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Vivre Le Silence en conscience

Posté par othoharmonie le 3 janvier 2014

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Il peut sembler paradoxal de parler du silence, mais le silence dont il est question ici n’est pas une absence de pensées, de mots ou de bruits. Il est la substance même de l’univers et englobe tout. Il est un espace vide, qui ne peut être atteint comme un objet. Toujours présent, il n’y a rien de particulier à faire pour le trouver. Celui qui le cherche est l’obstacle.
Car le silence est ce que nous sommes. C’est un autre mot pour dire la conscience.

Plus le silence croît en nous, plus la conscience se déploie, s’élargit, occupe la place prise par le mental. Chacun de nos actes est alors éclairé par la lumière de la conscience.

Tous les êtres sont capables de laisser croître le silence en eux. Il s’agit simplement d’avoir confiance en sa propre capacité. La méditation peut être une aide pour percevoir notre capacité à nous fondre dans le silence, le corps et le mental naturellement en repos.

Lorsque, ainsi, nous sommes réceptifs aux sensations du corps, aux perceptions de l’esprit et que nous les accueillons avec un regard et une écoute neutres, nous nous ouvrons à notre être profond qui est silence. L’existence nous offre à chaque instant maintes occasions, si nous voulons bien être attentifs à chaque intervalle de silence qui apparaît subrepticement au milieu de notre vacarme mental ou du brouhaha extérieur, à ce fond immuable sur lequel se surimpose tout bruit.

Le silence n’est donc pas une absence de sons. D’ailleurs, certains sons nous révèlent le silence sous-jacent, le soulignent, et parfois nous y conduisent. Observons comme des notes de musique ou des chants d’oiseaux ne le dérangent pas, mais le rehaussent…

Le silence n’a rien à voir avec le fait de ne pas penser ou de ne pas parler. Il est ce qui sous-tend la pensée pleine d’humilité et la parole juste. La vie jaillit de ce fond et y retourne, la pensée ou la parole qui n’a nulle part où aller consent à y retourner… Que des mots soient utilisés ou non, que des actes jaillissent spontanément ou non, tout revient au silence. Quand aucune volonté personnelle n’intervient pour cristalliser le mouvement énergétique du mental, la perception pure se dissout naturellement dans le silence… Cela ne laisse aucun résidu, car il n’y a personne pour s’approprier la pensée ou l’action. L’énergie y est puissante, sans personne pour la tordre ou la dissiper, une grande créativité y est à l’oeuvre, sans aucune pensée pour la restreindre ou la manipuler.

Le silence n’est pas non plus juste une notion de bien-être. Comme la paix, il est la nature de notre être véritable. Nous devons arriver à le sentir à l’arrière-plan, à vivre constamment avec cette subtile attention qui transcende le temps. Les pensées ne sont plus alors projetées à partir de la mémoire, les actions surviennent spontanément, sans peur. Comment pourrons-nous le percevoir si nous ne calmons pas l’hyper-excitation de nos cerveaux, ce mal dont souffre l’homme contemporain et qui le coupe de son fond ? Nous ne comprenons plus ce que la vie, jaillissant perpétuellement de ce fond, a à nous dire. Nous ne nous entendons plus les uns les autres. La vraie communication est une interconnexion au sein de ce silence.

Seul l’être au cœur purifié, à l’âme dépouillée par sa marche dans le désert, est digne de rencontrer Cela qui l’attend de toute éternité et qui lui fera entendre ce qui naît du silence. C’est par le son d’un silence subtil, par le souffle d’une brise légère, un murmure doux et léger, qu’Elie eut la révélation du divin, après une marche de 40 jours et 40 nuits dans le désert. Sur le mont Horeb, celui-là même où eut lieu la rencontre de Moïse avec Je Suis, Elie entendit l’Eternel… Il n’était ni dans le vent violent, ni dans le tremblement de terre, ni dans le feu, est-il écrit…

Le contact avec la vraie réalité ne se produit que dans le silence, lorsque le mental est calme, lorsque ce n’est plus le moi qui agit. La nature de la pensée et de l’ego ayant été perçue, il est dès lors possible que soit franchi le seuil menant au silence originel, cette vibration éternelle qui continue de tout envelopper et de tout pénétrer à chaque instant. Ce n’est que dans ce silence que le saut en notre profondeur peut se produire… Un espace vide, où il n’y a personne, pas de moi, donc pas d’objet à nommer.

Au début, nous expérimentons un état silencieux. Pour y parvenir, nous sommes juste observation de chaque pensée, de chaque phénomène, sans qualifier, sans juger. Juste un regard paisible, détaché, sans motif particulier. Cette vision ralentit naturellement le fonctionnement du mental. Nous devenons cette contemplation silencieuse… Peu à peu, l’observateur se dissout dans le silence. Un jour, nous sommes le silence, qu’il y ait absence ou non de manifestations. Le sujet ultime est ce silence. L’esprit vide, nous continuons de penser, de parler, d’agir. Le processus est spontané. Tout provient directement de ce fond silencieux, et tout se déroule en lui. Notre attention, notre vision, notre écoute, sont silence. Nous sommes établis dans notre être profond, nous pouvons parler ou agir, cela ne change rien. Le silence est l’essence de notre être profond. Il est continu. Nul besoin d’effort pour l’obtenir. Il est le cœur, la matrice d’où émerge le souffle indifférencié et où convergent les énergies manifestées, où tous les objets disparaissent (y compris le moi). Il est le lieu où se rencontrent et se dissolvent les opposés. Il se déploie en nous lorsque se révèle l’exacte identité entre l’absolu et le relatif, entre la source et l’expression.

Le silence est l’un des noms de la conscience vide, sans objet. Il est sa substance, l’espace rendu à sa vacuité originelle, lorsque l’esprit se repose en sa vacance. C’est nous-mêmes. Nous ne sommes pas le contenu souvent bruyant qui encombre notre espace intérieur. Nous sommes le contenant dont la nature est silence. La conscience est pure perception, libre de tout commentaire, le contenant qui contient tous les bruits. Ce contenant – sujet ultime, silence, vide – n’est pas perceptible, objectivable. Dès que nous le percevons, c’est le reflet du silence – conscience – sujet ultime – qui est perçu…

Lorsque, par l’expérience de la mort proche, fut réalisé le saut dans l’espace de la conscience pure, sans objet, tout mon être se trouvant dans un état d’abandon total, l’esprit vide, les sens retirés, ce fut le silence. Il n’y eut aucun son lorsque ma conscience s’immergea dans la Conscience cosmique. Ce n’était pas effrayant. On se sent pleinement en vie dans ce vide qui est paix et joie… La perception était celle d’une respiration unique, comme une pulsation continue. L’intelligence de l’énergie cosmique se tient là, dans cette vacuité silencieuse. C’est elle qui enseigne. En ce vide d’une profondeur sans limite, le silence, sorte de chuchotement divin, communique le mystère de la vie. C’est par le silence que se révèle ce qui nous conduit au Silence. La Réalité n’est accessible que par et dans le silence. Tout est alors connu dans la lumière et par la lumière… Lorsque nous revenons à la perception du monde terrestre, le silence est vécu en continu comme notre véritable demeure, comme la matrice de l’univers. Il imprègne tout notre être, accompagne tous nos gestes, englobe tout.

Il nous est seulement demandé d’entendre ce que nous dit l’univers. Pour cela, aucune religion, aucun dogme, aucun système organisé n’est nécessaire… Chaque être humain est capable, seul, d’écouter le message ininterrompu. Ce son du silence qui est perçu, entendu, est semblable à celui qui perçoit, entend. Cette vibration est sans commencement ni fin, éternelle et toujours renouvelée, immobile et en mouvement, puissante et subtile. Elle est en chaque être, de façon substantielle. Elle est lui-même…C’est seul, aspiré du dedans, qu’il peut se découvrir être l’univers entier.
« Tiens-toi en silence et ta parole sera Sa parole.» (Rûmî)

Le silence est la substance éternelle dans laquelle baigne l’univers. Il est l’origine. Il ne faut pas avoir peur de lui lorsque nous le découvrons. Il émane du plus profond de ce que nous sommes et nous y mène. Il est le souffle cosmique qui nous traverse. Il est la liberté de notre espace intérieur. Il est là dès que nous sortons de nos petits moi, dès que le mental diviseur entre le monde et notre réponse au monde se calme. Il nous révèle ce qui est réellement manifesté. C’est cette voix sans son qui chante la mélodie d’amour de l’univers. Le silence est le couronnement de l’amour, son exaltation et son repos. S’absorber en lui n’est autre que réaliser notre nature éternelle. Couler en lui, c’est se fondre dans l’océan et disparaître, comme la goutte d’eau.

Prés de Pondichéry, se trouve le sanctuaire du Natarâja, qui représente Shiva accomplissant sa danse cosmique, cette pulsation éternelle de création et destruction. A côté, se trouve, dit-on, le vrai dieu de la danse dissimulé derrière un voile. Lorsqu’on tire ce voile, il n’y a qu’un espace vide…

extrait de Vivre en Conscience Christiane Singer http://www.laconscience-espace.com/index_fr.html

 

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Jacob BOEHME Ou la noble vierge

Posté par othoharmonie le 3 janvier 2014

 

 « Sa devise ou son inscription ordinaire, particulièrement dans ses lettres, fut : notre salut dans la vie de Jésus-Christ en nous, pour marquer la réunion sublime de l’homme avec Dieu, par la foi dans l’amour de Jésus-Christ, où est la noblesse véritable originelle et la consolation suprême des âmes fidèles, selon le degré le plus parfait, avec une allégresse inexprimable et une paix éternelle. »

220px-Jacob-BöhmeL’œuvre de Jacob Boehme constitue une somme de connaissances traditionnelles qui ne peuvent être ignorées : qu’il s’agisse de la naissance de Dieu, de la régénération de l’âme, ou sa seconde naissance, et du temps présent, qui est le temps des lys.

             Parmi les voies d’accès à l’ésotérisme occidental, en effet, c’est-à-dire en lien avec le centre de la Tradition occidentale, à côté de la voie de « Dieu dans l’Unité pure », selon Maître Eckhart, et de la tradition hermétique et alchimique, on rencontre une troisième voie, la plus proche de nous, au moins historiquement, qui est la voie de la Sagesse divine, ou encore de « la chaste vierge de la Sagesse divine ou Sophie », d’après Jacob Boehme.

En fait, il serait beaucoup plus exact de parler d’une confluence de ces deux voies venant se rejoindre effectivement dans l’œuvre magistrale de Jacob Boehme. C’est ainsi que ce dernier dira, d’une part – pour marquer la parenté de la voie hermétique et de la voie théosophique : « La régénération de l’homme après la chute d’Adam s’accomplit de la même manière que la naissance de la nature éternelle, et l’œuvre des Sages à la recherche de la pierre philosophale ne se déroule pas autrement » (De la signature des choses, VII, 78). Et d’autre part, – on se souvient que pour Maître Eckhart, il n’existe d’autre mode de réalisation que le détachement, de soi et de tout le créé : « Celui qui veut sonder le fond divin, c’est-à-dire la manifestation divine, doit réfléchir d’abord à quelle fin il l’entreprend, s’il est aussi bien résolu à pratiquer ce dont il veut s’instruire, s’il veut s’en servir à la gloire de Dieu et au bien de l’humanité: s’il demande à mourir au monde et à sa volonté propre, à vivre dans ce qu’il cherche et désire, et à être un seul esprit avec lui » (Clef ou Explication des divers points et termes principaux).

            Cette voie de la Sagesse divine, inaugurée par Jacob Boehme, né en 1575, en Saxe, sera prolongée après lui par des disciples nombreux, dans toute l’Europe et jusqu’à nos jours. Même s’il convient de remarquer que l’influence de son œuvre fut parfois plus superficielle que réelle, et même que, parfois, elle fut confondue avec la voie mystique, la voie de l’Union. Or, il s’agit bien d’une voie de l’Unité, quand même le terme de la voie de la Sagesse divine n’est pas le « baiser de la Déité », comme pour Maître Eckhart, mais vise les « tréfonds de l’acte créateur trinitaire » : il est question dans les deux cas d’une expérience libératrice de tout le monde créé. 

            Cette voie nous rappelle, enfin, que « tout homme, fût-il philosophe, fût-il théosophe, ne désire que Sophie », cette Sophie dont Jacob Boehme affirme que « son époux est l’âme de l’homme » et qui représente effectivement pour ceux qui on reçu son appel, et qui, ayant répondu à cet appel, ont eu connaissance de son visage qui est à la ressemblance du visage de leur propre âme, le premier terme de leur ascension spirituelle, à l’orient de leur âme, avant le face à face avec la divine Sophia qui en forme le second terme, à l’orient de leur être, là où cessent les théophanies. Car, comme le remarque Marie-Madeleine Davy, « le retour n’inaugure pas un conjointement avec l’état d’Adam avant l’apparition d’Eve (donc de la connaissance sensible), mais un retour à la condition de l’âme en Dieu avant sa création ».

Notice biographique

 Jacob Boehme est né en 1575, près de la ville de Görlitz, à la frontière actuelle de la Pologne et de l’Allemagne, de parents qui étaient de simples paysans de Haute-Lusace et qui, ayant remarqué qu’il manifestait quelques dispositions, l’envoyèrent à l’école, et lui firent apprendre le métier de cordonnier. C’est alors qu’il se trouvait en apprentissage que Jacob Boehme reçut la visite mystérieuse d’un Etranger de qui il recevra son initiation :

 « Il me raconta lui-même que pendant qu’il était en apprentissage, son maître et sa maîtresse étant absents pour un moment, un étranger vêtu très simplement,  mais ayant une belle figure et un aspect vénérable, entra dans la boutique, et prenant une paire de souliers, demanda à l’acheter. Mais il n’osa pas les vendre; l’étranger insistant, il les lui fit un prix excessif, espérant par là se mettre à l’abri de tout reproche de la part de son maître, ou dégoûter l’acheteur. Celui-ci donna le prix demandé, prit les souliers, et sortit. Il s’arrêta à quelques pas de la maison, et là d’une voix haute et ferme, il dit : Joseph, Joseph, viens ici. Le jeune homme fut d’abord surpris et effrayé d’entendre cet étranger qui lui était tout à fait inconnu l’appeler ainsi par son  prénom de baptême; mais s’étant remis, il alla à lui. L’étranger, d’un air sérieux mais amical, porta les yeux sur les siens, les fixa avec un regard étincelant de feu, le prit par la main droite, et lui dit : Joseph, tu es peu de chose, mais tu seras grand, et tu deviendras un autre homme, tellement que tu seras pour le monde un objet d’étonnement. C’est pourquoi sois pieux, crains Dieu, et vénère Sa parole; surtout lis soigneusement les Écritures saintes, dans lesquelles tu trouveras des consolations et des instructions, car tu auras beaucoup à souffrir, tu auras à supporter la pauvreté, la misère et des persécutions; mais sois courageux et persévérant, car Dieu t’aime et t’est propice. Sur cela l’étranger lui serra la main, le fixa encore avec des yeux perçants, et s’en alla, sans qu’il y ait d’indices qu’ils se soient jamais revus. Jacob Boehme n’en faut pas peu étonné et de cette prédiction et de cette exhortation. La physionomie de cet inconnu lui planait toujours devant les yeux. »

 Après avoir terminé son apprentissage, Jacob Boehme voyagea, se maria à Görlitz – il aura quatre enfants de ce mariage.

A l’âge de 25 ans, en 1600, un nouvel épisode spirituel survient : « Après avoir gagné sa vie à la sueur de son front, comme un ouvrier laborieux doit le faire, raconte Abraham de Frankenberg, il fut de nouveau saisi, au commencement du 17ème siècle, c’est-à-dire en 1600, à l’âge de 25 ans, de la lumière divine, avec son esprit astral animique, par l’aspect subit d’un vase d’étain, dans le fond le plus profond, ou dans le centre de la nature secrète. Voulant bannir, dans le doute où il était, cette idée de son cœur, il passa le pont de Görlitz, qui était près de sa maison, pour se dissiper dans les champs couverts de verdure, et néanmoins il ressentit de plus en plus l’aspect qui venait de se présenter à lui, en sorte que par le moyen de ses empreintes ou figures naturelles, des ligaments et des couleurs, il avait pu, pour ainsi dire, pénétrer dans le cœur et dans la nature la plus secrète de toutes les créatures »  .

Peu après, «il est appelé une troisième fois, selon la volonté et le conseil secret de Dieu; il est inspiré de l’Esprit Saint, doué et fortifié par une lumière nouvelle et par un don nouveau. Pour ne point oublier une si grande grâce qu’il venait d’obtenir, et pour ne point désobéir à un maître si saint et si consolateur, il se mit à composer en 1612 (cependant uniquement pour lui-même) » .

Le premier ouvrage de Jacob Boehme est son Aurore naissante. Mais, ce livre « ne devait jamais voir le jour, et encore moins être imprimé. » En effet, « le bruit s’en répandit dans le public, et parvint jusqu’aux oreilles du premier pasteur de Görlitz, appelé Grégoire Richter, qui, sans l’avoir vu ni examiné, le condamna du haut de la chaire »  . A la suite de cet épisode, Jacob Boehme se trouve réduit au silence pour de longues années.

1618-1624

Cependant, « ayant été fortifié et réveillé par une quatrième impulsion de son fonds intérieur, et ayant été excité par des gens craignant Dieu et versés dans les sciences naturelles, à ne pas cacher la lumière sous le boisseau, mais à la répandre de plus en plus, il se décida à reprendre la plume »  .

Voici ce qu’il dira de cette « impulsion » :

« La vierge ou SOPHIE m’a fidèlement promis de ne point m’abandonner, dans aucun besoin ; elle veut venir à mon secours dans le fils de la vierge ; il faut seulement que je m’attache à lui, il saura bien me ramener à elle dans le paradis : c’est où je veux entreprendre d’aller, au travers des ronces et des épines, au travers de toutes sortes de dédains et de mépris qui peuvent m’assaillir, jusqu’à ce que je retrouve ma patrie, d’où mon âme est émigrée, et où ma chère vierge SOPHIE demeure. Je me repose sur sa fidèle promesse, lorsqu’elle m’apparut, me disant qu’elle voulait convertir en de grande joies toutes mes tristesses ; et lorsque j’étais sur la montagne vers le nord, et que tous les arbres tombèrent sur moi, que tous les vents orageux m’assaillirent, et que l’Antéchrist ouvrit sa gueule devant moi pour me dévorer, elle vint à moi pour me rassurer et se marier avec moi »

            Commence alors la vie aventureuse de Jacob Boehme, au cours de laquelle il rédigera tous ses ouvrages et qui s’achèvera en 1624, puisqu’il meurt cette année-là, à l’âge de 49 ans : « Après avoir fait une profession de foi évangélique et avoir usé du gage de la grâce, il est mort le dimanche 17 novembre (1624). Ayant fait appeler et demandé à son fils aîné : s’il entendait aussi la belle musique? Sur sa réponse négative, le moribond ordonna d’ouvrir la chambre afin qu’on entendît mieux le chant mélodieux »  .

Extrait sur le site http://www.moncelon.com/boehme.htm

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