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Acceptation et présence avec Sri Nisagardatta

Posté par othoharmonie le 9 janvier 2014

téléchargement (5)Qu’y a-t-il de mal à chercher l’agréable et se détourner du désagréable?

La rivière de la vie coule entre les rives de la souffrance et du plaisir. Il n’y a de problème que si le mental refuse de couler avec la vie et reste cloué aux rives. Ce que j’entends par couler avec la vie, c’est l’acceptation,laisser venir ce qui vient et laisser aller ce qui va. Ne désirez pas, n’ayez pas peur, observez le présent tel qu’il est et quand il arrive, car vous n’êtes pas ce qui arrive, mais celui à qui ça arrive. Et au fond, vous n’êtes même pas l’observateur. Vous êtes la potentialité ultime dont la conscience qui embrasse tout est la manifestation et l’expression.
(…)

Il n’y a rien dans l’événement présent qui le rende différent du passé ou du futur. Car le passé fut réel l’espace d’un instant et le futur le deviendra.

Qu’est-ce qui rend le présent si différent?

Ma présence, évidemment. Je suis réel parce que je suis toujours maintenant, dans le présent, et ce qui est avec moi, maintenant, participe de ma réalité. Le passé est dans la mémoire, le futur dans l’imagination. Il n’y a rien dans le présent lui-même qui le fasse ressortir comme réel. Ce peut être un fait banal, répétitif, comme le battement d’une horloge. Bien que nous sachions que chaque battement est identique aux autres, le battement présent est entièrement différent du précédent et du suivant, qui sont, eux, remémorés ou attendus. Une chose qui fixe mon attention dans le maintenant m’est présente parce que je suis toujours présent ; c’est ma propre réalité que je communique à l’événement présent.

Entretiens de Sri Nisagardatta, rassemblés dans un livre « JE SUIS » aux Editions Les Deux Océans

 

 

Publié dans Beaux textes, Chemin spirituel | Pas de Commentaire »

Allumer la lampe de la vigilance

Posté par othoharmonie le 9 janvier 2014

 

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Pendant la méditation assise, une fois que nous avons fermé les portes et les fenêtres sensorielles, les formations internes enfouies en nous se révèlent parfois sous formes d’images, de sensations ou de pensées.

Nous pouvons remarquer un sentiment d’angoisse, de peur ou un désagrément dont nous ne pouvons cerner la cause. Nous allumons alors la lampe de vigilance et nous préparons à voir cette image, ce sentiment ou cette pensée dans toute sa complexité. Quand ça commence à apparaître, ça peut devenir plus fort et plus intense. On peut trouver ça si fort que cela nous dérobe paix, joie et bien-être.

Nous n’avons alors peut-être plus envie d’entrer en contact avec ça. Nous avons peut-être envie de méditer sur autre chose ou d’arrêter carrément de méditer ; nous pouvons avoir envie de dormir ou de méditer à un autre moment.

En psychologie, on appelle ça la résistance. Nous avons peur de faire émerger à notre conscience les sentiments de douleur enfouis en nous parce que ceux-ci vont nous faire souffrir. Mais si nous pratiquons la respiration et le sourire depuis quelque temps, nous avons développé cette capacité à rester assis tranquille et à simplement observer nos peurs. Tout en restant connecté à notre respiration et en continuant à sourire, nous pouvons dire alors: « Salut, la peur! Te voilà encore. »

Il y a des gens qui pratiquent la méditation assise plusieurs heures par jour et qui ne font jamais vraiment face à leurs sentiments. Certains d’entre eux disent que les sentiments ne sont pas importants – et préfèrent porter leur attention sur des sujets métaphysiques. Je ne dis pas que ces autres sujets n’ont pas d’importance. Mais s’ils sont considérés sans relation avec nos problèmes réels, notre méditation n’aura pas vraiment de valeur ni d’utilité.

C’est un processus similaire à la psychothérapie. Au côté de son patient, un thérapeute cherche la nature de la souffrance. Souvent, le thérapeute peut révéler les causes d’une souffrance. Celle-ci provient de la façon dont le patient regarde les choses, des croyances qu’il a sur lui-même, sur sa culture et sur le monde en général. Le thérapeute examine ces points de vue et ces croyances avec le patient. Ce travail commun aboutit alors à libérer le patient de la prison dans laquelle il est enfermé. Mais les efforts du patient sont cruciaux. Un thérapeute doit savoir éveiller le thérapeute qui sommeille chez son patient.

Le thérapeute ne traite pas le patient en lui offrant un ensemble de nouvelles croyances. Il essaie de l’aider à voir quelles idées et croyances l’ont amené à souffrir ainsi. Beaucoup de patients veulent se débarrasser de leurs émotions douloureuses, mais ils ne veulent pas abandonner leurs croyances et points de vue qui sont les racines mêmes de leurs souffrances. Thérapeute et patient doivent alors travailler ensemble pour que le patient voie les choses telles qu’elles sont. 

C’est la même chose quand on utilise la vigilance pour transformer nos sentiments. Après avoir identifié le sentiment, nous être unis à lui, l’avoir calmé et l’avoir lâché, on peut regarder plus profondément les causes, qui sont souvent basées sur des perceptions erronées. Dès que nous comprenons les causes et la nature de nos sentiments, ceux ci commencent à se transformer d’eux-mêmes.

En pratiquant la respiration en pleine conscience, nous pouvons retrouver l’accès à certains de ces nœuds en nous. Quand nous sommes conscients des images, des comportements, des pensées, des paroles et des comportements en nous, nous pouvons nous poser des questions comme: « Pourquoi ne me suis-je pas senti bien quand je l’ai entendu dire ça ? Pourquoi lui ai-je dit ça ? Pourquoi est-ce que je pense toujours à ma mère quand je vois cette femme? Pourquoi n’ai-je pas aimé ce personnage dans ce film? Qui ai-je haï dans le passé – et à qui il ressemblait? » .

Une telle observation méticuleuse peut faire peu à peu remonter à la conscience les formations internes enfouies en nous.

Thich Nhat Hanh – dans : La sérénité de l’instant – Editions J’ai lu

 

Publié dans Méditation, Nouvelle conscience | Pas de Commentaire »

Devenir Humain en s’ouvrant à l’autre

Posté par othoharmonie le 9 janvier 2014

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… Seule la sortie du fusionnel permet, par différenciation, l’élaboration d’une alchimie intérieure, où chacun des partenaires devient humain en s’ouvrant à l’infini de l’autre. Le chemin de chacun et vers lui-même passe par sa relation à un autre (principe de l’altérité). 

C’est par la femme que l’homme peut découvrir son intériorité, comme c’est par l’homme que la femme découvre ce qu’il y a de plus caché en elle. Médiatrice de l’homme, la femme peut lui dévoiler son être dans son entièreté, comme l’homme est médiateur pour la femme. La relation est fondamentale, elle est fondatrice des êtres en présence. La conscience ne peut être conscience de soi que dans la mesure de sa reconnaissance par un autre. 

En cette dialectique se joue un moment décisif du devenir humain. La rencontre n’est pas l’expérience de la complémentarité, maisouverture en chacun d’une dimension «autre» de l’humain ; l’homme découvre alors son anima, et la femme son animus qui jusqu’alors étaient indifférenciés. L’autre est celui qui m’ouvre à une dimension nouvelle.

Il n’est de rencontre authentique que celle passant par la reconnaissance et l’acceptation d’une double différence : celle de l’autre, et celle de mon intériorité, dans un même mouvement vers l’infini du Tout Autre… 

… La paix intérieure ne peut être atteinte que lorsque le pouvoir de l’Amour a remplacé l’amour du pouvoir. Celui qui est grand est celui qui connaît ses faiblesses, et qui humblement les convertit en puissance de transformation. C’est-à-dire que ses faiblesses sont l’occasion d’une évolution vers une plus large prise de conscience. La voie consiste à prendre appui sur les expériences et les exigences de notre vécu quotidien, afin de nous hisser vers un autre niveau d’être… 

Nous ne pouvons atteindre la paix intérieure qu’en acceptant que notre guide suprême soit l’unité dans la multitude et la multitude dans l’unité. Cela est l’œuvre d’Eros conduisant à Agapè, où l’important n’est pas d’être aimé, mais d’aimer gratuitement, sans aucune attente.

La paix intérieure s’instaure lorsque nous réalisons cette vérité suprême : l’Amour est révélation de la Vie. 

 

Paul Montangerand -  Extrait du livre : La voix du cœur, chemin du thérapeute – Éditions Imprimerie du Pré Battoir

 

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