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Cultivez la zen-attitude !

Posté par othoharmonie le 31 janvier 2014

 

images (39)Quand Mercure rétrograde, c’est la cata : tout tourne à l’envers, les nerfs se mettent en pelote et c’est la porte ouverte aux disputes et énervements de toutes sortes. Ajoutez à cela les petits tracas de la vie quotidienne, le stress, le manque de temps, et c’est parti, le stress en toile de fond vous pourrit la vie.

Comment résister à ces influences néfastes ? En cultivant la zen-attitude. Plus qu’une façon de réagir, c’est une philosophie, un art de vivre qui devrait vous guider sur les rails d’une sérénité à toute épreuve. En entendant le mot zen, vous visualisez des moines bouddhistes assis en tailleur dans une pièce vide ? Et bien sachez que la merveilleuse école du zen est parfaitement adaptable à nos contrées occidentales. A condition de le vouloir…
Découvrez les quatre étapes pour progresser sur le chemin de la zen-attitude.

« Connais-toi toi-même »
Un principe de base qui n’est pas à négliger. Inutile de se fixer des objectifs impossibles à tenir, ni d’avoir une image de soi totalement différente de ce qu’on est en réalité. Nous sommes tous imparfaits, il suffit de le savoir et de l’accepter. Etre zen, c’est s’accepter tel qu’on est. Cette acceptation générera très vite de la bienveillance, par rapport à soi-même puis par rapport aux autres.

Gardez vos distances
Un des temps forts de la zen-attitude est cette capacité à vivre le moment présent tout en gardant ses distances par rapport à ses émotions. Un vrai challenge pour qui n’a pas l’habitude ! Courage, une pratique quotidienne permet d’apprendre vite cette distanciation. Pour commencer, il suffit de se concentrer sur les gestes quotidiens (par exemple se laver les dents), en faisant le vide dans son cerveau : peu à peu les pensées parasites deviennent conscientes, et on arrive à les stopper pour se concentrer uniquement sur ce que l’on est en train de faire. L’étape suivante sur le chemin du calme mental est la méditation, mais mieux vaut se faire guider dans l’apprentissage de cette pratique.

Apprenez à rester calme
Sans doute le plus dur, surtout lorsque les événements se télescopent et nous donnent l’impression d’être totalement dépassés. Le stress monte en flèche. Comment rester calme ? Avant toute chose, en apprenant à respirer. Pour cela, un petit exercice à pratiquer n’importe où et dans n’importe quelle position, dès que la tension monte : bien droit, la colonne vertébrale souple et les épaules détendues, inspirer par le nez, naturellement et sans forcer, puis expirer très lentement mais à fond, toujours par le nez, en contractant doucement les muscles abdominaux. Laisser l’inspiration se faire naturellement avant de recommencer à expirer. La règle pour commencer est d’inspirer sur trois temps et d’expirer sur six, puis d’allonger le temps de l’expiration au fur et à mesure de la pratique. Il suffit de s’entraîner à cette respiration zen deux à trois fois par jour pendant quelques minutes pour se sentir détendu et apaisé.

Prenez le temps de faire les choses
Aujourd’hui, tout va trop vite. Qui d’entre nous n’a pas entendu cette phrase, ne s’est pas trouvé confronté à cette impression que les choses se déroulent sans avoir aucune prise sur elles ? STOP ! Rétablissons un rythme plus calme, et refusons de subir des agendas surchargés. Toutes les situations impossibles génèrent du stress : autant les éviter en n’acceptant plus tout ou n’importe quoi. Parfois, la zen-attitude passe par le fait de savoir dire non : non à la surconsommation, non à la multiplication des occupations, non aux demandes irréalisables…

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la simplicité volontaire

Posté par othoharmonie le 29 janvier 2014

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     »La simplicité volontaire, pour sa part, est une voie qui convient à ceux qui ont connu la surconsommation, ont pris conscience de ses effets et choisissent de retourner à l’essentiel.

    Il ne faut pas confondre simplicité volontaire et pauvreté; cette dernière vient de circonstances  qui sont imposées et la condition qui en résulte est pénible. Quand on choisit volontairement de vivre sobrement, il en va tout autrement. On ne vit pas de frustration, puisqu’on ne se prive pas d’un bien, mais on choisit plutôt de le remplacer par autre chose qui apporter davantage. Ce dépouillement laisse plus de place à la conscience; c’est un état d’esprit qui convie à apprécier, à savourer, à rechercher la qualité; c’est renoncer aux objets qui alourdissent, gênent et empêchent d’aller au bout de ses possibilités. « Ce n’est pas la richesse qui fait obstacle à la libération, mais l’attachement à la richesse; ce n’est pas non plus le plaisir que procurent les choses agréables qui est condamnable, mais le désir ardent de les obtenir, « écrit Schumacher (1).

    La simplicité volontaire, quand elle entraîne la non-utilisation ou la non-possession de quelque chose, implique un choix: ne pas adopter tel comportement ou ne pas acheter tel objet implique un autre choix qui procure aussi une satisfaction, ne serait-ce que celle d’être fidèle à ses principes et aux engagements qu’on s’est donnés.

    Choisir de ne pas utiliser tel service, de ne pas céder à telle mode, de consommer autrement et à moindre coût, tout cela relève d’actes de lucidité et de conscience et non de la fatalité. de toute façon, quand on s’engage volontairement sur cette voie alors qu’on sait qu’on pourrait faire autrement, on domine la situation au lieu d’être dominé par elle. Si la direction que l’on prend ne convient plus à un certain moment, il y est toujours possible de la rectifier. Ce n’est pas une décision irrévocable, relevant d’un radicalisme qui interdit quelque concession que ce soit ou d’une règle rigide de laquelle on ne peut jamais déroger. La simplicité volontaire et un chemin sur lequel on s’engage peu à peu, duquel on s’écarte parfois sans se morigéner; un chemin qu’on poursuit parce qu’il nous mène là où nous voulons aller, parce qu’il nous satisfait.

    Simplicité n’est pas non plus ascétisme; c’est même presque son antithèse. L’ascète se prive volontairement des plaisirs de la vie matérielle dans sa recherche d’une vie spirituelle plus intense: l’adepte de la simplicité volontaire ne fuit pas le plaisir ou la satisfaction, au contraire puisqu’il cherche à s’y épanouir pleinement, mais il a compris qu’il ne peut arriver par les voies que lui offre la société de consommation. « 

La simplicité volontaire, plus que jamais, Montréal, Ecosociété, p.235-236. de Serge Mongeau   

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Etre une crème sans être une poire

Posté par othoharmonie le 29 janvier 2014

 

images (4)S’affirmer pour ne pas s’effacer : soyez une crème sans être une poire

« Je suis trop gentil(le).»  C’est la sensation que bon nombre d’entre nous éprouvent lorsque notre amabilité paraît nous attirer plus d’ennuis que de reconnaissance. Mais alors, comment arrêter de se faire avoir sans devenir une peau de vache ?

« Je n’aime pas dire du mal des gens, mais, effectivement, elle est gentille. »
Cette géniale réplique de film exprime à merveille la méprise qui pollue les rapports humains dans nos sociétés hyper compétitives : être gentil semble parfois une démonstration de faiblesse, voire de bêtise. Cependant, rien n’est plus faux : la gentillesse est avant tout et fondamentalement une qualité ! Sans gentillesse, les rapports humains ne seraient régis que par la loi du plus fort, l’égoïsme et la brutalité. Bref, être gentil n’est pas en soi un problème.

Affirmation de soi
Le problème, en fait, c’est plutôt notre incapacité à nous affirmer. Notre difficulté à être nous-mêmes, pleinement. Dire : « tout ça, c’est moi ; moins que ça, ce n’est plus moi ; et c’est à prendre ou à laisser ». Et c’est encore plus vrai quand on rencontre quelqu’un : on a tendance à devenir le serviteur de l’autre, au lieu d’être le serviteur de soi-même.

Besoin d’être aimé et accepté
Nous avons besoin de sentir aimé et accepté. Et pour nous assurer de ne jamais manquer d’amour, on se brade, en pensant que si on est toujours disponible pour l’autre, l’autre ne va pas nous abandonner, on ne se retrouvera pas célibataire à nouveau. Mais c’est un leurre : non seulement c’est une façon très coûteuse (en temps, en énergie) de se faire accepter, mais le pire, c’est que dans le fond vous n’êtes pas dupe de votre propre mensonge : vous savez bien que lorsque vous êtes « trop gentil » on ne vous aime pas pour ce que vous êtes, sinon pour ce que vous faites.

« Non »
Comment y remédier ? Simplement en disant « non ». On peut rester gentil tout en disant « non ». La preuve ? Faites l’essai : dites « non » gentiment… Commencez petit à petit, dites « non » à de petites choses, à des gens qui ne sont pas si importants pour vous (un collègue, une voisine, etc.). Et puis, petit à petit, vous allez prendre confiance. Vous allez vous rendre compte que si l’autre ne peut pas supporter que vous lui disiez « non », c’est son problème, pas le vôtre. Et le meilleur, c’est quand vous observez que l’autre vous aime plus, et mieux, si vous êtes capable de lui dire non.

Respect de soi
Pourquoi ? Parce qu’ils ont en face d’eux une personne entière, un individu qui se respecte en tant que tel, qui dit « je veux ceci, je ne veux pas cela ; j’accepte ceci, je ne tolère pas cela », et pas une girouette, pas un(e) servant(e) empressé(e) de toujours satisfaire leurs exigences.

Soyez gentil, donc, mais d’abord gentil avec vous-même : écoutez-vous, faites ce dont vous avez envie, uniquement. Ayez le courage de votre liberté : la liberté de ne pas vouloir, la liberté de dire « non, pas ce soir », « non, pas toi », « non, merci ».

source MSN actu. 

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Les boissons « light » sont de faux amis

Posté par othoharmonie le 28 janvier 2014

Nul ne sait si la consommation régulière de faux sucre pourrait faire grossir, mais il semble désormais certain qu’elle n’aide pas à maigrir…

Le point.fr titrait aujourd’hui

Boire « light » pousse à manger davantage

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Toutes celles – et ceux – qui espèrent perdre du poids en se privant de « vrai » sucre vont être déçus en découvrant les résultats d’une étude menée par Sara Bleich et Julia Wolfson, chercheuses au département de santé publique de l’université Johns Hopkins à Baltimore (États-Unis). Dans l’American Journal of Public Health, elles démontrent que les Américains en surpoids qui consomment des boissons « light » mangent finalement plus que les autres. Et donc ne maigrissent pas. Mais attention, cela ne permet en aucun cas de dire que le faux sucre fait grossir.

Pour arriver à cette conclusion, les chercheuses ont étudié des données nationales – recueillies entre 1999 et 2010 – concernant les apports caloriques quotidiens de près de 24 000 personnes, représentatives de l’ensemble de la société américaine et réparties selon leur poids : moyen, élevé ou excessif (obésité). Cette « photographie » sur 24 heures de chacun des participants leur a permis de remarquer que la consommation de boissons allégées était inversement proportionnelle à la masse corporelle : elle passe même du simple au double entre les individus minces (11 %) et obèses (22 %).

Leurs travaux soulignent également que le fait de privilégier les produits « light » n’a pas de répercussions sur les apports caloriques totaux au cours de la journée. Et cela pour une raison simple : les personnes en surpoids et obèses s’autorisent à manger plus quand elles font « l’effort » de prendre des boissons sans calories (ou presque). Le surplus de nourriture n’est pas négligeable puisque les deux chercheuses estiment qu’il va de près de 90 kcal en moyenne pour les personnes en surpoids à plus de 190 kcal pour celles souffrant d’obésité.

Les édulcorants artificiels pourraient affecter le métabolisme

Le Dr Sara Bleich a expliqué à l’agence Reuters que le besoin de compensation pourrait être plus ou moins conscient, après avoir « économisé » des calories sur les boissons. De plus, « cette recherche, associée à d’autres études, montre que les édulcorants artificiels pourraient affecter le métabolisme ou les envies des gens, même si nous devons mener encore d’autres études », note-t-elle. En d’autres termes, le vrai sucre fait monter la glycémie, ce qui déclenche toute une cascade d’événements. Avec le faux sucre, le taux de sucre dans le sang ne change guère et le métabolisme pourrait être perturbé. Quant aux mécanismes cérébraux de la récompense, ils ne sont pas activés par les édulcorants. Le plaisir n’est pas au rendez-vous.

Alors que, selon le Los Angeles Times, « la consommation de boissons light est passée de 3 % des adultes en 1965 à 20 % aujourd’hui », Sarah Bleich met en garde contre ce marché florissant, principalement dirigé vers les personnes en surpoids ou obèses. Pour elle, le fait de privilégier les boissons light pour tenter de perdre du poids n’a vraiment aucun intérêt s’il n’est pas accompagné par une modification du régime alimentaire et donc une réduction des apports caloriques quotidiens. À cela il faut ajouter que la pratique régulière d’une activité physique, aussi, est indispensable pour perdre des kilos superflus.

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La Renaissance Spirituelle

Posté par othoharmonie le 27 janvier 2014

 

 



« Lorsque vous êtes inspiré par un grand but, un projet extraordinaire, toutes vos pensées brisent leurs liens: votre esprit transcende ses limites, votre conscience s’étend dans toutes les directions, et vous vous trouvez dans un nouveau monde merveilleux et grandiose. Les forces, les facultés, et les talents qui dormaient en vous s’éveillent, et vous découvrez que vous êtes un être infiniment supérieur à celui que vous avez rêvé d’être un jour ». Philosophe indien Patanjali


 arbre du jardin

 L’âme de l’humanité se réveille tranquillement, mais surement de son état de somnolence, d’impuissance et de déraison. L’énergie spirituelle afflue à un rythme de plus en plus élevé. Pour chaque conscience qui s’éveille mille autres s’éveillent. Nous sommes en pleine renaissance, en plein renouvellement. Le soleil de la pleine conscience, de la connaissance pure des lois de la vie, brille à l’horizon. La lumière du centre de l’univers brille de plus en plus et irradie la terre d’une conscience élevée, de sagesse et d’amour. Elle se fait persistante et agit sereinement dans le cœur des hommes.

La lumière de la vérité et de la vie perce l’obscurité telle une lame de feu. La vérité libère l’âme des êtres vivants de toute erreur, de toute manipulation, de toute ignorance et redonne confiance et courage à tous les porteurs de lumière. L’humanité a dû connaître et traverser ces épaisses ténèbres pour comprendre qu’elle n’est qu’au service de la lumière et que l’ombre symbolise l’absence de vie, d’amour, de sagesse et d’intelligence. L’obscurité n’amène que la noirceur et la désolation. Il y a certes des milliers de personnes qui sont au service de ce mal et qui croient à tort que le mal est plus fort, mais sans comprendre que cela fait partie du plan divin et qu’ils sont maintenant exposés à la puissance de la lampe de l’intelligence et de la droiture céleste.

Notre origine est céleste, nous sommes des particules d’énergie lumineuse et de conscience. Notre corps est un champ de forces qui radie de l’énergie comme une étoile. Ce n’est que le voile de notre conscience limité qui nous empêche de le voir. Notre corps et notre esprit sont pollués par toutes les croyances fausses, erronées et limitatives que les agents de l’ombre nous imposent. Leur seule arme véritable est la « Peur ». La peur rétrécit notre pouvoir et nous empêche d’être libres et vibrants de lumière, d’amour et de sagesse.

Toute croyance n’est qu’un champ de connaissances qu’elle soit vraie ou fausse. Toute croyance n’est qu’amas de pensée, d’idée et de concept. Tout est question de perception, mais encore faut-il qu’elle soit bien affutée. Sachons que notre arme est la lumière du cœur, qui est le Courage, la Confiance, l’Espérance, la Science exacte (non adultéré, ni trompeuse) et la Maîtrise de soi et des forces de la nature.

Soyons Courageux et Invincible face à l’adversité, face à l’opposant sachant que la peur n’est que le manque d’assurance. Nous nous régénérons dans la confiance, dans la vérité et dans la vie. Qu’avons-nous peur de perdre ? Nous avons tout à gagner, et le prix est notre liberté, notre délivrance, notre plein potentiel spirituel et matériel.

Fortifions notre cœur et notre esprit en nourrissant notre conscience de positif et seulement de positif et apprenons l’art de la conversion alchimique en changeant nos pensées négatives par des pensées positives de courage et de confiance. Chaque fois que nous substituons une pensée négative par une pensée positive nous renforçons le positif. Chaque fois que nous nous nourrissons de nouvelle pensée positive nous créons de nouveaux neurones dans notre cerveau, ce qui contribue à la transmission de pensée positive de lumières. Ceci étant dit, il ne s’agit pas de nier le négatif, mais plutôt de le transformer. Ne faisons pas l’erreur de nous mettre la tête dans le sable. Ce qu’il faut faire est de plutôt exposé à la pleine lumière l’obscurité, car la lumière irradie la noirceur comme un puissant faisceau lumineux.

Le monde tel que nous le connaissons est en pleine transformation. Nous avons connu la révolution industrielle et technologique, et maintenant nous faisons place à la renaissance spirituelle. L’Âge de l’Esprit, de l’Intelligence et de la Compréhension. Nous retrouvons nos origines et notre pouvoir créatif. En termes clairs, l’homme va continuer ses avancés technologiques, mais en y incluant la portion humaine, c’est-à-dire, le respect de l’homme et de la nature. Nous apprenons l’interconnections entre toutes choses grâce à la mécanique quantique (la science des particules élémentaires comme les électrons, protons, quantons).

L’éveil de l’homme ne veut pas dire que le monde est parfait et que la terre est devenue un paradis. L’éveil signifie que l’homme s’éveille à son ignorance, à son arrogance, à sa bêtise pour laisser place à l’intelligence du cœur et à ses qualités intérieures. La renaissance de l’homme passe avant tout par la découverte de son origine, de son pouvoir spirituel, de l’interdépendance et les principes d’harmonies, d’ordres et de vie à l’opposée de l’entropie (désordre). C’est seulement voir les choses avec le savoir exact et véridique sans intentions pernicieuses.

C’est de chercher à toujours retrouver l’équilibre de la nature en corrigeant tout désordre ou instabilité. Quand on pense par exemple aux inégalités sociales dans la répartition des richesses et de l’écart entre riche et pauvre, on se rend compte que cela est contraire à tout principe ou loi de la vie, qui elle est coopérative et égalitaire. L’homme doit comprendre que « le bien de l’individu passe par le bien de la société et que le bien de la société passe par le bien de chaque individu ». Ce qui forme la société ce sont les individus et non le contraire. Notre monde est formé par une « Grande pyramide » ou l’élite est au sommet et nous sommes en bas. Cette vision des choses est tout à fait à l’opposé de l’univers et de la vie ou toutes choses forment un « Grand cercle », toutes choses sont reliées, unies entre elles.

On se renouvelle constamment par de nouvelles compréhensions, par de nouvelles connaissances et expérience. L’avenir et la préservation de la planète et de la vie passe par la maîtrise et le savoir des principes déjà existant à l’origine de l’univers. On n’a qu’à penser à l’électricité pour se rendre compte qu’elle était présente depuis la fondation du monde et que l’homme a seulement appris a s’en servir, ce n’est pas lui qui l’a créé, mais bien la vie avant lui.

L’homme se croit supérieur à la nature alors que la nature est de beaucoup supérieure à l’homme. Pourquoi tant d’arrogance et d’effronterie de la part de l’humanité ? Nous avons beaucoup à apprendre de la nature et des lois de la vie. Tout ce que nous avons réussi à faire est de se créer un système artificiel et virtuel. En ce sens que tout système politique, religieux, économique et social ont été créés pour servir les intérêts d’hommes égoïstes, pour leur seul pouvoir personnel.

La vie nous dit que celui qui veut gouverner se fasse le serviteur des autres et qu’aucun homme ne doit être supérieur a un autre, car nous sommes tous de la même essence, nous somme tous uniques et égaux malgré nos petites différences à la surface. Chaque personne est « libre » d’être et de faire ce qu’il veut tout en étant respectueux d’autrui et du bien-être de tous et chacun. Le positif produit du positif, de sorte que tous puissent se baigner dans l’eau de la quiétude. Ce n’est que la peur qui nous empêche d’accorder cette liberté à tous et chacune. La peur, le doute et la suspicion sont des fruits pourris. Il faut travailler et œuvrer au bien, pour le bien et que dans le bien de tous et chacun.

Renouvelons notre esprit, notre intelligence et notre cœur dans le savoir et l’expérimentation de la vie. Soyons pleinement allumée, ouvert et confiant en nos capacités et talents latents. La spiritualité est la synthèse de la science de la psyché (de l’esprit) et de la science de la vie (nature). Ce n’est pas par de vagues discours ou de fausses croyances obscures que nous renouvelons notre esprit. C’est par un vrai travail mental et émotionnel que nous nous éveillons à la vie. C’est par la maîtrise de nos pensées, de notre imagination, de notre corps et de nos émotions que nous devenons des maîtres de nous-mêmes.

Le monde est plus connecté, interdépendant  et interrelié que jamais. Nous échangeons de l’information (pensée, parole, idée, image, vidéo, musique, fichier) que ce soit par internet, par les cellulaires, par les réseaux sociaux et les systèmes de réseaux sans fil et satellitaires. La Vie est échange et partage d’information, de pensée, d’idée et d’intelligence.

Le monde est en plein renouvellement, en plein changement et avance toujours vers un Avenir supérieur, vers un Devenir selon nos aspirations les plus profondes. Restons confiant, fort et courageux envers nos capacités à transformer ce monde. Tous et chacun contribuons de diverses façons à donner une nouvelle vie à cette terre, tous et chacun avons cette force en nous qui ne demande qu’à être utilisé pour notre bien et le bien commun de tous. La fin du vieux monde approche et la renaissance est à nos portes. Il ne suffit que d’ouvrir nos cœurs et nos esprits et agir en conséquence pour que l’on traverse la grande porte de notre liberté spirituelle.

Copyright © 2012 Melki Rish – Le Messager Spirituel. Tout Droits Réservés Dans Tous Les Pays

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Extrait de Bienvenue dans la 5è dimension

Posté par othoharmonie le 27 janvier 2014

5 couché de soleil derriére les arbreCroyez-vous qu’il soit possible de choisir la joie, la simplicité et la facilité à chaque instant, de ne plus « travailler fort » sur vous-même ? Et si, pour accéder aux dimensions supérieures, plutôt que de toujours travailler à éliminer vos   « noirceurs », guérir vos blessures intérieures et tenter de « tuer votre Ego », il vous suffisait de reconnaître l’Être merveilleux que vous êtes déjà? Se pourrait-il que vos défauts et vos faiblesses ne soient, en réalité, que des aspects lumineux de vous-même aspirant à être reconnus, acceptés et intégrés… afin de faire UN avec toutes les dimensions de votre Être ? Tout est déjà là, au dedans de vous, il suffit de dire OUI !! 

Or, vous le savez déjà, ceci n’est possible que lorsque vous parvenez à aligner tous vos corps subtils et transcender la dualité entre votre personnalité et votre Soi divin. Pour ce faire, il importe tout autant d’affirmer votre potentiel lumineux que d’accueillir vos ombres, les aspects mal-aimés de vous-même. 

Heureusement, vous pouvez compter sur les liens privilégiés qui vous unissent à votre propre Famille d’Âmes, les Guides et les Anges protecteurs qui vous accompagnent. Ceux-ci peuvent vous aider, tant dans l’accomplissement de votre mission d’incarnation qu’à travers les défis que vous avez à relever au quotidien; leur but, comme le vôtre, étant de fusionner chaque jour davantage avec Dieu présent en vous-même. 

Inspiré d’un atelier offert depuis plusieurs années, au Canada et en Europe, « Bienvenue dans la 5e dimension » vous propose, en « trois étapes faciles », de reconnaître et d’intégrer vos multiples dimensions à la fois existentielles et divines. Ainsi, au fil des chapitres qui suivent, vous serez invité à retrouver votre Puissance co-créatrice, mais surtout, à savourer pleinement l’état de Grâce infini qui s’empare de vous lorsque vous vous reconnectez à votre Quintessence divine. 

Bien entendu, la plupart des notions contenues dans ces pages vous seront sans doute « familières », puisqu’elles reprennent, vulgarisent et simplifient les grands courants de pensée actuels… dans le but avoué de les rendre plus accessibles, voire plus « cohérents » pour tout « Chercheur de Vérité », qu’il soit novice ou expérimenté.

 Vous verrez que tous les chapitres sont conçus approximativement de la même façon. Ils débutent tous par une métaphore ou un message de Bianca Gaïa reçu en channeling au cours des trois dernières années. Puis, le thème du chapitre est développé autour d’une illustration ou d’un tableau résumant succinctement les enseignements reçus, le tout accompagné d’exercices pratiques et d’exemples concrets pour permettre une meilleure compréhension des concepts élaborés. Tous les chapitres se terminent par une éloquente conclusion favorisant l’intégration du contenu dans toutes les dimensions de votre Être ou encore par une méditation guidée visant à bien « encrypter » ces enseignements dans votre mémoire cellulaire. 

Ayant pour titre « La Multidimensionnalité de l’Être », la première partie de ce « guide pratique vers l’Ascension » aborde « Les 5 dimensions de l’Être » les plus importantes à considérer pour retrouver l’équilibre et cultiver votre Bonheur au quotidien, de même que « Les 5champs énergétiques » qui leurs correspondent. Puis, nous procéderons à l’identification et l’activation de votre  « chakra gouverneur » afin de vous relier à la Famille d’Âmes à laquelle vous avez choisi d’appartenir en cette vie. Nous présenterons ensuite « Les 5 grandes Familles d’Âmes » décrites en channeling par Bianca Gaïa et, enfin, nous vous donnerons un aperçu quant à la façon idéale de maintenir un équilibre serein au cœur de votre quotidien. 

Toutefois, comme nous savons qu’il est parfois difficile de demeurer constamment en harmonie au fil des événements qui viennent nous affecter, nous allons donc parler, dans la deuxième partie, des hauts et des bas de « L’Expérience Humaine ». Nous verrons de quelle façon il est possible de composer avec les innombrables défis que nous devons surmonter au cours de notre vie. Nous découvrirons ainsi que tout se joue au niveau des « 5 dimensions du cerveau humain ». 

Ainsi, dans « Se mettre à l’écoute des messages de son corps », nous verrons comment évolue un problème de santé, selon le degré de tension et de « pression » que nous subissons. Ensuite, le chapitre « Vibrer dans l’Amour » nous aidera à faire le lien entre la Multidimensionnalité de l’Être et la manière dont notre corps réagit à certains blocages énergétiques.  

Nous aborderons par la suite, dans «  Les 5 façons d’aller chercher de l’énergie », une approche simplifiée des mécanismes de domination, tels qu’ils furent énoncés par James Redfield dans « La Prophétie des Andes » et nous explorerons des outils concrets nous aidant à transcender ces positions de vie défensives. Enfin, nous dégagerons les différences existant entre « Assurer sa survie ou vivre pleinement ». 

Même après des années de cheminement et de prises de conscience, il n’est guère aisé de se défaire définitivement de ses mécanismes primaires. Pourtant, nous savons bien qu’il est impossible d’ascensionner sans avoir préalablement réussi à intégrer absolument toutes les parties denous-même. Alors, pour nous aider à nous voir et à nous aimer tels que nous sommes, nous nous appuierons sur l’énigme suivante : une pièce de monnaie a-t-elle une valeur moindre du côté « pile » que du côté « face » ?  

Cette question toute simple met en lumière toute la difficulté que nous pouvons avoir à avancer et à reconnaître QUI NOUS SOMMES VRAIMENT. En bref, nous avons souvent l’impression que les parties de nous qui nous déplaisent et sont « imparfaites » à nos yeux, « entachent » ou minimisent l’impact de notre partie lumineuse, celle qui est déjà et qui a toujours été en harmonie au-dedans de nous.  

Nous aborderons donc, dans la troisième étape de ce cheminement personnalisé, la réalité suivante : en prenant conscience que tous les aspects présents en nous ne sont en fait que les deux côtés d’une même médaille, nous nous autorisons à nous accepter pleinement… Et, c’est en accueillant sans jugement « Les 5 étapes de l’Acceptation » que nous accédons à l’ultime phase de notre évolution terrestre : la Quintessence divine. 

Seront longuement expliqués dans les chapitres suivants les enjeux de « La pyramide de la dualité », qui révéleront clairement comment permettre aux divers aspects de notre personnalité de s’intégrer à notre véritable Lumière intérieure. Suivront des méthodes simples pour « Faire UN avec toutes les parties de Soi », puis, dans le chapitre intitulé «L’Expression divine co-créatrice », un aperçu de nos capacités réelles à faire émerger nos dons spirituels et nos facultés extrasensorielles, tout comme « Les Enfants de la Nouvelle Terre ». Nous terminerons par l’exploration des « 5 phases de l’Ascension » en tant que processus d’intégration de notre Soi co-créateur dans toutes les dimensions de notre Être. 

Une foule de conseils, d’exercices et de témoignages appropriés vous seront proposés pour soutenir votre démarche vers votre pleine réalisation, tant personnelle que collective.  Car n’est-ce pas ce qui rend ce Nouvel Âge si extraordinaire : le fait que le processus ascensionnel ne soit plus une question d’évolution individuelle mais bien planétaire ? Nous vivons un moment historique, grandiose, extraordinaire, et nous sommes privilégiés de pouvoir participer consciemment à cette Transformation ultime… 

C’est pourquoi, au nom de tous nos Frères et Sœurs stellaires, angéliques, terrestres et intraterrestres, en mon nom personnel et celui de Gaïa, je tiens à vous remercier pour votre ouverture, votre courage et votre persévérance à toute épreuve. Grâce à vous, déjà, tout s’est mis en place pour que les générations présentes et futures savourent l’Allégresse Éternelle, le cinquième « État d’Être » qui ouvre les portes du Ciel sur la Terre. 

Bienvenue dans la 5e dimension !

http://www.biancagaia.com

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L’intuition de dire merci !

Posté par othoharmonie le 26 janvier 2014

 

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Par David Ciussi


« Ici », dans ces instants simples et glorieusement terrestres, l’intuition ne me sert pas seulement dans les choses que je dois faire. Elle est révélatrice et unificatrice; elle apporte la paix et donne de la vigueur à mon corps. Elle n’est pas uniquement une « petite voix » qui me guide ou me conseille. Elle me plonge, entièrement, dans la révélation des lois de la nature tout entière.

L’intuition est une union intime avec le principe de l’Être, ressentie en chacun de nous ; c’est un moment de poésie qui rend la vie aimante, miraculeuse, qui nous aide, nous réchauffe et nous ouvre l’esprit, à la magie de la réalité immédiate, à la connaissance du vécu, à notre conscience. 

L’intuition de l’instant présent 
«Je respire, je souris, je vois une semence de pissenlit s’envoler. Le petit parachute continue son vol léger, si léger… Le cerisier n’en peut plus de générosité, je goûte le mouvement du désir d’aller à sa rencontre, de cueillir une de ces petites boules rouges extraordinaires… » Marie T. 

Lorsque je suis dans l’intuition de l’instant présent, je me sens unifié, en paix; chaque arbre, chaque oiseau, chaque lac ou montagne, devient comme un temple, où il fait bon remercier dans le silence. Ici le temps ne passe pas, il s’éternise en rendez-vous intimes et chose étrange, les souffrances ont disparu. Ma présence est d’une précision absolue et j’écoute la symphonie de la vie, comme on écoute du Mozart, mais sans en connaître le nom. Je redeviens comme un enfant. Je vois le monde à cœur ouvert, dans une intuition globale. Mon regard n’est pas usé par le passé; la joie colore tout ce que j’observe. Je vis libre de tout savoir mental, je découvre, explore et tourne la clé de l’intuition, dans un mouvement qui ouvre toutes les choses. Ensemble, mon cœur et ma pensée disent merci ! 

Dire merci ! 
Vous souvenez-vous de cet élan vital de dire merci à ce qui est présent ? Remercier apporte l’union totale avec la source de la vie, accéder à cette intuition, donne la vigueur du corps et l’élan de l’intelligence. Le vrai miracle, c’est de prendre conscience de tout ce qui est déjà là, déjà donné, au lieu de se plaindre ou d’espérer un avenir meilleur. 

Lorsque nous n’apprécions pas notre vie, en relation avec la réalité d’ici et de maintenant, nous souffrons car nous n’acceptons pas la réalité de la vie, comme elle se donne à nous. Des mécanismes cérébraux maintiennent, en nous, la souffrance de la séparation avec l’univers. Accéder à une union plus vraie, plus profonde de soi, avec la réalité intime des choses et des évènements, nous évitera de nous voir séparés. Notre corps et notre esprit sont un ensemble unifié, si on ne les sépare pas par « un moi », réactivé par le manque ou la souffrance. 

Amis, que vous manque-t-il dans cet instant? 
Et si nous remercions la vie, notre vie, et si nous remercions nos enfants, notre conjoint, nos frères et sœurs, nos parents, en leur disant que nous avons confiance en eux et qu’ils nous manquent lorsqu’ils ne sont pas là. 
Et si nous prenions un repas sans télévision, en prenant conscience que notre assiette est pleine. 
Et si nous prenions conscience que nous sommes en bonne santé. 
Et si nous marchions, comme quelqu’un qui retrouve l’usage de ses jambes, alors qu’il était dans le plâtre. 
Et si nous faisions un petit signe de la main, à un voisin ou à un passant, avec un sourire. 
Et si nous étions un peu imprévisibles, en accomplissant des actes de réconciliation, avec ceux que nous boudions. 
Et si nous nous aimions pour du vrai… 

David Ciussi. Pédagogue de l’Essentiel david.ciussi@numericable.fr 
www.davidciussi.net  prochains ateliers : – Atelier-Aventure 

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Amour pour soi

Posté par othoharmonie le 26 janvier 2014

 avec Isabelle St Germain

 « Retrouver l’Amour pour soi »

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Isabelle St Germain, avant toute chose, parlez-nous de votre parcours spirituel…
Tout a débuté à l’âge de 24 ans, j’ai commencé à découvrir la puissance de la transmission vibratoire dans une formation en parapsychologie, mais une petite voix me disait de poursuivre, qu’il y avait plus à découvrir. J’ai été attirée par l’énergie universelle et j’ai poursuivi avec le EMF et continué avec différentes techniques, mais au fond de moi, je savais que ce n’était pas tout à fait ça, qu’il manquait quelque chose de très important. J’ai cherché longtemps et un jour, je me suis levée avec un grand sourire et de nombreuses connaissances très intéressantes. Depuis ce temps, je suis enseignée par les Êtres de Lumière et j’ai finalement trouvé ce qui me manquait, l’Amour du Soi.

Le travail que vous faites est en quelque sorte une mission?
Je préfère dire que ce que je fais depuis maintenant 7 ans représente ce qui est inscrit dans mon livre de vie. En quelque sorte, je suis venue finaliser ce que j’avais commencé dans certaines incarnations passées. J’ai choisi avant d’arriver dans cette incarnation, tout ce qui se produit dans ma vie et j’en suis totalement responsable, le beau comme le moins agréable à vivre. Et c’est tous les jours que je travaille sur moi. Par la persévérance et la confiance en moi, je suis arrivée à garder la simplicité, mais à trouver l’équilibre.

En quoi est-ce vital de retrouver l’amour pour soi ?
L’Amour est l’élément essentiel à toute forme de perfection et de complétude. Sans amour du Soi, le corps se dégénère, l’émotionnel destructeur se met en action et les problèmes de santé commencent. Lorsque cette grande puissance d’Amour est intensifiée et reconnue, c’est toute la Magnificence de l’Être qui émerge et le corps retrouve la santé et cesse de se dégénérer à l’instant même. L’Amour permet d’aller au-delà de tout, car la guidance que nous recevons par notre cœur devient très claire et très précise.

Cela implique un travail sur nos croyances…
Mes guides de Lumière m’ont toujours dit de ne pas jeter mes croyances à la poubelle, de simplement regarder si celles-ci m’apportaient de la joie et du bonheur ou si elles me limitaient dans les désirs de mon cœur. Je peux modifier mes croyances lorsqu’elles ne m’épanouissent pas, mais à mon rythme, car rien n’est imposé. L’idéal est d’ouvrir les portes des croyances pour permettre de refaire des choix à partir du cœur et non plus parce que les parents nous les ont imposées.

Qu’est-ce que cela change dans notre quotidien de Co créer sa vie de façon consciente?
Cela nous permet de devenir responsables de tout, il n’y a plus de victimes. Tout ce qui se réalise dans notre vie est le fruit de nos pensées, nos paroles et nos gestes. La reconnaissance envers la route parcourue est essentielle, car c’est nous qui avons fait le chemin. L’estime, la foi et la confiance augmentent de jour en jour et la vie est beaucoup plus agréable puisque nos projets et désirs du cœur se réalisent plus facilement et plus rapidement.

Quel message pourriez-vous apporter à nos lecteurs?
Que tout part de nous, qu’en chaque personne se trouve une source intarissable d’amour et qu’à partir du moment où elle est reconnue, tout se transforme en nous et autour de nous. Que la vie est le plus beau cadeau que nous ayons reçu et qu’il est important d’accepter de vivre pleinement, peu importe ce que nous avons eu à traverser par le passé. J’aimerais que chaque Être humain, puisse un jour dire dans une grande ronde, que la Paix est enfin arrivée, car tous nous avons cru en l’Amour du Soi! Erreur ! Référence de lien hypertexte non valide.

+d’infos ici

Propos recueillis par Marjolaine Watelle.

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La Voie de la Sagesse

Posté par othoharmonie le 26 janvier 2014


(Version PDF) 

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        Après des années et des années passées à prier, jeûner et vivre dans l’indigence, un disciple se présenta humblement devant son guru : 

- Maître, affirma-t-il, je suis prêt à connaître l’Illumination. 

- Ah oui? répondit le vieux sage sans même ouvrir les yeux pour regarder celui qui se tenait devant lui. Eh bien, racontez-moi donc ce qui vous arrive. 

- Maître, dans un premier temps, j’ai appris à maîtriser mon corps. Par le yoga et la relaxation, je suis parvenu à espacer mes respirations et ralentir les battements de mon cœur, pour obtenir un état de paix intérieure et de calme infini. La faim et le besoin de sommeil n’ont plus de prise sur moi. Je peux méditer des jours durant sans bouger un seul muscle. 

- C’est très bien, répondit le saint homme sans broncher, mais encore? 

- J’ai aussi appris à maîtriser mes pulsions et mes émotions. La vue d’une belle femme ne me tourmente plus, la misère du monde ne m’affecte plus et les pleurs d’un enfant me laissent complètement froid. Je me contente d’être témoin de tout ce qui m’entoure et de prier avec ferveur afin que tout ceux qui vivent sur cette terre soient enfin soustraits à la souffrance ou aux illusions du manque. 

- Voilà qui a dû exiger beaucoup de renoncement de votre part, mon fils, renchérit le vieil homme avec un léger sourire dans la voix. Y a-t-il autre chose que vous aimeriez ajouter? 

- Oui, bien sûr, Maître. Je me suis longuement appliqué à faire taire toutes mes pensées, à annihiler tous mes désirs et à ne plus avoir d’opinion personnelle sur quelque sujet que ce soit. Sincèrement, je crois avoir réussi à me débarrasser de mon Ego et à vider mon esprit de toute forme de réflexion aliénante une fois pour toute. 

- Vous avez consacré toute votre vie à vous améliorer sans relâche, mon enfant, mais croyez-vous avoir accompli tout ce qui était en votre pouvoir pour mériter de devenir guru à votre tour? 

- Tout à fait, Maître. J’ai suivi tous vos enseignements à la lettre, pratiqué religieusement tous les exercices que vous m’avez appris, observé toutes vos règles de conduite et ce, sans défaut, depuis de longues années. Je suis prêt à parcourir les routes à mon tour pour prêcher la voie de l’accomplissement, telle que vous et vos prédécesseurs nous l’ont transmise… 

Le sage des sages poussa alors un long soupir. Ses paupières s’entrouvrirent et un flot de Lumière étincelante s’échappa de ses yeux. Muet de stupeur, le disciple tomba à genoux et se sentit tout à coup enveloppé d’un halo chatoyant pénétrant en lui par chaque parcelle de son être. Le guru se leva dignement et s’approcha de son élève. Il mit la main sur son épaule et, tandis que le jeune homme fût parcouru d’un chaud courant électrique, il lui murmura à l’oreille : 

- Si tu avais accompli tout ce que tu affirmes candidement devant moi, tu ne serais aucunement surpris par cette Lumière qui cherche à s’infiltrer jusqu’à ton cœur. Tu as oublié que tu n’es pas seul dans l’Univers et que tu vis, croît et respire avec tout ce qui EST. L’Illumination ne s’obtient pas par l’effort ou le mérite, mais bien par la Grâce divine qui te relie en Conscience avec toute la Création. Quand tu auras connu cela, alors toi aussi tu seras un Maître. 

Le disciple repartit tout penaud en se disant, bien humblement, qu’il lui restait encore une longue route à parcourir. Et le grand sage s’attrista encore plus, car il vit que son élève n’avait rien compris et qu’il cherchait encore à l’extérieur, dans les apparences et les illusions de ce monde ce qui, en fait, avait toujours été et serait toujours là, au plus profond de lui-même. »

 Et vous, parvenez-vous à entrevoir la Lumière qui brille derrière vos yeux? Ressentez-vous en vous la présence de cette Flamme divine qui aspire à embraser tout votre Être? Votre cœur danse-t-il de Joie en communion avec tout ce qui vit?                       

De plus en plus de thérapeutes et de Maîtres spirituels incitent les gens qu’ils côtoient à prendre le temps de se regarder dans le miroir chaque matin. Dans le but de mieux se connaître et d’apprivoiser qui nous sommes, quoi de mieux que de se regarder « dans le blanc des yeux »? 

Certaines personnes apprennent même à entrer en relation avec cette image d’eux-mêmes, là, dans la glace. Elles se disent bonjour, à quel point elles se trouvent belles, quelles sont les qualités qu’elles reconnaissent en elles-mêmes, etc. 

C’est un très bon exercice servant à la fois à surmonter sa peur du ridicule (oser se parler à soi-même à voix haute!) et à développer son estime de soi (se faire des compliments à soi-même rehausse la perception de l’on a de soi). 

L’ultime défi demeure cependant de parvenir à soutenir son propre regard, en silence, pendant plusieurs minutes. Il est facile de se contenter de s’accorder un regard bref et fuyant, de se sourire en ajustant son maquillage ou en se rasant de près. Mais c’est toute une autre histoire de fixer les yeux d’un autre… tout en sachant que ce sont les siens.

 On dit que les yeux sont le miroir de l’âme. Vous êtes-vous déjà demandé de quoi avait l’air votre âme, votre Essence divine? Serait-il possible de percevoir sa propre Lumière intérieure à travers son double, ce pâle reflet de soi-même emprisonné derrière cette surface polie? 

Oserez-vous tenter l’expérience? C’est très facile : il vous suffit de vous imaginer que Dieu lui-même pose sur vous son regard rempli d’Amour. Il vous contemple à travers vos propres yeux et vous percevez sa présence aimante à travers les vôtres. Une rencontre en toute intimité avec votre propre parcelle divine, pour découvrir la Lumière qui brille dans vos yeux lorsque vous vous sentez pleinement aimé, accepté et accueilli. 

Vos proches, les personnes que vous aimez le plus au monde, connaissent ce regard empreint de tendresse et de plénitude. Mais vous, vous êtes-vous déjà permis de vous aimer de cette façon? D’apercevoir ce nuage de bonté qui vous caractérise au fond de vos pupilles illuminées par un éclair de Joie et une Étincelle de Bonheur indescriptible… 

Un regard d’Amour sincère et durable envers soi-même est une excellente manière de goûter à la Plénitude en soi-même, d’accéder à l’Illumination de tout son Être : lorsque l’on découvre la présence de Dieu en soi, on ne peut plus jamais se percevoir de la même façon! 

Essayez-le, vous verrez bien!

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Extrait du livre « Bienvenue dans la 5e dimension »

par Bianca Gaïa/Diane LeBlanc, Éditions des 3 Monts, 2007, pages 235 à 237.
 « La Voie de la Sagesse » est aussi disponible sur www.biancagaia.com 
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éradication de l’arbre de la peur

Posté par othoharmonie le 24 janvier 2014

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Entretien entre l’observateur et l’être

L’observateur :

De mon point de vue, il me semble que la peur est une émotion viscéralement enracinée en moi.

L’être :

Je te propose d’assimiler la peur à un arbre comprenant de multiples racines, certaines récentes, d’autres très anciennes, venant nourrir de nombreuses branches et offrir autant de fruits, plus ou moins mûrs, plus ou moins véreux. Tu peux ainsi percevoir la nature polymorphe de la peur et toutes les faces qu’elle peut prendre.

Même si en tant qu’ego-observateur de la chose observée, tu connais de multiples peurs, une seule peur-racine est en réalité au cœur de l’arbre de la peur et elle est nourrie en permanence par tes pensées et tes désirs (ta nature propre), tes idées et tes conditionnements liées à ton histoire, ton vécu, tes identifications, tes images, tes rôles sociaux et familiaux. Le socle de l’ego-observateur que tu exprimes est la sève même de l’arbre de la peur.

Tu es cette racine-mère !

L’arbre de la peur donne à voir des émotions (branches) effectivement nées de racines ancestrales pré-enregistrées dans la structure corticale du cerveau : peur de mourir, peur d’être noyé, peur du feu, peur de l’éclair, peur de la nuit noire… Ces émotions pré-programmées sont solidement ancrées dans l’homme et déterminent notamment les réflexes immédiats de survie face à un danger imminent. Ces peurs-là sont viscéralement installées en toi en tant que mémoires archaïques prêtes à être activées à la première alerte d’agression externe. D’autres racines liées des situations sensorielles physiques, à l’inconnu ou à l’imaginaire vont développer des nutriments et nourrir ainsi des branches de peurs fondées sur l’illusion, la croyance, la subjectivité.

Ces racines et branches génèrent des fruits que l’on peut assimiler à des réactions nées des peurs et que tu mets systématiquement en place.

Concernant les fruits les plus  » pourris « , on peut facilement les identifier. Il s’agit de: la culpabilité, la dévalorisation narcissique, la colère, l’inhibition, l’opposition, la fuite, le combat, la violence, la guerre, le fanatisme… Le constat est là : toute peur de quelque nature qu’elle soit, qu’elle soit physique ou psychologique, peur d’être violenté, d’être agressé, d’être blessé ou de blesser moralement, peur de la solitude, peur de perdre quelque chose, ses biens, son emploi, son prestige, son image de marque ou quelqu’un, sa femme, ses enfants, ses parents, peur de manquer, de nourriture, de temps, peur d’être abandonné, de ne plus être reconnu, peur de ne plus être aimé, engendre ces fruits-là.

L’observateur : Qu’est-ce donc que la peur en réalité ?

L’être :

La peur est une réaction, un scénario créé de toutes pièces par toi-même en réponse à une situation de stress qui peut risquer de déstabiliser ta sécurité physique et/ou psychologique.

L’arbre de la peur se résume donc à une énergie polymorphe se traduisant par une série d’émotions fortes et intenses générant des réponses corporelles et réactives, une sonnette d’alarme qui se déclenche, suite à une menace semblant imminente, un corpus  » parlé  » de l’intérieur psycho-physiologique pour protéger ta sécurité et veiller sur ton intégrité physique.

L’observateur : Je serais donc moi-même l’arbre de la peur. Ne suis-je donc qu’un être pensé et non un penseur libre ?

L’être :

Nous y arrivons.

Un être pensé ? Non, certainement pas, car l’être est au-delà de la pensée. Une entité pensée ou une existence pensée, oui.

Par  » corpus parlé  » j’entends l’ego, l’observateur tronqué, filtrant toute son existence, passant au crible toute son existence à travers ses conditionnements personnels… En fait, le corpus  » parlé  » est le langage de ta personne, tout ce qui est généré par tes croyances-pensées-images-désirs-émotions, c’est-à-dire en réalité par ce  » tout toi-même « .

Il s’agit là de ton auto-construction névrotique dont le fonctionnement est répétitif, compulsif, quasiment inconscient, du moins dépourvu de conscience non duelle. L’ego est ta propre construction, ce disque pré-formaté qui te parle, Tu es en effet ton propre langage et c’est ce langage parlé qui te manipule, t’oriente dans les choix, t’impose ses peurs, ses croyances, qui te pense, qui te dicte ses volontés, qui te dit ce que tu dois ou ne pas faire, qui ne te consulte pas, qui agit de sa propre autorité. Tu es tel Pinocchio, un pantin de bois, sans vie mais existant, dont les fils sont tenus par les mains de Gepetto, l’ego.

L’arbre de peur n’est donc que ta propre construction, rien de plus, rien de moins. Il a une existence puisque tu lui donnes cette existence mais il n’a pas d’êtreté. Il existe tant que  » toi  » existes, et meurt avec l’émergence de l’être qui est libre et dépouillé de toute dépendance.

Au fil des années, tu as édifié ainsi les murs de ta propre prison. Cependant, la forteresse du moi peut se fissurer. Nous aborderons cette question.

Ton fonctionnement égotique est toujours le même, que tu vives ici en France, en Asie ou en Afrique. Il se réplique à l’infini et à satiété avec les mêmes symptômes. En situation de péril imminent, l’observateur que tu es met en place ipso facto, comme par réflexe  » parlé  » et compulsif inconscient, une observation conditionnée, ce qui génère les trois réponses les mieux appropriées pour  » te tirer à bon compte  » de ce risque majeur pour ton équilibre personnel: fuite, combat ou inhibition. Tu auras à faire le choix entre ces trois possibilités. Choix est un grand mot car en fait, il n’y a pas de choix.  » Tu  » n’as pas vraiment le choix. De toute autorité, sans conscience réelle et sans lucidité  » face à ce qui est, tu réagis et imposes une tactique d’affrontement face à la peur contractée par ta propre chaîne égotique.

Il fait nuit. Tranquillement installé dans le fauteuil du salon, tu lis la revue du 3ème Millénaire, absorbé dans cette lecture passionnante, dans la chaleur d’un feu de cheminée. Tout est réuni pour être dans un état de quiétude et de joie… Tu es seul et soudain, un bruit sourd retentit, pas très loin, à deux pas…. Le cœur battant, les muscles tendus, les mains moites et la respiration haletante, tu ne peux plus bouger. Tes sens sont en alerte : l’oreille tendue, l’œil tournoyant de la pièce à ce couloir d’où semble venir le danger… Puis en l’espace de quelques secondes, tu constates (visuellement) qu’une lampe a été renversée par ton chien pas très loin de toi. Tes muscles se détendent, ta respiration retrouve sa fluidité, ta gorge se dénoue… Te voilà sauvé, soulagé, prêt même le temps d’une seconde à crier inutilement après ce pauvre chien tellement tu as eu peur. Sécurisé, tu reprends ta lecture. Tu redeviens présent à l’instant, à ta lecture, à ton environnement. Tu souris. Tu perçois même les crépitements du feu dans le foyer, alors même qu’il y avait quelques secondes tu ne les entendais plus. Le bon sens a remplacé l’imagination. La réalité objective et sensible a balayé cette peur infondée, basée sur une impression virtuelle d’agression dans laquelle t’avait  » embarqué  »  » ton ego et t’avait éloigné un moment de l’instant, du présent à ce qui est.

Pourtant, pendant un bref instant, la peur a glacé ton sang comme si c’était ta dernière heure, et ce qui est s’était transformé en  » ce qui pourrait être « , ce que  » je crois être « …

Voilà comment tu fuis ce qui est et comment un simple bruit sourd t’a éloigné de la présence.

L’observateur : Comment fonctionne la circulation d’informations-réactions ?

L’être :

La plupart du temps, passé l’instant de la première mise en alerte, tu peux être ou non en mesure d’analyser rapidement la situation. Si le danger est confirmé, tu peux être tenté de fuir, de te cacher ou même de lutter lorsque la confrontation s’avère inévitable. Ce mécanisme de défense est d’autant plus efficace que tu mémorises durablement les évènements vécus et que tu veilleras par la suite à ne pas te retrouver dans une situation similaire. Te faire mordre, par exemple, par un chien enracine la peur profondément dans ta mémoire, vif souvenir qui te tiendra à distance de tout autre chien pendant un certain temps.

Le serpent de Joseph Ledoux (1994) illustre également bien l’action de ce circuit information – traitement – réponse. Tu marches tranquillement dans un bois et tout à coup tu vois ce qui te semble être un serpent. La voie courte va activer une réponse quasi-immédiate de ta peur. Tu vas avoir peur. Soit tu t’échappes en courant, soit tu vas chercher à combattre ce  » serpent  » imaginaire, soit tu restes pétrifié, figé devant  » l’animal dangereux  » virtuel. Par la voie longue, après une courte latence, l’information arrive à ton cortex visuel (lobes occipitaux) puis à ton cortex sémantique (lobes temporaux). Alors que le cortex visuel ne fait que percevoir et traiter l’objet en question en tant que forme dépourvue de  » nature « , le cortex sémantique traite l’objet et lui donne du sens, un sens qui peut être réel (c’est un serpent sans aucun doute) pour toi, ou imaginaire (mais non voyons, ce bâton est un serpent !), en tous cas un sens qui vienne te réconforter.

S’il s’agit bel et bien d’un serpent, ton cortex visuel renforcera l’action amygdalienne et maintiendra les réponses corporelles de fuite, de combat ou d’inhibition. S’il s’agit d’un bâton, l’action amygdalienne est freinée et les réponses corporelles s’estompent, attendu qu’en tant qu’observateur tu as pu te raisonner et faire acte de lucidité.

L’action amygdalienne a essentiellement un rôle de survie : il vaut mieux prendre le bâton pour un serpent et agir en toute sécurité plutôt que de risquer de prendre un serpent pour un bâton. N’est-ce pas ?

L’observateur : Pourquoi ai-je peur ?

L’être :

Pourquoi as-tu peur ? Du géranium au crabe, du poisson à la girafe, tu partages cette énergie d’émotion avec toutes les formes sensibles de la création. La peur, émotion ancestrale qui s’apparente à un réflexe de réaction face à une insécurité d’ordre vital, vient de la nuit des temps, remarquablement bien conservée dans ton cerveau par l’évolution au fil des millénaires. Elle offre aux espèces un moyen d’adaptation à leur environnement, par exemple typiquement en fuyant un prédateur, et joue ainsi un rôle fondamental pour leur survie. Elle prévient du danger, étant alors salutaire dans ce cas. Que ta peur soit panique ou petite frayeur, elle est chez toi tout en nuances et ne s’exprime pas seulement dans des situations dangereuses pour ta survie. Elle accompagne aussi ton quotidien dès que ta sécurité ou ton bien-être sont compromis. C’est bien souvent l’estomac noué que tu affrontes la solitude, la peur de mourir, l’inconnu, l’étranger, les araignées, les bandes de  » voyous  » circulant la nuit, l’obscurité dans une cité, la nuit dans le métro ou dans cette rue déserte, un entretien délicat ou tout simplement encore un discours à tenir en public.

Ta peur est partout et les ramifications et fruits de son arbre sont si multiples et variés.

L’observateur :La peur ne se résumerait donc qu’à une simple circulation entre une stimulation sensorielle et l’amygdale ?

L’être :

Le processus de circulation et d’installation du fonctionnement de la peur dans tes corps physique, émotionnel et mental, est bien plus complexe. On peut parler de véritables chemins de la peur.

     Les physiologistes ont en effet établi que l’énergie de peur prend naissance dans le cerveau au niveau de l’amygdale. Comme tu peux le constater, cette énergie peut envahir ton corps suite à une information sensorielle inattendue, un bruit sourd et inconnu, une couleur inattendue, une odeur bizarre, une ombre furtive ou une agression, un viol ou des coups… En quelques fractions de seconde, le message d’alarme est acheminé dans les profondeurs du cerveau jusqu’au système limbique, dénommé le cerveau des émotions. Là, dans cette petite structure appelée amygdale va naître l’énergie de peur. On a pu scientifiquement constater qu’une lésion de cette région suffit à supprimer la peur chez quelques patients, ce qui tendrait à prouver que cette glande est le pivot central qui gère le processus d’apparition de l’énergie de peur. Vers elle convergent les deux voies cérébrales qui signalent le danger et qui ont été abordées ici. Quant au bruit sourd qui m’a subitement arraché à ma lecture au coin du feu, faut-il réellement m’en inquiéter ? L’ai-je déjà entendu auparavant ? Et dans quel contexte ? Je vais donc plonger dans mes souvenirs. La voie longue, lente et élaborée va répondre au « justement possible » à ces questions. Elle dirige dans un premier temps l’alerte sensorielle vers le cortex qui attribue un sens au bruit, un claquement de porte ou la chute d’un objet par exemple, puis vers l’hippocampe qui fouille dans la mémoire à la recherche d’une situation similaire déjà vécue. Toutes ces informations confluent enfin dans l’amygdale.

      Ces deux voies se déroulent simultanément. Si finalement, la situation ne se révèle pas aussi dangereuse que le craignait mon instinct, le cœur cesse de s’emballer et j’en suis quitte pour une jolie petite frayeur. Si la peur est  » justifiée « , le système limbique, par l’intermédiaire de l’hypotalamus est alors activé. Il en résulte une excitation des glandes surrénales, émission de sécrétions hormonales dont la représentante la plus connue est l’adrénaline… Cette émission hormonale ne vise qu’à mobiliser l’organisme afin qu’il puisse répondre du mieux possible à l’agression rencontrée. Ces réponses s’expriment ainsi: le cœur se met à battre plus vite, la pression sanguine augmente et la respiration s’accélère rapidement. Le taux de glucose dans le sang s’élève, ce qui a pour effet de distribuer au cerveau et aux muscles davantage d’énergie pour faire face à la situation.

     Par conséquent, tes muscles se tendent, prêts à la course, à l’attaque ou à la paralysie, les jambes tremblent, tandis que ton système digestif, bien moins indispensable en pareille circonstance, ralentit. Par ailleurs tes pupilles se dilatent, témoignage de l’accroissement de ta vigilance ou plutôt de ta concentration. Tous ces organes qui s’activent simultanément produisent de la chaleur. Par conséquent et pour limiter toute surchauffe de l’organisme, la transpiration augmente, faisant parcourir l’échine de longs frissons et humidifiant les mains…

     Tous ces chemins de la peur t’appartiennent. Ils incarnent le mécanisme d’apparition de la peur en toi et de toutes tes réponses à celle-ci.

      Tu es donc l’observateur  » parlé « , le créateur de ta propre peur et en même temps le concepteur et la sève de l’arbre de la peur.

L’observateur : C’est donc ma propre nature égotique qui a donné vie à cet arbre de la peur et le nourrit en permanence. Je ne pourrai donc pas y mettre fin puisque  » je suis la peur « .

L’être :

Effectivement, tu es ce que tu bâtis. Ainsi l’observateur ego est-il la chose observée elle-même. Tu es ta propre création mais tu ne peux être ta propre dé-création.

L’éradication de l’arbre de la peur ne peut en effet résulter de ton action car tu es fondamentalement de nature réactive et compulsive. Aussi es-tu noyé dans l’océan tumultueux de tes chaînes de pensées et de désirs compulsifs… Les peurs se succèdent à une allure vertigineuse et se répliquent ainsi par toi-même depuis la nuit des temps. Tu es à la fois le véhicule, le moteur et le carburant mais la vraie conduite n’est pas réalisée par toi, même si tu t’es identifié illusoirement au conducteur… Mais comme tout véhicule, l’usure se fait sentir tôt ou tard et l’abandon de l’autorité et de la toute puissance de l’ego liée à la forme se produit un jour.  » Le conducteur  » (l’observateur) quitte l’identification à cet arbre-là de la peur et celui-ci s’effondre de lui-même, n’étant plus sustenté ni par les racines alors en putréfaction ni par les branches alors dévitalisées…

L’observateur : La peur peut-elle être engendrée par l’imagination ?

L’être :

Ton imagination est l’essence même de l’ego-observateur. Elle est fertile par nature. Aussi étant enfant vois-tu une forme de loup dans l’obscurité de ta chambre alors que ce n’est qu’un simple vêtement posé sur ton lit. Etant adulte, tu as peur d’une explosion atomique alors qu’un avion proche vient de franchir le mur du son. Cet homme à l’air patibulaire que tu vas croiser sous ce porche dans l’obscurité va certainement t’attaquer. Tu changes de trottoir !

L’imagination joue sa partition sur le registre de l’émotion, engendre une crainte, voire une frayeur ou une terreur-panique. Il suffit de crier  » alerte à la bombe  » dans le hall d’une gare ou  » Il y a le feu dans l’immeuble  » pour te voir saisi par la peur. Que s’est-il passé en réalité ?

Ton mental s’est approprié cette information et l’a chargé de sens. Le langage du mental qui te caractérise est essentiellement sémantique. En tant qu’ego-observateur tu ES langage et représentation mentalo-sensori-motrice.

L’observateur : Ne suis-je donc qu’une création mentale ? Une existence illusoire ?

L’être :

Sourires… Espérais-tu être autre chose ? Tu existes vraiment, tout comme ta peur existe mais elle n’est pas ! Exister est une chose, être n’est pas une chose.

Le langage existe mais n’est pas, de par le simple fait de sa nature de concept  » sur  » la vie. Un concept sur la vie n’est pas la vie. Le mot traduit (d’ailleurs bien incomplètement) la chose qu’il cherche à représenter ou à symboliser, mais n’est pas cela. Le symbole est-il l’essence de l’être ou sa représentation ? La peur est un concept, un leurre, une fantaisie créée par l’ego. De même, le langage qu’est l’ego ne peut tout au plus qu’émettre un parfum bien ténu de l’être.

Effectivement, tu es ce que tu penses, ce que tu ressens, ce que tu crois, ce que aimes ou détestes. Tu es ta peur, tu es ta représentation du monde. Tu es cette existence existant sans êtreté, enchaîné aux modèles pré-formatés de la forteresse de l’ego cimentée par les mémoires, l’histoire, les acquis, les images, les mots, les émotions… dont les murs sont si épais qu’aucune lumière ne peut y pénétrer. Une forteresse érigée sur du sable, prête à s’écrouler, alors même qu’à chaque pan de mur qui s’effondre je me hâte de le reconstruire inlassablement. Que d’énergie gâchée !

L’ego est création mentale. Comment pourrait-il en être autrement ? Tu es une construction pensée sans aucun penseur libre acteur de son propre changement.

Ecoute plutôt ce qui se passe lorsque tu es envahi par l’énergie de peur. Tu voyages en avion au-dessus de l’Atlantique. Tu entends à mots couverts les mots suivants:  » Il paraît qu’un attentat à la bombe est possible en cette période de terrorisme international « . Ces mots résonnent comme un écho insoutenable à l’intérieur de toi. Tu te remémores soudain cet accident inexpliqué de la semaine dernière au-dessus d’un aéroport européen. Les chemins de ton imaginaire se sont tracés d’eux-même une voie dans laquelle la frayeur va s’engouffrer. Il n’en faut pas plus pour que la panique te gagne. Ton avion va exploser. Ca ne fait aucun doute. Il faut que j’envoie vite un message à mes proches pour leur dire combien je les aime. Tu sors la photo de ta famille, envoie un SMS à ta femme…

Que s’est-il passé ? Sentant un danger immédiat, ton ego s’est mis sur le champ en mouvement, a puisé avec la rapidité de l’éclair dans tes mémoires et bases de données corticales, les informations nécessaires à la compréhension-interprétation de ce qui est en train de se passer… alors même que rien ne s’est encore passé !

Très rapidement, tu échafaudes un scénario, un plan de fuite, de combat ou d’inhibition, tout cela simplement à partir de quelques mots identifiés comme représentant un risque majeur d’atteinte à ta sécurité physique.

Tu constates alors que tu n’es que réaction.

Montée d’adrénaline, empoisonnement énergétique des glandes endocrines, paralysie et ou sur-activation des réseaux de libre circulation physico-chimique et ethérique de tes corps (physique et autres). Néanmoins, cette réaction va produire une vent de panique, accompagnée des ingrédients habituels (les fruits de l’arbre de la peur) propres à la terreur : réactions de violence, d’agressivité, d’inhibition ou de prostration, voire réaction de contrôle du stress dans le meilleur des cas et de gestion lucide de la situation.

On a déjà vu des personnes conserver leur sang-froid, sortir de leur egocentrisme, mobiliser leur énergie à sauver d’autres personnes… Durant quelques instants, l’observateur s’est effacé de l’avant-scène, son autorité est tombée. L’énergie de peur s’est  » transmutée  » en énergie de courage… Les fruits de cet arbre-là se nomment alors: lucidité, perception immédiate, calme, sagesse, action juste. Bien évidemment, il ne s’agit plus de l’arbre de la peur, ici écroulé un instant, mais bien de l’arbre de l’être non soumis à l’autorité et à la toute-puissance de la peur égotique. Cette dernière est momentanément suspendue et se retrouve reléguée à l’arrière-scène.

Le constat habituel est que, du seul point de vue de la conscience égotique, toute peur s’évanouit avec la connaissance et la mise en lumière des causes qui l’ont engendrées, mais elle ne disparaît pas pour autant de l’arrière-plan. En effet, ce n’était qu’une fausse alerte.  » Ouf ! j’ai eu peur. Je l’ai échappé belle « .

Que se passe-t-il en réalité ?

La sécurité physique et psychologique étant sauvegardée, l’énergie de peur continue à traverser l’observateur mais n’impose pas d’installation dans la conscience. Il n’y a pas de  » saisie  » de la part de cette émotion de peur qui transperce alors l’ego en se mettant quelques temps dans l’ombre de l’avant-scène du plan conscient duel de la pensée. La lumière de la conscience non duelle passe à l’avant-scène et ne permet pas cette  » saisie « . La peur est toujours là, néanmoins, derrière le voile. Elle s’est temporairement retirée de la conscience, mais elle veille, pas très loin, prête à resurgir à la première occasion dès que ma vigilance et ma présence à l’instant s’émoussent.

L’observateur : Puis-je être libre de toute peur ? Puis-je décréer ce que j’ai créé ?

L’être :

La mouche prise dans la toile d’araignée et terrorisée à l’idée d’être dévorée peut-elle s’en libérer ? Avec un peu de chance…

Seule la mort la libérera de sa peur, c’est certain. Sourires.

N’en va-t-il de même avec l’observateur ?

Tant que l’observateur  » observe  » la chose observée à l’extérieur de sa propre création, tant que la vision duelle est le mode de fonctionnement de la conscience, aucune liberté n’est possible.

Il n’y a pas de différence entre l’observateur (l’ego) et la chose observée, comme il n’y a pas de différence entre celui qui crée (l’ego) et la chose créée (la peur). L’un alimente et nourrit l’autre et vice et versa.

Le  » Je  » auquel tu es identifié, ne peut donc mettre fin à la peur. Il ne peut s’en défaire ni en être libre.

 » Je suis le monde  » nous dit Krishnamurti. Je suis donc la peur, tout comme  » je suis  » l’amour, la joie, la haine… Je suis cela même que je génère.

L’observateur : Même si je veux être libre de toute peur, je ne peux donc l’être puisque ma nature est peur ?

L’être :

C’est tout à fait cela.

La liberté, de quelque nature qu’elle soit, n’est pas affaire de volition ni de souhait, de volonté ou de désir personnels car elle ne concerne pas la personne. Le masque reste un masque. Mais qui est donc derrière le masque ? N’est-ce pas cela la vraie question ?

L’ego peut-il répondre ou même seulement envisager cette question ?

La liberté ne surgit qu’avec l’attention à ce qui est et l’ego est tout ce que tu veux être sauf attention et vigilance à ce qui est.

Lorsque la conscience née d’un regard déconditionné pointe vers l’Un, il se produit un transfert de cette conscience en la présence non duelle à ce qui est. La peur peut alors circuler et  » l’ultime-je  » en est totalement libre, car l’énergie de peur ne trouve pas de sphère, de corpus, de coque en lesquels elle peut se poser.

L’observateur : Puis-je entrer en contact avec la peur et l’observer ?

L’être :

Entrer en contact avec la peur, c’est tout d’abord, l’accueillir et non la rejeter comme quelque chose que tu cherches à fuir, quelque chose dont tu dois à tous prix te débarrasser.

Mais  » qui  » va entrer en contact avec la peur ? Est-ce le censeur, le contrôleur, l’analyste ? Si tel est le cas, le regard sera faussé, travesti, erroné et aucun changement radical à 180° ne se produira. La peur sera toujours là. Elle sera comprise intellectuellement, raisonnée, contrôlée mais elle sera toujours là, tel un poison.

Il te faut renoncer à la rejeter ou à la raisonner. Le mental ne peut être évidemment pas le bon partenaire pour entrer en contact avec la peur.

Il ne s’agit pas d’observer la peur car observer c’est séparer l’observateur de la chose observée. Or les deux sont la même entité !

Il s’agit d’être à l’écoute active de la peur. Mais cette écoute active n’est pas le fait du mental ou de l’intellect, ces deux instruments-là étant réactifs et non actifs. Un instrument n’est qu’un instrument. Est-il possible de te rendre sur Vénus ou Mars en TGV ? De même, le mental est un outil limité à son propre champ d’investigation et ce champ-là répond parfaitement aux besoins de l’ego: analyse, satisfaction des désirs, émissions des pensées, des idées, des concepts, stockage des mémoires, etc.…

Mais sommes-nous ici sur le même plan d’investigation ?

L’observateur : Qu’est-ce qu’écouter ? Dois-je faire un effort ?

L’être :

Écouter ne demande aucun effort. Tout effort implique un conflit entre deux voies opposées et écouter est justement la voie non duelle, bien que le terme de  » voie  » ne soit pas ici bien appropriée. Tout effort éloigne de l’être et renforce les chaînes de l’ego.

Écoute la peur ! Elle te confie ses secrets et contient les modalités de sa propre éradication. Seras-tu à l’écoute ou sourd à son discours ? Elle te parle. Elle exprime tel un symptôme extérieur, ce qu’elle est  » en interne « . Entre donc dans la peur sans peur et laisse-toi pénétrer par cette énergie.

N’aie aucune crainte à l’accepter. Tu as plus à craindre de l’analyse de la peur que de l’énergie de la peur brute elle-même.

Pour une fois, regarde (non pas observe ou analyse) comme si c’était la première fois que tu regardais comment la peur se manifeste. Vois les circuits qu’elle emprunte, les émotions qu’elle fait resurgir en toi. Écoute ce qu’elle te dit, la part d’imagination dans laquelle elle cherche à t’emmener, les sueurs froides qu’elle génère dans ton corps, les accélérations cardiaques qu’elle déclenche, les émotions qu’elle suscite, mais surtout ne fais que regarder d’une vision globale, uniciste, sans te laisser récupérer par l’énergie duelle du mental analytique, sans t’attarder sur tel ou tel aspect, telle ou telle facette de la peur. Ta vision doit être holistique, sans quoi le mental récupère ta conscience et une partition dualiste se rejoue encore.

Regarde le déploiement de l’arbre tout entier de la peur. Savoure les fruits, jouis de ses parfums, de ses senteurs, de ses émanations… Regarde avec joie tous ses chemins, directs et dérivés, toutes les traverses qu’elle emprunte, tous les obstacles qu’elle prend plaisir à dresser devant ta conscience.

Ton regard sur la peur doit être total et embrasser d’un seul regard toutes ses créations, toutes ses racines.

A un certain instant, ce n’est plus la peur que tu regardes. Tu ne regardes plus rien. Tu deviens regard. Ton regard  » doit être  » désintéressé de tout résultat. Tu n’es que regard. Tu n’es que présence à ce qui est et ce qui est est là. Il n’y a rien d’autre à  » faire  » car être n’est pas faire, attendre ou vouloir. Aucun changement n’est envisagé. Le regard est lui-même son propre changement. Écouter est un art. Écoutes-tu ? La liberté est écoute à ce qui est.

Dans l’écoute, la peur traverse l’être mais ne s’installe pas car il n’y a pas de lieu d’installation. Il n’y a personne pour se l’approprier. A cet instant-là, la peur n’est qu’énergie au même titre que toute autre énergie. Tu n’es que regard sans personne pour regarder. Quand la peur te traverse sans t’habiter et que le regard est présent, tu es joie.

L’observateur : Une dernière question. Il y a quelques temps, un de mes amis s’est retrouvé accidentellement devant un alligator. Il s’est enfui à toutes jambes. Était-ce de la peur ?

L’être :

Rires. C’était de l’intelligence !

Écrit par Serge Pastor 

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les couleurs sont des « vécus

Posté par othoharmonie le 24 janvier 2014

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    « Le bleu semble « céder à notre regard » dit Goethe. Au contraire, le rouge « s’enfonce dans l’oeil » dit encore Goethe. Le rouge « déchire », le jaune est « piquant » dit un malade de Goldstein. D’une manière générale on a d’un côté avec le rouge et le jaune « l’expérience d’un arrachement, d’un mouvement qui s’éloigne du centre », d’un autre côté avec le bleu et le vert celle du « repos et de la concentration ». [...]

La couleur, avant d’être vue, s’annonce alors par l’expérience d’une certaine attitude du corps qui ne convient qu’à elle et la détermine avec précision : « il y a un glissement de haut en bas dans mon corps, ce ne peut donc pas être du vert, ce ne peut être que du bleu ; mais en fait je ne vois pas de bleu » dit un sujet. Et un autre : « J’ai serré les dents et je sais par là que c’est du jaune ». Si l’on fait croître peu à peu un stimulus lumineux à partir d’une valeur subliminale, il y a d’abord expérience d’une certaine disposition du corps et soudain la sensation se continue et « se propage dans le domaine visuel ». [...]

Ainsi avant d’être un spectacle objectif la qualité se laisse reconnaître par un type de comportement qui la vise dans son essence et c’est pourquoi dès que mon corps adopte l’attitude du bleu j’obtiens une quasi‑présence du bleu. Il ne faut donc pas se demander comment et pour quoi le rouge signifie l’effort ou la violence, le vert le repos et la paix, il faut réapprendre à vivre ces couleurs comme les vit notre corps, c’est‑à‑dire comme des concrétions de paix ou de violence. Quand nous disons que le rouge augmente l’amplitude de nos réactions, il ne faut pas l’entendre comme s’il s’agissait là de deux faits distincts, une sensation de rouge et des réactions motrices, ‑ il faut comprendre que le rouge, par sa texture que notre regard suit et épouse, est déjà l’amplification de notre être moteur.

Le sujet de la sensation n’est ni un penseur qui note une qualité, ni un milieu inerte qui serait affecté ou modifié par elle, il est une puissance qui connaît un certain milieu d’existence ou se synchronise avec lui. Les rapports du sentant et du sensible sont comparables à ceux du dormeur et de son sommeil : le sommeil vient quand une certaine attitude volontaire reçoit soudain du dehors la confirmation qu’elle attendait. Je respirais lentement et profondément pour appeler le sommeil et soudain [...] le sommeil visé jusque‑là comme signification, se fait soudain situation. De la même manière je prête l’oreille ou je regarde dans l’attente d’une sensation, et soudain le sensible prend mon oreille ou mon regard, je livre une partie de mon corps, ou même mon corps tout entier à cette manière de vibrer et de remplir l’espace qu’est le bleu ou le rouge.

Comme le sacrement non seulement symbolise sous des espèces sensibles une opération de la Grâce, mais encore est la présence réelle de Dieu, la fait résider dans un fragment d’espace et la communique à ceux qui mangent le pain consacré s’ils sont intérieurement préparés, de la même manière le sensible a non seulement une signification motrice et vitale mais n’est pas autre chose qu’une certaine manière d’être au monde qui se propose à nous d’un point de l’espace, que notre corps reprend et assume s’il en est capable, et la sensation est à la lettre une communion. »

 Phénoménologie de la perception, Tel 1978, p. 243‑245.] par Maurice Merleau-Ponty

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leçon de vie : Etre Soi n’est pas un acquis

Posté par othoharmonie le 22 janvier 2014

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leçon de vie : Etre Soi n’est pas un acquis


     Je voudrais vous faire pénétrer avec moi dans la description de certaines choses que j’ai apprises au cours des milliers d’heures que j’ai passées à travailler dans l’intimité d’individus en détresse.

Je voudrais insister sur ce point : ce sont des enseignements qui ont une signification pour moi. J’ignore s’ils seraient valables pour vous. Je n’ai nullement l’intention de présenter des recettes mais je sais, pour ma part, que, chaque fois qu’une autre personne a bien voulu me parler de ses options personnelles, j’y ai gagné quelque chose, ne serait-ce que le fait de constater la différence qu’elles présentent avec ma propre orientation. Ainsi est-ce dans cet esprit que je vous soumets les expériences d’apprentissage que voici.

J’ai la certitude que, chaque fois, elles se sont manifestées dans mes actes comme dans mes convictions profondes bien avant que je n’en aie pris conscience. Sans doute est-ce un apprentissage dispersé et incomplet. Tout ce que je puis dire, c’est qu’il a été très important pour moi et qu’il continue de l’être. J’en tire sans cesse des enseignements nouveaux. Il m’arrive souvent d’agir sans en tenir compte, mais je finis toujours par le regretter. Il m’arrive aussi fréquemment devant une situation nouvelle, de ne pas m’apercevoir de l’usage que je pourrais faire de mes expériences.

Ces expériences ne sont pas figées. Elles changent constamment. Quelques-unes semblent s’imposer avec plus de force, d’autres paraissent moins importantes, mais toutes sont signifiantes.

     Je préfacerai le récit de chacune de ces expériences par une phrase qui suggère sa signification personnelle. Ensuite je la développerai un peu. Les pages qui suivent ne comportent guère de plan précis, sinon que les premières expériences concernent surtout les relations avec autrui. En voici quelques-unes qui s’insèrent dans la catégorie de mes valeurs et de mes convictions personnelles.

    Je citerai pour commencer plusieurs exemples d’apprentissage signifiants qu’on pourrait qualifier de négatifs. Dans mes relations avec autrui, j’ai appris qu’il ne sert à rien à long terme, d’agir comme si je n’étais pas ce que je suis. Il ne sert à rien d’agir avec calme et gentillesse alors qu’en fait je suis agacé et enclin à la critique. Il ne sert à rien de prétendre connaître des réponses qu’en réalité je ne connais pas. Il ne sert à rien d’agir comme si j’éprouvais de l’affection alors qu’en réalité je me sens hostile. Il ne sert à rien d’agir comme si j’étais plein d’assurance si, en réalité, je me sens craintif et incertain. Même au niveau le plus simple, ces constatations restent valables, ainsi il ne sert à rien d’agir comme si j’étais en bonne santé quand je me sens malade.

   Tout ceci revient à dire, en d’autres termes, que je n’ai jamais trouvé utile ni efficace, dans mes rapports avec autrui, d’essayer de maintenir une façade, d’agir d’une certaine façon à la surface, alors que j’éprouve au fond quelque chose de tout à fait différent. Ce genre de comportement, à ce que je crois, ne me rend pas efficace dans mes efforts pour établir des rapports constructifs avec d’autres individus. Je dois cependant ajouter que, si je pense avoir appris qu’il en est ainsi, je n’ai pas toujours complètement profité de cette conviction. En effet, il m’apparaît que la plupart des erreurs que j’ai pu commettre dans mes relations interpersonnelles, tous les échecs que j’ai subis dans mes efforts pour aider d’autres personnes, s’expliquent par le fait que, par une réaction de défense, mon comportement se plaçait dans un certain sens à un niveau superficiel, alors qu’en réalité, j’éprouvais des sentiments contraires.

   Une seconde expérience pourrait s’exprimer ainsi : mon intervention est plus efficace quand j’arrive à m’écouter et à m’accepter et que je puis être moi-même ; j’ai l’impression que, avec les années, j’ai appris à devenir plus capable de m’écouter moi-même, de sorte que je sais mieux qu’autrefois ce que je ressens à un moment précis – j’ai appris à reconnaître que j’éprouve bien envers un certain individu un sentiment de colère ou de rejet, ou au contraire que je me sens, vis-à-vis de lui, plein de chaleur et d’affection, ou bien encore que je m’ennuie et que ce qui se passe a cessé de m’intéresser, ou que je désire comprendre un individu, ou enfin que j’éprouve un sentiment d’anxiété ou de crainte dans mes rapports avec lui. Ces différentes attitudes sont des émotions que je crois pouvoir écouter en moi. On pourrait dire, en quelque sorte, que j’ai appris à bien vouloir être ce que je suis. Il m’est devenu plus facile de m’accepter comme quelqu’un de très imparfait et qui certainement ne fonctionne pas toujours comme j’aimerais qu’il le fît.

    Sans doute tout ceci peut sembler une étrange voie à suivre. Elle me parait cependant valable à cause de ce curieux paradoxe qui fait que c’est au moment où je m’accepte tel que je suis que je deviens capable de changer. Je crois que c’est là une leçon que j’ai apprise autant au contact de mes clients qu’à travers mon expérience personnelle : à savoir que nous ne saurions changer ni nous écarter de ce que nous sommes tant que nous n’acceptons pas profondément ce que nous sommes. C’est alors que le changement se produit, presque à notre insu.

   Une autre conséquence de cette acceptation de moi-même est que les relations deviennent réelles. Et ce qu’il y a de plus passionnant, c’est qu’elles ont quelque chose de vital et de signifiant. Si je puis accepter le fait que je suis agacé ou ennuyé par un client ou par un étudiant, je suis aussitôt mieux disposé, selon toutes probabilités, à accepter les réactions que provoque mon attitude. Ainsi je parviens à accepter le changement dans l’expérience et dans les sentiments qui se manifestent en moi comme en lui. Les relations réelles ont tendance à changer plutôt qu’à demeurer statiques.

    Ainsi, mon efficacité s’accroît si je me laisse être moi-même dans mes attitudes, si je connais et accepte comme un fait les limites de mon endurance et de ma tolérance, ou si je m’aperçois que j’ai le désir de former ou de manipuler l’autre, et que je reconnais ceci comme un fait en moi. Je voudrais être capable d’accepter ces sentiments aussi aisément que les sentiments de chaleur, d’intérêt, de tolérance, de bonté, de compréhension, qui eux aussi sont une partie intégrante de ma personnalité. Ce n’est que lorsque j’accepte toutes ces attitudes réelles comme faisant partie de moi-même, que mes relations avec l’autre deviennent ce qu’elles sont et peuvent dès lors croître et évoluer avec le plus de facilité.

    J’en arrive maintenant à une expérience fondamentale qui a pour moi une très importante signification. Je pourrais l’exprimer comme suit : J’attache une valeur énorme au fait de pouvoir me permettre de comprendre une autre personne. La façon dont je formule cette constatation peut vous paraître étrange. Faut-il donc se permettre de comprendre une autre personne ? Je le crois. Notre première réaction lorsque nous entendons parler quelqu’un est une évaluation immédiate, un jugement plutôt qu’un effort de compréhension. Si une personne exprime un sentiment, une attitude ou une opinion, nous avons tendance à penser aussitôt <C’est juste>, ou <c’est stupide> ; ou encore <c’est anormal>, <ce n’est pas raisonnable >, <c’est faux >, <ce n’est pas bien>. Il est rare que nous nous permettions de comprendre exactement le sens qu’ont ses propres paroles pour celui qui les exprime. Il me semble que cela provient de ce que la compréhension comporte un risque. Si je me permets de comprendre vraiment une autre personne, il se pourrait que cette compréhension me fasse changer. Or, nous avons peur du changement. C’est pourquoi je dis qu’il n’est pas facile de se permettre de comprendre un individu, d’entrer entièrement, complètement et avec sympathie dans son cadre de référence. C’est aussi quelque chose de très rare.

    La compréhension d’autrui est doublement enrichissante. Lorsque je travaille avec des clients angoissés, je me rends compte que le fait de comprendre le monde étrange où vit l’individu psychotique, de comprendre et de sentir les attitudes d’une personne incapable de supporter la situation tragique où elle se trouve, ou encore de comprendre un homme qui se sent indigne et inférieur, tout cela m’enrichit d’une façon ou d’une autre. Ces expériences produisent en moi des changements qui font de moi quelqu’un de différent et, me semble-t-il, de plus sensible. Plus important encore : ma compréhension de ces individus leur permet de changer eux aussi, d’accepter leurs propres craintes, leurs idées bizarres, leur sentiment du tragique de la vie et leur découragement ainsi que leurs moments de courage, de bonté, d’amour et de sensibilité. C’est leur expérience aussi bien que la mienne que lorsque quelqu’un comprend ces sentiments à fond, il lui devient possible de les accepter en lui-même. Ils constatent alors un changement dans leurs sentiments et dans leur propre personne. Qu’il s’agisse de comprendre une femme qui croit littéralement à la présence dans sa tête d’un crochet au moyen duquel les autres la conduisent où ils veulent, ou d’un homme qui croit que personne autant que lui n’est isolé et séparé de tous, cette compréhension a pour moi une valeur certaine. Par-dessus tout, et c’est là l’essentiel, le fait d’être compris a, pour les individus, une valeur positive.

   Voici une autre expérience que je considère comme très importante : c’est pour moi un enrichissement que d’ouvrir des voies de communication qui permettent aux autres de me faire part de leurs sentiments et de leur univers tel qu’ils le perçoivent. C’est parce que je sens tout ce que m’apporte la compréhension que je cherche à faire disparaître les barrières qui existent entre les autres et moi-même, afin que, s’ils le désirent, ils puissent se révéler plus complètement à moi.

   Dans la situation thérapeutique, il y a plusieurs manières d’aider le client à communiquer ce qu’il éprouve. Par mes propres attitudes, je puis créer dans nos rapports une sensation de sécurité grâce à laquelle la communication devient plus aisée. Une attitude de compréhension assez sensible pour le voir tel qu’il se voit lui-même et l’accepter comme ayant ces perceptions et ces sentiments, peut aussi être une aide.

    En tant qu’enseignant, j’ai trouvé le même enrichissement chaque fois que j’ai ouvert une voie par laquelle les autres peuvent partager leur personne avec moi. C’est pourquoi j’essaie, sans toujours y parvenir, de créer dans la classe un climat tel que les sentiments puissent s’exprimer et que les personnes puissent ne pas être d’accord soit entre elles, soit avec le professeur. J’ai souvent demandé aux étudiants des <feuilles de réactions> sur lesquelles ils peuvent s’exprimer individuellement et personnellement au sujet des cours. Ils peuvent y indiquer ce en quoi les cours répondent ou ne répondent pas à leurs besoins, ils peuvent dire ce qu’ils éprouvent à l’égard du maître, ou encore y exprimer les problèmes personnels que leur pose le cours. Ces feuilles de réactions n’ont aucun rapport avec leur classement. Il arrive que les mêmes sessions provoquent des réactions diamétralement opposées. Par exemple, un étudiant dira : <J’éprouve un sentiment indéfinissable de répugnance vis-à-vis du climat de la classe.> Un autre, un étranger, parlant du même cours et dans la même semaine déclarera : « La méthode employée dans nos cours me paraît être la meilleure, à la fois féconde et scientifique. Pourtant, pour des gens comme nous, qui suivons depuis très, très longtemps un enseignement fondé sur la méthode autoritaire des cours ex cathedra, cette nouvelle procédure est incompréhensible. Nous sommes conditionnés à écouter le professeur, à prendre des notes d’une manière positive, et à apprendre par coeur ce qu’il nous donne à lire en vue des examens. Inutile de dire combien il faut de temps pour nous débarrasser de nos habitudes, même si elles sont infécondes et stériles. « Cela a été pour moi une expérience profondément enrichissante que d’être prêt à accepter des réactions aussi nettement opposées.

    J’ai constaté que cela était également vrai dans des groupes où mon rôle est celui d’un administrateur, ou encore dans ceux où je suis perçu comme leader. Je m’efforce à réduire les motifs de crainte et les besoins de défense, afin que les membres du groupe puissent exprimer librement ce qu’ils éprouvent. C’est une expérience passionnante, et qui m’a permis de réviser complètement mes notions de ce que peut être l’administration, mais ce n’est pas le moment de m’étendre sur ce point.

    J’ai encore découvert quelque chose de capital dans mon rôle de conseiller. Ceci peut s’exprimer de la façon suivante : il est toujours extrêmement enrichissant pour moi de pouvoir accepter une autre personne.

    J’ai constaté qu’il n’est en aucune manière plus facile d’accepter vraiment une autre personne que de la comprendre. Suis-je réellement capable de permettre à un autre d’éprouver des sentiments hostiles envers moi ? Puis-je accepter sa colère comme une partie intégrante et légitime de sa personnalité ? Puis-je l’accepter alors qu’il a de la vie et de ses problèmes une perception toute différente de la mienne ? Puis-je l’accepter tandis qu’il a envers moi une attitude positive, qu’il m’admire et cherche à me prendre pour modèle ? Tout cela fait partie de l’acceptation, et ce n’est pas chose facile. Il me semble que, pour chacun de nous, c’est une attitude de plus en plus fréquente dans notre culture que de penser : « Tout le monde devrait avoir les mêmes sentiments, les mêmes pensées et les mêmes croyances que moi. » Nous avons beaucoup de peine à permettre à nos enfants, à nos parents, ou à nos conjoints d’avoir des réactions différentes des nôtres devant certains problèmes et certaines questions. Nous ne saurions permettre à nos clients ou à nos étudiants d’avoir des opinions opposées aux nôtres ou d’utiliser leur expérience d’une façon individuelle et qui leur soit propre. Au niveau national, nous ne pouvons permettre à une autre nation d’avoir des idées et des sentiments différents des nôtres. Pourtant, j’ai fini par reconnaître que ces différences qui séparent les individus, le droit pour chacun d’utiliser son expérience comme il l’entend et de lui donner la signification qui lui paraît juste, tout cela représente le plus riche potentiel de la vie. Tout être est une île, au sens le plus réel du mot, et il ne peut construire un pont pour communiquer avec d’autres îles que s’il est prêt à être lui-même et s’il lui est permis de l’être. Ainsi ce n’est que lorsque je puis accepter un autre, ce qui signifie spécifiquement que j’accepte les sentiments, les attitudes et les croyances qui constituent ce qu’il y a de réel et de vital en lui, que je puis l’aider à devenir une personne, ce qui me semble très précieux.

    La découverte suivante est difficile à communiquer. Elle consiste en ceci : Plus je suis prêt à reconnaître ce qu’il y a de réel en moi et chez l’autre, moins j’ai le désir d’essayer à tout prix d’arranger les choses. Plus j’essaie de m’écouter et d’être attentif à mon expérience interne et plus j’essaie d’étendre cette attitude d’écoute à un autre, plus j’éprouve de respect pour les complexités du processus vital. C’est pourquoi je me sens de moins en moins pressé d’arranger les choses, d’imposer des buts, de façonner des individus, de les manipuler et de les pousser dans les voies que je voudrais leur voir suivre. Je suis beaucoup plus satisfait d’être simplement moi-même et de laisser l’autre être lui-même. J’ai pleinement conscience que ceci doit sembler un point de vue étrange et quasi oriental. À quoi sert la vie si nous ne cherchons pas à agir sur les autres ? À quoi sert-elle si nous ne cherchons pas à les façonner selon nos objectifs, si nous ne leur enseignons pas ce qu’il nous paraît nécessaire qu’ils sachent, si nous ne les faisons pas penser et sentir comme nous ? Comment peut-on concevoir un point de vue aussi inactif que celui que je décris ? Je ne doute pas que les réactions de beaucoup d’entre vous soient des attitudes de ce genre.

    Pourtant, voici l’aspect paradoxal de mon expérience : Plus je suis disposé à être simplement moi-même dans toutes les complexités de la vie, plus je cherche à comprendre et à accepter ce qu’il y a de réel en ma personne et en celle de l’autre, plus il se produit de changements. Il est en effet paradoxal de constater que dans la mesure où chacun de nous accepte d’être lui-même, il découvre non seulement qu’il change, mais que d’autres personnes avec qui il est en rapport, changent aussi. C’est du moins ce qu’il y a de plus frappant dans mon expérience et c’est aussi l’une des conclusions les plus profondes que j’ai tirées tant au cours de ma vie personnelle que dans l’exercice de ma profession.

2g

    J’en viens maintenant à d’autres découvertes qui concernent moins mes relations interpersonnelles, que mes actions et mes jugements de valeurs. La première de ces découvertes peut s’exprimer brièvement ainsi : Je peux faire confiance à mon expérience.

    Un des principes fondamentaux que j’ai mis longtemps à reconnaître et que je continue à découvrir est que lorsque je sens qu’une de mes activités est bonne et qu’il vaut la peine de la poursuivre, c’est la preuve qu’il faut la poursuivre. Autrement dit, j’ai appris que mon appréciation organismique d’une situation est plus digne de confiance que mon intellect.

    Tout au long de ma vie professionnelle, je me suis engagé dans des voies qui paraissaient ridicules aux autres, et qui soulevaient des doutes en moi-même ; mais je n’ai jamais regretté de m’être orienté vers ce que je « sentais être juste », bien que j’aie parfois éprouvé un sentiment d’isolement ou de ridicule.

   Chaque fois que j’ai fait confiance à un sentiment interne et non intellectuel, j’ai découvert la sagesse de mon action. Bien plus, lorsque j’ai suivi un de ces chemins inacceptés parce qu’il me paraissait être le meilleur et le plus vrai, je me suis aperçu qu’au bout de cinq ou dix ans, beaucoup de mes collègues m’y rejoignaient, de sorte que le sentiment d’isolement disparaissait.

   À mesure que je fais de plus en plus profondément confiance à mes réactions totales, je m’aperçois que je puis les prendre pour guides de ma pensée. J’ai appris à respecter davantage ces idées vagues qui m’apparaissent parfois, et que je sens être signifiantes. Je suis enclin à penser que ces idées un peu obscures, ces intuitions vont me faire pénétrer dans des domaines importants. C’est dire que je fais confiance à la totalité de mon expérience à laquelle j’ai fini par attribuer plus de sagesse qu’à mon intellect. Sans doute n’est-elle pas infaillible, mais je la soupçonne de l’être plus que mon esprit conscient. C’est une attitude admirablement exprimée par l’artiste Max WEBER lorsqu’il dit : < Dans mes humbles efforts de création, je dépends beaucoup plus de ce que je ne sais pas encore, et de ce que je n’ai pas encore fait. >

    Très étroitement lié à cette découverte est le corollaire suivant à savoir qu’une évaluation faite par autrui ne saurait me servir de guide. Les jugements des autres, bien que j’aie le devoir de les écouter et d’en tenir compte pour ce qu’ils sont, ne pourront jamais me servir de guides. C’est là une leçon que j’ai eue du mal à apprendre. Je me souviens du choc que je reçus, dans mes jeunes années, en entendant un homme très réfléchi et érudit qui m’apparaissait comme un psychologue beaucoup plus compétent et plus savant que moi, me dire que j’avais grand tort de m’intéresser à la psychothérapie. Celle-ci, pensait-il, ne me mènerait à rien, et en tant que psychologue, je n’aurais même pas la possibilité de l’exercer. Plus tard j’ai été un peu secoué en apprenant qu’aux yeux des autres, je suis un imposteur, quelqu’un qui exerce la médecine sans être qualifié, l’inventeur d’un genre de thérapie très superficielle et dangereuse, animé par une volonté de puissance, un mystique, etc. Je me suis senti également perturbé par des éloges tout aussi exagérés. Cependant je ne me suis pas laissé trop impressionner, parce que j’en suis venu à la conclusion qu’une seule personne (du moins de mon vivant et peut-être pour toujours) peut savoir si j’agis avec honnêteté, avec application, avec franchise et justesse, ou si ce que je fais est faux, défensif et futile, et que cette personne, c’est moi-même. Je suis heureux d’entendre exprimer des témoignages sur ce que je fais : critiques amicales ou hostiles, éloges sincères ou adulateurs, font partie de ces témoignages. Toutefois je ne puis déléguer à personne le soin de les évaluer ou d’en mesurer la signification et l’utilité.

    Après ce que je viens de vous dire, vous ne serez pas surpris d’apprendre une autre de mes découvertes, à savoir qu’à mes yeux, l’expérience est l’autorité suprême. Ma propre expérience est la pierre de touche de toute validité. Aucune idée, qu’il s’agisse de celles d’un autre ou des miennes propres, n’a le même caractère d’autorité que mon expérience. C’est à elle que je dois revenir sans cesse, pour m’approcher de plus en plus de la vérité qui se développe graduellement en moi.

Ni la Bible, ni les prophètes – ni Freud, ni la recherche – ni les révélations émanant de Dieu ou des hommes – ne sauraient prendre le pas sur mon expérience directe et personnelle.

Cette expérience est d’autant plus digne de confiance qu’elle devient plus primaire, pour employer un terme emprunté à la sémantique. C’est donc à son niveau le plus bas que la hiérarchie de l’expérience présente le plus grand caractère d’autorité. Si je lis un exposé théorique de psychothérapie, si d’autre part je formule une théorie psychothérapique fondée sur le travail que je fais avec mes clients, si enfin j’ai une expérience directe de psychothérapie avec un client, le degré d’autorité de ces expériences s’accroît dans l’ordre où je viens de les énumérer.

Ce n’est pas parce qu’elle est infaillible que mon expérience fait autorité. Elle est la base de toute autorité parce qu’elle peut toujours être vérifiée par des moyens primaires. C’est pourquoi ses fréquentes erreurs – sa faillibilité – peuvent toujours être corrigées.

Autre découverte personnelle : j’ai du plaisir à discerner un ordre dans mon expérience. Il me paraît inévitable de rechercher une signification, un ordre et une légitimité dans toute accumulation d’expérience. C’est ce genre de curiosité dans la poursuite de laquelle je trouve une grande satisfaction qui m’a conduit vers les principales formulations que j’ai faites. Cette curiosité m’a incité à chercher un certain ordre dans l’histoire énorme de ce que les cliniciens ont fait pour les enfants, et c’est de là qu’est sorti mon livre The Clinical Treatment of the Problem Child. Elle m’a amené à formuler les principes généraux qui me paraissent opérer en psychothérapie, ce dont font foi plusieurs livres et un grand nombre d’articles. Elle m’a amené à chercher, à vérifier les divers types de légitimité que je crois avoir rencontrés au cours de mon expérience. Elle m’a amené à élaborer des théories pour établir un ordre dans ce qui a déjà été vécu et pour projeter cet ordre dans des domaines inexplorés où on pourra le vérifier à nouveau.

C’est ainsi que j’en suis venu à considérer à la fois la recherche scientifique et le processus de l’élaboration des théories comme ayant pour but de trouver un ordre interne dans l’expérience signifiante. La recherche est un effort constant et discipliné pour donner un sens et un ordre aux phénomènes de l’expérience subjective. Elle se justifie parce qu’il est satisfaisant de percevoir le monde comme étant soumis à un ordre et parce que la compréhension des relations ordonnées qui régissent la nature donne des résultats enrichissants.

Je me suis donc aperçu que la raison pour laquelle je me consacre à la recherche et à l’élaboration de théories, est un besoin de percevoir un ordre et une signification : c’est un besoin subjectif qui existe en moi. J’ai parfois fait des recherches pour d’autres raisons : pour satisfaire autrui, pour convaincre des adversaires ou des sceptiques, pour avancer dans ma profession, par besoin de prestige, et pour d’autres motifs aussi peu nobles. Ces erreurs dans mes jugements et dans mes actes n’ont servi qu’à me convaincre qu’il n’existe qu’une seule raison valable de poursuivre une activité scientifique : satisfaire mon besoin de trouver une signification.

Une autre découverte que j’ai faite peut se résumer en cinq mots : les faits sont des amis. Je trouve très intéressant de constater que la plupart des psychothérapeutes, et en particulier les psychanalystes, se sont toujours refusés à faire une étude scientifique de leur thérapie ou de permettre à d’autres de la faire. C’est une réaction que je comprends parce que je l’ai éprouvée. Dans nos premières investigations en particulier, je me souviens de l’anxiété que je ressentais d’avoir à attendre qu’apparaissent les premiers résultats. Et si nos hypothèses s’avéraient incorrectes ! Et si nous nous étions trompés ! Et si nos opinions étaient injustifiées ! Quand je me reporte en arrière, je m’aperçois qu’à ce moment-là, les faits m’apparaissaient comme des ennemis potentiels, comme des messagers de malheur. J’ai sans doute mis longtemps à comprendre que les faits sont toujours des amis. Le moindre éclaircissement qu’on puisse acquérir dans n’importe quel domaine nous conduit beaucoup plus près de la vérité. Or, s’approcher de la vérité n’est jamais nuisible, ni dangereux, ni inconfortable. C’est pourquoi, bien que je déteste encore avoir à réviser mes opinions, à abandonner ma façon de percevoir ou de conceptualiser, j’ai fini pourtant par reconnaître, dans une grande mesure et à un niveau plus profond, que cette pénible réorganisation est ce qui s’appelle apprendre et que, aussi désagréable qu’elle soit, elle mène toujours vers une perception beaucoup plus satisfaisante, parce que plus exacte, de la vie.

Il me faut maintenant citer une de mes découvertes les plus enrichissantes ; enrichissantes, parce que, grâce à elle, je me sens plus proche d’autrui. Cela pourrait s’exprimer comme suit : ce qui est le plus personnel est aussi ce qu’il y a de plus général. Il m’est arrivé, soit en parlant avec des collègues ou des étudiants, soit en écrivant, de m’exprimer d’une manière si personnelle que j’ai pensé décrire une attitude que sans doute personne ne comprendrait, parce qu’elle était uniquement à moi. [...] En pareil cas, j’ai presque toujours découvert que le sentiment qui me paraissait le plus intime, le plus personnel et par conséquent le plus incompréhensible pour autrui s’avérait être une expression qui évoquait une résonance chez beaucoup d’autres personnes. J’ai fini par en conclure que ce qu’il y a d’unique et de plus personnel en chacun de nous est probablement le sentiment même qui, s’il était partagé ou exprimé, parlerait le plus profondément aux autres. Cela m’a permis de percevoir les artistes et les poètes comme des êtres qui osent exprimer ce qu’il y a d’unique en eux.

Voici enfin une leçon profonde qui est peut-être à la base de tout ce que j’ai dit jusqu’ici : elle s’est imposée à moi tout au long des vingt-cinq années au cours desquelles j’ai essayé de venir en aide à des individus en détresse. La voici dans toute sa simplicité : mon expérience m’a montré que, fondamentalement, tous les hommes ont une orientation positive. Dans mes rapports les plus profonds en psychothérapie avec des individus, même chez les plus perturbés, chez ceux dont le comportement est le plus anti-social, dont les émotions sont les plus anormales, ceci reste vrai. Lorsque je parviens à comprendre affectivement les sentiments qu’ils expriment, lorsque je puis accepter ces clients comme ayant une personnalité individuelle qui leur appartient en propre, c’est alors que je m’aperçois qu’ils ont tendance à s’orienter dans certaines directions. Pour les décrire le plus exactement possible, je dirai qu’elles sont positives, constructives, qu’elles tendent vers l’actualisation de la personne, qu’elles progressent vers la maturité et vers la socialisation. J’ai acquis la conviction que mieux un individu est compris et accepté, plus il a tendance à abandonner les fausses défenses dont il a usé pour affronter la vie, et à s’engager dans une voie progressive.

Je ne voudrais pas être mal compris. Je ne crois pas avoir une vue naïvement optimiste de la nature humaine. Je suis tout à fait conscient du fait que, par besoin de se défendre contre des peurs internes, l’individu peut en arriver à se comporter de façon incroyablement cruelle, horriblement destructive, immature, régressive, anti-sociale et nuisible. Il n’en reste pas moins que le travail que je fais avec de tels individus, la recherche et la découverte des tendances très positivement orientées qui existent chez eux comme chez nous tous, au niveau le plus profond, constituent un des aspects les plus réconfortants et les plus vivifiants de mon expérience.

Avant de terminer cette longue liste, il me faut mentionner une autre découverte que j’exprimerai brièvement ainsi : La vie, dans ce qu’elle a de meilleur, est un processus d’écoulement, de changement où rien n’est fixe. Chez mes clients, comme chez moi-même, c’est lorsque la vie m’apparaît comme un flux mouvant qu’elle est la plus riche et la plus satisfaisante. Cette découverte exerce sur moi une certaine fascination légèrement mêlée de frayeur. Lorsque je puis me laisser emporter par le flux de mon expérience dans ce qui m’apparaît comme un mouvement en avant, vers un but dont je ne suis que vaguement conscient, c’est alors que ma forme est la meilleure. Flottant ainsi au gré du courant complexe de mes expériences, tout en tâchant d’en démêler la toujours changeante complexité, il est évident que je ne rencontre pas de points fixes. Quand je me livre tout entier à ce processus, il est clair qu’il ne peut y avoir pour moi aucun système clos de croyances et de principes immuables. La vie évolue au gré d’une compréhension et d’une interprétation de mon expérience, qui changent constamment. Elle est un continuel processus de devenir.

Je pense qu’on comprendra clairement maintenant pourquoi il n’existe ni philosophie, ni croyance, ni principe que je pourrais chercher à persuader autrui d’adopter et de maintenir. Je ne puis qu’essayer de vivre suivant ma propre interprétation de la signification présente de ma propre expérience ; je ne puis qu’essayer de permettre aux autres, et de les laisser libres de développer leur propre liberté interne afin d’atteindre une interprétation signifiante pour eux de leur propre expérience.

S’il existe une vérité, ce libre processus individuel de recherche devra, il me semble, y conduire de façon convergente. De façon très limitée, c’est ce que je crois avoir appris.

SOURCE :  par Carl Rogers  (1902-1987) créateur de l’Approche Centrée sur la Personne 

 

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la voie de l’oiseau

Posté par othoharmonie le 22 janvier 2014

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La méditation est un chemin long et difficile que l’on nomme “le chemin de la fourmi” (Pilpilya marg) dans la philosophie du Védanta.
Le chemin de la connaissance ou la voie directe est appelé le chemin de l’oiseau (Vihanga marg).
Une fourmi peut mourir en chemin avant d’atteindre la cime de l’arbre alors que l’oiseau vole de branche en branche avec tant d’aisance !

Siddharameshvar Maharaj
 

Aujourd’hui, dans tous les domaines, l’homme est à la recherche de rapidité, d’efficacité. Si elle gère notre quotidien au plan matériel, parfois avec de bons résultats, cette dynamique de progrès peut-elle s’appliquer au plan spirituel ? Celui-ci n’est-il pas considéré comme une voie lente, laborieuse et difficilement accessible, se déroulant sur des années et pour certains, sur des vies ! Est-il possible de survoler « l’océan de l’ignorance » en avion plutôt que de tenter de le traverser à la nage ?

Certains grandes maîtres l’ont cru et ont enseigné « la voie de l’oiseau » pour la distinguer de « la voie de la fourmi », réservée aux méthodes basées sur la méditation, sur la lente transformation des pulsions désordonnées, l’apaisement des agitations mentales, des désirs et des passions.

Contrairement aux autres approches, la « voie de l’oiseau » n’essaie pas de transformer quoi que soit ! Elle s’interroge plutôt sur la nature de ce que l’on cherche à transformer : quelle est sa consistance, sa solidité, sa réalité ?

En cernant attentivement la nature d’un serpent endormi, on pourrait être soulagé en constatant qu’il ne s’agissait que d’une simple corde négligemment déposée dans un endroit obscur! Dès lors, à quoi bon chercher à apprivoiser ou à neutraliser le reptile, à s’interroger sur son pedigree, son espèce, sa toxicité ? Ne vaut-il pas mieux découvrir le pot aux roses ? Cette révélation de « ce qui est » nous mène droit au but en nous plongeant d’emblée au cœur de la Vérité ultime.

« Jugée parfois difficile, [cette approche] est cependant un merveilleux raccourci vers le but. [...] elle est d’une étonnante simplicité [...]. Ne requérant a priori ni foi, ni credo particulier, ni engagement dans aucune institution ou groupe spirituel, elle s’adresse indistinctement à tous, croyants ou non-croyants, et tout spécialement à ceux qui souhaitent cheminer sur leur propre voie, sans dépendance vis-à-vis de quoi que ce soit ou de quiconque. Elle ne nécessite même pas la guidance autorisée d’un Maître extérieur et s’en remet à la compétence du Maître intérieur, le seul vrai Maître.

Par ailleurs, elle ne demande pas de quitter le monde, d’entrer dans le silence, ni même de devenir adepte de la méditation pendant de longues années. Cette dernière pratique est d’ailleurs appelée parfois « voie de la fourmi », tandis que la voie de la compréhension se nomme « voie de l’oiseau » : elle est donc un précieux raccourci vers le but. Loin de nécessiter un retrait du monde, irréaliste pour beaucoup, elle se pratique au cœur de la vie active et même, paradoxalement, c’est là qu’elle excelle et produit les meilleurs résultats !

Contrairement aux autres chemins spirituels qui nécessitent silence, recueillement et concentration – conditions si difficiles à réaliser aujourd’hui – elle s’accommode fort bien de l’agitation, du bruit et même des turbulences du monde moderne. Ne nécessitant pas de se protéger du stress, ni de se mettre à l’écart – ce qui n’est pas non plus sans intérêt – elle se pratique au sein même de l’action et de la « pâte humaine », en plein vent et même dans la violence des cyclones.

Le lecteur se sentira sans doute intrigué par une proposition qui semble si contraire aux enseignements classiques basés sur l’ascèse, le renoncement, la quête du silence. Qu’il se tranquillise en sachant que cette voie n’est pas une création nouvelle, mais un chemin traditionnel, mal connu certes, souvent éclipsé par d’autres approches plus ésotériques ou confiné à une élite intellectuelle. Mais, que l’on se rassure, il est véritablement à la portée de tous.

Il ne nécessite aucune qualité intellectuelle spéciale, sinon une attention et une vigilance qui s’acquièrent avec la pratique. »

Déjouer les pièges de l’ego - Éditions Jouvence de Daniel Maurin     

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21 leçons pour demeurer en paix

Posté par othoharmonie le 22 janvier 2014

BYRON KATIE

BYRON KATIE

 


Introduction. Ce qui suit représente des pratiques simples mais puissantes qui peuvent vous offrir de nouvelles manières de considérer les circonstances de votre vie et, par cela, de créer de nouvelles possibilités de réalisation de soi.

1. Inverser les jugements
Remarquez dans la pratique lorsque vous jugez ou critiquez quelqu’un ou quelque chose. 
Par exemple, au rayon de l’épicerie, vous êtes impatient et pensez que la personne devant vous est mal organisée et impolie.  

Rapidement, renversez votre jugement et demandez-vous :

- Est-ce que cela est vrai aussi pour moi ?

- Suis-je impoli ?

- Suis-je parfois impoli ? Envers les autres ou envers moi-même ?)

- Suis-je impoli en moi-même lorsque je pense que les autres sont impolis ?

 Cet exercice amène votre attention en dehors de l’autre et place votre attention sur vous-même. Le pardon en résulte naturellement.
 
Placer la responsabilité ou le jugement sur quelqu’un d’autre vous ôte tout pouvoir de changer votre expérience.

 Accepter la responsabilité de vos croyances et de vos jugements vous accorde  le pouvoir de les changer. 
 
Souvenez-vous, au-delà de l’apparence de celui que vous regardez, il s’agit toujours de Dieu qui est camouflé, debout devant vous, pour que vous puissiez vous connaître. Renverser ses jugements permet le pardon total. Le pardon mène à la conscience de soi et rétablit l’intégrité personnelle.

2.  Les trois formes d’affaires

Remarquez, lorsque vous blessez, que vous êtes intellectuellement en dehors de vos affaires. Si vous n’êtes pas certains, arrêtez-vous et demandez-vous : «Intellectuellement, dans quelle affaire est-ce que je me trouve ?». 

Il existe trois sortes d’affaires dans l’univers : les miennes, les vôtres et celles de Dieu.

- De quelles affaires s’agit-il lorsqu’un tremblement de terre se produit ? Celles de Dieu.

- De quelles affaires s’agit-il si le voisin d’en bas de la rue a une vilaine pelouse? Celles de votre voisin.

- De quelles affaires s’agit-il si vous êtes en colère contre votre voisin d’en bas de la rue parce qu’il a une vilaine pelouse ? Vos affaires.

La vie est simple, c’est à l’intérieur.

Comptez, dans des intervalles de cinq minutes, combien de fois vous vous mêlez mentalement des affaires d’autrui. Notez lorsque vous donnez un conseil non demandé ou offrez une opinion sur quelque chose (à haute voix ou silencieusement).

Demandez-vous :

- Est-ce que je me mêle de ses affaires ?

- M’a-t-il demandé mon conseil ?

Et, le plus important :

- Puis-je prendre le conseil que j’offre et l’appliquer dans ma vie ?

3. Etre dans les affaires de personne

Après avoir travaillé sur la pratique de demeurer en dehors des affaires des autres, essayez de demeurer aussi en dehors de vos propres affaires. 

Considérez sans gravité tout ce que vous croyez savoir sur vous-même. 

«Je suis contenu et limité dans ce corps physique».

- Est-ce vrai ?

- Puisque savoir absolument que cela est vrai ?

- Qu’est-ce que j’obtiens en maintenant cette croyance?

- Il y a une croyance répandue que nous sommes notre corps et que nous mourrons. Qui serais-je sans cette croyance ?

4.   Se détacher de son corps, de son histoire

Essayez de parler de vous-même, durant un moment, à la troisième personne plutôt que je ou moi.  

Au lieu de dire «Je vais déjeuner», dites «Elle/il va déjeuner» (en se référant à vous-même) ou «Celle-ci/celui-ci va déjeuner».

Faites cela avec un ami durant une heure, l’après-midi ou la journée entière. Éliminez l’utilisation de tous les pronoms personnels (je, moi, nous).

Par exemple :

- Comment va celui-ci (ou celui-là) aujourd’hui ?

- Veut-il aller au parc ?

Faites l’expérience du corps de manière impersonnelle, ainsi que des histoires et des préférences que vous croyez incarner.
 

5. Parler au présent

Devenez conscient de la fréquence de vos conversations centrées sur le passé ou le futur. Soyez conscient des verbes que vous utilisé : était, faisait, fera, va faire etc. Parler du passé dans le présent, c’est le ré-éveiller et le recréer complètement dans le présent, pas seulement dans nos esprits, ce qui nous éloigne à ce que le présent représente pour nous en ce moment.

Parler du futur, c’est créer et vivre avec un fantasme. Si vous voulez faire l’expérience de la peur, pensez au futur. Si vous voulez faire l’expérience de la honte et de la culpabilité, pensez au passé.

6. Faire la vaisselle 

«Faire la vaisselle» est une pratique d’apprentissage de l’amour de l’action en face de vous. Votre voix intérieure ou intuition vous guide toute la journée dans des tâches simples tels que faire la vaisselle, conduire au travail ou nettoyer le sol. Autoriser la sainteté de la simplicité. Écouter votre voix intérieure et ensuite agir selon ses suggestions avec une confiance implicite crée une vie avec plus de grâce, sans effort et miraculeuse.

7. Écouter la voix du corps

Le corps est la voix de notre esprit et il vous parle à travers des mouvements physiques tels que les contractions musculaires -tels que les tics, les élancements, les chatouillements et la tension-, pour n’en nommer que quelques-uns uns. 

Devenez conscient de la fréquence à laquelle vous vous éloignez de la paix ou de la tranquillité. 

Pratiquez la tranquillité et laissez votre corps vous parler à partir de l’endroit où votre esprit se contracte, peu importe la subtilité de la contraction vacillante. Lorsque vous remarquez une sensation, enquêtez à l’intérieur.

- Quelle situation ou pensée contractée déclenche cette sensation physique ?

- Suis-je hors alignement de mon intégrité dans cette circonstance, et si oui, où ?

- Suis-je désireux de laisser partir cette croyance ou cette pensée qui fait se contracter mon corps ?

Écoutez et permettez aux pensées de vous guider et retournez à la paix et la clarté intérieure.

8. Faites-vous un rapport

Cet exercice peut aider à soigner la peur et le sentiment de terreur. 

Pratiquez l’élaboration de rapports sur les évènements comme si la circonstance dans laquelle vous vous trouviez était en fait une nouvelle et que vous en soyez le reporter itinérant. Décrivez exactement l’environnement et ce qui se passe « sur la scène » au moment précis. La peur est toujours le résultat de la projection d’une re-création du passé dans le présent ou le futur. 

Si vous vous découvrez être dans la peur, trouvez la croyance qui en est au cour et enquêtez :

- Est-il vrai que je dois avoir peur dans cette situation ?

- Que se passe-t-il réellement en ce moment-même, physiquement ?

- Où se trouve mon corps (mains, bras, pieds, jambes, tête) ?

- Que vois-je (arbres, murs, fenêtres, ciel) ?
 
La dépersonnalisation de nos histoires nous offre une occasion de considérer les circonstances plus objectivement et de choisir nos réponses à ce que nous apporte la vie. Vivre dans nos esprits, croire nos pensées fausses est une bonne manière de nous effrayer à mort et cela peut apparaître sous la forme de la vieillesse, du cancer, de la dégénérescence, de l’hypertension artérielle, etc.

9.   L’écoute fidèle

Pratiquez l’écoute des autres au sens le plus littéral, croyant exactement ce qu’ils disent et faites le mieux possible pour résister à l’envie de tomber dans vos propres interprétations de l’information qu’ils partagent avec vous.

Par exemple, quelqu’un peut vous faire des compliments sur votre beauté, et vous l’interprétez comme une insinuation que cette personne a des motifs inavoués. Nos interprétations sur ce que nous entendons dire de nous par les autres sont souvent de loin plus douloureuses ou effrayantes que ce que les autres disent réellement. Nous pouvons nous blesser par nos idées fausses et notre habitude à penser à la place des autres. Essayez de croire que ce qu’ils disent est exactement ce qu’ils veulent dire : ni plus, ni moins.

Ecoutez les autres jusqu’au bout. 

Rattrapez-vous lorsque vous désirez achever une phrase pour quelqu’un, soit à haute voix soit dans votre esprit.

Ecoutez. Il peut être étonnant d’entendre ce qui vient lorsque nous permettons aux autres d’aller jusqu’au bout de leurs pensées sans interruption. Et lorsque nous sommes occupés à penser à ce qu’ils vont dire, nous manquons alors ce qu’ils disent réellement.

Vous pouvez considérer ces questions :

- Qu’est-ce qui peut être menacé si j’écoute et entends de manière littérale ?

- Est-ce que j’interromps parce que je ne veux pas réellement savoir ce que l’autre a à dire ? Est-ce que j’interromps  pour convaincre que j’en sais plus que lui ?

- Est-ce que j’essaie de dresser une image de confiance en soi et de maîtrise ?

- Qui serais-je sans le besoin de posséder ces qualités ?

- Est-ce la peur d’apparaître comme non intelligent ?

- Est-ce que les autres me quitteraient si je les écoutais fidèlement et ne m’engageais plus dans des jeux manipulateurs ?

10. Parler honnêtement et fidèlement
Parlez fidèlement, littéralement. Dites ce que vous voulez dire sans justification, sans aucun désir de manipuler et sans vous inquiéter sur comment l’autre va interpréter vos paroles. Exercez-vous à ne pas être prudent. Faites l’expérience de la liberté que ceci apporte.

11. Observer la pièce
Imaginez-vous au balcon, regardant votre drame favori sur vous et ce qui vous bouleverse. Contempler l’histoire sur la scène en dessous. Observez comment vous avez assisté à ce drame des centaines, peut-être des milliers de fois. Observez cela  jusqu’à ce que vous vous ennuyiez.

Les acteurs doivent exagérer leur rôle pour conserver votre attention. Notez le moment où vous devenez honnête avec votre ennui, où vous vous levez de votre siège, quittez le balcon, sortez du théâtre et allez dehors. Sachez que vous pouvez toujours y retourner. Qui seriez-vous sans votre histoire ?

12. Regarder une deuxième version de la pièce
Ecrivez votre histoire à partir des yeux et de l’esprit d’une autre personne. Ecrivez autant de versions avec autant de résultats que vous le voulez. Remarquez ce que vous remarquez.

13. S’entraîner à la polarité
Si vous vous trouvez demeurer avec une pensée négative, entraînez-vous à aller vers l’extrême ou la polarité positive opposée. Lorsque vous vous surprenez à glisser à nouveau dans la négativité, choisissez à nouveau de retourner à la polarité positive et demeurez présent à votre choix conscient.

Percevez-en la vérité. Il n’y a que l’amour, et ce qui n’apparaît pas en tant qu’amour est un appel déguisé pour l’amour. 

C’est notre droit de naissance que de vivre dans la polarité positive d’amour et de vérité.

14. Le processus d’amour de soi
Dressez la liste de tout ce que vous aimez chez une personne et partagez-le avec elle. Puis, accordez-vous tout ce qui est sur la liste. Vous pouvez aussi reconnaître que ce que vous aimez chez quelqu’un d’autre est aussi vrai chez vous. Puis laissez la plénitude s’exprimer dans votre vie.

15. Etre dans l’honnêteté
Entraînez-vous à bouger et à répondre à partir de l’honnêteté. Riez, pleurez, criez et parlez tel que cela est véritablement vrai pour vous en  chaque instant. Soyez à nouveau un enfant ; agissez en complète honnêteté avec vos sentiments. Ne laissez pas les croyances compromettre votre intégrité. Par exemple, entraînez-vous à quitter une pièce honnêtement sans manipuler ceux que vous laissez derrière vous avec une excuse polie. Vivez votre vérité sans chercher à vous expliquer.

16.Demandez ce que vous voulez – Accordez-vous ce que vous voulez
Demandez ce que vous voulez, même si vous vous sentez intrépide ou maladroit. Les autres ne savent pas ce que vous voulez avant de le leur demander. L’acte de demander est une validation de la prise de conscience que vous méritez d’obtenir ce que vous désirez. Si les autres sont incapables ou non disposés à répondre à votre demande, accordez-vous la vous-même.

17.La conscience de vous
Reconnaissez que celui en face de vous est vous. Au-delà de toutes les apparences et personnalités réside l’essence de la bonté, qui est vous. Vous souvenir de votre présence sous toutes les formes vous ramène immédiatement au moment présent, dans la crainte mêlée d’admiration de la plénitude intérieure. La personne  en face de vous va devenir une occasion de vous connaître. Le coeur déborde d’amour et de gratitude, annonçant humblement : « Oh ! Oui, cette personne ou situation est là pour que j’apprenne qui je suis ».

18. La gratitude pour soi
Durant 24 heures, cessez de regarder en dehors de vous pour une validation.
L’autre aspect en cela est que vous devenez l’expérience de la gratitude.

19. Le miroir de la vanité
Si vous voulez voir qui vous n’êtes pas, regardez dans le miroir. Utilisez le miroir une seule fois dans la journée seulement. Qui seriez-vous sans votre miroir ?

20. Au-delà de la justification
Commencez à remarquer à quelle fréquence vous vous expliquez ou vous vous justifiez, vous justifiez vos paroles, vos actions, vos décisions, etc. 

- Qui essayez-vous de convaincre ?

- Et quelle histoire perpétuez-vous

Prenez conscience de votre utilisation du mot «parce que» ou «mais» lorsque vous parlez. Interrompez votre phrase immédiatement. Recommencez-la. La justification est une tentative pour manipuler l’autre personne ; décidez d’être tranquille et sachez.

21. Le cadeau de la critique
La critique est une occasion incroyable de progresser. Voici quelques points sur comment recevoir la critique et en tirer bénéfice. 

Lorsque quelqu’un dit que vous êtes mauvais, épouvantable, mou, etc., dites (soit dans votre
esprit, soit de vive voix à la personne) «Merci». 

Cette pensée nous porte immédiatement dans un espace où vous êtes disponible pour entendre et utiliser l’information d’une manière qui vous serve.

A la suite de la critique, demandez-vous : «Ai-je mal ?» Si la réponse est «Oui», alors sachez que quelque part en vous, vous croyez en la critique aussi. Connaître cela vous donne l’occasion de guérir cette partie que vous trouvez inacceptable en vous.

Si vous voulez arrêter d’être vulnérable à la critique, alors soignez les critiques. Tel est le pouvoir ultime pour laisser tomber tout concept. Être vulnérable signifie que vous ne pouvez plus être manipulé puisqu’il n’y a plus de place pour planter la critique. 

C’est la liberté.

compilation de Mary Lynn Hendrix et Byron Katie     

 

POUR INFO d’un internaute sympa : 

Je voulais donc vous informer, si vous n’êtes pas déjà au courant, de la venue de Byron Katie à Paris le samedi 12 juillet 2014.

Pour promouvoir cet événement, un site dédié à été créé sur lequel il y a toutes les informations disponibles : www.byron-katie-paris-2014.com,

ainsi qu’une page Facebook : http://www.facebook.com/LeTravaildeByronKatie.

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Méditation dans la lumière de Chr. SASTRE

Posté par othoharmonie le 20 janvier 2014

 

Auteur(s) : Christian Sastre

Edition : Lacour-Ollé

Date de parution : 03/01/2014

Nb de pages : 249

ISBN : 978-2-7504-3348-2

 

LIVRE DE Christian

Christian Sastre, né à Nîmes, dans le Gard, est un autodidacte puisant aux sources où le guide sa soif de connaissance. Ses expériences de la vie lui ont fait comprendre que ce qu’il s’efforçait de découvrir de par le monde résidait, en fait, au plus profond de lui-même. Ayant maintenant intériorisé cet idéal, il le définit comme la quête d’un Graal existentiel dont il ressent peu à peu les bienfaits. Ce fut là une merveilleuse découverte, qu’il s’efforce d’approfondir avec amour et conscience, deux vertus qui émergent de son âme. Circonspect dans ses investigations, la démarche de Christian Sastre reste personnelle et captivante. Sa motivation est un approfondissement de quelques facettes du savoir humain, propices au progrès spirituel des êtres. En synthétisant des connaissances scientifiques et mystiques, religieuses et traditionnelles, il tente de réconcilier les civilisations de l’Orient et de l’Occident. Son espoir est que les Hommes assument sereinement leur existence pour la plus grande gloire du Dieu de leur coeur, qui ne demande qu’à les éclairer.

On en parle ici : http://devantsoi.forumgratuit.org/t1398-mon-nouveau-livre-meditation-dans-la-lumiere#11171

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La transdiciplinarité /Basarab Nicolescu

Posté par othoharmonie le 20 janvier 2014

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     « Le processus de déclin des civilisations est d’une grande complexité et il plonge ses racines dans la plus totale obscurité. Bien entendu, on peut trouver après coup de multiples explications et rationalisations, sans parvenir à dissiper le sentiment d’un irrationnel agissant au coeur même de ce processus. Les acteurs d’une civilisation bien déterminée, des grandes masses aux grands décideurs, même s’ils prennent plus ou moins conscience du processus de déclin, semblent impuissants à arrêter la chute de leur civilisation. Une chose est certaine : un grand décalage entre les mentalités des acteurs et les nécessités internes de développement d’un type de société, accompagne toujours la chute d’une civilisation. Tout se passe comme si les connaissances et les savoirs qu’une civilisation ne cesse d’accumuler ne pouvaient être intégrées dans l’être intérieur de ceux qui composent cette civilisation. Or, après tout, c’est l’être humain qui se trouve ou devrait se trouver au centre de toute civilisation digne de ce nom.

     La croissance sans précédent des savoirs à notre époque rend légitime la question de l’adaptation des mentalités à ces savoirs. L’enjeu est de taille car l’extension continue de la civilisation de type occidental à l’échelle planétaire rendrait sa chute équivalente à un incendie planétaire sans commune mesure avec les deux premières guerres mondiales.

     Pour la pensée classique il n’y a que deux solutions de sortie d’une situation de déclin : la révolution sociale ou le retour à un supposé « âge d’or ».

     La révolution sociale a déjà été expérimentée au cours du siècle qui s’achève et ses résultats ont été catastrophiques. L’homme nouveau n’était qu’un homme creux et triste. Quels que soient les aménagements cosmétiques que le concept de « révolution sociale » ne tardera de subir dans l’avenir, ils ne pourront pas effacer de notre mémoire collective ce qui a été effectivement expérimenté.

     Le retour à l’âge d’or n’a pas encore été essayé, pour la simple raison que l’âge d’or n’a pas été retrouvé. Même si on suppose que cet âge d’or a existé dans des temps immémoriaux, ce retour devrait nécessairement s’accompagner d’une révolution intérieure dogmatique , image en miroir de la révolution sociale. Les différents intégrismes religieux qui couvrent la surface de la terre de leur manteau noir sont un mauvais présage de la violence et du sang qui pourraient jaillir de cette caricature de « révolution intérieure ».

     Mais, comme toujours, il y a une troisième solution. Cette troisième solution fait l’objet du présent manifeste.

     L’harmonie entre les mentalités et les savoirs présuppose que ces savoirs soient intelligibles, compréhensibles. Mais une compréhension peut-elle encore exister à l’ère du big bang disciplinaire et de la spécialisation à outrance ?

     Un Pic de la Mirandole à notre époque est inconcevable. Deux spécialistes de la même discipline ont aujourd’hui du mal à comprendre leurs propres résultats réciproques. Cela n’a rien de monstrueux dans la mesure où c’est l’intelligence collective de la communauté attachée à cette discipline qui la fait progresser, et non pas un seul cerveau qui devrait forcément connaître tous les résultats de tous ses collègues-cerveaux, ce qui est impossible. Car il y a aujourd’hui des centaines de disciplines. Comment un physicien théoricien des particules pourrait-il vraiment dialoguer avec un neurophysiologiste, un mathématicien avec un poète, un biologiste avec un économiste, un politicien avec un informaticien, au-delà de généralités plus ou moins banales ? Et pourtant un véritable décideur devrait pouvoir dialoguer avec tous à la fois. Le langage disciplinaire est un barrage apparemment infranchissable pour un néophyte. Et nous sommes tous les néophytes des autres. La Tour de Babel serait-elle inévitable ?

     Néanmoins, un Pic de la Mirandole à notre époque est concevable dans la forme d’un superordinateur dans lequel on pourrait injecter toutes les connaissances de toutes les disciplines. Ce superordinateur pourrait tout savoir mais ne rien comprendre. L’utilisateur de ce superordinateur ne serait pas dans une meilleure situation que le superordinateur lui-même. Il aurait instantanément accès à n’importe quel résultat de n’importe quelle discipline, mais il serait incapable de comprendre leurs significations et encore moins de faire des liens entre les résultats des différentes disciplines.

     Ce processus de babélisation ne peut pas continuer sans mettre en danger notre propre existence, car il signifie qu’un décideur devient, malgré lui, de plus en plus incompétent. Les défis majeurs de notre époque, comme par exemple les défis d’ordre éthique, réclament de plus en plus de compétences. Mais la somme des meilleurs spécialistes dans leurs domaines ne peut engendrer, de toute évidence, qu’une incompétence généralisée, car la somme des compétences n’est pas la compétence : sur le plan technique, l’intersection entre les différents domaines du savoir est un ensemble vide. Or, qu’est-ce qu’un décideur, individuel ou collectif, sinon celui qui est capable de prendre en compte toutes les données du problème qu’il examine ?

     Le besoin indispensable de liens entre les différentes disciplines s’est traduit par l’émergence, vers le milieu du XXème siècle, de la pluridisciplinarité et de l’interdisciplinarité.

     La pluridisciplinarité concerne l’étude d’un objet d’une seule et même discipline par plusieurs disciplines à la fois . Par exemple, un tableau de Giotto peut être étudié par le regard de l’histoire de l’art croisé avec celui de la physique, la chimie, l’histoire des religions, l’histoire de l’Europe et la géométrie. Ou bien, la philosophie marxiste peut être étudiée par le regard croisé de la philosophie avec la physique, l’économie, la psychanalyse ou la littérature. L’objet sortira ainsi enrichi du croisement de plusieurs disciplines. La connaissance de l’objet dans sa propre discipline est approfondie par un apport pluridisciplinaire fécond. La recherche pluridisciplinaire apporte un plus à la discipline en question (l’histoire de l’art ou la philosophie, dans nos exemples), mais ce « plus » est au service exclusif de cette même discipline. Autrement dit, la démarche pluridisciplinaire déborde les disciplines mais sa finalité reste inscrite dans le cadre de la recherche disciplinaire.

    L’interdisciplinarité a une ambition différente de celle de la pluridisciplinarité. Elle concerne le transfert des méthodes d’une discipline à l’autre . On peut distinguer trois degrés de l’interdisciplinarité : a) un degré d’application . Par exemple, les méthodes de la physique nucléaire transférées à la médecine conduisent à l’apparition de nouveaux traitements du cancer ; b) un degré épistémologique . Par exemple, le transfert des méthodes de la logique formelle dans le domaine du droit génère des analyses intéressantes dans l’épistémologie du droit ; c) un degré d’engendrement de nouvelles disciplines . Par exemple, le transfert des méthodes de la mathématique dans le domaine de la physique a engendré la physique mathématique, de la physique des particules à l’astrophysique – la cosmologie quantique, de la mathématique aux phénomènes météorologiques ou ceux de la bourse – la théorie du chaos, de l’informatique dans l’art – l’art informatique. Comme la pluridisciplinarité, l’interdisciplinarité déborde les disciplines mais sa finalité reste aussi inscrite dans la recherche disciplinaire . Par son troisième degré, l’interdisciplinarité contribue même au big bang disciplinaire.

     La transdisciplinarité concerne, comme le préfixe « trans » l’indique, ce qui est à la fois entre les disciplines, à travers les différentes disciplines et au delà de toute discipline. Sa finalité est la compréhension du monde présent , dont un des impératifs est l’unité de la connaissance.

     Y a-t-il quelque chose entre et à travers les disciplines et au delà de toute discipline ? Du point de vue de la pensée classique il n’y a rien, strictement rien. L’espace en question est vide, complètement vide, comme le vide de la physique classique. Même si elle renonce à la vision pyramidale de la connaissance, la pensée classique considère que chaque fragment de la pyramide, engendré par le big bang disciplinaire, est une pyramide entière ; chaque discipline clame que le champ de sa pertinence est inépuisable. Pour la pensée classique, la transdisciplinarité est une absurdité car elle n’a pas d’objet. En revanche pour la transdisciplinarité, la pensée classique n’est pas absurde mais son champ d’application est reconnu comme étant restreint.

     En présence de plusieurs niveaux de Réalité, l’espace entre les disciplines et au delà des disciplines est plein, comme le vide quantique est plein de toutes les potentialités : de la particule quantique aux galaxies, du quark aux éléments lourds qui conditionnent l’apparition de la vie dans l’Univers.

     La structure discontinue des niveaux de Réalité détermine la structure discontinue de l’espace transdisciplinaire , qui, à son tour, explique pourquoi la recherche transdisciplinaire est radicalement distincte de la recherche disciplinaire, tout en lui étant complémentaire. La recherche disciplinaire concerne, tout au plus, un seul et même niveau de Réalité ; d’ailleurs, dans la plupart des cas, elle ne concerne que des fragments d’un seul et même niveau de Réalité. En revanche, la transdisciplinarité s’intéresse à la dynamique engendrée par l’action de plusieurs niveaux de Réalité à la fois . La découverte de cette dynamique passe nécessairement par la connaissance disciplinaire. La transdisciplinarité, tout en n’étant pas une nouvelle discipline ou une nouvelle hyperdiscipline, se nourrit de la recherche disciplinaire, qui, à son tour, est éclairée d’une manière nouvelle et féconde par la connaissance transdisciplinaire. Dans ce sens, les recherches disciplinaires et transdisciplinaires ne sont pas antagonistes mais complémentaires.

     Les trois piliers de la transdisciplinarité – les niveaux de Réalité, la logique du tiers inclus et la complexité – déterminent la méthodologie de la recherche transdisciplinaire .

     Un saisissant parallèle existe entre les trois piliers de la transdisciplinarité et les trois postulats de la science moderne.

     Les trois postulats méthodologiques de la science moderne sont restés inchangés de Galilée jusqu’à nos jours, malgré l’infinie diversité des méthodes, théories et modèles qui ont traversé l’histoire des différentes disciplines scientifiques. Mais une seule science satisfait entièrement et intégralement les trois postulats : la physique. Les autres disciplines scientifiques ne satisfont que partiellement les trois postulats méthodologiques de la science moderne. Toutefois, l’absence d’une formalisation mathématique rigoureuse de la psychologie, de l’histoire des religions et d’une multitude d’autres disciplines ne conduit pas à l’élimination de ces disciplines du champ de la science. Même les sciences de pointe, comme la biologie moléculaire, ne peuvent pas prétendre, tout du moins pour l’instant, à une formalisation mathématique aussi rigoureuse que celle de la physique. Autrement dit, il y a des degrés de disciplinarité en fonction de la prise en compte, plus ou moins complète, des trois postulats méthodologiques de la science moderne.

     De même, la prise en compte plus ou moins complète des trois piliers méthodologiques de la recherche transdisciplinaire engendre différents degrés de transdisciplinarité . La recherche transdisciplinaire correspondant à un certain degré de transdisciplinarité s’approchera plutôt de la multidisciplinarité (comme dans le cas de l’éthique) ; celle à un autre degré – de l’interdisciplinarité (comme dans le cas de l’épistémologie) ; et celle encore à un autre degré – de la disciplinarité.

     La disciplinarité, la pluridisciplinarité, l’interdisciplinarité et la transdisciplinarité sont les quatre flèches d’un seul et même arc : celui de la connaissance .

     Comme dans le cas de la disciplinarité, la recherche transdisciplinaire n’est pas antagoniste mais complémentaire de la recherche pluri et interdisciplinaire. La transdisciplinarité est néanmoins radicalement distincte de la pluridisciplinarité et de l’interdisciplinarité, de par sa finalité, la compréhension du monde présent, qu’il est impossible d’inscrire dans la recherche disciplinaire. La finalité de la pluri et de l’interdisciplinarité est toujours la recherche disciplinaire. Si la transdisciplinarité est si souvent confondue avec l’interdisciplinarité et la pluridisciplinarité (comme, d’ailleurs, l’interdisciplinarité est si souvent confondue avec la pluridisciplinarité), cela s’explique en majeure partie par le fait que toutes les trois débordent les disciplines. Cette confusion est très nocive dans la mesure où elle occulte les finalités différentes de ces trois nouvelles approches.

     Tout en reconnaissant le caractère radicalement distinct de la transdisciplinarité par rapport à la disciplinarité, la pluridisciplinarité et l’interdisciplinarité, il serait extrêmement dangereux d’absolutiser cette distinction, auquel cas la transdisciplinarité serait vidée de tout son contenu et son efficacité dans l’action réduite à néant.

     Le caractère complémentaire des approches disciplinaire, pluridisciplinaire, interdisciplinaire et transdisciplinaire est mis en évidence d’une manière éclatante, par exemple, dans l’accompagnement des mourants . Cette démarche relativement nouvelle de notre civilisation est d’une extrême importance, car, en reconnaissant le rôle de notre mort dans notre vie, nous découvrons des dimensions insoupçonnées de la vie elle-même. L’accompagnement des mourants ne peut faire l’économie d’une recherche transdisciplinaire dans la mesure où la compréhension du monde présent passe par la compréhension du sens de notre vie et du sens de notre mort en ce monde qui est nôtre.

 La transdisciplinarité – Manifeste, Éditions du Rocher, Monaco – Collection « Transdisciplinarité ».

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La crise du monde actuel : Shri Aurobindo

Posté par othoharmonie le 20 janvier 2014

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      »Les moyens que la science a mis à notre disposition écartent les dangers que soient renversée et détruire une civilisation caduque par des peuples primitifs plus forts, mais le péril qui nous menace, c’est que le barbare surgisse à nouveau en nous-mêmes, en l’homme civilisé, et c’est cela que nous voyons autour de nous. Et cela se produira fatalement s’il n’y a pas un idéal mental et moral élevé et agissant qui dirige et soulève en nous l’homme vital et physique, s’il n’y a pas d’idéal spirituel qui nous libère de nous-même et nous conduise en notre être intérieur. Même si on échappe à cette rechute, il subsiste un autre danger, car un autre résultat possible, c’est que cesse l’élan évolutif qu’on se cristallise dans une vie sociale mécanisée, stable et confortable et sans horizon. La raison ne saurait par elle-même faire longtemps progresser la race ; elle ne peut jouer ce rôle que si elle agit en médiateur entre la vie et le corps d’une part et, d’autre part, quelque chose de plus haut et de plus vaste qu est au dedans. En effet, c’est le besoin spirituel intérieur, la poussée de ce qui est en l’homme, mais non encore réalisé, qui maintient en l’homme la tension évolutive, le nisus spirituel, lorsque l’homme a atteint le plan mental. S’il renonce à cela, l’homme doit ou bien retomber en arrière et tout recommencer depuis le début, ou bien disparaître, comme d’autre formes de vie l’ont fait avant lui – comme un échec dans l’évolution, incapable d’entretenir ou de servir l’élan évolutif. En mettant les choses au mieux, il s’arrêterait à quelque sorte de type intermédiaire parfait, comme d’autres espèces animales, tandis que la nature poursuivrait sa route sans lui vers une création plus vaste. 

     Actuellement l’humanité traverse, dans son évolution, une crise où se dissimule pour elle l’obligation d’un choix qui déterminera sa destinée… L’homme a créé un système de civilisation qui est devenu trop grand pour ses facultés et sa compréhension mentale limitées et ses facultés spirituelle et morales, plus limitées encore, puissent l’utiliser et le diriger –serviteur trop dangereux pour son ego maladroit et plein d’appétit… Nous l’utilisons pour multiplier les besoins nouveaux et pour développer de façon agressive notre ego collectif… Or, le fardeau qui est imposé à l’humanité est trop lourd pour la petitesse actuelle de la personnalité humaine, pour son esprit mesquin et ses petits instincts vitaux… Et c’est pourquoi la destinée de la race semble se précipiter dangereusement, impatiemment semble-t-il, et en dépit d’elle-même, vers une confusion prolongée, une crise et une obscurité périlleuse d’incertitude violente et mouvante, sous la poussée de l’ego vital, saisie par des forces colossales qui sont du même ordre de grandeur que l’organisation mécanique énorme de la vie et de la connaissance scientifique qu’elle a acquise, une échelle trop vaste pour que puisse la manier sa raison et sa volonté…


Dans la crise actuelle, tout ce que le mental moderne nous offre comme lumière pour trouver une solution, c’est une formule rationnelle et scientifique de l’être humain vitaliste et matérialiste de sa vie, un effort pour parvenir à une société économique parfaite et au culte démocratique de l’homme moyen. Quelle que soit la vérité à la base de ces idées, il est clair qu’elles ne suffisent pas pour faire face aux besoins d’une humanité qui a pour mission d’évoluer au-delà d’elle-même, et qui, en tout cas, si elle doit survivre, doit évoluer bien au-delà de ce qu’elle est à présent… »

Métaphysique et psychologie, p. 318-319. tiré de La Vie divine p.1582-1592.

Indications de lecture:

     Texte tiré de fragments rassemblés par Jean Herbert. Il est étonnant de voir à quel point ce texte est visionnaire. Parmi les auteurs contemporains, c’est Eckhart Tolle est très proche de cette formulation. Il dit exactement la même chose. On trouvera de nombreux rapprochements possible, avec Günter Anders, Nietzsche, Hans Jonas etc. Voir les livres de Satprem sur cette question.

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Présence des Maîtres de Sagesse

Posté par othoharmonie le 19 janvier 2014

par Jean-Claude GENEL

images (4)Je vous présente en exclusivité le message de clôture de la conférence « Présence des Maîtres de Sagesse » qui s’est déroulée à Paris en décembre 2007. Il y est question du concert que nous avons programmé depuis à la demande des guides, de manière à ce que le plus grand nombre puisse vivre ce qui a été annoncé : « Ce concert permettra à ma force de te former intérieurement à une nouvelle vie et à corriger ce que tu n’auras pas su toi-même corriger ». L’intégralité des messages est publiée dans l’ouvrage L’Ascension, notre transfiguration.

Vous avez reçu l’amour de nous tous. Vous avez eu le privilège de vibrer de la force des guides. Même les Eléments ont pris corps et ont utilisé les mots pour que vous appréhendiez ce qui ne peut être vu, touché ou transformé.

Un mécanisme de transformation que vous allez utiliser a été installé, car chacun de vous est intelligent des lois divines. Vous allez savoir œuvrer avec amour et considérez celui-ci comme un outil précieux, déjà pour vous-mêmes. Comme cela vous a été répété à de nombreuses reprises, l’amour n’existe que par la qualité et la force des valeurs. Sinon, il y aurait encore tromperie, mensonge et vous ne pouvez plus être dans cette faiblesse.

Depuis quelques instants, mes Frères ont élevé votre taux vibratoire et vous maintiennent dans cette élévation. N’ayez donc aucune peur si vous éprouvez une gêne ou une sensation de grande légèreté. Au contraire, soyez heureux si vous ressentez quoi que ce soit. Cela veut dire que vous devenez déjà conscients de vous-mêmes.

Il vous a été dit que vous étiez un monde, bien sûr et chacun est un monde merveilleux à lui seul. Je puis vous affirmer que vous avez souhaité être intelligents des lois divines, vous désirez progresser et connaître. Cela vous sera accordé, vous y avez mis une telle ferveur et depuis déjà fort longtemps. Cela signifie aussi que vous avez accepté d’être responsables. Aussi, tout ce qui a été éveillé en vous aujourd’hui, travaillé, ce que vous avez reçu et que vous allez considérer comme précieux, va devenir actif à travers un comportement, une manière d’exprimer les pensées et de veiller à ce que tout soit juste et toujours créateur.

Vous avez le désir d’être des enseignants, alors vous êtes acceptés comme tels. Le premier stade à franchir est d’être déjà enseignant pour vous-mêmes, ce qui vous donnera naturellement une force, dévoilera un acquis pour enseigner aux autres. Cela devrait être relativement facile. Vous y êtes préparés depuis toujours, mais c’est maintenant que vous en éprouvez le désir et qu’il est répondu à vos prières. Cela ne peut que s’accomplir puisque toutes les conditions sont réunies et sur tous les plans. C’est pourquoi l’alignement intérieur se fera et vous connaîtrez des mondes différents, à travers la connaissance intuitive que vous en percevrez. Tout est possible et réalisable, il faut juste accepter de travailler au quotidien.

De plus en plus, vous allez sentir votre âme, totalement désireuse, active. Elle va vous faire connaître l’objectif qu’elle a choisi pour cette incarnation. Il s’agit d’un enseignement, bien évidemment, mais aussi d’un but à atteindre à travers un état, une réalité que vous auriez envie de définir, d’accomplir, peu importe. Cela veut dire que vous allez être à l’écoute de vous-mêmes et faire du désir de votre âme le vôtre. Ainsi, vous définirez et organiserez mieux l’objectif dans la matière. N’oubliez jamais que vos valeurs vous placent dans tous les mondes à la fois, même si vous ne pouvez être conscients que de ce que vous vivez humainement. Si vous œuvrez spirituellement, alors vous définissez intérieurement les différentes lois et les différents mondes. La conscience vient filtrer ou organiser très précisément ce qu’il vous est possible d’accomplir ici et maintenant et par cette incarnation, sachant que votre vie est une pierre à l’édifice divin. Transposez cela sur le plan spirituel.

Etant donné les événements et la société, il y aura grandes transformations dans tous les domaines. Vous allez donc vivre différemment, être appelés à exprimer votre incarnation de manière autre. Cela vous aidera à atteindre l’objectif. C’est bien ce qui a été expliqué. Les années à venir vont vous permettre cette réunification de différents mondes, assurément. Ne pensez pas qu’il s’agisse d’une utopie. Il en est déjà ainsi dans le monde divin. Vous, vous aurez juste à en matérialiser la compréhension, ce qui accordera une évolution considérable à l’humanité. Vous êtes donc incarnés par devoir divin. Cela signifie que vous êtes proches de la vérité et qu’il suffit de peu de chose pour qu’elle s’exprime. Et le « peu de chose » est simplement votre vouloir.

Vous maintenir dans les valeurs vous permettra d’être honnêtement conscients des règles divines que vous saurez transposer sur le plan humain et matériel. Votre œuvre est considérable. Alors, il sera temps pour moi de reprendre place dans un corps et de venir vous exprimer ma reconnaissance. Considérez-vous à la recherche du message que l’Initié Jésus a laissé. Ce message parle des mondes différents, d’évolution, de valeurs, d’amour. Son message est divin parce qu’il a permis à la force christique d’adombrer la vie et d’élever la vibration de la matière et de l’humain. Le message parle donc du monde divin et du monde humain. Et vous, en l’exploitant, vous vous tenez à votre place dans l’harmonie de cette connaissance : la connaissance humaine, la connaissance divine. Pas de séparation, jamais. La matière est utile au monde divin, c’est une vérité que vous abordez avec force, donc vous allez véhiculer la réalité de ce message divin. Cela permettra à un autre initié d’accepter ma force pour vous affirmer à un degré supérieur de votre ascension.

Si vous travaillez tout ce qui vous a été affirmé, vous allez vous apercevoir que beaucoup de lois ont été expliquées et que vous êtes dignes d’œuvrer, capables de les exprimer. Alors, mes enfants, l’objectif est divin, la réalité sera spirituelle et vous êtes porteurs de ce savoir-faire. Travaillez ce qui vous a été dit pour définir ce que vous pouvez faire car vous serez obligés de l’accomplir, la pierre à l’édifice sans doute, surtout par obéissance à votre âme qui est de ce monde futur qui, déjà, en révèle les conditions. Considérez cela comme un bonheur, une chance car je le dis et j’en témoigne, chacun de vous est un Connaissant.

Rappelez-vous encore que le respect est un chemin tranquille. Il peut rencontrer toutes les autres valeurs. Il rend la tolérance à sa dignité, à l’état et ainsi de suite… Il s’agit bien là d’une source énergétique puissante et c’est votre œuvre. Soyez remerciés, bénis.

Mon enfant, je veux te donner un rendez-vous. Au cours de l’année, comme cela a été proposé, seulement là j’affirme, mieux j’exige, il y aura un concert. Je veux que tu viennes parce que ce concert permettra à ma force de te former intérieurement à une nouvelle vie et à corriger ce que tu n’auras pas su toi-même corriger. Je te donne rendez-vous.

Bénédictions ! Merci de votre amour. Osez transformer votre vie en bonheur, mes enfants très chers, puissants de mon amour.

 

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Le Paradis sur terre

Posté par othoharmonie le 19 janvier 2014

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Jusqu’à la Renaissance, nombre de voyageurs, géographes, savants de tous horizons, ont tenté de déterminer l’emplacement du Paradis terrestre, le situant qui sur la Lune, qui en Afrique, qui en Babylonie ou encore dans le nord de la France, et rivalisant d’imagination pour étayer leur raisonnement, invoquant une série d’étymologies pittoresques

En l’année 1503, comme Varthema, l’aventureux Bolonais, se rendait aux grandes Indes en passant par la Palestine et par la Syrie, on lui fit voir la maison maudite qu’avait habitée Caïn ; ce n’était pas bien loin du Paradis terrestre. Maistre Gilius, le docte naturaliste qui voyageait pour le compte de François Ier, eut la même satisfaction.

La foi naïve de nos pères admettait sans la moindre hésitation ce genre d’archéologie. Ainsi, la fontaine divine dont les eaux rafraîchissaient l’Éden depuis l’origine du monde, donnait, d’après la tradition, naissance au Gange, au Tigre, à l’Euphrate et au Nil ; c’était la fontaine scellée, le fons signatus dont parle Salomon, et qui était le plus bel ornement du Paradis terrestre. On la voyait encore, dit-on, au XVIIee, entre Bethléem et Hébron.

Il serait long d’indiquer toutes les situations géographiques qui ont été assignées au Paradis terrestre depuis les temps antiques jusqu’au XVIIe siècle. Un savant prélat, qui a marqué sa place parmi les écrivains élégants du siècle de Louis XIV, Daniel Huet, évêque d’Avranches, essaya, en 1691, d’éclairer cette question difficile, et il convient lui-même qu’avant de se former sur ce point une opinion admissible, il s’est vu plus d’une fois sur le point de mettre de côté ce sujet de dissertation que lui avait donné à traiter l’Académie française.

 

Carte de la Situation du Paradis Terrestre par Pierre Mortier

Carte de la Situation du Paradis Terrestre par Pierre Mortier

 

« Rien, dit-il, ne peut mieux faire connaître combien la situation du Paradis terrestre est peu connue que la diversité des opinions de ceux qui l’ont recherchée. On l’a placé dans le troisième ciel, dans le quatrième, dans le ciel de la lune, dans la lune même, sur une montagne voisine du ciel de la lune, dans la moyenne région de l’air, hors de la terre, sur la terre, sous la terre, dans un lieu caché et éloigné des hommes. On l’a mis sous le pôle arctique, dans la Tartarie, à la place qu’occupe présentement la mer Caspienne. D’autres l’ont reculé à l’extrémité du midi, dans la Terre de Feu. Plusieurs l’ont placé dans le Levant, ou sur les bords du Gange, ou dans l’île de Ceylan, faisant même venir le nom des Indes du mot Eden, nom de la province où le Paradis était situé.

« On l’a mis dans la Chine et même par delà le Levant, dans un lieu inhabité ; d’autres dans l’Amérique ; d’autres en Afrique, sous l’équateur ; d’autres à l’orient équinoxial ; d’autres sur les montagnes de la Lune, d’où l’on a cru que sortait le Nil ; la plupart dans l’Asie ; les uns dans l’Arménie Majeure ; les autres dans la Mésopotamie, ou dans l’Assyrie, ou dans la Perse, ou dans la Babylonie, ou dans l’Arabie, ou dans la Syrie, ou dans la Palestine. Il s’en est même trouvé qui en ont voulu faire honneur à notre Europe, et, ce qui passe toutes les bornes de l’impertinence, qui l’ont établi à Hesdin, ville d’Artois, fondés sur la conformité de ce nom avec celui d’Éden. Je ne désespère pas que quelque aventurier, pour l’approcher plus près de nous, n’entreprenne quelque jour de le mettre à Houdan. »

En poursuivant, du reste, on voit que l’évêque d’Avranches ne tarde pas à faire un choix au milieu de tant d’opinions diverses se contredisant parfois entre elles. Il place la demeure du premier homme « sur le canal que forment le Tigre et l’Euphrate joints ensemble, entre le lieu de leur conjonction et celui de la séparation qu’ils font de leurs eaux, avant que de tomber dans le golfe Persique. » Et en basant cette donnée sur les plus vastes lectures, le savant prélat n’hésite pas à dire que, de tous ses devanciers, c’est Calvin qui s’est le plus approché de l’opinion qu’il propose ; Scaliger n’a fait que le suivre dans cette voie pied à pied, ajoute-t-il. et l’illustre Bochart se soumet en quelque sorte à la science du réformateur.

Les études du savant prélat trouvèrent, du reste, un continuateur zélé plus d’un siècle après lui. Juan Bautista de Erro y Azpiroz reconnaît toute la valeur des recherches de son prédécesseur ; il modifie seulement d’une manière presque insensible le point où les recherches doivent s’arrêter pour avoir définitivement le lieu d’habitat où vécurent nos premiers parents. Le Paradis terrestre (la chose, selon lui, n’était plus douteuse) se rencontrait un peu au-dessous de l’antique cité d’Apamia, au confluent du Tigre et de l’Euphrate ; et, de même qu’il prouvait que les descendants immédiats d’Adam, si ce n’est Adam lui-même, parlaient la langue escualdunac, de même il n’hésitait pas à tracer d’une main ferme, sur une belle carte géographique dont il orna son ouvrage, les contours du Paradis.

Il faut reconnaître que ces dissertations ont moins d’agrément que les traditions du Moyen Age. A partir du IVe siècle jusqu’à l’époque de la Renaissance, rien n’est plus répandu que les légendes qui portent d’heureux voyageurs aux portes du Paradis terrestre. Ces sortes d’itinéraires sont mêlés ordinairement à d’autres récits.

Dans son fameux voyage, saint Brandan aborde bien le rivage désiré ; mais il n’y trouve plus qu’un désert, les délices en ont disparu pour reparaître un jour : un ange du ciel l’a prédit. Dans la légende plus fameuse encore qui porte le nom de saint Patrick, Oweins, le bon chevalier, quitte un moment l’Enfer et arrive, après maint danger, devant une porte qui s’ouvre pour lui laisser voir des jardins magnifiques : ce sont ceux d’Éden.

Godefroi de Viterbe renverse toutes les idées que ses prédécesseurs avaient réunies : le Paradis terrestre est au delà de la Bretagne, aux confins de la terre. De pieux voyageurs l’ont vu sur une montagne d’or, portant une ville toute d’or elle-même. L’Imago mundi — série de 12 traités du XVe paraissant pour la première fois sous forme imprimée en 1583 — le restitue au monde asiatique ; mais il le rend plus inaccessible encore : il le place derrière un mur de feu qui monte jusqu’au ciel. Jacques de Voragine a orné sa légende dorée de ces poétiques pérégrinations, et le monde oriental a célébré, par la voix de Moschus ou de Pallade, la sainte expédition de Macaire, auquel l’ange vengeur refuse l’entrée de l’Éden.

Le Paradis terrestre selon Fra Mauro, cosmographe du XVe siècle

Le Paradis terrestre selon Fra Mauro, cosmographe du XVe siècle

Rien de plus curieux, dans cet examen philosophique, que la série d’étymologies dont Erro consolide son opinion. L’Euphrates, par exemple, ne veut dire autre chose que jardin abondant en délices. Notre auteur le prouve ainsi : La voyelle e signifie suave, amène, mou, délicieux, et toutes les qualités que rappellent ces expressions ; le u exprime l’abondance ; faratzfaratza, jardin ; et la terminaison e ou es équivaut à l’article de. Le mot E-u-faratz-es ou sa contractionEufratus nous donne donc la signification voulue. Nous faisons grâce au lecteur des autres mots ainsi décomposés.

Mais parmi ces légendes nous ne connaissons en réalité qu’un seul voyage bien caractérisé par son titre, c’est le voyage de saint Amaro au Paradis terrestre. Sant Amaro est un saint voyageur essentiellement portugais, et dont les aventures merveilleuses ont été racontées dans la belle langue de Camoëns. Bien des gens seront surpris, nous n’en doutons pas, de l’aridité que présente le Paradis terrestre sous la main du miniaturiste plein de foi qui a essayé d’en offrir à son siècle une représentation. Ce n’est pas certainement par une fantaisie bizarre d’artiste ou de géographe que Fra Mauro, auquel nous empruntons notre gravure, a entouré de murailles crénelées le jardin où s’élève la fontaine qui devait rafraîchir l’Éden de ses eaux vivifiantes.

En agissant ainsi, il s’est conformé à l’opinion qui plaçait le Paradis terrestre en Judée. Le Cantique des cantiques célèbre, comme on sait, l’hortus conclusus (le jardin fermé). Fra Mauro s’est montré fidèle, sur ce point, à l’opinion répandue parmi les théologiens de son temps, et il ne pouvait pas manquer d’entourer d’une fortification élégante le jardin céleste garde par un ange vigilant.

Du reste, dans toutes les représentations de ce genre on rencontre la même monotonie, la même aridité. Que l’on consulte Lambertus, qui appartient au XIIe siècle, Honoré d’Autun, qui est du XIIIe (nous parlons ici des cartographes datant d’une époque où s’éveille le sentiment pittoresque), Henri de Mayenne, Guillaume de Tripoli, le docte Ranulphus, l’imagination des vieux peintres se montre partout aussi triste, aussi désolée. Il est vrai que c’est la main de l’érudition qui guide leur pinceau.

La poésie du Dante avait sans doute donné du Paradis une idée splendide, mais trop confuse pour inspirer les artistes. Milton leur fut plus favorable ; à sa voix, les murailles féodales s’écroulent, les enchantements du lieu de délices se révèlent, et les peintres modernes réalisent le rêve inspiré de l’illustre aveugle. C’était à peu près ce même Paradis terrestre qu’avait imaginé Colomb, grand poète aussi, quand, remontant le cours paisible de l’Orénoque, il s’attendait, en franchissant ces splendides paysages, à voir s’ouvrir la porte étincelante qui lui cachait le Paradis terrestre et que l’ange devait défendre.

Une des rêveries du grand homme, ce fut, en effet, de croire qu’il était parvenu aux régions où l’Éden doit commencer. Il décrit avec l’exactitude minutieuse d’un topographe la forme que doit nécessairement avoir le Paradis terrestre. Situé à l’extrémité du fleuve, le céleste jardin s’élève, dit-il, insensiblement comme un mamelon affectant la forme arrondie mais pyramidale d’une poire. C’est la dernière forme d’Éden du Moyen Age. Un pauvre Indien que rencontra Humboldt dans ces parages lui en exprima aussi toute la splendeur par ces mots : Es como el Paraiso, Señor ! (C’est comme le Paradis, Monsieur !).

(D’après « Le Magasin pittoresque »,paru en 1864)

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Le bien-être est déjà là

Posté par othoharmonie le 18 janvier 2014

 

printempsUn bon thérapeute ne regarde pas « seulement » la maladie, mais aussi tout ce qui est en bonne santé chez un malade. L’expression « prendre soin de l’Etre », chez les thérapeutes d’Alexandrie, peut sembler paradoxale. Elle revient à dire : «soigner Dieu dans l’autre». Soigner Dieu ?… Qu’est-ce que cela peut bien signifier ?

Soigner Dieu dans l’autre, c’est croire et expérimenter que l’autre va guérir à partir du point de santé qui est en lui. Quand on parle de la nature de bouddha en nous, il s’agit de ce quelque chose en nous qui n’est pas malade, déjà éveillé, non né, non conditionné.

Nous sommes déjà sauvés, déjà guéris, en bonne santé, mais nous ne le savons pas, nous n’en faisons pas l’expérience. L’expérience du salut (soteria), c’est l’esprit saint en nous.

Ce n’est pas le médecin qui guérit, mais la nature. Le thérapeute, quel qu’il soit, met la personne qui souffre dans les conditions qui permettront à la nature de la soulager.

C’est l’Etre qui guérit de l’intérieur. Cela suppose de la part du thérapeute, ou de celui qui est sur un chemin spirituel – celui qui travaille au bien-être de tous les vivants – de savoir que le bien-être est déjà là, ce n’est donc pas lui qui l’apporte.

Nous devons nous le répéter chaque fois que nous soignons quelqu’un : nous n’allons pas guérir la personne, nous allons simplement créer les dispositions les plus favorables pour que puisse opérer ce qui est sain en elle.

Ce n’est pas nous qui allons apporter ce qu’il y a de plus précieux, car cela se trouve déjà dans la personne. Il y a au milieu de nous quelqu’un que nous ne connaissons pas ; il y a au cœur de nous une dimension de vie, de plénitude, de paix, que nous n’avons jamais goûtée.

Cette considération nous permet de soigner les autres sans désespérer, car le désespoir nous guette sur ce chemin. Quand on voit toutes les souffrances du monde, on se dit qu’on n’y arrivera jamais! Il faut pourtant croire que la santé sera la plus forte, que le bonheur aura le dernier mot ; mais cela suppose une certaine expérience de l’Éveil ou de la libération (soteria) chez celui qui accompagne une personne qui souffre. 

Dans la tradition chrétienne, on parle de l’esprit du Christ, de la nature du Christ, de l’être du Christ: «Là où je suis, je veux que vous soyez aussi … Tout ce que vous faites aux plus petits d’entre les miens, c’est à moi que vous le faites.» C’est parfaitement clair : quand on fait quelque chose à quelqu’un, on ne le fait pas seulement à ce quelqu’un qui est là, on le fait aussi au Christ qui est en lui, qui est son « Je Suis » essentiel.

Tout être, quel qu’il soit, est porteur de la nature du Christ, de la nature divine. Dans tout être il y a cette Présence de ce qui est libre, de ce qui est sauvé ; on peut alors agir sans être désespéré : quand on fait quelque chose de l’extérieur, cela « coopère » aussi de l’intérieur.

D’où l’importance de la prière dans tous les actes que l’on pose, appeler chez l’autre la Présence, le réveil de son Esprit, parce que c’est de l’intérieur qu’il peut être guéri. Face à certaines maladies mentales difficiles, douloureuses, on sait qu’on ne peut rien de l’extérieur ; tout ce qui est dit ou fait risque au contraire de conforter le délire. Mais on peut appeler à l’intérieur de celui qu’on accompagne, l’Être qui sait le guérir et le sauver : cette forme de prière s’appelle l’intercession. 

Jean Yves Leloup – Extrait de : La montagne dans l’océan – Editions Albin Michel 

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La graine deviendra l’arbre

Posté par othoharmonie le 18 janvier 2014

 

 téléchargement (3)« Chaque enfant qui naît est la preuve de l’espoir que Dieu met dans les êtres humains. »

J’ai « l’espoir » de voir cet article devenir un partage de vie entre vous et moi pour que tous les enfants du monde réalisent l’espérance qu’ont mis en eux leurs parents et le monde. Si nos ancêtres n’avaient pas eu cette puissance de l’espoir en actes, s’ils n’avaient pas entrepris de franchir les obstacles et les épreuves de la vie, nous n’existerions pas… La force de leurs pensées était de réaliser dans l’avenir quelque chose de favorable pour leurs familles. Leur détermination était décuplée par la pensée de créer un monde de paix. Aujourd’hui, où en sommes nous personnellement ? Est-ce que l’espoir nous manque ! Comment agir efficacement pour incarner le potentiel de la graine qui donnera un arbre de vie ? 

Tout espoir de bonheur, de succès ou de guérison, est logique et souhaitable tant qu’il sert de motivation pour avancer, mais attention si les actes à poser ne suivent pas. Un espoir sans acte pour concrétiser le rêve peut tourner à la croyance et votre pensée risque de se mettre en « mode victime ». Quand vous êtes découragés, angoissés, tristes ou fatigués, avez-vous remarqué combien l’impression de manquer d’énergie vous envahit.

Vous venez de vous brancher sur « Radio souffrance », votre lampe torche se décharge, l’espoir aussi ; le désespoir s’invite alors comme une fatalité ou une malchance. Quel est ce mécanisme mental dans lequel la pensée dérape et broie du noir, ce mécanisme « menteur » qui nous enferme dans une prison mentale ?

C’est l’identification à « l’image que j‘ai de moi », moi, celui qui contrôle ou qui attend, celui qui veut que les évènements et les choses arrivent suivant ses plans et ses projections. Faisant ainsi nous ne lâchons rien. Par contre nous attendons que les autres lâchent prise, qu’ils nous donnent ce que nous espérons, qu’ils nous consolent tandis que nous boudons, qu’ils nous comprennent tandis que nous râlons ou réagissons par la colère ou l’indifférence. Toutes ces stratégies nous maintiennent prisonnier de l’image que nous avons de nous-même déjà enfermé dans notre cage mentale. Nous misons sur nos stratégies d’humain prisonnier sans espoir de sortie ou de délivrance alors que la porte de la cage est ouverte. Le seul lieu où peut se développer le potentiel de la graine à travers l’espoir, est dans notre esprit face aux épreuves du quotidien. C’est savoir utiliser une pensée puissante, créatrice et discriminatrice, une pensée insoumise aux regrets et aux plaintes, une « pensée-laser » qui utilise un minimum d’énergie pour éclairer très loin. En réalité tous les sages vous disent : « Vous êtes en dehors de la cage » ! 

Volez de vos propres ailes, n’emportez pas vos échecs avec vous dans vos projets ou espérances. Apprenez la lucidité et la patience! N’abandonnez pas avant d’avoir commencé ! Tout vient à point à qui sait attendre sans se désespérer. Ne regrettez pas, apprenez de vos regrets… : apprenez à faire « ami-ami avec vos émotions, votre façon de penser et d’agir. Tout est apprenti-sage. Laissez la vie vous enseigner son intelligence, sa créativité et son ordre ! Ayez de la gratitude car vous pouvez exister vous personnellement et réjouissez-vous d’avoir des parents et une terre comme grands parents! L’espoir est un mouvement de l’imaginaire entre le rêve et la réalité. Ce qui compte ce n’est pas seulement le résultat mais la façon d’y arriver. Ne désirez pas plus mais essayez de mieux vivre avec ce que la vie vous présente à l’endroit où vous êtes. Embellissez votre regard sur le monde au lieu de vouloir le changer.

David Ciussi  david.ciussi@numericable.fr 
www.davidciussi.net

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Il est trop tard pour être pessimiste.

Posté par othoharmonie le 18 janvier 2014

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Il est trop tard pour être pessimiste. Je sais qu’un homme, même seul, peut abattre tous les murs. Il est trop tard pour être pessimiste. Dans le monde, quatre enfants sur cinq vont à l’école. Jamais l’instruction n’a été donnée à tant d’êtres humains. Chacun peut agir, du plus pauvre au plus riche. Le Lesotho, l’un des pays les plus démunis de la planète, est celui qui investit le plus largement ses richesses dans l’éducation. Le Qatar, l’un des plus riches, s’ouvre aux meilleures universités du monde. La culture, l’éducation, la recherche, l’innovation, sont des ressources inépuisables. Face aux malheurs et aux souffrances, des millions d’O.N.G. apportent la preuve que la solidarité des peuples est plus forte que l’égoïsme des nations. Au Bengladesh, un homme a eu l’idée de créer une banque impensable : elle ne prête qu’aux pauvres. En 30 ans à peine, elle a changé la vie de 150 millions de personnes dans le monde.

La solidarité des peuples est plus forte que l’égoïsme des nations

L’Antarctique est un continent aux ressources immenses que personne ne pourra plus s’approprier, une réserve dédiée à la paix et à la science. Un traité signé par 49 états en a fait le bien de l’humanité entière. Il est trop tard pour être pessimiste. Les gouvernements protègent près de 2% de leur eau territoriale : c’est peu, mais c’est déjà deux fois plus qu’il y a dix ans. Les premiers parcs naturels ont un peu plus d’un siècle, ils recouvrent près de 13% des continents, ils créent des espaces où l’activité humaine se conjugue à la préservation des espèces, des sols et des paysages. Cet accord des hommes et de la terre peut devenir la règle, et non plus l’exception. Aux Etats-Unis, New York a compris les services que rend la nature. Ses forêts et ses lacs fournissent l’eau potable de toute la ville. En Corée du sud, les forêts avaient été dévastées lors de la dernière guerre. Grâce à un programme national de reboisement, elles couvrent de nouveau 65% de la surface du pays. Plus de 75% du papier est recyclé. Le Costa Rica a fait son choix entre dépenses militaires et préservation de son territoire. Le pays n’a plus d’armée. Il a préféré mettre ses ressources dans l’éducation, l’écotourisme et la protection de sa forêt primaire. Le Gabon est l’un des plus grands producteurs de bois au monde. Il a imposé la coupe sélective : pas plus d’un arbre pour chaque hectare. Sa forêt est l’une de ses principales ressources économiques, mais elle a le temps de se régénérer. Des labels existent qui garantissent la bonne exploitation des forêts. Ils doivent devenir la norme obligatoire. Entre producteur et consommateur, la justice est une chance pour tous. Quand le commerce est équitable, qu’il bénéficie à la fois au vendeur et à l’acheteur, chacun peut faire prospérer son travail et en vivre dignement. Quelle justice et quelle équité peuvent-elles s’établir entre ceux qui travaillent à la main et ceux qui engrangent leurs récoltes à la machine avec l’aide de leurs états ? Soyons des consommateurs responsables. Réfléchissons à ce que nous achetons. Il est trop tard pour être pessimiste. J’ai vu une agriculture à la mesure de l’homme. Elle peut nourrir la terre entière si la production de viande n’accapare pas la nourriture des hommes. J’ai vu des pêcheurs responsables de leurs prises et soucieux de la prospérité des mers.

La suite dans la revue N°35 – l’Avenir de l’Homme

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Il n’y a qu’une Source de Vie

Posté par othoharmonie le 15 janvier 2014

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« Le monde des formes que vous voyez avec vos yeux est une Image extérieure; cette image est construite d’information, de pensée, et d’imagination qui provient de l’intérieur de l’Esprit Universel« .  ♦ Sophia Maria


                                                    
Il y a une Source de vie, une énergie active qui coule dans l’univers; cette Source est pure conscience et pur amour. Elle est positive et lumineuse, elle est la Force de la création, de l’action, et de l’intention. Cette Source de vie est en nous et en dehors de nous, il n’en tient qu’à nous d’en être conscient, de la percevoir, de la ressentir et de l’utiliser à travers notre liberté de choisir… Entre l’accueillir en nous ou la rejeter.

Il n’y a qu’une Source de vie, qu’une Source de conscience et nous somme une extension de cette Source, et cette Source s’anime, vit et grandis en nous et avec nous. Cette Source est Divine ; elle est une énergie incommensurable et unique. Cette énergie est multipliée en deux, elle est dans le mouvement perpétuel entre actif et passif et de passif à actif, de sorte que le passif et l’actif sont toujours en équilibre et forme une unité harmonique. Il n’y a point de séparation mais bien complémentarité entre les deux, ils sont comme les deux ailes d’un aigle.

La Source de toute Vie est le Grand Artiste qui a peint le tableau de l’univers, un coup de pinceaux à la fois, il est l’architecte qui a planifié et dessiné la première forme de vie et cette vie s’est multipliée et continue à se déployer pour l’éternité. La conscience est l’élément créatif de l’Univers, elle est en toute chose et toute chose est consciente à différents degrés ; tout est question d’amplitude, de vibration, d’information et de configuration, mais tout cela est la même Source spirituelle, le même Esprit qui s’exprime.

Tout ce que l’on voit, que ce soit les différentes formes, les différentes couleurs, les diverses formes de vie et d’énergies, ne sont que des expressions de cette même Source de la même façon que les différentes formes et couleurs qui composent une toile sont en essence toutes de la peinture. La toile étant le cadre et la peinture l’expression de l’imagination active de son créateur. La toile est donc une copie de la pensée du créateur et devenant ainsi une copie conforme de lui. La vie est une copie vivante et active de la pensée divine.

L’univers est comme une semence, la semence se déploie à travers l’espace et le temps et grandie en un arbre et va produire des fruits et ses fruits contiennent la semence originelle, de sorte que d’une semence la vie se multiplie, d’un arbre elle devient une forêt. La semence contient d’abord l’information qui va se construire en grandissant en suivant le modèle contenue dans son information génétique, de la même façon la pensée est la semence qui construit la vie. Tout commence dans l’esprit conscient, c’est l’esprit qui imagine, qui pense et qui ressent. Nos pensées sont des semences et prennent vie selon la force de notre intention et de nos actions. Tout se fait dans le temps, car le temps est le mouvement en dehors de nous et en nous qui tourne sans fin d’un moment à un autre moment.

Cette source de vie que l’on nomme par différents noms selon notre imagination ou notre idéologie, est sans nom, mais est dans tous les noms, car il est tout et en tout. Plusieurs noms ou symboles peuvent révéler la nature de l’univers, mais aucun n’est d’essence pure. Par contre il est normal de vouloir définir et nommer car nous sommes des êtres de langage et de communication. L’important est de ne pas en faire un nom fini mais un nom de vertu, de mérite et de qualité et sans s’approprier un nom ou une doctrine.

Quand je parle de Dieu, je parle d’une Source de Vie, d’une Supra-Conscience, d’une Énergie Intelligente qui est certes Omniprésente, Omniconscience et Omnipuissante. Cette Source de vie est l’océan universel et nous sommes des gouttes d’eau spirituelle par rapport à l’océan universel. Nous sommes de la même aptitude que le créateur mais non de la même ampleur. L’humain à ses limites et l’univers a sa limite en nous. De sorte que la Source peut voir à travers nos yeux mais nos yeux ne peuvent voir la Source face-à-face si ce n’est que son reflet.

Toute chose créer a besoin d’un créateur comme toute maison a besoin d’un créateur, l’univers vient d’une source créatrice et aimante. Nous ne pouvons certes connaître tous les détails de cette Source mais on peut voir son reflet dans la création objective. Comme je vois mon corps, qui est objectif, mais non l’ADN qui le compose. Absolument toute chose dans l’univers a un intérieur et un extérieur, l’intérieur étant le subjectif et l’extérieur l’objectif. L’Esprit ou la Source est à l’intérieur de toute chose, il est la Force de vie, l’intelligence et la volonté ou l’intention qui forme la réalité objective… De sorte qu’il est l’intérieur qui crée et la créature vivante en même temps. Tout comme un auteur qui écrit une pièce de théâtre et qui joue comme acteur dans sa pièce par la suite.

L’humain est bel et bien un fragment de cette Source, c’est seulement qu’il a le choix de voir ou ne pas voir, de comprendre ou ne pas comprendre. Nous sommes certes limités dans nos capacités spirituelles dans notre évolution présente, mais cela fait partie du processus de découverte et de transformation intérieure et extérieure. Nous avons les mêmes qualités créatrices que la Source créative mais à une petite échelle, à l’échelle humaine et terrestre. Nous sommes comme des enfants par rapport à ses parents. Notre école est cette vie, sur cette terre, d’ou l’on apprend par essais et erreurs, d’ou l’on apprend à se servir graduellement de notre pouvoir mental, le mental est ce qui actionne nos actes et par ce fait crée par l’effet de nos pensées et l’action de nos mains notre réalité personnelle et collective.

Toute cause est mentale et tout effet est la cause du mental qui est Esprit. La Source est Esprit, elle est spirituelle et toute chose est spirituelle que l’on y croit ou non, cela n’empêche pas sa réalité.

L’humain a certes dans son ensemble une vision souvent obscurcie ou pauvre de cette réalité spirituelle, et comme l’Esprit crée notre réalité, il confond ses illusions ou ignorance pour la réalité, alors que tout ce que le mental croit que ce soit vrai ou non, moule son existence. Mais un fait demeure que ce soit en mal ou en bien ou dans toute la panoplie de ses idéologies, pensées ou croyances, elles ne sont que le fruit de son monde mental d’abord. L’Esprit est le contenu de la matière qui le contient. Tout comme les mots d’un livre sont l’Esprit de l’auteur couché sur le support papier. L’Esprit d’intelligence est l’information, ou le code informatique universel qui construit le livre de la vie.

Il y a une Source de Vie qui est la lumière du monde, cette source est en nous et nous en lui. L’éveil de la conscience est d’en prendre connaissance, d’en être conscient et de mettre en pratique cette science de l’esprit pour notre bien et le bien de tous.

Extrait de : Messager Spirituel – Livret No.4 – Écrits Spirituels Inspirants

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Fleurir et porter fruit, c’est dans notre corps que ça se passe

Posté par othoharmonie le 15 janvier 2014

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Si nous vivons sur cette Terre, c’est que nous avons choisi de nous incarner pour amener la lumière du Ciel dans la matière, pour permettre à cette énergie fabuleuse et ces vibrations les plus pures de venir transformer la matière sous toutes ses formes et l’éclairer de l’intérieur. 

Chacun et chacune d’entre vous êtes canal de Lumière. Vous êtes un vaisseau envoyé ici sur Terre dans l’unique mission de permettre à celui ou celle que vous êtes en réalité de s’épanouir, de fleurir et de porter fruit; d’abord dans votre propre vie et ensuite dans la vie de ceux et celles qui vous entourent. 

Mais pour que votre réelle identité puisse se révéler, il importe que vous soyez bien enracinés, tel un arbre majestueux qui s’agrippe au sol, dont les racines pénètrent profondément dans la terre, pour que vous sentiez que même si vous n’êtes pas attaché physiquement à Gaïa, sur le plan vibratoire et énergétique, vous faites un avec elle. Plus ces racines énergétiques s’implantent sous vos pieds, plus vous sentez que vous appartenez à cette merveilleuse entité qu’est notre belle planète. C’est comme si vous vous permettiez de faire des fondations de plus en plus profondes, solides, pour que vous puissiez vous élever vers le Ciel et ainsi capter toute l’énergie et la faire descendre en vous-même. 

Si, dans votre spiritualité, vous cherchez à vous connecter là-haut, et que l’énergie descend en vous mais qu’elle se disperse, qu’elle se répand à gauche et à droite chaque fois que vous vous tournez vers les autres, il ne vous en reste plus pour alimenter ces centres d’énergie si précieux à l’intérieur de vous, ceux qui vous permettent l’enracinement, l’incarnation, la solidité, mais surtout le respect de vous-même. 

Afin d’apprendre à vous respecter, il importe de faire descendre l’énergie jusque dans votre ventre, là où vous êtes connecté à votre intimité la plus pure, à votre partie sacrée. Plus vous permettez à vos premiers chakras de prendre de l’expansion, à la lumière de descendre le long de vos jambes jusque dans la terre, plus vous allez être déterminé, fort, persévérant, authentique avec vous-même, et plus vous allez sentir que votre puissance se déploie pour faire naître dans votre vie ce qu’il y a de meilleur, ce qu’il y a de plus nourrissant et épanouissant à tous les niveaux. 

C’est donc votre connexion avec la Terre qui vous assure de faire en sorte que vos projets, vos rêves, vos aspirations puissent se manifester concrètement. Il ne suffit pas de visualiser, il ne suffit pas se connecter aux Anges ou ceux là-haut qui peuvent faire advenir le meilleur pour vous, il importe de densifier l’énergie de lumière dans la matière à travers votre propre corps physique, à travers toutes les parties de vous-même, et de les implanter dans la Terre comme des graines que vous mettez dans un terreau fertile, afin qu’elles puissent germer, prendre racine, faire une tige et ensuite s’épanouir au soleil. 

Notre mère Gaïa nous invite à honorer notre corps physique, à lui permettre de se régénérer, de se nourrir, de faire éclater en milliers petites bulles de champagne l’énergie de notre Père Céleste, du grand Soleil Central, dans toutes vos cellules. Pour réchauffer le sang qui coule dans vos veines, pour oxygéner vos poumons, votre cerveau et votre cœur, afin que l’espace puisse se créer en nous-mêmes et que notre âme puisse s’y installer de façon permanente… et qu’elle vienne, en nous habitant, nourrir et régénérer chacune des dimensions de notre être, à la fois physique, émotionnel, mental et spirituel. 

Tout comme les animaux, nous sommes connectés à toute forme de vie ici sur Terre. Nous traversons les saisons, les journées, les climats et nos propres températures intérieures (nos humeurs) au gré des marées, des lunes et des années qui passent. C’est pourquoi il est important de reconnecter avec la nature, avec le monde qui nous entoure, pour ne plus nous laisser obnubiler par toutes ces restrictions, ces normes, ces responsabilités que l’on nous impose. Plutôt, il est essentiel pour votre plein épanouissement de sentir que vous faites bel et bien partie du grand cycle naturel de la vie, que vous méritez votre place ici sur Terre, que vous méritez que l’on vous respecte, que l’on vous aime, et que l’on vous  apprécie à votre juste valeur; non plus pour ce que vous faites pour les autres, mais pour l’être exceptionnel et unique que vous êtes en réalité.

 Donc, soyez doux avec vous-même, et soyez fort en vous-même. Permettez à l’énergie de descendre ici sur Terre pour que la partie de vous qui vient du Ciel puisse transformer votre vie à partir de chacune des cellules de votre corps et que le surplus puisse ensuite permettre de transformer la planète tout entière et de favoriser son évolution, son ascension dans les dimensions supérieures. 

Permettez-vous de retrouver le juste équilibre entre donner et recevoir, en vous accordant du temps pour répondre à vos besoins essentiels, pour prendre soin de ce corps qui est le vôtre… en vous reposant, en vous accordant des loisirs et en vous ressourçant dans la nature. Acceptez votre vie comme un cadeau et ainsi vous ne chercherez plus le but à atteindre, mais vous pourrez enfin vous contenter de rayonner, d’illuminer les personnes qui vous entourent, et de faire advenir le paradis sur Terre par votre propre présence ici-bas, par la puissance qui se dégage, émane, de tout votre être.

 Permettez-vous de retrouver l’équilibre et l’harmonie à chaque instant, dans chaque journée. Ne reportez plus à demain ou à plus tard vos besoins essentiels; accordez-vous du temps pour soigner les parties de vous qui sont blessées, souffrantes, épuisées… en vous laissant baigner dans l’énergie de Gaïa, votre Terre Mère, qui ne demande qu’à prendre soin de vous.

 Imaginez-vous comme un enfant qui se laisse bercer dans les bras d’une mère immense pour qui vous êtes un tout nouveau-né, qu’elle sert dans ses bras et contre son cœur pour lui transmettre tout l’amour et toute la nourriture dont vous avez besoin pour vous sentir bien, soutenu, accompagné, et vous aider à grandir, croître et enfin porter fruits tel que vous y aspirez depuis si longtemps. 

À chaque instant, Gaïa vous remercie d’ouvrir votre cœur, votre âme et votre esprit à vous reconnaître de plus en plus, à vous engager à prendre soin de vous et ainsi devenir des témoins vivants qu’il est possible de vivre en harmonie et en équilibre, et aussi d’être des porte-parole de cette lumière divine s’installe aussi en vous, et qui vous permet de faire fusionner en vous l’humain et le divin en toute sérénité. 

C’est pourquoi vos frères et sœurs de lumière, ceux et celles qui vous accompagnent de l’autre côté du voile, vos guides, vos anges, ainsi que les maîtres qui ont foulé cette Terre et qui sont désormais à vos côtés pour vous accompagner et tracer la route devant vous, vous invitent à vous remercier pour tout le chemin parcouru, à être reconnaissant envers votre corps pour vous avoir accompagné durant tout ceci comme un véhicule fidèle. 

Merci de dire oui de plus en plus à qui vous êtes réellement. Et permettez-vous de mettre un brin de folie dans votre vie, de vous amuser davantage, pour faire en sorte que votre rayonnement, votre lumière, soit de plus en plus empreinte de joie et d’allégresse…

Message de Bianca Gaïa/Diane LeBlanc, reçu lors d’une soirée « Dialogue avec l’Âme »

à Namur le 9 mars 2010, aussi disponible sur www.biancagaia.com.

Ce texte a été adapté pour en faciliter la lecture; vous êtes invité à le faire circuler

en toute liberté à condition d’en respecter l’intégralité, y compris ces quelques lignes.

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RITUELS DES SITES ARCHÉOLOGIQUES

Posté par othoharmonie le 14 janvier 2014

 

         téléchargement (6)Actuellement la principale manifestation ritualisée de la religiosité néo-païenne au Mexique et dans d’autres pays d’Amérique latine, surtout dans les pays aux racines indigènes, sont les rituels d’équinoxe. Depuis à peine vingt ans, des groupes ésotériques, des réseaux d’adeptes de la spiritualité new age, des indigénistes, des militants de la mexicanité ou néo-indiens et, évidemment, des touristes du monde entier se donnent chaque année rendez-vous sur les principales pyramides d’Amérique le 21 mars pour réaliser des rituels énergétiques et purificateurs.

Ces rituels actualisent la croyance diffuse mais massivement étendue que ce jour, durant lequel la durée du jour est égale à celle de la nuit pour donner naissance au printemps, se crée une énergie spéciale dont les humains peuvent profiter pour se recharger en énergie et se purifier. Se charger d’énergie se fait par un rituel simple qui consiste en général à s’habiller de blanc, à retirer ses chaussures, et, au moment où le soleil atteint sa hauteur et intensité maximale (le zénith), on lève les mains au ciel pour se charger d’énergie. Une expression commune dit qu’à cette heure l’équinoxe “arrive”. Cependant, les groupes et les individus qui assistent aux cérémonies d’équinoxe sont divers : cela peut être aussi bien des mouvements de la mexicanité qui réalisent des rituels dédiés aux quatre éléments de la nature ou aux quatre points cardinaux ; des pro-écologistes qui sacralisent “la terre mère” ; des néo-indigènes improvisés qui, bien que métis et cosmopolites, s’habillent ce jour-là en Indien et inventent à l’improviste un rituel ; des groupes de yoga et de méditation fondés sur des techniques orientales ; les propriétaires de magasins ésotériques qui agissent comme des officiants et profitent de la présence du public pour vendre leurs produits et pour promouvoir leur négoce ; des célébrants New Age ; des marakames wicholes qui font des rites de purification ; des énergetiseurs, ou simplement des touristes qui en tant qu’individus cherchent de nouvelles expériences corporelles, ésotériques et/ou spirituelles.

Pour les adeptes de la néo-mexicanité, les pyramides sont des espaces sacrés de la géographie de la terre mère qui permettent, au moyen de rituels par vibrations, de réveiller l’énergie préhispanique du pays. Selon Velasco Piña, idéologue de la néo-mexicanité, ces lieux constituent des chakras, définis comme des centres “nerveux fluidiques” qui entretiennent une relation étroite avec les glandes de sécrétion interne, parce qu’ils sont parmi les lieux archéologiques les plus importants du Mexique. Ainsi, se mêlent les notions les plus typiques du new age selon lesquelles la terre (définie comme Gaia), tout comme les personnes, est considérée comme un organisme vivant, dont la géographie contient sept centres énergétiques ou chakras, et dont la localisation coïncide avec les centres des civilisations passées. Dès lors, beaucoup de rituels ont non seulement un caractère cérémonial, mais ils sont aussi réalisés comme une contribution pour relancer les flux énergétiques de la terre (une espèce de reiki pour l’anatomie de la planète). De ce principe new age, dérive la croyance au Mexique et en Amérique latine que les cérémonies réalisées sur des sites archéologiques préhispaniques, ou sur les routes sacrées des “ancêtres”, contribuent à la réactivation du système énergétique cosmique de la planète.

Ces cérémonies, telles que Renée de la Torre et Cristina Gutiérrez Zuñiga les ont décrites, se convertissent aussi en stands de marchandises spirituelles. Elles sont médiatisées par le marketing de produits magiques et ésotériques, et par les circuits d’ateliers et de cours new age. Au fil des années, de nouveaux visiteurs se sont joints à la cérémonie d’équinoxe sur les pyramides. Cette fréquentation a été favorisée par la promotion massive du tourisme ésotérique ou spirituel, qui invite les touristes (nationaux et internationaux) à vivre une expérience unique et spirituelle dans les zones archéologiques.

Au Mexique, les sites archéologiques les plus importants, comme le sont Teotihuacán, le Tajín et ChiChen Itzá, ont été relancés par le tourisme ésotérique, en majorité originaire des centres urbains pour les transformer à nouveau en centres cérémoniaux vivants. Teotihuacán fait mention en 2006 de deux millions de personnes célébrant le rituel de l’équinoxe. Cette situation met en danger la conservation patrimoniale des zones archéologiques et a suscité un conflit avec l’INAH (l’Institut national d’anthropologie et d’histoire), dont la position a oscillé entre différentes lignes politiques : privilégier la conservation et faire cesser ces pratiques – et même l’interdire de façon discriminatoire à certains groupes indigènes-, ou donner la priorité à la conversion de ce patrimoine en attirant un tourisme international, en octroyant des permissions et des contrats à des promoteurs privés.          

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