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LA SOLITUDE ET LA MORT

Posté par othoharmonie le 23 mars 2014

 

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Nous avons tenté de discerner les diverses influences qui empêchaient l’Homme de se comporter d’une façon saine et consciente. Influences logées au cœur même des milieux familiaux, sociaux et historiques, et nous avons vu que ceux-ci ne pouvaient pas se poser, comme provenant de facteurs extérieurs à ce qu’est l’Homme dans son ensemble, tant au niveau personnel, que social, historique, voire cosmique. Le prétendu hasard n’est dû qu’à une ignorance des phénomènes et processus qui se vivent dans les profondeurs de l’Univers et dont les mobiles ne sont pas directement perceptibles par notre intellect. Car chaque chose, chaque être porte en lui son histoire, et des milliers de conditions ont été réunies avant de se manifester à un moment donné, dans une situation déterminée, en fonction de diverses interrelations physiques et psychiques sur lesquelles nous reviendrons. 

En effet, chaque être, chaque chose, s’anime, se particularise, recélant à l’intérieur même de sa forme, une myriade de fils invisibles qui étendent leurs ramifications au plus caché de leur relief.

Ces milliards de particules infinitésimales qui constituent tout ce que l’Univers comporte de formel, tournoient, vibrent, se mêlent et s’allient dans un jeu de relations subtiles et denses, qui nous déterminent plus que nous nous en doutons, qui nous « pensent » plus que nous pensons nous-mêmes ! 

Car rien dans cet Univers ne nous appartient, bien que nous tentons arbitrairement, de faire devenir « nôtre » ce qui nous entoure et nous constitue. L’argent, la corruption, les hypocrisies, l’exploitation nous font monnayer un éventail considérable de choses — de l’objet à l’être humain lui-même, et que nous croyons posséder. 

Mais celui qui croît posséder s’illusionne.

Nous cherchons même à dominer la Nature, qui ne nous intéresse que dans la mesure où nous voulons en retirer quelque chose, mais malgré toute l’utilisation outrancière que nous en faisons, malgré le gaspillage et notre mépris, nous restons cependant totalement dépendants d’elle. Ainsi, toutes nos manœuvres accaparatrices ne sont une fois encore que des subterfuges de notre Moi, qui par la possession, cherche à se prouver qu’il existe. Si nous tentons de percevoir la signification de toutes ces identifications opérées par notre Moi et ceci sans le recours de l’analyse intellectuelle — nous réalisons que là se trouve la pierre d’angle de son comportement global : sa position face à la Mort.

Tout ce qui se vit autour de l’Homme comme en lui, est conséquence de ce pouvoir d’ « adhésivité » des couches superficielles de la conscience. Celles-ci adhèrent en effet à tout ce qui se présente dans leur champ d’observation afin de les faire devenir siennes et de prendre cette substance que chaque chose manifestée porte en elle, cet élan ultime des profondeurs. Au tréfonds de notre être, profondément enfoui en nous, se trouve le sens du secret, de la découverte intime qui peut faire de nous, si nous l’acceptons, l’instrument lucide et transparent du Cosmos. 

Mais chacun continue d’avancer et de stimuler les situations et les alternatives les plus diverses afin d’échapper aux révélations de l’inconnu. Un inconnu source de peur, qui nous impressionne, nous obligeant à inventer une multitude de faux-fuyants et de les ériger en protection. 

C’est pourquoi nous nommons, nous référencions, élaborons des systèmes et des catégories, bref, nous accumulons sans cesse ce qui est aux antipodes du Neuf, du Créatif, du renouvellement constant.

L’ombre de la Mort nous conditionne au plus haut degré dans notre vie quotidienne et ceci dès notre venue au monde. Certains la considèrent comme un état intermédiaire. D’autres comme un état définitif. Mais ce ne sont là que des solutions du Moi à des problèmes posés par le Moi, et leurs réponses quoique sécurisantes, sont sans réel rapport avec la chose elle-même. La Mort se présente comme une cassure nette et brusque de la continuité du Moi, dont nous avons déjà constaté l’existence et l’emprise mais aussi son irréalité. 

Or le Moi n’a pas la possibilité de vivre réellement ce qui se situe hors de sa sphère spatiale et temporelle. Il est avant tout capital de savoir pourquoi la Mort nous préoccupe tant, ainsi intéressons nous plutôt à l’approche même de la question qu’à sa résolution. Car déjà notre approche de l’existence est elle-même incomplète et fausse. Nous désirons prolonger nos vies, et oublions le plus souvent d’être attentifs à sa qualité pure. N’est-il pas plus merveilleux de vivre réellement, de façon intense et authentique, une passion véritable de la Vie dans ses manifestations les plus simples et les plus émouvantes, au cœur même de l’instant ? 

Nous songeons à perpétuer une existence faite de soucis, de routine et de peurs, au détriment de l’intensité de ce qui peut se vivre dans le présent ! Au contraire, nous écartons les valeurs essentielles de l’existence au bénéfice d’un égocentrisme destructeur. 

La Mort psychique, intégrale et définitive, peut et doit se vivre à chaque instant, au fur et à mesure que s’élargit cet intervalle entre les pensées et que le Silence nous envahit de son flot d’Amour et de compréhension. En général, nous donnons très peu de nous-mêmes, dans un élan de parfaite gratuité ; nous ne faisons pas confiance à la Vie, car nous n’avons d’elle que la vision de ce que les humanités successives en ont fait : un siège de conflits et de convoitises.

Ce manque de confiance, cette peur de ce qu’est l’Autre, l’Inconnu, le Cosmos, nous pousse à réagir contre eux, sous l’impulsion d’une certaine agressivité, un sentiment sournois de persécution. Nous persistons à nous accrocher à de bien vaines certitudes que nous nommons théories ou enseignements, mais nous ne nous interrogeons pas quant aux questions les plus essentielles, celles qui nous sont les plus proches. Et pourtant, des millénaires de réflexions ont été incapables de nous permettre une approche réelle, une perception intense et lucide des racines mêmes de la Vie. Si la Science effectue de nos jours cette approche des profondeurs de la Matière, elle ne s’accompagne pas hélas d’une libération intérieure correspondante ni d’une lucidité plus vive. De ce fait, l’Univers doit-être « vécu » de l’intérieur, au cœur même de sa substance constitutive, sinon nous risquons de demeurer les esclaves de l’appréhension dualiste de l’intellect, de la relativité de l’Espace et du Temps. 

D’ailleurs, nous sommes bien conscients de l’incapacité du Moi à déterminer et à percevoir ce qui est essentiel, livré dans la fulgurance même de l’instant. L’authenticité, le véridique, le Silence et la disponibilité ne se discernent seulement que si notre fragile continuité de surface ne s’interpose plus pour éprouver et interpréter. 

La Mort ainsi nous apparaîtra selon des aspects différents en rapport avec la condition intérieure. lus les dépendances, les peurs, les désirs seront nombreux, plus l’approche de cet événement de rupture semblera terrifiant et impossible à réaliser. Nous pensons toujours en termes de comparaisons, de différences et de distinctions, ainsi s’opposent dans une évidence impressionnante, les identifications, possessions matérielles et mentales, au brusque départ, à l’anéantissement qui accompagne l’instant mortel. 

Pourtant, si nous vivons avec une réelle intensité et une passion non accaparatrice, ce qu’est l’inconnu, si nous arrivons à traverser le mur des apparences, il nous est donné de découvrir que chaque seconde porte en elle sa part mortelle. Rien n’est constant, ni permanent dans l’Univers ; seules nos mémoires accumulées au sein de la Conscience nous font croire à une certaine constance. La Mort peut apparaître comme un phénomène révoltant si nous nous identifions à ce qui nous entoure comme ce qui nous constitue. Ce n’est qu’en rapport de notre accumulation des choses et des stimulations que la Mort nous effraye. Lorsque se vit le détachement qui est celui du parfait équilibre, physique, psychique et spirituel, la mort et l’existence se noient dans un seul et même mouvement, celui de la Vie sans cesse renouvelée.

EXTRAIT de  L’Engagement Spirituel  – Conférences données en France, Suisse et  Belgique de Gérard Méchoulam  aux Edition Etre Libre Bruxelles 1974

 

Publié dans APPRENDS-MOI, En 2012-2013 et après 2016 | Pas de Commentaire »

Traitez vos Priorités

Posté par othoharmonie le 23 mars 2014

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1. L’expérience pour obtenir les priorités dans l’ordre

La vie et l’univers sont pleins d’éléments. Il prend un peu de temps d’apprendre à connaître et à trier les tous dans l’ordre de leur importance ou de leur urgence. Nous recevons bien à un type de circonstance, et puis on nous donne un nouveau type de circonstance dans lequel pour gagner des compétences et de familiarité.  Par leur nature, les événements extraordinaires ont toujours la priorité. Quand nous essayons de continuer comme si rien n’était, alors nous nous heurtons à des problèmes.

2. Les événements extraordinaires, est-ce qu’ils se produisent pour une raison ésotérique?

Toute forme d’attaque, panne, maladie ou accident est considérée comme un événement extraordinaire. Aussi, quand une telle chose arrive à quelqu’un sous votre responsabilité, il encercle votre vie aussi. Il y a des circonstances bénéfiques qui peuvent également se produire, tels que les événements sociaux et les rites de passage. Tous ces éléments doivent être traités avec respect et dans l’espace donné dans le calendrier de votre vie. Ils vont et doivent perturber votre vie régulière.  Ils se produisent pour beaucoup de raisons. Ils se produisent parce que notre système de croyance personnelle invite à nos vies. Ils peuvent également se produire parce que nous sommes mis à l’épreuve pour nos réactions. Habituellement, ils se produisent à cause de la pensée ou de névroses habituelle.  Parfois, votre ange gardien met un sur votre chemin pour vous mettre dans le bon endroit et le bon moment pour autre chose.

3 Des événements extraordinaires qui sont prévus dans le disque de la vie

Oui, mais chacun d’entre eux ne se produisent pas. Si vous êtes en mesure d’apprendre par l’expérience, ou si un tel événement stimule votre réceptivité, votre ange gardien va pousser le bouton d’activation de la manifester.  Il y a certaines névroses que nous gardons pour plusieurs vies. Par exemple, si vous êtes un co-dépendant, vous avez probablement été pendant incarnations. Si vous êtes habitué à être en mode de crise avec peu ou pas de temps qui reste pour la vie régulière, vous serez bombardés avec ces événements jusqu’à ce que vous compreniez que ce n’est pas la bonne façon de vivre.  Il y a certains événements inévitables qui peuvent être bénéfiques ou traumatiques. De toute façon, ils tester notre endurance, de sagesse, de sensibilisation et de flexibilité.

4. Quand nous sommes déjà à pleine capacité dans notre emploi du temps quotidien, comment sommes nous censés faire face aux situations d’urgence?

Les Maîtres enseignent que nous ne sommes pas censés remplir notre temps avec les obligations. Nous sommes à mettre en place un programme minimum de la méditation, le travail et les soins de santé, et permettre à notre temps libre à consacrer à l’étude non validée, les loisirs et l’amélioration de soi. Un calendrier strict fixé qui ne permet pas de place pour réparer ce qui doit être réparé est une recette pour le stress et l’épuisement spirituel. Certains d’entre nous ne peuvent même pas obtenir les factures payées à temps ou les plats lavés chaque jour à cause de nos priorités foiré. Méditation sur ces choses semble pour aider à l’ordre du jour et à son succès.

5. Sommes nous censés sauver quelqu’un qui a une situation d’urgence et qui sollicite notre aide?

C’est là où il peut obtenir subtile. Vous êtes un co-dépendant si vous êtes à la recherche de moyens pour aider les gens, ou si vous êtes habituellement sauver une personne additive névrotique. Quand quelqu’un ne demande de l’aide, il est bon pour vous et pour l’autre partie si vous fixer des limites à votre serviabilité. Vous savez que cette limite est. Il est faux si vos besoins sont négligés. Il est faux si vous manquez l’énergie et la richesse de participer.  La raison pour laquelle nous sommes ici est d’aider les uns les autres. Cependant, il n’aide pas quand nous encourageons la toxicomanie ou de dépendance chez les autres.

6. Les priorités correctes de la vie quotidienne

Tout ce que nous faisons pour soutenir les éléments suivants dans l’ordre doit être correcte et nourrir nous-mêmes, ce qui est la clé d’une vie bien équilibrée et de haute qualité. Abriter la qualité des abris affecte profondément la qualité de la survie et de la façon dont le corps se sent sur la vie en général. Si vous faites ce votre première priorité, toutes les autres bénédictions semblent naturellement en place.

Quiconque a été à la rue vous dira, d’être sans abri légitime est de perdre le sens de la place dans le monde.
Vous pouvez voir l’inconvénient de ne pas avoir une sorte de maison avec les commodités modernes dans notre société.
Propreté Vous a peut-être surpris de constater que c’est au-dessus de “nourriture” dans la hiérarchie.
Toutefois, la propreté est une discipline qui s’occupe de nombreux succès dans la vie.
Il prévient les maladies, il crée un pouvoir psychologique de contrôle sur votre qualité de vie, et il génère un cache sociale que personne ne peut contester.

Nutrition Notez que ce n’est pas de la nourriture pour survivre ou pour le plaisir, mais la nourriture et d’autres suppléments pour la santé. Nous supposons que vous pouvez ingérer la quantité nécessaire de calories pour survivre si vous êtes assez riche pour utiliser l’internet. Chaque corps possède un ensemble unique de besoins de nourriture, et c’est un art d’écouter le corps et l’alimenter correctement. Depuis une bonne alimentation contrôle également l’équilibre hormonal dans votre corps, il peut empêcher le vieillissement, les humeurs de contrôle, et de fournir enthousiasme mentale et l’énergie du corps.

Santé L’étude du corps et de son entretien raffiné peut augmenter la réussite de la vie de façon spectaculaire. Le plus important est de ne jamais prendre la santé pour acquis, toujours être conscient du solde de votre santé. Rappelez-vous, le corps est toujours prêt à se guérir si on leur donne les bons matériaux et de l’environnement.

Reste….  Bon repos permet au corps de renerate, développer et améliorer la santé et la force. De longues heures de sommeil ne sont pas toujours nécessaires, mais en donnant le reste du corps quand il en a besoin peut éviter de nombreux problèmes de santé. L’obésité peut être prévenus ou réparés avec plus de repos, ainsi que plusieurs autres déséquilibres du corps.

Vêtements physique et bienfaits pour la santé émotionnelle de revêtements de corps appropriés pour l’environnement et les besoins sociaux. Les gens autour de nous répondre à notre affichage vestimentaire et d’interagir normalement avec nos vêtements au lieu de chez nous. Tous les vêtements au-delà de revêtements de survie est costume, et il est important d’afficher le costume qui s’adapte le rôle que vous souhaitez représenter.

Accomplissement La poursuite des hobbies, les intérêts, et la carrière affecter l’estime de soi et la volonté du corps pour vivre. Si vous travaillez à un emploi qui ne vous satisfait pas, vous pouvez utiliser votre temps libre pour suivre votre joie. Il suffit de passer quelques minutes par jour sur ce que vous aimez suffit de faire une mauvaise situation tolérable.

Nous compagnie sont câblés à chercher les uns les autres et trouver entreprise dans l’autre. Avoir de bonnes aptitudes en relations humaines ne vient pas naturellement à nous tous, et le sujet doit généralement être étudié pour les interactions fructueuses. Les plus grands avantages d’être avec d’autres personnes, c’est qu’elle nous enseigne la tolérance et de patience.
L’éducation Bien sûr, un certain type d’éducation peut accroître les revenus et la qualité de vie. Nous sommes tous d’apprendre quelque chose en permanence, mais un programme avancé avec des certifications reconnues par la société peut être très utile. Certains pays offrent un enseignement plus facilement que d’autres, et vos circonstances pourraient vous obliger à travailler plus fort pour l’acquérir. Comment l’éducation est réalisée ne doit pas interférer avec les priorités ci-dessus, mais il devrait être avancé en harmonie avec eux.

7. Cercles de paix

• Asseyez-vous confortablement afin que votre corps ne vous distrait pas. Respirez Profondément et lentement.
• Imaginez un anneau de métal en or lourd qui vous entoure. Tous les sons reste à l’extérieur du périmètre. L’intérieur est calme et la sécurité.
• Avec votre main inférieure, tracer un cercle dans le sens horaire sur votre chakra du cœur à cinq reprises. Dites: «La paix dans le cœur crée la paix dans l’esprit.”
• Avec votre main inférieure, tracer un cercle dans le sens horaire sur votre plexus solaire à huit reprises. Dites: «La paix dans le corps crée la paix dans la vie.”
• Respirez lentement et profondément trois fois.

 

SOURCE : http://eloviawp-live.nth.ch/

Publié dans APPRENDS-MOI, Zones erronées | Pas de Commentaire »

LA RESPONSABILITE DE L’UN A L’ÉGARD DU TOUT

Posté par othoharmonie le 23 mars 2014

 

 

De nos jours, l’être humain ne parvient même plus à se montrer tel qu’il est, refusant d’aborder le milieu social sans le port de sa « panoplie » coutumière, c’est-à-dire profession et biens de toutes espèces, puisque l’objet possédé, les idéaux, les convictions sont devenus les critères du rang social.

Lorsque nous tentons de définir les diverses entraves et influences qui agissent sur l’individu au niveau de la société, nous pourrions nous borner à constater les carences et les avantages, les inconvénients comme les facilités ; mais ce ne serait que s’intéresser aux effets, et permettre ainsi

aux causes de poursuivre leurs œuvres souterraines de subversion.

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Nous n’envisagerons pas pour l’instant la société dans son état global, mais nous nous attacherons plutôt à ce qu’est l’Homme lui-même, pris séparément, et tel qu’il se découvre avec ses problèmes continuels, ses désirs inassouvis, son besoin permanent de se prouver l’invulnérabilité de sa raison et de son intelligence. Sans cesse nous pouvons constater sa totale incapacité à faire face aux assauts constants du monde extérieur, ainsi qu’à cette expansion démesurée de la technique à l’encontre des domaines psychologiques et spirituels. 

A l’ère de l’ordinateur, une ère dépourvue de toute ouverture sur l’Essentiel, nous opposons une psychologie et une spiritualité toute encombrée de mythes et de rituels, alourdie par un archaïsme destructeur sans rapport avec une perception lucide et extrêmement vivante. Mais, et ceci nous le répétons, cette société dans laquelle nous vivons est composée de milliards d’individus, qui peuvent s’ils le veulent réellement, révolutionner et démanteler toutes les valeurs sclérosantes de l’existence. Car chacun de nous a la possibilité de prendre immédiatement position et faire que sa vie et celle des autres se dévoilent enfin dans leur réalité, libératrice et régénératrice. Par prendre position, il ne s’agit pas de déclamer bien haut la puissance d’un idéal, d’une quelconque croyance à un Dieu, au Néant, à la Patrie. De même qu’il ne s’agit pas d’invoquer l’aide ou l’appui d’un prétendu supérieur, d’une autorité, quelle qu’elle soit. 

Non, essayons plutôt de jeter un regard lucide et pénétrant sur les faits tels qu’ils sont ; sans tenter de les modifier, mais d’accueillir tout le contenu de leur histoire, afin que de ce mouvement dévoilé se détermine une action efficace et définitive.

Il devient urgent d’agir plutôt que de réagir, comme nous avons l’habitude de le faire. Et cela consiste d’abord à agir sur la totalité de notre être, jusqu’à réaliser une jonction qui fait que le travail intensif sur l’intérieur déborde et gagne sur l’extérieur, amenant avec elle un changement — progressif ou brutal — mais cependant inévitable, des conditions courantes de notre existence. Une spiritualité sans transformation totale de l’être, par une action correspondante sur tous les milieux dans lesquels nous vivons, N’EST PAS une spiritualité, car, les idées, les théories sont des choses faciles, qui ne demandent finalement aucun engagement réel, alors que l’acte total, lui, demande beaucoup plus. Il exige de nous affranchir intégralement de toutes les dépendances qui nous enchaînent aux conditions mêmes que l’on combat. Nous devons absolument vivre jusqu’au tréfonds de nous-mêmes, un déconditionnement total, car si la répétition et l’habitude génèrent l’existence, elles tuent néanmoins en même temps la puissance libératrice de la Vie. 

Rien ne doit être accepté, aucune certitude figée ou vérité « prouvée ». Chacun de nous, individuellement, a la possibilité de percer le mur des apparences et de vivre au cœur du Réel. Les siècles précédents ont prouvé par leur Histoire, que ni les gouvernements, ni les religions, ni les doctrines n’ont pu résoudre les conflits et les guerres — bien au contraire — et pourtant nous persistons à attendre d’eux une hypothétique solution. Toutes les réformes exécutées par diverses institutions et pouvoirs axés sur la suprématie et la glorification du Moi, n’amèneront que des variantes, qui modifieront peut-être certains aspects de cette société, mais ne lui feront pas franchir le pas décisif et indispensable à une véritable mutation. Ce pas à franchir est celui d’un déconditionnement du passé et du sentiment d’être séparé de l’Univers pour enfin parvenir à un vécu authentique qui nous lie par toute une myriade de ramifications à l’ensemble de la Vie Cosmique. 

L’Homme souffre d’être séparé, isolé de ces gigantesques étendues inconnues que nous offre l’immensité de l’Univers. Tel est ce sentiment puissant qui pousse tout Homme à rechercher ce cordon ombilical dont il a perdu le lien. Pourtant, seul le « Moi » crée la séparation, car à d’autres niveaux de conscience, cette séparation disparaît complètement ; mais il nous faut poursuivre beaucoup plus loin notre recherche afin de parvenir à ce « centre » où ne se constate même plus le fait d’être lié intégralement à un ensemble plus grand et merveilleusement cohérent. Le jugement doit laisser sa place à la constatation qui à son tour s’effacera afin que se détermine l’intégration même de ce qui est perçu. Il ne faut pas juger mais développer une capacité d’attention qui réside en nous afin que les choses et les êtres ne nous procurent plus les sensations et les émotions que nous recherchons. Ainsi les êtres se révèlent à eux-mêmes et à nous-mêmes sans que notre approche soit caractérisée par le seul désir de « prendre ».

 L’attention démasque une à une les profondeurs mouvantes d’un évènement ou d’une situation, et nous permet de découvrir ce que la Vie recèle de régénérescence. Elle nous apprend à ne pas juger ni condamner, ni à exiger des autres plus que nous exigeons de nous-mêmes. Car toutes sortes d’exigences deviennent très vite des violences.  L’inférieur et le supérieur, l’oppresseur et l’opprimé, etc… nous plongent rapidement dans un monde de déséquilibre où règne l’intellect. L’être se compare, se rassure, se justifie, se surestime ou s’abaisse en un illusoire manège, siège de divisions et de conflits. Ainsi accoutumés à ce fracas intérieur, les structures sociales sont devenues les formes courantes de notre civilisation, et sont le reflet fidèle de ce qui se vit dans la plupart des consciences terrestres. Bien que les diverses pressions et contraintes exercées par ces structures à des niveaux plus ou moins apparents, ne font qu’éloigner plus encore l’individu de ce qu’est la Vie. Déjà notre entrée au sein de la société s’accompagne d’un lourd handicap : celui de l’hérédité, surtout dans son aspect psychologique. Gravées dans la structure même de nos chromosomes, les distinctions raciales, ethniques et nationales nous conditionnent dangereusement. Tout ceci doit disparaître, anéanti par la lucidité de notre vision, envahi par le silence de notre conscience. 

Car si notre constatation recèle en son sein suffisamment d’énergie, l’emprise doit immédiatement s’abolir. Encore une fois, il ne s’agit pas de faire intervenir notre volonté intellectuelle, ni de faire entrer en jeu toute forme de réaction qui inéluctablement conduit à la violence. Car toute réaction, toute réponse à une stimulation intérieure ou extérieure se trouvent déjà conditionnées par la nature même de la stimulation. La nature du fait détermine par sa seule présence la nature de l’acte qui lui fait écho. Ceci est une raison impérieuse qui doit nous intimer à discerner que nous sommes la plupart du temps le produit et le résultat des diverses influences qui « percutent » notre sphère d’appréhension. D’où l’extrême nécessité d’un détachement à toute épreuve, et de l’intégration du Moi dans un « centre » vivant, où nulle différenciation ne subsiste entre l’observateur et l’observé.

Il s’agit d’un centre qui ne peut correspondre à aucun concept de situation autant spatial que temporel. 

Un centre au cœur duquel l’Energie nous offre le mouvement qui porte les mille et un reflets, les mille et une formes. La Vie est à elle-même son propre mystère, sa propre loi, et n’a pas besoin de celles qui pourraient être ajoutées par l’Homme. L’Homme se méfie de l’Homme, parce qu’il se méfie de lui-même et se trouve ainsi obligé d’avoir recours à toutes sortes de règlements, de modèles de conduites, de pratiques dictées et dissociées de l’ensemble Cosmique. Ainsi est-il inaccessible à l’enseignement constant que lui amène la Vie. Diverses tentatives expérimentales ont essayé de nous démontrer que de sournois instincts — agressivité, puissance, sexuel, conservation, etc… — conditionnaient notre comportement individuel et collectif de façon irrémédiable. Et d’en conclure que l’être humain n’était que le résultat de ces instincts. 

Mais devons-nous nous contenter de cette vision négative des choses, ne fait-elle pas elle- même partie de nos conditionnements ? Accepter ces propositions, c’est faire place à l’extension du Moi, à un fatalisme source de déceptions et d’amertume. Lorsque nous entendons briser la continuité du Moi, nous ne voulons pas nier l’aspect pratique et technique d’une position « individuelle » après que le Silence ait noyé en lui toutes peurs et désirs dans notre appréhension du Monde. Nous voulons plutôt signifier la réduction et la simplification de ce phénomène de surface dans son fonctionnement psychologique, conséquence d’une soif d’éprouver et de durer… Il n’en demeure pas moins qu’il est nécessaire pour vivre actuellement sur Terre, d’avoir la notion d’une identité sociale, alliée à diverses mémoires se rapportant strictement à des faits pratiques et techniques. Ce n’est pas la Vie qui doit être changée mais plutôt son approche. L’Homme déclare que ces redoutables forces instinctives dictent la plupart de ses comportements, et conclut au regard de notre société — et celle-ci s’empresse de le confirmer — qu’il s’agit là d’un état tout à fait naturel et irréfutable… 

Cependant, lorsque s’effectue cette brusque mutation de la Conscience et que nous nous affranchissons du poids conditionnant du passé, il s’avère évident que ceci est une méprise regrettable et dangereuse et que le fatalisme qui l’accompagne constitue une des plus grandes entraves. Il est certain que les instincts ont une existence qui leur est propre, mais de là à conclure que leur place est prépondérante, est un pas qui nous empêche d’exercer notre discernement. Car si nous parvenons à percevoir l’instant sans décalage, ni distorsion, nous pourrions constater l’existence d’une pulsion pré-mentale. Celle-ci sera noyée par l’énergie dégagée par notre lucidité. Le détachement permet de ne pas assurer un écho à son emprise, datant de millénaires de civilisation, perdant de la sorte tout pouvoir de manipulation. Jusqu’à présent aucune des solutions proposées par la société dans son ensemble ne s’est avérée efficace, lorsqu’il s’est agi de résoudre les problèmes fondamentaux qui nous sont posés. 

Chacun de vouloir conserver ses intérêts et privilèges, tant au niveau du particulier que du système. Une grande partie de l’humanité ne se nourrit pas à sa faim, alors que l’autre déborde d’abondance ; des sommes considérables d’argent sont dépensées par les grandes puissances aux seules fins de se procurer un armement de plus en plus meurtrier, sous le dérisoire prétexte qu’il ne constitue qu’un élément de sécurité. D’autre part l’utilisation à outrance de produits chimiques et de composés artificiels, polluent les villes et les campagnes, les mers et les océans, à tel point que les côtes d’alertes sont dépassées et que des solutions d’urgence s’avèrent indispensables. L’Homme poursuit sa sinistre besogne de colonisateur et de perturbateur, aux dépens de tout équilibre naturel. Rares sont ceux qui prennent réellement position, car hélas nous continuons de participer à tous les niveaux à toutes ces misères, ces violences qui se déchaînent sur notre planète. 

Nous persistons à croire que nous ne sommes pour rien dans ces processus destructeurs, et que notre responsabilité n’est pas engagée. Et pourtant, chaque partie de notre organisme, chaque pensée émise, chaque geste n’est qu’une expression particulière, un moment déterminé, dont les liens les plus subtils et les moins discernables nous rendent intégralement solidaires du Tout, de la collectivité toute entière. Mettons dès à présent en action cette interrelation du Monde et de notre propre substance, tant au niveau spirituel, psychologique, que matériel. S’il nous est possible avec suffisamment de lucidité de discerner les causes qui déterminent le cours de l’existence future d’un individu, nous pouvons également comprendre que tout pays, toute civilisation, toute race, se fixe inéluctablement par les actes qu’il entreprend, le sort et la nature de son déroulement à venir. En effet, lorsque le Moi s’est intégré dans le mouvement global de la Conscience, les notions de temps, d’espace et de causalité revêtent une toute autre ampleur. 

S’intéresser à ce qui nous est infiniment proche, c’est élargir considérablement notre champ de conscience et de perception. Vivre le présent, c’est être délivré de la mémoire aliénatrice des siècles.

La quantité s’efface au bénéfice de la qualité. Notre responsabilité n’est-elle pas entière lorsque nous agissons de manière inconsidérée mus par l’orgueil, l’agressivité, le désir d’éprouver qui en sont les critères ? Que nous en soyons conscients ou non, que nous le voulions ou non, nous participons à ce qu’est l’Univers dans la totalité de ses manifestations.

A cette participation, doit répondre un arrêt brusque, une aspiration profonde et ressentie à vouloir réellement prendre position. Une activité non pas séparée et distincte, mais telle, que le mouvement même de cette action reflète intégralement ce qu’exigent les circonstances du moment. Une action qui ne se constate pas, car elle est devenue une attitude simple et évidente, naturelle en soi. Mais n’oublions pas que la pensée est réaction, et que rien de définitif ne peut surgir de ce qui est déjà pris aux pièges de l’Espace et du Temps. Tout est changement. C’est pourquoi l’Homme doit trouver cet état de parfaite transparence et de disponibilité qui font de lui un collaborateur conscient et lucide de tout ce qui est authentique et véridique.

EXTRAIT de  L’Engagement Spirituel  – Conférences données en France, Suisse et  Belgique de Gérard Méchoulam  aux Edition Etre Libre Bruxelles 1974

http://www.revue3emillenaire.com/doc/livres/Gerard-Mechoulam-L-engagement-Spirituel-1974.pdf

 

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