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Un nouveau débat s’ouvre avec les sceptiques

Posté par othoharmonie le 17 février 2014

 

imagesN. C. : Le moment serait propice à un changement de fond ?

R. S. : Oui, C’est ainsi que j’ai pu lancer une collaboration avec mon vieux challenger, le Pr Lewis Wolpert, qui a systématiquement attaqué mes travaux depuis des années. Ce biologiste est l’un des défenseurs les plus acharnés de l’interprétation matérialiste et mécaniste de la vie. Début 2009, il a expliqué que, lorsque l’on possèdera l’intégralité d’un génome humain particulier, il sera possible de prévoir chaque détail des formes de cette personne et, bien mieux, de transformer ces formes, en manipulant ses gènes. De mon côté, je pense qu’il n’y a à peu près aucune chance pour que cela se produise jamais. Notre débat sur « La nature de la vie » constituait la conclusion du Festival des sciences de l’université de Cambridge, en mars 2009. C’est un athée militant. Je lui ai dit : « Le problème, c’est qu’il est très difficile de discuter avec vous, Lewis, tellement vous êtes un homme de foi. » Il a sursauté : « Un homme de foi ? Mais je me bats justement contre les gens de foi ! » J’ai insisté : « Si ! Vous croyez qu’un jour, dans l’avenir, le décryptage complet du génome nous permettra de tout savoir sur les formes d’une personne, mais vous n’en avez aucune preuve. Vous en êtes pourtant convaincu. Comme la plupart des matérialistes, vous croyez que la science va transformer vos convictions en faits. Et votre foi est si forte que ne pouvez même pas envisager que tout ceci n’aura peut-être jamais lieu ! »

Puis je lui ai proposé : « Je vous parie une bouteille de champagne que votre prédiction ne se réalisera pas, même dans dix ans. » Il m’a répondu : « Cela pourrait prendre un peu plus de temps, disons vingt ans. » J’ai accepté. Il a réfléchi, puis il a corrigé : « Attendez, l’humain est tout de même très complexe. Le comprendre intégralement pourrait prendre, disons cent ans. » J’ai ri : « Dans cent ans nous serons morts et ne pourrons plus boire de champagne. Voyez, comme vous êtes un homme de foi ! »

N. C. : Tout être humain fonctionne sur un système de croyances.

R. S. : Encore faut-il le reconnaître. Finalement, j’ai décidé de formaliser la chose. Quelques jours plus tard, je l’ai appelé pour lui proposer un pari officiel, sur vingt ans – un délai plus long ne rimerait à rien. Il m’a dit : « Dans vingt ans, on ne pourra pas encore expliquer entièrement les formes de l’être humain. Disons plutôt celles d’une souris. » J’ai accepté nous avons rédigé un courrier où il pariait donc que, d’ici vingt ans, connaissant l’intégralité du génome d’une souris, on pourrait prédire chaque forme de son organisme. Après une longue discussion, nous avons ensuite décidé de payer chacun la moitié d’une caisse de bon porto – qui prendra de la valeur en vieillissant, quand le vainqueur du pari la recevra (en attendant, elle a été stockée gratuitement dans les caves de la Wine Society de Londres). Les termes du pari ont été publiés en juillet dans le New Scientist . Mais auparavant, il m’avait rappelé : « Ça ne pourra pas être une souris, c’est un peu trop compliqué. Parions plutôt pour un poulet. » J’ai dit ok, mais au bout de quelques jours, il a encore demandé une correction : « Disons plutôt une grenouille. » J’ai encore accepté, mais cela n’a pas suffi et après quelque temps, il a rappelé derechef : « Je préfèrerais que nous disions un ver nématode. » Si bien que les termes du pari officiel ont finalement été les suivants : « D’ici vingt ans, connaissant l’intégralité du génome d’un ver nématode, on pourra prédire chaque détail de ses formes, ce qui signifie les structures tridimensionnelles de ses acides aminés et de ses protéines.» Il prétend que oui, je prétends que non.

Mais cela n’allait toujours pas. Son prochain email disait : « Il y aura quand même un problème pour prédire les formes des protéines en fonction de la séquence d’ADN… » Je le sais bien : à partir des mêmes acides aminés, vous pouvez obtenir des millions, voire des milliards de formes possibles – c’est précisément pourquoi je prétends qu’il nous manque une donnée essentielle, qui seraient les « champs morphogénétiques », dont je pense qu’ils guident les acides aminés directement dans la bonne direction, en se mettant en « résonance morphique » avec la moyenne des formes semblables ayant déjà existé. Le Pr Lewis Wolpert me demandait donc de ne pas mentionner la structuration des protéines dans les termes de notre pari. Cette fois, j’ai refusé : « Vous ne pouvez pas faire ça, c’est le cœur même de notre affaire. Si vous ne réussissez pas à prédire la formation des protéines à partir de la connaissance d’un génome, alors, c’est que j’aurai gagné mon pari. »

Finalement, j’ai tout de même accepté un compromis, en n’évoquant qu’implicitement la forme des protéines. Mais on bute bien là sur le problème qui m’intéresse depuis le début. Comment passe-t-on précisément de la séquence d’ADN aux formes des acides aminés, puis à celles des protéines, puis à celles des cellules, puis à celles des tissus, puis à celles des organes et du câblage du système nerveux…

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La Voie Royale de l’Amour

Posté par othoharmonie le 16 février 2014

 

DE: MELKI RISH



« Pour pouvoir recevoir, il faut donner. Il faut donner généreusement tout en sachant que vous aller recevoir, non pas donner pour recevoir, mais donner par amour et accepter de recevoir par Amour ». - Joéliah


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Vivre dans l’Amour est la Voie Suprême. L’Amour n’est pas seulement l’affection entre personne, mais envers toute chose. Cet Amour est la flamme de notre âme. Cette flamme intérieure qui nous électrise et qui purifie tout sur son passage. Cette flamme est l’affection et la vivacité que l’on a pour toute chose. L’amour est cette ferveur pour la vie, pour notre propre existence, pour nos occupations, pour notre famille, pour nos amis et connaissances, et pour notre Créateur.

 L’Amour est une Force très puissante ; il est une force magnétique. Aimer c’est aimanter les choses ; c’est attirer l’objet de nos désirs purs et charmer positivement tous ceux qui sont en contact avec nous.

 Ce Pouvoir de l’Amour est dans nos pensées positives et lumineuses, dans nos idées positives, dans notre imagination positive, et dans notre conscience et perception évidente des choses extérieures et des choses intérieures. C’est l’apprentissage et la compréhension de la nature des choses, dans les principes de la vie terrestre et céleste qui sont en harmonie perpétuelle. C’est être sensible et avoir un esprit ouvert et lucide sur le monde et sur notre vie.

 L’Amour c’est l’estime de soi et des autres. S’estimer c’est s’appréciez, tel que l’on est; c’est de s’évaluer à  sa juste valeur. Notre valeur est dans notre courage, dans notre résolution – à vivre notre vie selon ce que l’on a décidé d’être et d’accomplir de tout notre cœur et de tout notre esprit. L’Amour de Soi, c’est accepter que nous sommes bien plus que ce que nous croyons être, et que nous avons en nous une parcelle de Vie qui représente en fait notre véritable identité divine.

 L’Amour c’est la communion avec l’univers ; avec la Nature, avec nos semblables, avec les objets, avec les animaux, avec les éléments. Soyons en accord avec tout-ce qui existe, échangeons et partageons nos joies et nos peines. Unissons nos cœurs dans l’exaltation et dans l’enchantement du flambeau de l’Amour.

 L’Amour est le respect, c’est l’égard et la considération pour tout ce qui nous entoure. C’est d’avoir de la politesse et de l’attention en toutes choses. Soyons aimables envers nos semblables, bienveillants et courtois.  Notre prochain est de la même nature que nous, c’est notre frère, voyons-le comme tel.

 C’est d’observer et de réfléchir dans le calme et avec concentration à la vie. De méditer sur ce que nous sommes, et ce dont nous sommes est divin. Nous sommes des êtres faits de lumières, chaque particule de notre corps est énergie et est connectée avec les étoiles, avec l’univers, avec la Terre, notre Mère et avec le Ciel, notre Mère Céleste.

 Aimer ce n’est pas de se croire supérieur aux autres, ce n’est pas le Pouvoir sur les autres, car cela est folie et va à l’encontre des principes de notre Créateur, de la Source de Vie. Le pouvoir sur les autres ou sur les choses est illusoire, il est destructeur et néfaste. Le pouvoir sur les autres est parasitaire. Sommes-nous de la vermine ?

 L’Amour est le vrai Pouvoir. Ce pouvoir est intérieur, c’est la maîtrise sur soi, c’est un droit, c’est sa propre liberté personnelle et cette valeur de laisser la liberté aux autres. C’est cette aptitude, cette capacité de vivre pleinement dans la Force de l’Amour dans le zèle et l’effusion de notre cœur-esprit.

 L’Amour n’est pas dans l’argent, mais dans la philanthropie, dans l’altruisme, dans la générosité sans bornes de notre personne et de nos biens. Partageons nos ressources qu’elles soient financières ou personnelles. Soyons bons, pleins de compassion et charitables. Soyons sensibles aux besoins d’autrui et à nos propres besoins.

 Aimons la Terre, notre chère Mère, qui nous fournit nourriture, vêtement et logement. Notre corps est fait du sable de la terre et retourne en son sein. La terre donne généreusement. Ce qu’elle nous demande c’est d’en prendre soin comme la prunelle de nos yeux. La terre est notre vaisseau, notre maison, notre vie. La destruction de notre environnement amène notre propre destruction. Quelle arrogance de croire que l’on peut détruire Mère Nature sans conséquence!

 L’Amour est désir et aspiration, mais ce désir doit être fermement encadré dans l’Amour véritable et non dans l’envie, l’antipathie, l’indifférence et la jalousie qui sont des sentiments contraires à l’Amour.

 Aimons et honorons notre vie, tel est le secret de la joie du cœur et la paix de l’esprit. Savourons chaque moment qui passe, apprécions d’être en vie même dans l’adversité, car la force de l’Amour ne peut qu’attirer ce qu’il y a de mieux pour nous.

 Ouvrons notre Esprit qui est la Force du Cœur. Comprenons et intégrons la Puissance de l’Amour, faisons la rejaillir du centre de notre être pour qu’elle se diffuse et rayonne dans toutes les directions comme un Soleil. Sentons cette force en nous, concentrons-là, tel un rayon lumineux.

 L’Amour est le Pardon, c’est l’indulgence, la compréhension. Pardonner aux autres c’est se pardonner soi-même, car nous commettons tous des erreurs et continuerons à en faire. Le pardon ne coûte rien et il nous libère du poison du ressentiment. L’important est d’apprendre de nos erreurs et de s’efforcer de faire mieux dans le futur et a visé l’excellence de notre être comme but suprême.

 C’est cela la vie, c’est une école d’où l’on apprend à chaque jour à se maîtriser, à vaincre nos faiblesses. Le Pardon est signe de courage et non de faiblesse, car il est facile de ne pas pardonner, mais cela demande une force de caractère pour pardonner et cela s’apprend et se pratique. Sans pardon nous sommes pires que les bêtes, nous ne sommes pas mieux qu’un ver de terre.

 L’Amour est le lien qui unit tout être vivant, il suffit de lâcher prise à nos peurs, à nos confusions, de les comprendre, et de les transcender. Prenons un temps de réflexion en rechargeant notre cœur d’Amour, en faisant le vide en nous, pour que de ce vide – la lumière y pénètre et se niche dans notre corps et âme. Ne fermez pas votre esprit en croyant que cela est trop difficile à faire. Méditez sur ces paroles, allez au plus profond de votre être, pardonnez-vous et faites la paix en vous.

Relisez et méditez sur ce savoir jour et nuit. Partager et répandez la connaissance de la voie Royale de l’Amour.

Copyright © 2011 – 2013 Melki Rish - Tout Droits Réservés Dans Tous Les Pays

P.S. Vous pouvez copier ou distribuer ce texte en autant que vous citez l’auteur et mettez un lien vers cette page.  http://messagerspirituel.com/la_voie_amour.htm

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Tout va mal ? Tant mieux ! – Extraits

Posté par othoharmonie le 16 février 2014

 

 

Tant_mieuxIntroduction

 Avez-vous parfois l’impression que tout va mal dans votre vie? Bien sûr, il arrive à tout le monde de connaître de moins bonnes journées, de se lever du mauvais pied ou de se sentir stressé par les événements quotidiens. Par contre, lorsque cela dure plusieurs jours, voire des semaines ou des mois entiers, cela finit par miner notre énergie vitale et l’on se retrouve avec le moral au plus bas. On en vient alors à ne plus rien éprouver d’autre que la fatigue accumulée dans son corps : les tensions musculaires deviennent de plus en plus oppressantes, le niveau de concentration s’affaiblit dangereusement et l’on peut même en perdre le sommeil. 

Une trop forte pression sur le plan financier, le climat au boulot qui se détériore, nos sentiments amoureux qui deviennent confus ou s’estompent, des malaises physiques qui nous préoccupent, les relations avec nos enfants, nos parents ou nos amis qui deviennent sources de conflit… sont autant de fardeaux qui pèsent sur notre existence et rendent les raisons de se lever le matin de moins en moins réjouissantes. De gros nuages gris commencent à s’accumuler, à l’intérieur et autour de nous, entrainant de fortes sensations d’inconfort et de lassitude. 

Que faire dans ce cas? Courir chez un psy? Se gaver de pilules? Fuir sur une île déserte? Tout abandonner et repartir à zéro? À qui n’est-il jamais arrivé de se sentir affligé par le poids des épreuves au point où la seule envie qui subsiste est de tout laisser derrière et de recommencer une nouvelle vie? Combien de fois, en tant que coach et naturothérapeute, ai-je entendu ces paroles dans mon cabinet… Sans compter mes propres doléances, ressassées si souvent par le passé, alors que je croyais n’être qu’une pauvre victime impuissante face à mon inéluctable destin! 

Bien entendu, s’il est fortement conseillé de faire évaluer votre état de santé par un spécialiste reconnu lorsque des idées noires vous assaillent, (telles avoir l’impression d’être au bout du rouleau et même parfois jusqu’à souhaiter cesser de vivre), il existe par ailleurs une foule d’outils pratico-pratiques pouvant vous aider à faire disparaître au jour le jour la grisaille embrumant votre esprit AVANT d’en arriver là. 

Et si vous possédiez en vous-même toutes les solutions pour retrouver la paix et l’harmonie auxquelles vous aspirez de tout votre cœur? S’il vous était possible de reprendre en main votre destinée, simplement en apprenant à mieux gérer les différents facteurs de stress qui vous accablent? Si, enfin, vous pouviez devenir votre meilleur ami, voire votre propre thérapeute, votre motivateur, votre coach de vie au quotidien? 

L’hypothèse de départ de ce livre est fort simple : Se pourrait-il que derrière chaque problème, chaque souffrance ou chaque maladie se cache un cadeau extraordinaire, un présent d’une valeur inestimable qui ne demande qu’à être dévoilé pour votre plus grand bonheur… mais que le fait de focaliser toute votre attention sur l’emballage (l’événement déclencheur) ou l’expéditeur (la ou les personnes impliquées) vous empêche de recevoir pleinement ce cadeau, d’accueillir la leçon de vie exceptionnelle qu’il contient afin de pouvoir l’intégrer une fois pour toutes? 

Imaginez qu’en jetant un regard différent sur les diverses problématiques perturbant votre vie, vous puissiez en venir à considérer la souffrance non plus comme un fardeau accablant, mais plutôt comme un défi à relever, une invitation à découvrir vos talents insoupçonnés et à développer vos qualités demeurées latentes jusqu’à maintenant? Que se passerait-il si vous découvriez qu’il vous est possible de voir au-delà des apparences et des illusions de ce monde, simplement en vous mettant à l’écoute de votre « petite voix intérieure », pour déchiffrer les messages libérateurs que votre âme vous envoie? 

La méthode Quintessence présentée dans ce livre est déjà utilisée en consultation individuelle par de nombreux thérapeutes et coachs personnels, tant en Europe qu’au Canada, mais aussi par des milliers d’individus partout dans le monde qui, comme vous, aspirent à se libérer des croyances « limitatives »  qui les empêchent d’être heureux. 

Cette approche se veut holistique, c’est-à-dire qu’elle englobe toutes les dimensions de l’être, dans le but avoué de vous inciter à retrouver l’équilibre et l’harmonie dans tous les domaines de votre vie. 

En seulement 7 étapes – 7 « CLÉS » simples, faciles et aisées à mettre en application dans votre vie de tous les jours – vous identifierez différentes techniques de libération émotionnelle efficaces qui vous permettront de vous affranchir de cette « souffrance chaotique » qui vous tenaille. 

Ainsi, chaque chapitre a été construit de façon à mettre progressivement en lumière les jalons d’un processus de transformation intérieure globale visant à modifier votre regard sur le sens profond des événements qui perturbent votre existence. Ceci vous fera comprendre que chaque problème porte en lui sa solution, puisqu’il ne vise en fait qu’à favoriser l’émergence de votre potentiel intérieur illimité. 

Certaines phrases-clé seront aussi mises en évidence par des encadrés qui attireront votre attention sur les notions les plus importantes à retenir au cours de votre cheminement. Celles-ci focaliseront votre esprit sur les pensées les plus susceptibles de vous aider à surmonter les difficultés qui se présentent au jour le jour, pour non seulement développer la maitrise de vos états d’âme mais, surtout, pour vous ouvrir à la meilleure partie de vous-même… votre sagesse intérieure! 

Divers tableaux et illustrations vous permettront aussi, tout au long de votre lecture, de saisir en un clin d’œil l’information contenue dans chacune des CLÉS. Un résumé de la méthode Quintessence, présenté de manière visuelle, clôt cet ouvrage afin que vous puissiez vous y référer rapidement s’il advenait qu’une situation problématique se présente. Cette synthèse demeure à votre disposition en tout temps pour vous assister dans votre évolution vers la guérison intérieure, sans pour autant avoir à relire le livre en entier. 

Enfin, de nombreux exemples et des témoignages éloquents vous seront proposés, de même qu’une foule de conseils judicieux et d’exercices pratiques qui soutiendront votre démarche personnelle… vers la découverte de QUI VOUS ÊTES RÉLLEMENT!

Pour commander

http://www.biancagaia.com

 

Publié dans LECTURES Inspirantes, Nouvelle conscience | Pas de Commentaire »

Passer à l’action pour mieux grandir

Posté par othoharmonie le 16 février 2014

 (L’essentiel de la méthode Quintessence)

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Imaginez que vous apprenez, de manière imprévue, une très mauvaise nouvelle (rupture, perte d’emploi, décès, etc.). La plupart des gens, dans un premier temps, auront l’impression de recevoir un « coup de poing » direct au PLEXUS SOLAIRE. Cette zone sensible, située juste au niveau du diaphragme, est souvent perçue comme le siège de nos émotions et de nos « ENVIES » (nos désirs, nos rêves et nos aspirations). C’est la partie de nous qui nous illumine, tel un magnifique SOLEIL INTÉRIEUR; celle qui nous incite à toujours garder espoir et nous maintient « EN VIE »… en cherchant continuellement à mettre du piquant, de la SAVEUR dans notre morne existence ou – pour reprendre ici l’allégorie de la voiture – de l’ESSENCE dans notre carburateur interne. 

Lorsque se DÉCLENCHE une CRISE majeure dans notre vie, qu’il s’agisse d’une ÉPREUVE ou d’un PROBLÈME important, c’est donc notre PLEXUS SOLAIRE qui sera atteint en tout premier lieu. La souffrance qui s’installe alors en nous réveillera au passage d’autres BLESSURES semblables enfouies profondément en nous-même. Ces BLESSURES – D’ÂMES, D’ENFANCE OU DE CIRCONSTANCES – ravivent à leur tour des douleurs du passé qui viennent amplifier notre mal-être intérieur, nous poussant à dramatiser encore plus la situation. 

Encore une fois, ce sont les deux mêmes possibilités qui se présenteront à nous : soit notre RÉACTION (choix A) se résume à SUBIR la situation, tel un terrible drame personnel et/ou existentiel, ou bien nous mobilisons toute notre énergie vitale et passons à l’ACTION(choix B), afin que cette expérience douloureuse puisse contribuer à nous faire GRANDIR intérieurement. 

A) RÉAGIR = SUBIR 

Il va de soi que la décision se prend rarement de manière consciente. Si la vulnérabilité de notre PLEXUS SOLAIRE se trouve amplifiée par tout un lot de BLESSURES non guéries, il y a de fortes chances que notre RÉACTION s’exprime, dans un premier temps, par des TENSIONS intérieures ou des ÉMOTIONS fortes (colère, tristesse, culpabilité, etc.). Cet afflux d’énergie négative se déversera dans notre corps telle une coulée de lave brûlante, dévastant tout sur son passage, neutralisant toutes nos pensées objectives et paralysant temporairement le fonctionnement normal notre organisme. 

Si nous réussissons à « respirer un bon coup » et prendre un peu de recul, il se peut que nous parvenions à maîtriser cette puissante marée de stress qui déferle en nous. Mais si nous nous laissons envahir par l’angoisse ou la panique, il en résultera des BLOCAGES considérables sur le plan psychologique, qui ne manqueront pas de troubler notre personnalité… Dès lors, c’est notre ego qui prendra le dessus et cherchera à combler les MANQUES par des mécanismes de survie ou des réflexes d’autodéfense… qui risquent malheureusement d’être bien mal accueillis par notre entourage. 

De nouveau, si nous parvenons à nous ressaisir, à nous raisonner, les « dommages internes » ne seront pas trop importants. Toutefois, si nous nous laissons trop profondément affecter par la tournure « en apparence » critique de la situation, il ne serait pas étonnant que nous commencions à éprouver des MALAISES physiques… et ceux-ci pourraient même engendrer des MALADIES sérieuses ou, pire encore, en traumatismes graves (crise cardiaque, AVC, etc.), cette « spirale » infernale dégénérescente pouvant conduire irrémédiablement à la MORT. 

B) AGIR = GRANDIR 

Heureusement, de la même façon que nous pouvons nous entraîner à surmonter nos peurs les plus terrifiantes, il est possible, à n’importe quel moment durant le « processus » d’inverser la vapeur et d’opter pour la deuxième solution : GRANDIR en passant à l’ACTION. 

Ce choix suppose que nous avons pris conscience que « rien n’arrive par hasard » et que, plutôt que de considérer l’élément de CRISE tel un PROBLÈME ou une ÉPREUVE accablante, nous pouvons décider de l’envisager comme un DÉFI à relever ou une opportunité de répondre aux BESOINS que nous avons sans aucun doute « négligés » en nous-mêmes – et qui nous ont rendus vulnérable face à l’adversité. 

Un retour sur les 4 dimensions présentes à l’intérieur de nous s’impose alors, dans le but de vérifier quel « pneu » se retrouve dégonflé ou fragilisé par rapport aux autres. Si nous sommes franc et sincère envers nous-mêmes, l’aspect « oublié » ou « laissé pour compte » en nous se manifestera rapidement. Dans le cas contraire, un peu d’investigation sera sans doute nécessaire. Nous pourrons sans doute nous demander : à quoi avons-nous occupé la majorité de notre temps ces dernières semaines? Quelles sont les préoccupations qui ont accaparé nos pensées? Quelles « urgences » nous ont éloigné de notre quête d’épanouissement et de bien-être? En cherchant bien, nos « lacunes » nous apparaîtront clairement. 

Dès lors, le processus s’inverse, prenant la forme d’une « spirale » ascendante, libératrice et purificatrice. À compter de l’instant où nous nous engageons à rétablir l’équilibre en nous-mêmes, c’est comme si tout se mettait en place pour nous aider à y parvenir. En fait, en nous ouvrant à notre propre potentiel créateur, nous prenons conscience des innombrables « miracles » que nous « attirons » dans notre vie. Lorsque nous sommes empreint de reconnaissance et de gratitude, nous avons l’impression de recevoir plein de CADEAUX inattendus, et que de merveilleuses SYNCHRONICITÉS (ou coïncidences favorables) se mettent en place autour de nous : rencontrer la bonne personne au bon moment, recevoir un appel imprévu, se faire offrir une promotion au travail, percevoir un montant d’argent que l’on n’attendait pas, etc. Le tout nous mettant dans des dispositions encore meilleures pour accueillir et surmonter adéquatement la « supposée » CRISE à laquelle nous étions confronté… 

Apparemment, quand nous prenons soin de notre « intérieur », les nuages « extérieurs » s’estompent et le SOLEIL revient faire son tour dans notre vie! Cela ne veut pas dire que nous deviendrons indifférent aux deuils, ruptures et autres bouleversements en tout genre, mais, en dedans, nous serons convaincu que nous avons exactement ce qu’il faut pour passer au travers de n’importe quelle ÉPREUVE et en ressortir GRANDI. 

C’est à ce moment-là que nous pouvons parler de GUÉRISON DE L’ÂME : en découvrant QUI NOUS SOMMES RÉELLEMENT, une paix durable s’installe en nous-mêmes et nous pouvons jouir pleinement de ce que la VIE à de mieux à nous offrir!

issu du site http://www.biancagaia.com

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L’âme au sommet de la conscience

Posté par othoharmonie le 15 février 2014

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    C’est à la cime de l’âme, où elle est le plus près du ciel que la grâce nous touche : elle ruisselle ensuite sur les pentes.

À la cime de l’âme tout est suprême activité et suprême repos, suprême exaltation et suprême détente, suprême liberté et suprême nécessité.

Mais l’espace est si petit qu’on est toujours sur le point de tomber : le moindre mouvement suffit à nous entraîner. C’est un équilibre où l’on croit ressentir une parfaite sécurité et dont on sait pourtant qu’il ne peut pas durer, qu’il est toujours menacé de se rompre.

C’est un état de plénitude et de joie mais qui est si intense et si profond que l’on ne sait plus le distinguer d’un état de souffrance et d’angoisse.

C’est une tension extraordinaire de l’émotion où se rencontrent à la fois tous les secrets que l’analyse nous découvrira tour à tour et l’union de tous les contraires que la vie ne cesse d’opposer l’un à l’autre : là il n’y a plus de différence entre le moi et l’autre, entre la joie et la douleur, entre donner et recevoir. Loin de dire que la conscience est abolie, nous en occupons le foyer.

C’est le moment où l’âme vit dans un oubli si profond de tout ce qui lui appartient que l’existence même se retire d’elle. L’âme ne désire alors ni la mort ni la vie. Elle les compose miraculeusement : c’est le point où jaillit cette flamme de lumière dans laquelle la matière se consume.

Alors elle remonte jusqu’à la source même de toute activité créatrice, jusqu’au point où l’être et l’acte ne font qu’un.

   La cime de l’âme, c’est l’éveil de ce suprême désir qui naît au fond de toutes les consciences, mais qui ne peut naître sans être aussitôt comblé, de cette aspiration infinie qui rencontre l’absolu en chaque point, qui nous rend indifférent au lieu, au temps, à l’événement, mais en donnant un sens à toute chose même la plus petite, et sans lequel la conscience n’a plus d’autre expérience que celle du divertissement, du doute, de la fatigue, du vide, de l’ennui et de la mort.

   Dans cette sorte de présence à l’être pur toutes les différences de niveau entre les individus se trouvent abolies. Toutes les œuvres temporelles, l’ordre dans lequel elles ont été produites, l’effort qu’elles ont coûté, le mérite qu’elles nous ont valu s’écroulent tout à coup. Le but fait oublier le chemin : la recherche est réduite à rien ; il n’est plus possible d’en tirer vanité. Et la véritable simplicité de cœur consiste toujours à remercier le Ciel des dons que l’on a reçus et qui sont sans comparaison avec les efforts de la volonté et non pas à admirer qu’ils nous aient porté jusque là. La surabondance du don que nous avons reçu par rapport à tout ce que nous avons pu faire pour l’acquérir et de l’éternité rencontrée par rapport à toutes les étapes de notre pèlerinage temporel justifie le paradoxe de Mathieu qui veut que la récompense soit égale pour les travailleurs de la première heure et pour ceux de la dernière. Mais qui oserait conclure à l’inutilité de toute action ? Car ce qu’elle cherche c’est Dieu à tout instant et non pas seulement au terme.

Inédits de  Louis Lavelle  

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amour personnel et amour impersonnel

Posté par othoharmonie le 15 février 2014

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   Question: Si nous sommes tous un, pourquoi  nous sentons nous  attirés vers certains individus dans une expression de «l’amour personnel»?

Eckhart Tolle: Le véritable amour est transcendant. Sans la reconnaissance du sans-forme en vous, vous ne pourrez vivre le vrai amour transcendantal. Autrement dit, si vous ne pouvez reconnaître sans-forme en vous, vous ne pourrez pas vous reconnaître dans l’autre. La reconnaissance de l’autre comme soi-même en substance – et non par la forme – est le véritable amour. Tant que le mental conditionne votre fonctionnement et que vous êtes complètement identifié avec lui, Il ne peut y avoir de véritable amour. Il peut y avoir des substituts, des choses que l’on appelle «l’amour», mais il ne s’agit pas du vrai amour. Par exemple,  la plupart d’entre nous sont déjà «tombés amoureux ». Peut-être quelques uns sont tombés dans l’amour, mais ceux qui l’on expérimenté sont aussi tombé hors de l’amour.

     Il est important de comprendre la différence entre le vrai amour et d’autres formes de ce qu’on appelle l’amour. Nous sommes dans la forme relative, et dans l’absolu en tant que conscience sans forme. Les deux dimensions incorporées dans l’être humain sont les « humains » et « l’être ». L’être humain est la forme, l’Être est sans-forme, la Conscience intemporelle elle-même. Il peut arriver pour un certain nombre de raisons que la forme ressente une affinité pour d’autres formes. Une d’entre elles est que l’Être est une forme sortie d’une autre forme – appelée votre mère – et donc il y a une grande affinité entre cette forme et celle d’où elle vient. Vous avez alors un amour envers votre mère que l’on pourrait appeler «personnel».

      Un autre aspect de l’affinité avec une autre forme de sexe masculin / féminin. Vous pouvez être attiré par un  autre corps d’une manière sexuelle, et cette attirance est parfois appelée «amour» ; surtout si l’acte sexuel est retardé un certains temps, car il est plus susceptible de se transformer en un amour obsessionnel… Tant et si bien, que dans les cultures où l’on ne pouvait avoir des rapports sexuels avant le mariage, tomber amoureux pourrait être une chose énorme et même conduire au suicide. Naturellement, il ressort de l’affinité homme/femme le caractère incomplet de chacune de ces formes. Le caractère incomplet de cette forme primaire est que vous êtes soit un homme ou une femme. Or l’unité est devenue la dualité homme/femme.
        L’attraction vers l’autre est donc une tentative pour trouver la plénitude, la complétude  à travers la polarité opposée, dans une tentative de trouver l’Unité. Cela est à la base de l’attraction. Ceci est à voir avec la forme, car sur le plan de la forme, vous n’êtes pas un tout – vous êtes la moitié de l’ensemble. Une moitié de l’humanité est de sexe masculin, l’autre moitié est le sexe féminin.

      Vous avez d’abord une attraction pour une personne, puis vous trouverez des qualités dans cet autre humain qui résonneront avec vos propres qualités. Ou, si elles ne résonnent pas, il se peut que vous vous sentiez attirés par votre opposé. Si vous êtes une personne très calme, peut-être vous vous sentirez vous attiré par une personne dramatique, ou vice-versa. Et encore, vous êtes dans l’espoir d’une certaine complétude.  Vous pouvez avoir une affinité avec une autre forme, ce qui peut être appelé «l’amour personnel. » Si l’amour est tout ce qui est personnel, ce qui manque c’est la dimension transcendantale de l’informe – qui donne place au vrai amour. Est-ce une partie de l’amour personnel, ou y a t-il un niveau personnel qui contiendrait tout ; et qui détermine si ce soi-disant «amour» va se transformer finalement en quelque chose de pénible et frustrant, ou s’il y a un approfondissement.

       Il peut y avoir une attraction entre deux êtres humains qui est initialement sexuelle. S’ils commencent à vivre ensemble, cela ne pourra durer longtemps ou alors l’accomplissement de la relation n’arrivera jamais. À un certain point, l’attraction sexuelle ou émotionnelle doit être approfondie et la dimension transcendantale doit s’installer, dans une certaine mesure, pour qu’elle approfondisse la relation. Ensuite, le véritable amour brille à travers le personnel. Le point important est que le véritable amour émane de l’intemporel, de la dimension non formelle que vous êtes. Est-ce que l’amour personnel peut il se trouver avec une affinité de formes? Si ce n’est pas le cas, il y a une identification complète avec la forme, ce qui est aussi appelé l’ego.

        Beaucoup de fois, il se peut que vous pensiez « C’est ça l’Amour ! » et après avoir vécu ensembles pendant un petit moment vous vous rendez compte que « C’était une erreur », ou que vous vous êtres trompés. Même dans les relations parents-enfants, qui sont des liens très étroit sur le plan de la forme, si la dimension transcendantale ne brille pas, l’amour entre parents et enfants peut se transformer en quelque chose d’autre. C’est pourquoi tant de gens ont des relations très problématiques avec leurs parents.

       Certaines relations peuvent commencer à titre purement formelles, puis l’autre dimension arrive après un certain moment. Peut-être qu’après beaucoup de problèmes, et peut-être même lorsque vous vous  rapprochez de la rupture, il peut y avoir tout à coup un approfondissement et alors vous êtes capable d’apporter de l’espace.

      La clé est de se demander, « Y a t-il de l’espace dans cette relation? » Ou ne s’agit-il que de  pensées ou d’émotions? C’est une affreuse prison que d’habiter avec une personne avec qui vous ne partagez que des pensées et des émotions. Occasionnellement, vous êtes biens, mais il y a toujours un désaccord ou une friction.

     Nous devons reconnaître qu’il y a des affinités personnelles. Mais en elles-mêmes, il n’y aura jamais de complétude définitive. Plus souvent qu’autrement, elles sont une source de souffrance. L’amour devient une source de souffrance quand le transcendantal est manquant. Comment la transcendance peut-elle alors entrer? En laissant de l’espace à l’autre ; ce qui signifie essentiellement que vous accédiez à l’Immobilité en vous-même pendant que vous regardez l’Autre.

       Pas de bruit mental, pas de vagues émotionnelles. Cela ne signifie pas qu’il ne peut y avoir de pensées ou d’émotions, mais il y a autre chose dans la relation ; non seulement qui s’applique aux relations personnelles étroites, mais aussi à des relations plus superficielles au travail.

      Dans chaque relation humaine, la question est: « Y a t-il de l’espace? » Il s’agit d’un pointeur. L’espace c’est quand une chose importante – même une émotion- devient superficielle.

       Lorsque les gens vivent ensembles, un des deux partenaires peut ne plus se reconnaître dans la relation tant il y a à faire dans la vie quotidienne. Quand vous vous réveillez le matin, y a t-il un moment où vous reconnaissez la présence de l’Autre?

     C’est la chose la plus merveilleuse si vous pouvez  être pour l’Autre comme un espace, plutôt que comme une personne. En ce moment même, vous pouvez être ici en tant que personne, ou vous pouvez être ici en tant qu’espace.

Eckhart Tolle  

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la Terre, quintessence de la condition humaine

Posté par othoharmonie le 14 février 2014

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« La Terre est la quintessence de la condition humaine, et la nature terrestre, pour autant que l’on sache, pourrait bien être la seule de l’univers à procurer aux humains un habitat où ils puissent se mouvoir et respirer sans effort et sans artifice. L’artifice humain du monde sépare l’existence humaine de tout milieu purement animal, mais la vie elle-même est en dehors de ce monde artificiel, et par al vie l’homme demeure lié à tous les autres organismes vivants. Depuis quelques temps, un grand nombre de recherches scientifiques s’efforcent de rendre la vie « artificielle » elle aussi, et de couper le dernier lien qui maintient encore l’homme parmi les enfants de la nature. C’est le même désir d’échapper à l’emprisonnement terrestre qui se manifeste dans les essais de création en éprouvette, dans le voeu de combiner « au microscope le plasma germinal provenant de personnes aux qualités garanties, afin de produire des êtres supérieurs » et « de modifier (leurs) tailles, formes et fonctions »; et je soupçonne que l’envie d’échapper à la condition humaine expliquerait aussi l’espoir de prolonger la durée de l’existence fort au-delà de cent ans, limite jusqu’ici admise.

Cet homme futur, que les savants produiront, nous disent-ils, en un siècle pas davantage, paraît en proie à la révolte contre l’existence humaine telle qu’elle est donnée, cadeau venu de nulle part (laïquement parlant) et qu’il veut pour ainsi dire échanger contre un ouvrage de ses propres mains. Il n’y a pas de raison de douter que nous soyons capables de faire cet échange, de même qu’il n’y a pas de raison de douter que nous soyons capables à présent de détruire toute vie organique sur terre. La seule question est de savoir si nous souhaitons employer dans ce sens nos nouvelles connaissances scientifiques et techniques, et l’on ne saurait en décider par des méthodes scientifiques. C’est une question politique primordiale que l’on ne peut guère, par conséquent, abandonner aux professionnels de la science ni à ceux de la politique ».

 La Condition de l’homme moderne (1958), Chap. III, §1, tr. G. Fradier, Pocket, pp. 34-35. de Hannah Arendt  

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le moi n’est pas le maître dans sa propre maison

Posté par othoharmonie le 14 février 2014

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    Dans certaines maladies et, de fait, justement dans les névroses * , que nous étudions [...] le moi se sent mal à l’aise, il touche aux limites de sa puissance en sa propre maison, l’âme. Des pensées surgissent subitement dont on ne sait d’où elles viennent ; on n’est pas non plus capable de les chasser. Ces hôtes étrangers semblent même être plus forts que ceux qui sont soumis au moi. [...] La psychanalyse entreprend d’élucider ces cas morbides inquiétants, elle organise de longues et minutieuses recherches, elle se forge des notions de secours et des constructions scientifiques, et, finalement, peut dire au moi : « Il n’y a rien d’étranger qui se soit introduit en toi, c’est une part de ta propre vie psychique qui s’est soustraite à ta connaissance et à la maîtrise de ton vouloir. [...] Tu crois savoir tout ce qui se passe dans ton âme, dès que c’est suffisamment important, parce que ta conscience te l’apprendrait alors. Et quand tu restes sans nouvelles d’une chose qui est dans ton âme, tu admets, avec une parfaite assurance, que cela ne s’y trouve pas. Tu vas même jusqu’à tenir « psychique » pour identique à « conscient », c’est-à-dire connu de toi, et cela malgré les preuves les plus évidentes qu’il doit sans cesse se passer dans ta vie psychique bien plus de choses qu’il ne peut s’en révéler à ta conscience. Tu te comportes comme un monarque absolu qui se contente des informations que lui donnent les hauts dignitaires de la cour et qui ne descend pas vers le peuple pour entendre sa voix. Rentre en toi-même profondément et apprends d’abord à te connaître, alors tu comprendras pourquoi tu vas tomber malade, et peut-être éviteras-tu de le devenir. » C’est de cette manière que la psychanalyse voudrait instruire le moi. Mais les deux clartés qu’elle nous apporte : savoir que la vie instinctive de la sexualité ne saurait être complètement domptée en nous et que les processus psychiques sont en eux-mêmes inconscients, et ne deviennent accessibles et subordonnés au moi que par une perception incomplète et incertaine, équivalent à affirmer que le moi n’est pas maître dans sa propre maison * .

  »Une difficulté de la psychanalyse », in Essais de Psychanalyse appliquée, Idées Gallimard.

S Sigmund. Freud 

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l’amour et la différence

Posté par othoharmonie le 14 février 2014

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    «Si je diffère de toi, loin de te léser, je t’augmente», Saint Exupéry, Lettre à un otage.

Cette évidence, tous nos réflexes la nient. Notre besoin superficiel de confort intellectuel nous pousse à tout ramener à des types et à juger selon la conformité aux types; mais la richesse est dans la différence.

Beaucoup plus profond, plus fondamental, est le besoin d’être unique, pour «être» vraiment. Notre obsession est d’être reconnu comme une personne originale, irremplaçable; nous le sommes réellement, mais nous ne sentons jamais assez que notre entourage en est conscient. Quel plus beau cadeau peut nous faire l’«autre» que de renforcer notre unicité, notre originalité, en étant différent de nous? Il ne s’agit pas d’édulcorer les conflits, de gommer les oppositions; mais d’admettre que ces conflits, ces oppositions doivent et peuvent être bénéfiques à tous.

La condition est que l’objectif ne soit pas la destruction de l’autre, ou l’instauration d’une hiérarchie, mais la construction progressive de chacun. Le heurt, même violent, est bienfaisant; il permet à chacun de se révéler dans sa singularité; la compétition, au contraire, presque toujours sournoise, est destructrice, elle ne peut aboutir qu’à situer chacun à l’intérieur d’un ordre imposé, d’une hiérarchie nécessairement artificielle, arbitraire.

La leçon première de la génétique est que les individus, tous différents, ne peuvent être classés, évalués, ordonnés: la définition de «races», utile pour certaines recherches, ne peut être qu’arbitraire et imprécise; l’interrogation sur le «moins bon» et le «meilleur» est sans réponse; la qualité spécifique de l’Homme, l’intelligence, dont il est si fier, échappe pour l’essentiel à nos techniques d’analyse; les tentatives passées d’ «amélioration» biologique de l’Homme ont été parfois simplement ridicules, le plus souvent criminelles à l’égard des individus, dévastatrices pour le groupe.

Par chance, la nature dispose d’une merveilleuse robustesse face aux méfaits de l’Homme: le flux génétique poursuit son oeuvre de différenciation et de maintien de la diversité, presque insensible aux agissements humains; l’univers des phénotypes», ou nous vivons, n’a fort heureusement que peu de possibilités d’action sur l’ «univers des génotypes», dont dépend notre avenir . Transformer notre patrimoine génétique est une tentation, mais cette action restera longtemps, espérons-le, hors de notre portée.

Cette réflexion peut être transposée de la génétique à la culture: les civilisations que nous avons sécrétées sont merveilleusement diverses et cette diversité constitue la richesse de chacun de nous. Grâce à une certaine difficulté de communication, cette hétérogénéité des cultures a pu longtemps subsister; mais, il est clair qu’elle risque de disparaître rapidement. Notre propre civilisation européenne a étonnamment progressé vers l’objectif qu’elle s’était donné: le bien-être matériel. Cette réussite lui donne un pouvoir de diffusion sans précédent, qui aboutit peu à peu à la destruction de toutes les autres; tel a été le sort, pour ne citer qu’un exemple parmi tant d’autres, des Esquimaux d’Ammassalik, sur la côte est du Groenland, dont R.Gessain a décrit la mort culturelle sous la pression de la «civilisation obligatoire».

Lorsque l’on constate la qualité des rapports humains, de l’harmonie sociale dans certains groupes que nous appelons «primitifs», on peut se demander si l’alignement sur notre culture ne sera pas une catastrophe; le prix payé pour l’amélioration du niveau de vie est terriblement élevé, si cette harmonie est remplacée par nos contradictions internes, nos tensions, nos conflits. Est-il encore temps d’éviter le nivellement des cultures? La richesse à préserver ne vaut-elle pas l’abandon de certains objectifs qui se mesurent en produit national brut ou même en espérance de vie?

Poser une telle question est grave; il est bien difficile, face à cette interrogation, de rester cohérent avec soi-même, selon que l’on s’interroge dans le calme douillet de sa bibliothèque ou que l’on partage durant quelques instants la vie d’un de ces groupes qui nous émerveillent, mais où les enfants meurent, faute de nourriture ou de soins.

Pourrons-nous préserver la diversité des cultures sans payer un prix exorbitant?

Subi ou souhaité, un changement de l’organisation de notre planète ne peut être évité; la parole est donc aux «utopistes». Certains d’entre eux posent le problème en termes inattendus, ainsi Yona Friedman intitulant un de ses livres Comment vivre entre les autres sans être chef et sans être esclav.
Même lorsque le monde qu’ils nous proposent nous paraît vraiment trop «différent» du nôtre, nous pouvons être à peu près sûrs que la réalité le sera plus encore.

Cet effort d’imagination, il semble que la génération, si décriée, qui s’apprête à nous succéder l’ait déjà largement entrepris. La révolte contre la trilogie métro-boulot-dodo, contre le carcan du confort douceâtre, l’affadissement du quotidien organisé, la mort insinuante des acceptations, ce sont nos enfants qui nous l’enseignent.

Sauront-ils bâtir un monde où l’Homme sera moins à la merci de l’Homme?

Eloge de la différence par A. Jacquard 

 

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la paix ne réside qu’en toi-même

Posté par othoharmonie le 12 février 2014

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     »La plupart des hommes cherchent la solitude dans les champs, sur des rivages, sur des collines. C’est aussi ce que tu recherches ordinairement avec le plus d’ardeur. Mais c’est un goût très vulgaire. Il ne tient qu’à toi de te retirer à toute heure au-dedans de toi-même. Il n’y a aucune retraite où un homme puisse être plus en repos et plus libre que dans l’intérieur de son âme; principalement s’il y a mis de ces choses précieuses qu’on ne peut revoir et considérer sans se trouver aussitôt dans un calme parfait, qui est, selon moi, l’état habituel d’une âme où tout a été mis en bon ordre et à sa place.

   Jouis donc très souvent de cette solitude, et reprends-y de nouvelles forces. Mais aussi fournis-la de ces maximes courtes et élémentaires, dont le seul ressouvenir puisse dissiper sur-le-champ tes inquiétudes, et te renvoyer en état de soutenir sans trouble tout ce que tu retrouveras.

   Car enfin, qu’est-ce qui te fait de la peine ? Est-ce la méchanceté des hommes ? Mais rappelle-toi ces vérités-ci : que tous les êtres pensants ont été faits pour se supporter les uns les autres; que cette patience fait partie de la justice qu’ils se doivent réciproquement; qu’ils ne font pas le mal parce qu’ils veulent le mal. D’ailleurs à quoi a-t-il servi à tant d’hommes, qui maintenant sont au tombeau, réduits en cendres, d’avoir eu des inimitiés, des soupçons, des haines, des querelles ? Cesse donc enfin de te tourmenter.

   Te plains-tu encore du lot d’événements que la cause universelle t’a départi ? Rappelle-toi ces alternatives de raisonnement : ou c’est la providence, ou c’est le mouvement fortuit des atomes qui t’amène tout; ou enfin il t’a été démontré que le monde est une grande ville…

   Mais tu es importuné par les sensations du corps ? Songe que notre entendement ne prend point de part aux impressions douces ou rudes que l’âme animale éprouve, sitôt qu’il s’est une fois renfermé chez lui, et qu’il a reconnu ses propres forces. Au surplus, rappelle-toi encore tout ce qu’on t’a enseigné sur la volupté et la douleur, et que tu as reconnu pour vrai.

   Mais ce sera peut-être un désir de vaine gloire qui viendra t’agiter. Considère la rapidité avec laquelle toutes choses tombent dans l’oubli; cet abîme immense de l’éternité qui t’a précédé et qui te suivra; combien un simple retentissement de bruit est peu de choses; la diversité et la folie des idées que l’on prend de nous; enfin la petitesse du cercle où ce bruit s’étend. Car la terre entière n’est qu’un point de l’univers; ce qui en est habité n’est qu’un coin du monde; et dans ce coin-là même, combien auras-tu de panégyristes, et de quelle valeur ?

   Souviens-toi donc de te retirer ainsi dans cette petite partie de nous-mêmes. Ne te trouble de rien; ne fais point d’efforts violents; mais demeure libre. Regarde toutes choses avec une fermeté mâle, en homme, en en citoyen, en être destiné à mourir. Surtout, lorsque tu feras dans ton âme la revue de tes maximes, arrête-toi sur ces deux : l’une, que les objets ne touchent point notre âme, qu’ils se tiennent immobiles hors d’elle, et que son trouble ne vient jamais que des opinions qu’elle se fait au-dedans; l’autre, que tout ce que tu vois va changer dans un moment, et ne sera plus ce qu’il était. N’oublie jamais combien il est arrivé déjà de révolutions, ou en toi, ou sous tes yeux. «Le monde n’est que changement; la vie n’est qu’opinion»1.

Pensée pour moi-même, livre IV, art 3. traduction de 1803 de M. de Joly. Marc-Aurèle  

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le gardien de l’espace intérieur

Posté par othoharmonie le 12 février 2014

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     Restez présent, restez conscient. Soyez en permanence le gardien lucide de votre espace intérieur. Il vous faut être suffisamment présent pour pouvoir observer directement le corps de souffrance et sentir son énergie. Ainsi, il ne peut plus contrôler votre pensée.

     Dès que votre pensée se met au diapason du champ énergétique de votre corps de souffrance, vous y êtes identifié et vous le nourrissez à nouveau de vos pensées.

     Par exemple, si la colère en est la vibration énergétique prédominante et que vous avez des pensées de colère, que vous ruminez ce que quelqu’un vous a fait ou ce que vous allez lui faire, vous voilà devenu inconscient et le corps de souffrance est dorénavant « vous-même ». La colère cache toujours de la souffrance.

    Lorsqu’une humeur sombre vous vient et que vous amorcez un scénario mental négatif en vous disant combien votre vie est affreuse, votre pensée s’est mise au diapason de ce corps et vous êtes alors inconscient et ouvert à ses attaques. Le mot « inconscient », tel que je l’entends ici, veut dire être identifié à un scénario mental ou émotionnel. Il implique une absence complète de l’observateur.

    L’attention consciente soutenue rompt le lien entre le corps de souffrance et les processus de la pensée. C’est ce qui amène la métamorphose. Comme si la souffrance alimentait la flamme de votre conscience qui, ensuite, brille par conséquent d’une lueur plus vive. Voilà la signification ésotérique de l’art ancien de l’alchimie : la transformation du vil métal en or, de la souffrance en conscience. La division intérieure est résorbée et vous devenez entier. Il vous incombe alors de ne plus créer de souffrance.

    Concentrez votre attention sur le sentiment qui vous habite. Sachez qu’il s’agit du corps de souffrance. Acceptez le fait qu’il soit là. N’y pensez pas. Ne transformez pas le sentiment en pensée. Ne le jugez pas. Ne l’analysez pas. Ne vous identifiez pas à lui. Restez présent et continuez d’être le témoin de ce qui se passe en vous. Devenez conscient non seulement de la souffrance émotionnelle, mais aussi de « celui qui observe », de l’observateur silencieux. Voici ce qu’est le pouvoir de l’instant présent, le pouvoir de votre propre présence consciente. Ensuite, voyez ce qui se passe.

    Le processus que je viens de décrire est profondément puissant mais simple. On pourrait l’enseigner à un enfant, et espérons qu’un jour ce sera l’une des premières choses que les enfants apprendront à l’école. Lorsque vous aurez compris le principe fondamental de la présence, en tant qu’observateur, de ce qui se passe en vous – et que vous le « comprendrez » par l’expérience -, vous aurez à votre disposition le plus puissant des outils de transformation.

   Ne nions pas le fait que vous rencontrerez peut-être une très grande résistance intérieure intense à vous désidentifier de votre souffrance. Ce sera particulièrement le cas si vous avez vécu étroitement identifié à votre corps de souffrance la plus grande partie de votre vie et que le sens de votre identité personnelle y est totalement ou partiellement investi. Cela signifie que vous avez fait de votre corps de souffrance un moi malheureux et que vous croyez être cette fiction créée par votre mental. Dans ce cas, la peur inconsciente de perdre votre identité entraînera une forte résistance à toute désidentification. Autrement dit, vous préféreriez souffrir, c’est-à-dire être dans le corps de souffrance, plutôt que de faire un saut dans l’inconnu et de risquer de perdre ce moi malheureux mais familier.

Mettre en pratique le pouvoir du Moment présent, Ariane édition. Eckhart Tolle    

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Croyances en Dieu : pourquoi croire !

Posté par othoharmonie le 12 février 2014

 

1eLe croyant vit dans la certitude que l’idée qu’il a de Dieu est vraie car c’est que l’on lui a dit, il croit ce qu’on lui dit au nom du fait que cela est écrit dans un livre dicté par des autorités rassurantes. C’est tout à fait le cas de l’enfant qui croit que son papa ou sa maman est la meilleure du monde par exemple. Cette perception est partielle et aveugle, car elle ferme à toutes potentialités d’évolution. Sa croyance lui apporte un certain confort intérieur lui évitant les efforts de la remise en question et donc de sa croissance.

Car toutes croissances impliquent une crise, une remise en cause des certitudes acquises pour tendre vers un autre stade. Les adultes disent parfois aux enfants « tu comprendras quand tu seras plus grand. » par analogie on retrouve le même discours chez les autorités religieuses devant certaines questions par « les voies du seigneur sont impénétrables » Dans les deux cas ceci est dit pour ne pas confronté prématurément l’enfant physique ou l’enfant spirituel à une vérité qu’il n’est pas prêt à vivre. Mais si l’on maintient le croyant dans cette perception il développera une personnalité naïve et servile, manquant de discernement et de subtilité. Acquiescent à chaque dogme énoncé par peur de la crise que générerait une remise en question. Alors que c’est justement cette crise qui est recherchée dans les voies adultes de l’initiation afin de libérer l’esprit de l’illusion provisoire des croyances qui lui furent inculquées. Le croyant vit sans se poser vraiment de questions, mais le doute subsiste en lui et tous les jours il lui faut renforcer sa croyance par des rituels ou des prières.

Lorsqu’il rencontre un non-croyant le croyant est dérouté, car l’existence de ce non-croyant lui impose la remise en question et la peur s’élève. Cette peur le pousse à inventer des boucliers psychiques, des phrases protectrices qui disent :« cet incroyant est dans l’erreur, il sera puni pour son impiété. » Inversement quand le non-croyant rencontre un croyant il est gêné et cela le met mal à l’aise. Car d’un côté cela lui renvois à ce qu’il a rejeté et ses peurs du passé vis-à-vis de son éducation. Et de l’autre s’élève en lui l’impression de manquer de passer à côté de quelque chose et ce vide déclenche une angoisse. Cette angoisse peu lui amené aussi à créer des boucliers psychiques tels que « c’est un naïf, ce qu’il croit n’existe pas, car ce n’est pas démontrable rationnellement, etc. » Nous voyons que les deux extrêmes le croyant et le non-croyant se rapproche finalement dans leur peur de l’inconnu. Cela nous démontre qu’en eux subsiste une conscience qui souhaite tendre vers autre chose mais qui ne trouve pas de nourriture appropriée.

S’il est énoncé que la croyance est le stade de l’enfance ce n’est pas pour déprécier le vécu du croyant, bien au contraire. Mais pour lui offrir une possibilité d’évolution intérieure. Comme pour l’enfant physique, le croyant a la possibilité de grandir en conscience, il convient de lui apporter progressivement une nourriture supérieure à son stade initial. Un croyant peut se sentir menacé par l’existence de niveaux supérieurs, mais uniquement s’il reste figé dans sa croyance et se ferme à toute évolution. Un peu comme un enfant qui a peur d’apprendre autre chose que ce qu’il connaît. Pour grandir il faut aller vers l’inconnu, le nouveau et avoir bien intégré le connu pour le transcender. Le problème est la stagnation dans un état d’être, alors que la vie implique le mouvement constant. Ce qui se fige dans la nature se meurt peu à peu, la feuille d’un arbre est souple quand elle est vivante, mais raide et cassante quand elle est séparé de sa source de vie. D’où la responsabilité des autorités religieuses à percevoir les besoins d’évolution de chacun. Mais si ces autorités religieuses elles-mêmes ne sont plus initiées, comme pouvaient l’être dans le christianisme les pères du désert et les premiers prêtres orthodoxes. Où pire encore si sachant la vérité des niveaux d’élévations elles les voilent au peuple pour les maintenir sous sa coupe, l’évangile pourtant parlait déjà des gardiens du temple en ces mots :

« Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! Parce que vous fermez aux hommes le royaume des cieux; vous n’y entrez pas vous-mêmes, et vous n’y laissez pas entrer ceux qui veulent entrer. »
Matthieu : 23 – 13

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Envier l’animal – pourquoi

Posté par othoharmonie le 11 février 2014

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     Le sort des autres animaux paraît plus supportable que celui de l’homme. Examinons de plus près l’un et l’autre. Sous quelques formes variées que l’homme poursuive le bonheur ou cherche à éviter le malheur, tout se réduit, en somme, à la jouissance ou à la souffrance physique. Combien cette base matérielle est étroite : se bien porter, se nourrir, se protéger contre le froid et les intempéries, et enfin satisfaire l’instinct des sexes ; ou bien, au contraire, être privé de tout. Par conséquent, la part réelle de l’homme dans le plaisir physique n’est pas plus grande que celle de l’animal, si ce n’est que son système nerveux, plus susceptible et plus délicat, agrandit l’impression de toute jouissance comme aussi de toute douleur. Mais combien ses émotions surpassent celles de l’animal ! A quelle profondeur et avec quelle violence incomparable son cœur est agité ! pour n’obtenir à la fin que le même résultat : santé, nourriture, abri, etc. Cela vient en premier lieu de ce que chez lui tout s’accroît puissamment par la seule pensée du passé et de l’avenir, d’où naissent des sentiments nouveaux, soucis, crainte, espérance; ces sentiments agissent beaucoup plus violemment sur lui que ne le peuvent faire la jouissance et la souffrance de l’animal, immédiates et présentes. L’animal, en effet, n’a pas la réflexion, ce condensateur des joies et des peines ; celles-ci ne peuvent donc s’amonceler, comme il arrive pour l’homme, au moyen du souvenir et de la prévision : chez l’animal la souffrance présente a beau recommencer indéfiniment, elle reste toujours comme la première fois une souffrance du moment présent, et ne peut pas s’accumuler. De là l’insouciance enviable et l’âme placide des bêtes.

Chez l’homme, au contraire, la réflexion et les facultés qui s’y rattachent, ajoutent à ces mêmes éléments de jouissance et de douleur que l’homme a de communs avec la bête, un sentiment exalté de son bonheur ou de son malheur qui peut conduire à des transports soudains, souvent même à la mort ou bien encore à un suicide désespéré. Considérées de plus près, les choses se passent comme il suit : ses besoins qui, à l’origine, ne sont guère plus difficiles à satisfaire que ceux de l’animal, il les accroît de parti pris dans le but d’augmenter la jouissance : d’où le luxe, les friandises, le tabac, l’opium, les boissons spiritueuses, le faste et le reste. Seul aussi il a une autre source de jouissance, qui naît également de la réflexion, une source de jouissance et par conséquent de douleur d’où découleront pour lui des soucis et des embarras sans mesure et sans fin, c’est l’ambition et le sentiment de l’honneur et de la honte : -autrement dit, en prose vulgaire, ce qu’il pense de ce que les autres pensent de lui. Tel sera, sous mille formes souvent bizarres, le but de presque tous ses efforts qui tendent bien au delà de la jouissance ou de la douleur physiques. Il a sur l’animal, il est vrai, l’avantage incontesté des plaisirs purement intellectuels, qui comportent bien des degrés divers, depuis les plus niais badinages ou la conversation courante, jusqu’aux travaux intellectuels des plus élevés: mais alors comme contre-poids douloureux apparaît sur la scène l’ennui, l’ennui que l’animal ignore, du moins à l’état de nature, car les plus intelligents parmi les animaux domestiques, en soupçonnent déjà les légères atteintes : chez l’homme, c’est un véritable fléau ; en voulez-vous un exemple ?

Voyez cette légion de misérables gens qui n’ont jamais eu d’autre pensée que de remplir leur bourse et jamais leur tête, et pour qui le bien-être devient alors un châtiment, parce qu’il les livre aux tortures de l’ennui. On les voit, pour s’y soustraire, galoper de côtés et d’autres, s’informer avec angoisse des lieux de plaisir et de réunion d’une ville dès qu’ils y arrivent comme le nécessiteux des endroits où il trouvera des secours, – et, en effet, la pauvreté et l’ennui sont les deux pôles de la vie humaine. Enfin il reste à rappeler que dans les plaisirs de l’amour, l’homme a des choix très particuliers et très opiniâtres, qui parfois s’élèvent plus ou moins jusqu’à l’amour passionné. C’est là encore pour lui une source de longues peines et de courtes joies …

Pensées, maximes et fragments, traduction Burdeau. De Schopenhauer   

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Le Pouvoir du silence

Posté par othoharmonie le 11 février 2014

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     »Notre silence intérieur a un pouvoir. Si, au lieu de répondre à la vibration qui nous vient, nous restons dans une immobilité intérieure absolue, nous verrons que cette immobilité dissout la vibration; c’est comme un champ de neige autour de soi, où tous les heurts sont saisis, annulés. Nous pouvons prendre l’exemple simple de la colère; au lieu de nous mettre à vibrer intérieurement à l’unisson de celui qui parle, si nous savons rester immobile au–dedans, nous verrons la colère de l’autre se dissoudre peu à peu, comme une fumée…Seulement, il ne s’agit pas d’avoir un masque impassible et de bouillonner en dedans; on ne triche pas avec les vibrations (la bête le sait bien); il ne s’agit pas de la soi–disant « maîtrise de soi », qui n’est qu’une maîtrise des apparences, mais de la vraie maîtrise, intérieure. Et ce silence peut annuler n’importe quelle vibration pour la simple raison que toutes les vibrations, de quelque ordre qu’elles soient, sont contagieuses, les vibrations les plus hautes comme les plus basses, notons–le; c’est ainsi que le Maître peut transmettre des expériences spirituelles ou un pouvoir à un disciple et il dépend de nous d’accepter la contagion ou non; si nous avons peur, c’est que déjà nous avons accepté la contagion, et donc accepté le coup de l’homme en colère.

    Mais ce pouvoir de silence ou d’immobilité intérieure a des applications beaucoup plus importantes; nous voulons parler de notre propre vie psychologique. Ce vital, nous le savons, est le lieu de bien des misères et des perturbations, mais aussi la source d’une grande force; il s’agit donc – un peu comme dans la légende indienne du cygne qui séparait l’eau du lait – d’extraire la force de vie sans ses complications et sans s’extraire soi–même de la vie.

     Faut–il dire que les vraies complications ne sont pas dans la vie mais en nous–même, et que toutes les circonstances extérieures sont à l’exacte image de ce que nous sommes. Or, la grosse difficulté du vital est qu’il s’identifie faussement à tout ce qui semble sortir de lui, il dit: « ma » peine, « ma » dépression, « mon » tempérament, « mon » désir, et se prend pour toutes sortes de petits je qui ne sont pas lui. Si nous sommes persuadés que toutes ces histoires sont notre histoire, il n’y a rien à faire, évidemment, qu’à supporter la petite famille jusqu’à ce qu’elle ait fini sa crise. Mais si l’on est capable de faire le silence au dedans, on voit bien que rien de tout cela n’est à nous; tout vient du dehors.. Nous accrochons toujours les mêmes longueurs d’onde, nous nous laissons gagner par toutes les contagions. Par exemple, nous sommes en compagnie de telle ou telle personne, nous sommes tout silencieux et immobile au–dedans (ce qui ne nous empêche pas de parler au–dehors et d’agir normalement), tout à coup, dans cette transparence, nous sentons quelque chose qui nous tire ou qui cherche à entrer en nous, comme une pression ou une vibration autour (qui peut se traduire par un malaise indéfinissable), si nous attrapons la vibration, nous nous retrouvons, cinq minutes après, en train de lutter contre une dépression, ou d’avoir tel désir, telle fébrilité – nous avons attrapé la contagion. Et quelquefois, ce ne sont même pas des vibrations, ce sont de véritables vagues qui nous tombent dessus. Il n’est pas besoin, non plus d’être en compagnie pour cela; on peut être seul dans l’Himalaya et recevoir aussi bien les vibrations du monde. Où est « notre » fébrilité, « notre » désir là–dedans ? Sinon dans une habitude d’accrocher indéfiniment les mêmes impulsions.

Sri Aurobindo ou L’Aventure de la Conscience, Buchet Chastel. De Satprem  

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le mythe de l’androgyne

Posté par othoharmonie le 10 février 2014

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    « Les hommes ne se sont jamais rendu compte de la puissance d’Éros [...] C’est le dieu le plus ami des hommes, puisqu’il leur porte secours en guérissant les maux dont la disparition offrirait à l’humanité la plus grande félicité [...] Jadis notre nature n’était pas ce qu’elle est actuellement. D’abord il y avait trois espèces d’homes, et non deux comme aujourd’hui : le mâle, la femelle, et en plus de ces deux-là, une troisième composée des deux autres ; le nom seul en reste aujourd’hui, l’espèce a disparu. c’était l’espèce androgyne qui avait la forme et le nom des deux autres, dont elle était formée. De plus chaque homme était de forme ronde sur une seule tête, quatre oreilles, deux organes de la génération, et tout le reste à l’avenant. [...] Ils étaient aussi d’une force et d’une vigueur extraordinaire, et comme ils étaient d’un grand courage, ils attaquèrent les dieux et [...] tentèrent d’escalader le ciel [...] Alors Zeus délibéra avec les autres dieux sur le parti à prendre. Le cas était embarrassant ; ils ne pouvaient se décider à tuer les hommes et à détruire la race humaine à coups de tonnerre, comme ils avaient tué les géants ; car c’était mettre fin aux hommages et au culte que les hommes leur rendaient ; d’un autre côté, ils ne pouvaient plus tolérer leur impudence. Enfin, Zeus ayant trouvé, non sans difficulté, une solution, [...] coupa les hommes en deux. Or, quand le corps eut été ainsi divisé, chacun, regrettant sa moitié, allait à elle ; et s’embrassant et s’enlaçant les uns les autres avec le désir de se fondre ensemble, les hommes mouraient de faim et d’inaction, parce qu’ils ne voulaient pas se quitter pour agir. [...] Alors Zeus, pris de pitié, imagina une autre solution : il transporta les organes de la génération sur le devant des corps [...] et par là fit que les hommes engendrèrent les uns dans les autres, c’est-à-dire le mâle dans la femelle. [...] C’est de ce moment que date l’amour inné des êtres humains les uns pour les autres : l’amour recompose l’ancienne nature, s’efforce de fondre deux êtres en un seul, et de guérir la nature humaine. [...] Notre espèce ne saurait être heureuse qu’à une condition, c’est de réaliser son désir amoureux, de rencontre chacun l’être qui est notre moitié, et de revenir ainsi à notre nature première. ».

Le Banquet, p.14-16. par Platon 

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Dans le sens de la lumière intérieure

Posté par othoharmonie le 10 février 2014

 

images (14)Vous devez admettre que, quelque soit le potentiel de Lumière qui vous est propre à chacun, quelque soit le niveau de révélation de cette Lumière, vous vaquez, pour le moment, à vos occupations matérielles, quelles qu’elles soient. Mais, le moment venu, ces occupations matérielles devront, elles aussi, cesser. Viendra le moment où vous aurez à vous mettre en regard intérieur, totalement. Le moment venu vous sera clairement indiqué. Tout être humain le ressentira. Tout être humain pourra l’accepter ou le refuser. Mais il est bien évident, que si vous n’avez pas fait le travail de préparation (le deuil, si vous préférez, de certains attachements, de certains comportements et de certaines attitudes) cela sera d’autant plus dur le moment venu. Ce qui ne veut pas dire que vous n’y arriverez pas mais cela risque d’entraîner des conséquences fâcheuses, dans un premier temps, qui sont totalement inutiles à vivre ou à expérimenter. Allez vers l’intérieur. Un certain nombre d’exercices vous ont été donnés au fur et à mesure des mois passés et je pense en particulier à Abram qui vous a donné l’accès aux clés de votre sanctuaire intérieur. Il n’y a pas d’autres exercices. Celui-ci est le plus simple, le plus authentique, le plus complet et surtout le plus sûr. (Ndr : méditation sur le cœur, transmise par RAM et reprise dans la rubrique « protocoles » du site). Néanmoins, rien ne vous interdit, pour le moment, de vous intéresser aux symptômes de la venue de cette Lumière, en vous et sur ce monde. Car les images que vous verrez seront gravées en votre âme de façon éternelle. Elles fortifieront et forgeront votre Esprit dans la compréhension des mécanismes précis du retournement de l’Ombre à la Lumière. Vous êtes venus, vous vous êtes incarnés (pour certains depuis tant et tant de temps, tant et tant de vies) uniquement pour vivre ce moment. Alors, n’ayez aucune crainte. Simplement, essayez, autant que cela se peut, de vous déconnecter de vos souffrances (quelle qu’en soit l’origine) et cela est possible. Cela n’est pas une vue du mental. Cela est une réalité rendue possible par l’afflux de Lumière.

Bien-aimés enfants de la Loi de Un, nous allons maintenant vivre un moment de communion, un moment d’Amour, un moment d’éveil. Veuillez simplement accueillir en votre intérieur la bénédiction que je vous transmets, je dirais, du plus haut des Cieux, en votre densité. Soyez bénis. Vous êtes enfants de Lumière, enfants de l’Unité et enfants du Père Un. Soyez bénis et recevez.

… Effusion de Lumière …

 

Lire la suite sur le site d’origine 

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Pourquoi brûlait-on les sorcières

Posté par othoharmonie le 10 février 2014

 

220px-SalemwitchLa chasse aux sorcières est la recherche et la condamnation de personnes accusées de pratiquer la magie noire. Elle se rencontre à toutes les époques et dans toutes les grandes civilisations, jusqu’à sa remise en cause progressive par le christianisme, puis par la culture scientifique. Les femmes accusées de sorcellerie sont souvent sages-femmes ou guérisseuses, dépositaires d’une pharmacopée et de savoirs ancestraux. La population, essentiellement rurale, n’avait guère d’autre recours pour se soigner. Ces méthodes définies comme magiques se heurtent au rationalisme de la Renaissance. Des incantations en langue connue ou inconnue sont souvent associées aux soins et l’Église contraint les fidèles à remplacer ces gestes et incantations par des prières aux saints guérisseurs et par des signes de croix. Les sages-femmes sont accusées de pratiquer des avortements. On reproche également aux sorcières leur sexualité. Il est probable, à lire certains comptes rendus de prétendues relations sexuelles avec le diable dans certaines maisons ou dans la nature, que des hommes déguisés abusaient de la naïveté de certaines femmes en se faisant passer pour le diable, avec ou sans complicités. L’autre aspect de cette focalisation sur la sexualité est l’accusation de rendre les hommes impuissants (« nouer l’aiguillette ») ainsi que la terre et les animaux infertiles. Institoris raconte dans Le Marteau des sorcières que les sorcières volent les sexes masculins et les cachent dans des nids. La guerre de la fertilité est attestée par les travaux de l’historien Ginzburg sur les benandantis du Frioul qui vont en rêve combattre les sorciers et démons qui volent les récoltes. Ces croyances sont immémoriales. 

 

Pourquoi brûlait-on les sorcières ?

Parce qu’elles jetaient de mauvais sorts ? Si on approfondit la question on se rend compte que les « sorcières » étaient des femmes qui rendaient d’immenses services  : elles soignaient les gens, elles les écoutaient, les conseillaient. Alors pourquoi les brûlait-on ? Et bien justement, on les brûlait parce qu’ elles s’occupaient des problèmes des autres. Elles étaient le « réceptacle » de ces problèmes. Brûler une sorcière, c’est comme écrire ses problèmes sur un bout de papier et puis le brûler. C’est une purification de l’image de soi-même, le refus d’associer des malheurs à l’image de soi-même. Les problèmes étant inhumains, l’image que les gens ont de la sorcière est donc inhumaine. Lui faire du mal est une injustice abominable et une grande bêtise, mais cela ne leur vient pas à l’idée. De plus, faire disparaître les sorcières servait les intérêts des hommes d’église. Leur métier consiste à faire accepter leurs malheurs aux gens en associant leur image à celle de Dieu. Tout en utilisant des méthodes très différentes, ils sont en concurrence directe avec les sorcières. Comme elles sont plus honnêtes, beaucoup plus instruites et plus travailleuses, les sorcières leur faisaient une concurrence déloyale. Il n’y avait pas de problèmes entre les « sorcières » et l’Eglise au Moyen-Age, lorsque l’Eglise dominait tout. C’est à la Renaissance que les problèmes ont commencé, lorsque le pouvoir de l’Eglise s’est mit à vaciller. 

 

La coutume visant à brûler les sorcières est un vestige des rituels païens. Il existe de nombreuses légendes qui expliquent pourquoi ce rituel est né. Selon les ethnologues, nous pouvons chercher l’origine de ces traditions chez les bergers des temps préchrétiens qui considéraient le 1er mai comme le début d’un nouveau semestre de transition d’une période froide vers une période chaude. Pour cette raison, les gens allumaient des feux afin de brûler tout le mal qui s’était accumulé pendant la sombre période hivernale et afin de célébrer l’arrivée de la période illuminée de l’année. Ce n’est que plus tard que cette coutume s’est transformée en bûcher des sorcières.

Le rituel du bûcher des sorcières figure parmi les coutumes populaires tchèques appréciées. La légende dit que pendant la Nuit magique des Saints Jacques et Philippe, du 30 avril au 1er mai, les forces du mal ont plus de pouvoir que jamais et que les gens doivent protéger contre elles non seulement eux-mêmes, mais aussi leur foyer et leur bétail. Les gens croyaient que cette nuit-là, de nombreuses sorcières volaient dans l’air pour se rendre au sabbat des sorcières (assemblée des sorcières). Les gens allumaient des feux sur les collines ou à des endroits élevés et lançaient des balais brûlant dans l’air pour chasser les sorcières et pour affaiblir leur pouvoir.

De nos jours, le bûcher des sorcières est plutôt une occasion de divertissement pour les gens. La dernière nuit d’avril, des milliers de grands feux s’allument dans tout le pays. Les gens y brûlent des figurines de sorcières, fabriquées en paille et avec de vieux torchons. Les gens passent ensuite la soirée près du feu en grillant des saucisses, en dansant, en jouant et en chantant. Il n’y a plus que très peu de gens qui associent cette nuit aux rituels magiques.

 

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L’éloge de la fausse note

Posté par othoharmonie le 9 février 2014

bande annonce

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http://youtu.be/z0_rpLub6yg

Marc Vella est un être étonnant, vibrant d’amour et de lumière, à l’origine de la « Caravane amoureuse » qui lui offre la possibilité d’exprimer son humanité et sa joie de la rencontre.

Marc Vella donne des récitals et des conférences dans le monde entier. Il voyage à travers le monde avec son piano à queue sur une remorque. Il a traversé à ce jour plus de 40 pays et parcouru 200 000 kilomètres pour célébrer l’humain.

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120 minutes pour la liberté spirituelle

Posté par othoharmonie le 9 février 2014

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DVD 3ème et dernier volet

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http://youtu.be/FMcnowsfUW8

 

Le CICNS vient de publier la troisième et dernière partie de sa trilogie « 120 minutes pour la liberté spirituelle », un documentaire dans le style « Arrêt sur Images »qui montre méticuleusement le traitement médiatique en France du thème des sectes et le parti pris des médias en faveur du discours antisectes basé sur les peurs. Il est probable qu’il existe quelques vraies sectes mais le reportage montre que trop souvent les personnes ouvertes à la spiritualité (yoga, méditation, maître spirituel…) sont trop souvent assimilées injustement à « des adeptes de sectes qui seraient forcément manipulés » et on ne leur donne pas les moyens de s’exprimer sur leurs expériences.

Un document positif pour la liberté individuelle en France !
Vous pouvez le visionner ici ou sur Youtube 

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premier discours sur la condition des grands

Posté par othoharmonie le 8 février 2014

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     Pour entrer dans la véritable connaissance de votre condition, considérez- la dans cette image.

     Un homme est jeté par la tempête dans une île inconnue, dont les habitants étaient en peine de trouver leur roi, qui s’était perdu; et, ayant beaucoup de ressemblance de corps et de visage avec ce roi, il est pris pour lui, et reconnu en cette qualité par tout ce peuple. D’abord il ne savait quel parti prendre; mais il se résolut enfin de se prêter à sa bonne fortune. Il reçut tous les respects qu’on lui voulut rendre, et il se laissa traiter de roi.

     Mais comme il ne pouvait oublier sa condition naturelle, il songeait, en même temps qu’il recevait ces respects, qu’il n’était pas ce roi que ce peuple cherchait, et que ce royaume ne lui appartenait pas. Ainsi il avait une double pensée: l’une par laquelle il agissait en roi, l’autre par laquelle il reconnaissait son état véritable, et que ce n’était que le hasard qui l’avait mis en place où il était. Il cachait cette dernière pensée et il découvrait l’autre. C’était par la première qu’il traitait avec le peuple, et par la dernière qu’il traitait avec soi-même.

     Ne vous imaginez pas que ce soit par un moindre hasard que vous possédez les richesses dont vous vous trouvez maître, que celui par lequel cet homme se trouvait roi. Vous n’y avez aucun droit de vous-même et par votre nature, non plus que lui: et non seulement vous ne vous trouvez fils d’un duc, mais vous ne vous trouvez au monde, que par une infinité de hasards. Votre naissance dépend d’un mariage, ou plutôt de tous les mariages de ceux dont vous descendez. Mais d’où ces mariages dépendent- ils? D’une visite faite par rencontre, d’un discours en l’air, de mille occasions imprévues.

     Vous tenez, dites-vous, vos richesses de vos ancêtres, mais n’est-ce pas par mille hasards que vos ancêtres les ont acquises et qu’ils les ont conservées? Vous imaginez-vous aussi que ce soit par quelque loi naturelle que ces biens ont passé de vos ancêtres à vous? Cela n’est pas véritable. Cet ordre n’est fondé que sur la seule volonté des législateurs qui ont pu avoir de bonnes raisons, mais dont aucune n’est prise d’un droit naturel que vous ayez sur ces choses. S’il leur avait plu d’ordonner que ces biens, après avoir été possédés par les pères durant leur vie, retourneraient à la république après leur mort, vous n’auriez aucun sujet de vous en plaindre.

     Ainsi tout le titre par lequel vous possédez votre bien n’est pas un titre de nature, mais d’un établissement humain. Un autre tour d’imagination dans ceux qui ont fait les lois vous aurait rendu pauvre; et ce n’est que cette rencontre du hasard qui vous a fait naître, avec la fantaisie des lois favorables à votre égard, qui vous met en possession de tous ces biens.

     Je ne veux pas dire qu’ils ne vous appartiennent pas légitimement, et qu’il soit permis à un autre de vous les ravir; car Dieu, qui en est le maître, a permis aux sociétés de faire des lois pour les partager; et quand ces lois sont une fois établies, il est injuste de les violer. C’est ce qui vous distingue un peu de cet homme qui ne posséderait son royaume que par l’erreur du peuple, parce que Dieu n’autoriserait pas cette possession et l’obligerait à y renoncer, au lieu qu’il autorise la vôtre Mais ce qui vous est entièrement commun avec lui, c’est que ce droit que vous y avez n’est point fondé, non plus que le sien, sur quelque qualité et sur quelque mérite qui soit en vous et qui vous en rende digne. Votre âme et votre corps sont d’eux-mêmes indifférents à l’état de batelier ou à celui de duc, et il n’y a nul lien naturel qui les attache à une condition plutôt qu’à une autre.

     Que s’ensuit-il de là? que vous devez avoir, comme cet homme dont nous avons parlé, une double pensée; et que si vous agissez extérieurement avec les hommes selon votre rang, vous devez reconnaître, par une pensée plus cachée mais plus véritable, que vous n’avez rien naturellement au- dessus d’eux. Si la pensée publique vous élève au-dessus du commun des hommes, que l’autre vous abaisse et vous tienne dans une parfaite égalité avec tous les hommes; car c’est votre état naturel.

     Le peuple qui vous admire ne connaît pas peut-être ce secret. Il croit que la noblesse est une grandeur réelle et il considère presque les grands comme étant d’une autre nature que les autres. Ne leur découvrez pas cette erreur, si vous voulez; mais n’abusez pas de cette élévation avec insolence, et surtout ne vous méconnaissez pas vous-même en croyant que votre être a quelque chose de plus élevé que celui des autres.

       Que diriez-vous de cet homme qui aurait été fait roi par l’erreur du peuple, s’il venait à oublier tellement sa condition naturelle, qu’il s’imaginât que ce royaume lui était dû, qu’il le méritait et qu’il lui appartenait de droit? Vous admireriez sa sottise et sa folie. Mais y en a-t-il moins dans les personnes de condition qui vivent dans un si étrange oubli de leur état naturel?

     Que cet avis est important! Car tous les emportements, toute la violence et toute la vanité des grands vient de ce qu’ils ne connaissent point ce qu’ils sont: étant difficile que ceux qui se regarderaient intérieurement comme égaux à tous les hommes, et qui seraient bien persuadés qu’ils n’ont rien en eux qui mérite ces petits avantages que Dieu leur a donnés au-dessus des autres, les traitassent avec insolence. Il faut s’oublier soi-même pour cela, et croire qu’on a quelque excellence réelle au-dessus d’eux, en quoi consiste cette illusion que je tâche de vous découvrir.

Trois Discours sur la Condition des Grands par Pascal

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second discours sur la condition des grands

Posté par othoharmonie le 8 février 2014

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     Il est bon, Monsieur, que vous sachiez ce que l’on vous doit, afin que vous ne prétendiez pas exiger des hommes ce qui ne vous est pas dû; car c’est une injustice visible: et cependant elle est fort commune à ceux de votre condition, parce qu’ils en ignorent la nature.

     Il y a dans le monde deux sortes de grandeurs; car il y a des grandeurs d’établissement et des grandeurs naturelles. Les grandeurs d’établissement dépendent de la volonté des hommes, qui ont cru avec raison devoir honorer certains états et y attacher certains respects. Les dignités et la noblesse sont de ce genre. En un pays on honore les nobles, en l’autre les roturiers, en celui-ci les aînés, en cet autre les cadets. Pour quoi cela? Parce qu’il a plu aux hommes. La chose était indifférente avant l’établissement: après l’établissement elle devient juste, parce qu’il est injuste de la troubler

     Les grandeurs naturelles sont celles qui sont indépendantes de la fantaisie des hommes, parce qu’elles consistent dans des qualités réelles et effectives de l’âme ou du corps, qui rendent l’une ou l’autre plus estimable, comme les sciences, la lumière de l’esprit, la vertu, la santé, la force.

     Nous devons quelque chose à l’une et à l’autre de ces grandeurs; mais comme elles sont d’une nature différente, nous leur devons aussi différents respects.

     Aux grandeurs d’établissement, nous leur devons des respects d’établissement, c’est-à-dire certaines cérémonies extérieures qui doivent être néanmoins accompagnées, selon la raison, d’une reconnaissance intérieure de la justice de cet ordre, mais qui ne nous font pas concevoir quelque qualité réelle en ceux que nous honorons de cette sorte. Il faut parler aux rois à genoux; il faut se tenir debout dans la chambre des princes. C’est une sottise et une bassesse d’esprit que de leur refuser ces devoirs

     Mais pour les respects naturels qui consistent dans l’estime, nous ne les devons qu’aux grandeurs naturelles; et nous devons au contraire le mépris et l’aversion aux qualités contraires à ces grandeurs naturelles. Il n’est pas nécessaire, parce que vous êtes duc, que je vous estime; mais il est nécessaire que je vous salue. Si vous êtes duc et honnête homme, je rendrai ce que je dois à l’une et à l’autre de ces qualités. Je ne vous refuserai point les cérémonies que mérite votre qualité de duc, ni l’estime que mérite celle d’honnête homme. Mais si vous étiez duc sans être honnête homme, je vous ferais encore justice; car en vous rendant les devoirs extérieurs que l’ordre des hommes a attachés à votre naissance, je ne manquerais pas d’avoir pour vous le mépris intérieur que mériterait la bassesse de votre esprit.

     Voilà en quoi consiste la justice de ces devoirs. Et l’injustice consiste à attacher les respects naturels aux grandeurs d’établissement, ou à exiger les respects d’établissement pour les grandeurs naturelles. M. N… est un plus grand géomètre que moi; en cette qualité il veut passer devant moi: je lui dirai qu’il n’y entend rien. La géométrie est une grandeur naturelle; elle demande une préférence d’estime, mais les hommes n’y ont attaché aucune préférence extérieure. Je pas serai donc devant lui, et l’estimerai plus que moi, en qualité de géomètre. De même si, étant duc et pair, vous ne vous contentez pas que je me tienne découvert devant vous, et que vous voulussiez encore que je vous estimasse je vous prierais de me montrer les qualités qui méritent mon estime. Si vous le faisiez, elle vous est acquise, et je ne vous la pourrais refuser avec justice; mais si vous ne le faisiez pas, vous seriez injuste de me la demander, et assurément vous n’y réussirez pas, fussiez-vous le plus grand prince du monde.    

Trois Discours sur la Condition des Grands par Pascal   

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troisième discours sur la condition des grands

Posté par othoharmonie le 8 février 2014

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     Je vous veux faire connaître, Monsieur, votre condition véritable; car c’est la chose du monde que les personnes de votre sorte ignorent le plus. Qu’est-ce, à votre avis, d’être grand seigneur? C’est être maître de plusieurs objets de la concupiscence des hommes, et ainsi pouvoir satisfaire aux besoins et aux désirs de plusieurs. Ce sont ces besoins et ces désirs qui les attirent auprès de vous, et qui font qu’ils se soumettent à vous: sans cela ils ne vous regarderaient pas seulement; mais ils espèrent, par ces services et ces déférences qu’ils vous rendent obtenir de vous quelque part de ces biens qu’ils désirent et dont ils voient que vous disposez.

     Dieu est environné de gens pleins de charité, qui lui demandent les biens de la charité qui sont en sa puissance: ainsi il est proprement le roi de la charité.

     Vous êtes de même environné d’un petit nombre de personnes, sur qui vous régnez en votre manière. Ces gens sont pleins de concupiscence. Ils vous demandent les biens de la concupiscence; c’est la concupiscence qui les attache à vous. Vous êtes donc proprement un roi de concupiscence. Votre royaume est de peu d’étendue; mais vous êtes égal en cela aux plus grands rois de la terre; ils sont comme vous des rois de concupiscence. C’est la concupiscence qui fait leur force, c’est-à-dire la possession des choses que la cupidité des hommes désire.

     Mais en connaissant votre condition naturelle, usez des moyens qu’elle vous donne, et ne prétendez pas régner par une autre voie que par celle qui vous fait roi. Ce n’est point votre force et votre puissance naturelle qui vous assujettit toutes ces personnes. Ne prétendez donc point les dominer par la force, ni les traiter avec dureté. Contentez leurs justes désirs, soulagez leurs nécessités; mettez votre plaisir à être bienfaisant; avancez-les autant que vous le pourrez, et vous agirez en vrai roi de concupiscence.
 

      Ce que je vous dis ne va pas bien loin; et si vous en demeurez là, vous ne laisserez pas de vous perdre; mais au moins vous vous perdrez en honnête homme. Il y a des gens qui se damnent si sottement, par l’avarice, par la brutalité, par les débauches, par la violence, par les emportements, par les blasphèmes! Le moyen que je vous ouvre est sans doute plus honnête; mais en vérité c’est toujours une grande folie que de se damner; et c’est pourquoi il n’en faut pas demeurer là. Il faut mépriser la concupiscence et son royaume, et aspirer à ce royaume de charité où tous les sujets ne respirent que la charité, et ne désirent que les biens de la charité. D’autres que moi vous en diront le chemin: il me suffit de vous avoir détourné de ces vies brutales où je vois que plusieurs personnes de votre condition se laissent emporter faute de bien connaître l’état véritable de cette condition.

Trois Discours sur la Condition des Grands par Pascal   

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cette notion de Nouvelle Terre

Posté par othoharmonie le 6 février 2014

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     Cette notion de nouvelle Terre n’est-elle pas juste une autre vision utopique ? Pas du tout. Pourquoi ? Parce que toutes les visions utopiques ont en commun la projection mentale dans un avenir où tout sera bien, où nous serons sauvés, où il y aura la paix et l’harmonie, et où tous nos problèmes auront disparu. Il y a eu des myriades de visions utopiques semblables, certaines s’étant soldé par la déception, d’autres par des désastres. Au cœur de toute vision utopique figure une des principales dysfonctions structurelles de la vieille conscience : la considération du futur comme planche de salut. La seule existence que l’avenir possède réellement est celle de forme-pensée. Alors, lorsque vous considérez l’avenir comme planche de salut, vous êtes inconsciemment en train de considérer votre mental comme planche de salut. Et vous êtes pris au piège de la forme, au piège de l’ego…

    La nouvelle Terre aura comme fondement un nouveau ciel, c’est-à-dire la conscience éveillée. La Terre, la réalité externe, n’en est que le reflet extérieur. La venue d’un nouveau ciel et, subséquemment, d’une nouvelle Terre ne sont pas des événements qui vont nous libérer. Rien ne va nous libérer parce que seul le moment présent peut nous libérer. Quand on réalise cela, l’éveil se produit. En tant qu’événement futur, l’éveil n’a aucun sens vu qu’il est la réalisation de la Présence. Alors, le nouveau ciel, la conscience éveillée, n’est pas un état futur à atteindre. Un nouveau ciel et une nouvelle Terre naissent en vous à cet instant et si ce n’est pas ce qui se produit, ils ne sont rien de plus qu’une pensée…

    Dans le sermon sur la montagne, Jésus a prédit ce que peu de gens ont compris à ce jour. Il a dit  » Heureux les humbles, car ils hériteront de la Terre?  » Qui sont les humbles et que veut dire l’expression  » ils hériteront de la Terre «  ?

     Les humbles sont les gens dénués d’ego, ceux qui se sont éveillés à la nature essentielle de leur conscience et qui reconnaissent cette essence chez toutes les autres formes de vie. Ils vivent dans une attitude de lâcher-prise et sentent qu’ils ne font qu’un avec le Tout et la Source. Ils incarnent la conscience éveillée qui se manifeste dans tous les aspects de la vie sur notre planète, y compris celui de la nature, puisque la vie sur Terre est indissociable de la conscience humaine qui la perçoit et interagit avec elle. C’est dans ce sens que les humbles hériteront de la Terre.

Nouvelle Terre,  Editions Ariane. Eckhart Tolle    

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la clé du changement

Posté par othoharmonie le 6 février 2014

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    Depuis quarante-cinq ans, j’ai orienté mon parcours autour de cette question : comment se mettre au service de la vie, de la scène même de la vie, cette planète dont la beauté ne cesse de me couper le souffle ? Devant la marche du monde, je ne cesse de me demander comment il est possible que nous ne la voyions pas dans sa splendeur. Pourquoi n’avons-nous aucun émerveillement ? Vue du ciel, la planète n’est pas la mappemonde découpée que nous en avons fait. Nous sommes libres d’organiser le vivre-ensemble comme bon nous semble. Or nous avons eu la bêtise de fragmenter ce qui est par principe unitaire : la planète, le vivant…

La fragmentation met en opposition. Nous sommes toujours dans le dualisme, contre quelque chose. Nous avons aujourd’hui les moyens de détruire trente planètes. Gardons juste de quoi en détruire une ou deux et réinvestissons le reste dans l’invention d’un monde plus humain ! Pourquoi avoir donné une telle importance à l’argent ? Pourquoi avoir élu une pierre brillante pour condamner des humains dans des mines sous terre afin que d’autres se pavanent sous des lustres ? Nous nous sommes créé un microcosme hors-sol dans lequel nous caquetons. Au nom d’une prospérité qui profite au plus petit nombre, combien d’entre nous s’enferment entre quatre murs devant un ordinateur ? Nous nous sommes « surartificialisés », au point d’avoir parfois besoin d’apprendre à respirer… Ce paradigme de l’argent roi m’a poussé à retourner à la terre. Je ne veux pas céder ma part d’émerveillement devant la nature. Le bonheur ne s’achète pas, la joie ne s’achète pas. La joie naît de se sentir en harmonie avec la symphonie universelle. Nous sommes d’abord des êtres humains, et je ne veux pas que l’on m’appelle consommateur !

Le grand changement que nous connaîtrons peut-être est celui qui pourra nous désaliéner de la prétention d’un progrès qui proclame la libération de l’humain alors qu’il l’incarcère. Nous vivons et travaillons dans des structures de verre et de béton, nous nous déplaçons en « caisse » et pour nous divertir, nous allons en « boîte » ! Qu’attendons-nous pour admirer la nature, pour respecter la vie ? Nous sommes interpellés au plus intime de nous-mêmes et devons conserver le libre arbitre de choisir que la vie soit belle. La clé du changement est de remettre l’humain au cœur de nos préoccupations. On ne construit pas seulement le monde sur des structures apparentes, mais sur la puissance de notre subjectivité.

On ratatine l’amour en autant d’expressions qui le ridiculisent : « béguin », « amourette »… Or il est la plus grande force qui puisse exister. Nous ne pourrons construire un monde apaisé qu’en remettant de la beauté et de l’amour dans nos relations, en misant sur la richesse de nos valeurs les plus nobles : l’unité, la solidarité, la convivialité. Commençons par opérer ce changement en nous-mêmes.

Par Pierre Rabhi    

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La conscience est l’huile qui garde la lampe allumée

Posté par othoharmonie le 6 février 2014

Le gardien de la paix

  par France Fisette

téléchargementLa paix intérieure est un lac calme et paisible où il fait bon ÊTRE tout simplement. Nulle chose extérieure ne peut la déranger.

J’ai essayé de me donner moi-même cette paix en cherchant à l’extérieur de moi dans toutes sortes d’expériences.

À travers ces nombreuses expériences, j’ai vécu des moments de calme mais aussitôt qu’un orage se levait à l’horizon, je perdais mon état superficiel de calme car les fondations de cette paix n’étaient pas solides.

Je poursuivais donc mes recherches afin de trouver cette paix et les mêmes causes produisaient les mêmes effets, c’est-à-dire une recherche extérieure de paix.

Vous savez, il y a un de ces jours où vous vous levez et vous vous dites en vous-même : « c’est assez, j’en peux plus de vivre avec cet état intérieur instable et souffrant. »

C’est ce qui m’est arrivée, j’ai dit un gros NON aux tempêtes émotives et rationnelles, s’en était assez de me laisser subjuguer par ces états de l’égo.

Cet égo qui aime les conflits et la souffrance et qui menait ma vie. J’ai pris conscience que je devais voir en moi les causes qui produisaient ces effets destructeurs dans ma vie.  Cette roue sans fin qui me faisait tourner en rond en produisant les mêmes conflits et les mêmes souffrances.

J’ai donc découvert qu’il y avait un grand « tapage » à l’intérieur de moi, c’est-à-dire les pensées qui s’amusent à me faire croire toutes sortes de peurs ou qui ruminent une histoire du passé me laissant ainsi dans un état d’inconscience du moment présent. Aussi, ces émotions que je n’arrivais pas à vivre et lorsqu’on ne vit pas ses émotions on les projette sur les autres ce qui cause automatiquement de la souffrance et des conflits et l’égo s’en nourrit abondamment.  L’égo menait ma vie, l’égo ÉTAIT l’auteur de tout ce mélodrame.

Tout ce que je vivais était un scénario de passé et de futur sans jamais vraiment vivre l’instant présent. Lorsque j’ai pris conscience que le seul moyen de sortir de cet égo (souffrance et conflits) était d’ÊTRE dans l’ici maintenant, j’ai posté un gardien à la porte de mes pensées et de mes émotions et ce gardien c’est ma conscience qui me dit que rien de tout cela n’est vrai car dans le présent tout est parfait.

Ce gardien est la sagesse, la lumière, la paix, la joie, la prospérité.  Lorsque l’égo (le mal) veut me propulser en dehors du moment présent (dans mes pensées illusoires) je me pose la question suivante : « Est-ce que cet événement est réel dans mon présent » et la réponse est à 99.9 % NON, je reviens donc immédiatement dans l’ici et maintenant.  Je ne nourris donc aucunement ces peurs, je ne fais que les observer et ainsi je reste dans un état de paix profonde qui est une sensation de vide et de plein en même temps.

Plus je suis à l’écoute de mon intérieur et plus je me sens bien.  Je ne ressens plus le besoin de chercher la paix (Dieu), je l’ai trouvé. Elle était derrière la porte de mes pensées et mes émotions. Je ne renie aucunement mes émotions et mes pensées au contraire je les écoute sans jugement, ni reproche et j’accepte qu’elles sont là. 

Les émotions doivent être reconnues et non reniées.  Il est très important de les vivre, de les accepter. Une journée je ressentais de la colère à l’intérieur de moi face à l’attitude d’une personne et j’ai reconnu et accepté cette colère et j’ai observé ma colère sans la nourrir en ruminant l’événement qui s’était produit car à ce moment les pensées prennent possession de l’émotion et là OUPS, de retour dans l’inconscience, le moment présent n’existe plus sauf cet événement passé.  C’est pourquoi il est important d’être à l’écoute pour essayer de reconnaître une émotion dès qu’elle se présente sinon le mental en prendra possession et là un perroquet apparaîtra dans vos pensées et répétera le même discours jusqu’à ce que vous lâchiez prise.

Avez-vous déjà pris le temps de juste observer la vie qui se passe en vous, le tourbillon de pensées et d’émotions qui nourrit l’égo et étouffe l’ÊTRE que vous êtes.  Soyez seulement l’observateur et tout cela s’arrêtera tout seul vous verrez et vous pourrez vivre dans l’éternel présent qui est la vie. Le passé était un moment présent et le futur sera un moment présent alors pourquoi vouloir vivre ou revivre un moment présent qui n’existe pas?  La vie est ici et maintenant, habitez votre être et votre corps au lieu de votre tête et vous serez en paix!

 

France Fisette
Pour suggestions ou commentaires écrivez-à :

ffisette@videotron.ca

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