pas de critiquer ou de nier les découvertes scientifiques ; le problème est ailleurs, dans la tête des chercheurs, dans leur attitude envers la vie, dans leur incapacité à relier les objets de leurs études à l’ensemble de la vie. Ils mettent trop l’accent sur l’analyse et négligent la synthèse. Or qu’est-ce que l’analyse ? Une descente dans la matière. Et la synthèse ? Une montée vers l’esprit. Plus on s’élève, plus on perd le détail des êtres et des choses, mais plus on découvre les relations qui existent entre eux et on marche ainsi vers le savoir véritable. Le savoir, c’est de regarder du point de vue le plus élevé afin d’avoir une vision de la totalité… 

…Or que fait la science ? Elle travaille de plus en plus dans le sens de l’analyse : elle découvre des particules de plus en plus minuscules de la matière : elle décompose, disloque, désintègre… Mais le plus grave, c’est que ces méthodes d’investigation qu’ils emploient pour étudier la matière, les chercheurs ont fini par les appliquer à l’être humain… 

…En réalité le plus grave encore, c’est que les méthodes analytiques auxquelles les scientifiques ont recours dans leurs disciplines, ils croient pouvoir les étendre à tous les domaines, y compris la religion. 

Science et religion ne sont pas faites pour se combattre, mais pour se compléter. D’ailleurs ce n’est jamais la science qui combat la religion ou inversement : ce sont les scientifiques et les religieux qui s’affrontent au nom d’une conception erronée de l’être humain. En deux mots on peut dire que les religieux veulent faire triompher le cœur, et les scientifiques l’intellect, parce qu’ils mettent ces deux facteurs en opposition. Cela prouve tout simplement qu’ils ne savent pas comment Dieu a pensé l’univers et l’homme. Dieu a créé l’homme pour qu’il soit en même temps un religieux et un savant… 

…Alors que ce soit clair : pas plus que, malgré tous ses efforts, la religion n’a pu s’opposer au développement de la science, la science ne pourra anéantir la religion. 

Vous pouvez vous procurer les livres d’Omraam aux Editions PROSVETA lien http://www.prosveta.com/

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Daniel Meurois et développement personnel

Posté par othoharmonie le 15 décembre 2013

 

 

téléchargement (12) - Écoutez un extrait du témoignage de Daniel Meurois présenté lors du grand Télésommet du développement personnel et du mieux-être. 

Auteur de 33 livres, Daniel Meurois est un écrivain de renommée mondiale qui, depuis plus de 30 ans, explore le domaine de l’expansion de la conscience. Il est réputé pour ses ouvrages qui sont des témoignages vécus abordant, entre autres, la multidimensionnalité des mondes, la structure énergétique du corps humain et la conception hologrammique de l’univers. Ses ouvrages consacrés aux enseignements cachés du Christ et aux Esséniens, lui donnent également une incontestable notoriété. 

Laissons Daniel raconter son point de bascule, cet événement important qui a transformé sa vie…

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Il est des moments dans une vie où il faut trouver la force de déployer ses ailes… Tel est le sens du récit personnel que je vous confie ici. Au-delà de mes premières expériences de décorporation, j’ai choisi de raconter pour la première fois comment, dans un élan de confiance totale, j’ai décidé de consacrer ma vie entière à l’écriture dans le domaine d’une spiritualité nouvelle, abandonnant ainsi toute sécurité matérielle et bravant tous les avis contraires.

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35 conférenciers, auteurs, formateurs, coachs et thérapeutes sont réunis pendant une semaine pour vous raconter leurs points de bascule, pour vous partager une histoire inspirante et transformatrice.

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Guy Corneau et développement personnel

Posté par othoharmonie le 15 décembre 2013

 

 images (15)Écoutez un extrait du témoignage de Guy Corneau présenté lors du grand Télésommet du développement personnel et du mieux-être. 

Psychanalyste diplômé de l’Institut Carl Gustav Jung de Zurich, Guy Corneau est l’auteur de quatre livres que l’on peut qualifier de best-sellers. Auteur et conférencier de réputation internationale, il a donné des centaines de conférences et animé de nombreux ateliers de développement personnel dans divers coins du globe. Personnalité médiatique, il a animé et coanimé plusieurs émissions télévisées. Engagé socialement, il est fondateur des Réseau Hommes Québec et Réseau Femmes Québec, dont la formule s’est répandue dans plusieurs pays francophones. Jusqu’à tout récemment, et ce, pendant près de dix ans, Guy Corneau a tenu la barre des Productions Coeur.com, organisme réunissant des artistes et des thérapeutes pour la création de nouveaux types de conférences, d’ateliers, de séminaires et de voyages alliant la compréhension psychologique et l’expression créatrice dans une perspective d’ouverture du coeur.

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Laissons Guy raconter son point de bascule, cet événement important qui a transformé sa vie…

2007 : je ne suis qu’un patient anonyme dans une salle d’hôpital. Je reçois la terrible nouvelle : un cancer de grade 4, le plus élevé. 2008 : J’entends mon oncologue me dire « M. Corneau, je ne sais pas ce que vous avez fait… mais ça a marché ! » 2009 : Yanna, ma compagne d’âme, meurt d’un cancer qui s’est généralisé. 2010 : ma vie refleurit. Entre ces dates, l’épreuve est rude et l’issue, incertaine.

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Inde et fidélité à son groupe

Posté par othoharmonie le 15 décembre 2013

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« Payer sa dette à la société »

Les interviews révèlent en effet que la fidélité au groupe d’origine est une évidence qui ne saurait être contestée. Lorsque l’enquêteur demande à l’interviewé si sa réussite sociale a impliqué une prise de distance avec les membres de son groupe d’origine (parents, famille élargie, amis, etc.), les réactions sont bien souvent indignées et suivies d’une démonstration de la force des liens qu’il conserve avec ceux restés au village ou dans le bidonville. Le registre dans lequel s’effectue cette justification de la force des liens avec le groupe d’origine est particulièrement frappant. La préservation des liens avec le groupe d’origine est très souvent présentée comme une obligation morale, quelque chose imposé de l’extérieur plutôt qu’un choix personnel. C’est d’ailleurs pourquoi beaucoup de personnes interviewées choisissent de créer des écoles, des organismes de microcrédit, des bibliothèques, des systèmes de bourse d’études, etc. dans leur village d’origine. Une telle démarche n’est pas exceptionnelle chez les Dalits interviewés : elle est majoritaire et s’inscrit dans l’idéologie, qui a notamment été défendue par le leader politique dalit Kanshi Ram, de payer sa dette à la société (« pay back to society »).

Dinesh Bhongare, professeur de psychologie à l’université de Mumbai, parle ainsi de ses activités :

« En plus de mon travail je me dois [accentué fortement] d’être impliqué dans d’autres activités sociales. Je ne peux pas ignorer cette responsabilité sociale. Donc je mets en place des programmes de soutien aux personnes désavantagées socialement, je les aide, j’organise des programmes pour les aider à développer leur conscience sociale, des programmes de soutien psychologique aussi. Nous organisons ce genre d’activités. Notre priorité n’est pas de gagner de l’argent. Donc comparés aux autres professeurs, nous sommes obligés d’organiser ce type d’activités. Et nous ne pouvons pas faire de compromis là-dessus ».

En plus du très symptomatique glissement du « je » vers le « nous », cet extrait d’entretien montre bien que cet engagement social répond à un impératif moral. La dimension personnelle de l’engagement est effacée et c’est au contraire une logique de groupe quivient motiver les prises de position. C’est l’identité collective de dalit qui dicte les modalités de l’action, et cette identité de caste vient informer tous les aspects de la narration de l’histoire de vie.

Le succès de ces personnes est un succès individuel. C’est une personne, voire une famille, qui bénéficie de cette mobilité et pourtant ces individus choisissent de parler de leur mobilité comme si c’était la communauté entière qui s’élevait à travers leur réussite. Et si certains reconnaissent le caractère individuel de leur réussite, ils n’en replacent pas moins leur histoire individuelle dans le cadre de l’histoire de leur groupe. Ainsi, lorsque ces personnes sont interrogées sur ce qu’elles pensent être les causes de leur réussite, beaucoup répondent, sans aucune hésitation, que leur succès s’explique par les luttes menées par Ambedkar. Non seulement les enseignements d’Ambedkar ont permis à leurs parents d’incorporer un certainethos de la réussite qui a structuré leur éducation et les a poussés à valoriser l’éducation, mais Ambedkar est en outre à l’origine du système de « réservations » dans l’enseignement et la fonction publique sans lequel ces personnes n’auraient jamais pu connaître une telle mobilité. La figure d’Ambedkar en particulier et le mouvement dalit en général sont donc toujours présents et viennent informer la narration de soi.

De très nombreuses personnes mentionnent, lors de l’interview, leurs premiers contacts avec le mouvement dalit, l’importance que cela a pu avoir dans leur vie et la façon dont cela a pu marquer en profondeur leur socialisation. La conversion d’un ou plusieurs membres de la famille au bouddhisme (pour certains le jour même de la conversion d’Ambedkar) est une anecdote qui revient très souvent dans les entretiens et qui est mobilisée comme un exemple de la très précoce sensibilisation à l’idéologie dalit. Dans une famille dalit pauvre, la conversion constitue en effet un événement fort pour au moins deux raisons. Tout d’abord, elle symbolise la rupture d’avec la tradition hindouiste, tradition dans laquelle s’inscrivaient les ancêtres depuis des siècles. Une telle rupture est loin d’être évidente tant elle implique une remise en cause radicale des pratiques quotidiennes et de la façon de penser sa place dans le monde physique et métaphysique. La conversion de proches est donc d’autant plus marquante qu’elle est difficile. Cette difficulté de la conversion est souvent plus forte chez les femmes pour qui la conversion a été imposée par leur mari. Par ailleurs, la conversion, telle que la pensait Ambedkar, marque le début d’un processus de déculturation et de désincorporation des structures sociales hindoues incorporées. La conversion symbolise l’entrée dans une nouvelle identité qui est moins religieuse que sociale. Dans la biographie de sa famille, Narendra Jadhav, un très haut fonctionnaire dalit, raconte ainsi la cérémonie de la conversion d’Ambedkar au bouddhisme :

« Dans une déclaration fracassante, il annonça qu’il ne suivrait plus le rite hindou prescrit pour l’anniversaire de la mort de ses parents. Il jura de suivre les grands principes bouddhistes : connaissance, droiture et compassion envers le prochain. Mon corps frissonna, tant l’instant était chargé d’émotion. Des larmes coulaient de mes joues, je sentais la lumière irradier de Babasaheb [surnom souvent donné à Ambedkar]. Jamais je n’oublierai cette journée, ni ce discours, ni le moment où Babasaheb nous demanda de tous nous lever. Avec fierté, nous nous sommes levés, les épaules bien droites, la tête haute. Babasaheb était notre chef et notre sauveur, il allait nous guider vers une vie de bonheur où les castes n’existaient pas, où l’égalité régnait pour tous » .

L’incorporation d’une identité dalit, centrée autour de la lutte contre l’oppression de caste, se fait de manières multiples. Si les personnes issues de caste mahar ont été beaucoup plus exposées au mouvement ambedkariste et ont donc intégré de manière plus précoce cette identité politique, il s’agit de ne pas limiter la définition de l’identité dalit à une orthodoxie ambedkariste et mahar. À la suite d’auteurs aussi divers que Gail Omvedt, Kancha Ilaiah ou Ghanshyam Shah , nous pensons qu’être dalit c’est avant tout refuser la domination sociale héritée de l’ordre brahmanique. Il y a diverses façons d’être dalit, des nuances dans les positionnements, des parcours de socialisation différents, mais le socle commun est le choix d’inscrire la lutte contre la domination au centre de l’identité sociale.

 

par http://www.laviedesidees.fr/spip.php?page=auteur&id_auteur=0Jules Naudet [

 

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Vie sociale en Inde

Posté par othoharmonie le 15 décembre 2013

 

 

L’expérience de la mobilité sociale des Dalits

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Il existe aujourd’hui très peu d’études permettant d’évaluer quantitativement la mobilité sociale en Inde. Les quelques études disponibles  ont notamment beaucoup de mal à analyser la mobilité sociale en fonction à la fois de la classe et de la caste. Ces études mettent cependant en évidence le rôle joué par les politiques de « réservation » qui ont permis de multiplier les chances de mobilité sociale ascendante pour les Dalits.

Notre travail de recherche repose davantage sur une approche qualitative de la mobilité sociale et consiste en une cinquantaine d’interviews avec des Dalits issus de milieu pauvre et ayant atteint des positions élevées dans la haute fonction publique indienne, dans le milieu académique (chercheurs et enseignants à l’université en lettres et sciences sociales) et dans le secteur privé (diplômés d’instituts prestigieux tels que l’IIT, l’IIM, etc.).

Le résultat le plus original de nos travaux est qu’il semblerait que, à la différence de ce qui ressort de la littérature américaine et européenne sur l’expérience de la mobilité sociale dans les pays occidentaux, l’ajustement identitaire au nouveau statut social ne semble pas être un véritable problème. Au contraire, l’analyse des procédés de narration de la trajectoire de vie de ces personnes révèle que tout se passe comme si ce changement radical de statut social n’impliquait pas vraiment de véritable transformation ou ajustement identitaire. Un tel constat semble assez surprenant dans la mesure où l’ampleur des parcours d’ascension réalisés laisserait imaginer que l’ajustement au nouveau statut social ne serait pas de toute évidence. Il est en effet tentant de postuler que la thèse durkheimienne de l’anomie comme conséquence d’un changement social rapide s’appliquerait en Inde plus qu’ailleurs. Bien des personnes interviewées ont en effet grandi dans des bidonvilles, dans des huttes en terre, ont connu la pauvreté, la faim, l’humiliation, les discriminations, le racisme de caste fondé sur le déni de toute humanité, etc. Et ces mêmes personnes, grâce à leurs efforts, à leurs succès scolaires, se retrouvent aujourd’hui dans des positions leur offrant un grand prestige social ainsi qu’un confort matériel que leurs parents n’auraient jamais osé espérer.

Cependant ces parcours, malgré leur ampleur rare, ne semblent pas impliquer de véritables problèmes d’ajustement. Il convient ici d’éviter toute méprise : ces parcours demeurent exceptionnels d’un point de vue statistique et sont certainement loin d’être faciles. On pourra ainsi citer en exemple extrême des difficultés de ces parcours l’exemple d’une personne, aujourd’hui professeur à la très prestigieuse université Jawaharlal Nehru à New Delhi, qui, pendant une année entière de son parcours universitaire, était contrainte, pour des raisons économiques, à dormir dans la rue, à étudier à la lumière d’un lampadaire, et dépendait de ses camarades de classe pour obtenir stylos et papier.

Quand nous parlons de facilité de l’ajustement au nouveau statut, nous entendons donc que, dans le récit que ces personnes nous font de leur mobilité, elles ne mentionnent que de manière exceptionnelle ou marginale des problèmes tels qu’un sentiment de double-absence, de déconnexion de leur milieu d’origine, de honte de leurs origines ou de trahison des membres du groupe d’origine, etc. Pour autant, ces narrations ne sont absolument pas réalisées sur le mode de la célébration de la réussite. Il n’est en effet pas rare que la réduction de la tension qu’implique la mobilité sociale s’opère par des assertions du type : « Après tout, je ne vois pas pourquoi je devrais me sentir mal de réussir car je ne fais que réaliser ce qui est valorisé dans cette société ». Or ce n’est absolument pas ce type de perspective qui est celle des Dalits en mobilité sociale ascendante.

Bien entendu, les registres de narration de la réussite sociale de ces personnes sont extrêmement divers, mais on peut néanmoins distinguer un trait récurrent à la quasi totalité des entretiens réalisés. En effet, la plupart des personnes rencontrées construisent le récit de leur réussite autour de leur identité de dalit. On pourrait même aller plus loin et affirmer que c’est leur identité de dalit qui construit leur expérience de la mobilité. 

par http://www.laviedesidees.fr/spip.php?page=auteur&id_auteur=0Jules Naudet [

 

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Le dynamisme est un état d’esprit

Posté par othoharmonie le 14 décembre 2013

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La bonne nouvelle de la semaine, c’est que les états d’esprit ne sont pas innés: ils se cultivent lentement et soigneusement. Au gré du temps et des expériences, nous les développons – peu consciemment – en réaction aux événements qui nous entourent. 

En d’autres termes, quand nous manquons de vitalité, ça n’est pas forcément parce que nous avons failli au régime idéal du moment et abusé de la pizza-Kro au lieu de manger des fruits et des légumes. Pas forcément. 

La raison pourrait aussi être que nous nous sommes enseignés à nous-mêmes, et sans le savoir, à réagir avec fatigue, langueur, apathie, léthargie, découragement, passivité et mollesse face à l’accumulation de certaines circonstances externes.

Ceux qui semblent disposer de ressources inépuisables de dynamisme n’ont pas reçu un don du Ciel réservé à une poignée d’élus fort chanceux. Ils ont simplement développé ce type d’état d’esprit plutôt qu’un autre, et leur joie de vivre est une caractéristique adaptative de leur personnalité au même titre que d’autres ont tendance à déprimer, à être aigris ou encore à en vouloir à la terre entière.Que ce soit par l’intermédiaire de leur enthousiasme, de leur sens de l’émerveillement, leur capacité à apprécier des détails ou tout autre chose, ils savent engranger les vitamines mentales en quantité suffisante pour entretenir leur vitalité. 

Les vitamines mentales, ces particules de plaisir

Les vitamines mentales sont comme des minuscules particules présentes dans tout ce qui nous plaît, ce que nous trouvons beau, drôle, intéressant etc. Dans tout ce qui nous motive, nous anime, nous inspire, nous exalte, nous fait vibrer, nous procure joie et plaisir, nous booste, bref, vous m’avez comprise. Pourtant, à force d’avoir la tête dans le guidon, nous ne nous rendons plus compte qu’elles sont omniprésentes, qu’elles sont partout autour de nous, qu’il suffit de lever le nez pour les voir, les emmagasiner et bénéficier de l’énergie qu’elles nous procurent.

Nous en avons parlé maintes fois: le cerveau aime bien que la réalité corresponde à ce à quoi il s’attend: si nous sommes convaincus que la réalité est moche et qu’il ne peut nous arriver que des emmerdes, alors nous allons passer à côté de milles choses plaisantes sans les voir, et sans en tirer l’énergie positive qui pourrait améliorer notre humeur. Nous pensons souvent que nous avons besoin d’événements positifs importants pour booster notre moral. Or, ces événements sont rares et les réserves d’énergie qu’ils fournissent sont rapidement épuisées, alors que les tous petits bonheurs sont partout, disponibles au quotidien pour maintenir l’énergie à niveau. 

Mini coaching: engranger les vitamines mentales

Profitons de tous les moments propices à davantage de légereté et d’insouciance, pour apprendre à engranger les vitamines mentales qui vont nourrir notre joie de vivre et le dynamisme qui va avec.

Pendant une semaine, chez vous, en vous rendant au boulot, en allant faire les courses, à la plage ou chez le dentiste, levez le nez et accordez de l’attention à ce qui vous entoure. Faites participer vos sens: écoutez, sentez, goûtez, touchez, regardez !

Remarquez toutes les choses que vous trouvez belles, drôles, intéressantes etc.
Remarquez tout ce qui se passe qui vous motive, vous anime etc.

Remarquez toutes les choses plaisantes, des plus immenses aux plus minuscules.


Que constatez-vous?

Transformez cet exercice en habitude, en continuant à prendre conscience de ces instants positifs pendant 3 semaines. Félicitations: vous disposez à présent d’une réserve sans fond d’énergie mentale qui développera votre joie de vivre, votre sentiment de satisfaction, votre capacité à l’action et qui vous aidera à faire face avec plus de sérénité aux aléas de la vie personnelle ou professionnelle :)

SOURCE : Sylvaine Pascual Coach – Contact : 01 39 54 77 32

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Les regrets ça nous plombe

Posté par othoharmonie le 14 décembre 2013

 

Les regrets, ça a un goût de sanglots longs des violons de l’automne, le parfum aigre des erreurs, des relents de si-j’avais-su, des nostalgies de la Tamise et des persiennes chères à Souchon… que nous nous traînons comme un poète maudit son vague à l’âme: en écharpe de préférence, histoire de montrer tout ce qu’on veut cacher.

A savoir que nous avons la gorge irritée de ce que nous n’arrivons pas à avaler, d’où l’écharpe nécessaire.

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Et en vertu du fait que la raison à toujours tort, les beaux discours plein de bonnes intentions et de sagesse sur “ce qui est fait est fait”, censés nous faire avaler l’amère pilule, n’ont évidemment aucun effet sur l’état interne de celui qui regrette. Rappelons d’ailleurs que lorsque Lady Macbeth expliquait à son mari que “ce qui est fait est fait”, elle ne tentait pas de réconforter son cher et pas tout à fait tendre, elle lui reprochait d’être une fillette perclue de remords au point d’en générer des hallucinations coupables.

  

Le regret: une expérience émotionnelle 

Selon le psychiatre Christophe André “le regret n’est pas seulement une douleur du passé, mais aussi une souffrance du présent”.

Selon l’excellent site redpsy, le regret “une évaluation négative d’une action passée engendrant mécontentement et chagrin.” C’est à dire qui déclenche une émotion: la colère ou la tristesse, dans toutes leurs nuances possibles, mais aussi potentiellement l’inquiétude.

 

Il s’agit donc d’une expérience émotionnelle dans le présent et, en tant que telle, elle est porteuse d’enseignements précieux. Voir Les émotions, amies fidèles ou ennemies incapacitantes?

 Le regret est utile en ce sens “qu’il indique le décalage entre l’évaluation que nous avons fait d’une situation dans le passé et celle que nous en faisons aujourd’hui.” (Redpsy) Il a donc l’avantage de nous envoyer des indications précieuses sur ces différences d’évaluation, directement liées à une évolution ou une méconnaissance de nos besoins et sur ce qui est réellement important pour nous maintenant, et par conséquent, sur comment agir mieux. C’est l’émotion qui accompagne le regret qui va indiquer avec précision les besoins insuffisamment satisfaits qui s’expriment à travers lui.

 Ainsi ce cadre supérieur qui regrette d’avoir quitté ce job dans lequel il était moins bien payé, mais qui nécessitait moins de transports et était moins stressant, peut sans doute en tirer la conclusion qu’il lui est indispensable d’accorder à certaines catégories de besoins professionnels comme les besoins environnementaux au moins autant d’importance que ses besoins financiers. La colère, l’inquiétude ou la tristesse qui accompagnent ses regrets lui permettront de savoir quel besoin fondamental est prioritaire et comment y répondre. 

Le but n’est donc pas de s’efforcer de ne pas ressentir le regret, mais, comme toujours face à nos réactions émotionnelles, d’en faire quelque chose pour aller vers davantage de bien-être personnel ou professionnel.   

Regret, rumination et plombage. 

Ce plombage-là n’a rien de dentaire. C’est celui de l’humeur par ces vilains et pénibles regrets qui nous poussent à ruminer des erreurs réelles (du moins leur perception en tant qu’erreur), les paradis perdus ou virtuels, qui se mettent à prendre de la place dans nos pensées, favorisant au passage l’amertume, la frustration, la baisse de moral et/ou la dévalorisation. Et ces deux-là ont une forte propension à être directement proportionnelles à notre absence d’écoute des messages transmis par l’expérience émotionnelle.

 Alors puisqu’ils sont porteurs d’enseignements précieux, autant faire quelque chose de nos regrets plutôt que les pousser à la reconversion subie comme gardiens de nos cimetières à rêves. En commençant par distinguer les trois types de regrets, car ils ne se traitent pas de la même manière.

   Regrets, remords et nostalgie

 Plusieurs sortes de regrets

  • Regretter un geste, un choix, une parole malheureux, qui a eu une conséquence négative pour un tiers. Ce regret-là est de l’ordre du remords, une reconnaissance saine de culpabilité. Comme cette jeune femme manager qui comprend son comportement persécuteur et s’en veut d’avoir agi de la sorte.
  • Regretter un geste, un choix ou une parole qui ne se sont pas produits, et dont l’absence a généré des conséquences qu’on aurait bien voulu éviter. Comme ce chef de projet qui estime ne pas avoir défendu son point de vue stratégique face à son N+1, se retrouve à gérer sa mission d’une façon qui ne lui convient pas et qui se reproche de manquer de cran.
  • Regretter une situation enfuie dont on aurait bien voulu conserver les bénéfices. Ce regret-là est du domaine de la nostalgie. Comme cet ingénieur technique qui adorait son job et suite à une vague de licenciements économiques, se retrouve au chômage, persuadé qu’il ne retrouvera jamais “la même chose”.

  Mini coaching: évaluer ses regrets 

  • Qu’est-ce que vous regrettez?
  • De quel type s’agit-il? Regret? Remord? Nostalgie?
  • Quelles émotions sont associées à chacun de vos regrets? Colère? Tristesse? Inquiétude?
  • Qu’est-ce que ça vous dit sur vous-mêmes?
  • §  Sur vos besoins? Vos valeurs? Vos talents à développer?
  •  

Nous reviendrons sur les trois regrets et les différentes façons de les gérer. En attendant de comprendre comment agir, si les vôtres occupent un poil trop vos pensées et vous minent le moral, vous pouvez aller lire comment cesser de ruminer ou comment mettre en place un pare-feu mental. Ce sont des moyens de diminuer l’intensité émotionnelle désagréable pour se mettre dans un état d’esprit propice à sa gestion. 

SOURCE  : http://www.ithaquecoaching.com Sylvaine Pascual Coach  

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Re-Connaissance de soi

Posté par othoharmonie le 14 décembre 2013

 

Par Dayana Boisset

images (10)La connaissance de soi ou plutôt, devrais-je dire, la reconnaissance de Soi, est l’objectif ultime de toute quête, le dernier désir qui reste lorsque tous ceux inhérents au monde objectif se sont éteints.

Dit autrement, c’est l’appel du divin qui se ressent de façon si impérieuse qu’il efface tout autre besoin ou envie.
Pourquoi sommes nous amenés à nous re-connaître? Tout simplement parce que nous avons oublié qui ou plutôt ce que nous sommes vraiment.

Cet oubli est Ignorance.

Lorsque l’on regarde à l’intérieur d’une pièce mal éclairée et que l’on voit une forme effrayante, après avoir réussi à surmonter sa peur, le 1er réflexe que l’on a est celui d’appuyer sur l’interrupteur de l’électricité. La lumière efface alors d’un seul coup le leurre et permet de réaliser que la forme effrayante n’était qu’une projection d’un objet anodin déformée par la pénombre. Dans ce cas, ce qui permet de rétablir la connaissance de la réalité c’est la lumière par l’intermédiaire de l’interrupteur.

Dans le cas de l’Ignorance concernant notre vraie nature, la lumière s’appelle Connaissance et la connaissance se réalise par la reconnaissance de ce que l’on n’est pas. « L’interrupteur » de la connaissance est l’écoute ou observation de ce qui est là.

Il est impossible de décrire, observer ou écouter ce que l’on est. Cette réalité n’est pas objective, elle est au delà du mental et ne peut donc pas s’aborder par l’observation directe. En revanche elle se « dévoile » tout naturellement, dès lors que le faux qui la surimpose s’efface.

Nous avons tous « l’équipement nécessaire » pour cette exploration, encore faut il en ressentir l’impérieux besoin.
Mais dès que c’est chose faîte, cet « équipement » ne va avoir de cesse de se chercher, s’affiner et se positionner afin de lever les voiles de l’illusion. On peut aussi appeler cet impérieux besoin: « l’enquête de vérité ». Pendant longtemps cette enquête s’est elle même masquée en s’appelant quête du bonheur.

L’équipement d’exploration dont je parle peut se nommer « conscience-témoin ». On peut aussi lui donner de nombreux noms tels qu’ écoute, observation, conscience de ce qui est, regard d’arrière plan, contemplation, présence, etc… J’utilise écoute-observation indifférement pour la nommer mais vous pouvez les remplacer par tout autre terme qui vous « interpelle » davantage.

L’écoute, l’observation se situent au delà du plan mental car le connaisseur des illusions ne peut pas être celui-ci puisque c’est du mental que naissent toutes les illusions et donc l’ignorance.

La reconnaissance du réel va donc pouvoir se faire par l’écoute-observation de tout ce qui est.
Cette écoute-observation a des qualités particulières : elle est accueil complet de ce qui est, non interventionnelle, sans condition, sans jugement ni rejet ni complaisance, elle est sans effort, naturelle.
C’est en ces qualités qu’elle se cherche.

Lorsque l’enquête de vérité commence nous partons de là où nous en sommes c’est à dire en général, d’une écoute-observation conditionnée par l’ empreinte du fonctionnement mental.
L’écoute-observation conditionnée présente des caractéristiques tout autres, voire opposées à celles décrites ci-dessus.

A partir d’une écoute ou observation mentale il y a tension, effort, fatigue et celle-ci non seulement n’amène ni clarté ni libération mais au contraire fait « tourner » en rond .

Cette expérience d’écoute ou observation mentale souvent répétitive finie par être comprise dans son erreur car est, en fait, elle même « vue » par un regard d’arrière plan . Dès que cela est intégré, l’écoute-observation se place au bon endroit délaissant son imposteur.

Des « rechutes ont souvent lieu mais petit à petit l’écoute-observation s’affine, se déleste de ses poids conditionnés, s’approfondie et se génère elle même. Elle se rapproche de sa nature inconditionnée.

On se rend alors compte que sa simple présence nous rend perceptif, vivant et de plus en plus conscient. Sous ce regard pénétrant mais non interférant, les choses se déploient, se dévoilent et se rectifient d’elles même. Ce regard est auto suffisant .

A partir de lui les questions émergent, pointeurs de la réalité et se résolvent d’elles même. Les discours se dissolvent, les concepts s’évaporent laissant la lumière du vivant et de la réalité infiltrer de plus en plus nos perceptions. A l’ultime, le silence reprend ses droits dans la plénitude totale de être, l’écoute-observation est pleinement habitée.

A un moment ou un autre de ce cheminement d’écoute-observation, celle-ci délaisse progressivement ce qui est écouté-observé pour ne s’intéresser qu’à elle même.
La conscience abandonne son qualificatif de « témoin ».
Elle cherche tout d’abord à se voir à s’écouter. Cela est sans issue.

C’est alors que dans l’abandon de sa propre quête d’unité la compréhension la saisit, la compréhension nous saisit: nous sommes cette conscience témoin mais aussi conscience avec ou sans objet à écouter-observer. Nous sommes en réalité pure conscience. Présente sans cesse, qui a toujours été, sans début ni fin, sans limite, qui fait vivre toute expérience sans jamais être affectée par elle.

Cette pure conscience se sait désormais être.
La perspective de point de vue a changé, elle s’est déplacée en amont du mental.
Auparavant la perspective disait « je suis dans le monde, je suis dans mon corps, je suis dans le mental ».
Désormais, elle affirme » le monde est en soi, le mental est en soi; le corps est en soi. « 
Soi ou « Je » suis, pure Conscience, Existence et Félicité (Sat Chit Ananda)
L’identité naturelle est retrouvée.

Dayana Boisset
Site internet : www.etrete.com

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Le Véritable Message des Anciens Mayas par Nicole Dhuin

Posté par othoharmonie le 12 décembre 2013

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Lorsque le chaman maya Hunbatz Men me confia l’organisation d’un voyage en Pays Maya en 1995, je ne savais vers quelles aventures cela allait m’entraîner et encore moins que j’aurais pour mission de réhabiliter la mémoire des Anciens Mayas.

Depuis la conquête de leur pays par les Espagnols il y a des siècles, la vérité sur cette civilisation d’amour et de sagesse nous a été occultée. 

De plus en Europe, beaucoup confondent Mayas, Aztèques et même Incas. Les deux premiers ont bien peuplé le Mexique, mais dans des régions et à des dates différentes alors que les Incas vivent au Pérou. Cependant, ces ethnies ont un point commun : elles se réfèrent toutes à leur origine Atlante, Lémurienne et même en provenance des Étoiles. 

En Pays Maya, on raconte qu’avant la disparition de leur continent, les Sages Atlantes cherchèrent un moyen de préserver leurs connaissances. Ils les réunirent dans des artefacts nommés Crânes de Cristal et partirent en différentes régions du globe. 

Ainsi, Osiris et ceux qui avaient la connaissance de la Vie et de la Mort se réfugièrent en Égypte. Un autre Sage : Viracocha avec les Initiés aux techniques de transportation, arrivèrent au Pérou. Le grand Maître Itzamna, avec ses amis porteurs de la Sagesse, accostèrent au Yucatan. 

Je ne parlerai que de ceux-ci puisqu’ils m’ont choisie comme porte-parole et je me contenterai de rétablir quelques vérités. 
D’abord, les Mayas ont toujours été monothéistes, conscients de l’existence d’une Énergie Créatrice Père-Mère présente en tout, Énergie manifestée en toute vie que ce soit sur notre planète ou dans l’Univers. 

Cette Présence Divine à l’intérieur de toutes choses, de tous les règnes, les a conduits à un respect constant entre humains, mais aussi vis-à-vis de la Terre, des minéraux, des végétaux et des animaux sans oublier les êtres peuplant des autres planètes. 

Ce respect de la Divinité, de la Vie en tout, nous amène à rejeter formellement la possibilité pour les Mayas d’effectuer des sacrifices humains. Hélas ! maintenant encore, les instances officielles qui font visiter les sites mayas insistent sur ces prétendus sacrifices humains, ignorant totalement le symbolisme des fresques mayas, prenant les sculptures au premier degré sans comprendre qu’il s’agit de représentation du combat contre notre égo. Car les Mayas, au contraire de la plupart d’entre nous, savaient pourquoi ils étaient sur la Terre, connaissaient le but de leur incarnation. Ils étaient conscients que leur seul vrai travail était le polissage de leur diamant intérieur et étaient là pour parfaire leur Évolution. 

Et ne leur a t-on pas fait porter une soi-disant prophétie de fin du monde ? Vous qui me lisez n’y avez sans doute pas cru et nous avons tous la preuve qu’il y avait là encore manipulation pour nous entraîner vers la peur. 

Les grandes connaissances mathématiques, astrologiques des Mayas leur ont permis d’annoncer pour notre époque, un renouveau, un changement de conscience, un nouveau cycle. 

Et leur message véritable est là pour que chacun de nous travaille à ce renouveau en gérant nos pensées de façon positive, en rejetant la peur, en redonnant sa vraie place à la femme et à l’Énergie féminine, en retrouvant les vraies valeurs mayas d’amour, de respect, de sagesse. 

C’est dans ce but que les Anciens Mayas m’ont demandé d’écrire le livre « Conscience Maya » où dans un langage simple, chacun pourra se documenter, appliquer les préceptes mayas, retrouver leurs valeurs issues de la Nuit des Temps. C’est aussi dans ce but que j’accompagne chaque année un groupe en voyage initiatique en Pays Maya et que j’anime des conférences. 

Programme voyage 2013 et dates conférence :   www.editionsdu7.com 

 

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En finir avec la souffrance

Posté par othoharmonie le 12 décembre 2013

 

 

Dans ses quelques paragraphes, Eckhart Tolle partage avec nous son expérience d’illumination et la nécessité de comprendre et d’accepter ce qu’il nomme le corps de souffrance, c’est-à-dire toutes les douleurs et souffrances qui viennent de notre identification au mental et à l’ego et qui nous empêchent de vivre totalement !

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Un nouveau texte fondamental de cet auteur… à lire tranquillement…

La plus grande partie de la souffrance humaine est inutile. On se l’inflige à soi-même aussi longtemps que, à son insu, on laisse le mental prendre le contrôle de sa vie. La souffrance que vous créez dans le présent est toujours une forme de non-acceptation, de résistance inconsciente à ce qui est.

Sur le plan de la pensée, la résistance est une forme de jugement. Sur le plan émotionnel, c’est une forme de négativité. L’intensité de la souffrance dépend du degré de résistance au moment présent, et celle-ci, en retour, dépend du degré d’identification au mental. Le mental cherche toujours à nier le moment présent et à s’en échapper.

Autrement dit, plus on est identifié à son mental, plus on souffre. On peut également l’énoncer ainsi : PLUS ON EST A MEME DE RESPECTER ET D’ACCEPTER LE MOMENT PRESENT, PLUS ON EST LIBERE DE LA DOULEUR, DE LA SOUFFRANCE ET DU MENTAL.

D’après certains enseignement spirituels, toute souffrance est en définitive une illusion, et c’est juste. Mais est-ce vrai pour vous ? Le simple fait d’y croire n’en fait pas une vérité. Voulez-vous éprouver de la souffrance pour le reste de votre vie en continuant de prétendre qu’elle est illusoire ? Cela vous libère-t-il de la souffrance ? Ce qui nous préoccupe ici, c’est comment actualiser cette vérité, c’est-à-dire comment en faire une réalité dans sa vie.

La douleur et la souffrance sont inévitables tant et aussi longtemps que vous êtesidentifié à votre mental, c’est-à-direinconscient spirituellement parlant. Je fais ici surtout référence à la souffrance émotionnelle, également la principale cause de la souffrance et des maladies corporelles. Le ressentiment, la haine, l’apitoiement sur soi, la culpabilité, la colère, ladépression, la jalousie, ou même la plus petite irritation sont sans exception des formes de souffrance. Et tout plaisir ou tout exaltation émotionnelle comportent en eux le germe de la souffrance, leur inséparable opposé, qui se manifestera à un moment donné.

N’importe qui ayant déjà pris de la drogue pour  » décoller  » sait très bien que le  » planage  » se traduit forcément par un  » atterrissage « , que le plaisir se transforme d’une manière ou d’une autre en souffrance. Beaucoup de gens savent aussi d’expérience avec quelle facilité et rapidité une relation intime peut devenir une source de souffrance après avoir été une source de plaisir. Si on considère ces polarités négative et positive en fonction d’une perspective supérieure, on constate qu’elles sont les deux faces d’une seule et même pièce, qu’elles appartiennent toutes deux à la souffrance sous-jacente à l’état de conscience dite de l’ego, à l’identification au mental, et que cette souffrance est indissociable de cet état.

Il existe deux types de souffrance : celle que vous créezmaintenant et la souffrance passée qui continue de vivre en vous, dans votre corps et dans votre esprit. Maintenant, j’aimerai vous expliquer comment cesser d’en créer dans le présent et comment résoudre celle issue du passé.

Tant que vous êtes incapables d’accéder au pouvoir de l’instant présent, chaque souffrance émotionnelle que vous éprouvez laisse derrière elle un résidu. Celui-ci fusionne avec la douleur du passé, qui était déjà là, et se loge dans votre mental et votre corps. Bien sûr, cette souffrance comprend celle que vous avez éprouvée enfant, causée par l’inconscient du monde dans lequel vous êtes né. 
Cette souffrance accumulée est un champ d’énergie négative qui habite votre corps et votre mental. Si vous la considérez comme une entité invisible à part entière, vous n’êtes pas loin de la vérité. Il s’agit du corps de souffrance émotionnel.

Il y a deux modes d’être : latent et actif. Un corps de souffrance peut être latent 90 % du temps. Chez une personne profondément malheureuse, cependant, il peut être actif tout le temps. Certaines personnes vivent presque entièrement dans leur corps de souffrance, tandis que d’autres ne le ressentent que dans certaines situations, par exemple dans les relations intimes ou les situations rappelant une perte ou un abandon survenus dans leur passé, au moment d’une blessure physique ou émotionnelle.

N’importe quoi peut servir de déclencheur, surtout ce qui écho à un scénario douloureux de votre passé. Lorsque le corps de souffrance est prêt à sortir de son état latent, une simple pensée ou une remarque innocente d’un proche peuvent l’activer.

LECTURE MEDITATIVE 

En somme, le corps de souffrance ne désire pas que vous l’observiez directement parce qu’ainsi vous le voyez tel qu’il est. En fait, dès que vous ressentez son champ énergétique et que vous lui accordez votre attention, l’identification est rompue. 
Et une dimension supérieure de la conscience entre en jeu. Je l’appelle la présence. Vous êtes dorénavant le témoin du corps de souffrance. Cela signifie qu’il ne peut plus vous utiliser en se faisant passer pour vous et qu’il ne peut plus se régénérer à travers vous. Vous avez découvert votre propre force intérieure.

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Plusieurs corps de souffrance sont exécrables mais relativement inoffensifs, comme c’est le cas chez un enfant qui ne cesse de se plaindre. D’autres sont des monstres vicieux et destructeurs, de véritables démons . Certains sont physiquement violents, alors que beaucoup d’autres le sont sur le plan émotionnel. Ils peuvent attaquer les membres de leur entourage ou leurs proches, tandis que d’autres préfèrent assaillir leur hôte, c’est-à-dire vous même.

Les pensées et les sentiments que vous entretenez à l’égard de votre vie deviennent alors profondément négatifs et autodestructeurs. C’est ainsi que les maladies et les accidents sont souvent générés. Certains corps de souffrance mènent leur hôte au suicide.

Si vous pensiez connaître une personne, ce sera tout un choc pour vous que d’être pour la première fois confrontée soudainement à cette créature étrange et méchante. 
Il est cependant plus important de surveiller le corps de souffrance chez vous que chez quelqu’un d’autre.

LECTURE MEDITATIVE 

Remarquez donc tout signe de morosité, peu importe la forme qu’elle peut prendre. Ceci peut annoncer le réveil du corps de souffrance, celui ci pouvant se manifester sous forme d’irritation, d’impatience, d’humeur sombre, d’un désir de blesser, de colère, de fureur, de dépression, d’un besoin de mélodrame dans vos relations, et ainsi de suite. Saisissez-le au vol dès qu’il sort de son état latent.

Le corps de souffrance veut survivre, tout comme n’importe quelle autre entité qui existe, et ne peut y arriver que s’il vous amène à vous identifier inconsciemment à lui. Il peut alors s’imposer, s’emparer de vous,  » devenir vous  » et vivre par vous.

Il a besoin de vous pour se  » nourrir « . En fait, il puisera à même toute expérience entrant en résonance avec sa propre énergie, dans tout ce qui crée davantage de douleur sous quelque forme que ce soit : la colère, un penchant destructeur, la haine, la peine, un climat de crise émotionnelle, la violence et même la maladie. Ainsi, lorsqu’il vous aura envahi, le corps de souffrance créera dans votre vie une situation qui reflétera sa propre fréquence énergétique, afin de s’en abreuver. La souffrance ne peut soutenir qu’elle même. Elle ne peut se nourrir de la joie, qu’elle trouve vraiment indigeste.

Lorsque le corps de souffrance s’empare, vous en redemandez. Soit vous êtes la victime, soit le bourreau. Vous voulez infliger de la souffrance ou vous voulez en subir, ou bien les deux. Il n’y a pas grande différence. Vous n’en êtes pas conscient, bien entendu, et vous soutenez avec véhémence que vous ne voulez pas de cette souffrance. Mais si vous regardez attentivement, vous découvrez que votre façon de penser et votre comportement font en sorte d’entretenir la souffrance, la vôtre et celle des autres. Si vous en étiez vraiment conscient, le scénario disparaîtrait de lui-même, car c’est folie pure que de vouloir souffrir davantage et personne ne peut être conscient et fou en même temps.

En fait, le corps de souffrance, qui est l’ombre de l’ego, craint la lumière de votre conscience. Il a peur d’être dévoilé. Sa survie dépend de votre identification inconsciente à celui-ci et de votre peur inconsciente d’affronter la douleur qui vit en vous. Mais si vous ne vous mesurez pas à elle, si vous ne lui accordez pas la lumière de votre conscience, vous serez obligé de la revivre sans arrêt. Le corps de souffrance peut vous sembler un dangereux monstre que vous ne pouvez supporter de regarder, mais je vous assure que c’est une fantôme minable qui ne fait pas le poids face au pouvoir de votre présence.

LECTURE MEDITATIVE 

Lorsque vous commencez à vous désidentifiez et à devenir l’observateur, le corps de souffrance continuera de fonctionner un certain temps et tentera de vous amener, par la ruse, à vous identifier de nouveau à lui. Même si la non identification ne l’énergise plus, il gardera un certain élan, comme la roue de la bicyclette continue de tourner même si vous ne pédalez plus. A ce stade, il peut également créer des maux et des douleurs physiques dans diverses parties du corps, mais ceux-ci ne dureront pas.
Restez présent, restez conscient. Soyez en permanence le vigilant gardien de votre espace intérieur. Il vous faut être suffisamment présent pour pouvoir observer directement le corps de souffrance et sentir son énergie. Ainsi, il ne peut plus contrôler votre pensée.

Dès que votre pensée se met au diapason du champ énergétique de votre corps de souffrance, vous y êtes identifié et vous le nourrissez à nouveau de vos pensées. 

Par exemple, si la colère en est la vibration énergétique prédominante et que vous avez des pensées de colère, que vous ruminez ce que quelqu’un vous a fait ou ce que vous allez lui faire, vous voilà devenu inconscient et le corps de souffrance est dorénavant  » vous-même « . La colère cache toujours de la souffrance.

Lorsqu’une humeur sombre vous vient et que vous amorcez un scénario mental négatif en vous disant combien votre vie est affreuse, votre pensée s’est mise au diapason de ce corps et vous êtes alors inconscient et ouvert à ses attaques.

Le mot  » inconscient « , tel que je l’entends ici, veut dire être identifié à un scénario mental ou émotionnel. Il implique une absence complète de l’observateur.

———————–

Extrait de Mettre en pratique Le pouvoir du moment présent, Eckhart Tolle ; ed ARIANE, 2002 – Pour acheter ce livre, allez sur www.amazon.com

 

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La fin du vouloir

Posté par othoharmonie le 11 décembre 2013

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Le dépendant regarde l’objet et pense, «je veux» et « je ne devrais pas». La tension de ce monde divisé ne peut se résoudre que temporairement en se laissant aller à l’objet du désir. Mais le dépendant se retrouve à nouveau devant le « je veux» et « je ne devrais pas». Et encore et encore, il se laisse aller.

Faisons-lui suivre un programme de réhabilitation. À présent il entend uniquement « je ne devrais pas», si fort, que le «je veux» en est étouffé. Il est libre de la dépendance, mais le prix en est une éternelle négation du «je veux», la suppression de l’élan à faire l’expérience. Le dépendant est libre de l’habitude destructrice, mais il est dans la non-expression, la non-manifestation et il n’est pas comblé. À présent la dépendance est au «je ne devrais pas», et il doit s’y laisser aller aussi fréquemment qu’autrefois il se laissait aller à ses désirs.

Et si nous faisons disparaître le conflit, si nous retirons le «je ne devrais pas» ? Tout ce qui reste est le «je veux». Le «je veux» est conduit à acquérir, à posséder, à faire l’expérience des choses. Le «je veux» est centré sur le moi, il ne se soucie pas du monde environnant car il n’y a plus de «je ne devrais pas». Le «je veux» prend et prend sans relâche. Il se nourrit sans fin de l’objet de sa convoitise sans jamais être rassasié. Il consomme, jusqu’à ce que dilaté, et surchargé, il s’effondre sous ses propres excès.

À présent, retirons le «je» du «je veux». Ôtons le centre de la perspective, l’identité de l’impulsion. Le vouloir sans le «je» qui lui est attaché ne peut trouver de direction. Il est sans l’intelligence de savoir quoi dévorer. Il n’y a pas de «je ne devrais pas» pour lui fournir des indices car il n’y a plus de «je». Le vouloir ne retire aucune joie de l’abandon à ses désirs car sa nature est de vouloir, pas d’avoir. Sa nature est de vouloir, pas de faire l’expérience des choses. Vouloir n’a ni passé ni futur. Il ne peut se souvenir de ce qu’il cherche, ni pourquoi il cherche. Ce n’est pas le vide en quête de plénitude, la dépression en quête de bonheur. Ce n’est pas la solitude en quête d’une relation. C’est vouloir. Simplement vouloir. Continûment vouloir.

Il n’y a rien à faire pour ou avec vouloir. Il existe de façon inhérente dans sa propre nature. 

Nous avons écarté «je ne devrais pas» du «je veux – je ne devrais pas» du dépendant et avons trouvé laisser-aller et destruction. Mais nous avons continué par le retrait du «je». Et là, nous sommes parvenus à un espace où le vouloir existe mais n’a pas d’activité, pas d’expression, pas de pouvoir et il ne cause aucun mal. 

Nous découvrons que l’addiction n’est pas une addiction à nos désirs, mais une addiction à nous-mêmes. Le désir n’est pas le problème. « Nous-mêmes »est le problème.

Le désir sans identification, sans «moi» n’a aucune force. La dépendance, sans le dépendant, n’a aucune expression et donc n’appelle aucune suppression.

Si le centre, le «moi», quitte l’arène de la dépendance, il n’y a pas de combat. «Devrait» et «ne devrait pas» demeurent mais il n’y a rien pour leur fournir de l’énergie. C’est l’épuisement de la dépendance et l’épuisement de «moi».

Steven Harrison – Extrait de :  Etre Un, se trouver dans la relation – Editions Accarias L’originel - 

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La souplesse d’être et yoga Tantrique

Posté par othoharmonie le 11 décembre 2013

 

Koos Zondervan est un disciple de Jean Klein. Il enseigne le Yoga Tantrique selon la tradition non duelle du Yoga du Cachemire enseigné par Jean Klein. 

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À sa naissance, l’être humain a la capacité de se développer selon un très grand nombre de possibilités. Mais certains facteurs vont progressivement limiter et conditionner son évolution. Le lieu de sa naissance, ses conditions de vie, son hérédité biologique et karmique, son éducation, la société dans laquelle il grandira vont déterminer sa façon de penser, de sentir et d’agir. 

Très tôt, la construction d’un moi nécessaire à son intégration sociale en fera un être qui se différenciera du Tout dans lequel il vivait immergé jusqu’alors. Cette construction d’un moi sera forcément restrictive et entraînera une double identification au corps et à la pensée : «Je suis moi». Affirmation qu’il lui faudra sans cesse réitérer face à un monde ressenti comme extérieur. Cette identification se fixera peu à peu grâce à la mémoire, elle s’attribuera un passé, une histoire, un projet, des goûts et des dégoûts. 

En un mot, elle va créer une personne. Et c’est ainsi que cette ouverture totale à la vie qui était présente à la naissance va se trouver progressivement submergée par toute une panoplie de conditionnements et de défenses. Elle se retrouvera finalement à l’arrière-plan, là où la conscience siège encore en son état naturel, sans aucun attribut. Jean Klein nomme cette conscience non objectivée l’ultime Sujet. 

Ainsi l’être humain, identifié à son moi, va devoir pour sa survie résister à toutes sortes d’agressions et s’affirmer sans cesse. Le sentiment de peur, initialement lié à la survie du corps, va s’étendre à la survie du moi. Il contribuera à conditionner la personne et à émousser la sensibilité originelle. De la sorte vont se créer des schémas de comportement et des programmations mentales qui iront se répercuter jusque dans le corps, engendrant au fil du temps raideurs, tensions, dysfonctionnements et douleurs diverses. Ce processus finira par inhiber le corps d’énergie, source de la vitalité. L’éveil du corps d’énergie va restituer au corps physique une disponibilité qui permettra aux tensions engrammées de se libérer par strates successives, selon l’ordre inverse de leur apparition, des plus superficielles aux plus profondes. Dans ce but, il s’agira de prendre conscience, par une observation très fine, de la façon dont nous réagissons aux événements…

Grâce à la prise de conscience de nos fonctionnements, nous pouvons nous rendre compte des effets que produisent sur nous les différents événements de notre vie : effets sur nos humeurs, sur nos sentiments, nos pensées ainsi que sur notre corps. Nous sommes affectés par ce qui nous arrive dès lors que nous ramenons l’événement à notre personne, ce qui est le plus souvent source de conflits. Nos actions sont alors entachées d’une charge émotionnelle qui agite constamment le mental

Lorsqu’en revanche il nous arrive de considérer la situation d’un point de vue non identifié au moi, force est de constater que le résultat est tout autre. Nous agissons alors de façon simplement fonctionnelle, au mieux de nos possibilités, sans que les événements laissent de trace en nous. 

Il est des moments d’émerveillement, d’étonnement, de béatitude ou d’urgence où la situation ne se réfère pas à notre personne. Dans ces moments, nous agissons spontanément suivant l’impulsion de notre cœur et le mental reste absolument libre de toute tension. 

Nous découvrons ainsi que nous avons le choix de nous positionner face aux évènements d’une façon personnelle ou non personnelle et que, suivant ce choix, leurs effets sur nous –mêmes et par conséquent sur notre environnement en seront bien différents. Nous avons pris l’habitude de nous identifier à notre personne, oubliant par là que nous pouvons nous situer autrement. Le yoga du Cachemire est un moyen privilégié pour retrouver cette souplesse d’être

Koos Zondervan – extrait de : Le Yoga Tantrique – Editions Almora - 

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