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Et Dieu créa la femme

Posté par othoharmonie le 2 mars 2014

 

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Par David Ciussi
« Mon Dieu, merci de ne pas m’avoir fait pauvre, malade et femme… » Telle était la prière des hommes, faite le matin, du temps de Jésus. Louis Aragon, lui, considérait la femme tout autrement : « La femme est l’avenir de l’homme. » Entre ces deux phrases, bien du temps s’est écoulé…

_ Après 1945, l’émancipation de la femme s’est mise en marche avec le droit de vote, le développement de l’industrie et la légalisation de l’avortement. La politique de haut niveau est maintenant à leur portée. Alors la femme veut-elle devenir l’égale de l’homme?

Ne risque-t-elle pas de perdre les valeurs de sa féminité, de sa profonde sensibilité et de sa nature sacrée? Est-il possible d’aller vers une fusion femme/homme pour retrouver l’unité de la famille humaine à laquelle tout le monde aspire? Peut-on créer un pont entre « la femme porteuse de la naissance d’une vie », la femme-objet ou la femme idéalisée? Est-elle : une icône publicitaire, une princesse, une mère, une conjointe ou alors la déesse-mère incarnée? Est-elle un « maître »?

Aujourd’hui, quelles sont les difficultés de la femme? 
Elles disent que le fait de les réduire à leur beauté esthétique est insultant… Elles parlent aussi de leurs difficultés à être entendues, à parler de ce qui les tracasse sans que les hommes ne tournent les talons. La femme, lieu de conscience et d’apprentissage de soi La femme anime des valeurs de protection, mais aussi de sagesse; elle élève les qualités de la pédagogie au plus haut niveau de l’intelligence humaine, elle est « un maître », elle invite à l’obligation de conscience. Quand on accède à la relation privilégiée avec une femme, elle nous fait grandir, elle nous apprend à aimer, à aimer la vie, les enfants. Elle nous met en contact avec les qualités intrinsèques féminines : la douceur, l’accueil, le courage, la compassion, et à travers la reconnaissance de ces qualités universelles, elle permet à l’homme d’accéder à la fragilité naturelle de l’humain.

Pédagogue de l’amour 
La femme a une expérience de la vie plus fine que l’homme. Elle nous a porté comme embryon, bébé et enfant ; nous sommes là parce qu’elle nous a enfantés, portés, élevés par son pouvoir de création. Nous sommes dans la vie et l’existence parce qu’elle a été capable, à l’intérieur d’elle-même, de donner la vie. En cela, elle est bien plus compétente pour préserver l’amour et organiser la vie. La femme a le potentiel de ne pas connaître la défaite, car elle est le principe de la vie.

Mais…, comme toute médaille a son revers, elle doit conscientiser toutes ses propres qualités. Sans connaissance précise et lucide de ses capacités, elle peut se mettre à couver, punir, critiquer, manipuler, séduire, dévaloriser, sublimer; elle doit savoir se fier à ses intuitions en étant lucide par rapport aux capacités psychologiques immédiates que l’homme peut intégrer d’instant en instant. La femme doit éduquer l’homme, être pédagogue en valorisant ce qui va bien et ne pas se servir des réprimandes pour obtenir des résultats. Elle ne doit pas prétendre qu’elle peut « l’améliorer » par la discussion plutôt que par l’amour. 

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2ème partie…..

Entre ces deux phrases, du temps s’est écoulé … 
La femme et l’homme, un mariage intérieur et un couple non mental. 
La femme de l’instant présent va inviter l’homme à faire le deuil de ses attentes ou de ses fantasmes. La femme vraie ne permet pas à son compagnon d’être mental, elle va l’obliger à incarner « le guerrier protecteur du présent» sur qui elle peut compter quand il anime la flamme de la paix plutôt qu’il ne pleure sur ses cendres… S’il est logique pour lui d’espérer être reconnu et aimé dans le réel immédiat, il doit témoigner de sa capacité à être vrai, authentique, loyal, intrépide dans ce que la vie offre dans chaque instant pour réaliser ce qui lui est intime : l’amour de l’union avec tous les autres et l’unicité des contraires.

La déesse-mère 
Dans la mystique indienne, la Mère divine tient dans une main une magnifique fleur de lotus, et dans les autres mains, elle brandit des outils très affutés … arc, massue, sabre, trident, le cosmos, la vie, la mort… Remarquons que la mère divine est montée sur un tigre, non pas sur un mouton… Elle possède la maîtrise, la force, la puissance, la connaissance du tout réuni. Le tigre est son serviteur. Elle a maîtrisé toutes ses impulsions de femme-animal, elle est devenue consciente de ses mécanismes réactionnels. Elle est lucide des valeurs de la beauté transcendantale et de l’obligation de veiller à l’enchantement de vivre l’instant présent. Elle a démasqué la femme soumise, idéalisée, la femme ornement ou de ménage… elle a enlevé les masques et les voiles du silence convenu ; elle rit, spontanée, naturelle, authentique et sait défendre le féminin, ses enfants, son mari et protéger le couple de l’instant présent. Elle a reconnu qu’il n’était plus nécessaire de transmettre la plainte ou l’insatisfaction car elle sait qu’ajouter de la récrimination sur le monde ne l’apaise pas… Apprendre l’art d’une journée nouvelle, l’art de la curiosité, de l’étonnement, donne l’élan de l’autoréférence, l’autonomie, la confiance en soi et l’allégresse d’entreprendre et de participer à la création de l’universalité en soi.

La femme a l’ambition du divin en l’homme… 
Dans le symbolisme de la femme déifiée, celle-ci chante et danse la créativité universelle. Au sein d’elle-même, elle crée le cosmos et le principe de la transmission de la vie. Elle connaît la vérité et protège le territoire de la conscience pure. Elle connaît le chemin originel de l’amour et les chemins pédagogiques d’ici et maintenant. Telle Dourga sur son tigre, elle possède la fleur de la connaissance pure en même temps que les outils guerriers représentant l’exigence du travail. Si l’homme voit uniquement la fleur sans accepter ses épines, il ne voit qu’une partie de la totalité, mais s’il voit la globalité du miracle de la vie, il se sentira aimé par la valeur universelle du Féminin, par le principe de la joie intemporelle et créatrice, il se reconnaitra dans toutes les choses crées et la fleur de lotus jaillira de son cœur lui révélant le passage mystérieux et intérieur : « Nous sommes tous cela. » 

 Site Internet : www.davidciussi.net 

Publié dans En 2012-2013 et après 2016, SAGESSE | Pas de Commentaire »

LE BON SENS SPIRITUEL

Posté par othoharmonie le 2 mars 2014

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Alors ce bon sens comment peut-on l’exprimer dans le domaine de la spiritualité ?

Et bien il peut s’exprimer dans la simplicité, l’innocence du cœur et de l’esprit. On a tous en tête le sage avec sa pipe au bec qui rie de tout et parle simplement, avec des mots légers qui nous vont droit au cœur. Sans employer de tournure de phrases compliquées, de concepts théoriques lourds d’intellectualisme. Avec un vocabulaire même limité il arrive à évoquer l’illimité, voila la force du bon sens spirituel (certains grands éveillés étaient même analphabètes.) Mais ce langage si criant de vérité n’est pas toujours accessible à notre mental qui se gargarise de complexité jusqu’à se prendre les pieds dedans et faire chuter le pèlerin dans sa quête. C’est un peu le serpent qui se mord la queue. Alors voila, pourquoi a t-on inventé le savoir intellectualo-spirituel que l’on rencontre aussi dans la plupart des ouvrages modernes ? Ce savoir a son utilité. Il est un pont  si je puis dire entre l’intellectualisme complexe du mental-ego et la simplicité toute nue du sage éveillé. Ce savoir utilise les codes du mental pour l’amener vers le non-mental. Donc cela a un sens lorsque l’on est à une extrémité du chemin et de la sorte il est respectable. Prenons un exemple : si une personne croit fermement aux théories du racisme, le simple bon sens spirituel qui dit « le même sens coule dans les veines de tous les hommes » ne suffira évidemment pas à la faire changer d’avis. Dans ce cas, la souffrance et les croyances sont si profondément ancrées que le travail thérapeutique doit passer par une intellectualisation et une conceptualisation préalable, mais pour en revenir au final à l’affirmation de base, celle du bon sens. On pourrait aussi prendre comme exemple un joueur compulsif : lui dire « arrête de jouer car tu perds de l’argent » est vain, voire blessant. Il faut d’abord reconnecter tous les fils qui ont fait que ce bon sens fondamental a été perdu. Notre chance, en revanche, grâce au bon sens, est de pouvoir comprendre quasi-instantanément l’illogisme dans l’absolu de certains comportements qui nous entourent

Il nous est possible de passer à autre chose ensuite, parce que le mental-ego a tendance, s’il ne passe pas à l’étape suivante, à s’approprier ce savoir intellectualo-spirituel et à l’utiliser au même titre que toute possession, l’accumuler, s’en gaver et l’utiliser pour affirmer son hégémonie, ce qui donne des chefs de sectes (je n’emploie pas le mot gourou, car à la base ce mot se traduit simplement par « maître » en sanscrit). C’est à ce stade que le roc peut être fendu, que la coupe peut être vider, pour se libérer même de ce savoir verbalo-spirituel, aller au-delà du mental. Voila pourquoi bien souvent une personne qui ne vit que de « puissance » intellectuelle se trouve désarmée, toute nue, devant le sage qui rigole comme un enfant en disant des vérités si naturelles (simpliste pour l’intello.) On dit bien que l’homme du commun a les yeux de l’adulte et la conscience de l’enfant et que le sage a les yeux de l’enfant et la conscience de l’adulte. Ce qui est tout à fait différent, car les yeux de l’adulte jugent, sont sérieux, graves, mais derrière la conscience de l’enfant reste puérile, déchirée par les frustrations, les blessures du moi. Tandis que le sage avec les yeux de l’enfant regarde la vie sans cesse émerveillé, avec des yeux rond comme des billes, lumineux de gaieté. La conscience d’adulte chez le sage est celle de l’être qui a appréhendé toutes les facettes de l’existence humaine, est ressorti de nombreuses morts psycho-spirituelles et en a percé la compréhension.

Le sage, le libéré vivant, ne vit que de bon sens spirituel, d’une simplicité qui ferait fondre tous les icebergs de l’intellect. Ici, on est très loin de tous les débats d’idées, politique ou religieux. Il faut vraiment voir à quel point les théologiens (toutes religions confondues) se perdent dans leur savoir livresque, dans des théories sans fin et souvent soporifiques sur la nature de leurs dieux. C’est un exemple d’une utilisation surfaite et piégeuse du mental, qui perd de son intérêt purement « technique » pour s’imposer comme autorité. Personne ne peut déstabiliser par les mots la simplicité d’un être qui ne vit plus par les mots, mais par sa vie toute entière. Citation du Yi-King : « Le sage ne ressent pas le besoin d’influencer les êtres, il pratique l’enseignement sans paroles, c’est par ses actes qu’il transmet, et ainsi les êtres viennent à lui naturellement. » Que dire de plus … 

Extrait du site : http://www.unisson06.org/

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