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le langage de l’animal et le langage humain

Posté par othoharmonie le 23 février 2014

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      »Enfin il n’y a aucune de nos actions extérieures, qui puisse assurer ceux qui les examinent, que notre corps n’est pas seulement une machine qui se remue de soi-même, mais qu’il y a aussi en lui une âme qui a des pensées, excepté les paroles, ou autres signes faits à propos des sujets qui se présentent, sans se rapporter à aucune passion. Je dis les paroles ou autres signes, parce que les muets se servent de signes en même façon que nous de la voix ; et que ces signes soient à propos, pour exclure le parler des perroquets, sans exclure celui des fous, qui ne laisse pas d’être à propos des sujets qui se présentent, bien qu’il ne suive pas la raison ; et j’ajoute que ces paroles ou signes ne se doivent rapporter à aucune passion, pour exclure non seulement les cris de joie ou de tristesse, et semblables, mais aussi tout ce qui peut-être enseigné par artifice aux animaux ; car si on apprend à une pie à dire bonjour à sa maîtresse, lorsqu’elle la voit arriver, ce ne peut-être qu’en faisant que la prolation de cette parole devienne le mouvement de quelqu’une de ses passions ; à savoir, ce sera un mouvement de l’espérance qu’elle a de manger, si l’on a toujours accoutumé de lui donner quelque friandise, lorsqu’elle l’a dit ; et ainsi toutes les choses qu’on fait faire aux chiens, aux chevaux et aux singes, ne sont que des mouvements de leur crainte, de leur espérance, ou de leur joie, en sorte qu’ils les peuvent faire sans aucune pensée.

Or il est, ce me semble, fort remarquable que la parole, étant ainsi définie, ne convient qu’à l’homme seul. Car, bien que Montaigne et Charon aient dit qu’il y a plus de différence d’homme à homme, que d’homme à bête, il ne s’est toutefois jamais trouvé aucune bête si parfaite, qu’elle ait usé de quelque signe, pour faire entendre à d’autres animaux quelque chose qui n’eût point de rapport à ses passions ; et il n’y a point d’homme si imparfait, qu’il n’en use ; en sorte que ceux qui sont sourds et muets, inventent des signes particuliers, par lesquels ils expriment leurs pensées. Ce qui me semble un très fort argument, pour prouver que ce qui fait que les bêtes ne parlent point comme nous, est qu’elles n’ont aucune pensée, et non point que les organes leur manquent. Et on ne peut dire qu’elles parlent entre elles, mais que nous ne les entendons pas ; car, comme les chiens et quelques autres animaux nous expriment leurs passions, ils nous exprimeraient aussi bien leurs pensées, s’ils en avaient ».

Lettre au Marquis de Newcastle, 23 novembre 1646, Descartes

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Passer sa vie à attendre

Posté par othoharmonie le 23 février 2014

 


  téléchargement Êtes-vous quelqu’un qui attend généralement ? Quel pour­centage de votre vie passez-vous à attendre ? Ce que j’appelle « l’attente à petite échelle », c’est faire la queue au bureau de poste, être pris dans un bouchon de circulation, ou à l’aéroport. Ou encore anticiper l’arrivée de quelqu’un, la fin d’une journée de travail, etc. « L’attente à grande échelle », c’est espérer les prochaines vacances, un meilleur emploi, le succès, l’argent, le prestige, l’illumination. C’est attendre que les enfants grandissent et qu’une personne vraiment importante arrive dans votre vie. Il n’est pas rare que des gens passent leur vie à attendre pour commencer à vivre.

       Attendre est un état d’esprit. En résumé, vous voulez l’avenir, mais non le présent. Vous ne voulez pas de ce que vous avez et désirez ce que vous n’avez pas. Avec l’attente, peu importe sa forme, vous suscitez inconsciemment un conflit intérieur entre votre ici-maintenant, où vous ne voulez pas être, et l’avenir projeté que vous convoitez. Cela réduit grandement la qualité de votre vie en vous faisant perdre le présent. Il n’y a rien de mal à essayer d’améliorer vos conditions de vie, et vous pouvez le faire. Par contre, vous ne pouvez améliorer votre vie. La vie passe avant tout. La vie est votre Être intérieur le plus profond. Elle est déjà entière, complète, parfaite. Ce sont les circonstances et vos expériences qui constituent vos conditions de vie. Il n’y a rien de mal à aspirer à certains buts et à vous efforcer de les atteindre. L’erreur, c’est de substituer cette aspiration au sentiment de vivre, à l’Être. Le seul point d’accès à l’Être, c’est le présent. Vous êtes donc comme l’architecte qui ne prête aucune attention aux fondations d’un édifice, mais passe beaucoup de temps sur la superstructure.

     Par exemple, bien des gens attendent que la prospérité vienne. Mais celle-ci ne peut arriver dans le futur. Lorsque vous honorez, reconnaissez et acceptez pleinement votre réalité présente et ce que vous avez – c’est-à-dire le lieu où vous êtes, ce que vous êtes et ce que vous faites dans le moment -, vous éprouvez de la reconnaissance pour ce que vous avez, pour ce qui est, pour le fait d’Être. La gratitude envers le moment présent et la plénitude de la vie présente, voilà ce qu’est la vraie prospérité. Celle-ci ne peut survenir dans le futur. Alors, avec le temps, cette prospérité se manifeste pour vous de diverses façons. Si vous êtes insatisfait de ce que vous avez, ou même frustré ou en colère devant un manque actuel, cela peut vous motiver à devenir riche. Mais même avec des millions, vous continuerez à éprouver intérieurement un manque et, en profondeur, l’insatisfaction sera toujours là. Vous avez peut-être vécu de nombreuses expériences passionnantes qui peuvent s’acheter, mais elles sont éphémères et vous laissent toujours un sentiment de vide et le besoin d’une plus grande gratification physique ou psychologique. Vous ne vivez donc pas dans l’Être et, par conséquent, ne sentez pas la plénitude de la vie maintenant, qui est la seule véritable prospérité. Alors, cessez d’attendre, n’en faites plus un état d’esprit. Lorsque vous vous surprenez à glisser vers cet état d’esprit, secouez-vous. Revenez au moment présent. Contentez-vous d’être et dégustez ce fait d’être. Si vous êtes présent, vous n’avez jamais besoin d’attendre quoi que ce soit. Ainsi donc, la prochaine fois que quelqu’un vous dira : « Désolé de vous faire attendre », vous pourrez répondre : « Ça va. Je n’attendais pas. J’étais tout simplement là, à m’amuser ! »

Eckhart Tolle  : Le Pouvoir du Moment présent,  p. 83-84.

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La vie de notre squelette

Posté par othoharmonie le 23 février 2014

150px-3543060175_bc2043c640_bSqueletteFoetusSerons-nous tous petits quand nous serons vieux ?

La vie de notre squelette est faite de trois étapes :

- Une phase de croissance, en moyenne de la naissance à 15 ans pour les filles et 17 ans pour les garçons.

- Une phase adulte où le corps est à sa plus grande taille, en moyenne de 20 à 40 ans.

- Une phase de décroissance progressive, de 40 ans à 100 ans et plus pour les plus optimistes !

Eh oui, le corps se tasse. Nous en sommes tous témoins. Il suffit de regarder les anciens dans la rue, nos parents, grands-parents et arrière-grands-parents pour s’en rendre compte. Il n’y a pas de « grands vieux ». Il n’y a que des « petits » vieux. C’est notre avenir commun. Le corps peut perdre 5 à 10 % de sa taille de 20 ans à 90 ans paraît-il. ll faut se faire à cette idée.

Vous êtes-vous déjà imaginé avec 10 centimètres de moins ?

Bien sûr, vous pensez aussitôt à votre taille enfant. Vous vous revoyez effleurant le sol de la pointe de vos pieds ballants sous la chaise. Eh non, vos membres vont garder sensiblement la même longueur. Ils ne perdent que l’épaisseur des cartilages. En prenant de l’âge c’est surtout la colonne vertébrale qui se tasse et s’arrondit. La colonne vertébrale est un beau «  S » majuscule quand on est jeune adulte et devient progressivement un petit « s » minuscule quand on devient vieux.

 Si vous avez entre quarante ans ou soixante ans aujourd’hui, vous allez faire le test habituel pour vérifier votre taille. Vous allez vous mettre sous la toise. Vous allez bomber le torse puis vous redresser au maximum pour mesurer votre plus grande longueur.

Mais en fait, j’en ai fait l’expérience moi-même et j’ai tout faux ! notre taille normale n’est pas celle que nous faisons sous la toise. Mais notre taille au quotidien est celle  lorsque nous marchons la tête basse dans la rue, quand nous sommes effondrés sur notre chaise de bureau, avachi dans notre canapé, ou encore assis dans notre voiture, le dos rond ; j’ai remarqué alors que là, déjà que je suis pas très grande, mais alors je devines minuscule. 

J’ai pu lire dans un quotidien qu’il existe tout plein d’attitude nocives à la perte de nos centimètres… par exemple :

Une nuit blanche et le lendemain, vous avez perdu 1 ou 2 centimètres. Bien sûr on les récupère dans notre sommeil mais quand même,

Des soirées entières avachi sur un canapé à regarder l’écran favori jusqu’à plus d’heure. Après 10 ou 20 ans à ce rythme, le corps ne se redressera plus.

A cinquante ans beaucoup sont déjà incapables de se redresser sous la toise.

Nous sommes assis le matin pour notre petit déjeuner. Nous nous déplaçons assis dans notre voiture le temps d’aller au travail. Ensuite, huit à dix heures assis au bureau avant de regagner, assis dans notre voiture, le canapé des soirées familiales.

 Ceux qui ont tiré le gros lot ont également le droit de goûter aux douleurs lombaires du matin ou du soir, douleurs dorsales du milieu de l’après-midi, sans compter les maux de tête aggravés par une position assise défectueuse au bureau ! 

Entretenir son dos et son attitude sont une recette de base pour conserver une colonne vertébrale redressée jusqu’à la fin de sa vie.

– Marcher redresse le dos. Marcher régulièrement à grande enjambée redresse la colonne vertébrale. L’idéal est de marcher deux fois vingt minutes par jour. Pour marcher à pas rapide , choisissez des chaussures à faibles talons, votre pas sera plus fluide . 

– Dormir huit heures sur vingt quatre est une nécessité pour reposer le corps. Le repos permet à la colonne vertébrale de regonfler les disques intervertébraux qui se tassent progressivement lors de tous les efforts réalisés dans la journée. Si vous travaillez beaucoup, c’est à dire à mi-temps (douze heures sur vingt quatre), faites une sieste de trente minutes en milieu de journée. Si vous avez des horaires décalés, essayez de récupérer du sommeil lors de vos jours de repos.

– Etirez-vous souvent en cours de journée. Quand vous passez des heures assis à un bureau, de temps en temps, placez votre bassin vers l’avant en décollant légèrement l’arrière des fesses, puis levez les bras au dessus de la tête en haut et en avant du corps, et étirez-vous une ou deux fois longuement et profondément

– Respirer profondément est une règle pour conserver une belle attitude. Une ou deux fois par heure, inspirez lentement et profondément par le nez. Puis, sans bloquer votre respiration, laissez l’air sortir très lentement par la bouche, comme si vous souffliez à travers une paille. Faites durer cette expiration sans reprendre d’air de vingt à quarante-cinq secondes. Et surtout, si vous avez envie de bailler, ne vous en empêchez pas. C’est pour votre corps un réflexe d’auto redressement !

Edouard Berthelot-Lebrun

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