Qu’est-ce que la divinité intérieure ?

Posté par othoharmonie le 5 mars 2014

 

AD-PHOTOSC’est le noyau énergétique de l’âme, vous pouvez aussi l’appeler soleil intérieur. L’expression « divinité intérieure » peut devenir un obstacle lorsqu’elle vous rend incapable de comprendre les choses dans leur nature énergétique fondamentale, et lorsqu’elle vous induit à envisager votre développement intérieur d’une manière qui confine au moralisme métaphysique ou au moralisme spiritualiste. Votre divinité intérieure n’est ni une abstraction doctrinale, ni une sorte d’imprécateur intérieur édictant des lois morales à propos du bien et du mal, du bon et du mauvais, du beau et du laid, du lumineux et de l’obscur, du gentil et du méchant… Votre divinité intérieure est un soleil énergétique dont la nature qualitative intrinsèque peut être désignée comme étant la quintessence absolue de la joie, de laquelle découlent toutes les qualités spirituelles que vous connaissez : l’amour inconditionnel, la paix inconditionnelle, la compassion inconditionnelle, etc. 

L’expression « divinité intérieure » est trompeuse lorsque votre subconscient la vide de son essence énergétique et l’interprète automatiquement d’une manière abstractionniste, qualitativiste, sacrale ou moraliste. Devant votre soleil intérieur, les catégories morales et métaphysiques n’ont aucun fondement, et les concepts mystiques et spirituels apparaissent seulement comme le résultat de vos seules opérations psychologiques quand vous essayez de peindre la réalité avec les couleurs de vos besoins émotionnels. La réalité est énergie, votre divinité intérieure est énergie, il n’existe rien d’autre que de l’énergie. Votre structure psychologique, qui est elle-même un complexe énergétique sophistiqué, a le pouvoir de produire des représentations de la réalité qui comportent des catégories morales, des abstractions métaphysiques et des conceptions mystiques. 

Mais vous commettez assurément une erreur lorsque vous croyez que ces représentations sont précisément la réalité. Et vous commettez une erreur similaire lorsque vous croyez que les catégories, les abstractions et les conceptions qui tapissent vos représentations psychologiques ont une existence per se. Ces choses existent essentiellement comme des schémas énergétiques dans vos structures psychologiques, et n’ont point d’existence véritable en dehors de ces structures. 

Avant d’être la présence intérieure mystique de l’amour inconditionnel, de la paix inconditionnelle, de la compassion inconditionnelle, etc… votre divinité intérieure est essentiellement le noyau énergétique de l’âme que vous êtes. Les qualités spirituelles sont des modulations qualitatives de son énergie intrinsèque, c’est-à-dire des aspects qui émanent des caractéristiques de l’énergie intrinsèque. L’énergie est première, les qualités spirituelles en sont des expressions et des manifestations. Et la qualité intrinsèque de la divinité intérieure est la quintessence énergétique de la joie. Qu’est-ce que vous êtes ? Vous êtes une individualité énergétique immortelle dont la quintessence qualitative est la joie éternelle. Et au cœur de cette individualité se trouve le soleil intérieur. Mais pour réaliser le bonheur transcendant et la liberté transcendante, il ne suffit pas de prendre conscience de votre nature essentielle immortelle, il ne suffit pas de ressentir la présence éternelle de votre divinité intérieure, vous devez éveiller votre soleil intérieur, vous devez réaliser l’Eveil divin. 

L’éveil psychologique peut vous tomber dessus de manière accidentelle, sans que vous ayez fait quoique ce soit pour le rechercher. Il s’agit d’une sorte d’état d’alignement neuromagnétique qui peut se produire au hasard, à travers des processus involontaires ou subconscients qui sont eux-mêmes générés par les interactions ordinaires que vous avez avec le monde. D’une manière générale, vos activités mentales volontaires habituelles empêchent cet alignement de se produire, et entretiennent vos circuits neuronaux dans un état complexe de flux dynamiques. Pour favoriser l’émergence de l’éveil psychologique, ou simplement la manifestation d’un état provisoire d’éveil psychologique, il est donc mieux indiqué de lâcher prise, de relâcher les activités mentales, de se déconnecter du flux des pensées, de s’éloigner de tout effort mental, d’abandonner toute sollicitation de la volonté mentale… 

L’éveil extatique peut vous tomber dessus de manière inattendue, mais il découle toujours d’une pratique plus ou moins régulière de la méditation semi-passive, qui est elle-même une recherche consciente et explicite du silence intérieur ou de l’immobilité intérieure, et quelques fois une manière de concentrer l’esprit sur le vide ou sur l’infini, non pas à travers l’usage de la pensée, mais à travers une forme d’attention ou d’intention silencieuses. L’aboutissement le plus significatif de l’éveil psychologique et de l’éveil extatique se trouve essentiellement dans l’acquisition d’un état de paix intérieure ou d’un sentiment d’amour universel, mais rien qui puisse se comparer au bonheur transcendant et à la liberté transcendante. Mais quand l’éveil psycho-extatique entraîne une anesthésie de votre aspiration à la transcendance et un affaiblissement drastique de votre capacité générale à vouloir, il devient un puissant obstacle par rapport à votre réelle évolution intérieure. 

L’Eveil divin obéit à une autre logique : celle de l’effort du cœur. Comprenez que l’effort du cœur est l’élément moteur qui permet d’éveiller le soleil intérieur. Mais pour ressentir votre divinité intérieure, pour vous laisser imprégner de son rayonnement naturel, pour prendre conscience de son existence… vous n’avez pas besoin de faire un effort, vous pouvez juste vous détendre, vous glisser dans le non-effort, vous glisser dans le non-vouloir, vous glisser dans le simple fait d’être… Vous n’avez besoin d’aucun effort pour ressentir votre divinité intérieure. Mais si vous aspirez à éveiller votre divinité intérieure, se contenter de ressentir ne rime à rien, la seule chose qui soit capable d’éveiller la divinité intérieure, c’est l’effort de rayonnement de la joie solaire, c’est le travail intérieur de rayonnement de la joie solaire. Les doctrines qui vous enjoignent de bannir l’effort et la volonté, qui vous exhortent à vous en tenir au non-effort et au non-vouloir, et qui vous encouragent à simplement ressentir ou à simplement être, sont des doctrines anesthésiantes qui caressent habilement la partie paresseuse de votre personnalité psychologique et qui militent pernicieusement pour le prolongement indéfini du sommeil énergétique de votre divinité intérieure. La véritable voie vers l’Eveil divin est fondamentalement simple : rayonner la joie solaire avec toute l’intensité et toute la volonté de cœur dont vous êtes capables.

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Extrait de La clé de l’Ascension Transmis par Kessani et Chris Iwen édité aux éditions Altess

(Ce livre va de paire avec l’ ouvrage « Comment éveiller le soleil intérieur ? ») 

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Qu’est-ce que l’Eveil divin ?

Posté par othoharmonie le 4 mars 2014

 

images (7)L’Eveil divin est l’activation énergétique de votre divinité intérieure, c’est l’expression pour désigner le fait de cette activation. 

 Les Maîtres incarnés, c’est-à-dire des êtres incarnés ayant réalisé l’Eveil divin, sont rares parmi vous. La plupart des Maîtres incarnés sont non-extériorisés, ce qui signifie qu’ils vivent dans le secret ou dans l’anonymat, le plus souvent dans des demeures relativement à l’écart des grands centres urbains… mais pas toujours. D’une manière générale vous ne connaissez les Maîtres incarnés non-extériorisés qu’à travers des récits et des témoignages des personnes les ayant rencontrés. Les Maîtres incarnés extériorisés sont en très petit nombre. Certains d’entre eux travaillent afin de développer certaines valeurs psychologiques et sociales, et d’autres s’occupent de soutenir plus ou moins directement les aspirants qui sont prêts dans leurs efforts pour réaliser l’Eveil divin. Les Maîtres extériorisés qui s’occupent du social et du psychologique ne vont généralement pas encourager le développement d’une pratique spirituelle concentrée sur la quête de l’Eveil. Et dans l’autre sens, les Maîtres extériorisés qui s’occupent de la quête pratique des aspirants ne vont généralement pas s’investir beaucoup dans le social et le psychologique. Ainsi coexistent les Maîtres extériorisés à vocation psychosociale et les Maîtres extériorisés à vocation pratique. Les uns comme les autres œuvrent à travers des habillages de doctrines qui peuvent beaucoup varier d’un Maître à l’autre. Tous ces habillages sont motivés par des impératifs pédagogiques tenant compte des limites et des besoins psychologiques du plus grand nombre.

 

 Pouvez-vous donner quelques exemples de Maîtres extériorisés ? 

Avant de répondre à cela, vous devez d’abord en savoir un peu plus sur l’Eveil divin. L’Eveillé divin a réalisé le bonheur transcendant et la liberté transcendante. Non pas l’un ou l’autre, mais les deux et bien plus que cela encore. L’un des aspects du bonheur transcendant se manifeste en ceci que le Maître a éveillé dans son cœur une joie transcendante, rayonnante et permanente. 

Selon qu’il le désire ainsi, vous pouvez ressentir d’une manière tangible et indéniable dans sa proximité la joie transcendante qui rayonne dans le cœur du Maître, ou alors le Maître peut vous toucher de cette joie transcendante, même si vous vous trouvez à l’autre bout du monde, et vous faire connaître un état intérieur de bonheur extatique ou de paix océanique. Mais même lorsqu’il ne fait rien pour rendre sa joie transcendante tangible ou perceptible, le Maître demeure l’exemple vivant d’un être profondément heureux, dont le profond et permanent bonheur intérieur transparaît assez aisément dans le paisible sourire de son regard, et dans la joyeuse sérénité de sa manière d’être. 

L’un des aspects de la liberté transcendante se manifeste en ceci que le Maître a éveillé dans son cœur une puissance énergétique verticale, qu’il peut utiliser ou exprimer à volonté avec une aisance

qui donne très souvent l’apparence d’une absence quasiment totale d’effort. Un être qui ne maîtrise pas ses pouvoirs et ne peut les utiliser selon les motivations de sa propre volonté souveraine et de sa propre intelligence éclairée, n’est évidemment pas un Maître, à moins qu’une formule du genre « C’est Dieu qui agit à travers moi » ne fasse en réalité partie de l’habillage doctrinal particulier que ce Maître utilise. La puissance énergétique verticale d’un Maître transcende bien évidemment les pouvoirs que peuvent manifester des médiums, des magnétiseurs, des sensitifs et des psychiques.

Pour ne citer que quelques aspects de la même puissance énergétique verticale du Maître, vous pouvez considérer par exemple le pouvoir de matérialiser des objets, le pouvoir de lire dans les pensées et dans les émotions, le pouvoir de guérir les maladies, le pouvoir de susciter des visions chez les gens, le pouvoir d’apparaître dans un second corps aussi tangible que le corps physique mais capable de disparaître à volonté et de traverser les murs, le pouvoir de voler dans les airs, le pouvoir de susciter des expériences de paix infinie ou de bonheur océanique chez les gens, le pouvoir de contrôler les phénomènes biologiques et naturels dans une certaine mesure, etc. 

L’Eveil divin possède plusieurs niveaux, mais il suffira ici de les réunir en quatre grands niveaux : le premier degré, le second degré, le troisième degré et le degré transcendant. Un Maître du second degré a une puissance énergétique suffisamment importante pour lui permettre de maîtriser totalement les pouvoirs mentionnés ci-dessus, et sa puissance énergétique s’étend encore au-delà de cela. Un Maître du premier degré maîtrisera par exemple la télékinésie et pourra faire apparaître des formes lumineuses dans les airs, mais il n’aura pas assez de puissance pour matérialiser des objets denses et stables ; il sera capable de maîtriser la lévitation, mais ne pourra pas voler dans les airs avec une bien grande aisance ; il pourra guérir des maladies, mais ne pourra agir au-delà d’un certain degré de gravité ; il pourra apparaître dans un second corps tangible, mais ne pourra pas le maintenir plus de quelques dizaines de minutes ; etc… 

Comme vous pouvez vous en rendre compte, l’Eveil divin possède simultanément un aspect qualitatif et un aspect énergétique. 

Vous vouliez quelques exemples de Maîtres extériorisés encore vivants. Je préfère vous donner l’exemple d’un Maître qui a été extériorisé, mais qui n’est plus incarné depuis un siècle. Il s’agit du Maître Philippe de Lyon. A partir de son exemple, et notamment à partir de ce qu’il a manifesté de la puissance verticale et de la joie intérieure d’un Maître, vous pouvez examiner vous-mêmes ce qu’il en est des enseignants spirituels actuels, et discerner parmi ceux-ci lesquels sont réellement des Maîtres verticaux, et lesquels sont seulement des éveillés psycho-extatiques. La plupart sont des éveillés psycho-extatiques, peu importe par ailleurs la teneur de leurs enseignements. La raison pour laquelle il en est ainsi, c’est que l’éveil psycho-extatique constitue une forme de réalisation très naturelle, soit à la personnalité psychologique, soit à la personnalité psychique.

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Extrait de LA CLE DE L’ASCENSION Transmis par Kessani et Chris Iwen édité aux éditions Altess

(Ce livre va de paire avec l’ ouvrage « Comment éveiller le soleil intérieur ? ») 

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qu’en est-il de l’Ascension divine ?

Posté par othoharmonie le 4 mars 2014

 

téléchargement (4)L’Ascension divine est la forme d’Ascension qui relève uniquement de votre propre réalisation solaire, et de rien d’autre. Vous ne pouvez pas avoir d’aperçu correct de ce dont il s’agit si vous n’envisagez pas l’âme, c’est-à-dire l’être essentiel ou l’individualité essentielle que nous sommes au-delà des corps denses et subtils et au-delà des personnalités psychologiques et psychiques, sous un angle énergétique. La divinité intérieure, ou le soleil intérieur, est le noyau énergétique immortel de l’âme. Vous savez que je ne parlerai pas du noyau second (c’est-à-dire le centre hara), sur lequel s’applique aussi l’essentiel de ce qui est valable pour le soleil intérieur. Et vous savez déjà que le développement supérieur de l’un quelconque des deux noyaux de l’âme conduit à la fusion avec l’autre noyau, de sorte qu’il est finalement indifférent de prendre les choses par un bout ou par l’autre. 

La divinité intérieure est donc le noyau énergétique immortel de l’âme. Mais le reste de l’âme, pour le dire de cette manière, est tissé lui aussi d’un substrat énergétique immortel. Quand l’individu atteint un niveau transcendant d’Eveil divin, il peut réaliser en un clin d’œil un acte énergétique magistral qui se traduit par la pleine activation énergétique du substrat de l’âme. Cet acte transforme l’âme éveillée en une âme sublimée. C’est cela l’Ascension divine. Si l’être opère sa sublimation énergétique pendant qu’il est incarné dans un corps physique ou dans un corps éthérique, ce corps se transforme en un corps de pure lumière divine, et il cesse d’être un corps à proprement parler physique ou éthérique, bien qu’il puisse se manifester aisément dans la dimension physique et dans les dimensions éthériques. 

Un Maître ou un Eveillé, au sens réellement vertical de ces termes, est un être qui a atteint l’Eveil divin, peu importe le niveau concerné. Un Maître ascensionné est un Maître qui, ayant atteint un niveau transcendant d’Eveil divin, a opéré la sublimation énergétique de son être essentiel. C’est donc un être qui a réalisé l’Ascension divine. Mais l’Ascension divine est finalement un acte, ce qui importe réellement c’est de réaliser l’Eveil divin, du moins si la liberté transcendante et le bonheur transcendant vous intéressent. Si ces choses ne vous intéressent pas, alors vous pouvez continuer à explorer les diverses merveilles de votre personnalité psychologique et de votre personnalité psychique. Il n’y aura rien de mal en cela, du moins tant que vous n’en attendez pas un bonheur éternel ou une liberté verticale.

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 Extrait de LA CLE DE L’ASCENSION Transmis par Kessani et Chris Iwen édité aux éditions Altess

(Ce livre va de paire avec l’ ouvrage « Comment éveiller le soleil intérieur ? ») 

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c’est quoi la Spiritualité Laïque

Posté par othoharmonie le 3 mars 2014

 

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La Spiritualité Laïque , c’est la prise de conscience de l’unité spirituelle de l’espèce humaine par delà les formes distinctives. Elle est un chemin de connaissance de soi adapté à notre époque et capable d’utiliser l’essence même des enseignements libérateurs du passé qu’ils soient d’Orient comme d’Occident. Sur ce chemin, l’accent est principalement mis sur le fond, l’unité de la conscience impersonnelle, par delà les hypostases ou symboles de divinités qui sur ce chemin n’ont pas réellement d’importance. Il s’agit ici de laver les mots, laver les concepts et libérer l’esprit des croyances et du savoir (s-avoir) qui sont des entraves à la connaissance de soi. Dans l’esprit d’un Socrate : « Connais-toi toi-même et tu connaitras l’univers et les dieux. »l’humain est une représentation miniature du cosmos. En ce sens que par le principe d’analogie s’il se connaît lui-même, il connaît directement (par une connaissance de première main) le fonctionnement de l’univers et s’harmonise avec lui. Remontant ainsi à la conscience universelle il perçoit directement l’aspect illusoire et temporaire de la croyance en un dieu personnel. Car il a compris que le besoin d’un dieu personnel existe uniquement tant que l’être s’identifie à sa personnalité de surface et n’a pas encore eu accès à son être essence-ciel. Mais dès qu’il réalise une plongée dans ses propres profondeurs il observe que tout est UN et que la source qui lui donne vie est un océan d’amour infini qui est libre de toute éternité. Ce n’est pas l’essence de notre être qui entre en conflit avec celle des autres, mais la confusion créée par nos masques illusoires.

La Spiritualité Laïque aujourd’hui s’exprime de plus en plus, on le voit dans de nombreuses démarches intérieures. Elle s’axe principalement autour de la conscience d’être et non dans l’avoir au niveau des croyances, des techniques de méditations ou du savoir spéculatif. Elle étudie certes les avancées scientifiques, les méthodes de méditation ou de guérison qui tendent vers une compréhension des phénomènes de l’esprit. Mais elle perçoit qu’aussi bien une croyance ou un savoir théorique ne mène pas à la libération intérieure, à la connaissance du réel. Elle privilégie la connaissance de soi, l’accent est principalement placé sur l’ancrage de l’unité centrale de la conscience en soi. Une fois ce centre perçu et vécu au quotidien, alors il est possible de s’orienter vers la périphérie et de s’intéresser à la diversité des formes manifestées. Gardant toujours ce centre en soi, il n’est plus possible de dévier en prenant le doigt (la forme) pour la lune (le fond).

La Spiritualité Laïque représente à mon sens une chance pour notre époque, elle est accessible à toutes et à tous. Elle peut être vécue aussi bien par des athées que par des religieux car elle propose de les rassembler sur leur réalité intérieure par-delà les filtres conceptuels. C’est un chemin d’unification, où l’on tente de rassembler l’humanité dans ce qu’elle a en commun. Tous les êtres aspirent au bonheur, à la joie, la liberté et l’amour, ce sont des valeurs universelles qui vibrent au fond de chacun. Plutôt que de rechercher cela chacun de son côté, nous est t-il possible de tendre une main vers cet autre qui ne nous ressemble pas ?

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Un nouveau paradigme social, la Spiritualité Laique

Posté par othoharmonie le 3 mars 2014

 

par Michael Abitbol 

images (2)Longtemps la spiritualité a été une composante essentiellement représentée par les diverses organisations religieuses. Toute religion intègre effectivement des éléments de spiritualité, (du latin Spiritus qui signifie « l’esprit ») en particulier dans les branches ésotériques. Si nous observons les diverses cultures religieuses du monde nous apercevons que sous les diverses formes cultuelles existe un fond commun unique. Partout sur le globe l’être humain a perçu qu’il existait un monde spirituel, il a profondément ressenti en lui cette intuition primordiale qui transformait sa vie. A chaque époque ont émergé des sages qui, à la suite d’un chemin intérieur profond et solitaire, ont tenté d’apporter un enseignement aux différents peuples contactés. Ces êtres d’exceptions proposèrent un enseignement à plusieurs niveaux afin qu’il puisse nourrir les différents types d’êtres. Un enseignement possède un aspect exotérique, qui enseigne une certaine éthique de la vie et des règles sociales qui parfois se transforment en dogme. Puis, un aspect ésotérique (là ou commence réellement la spiritualité) où un chemin intérieur et une compréhension symbolique et analogique sont enseignés. Il est arrivé qu’à la suite de l’initiateur d’un enseignement les suiveurs ne puissent maintenir le niveau spirituel de celui-ci et qu’ainsi avec le temps l’esprit se perde au profit de la lettre et du dogme. Dès qu’un enseignement perd de sa spiritualité, il se fige, se sclérose, et crée plus de souffrance qu’il n’était censé permettre de s’en dégager. A ce stade, un autre sage apparaît qui va réformer l’ancien enseignement décadent et impulser un nouveau souffle à l’humanité. Parallèlement à cela il a toujours existé des écoles initiatiques où furent formés les initiateurs des religions. Dans ces écoles, était spécialement enseigné un chemin de connaissance de soi, un chemin spirituel universel qui allait ensuite s’adapter à certains peuples selon certaines situations historiques.

La vérité est Une et ses formes d’expressions multiples

Si nous étudions de près les enseignements du monde entier nous pouvons comprendre directement qu’au fil du temps ils ont subit une altération, une dilution. Chaque religion ou enseignement est crée à une certaine époque, dans un certain contexte historique et pour une certaine population. Cet enseignement dans sa branche exotérique s’adresse au peuple qui n’est pas encore prêt pour une compréhension plus profonde et donc universelle. Puisqu’au niveau populaire il n’y a pas encore perception des mécanismes de l’ego et apprentissage de l’observation consciente de ce qui est. Le peuple se situant au niveau de la croyance interprète ainsi un enseignement temporaire (car lié à la contingence d’une époque précise) comme une vérité ineffable, or, comme le disait Bouddha : « Il n’y a rien de plus constant que le changement ».

C’est pour cette raison que l’on observe certaines religions encore très attachées à des enseignements qui étaient valables dans leur forme à l’époque où ils ont émergé, mais ne peuvent plus l’être dans le contexte actuel. Puisque les époques changent, les systèmes religieux et politiques évoluent et ce qui était valable il y a 3000 ans par exemple sur un plan exotérique peut être un frein considérable à notre époque. Mais, dans le fond, l’enseignement spirituel ou ésotérique d’une religion est intemporel, car il n’existe qu’un seul sommet pour des chemins multiples. Les mystiques arrivés à la réalisation de leur être intérieur parlent le même langage de cœur à cœur, car ils ont dépassé les formes temporelles pour s’ancrer dans l’intemporel, l’absolu, ou peu importe le nom qu’un enrobage culturel veut lui attribuer. Le mot ne sera jamais la chose qu’il décrit, l’orient a particulièrement mis en avant l’ineffabilité de l’absolue source de toute chose. La source (ou le Tao/Brahman/nature de Bouddha) est innommable, imprononçable (les amérindiens parlent de Wakan Tanka le « Grand mystère » , la pensée ne peut l’atteindre et ainsi personne, aucune religion ne peut se l’approprier. Dans les religions monothéistes, on trouve une partie de cette compréhension dans l’interdit de se représenter Dieu ou de prononcer son nom en vain. Mais cette compréhension très ésotérique fut diluée dans une conception rigoriste et ethnocentriste. Certes l’absolu sans nom ne peut être conceptualisé, mais ce n’est aucunement un dieu personnel dont il est question. Il y a eu une certaines confusions entre les conceptions de dieu personnel (utilisé pour la compréhension populaire) et la perception ésotérique qui plaçait le divin au-delà du monde de la pensée.

Krishnamurti aimait à dire que :  « Toute organisation de la vérité conditionne la vérité » comprenons ici cette vérité éternelle, les formes temporaires (au même titre que les techniques de méditations) ne sont que des outils, des aides sur le chemin, (des moyens habiles comme disait le Bouddha) de multiples doigts qui indiquent une lune commune, mais le doigt ne peut être la lune.

En occident, les religions monothéistes dans leur aspect exotérique ont mis l’accent sur un dieu personnel, possédant des attributs plus humains que divins. Le concept de Dieu personnel est un outil de méditation, tout comme par exemple en Inde dans certaines voies les divinités sont conçues comme des entités réelles. En fonction du niveau de conscience il est utile d’utiliser une divinité représentant certains attributs symboliques de la source afin de les travailler en soi. Ainsi, prier une divinité représentant la compassion permet par effet miroir et identification de faire émerger en soi les énergies de la compassion. En orient, l’existence de niveaux de conscience est encore aujourd’hui enseignée, les différentes voies cohabitent et se comprennent. Les divinités, ces dieux et déesses symboliques, sont comprises comme de multiples facettes d’une source commune, d’une conscience universelle qui donne vie à la multitude. La perte de l’unité transcendantale des enseignements amène à une fixation dans la forme. Ainsi s’il n’est plus enseigné par l’expérience directe l’existence d’un fond commun universel et impersonnel, les dérives émergent forcément. C’est ce que les guerres de religions nous ont démontré, la perte de l’unité foncière au profit de la multitude formelle. La diversité culturelle est une chance, mais elle ne peut se vivre harmonieusement qu’en prenant conscience de l’unité qui donne vie à toutes les formes. Un soleil central qui permet à de multiples rayons d’exister.

La notion de Dieu personnel n’est aucunement indispensable à la réalisation intérieure, des voies comme le taoïsme ou le bouddhisme par exemple ont développé des enseignements d’une grande profondeur sans avoir besoin d’en rester au concept/outil du dieu personnel. S’il existe des divinités, ce ne sont que des représentations symboliques d’une source universelle. Le sommet de la réalisation sur ces chemins amène au dépassement de l’illusion de la forme pour vivre le fond commun de toute chose, cette conscience qui observe dans le calme.

issu du site http://www.unisson06.org/

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L’homme, corps visible du créateur, visage de l’univers

Posté par othoharmonie le 3 mars 2014

 

par David Ciussi
images (1)La nature, les étoiles, le soleil, la lune et les galaxies ne sont pas une autre vie…..

Attiré par un parfum d’aventure céleste, baignant dans une curiosité illimitée, je me sens guidé par une force douce et mystérieuse vers les sommets de mon être… L’innocence en éveil, la nostalgie en bandoulière, j’accepte d’être l’aventurier de la plus grande des explorations, « Qui suis-je ». 

Etes-vous lucide que vous marchez, vivez, pensez, ressentez votre vie sur une planète qui voyage dans l’espace cosmique depuis 14 milliards d’années… Elle porte dans sa matrice mystérieuse toutes les formes de vie : le principe de la « non mort »… Votre corps et votre présence sont les héritiers de ce geste créateur, de la vivacité de la vie qui œuvre et passe inlassablement de vie en vie, immédiatement, simultanément dans toutes les directions… saisissant, n’est-ce pas ! La seule chose qui ne meurt pas, c’est la Vie. Etes-vous ému de sa générosité, de sa créativité, de sa puissance à se montrer visible, audible, gustative et parfumée au cœur de ce paradis en chantier ? 

C’est dans la découverte de notre aventure intérieure, que nous allons réaliser la vision de la vérité et de la grâce. Celle-ci est dans l’homme, mais s’il n’en fait pas le choix, il risque de mourir sans avoir compris que le trésor de la sagesse se trouve en lui

Cette lumière de la compréhension n’est pas le résultat d’une acquisition. Elle se découvre, se révèle, se dévoile et se donne. 
L’esprit éveillé entend, comprend, saisit par le cœur sans déranger le papillon dans son envol. Son intelligence réunifiée œuvre pour la création mais son action ne laisse pas de trace.

Si vous lisez ces lignes écrites, c’est que vous êtes animé(e) de l’amour universel pour le créateur, pour sa création, et votre place est bénie dans ce tout. 

Aussi, ensemble, dans l’étonnement de notre existence, nous allons nous accorder. Nous allons nous mettre sur la même longueur d’ondes. et nous unir au cœur des choses de la vie « Je » devenant « Nous », le singulier devenant l’universel. 
Par le fait même d’être né, vous êtes appelé(e) à voyager de l’infiniment petit à l’infiniment grand, et ainsi reconnaître votre demeure «divino-humaine». Elle se trouve au sein du mystère où tout nait et se transforme éternellement. Tout ce qui vit, existe, à l’extérieur de vous, pulse aussi à l’intérieur de vous : vous faites partie intégrante de cet univers. Pour redécouvrir le monde qui se renouvelle éternellement, les portes de la véritable perception sont à purifier avec ardeur et vaillance. Voir avec l’œil du cœur, c’est comprendre par l’esprit, sommet ultime de l’intelligence humaine. 

Le chemin initiatique est parsemé d’embûches et de victoires. Plus vous approcherez de la source de la compassion et du pardon, plus vous briserez les obstacles. C’est dans cette qualité éclairée et lucide que le voyage s’initie. Alors l’échange et la transmission se donnent et se perpétuent. 

Ce qui se vit alors, cet émerveillement, cette fascination pour la vie, est un sentiment d’amour très simple, un merci au vivant et à la liberté. Cette qualité siège dans le cœur, expression de notre relation à l’existence ; elle va grandir en vous. C’est dans cette lumière, matrice de tout ce qui est créé que l’Eternel révèle l’invisible au cœur du visible : l’homme transfiguré. 
La source d’amour n’est pas une métaphore, c’est votre origine sacrée. De là tout naît et se transforme en générosité aimante.

David Ciussi, Pédagogue de l’Essentiel 

Site Internet : davidciussi.net  

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Et Dieu créa la femme

Posté par othoharmonie le 2 mars 2014

 

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Par David Ciussi
« Mon Dieu, merci de ne pas m’avoir fait pauvre, malade et femme… » Telle était la prière des hommes, faite le matin, du temps de Jésus. Louis Aragon, lui, considérait la femme tout autrement : « La femme est l’avenir de l’homme. » Entre ces deux phrases, bien du temps s’est écoulé…

_ Après 1945, l’émancipation de la femme s’est mise en marche avec le droit de vote, le développement de l’industrie et la légalisation de l’avortement. La politique de haut niveau est maintenant à leur portée. Alors la femme veut-elle devenir l’égale de l’homme?

Ne risque-t-elle pas de perdre les valeurs de sa féminité, de sa profonde sensibilité et de sa nature sacrée? Est-il possible d’aller vers une fusion femme/homme pour retrouver l’unité de la famille humaine à laquelle tout le monde aspire? Peut-on créer un pont entre « la femme porteuse de la naissance d’une vie », la femme-objet ou la femme idéalisée? Est-elle : une icône publicitaire, une princesse, une mère, une conjointe ou alors la déesse-mère incarnée? Est-elle un « maître »?

Aujourd’hui, quelles sont les difficultés de la femme? 
Elles disent que le fait de les réduire à leur beauté esthétique est insultant… Elles parlent aussi de leurs difficultés à être entendues, à parler de ce qui les tracasse sans que les hommes ne tournent les talons. La femme, lieu de conscience et d’apprentissage de soi La femme anime des valeurs de protection, mais aussi de sagesse; elle élève les qualités de la pédagogie au plus haut niveau de l’intelligence humaine, elle est « un maître », elle invite à l’obligation de conscience. Quand on accède à la relation privilégiée avec une femme, elle nous fait grandir, elle nous apprend à aimer, à aimer la vie, les enfants. Elle nous met en contact avec les qualités intrinsèques féminines : la douceur, l’accueil, le courage, la compassion, et à travers la reconnaissance de ces qualités universelles, elle permet à l’homme d’accéder à la fragilité naturelle de l’humain.

Pédagogue de l’amour 
La femme a une expérience de la vie plus fine que l’homme. Elle nous a porté comme embryon, bébé et enfant ; nous sommes là parce qu’elle nous a enfantés, portés, élevés par son pouvoir de création. Nous sommes dans la vie et l’existence parce qu’elle a été capable, à l’intérieur d’elle-même, de donner la vie. En cela, elle est bien plus compétente pour préserver l’amour et organiser la vie. La femme a le potentiel de ne pas connaître la défaite, car elle est le principe de la vie.

Mais…, comme toute médaille a son revers, elle doit conscientiser toutes ses propres qualités. Sans connaissance précise et lucide de ses capacités, elle peut se mettre à couver, punir, critiquer, manipuler, séduire, dévaloriser, sublimer; elle doit savoir se fier à ses intuitions en étant lucide par rapport aux capacités psychologiques immédiates que l’homme peut intégrer d’instant en instant. La femme doit éduquer l’homme, être pédagogue en valorisant ce qui va bien et ne pas se servir des réprimandes pour obtenir des résultats. Elle ne doit pas prétendre qu’elle peut « l’améliorer » par la discussion plutôt que par l’amour. 

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2ème partie…..

Entre ces deux phrases, du temps s’est écoulé … 
La femme et l’homme, un mariage intérieur et un couple non mental. 
La femme de l’instant présent va inviter l’homme à faire le deuil de ses attentes ou de ses fantasmes. La femme vraie ne permet pas à son compagnon d’être mental, elle va l’obliger à incarner « le guerrier protecteur du présent» sur qui elle peut compter quand il anime la flamme de la paix plutôt qu’il ne pleure sur ses cendres… S’il est logique pour lui d’espérer être reconnu et aimé dans le réel immédiat, il doit témoigner de sa capacité à être vrai, authentique, loyal, intrépide dans ce que la vie offre dans chaque instant pour réaliser ce qui lui est intime : l’amour de l’union avec tous les autres et l’unicité des contraires.

La déesse-mère 
Dans la mystique indienne, la Mère divine tient dans une main une magnifique fleur de lotus, et dans les autres mains, elle brandit des outils très affutés … arc, massue, sabre, trident, le cosmos, la vie, la mort… Remarquons que la mère divine est montée sur un tigre, non pas sur un mouton… Elle possède la maîtrise, la force, la puissance, la connaissance du tout réuni. Le tigre est son serviteur. Elle a maîtrisé toutes ses impulsions de femme-animal, elle est devenue consciente de ses mécanismes réactionnels. Elle est lucide des valeurs de la beauté transcendantale et de l’obligation de veiller à l’enchantement de vivre l’instant présent. Elle a démasqué la femme soumise, idéalisée, la femme ornement ou de ménage… elle a enlevé les masques et les voiles du silence convenu ; elle rit, spontanée, naturelle, authentique et sait défendre le féminin, ses enfants, son mari et protéger le couple de l’instant présent. Elle a reconnu qu’il n’était plus nécessaire de transmettre la plainte ou l’insatisfaction car elle sait qu’ajouter de la récrimination sur le monde ne l’apaise pas… Apprendre l’art d’une journée nouvelle, l’art de la curiosité, de l’étonnement, donne l’élan de l’autoréférence, l’autonomie, la confiance en soi et l’allégresse d’entreprendre et de participer à la création de l’universalité en soi.

La femme a l’ambition du divin en l’homme… 
Dans le symbolisme de la femme déifiée, celle-ci chante et danse la créativité universelle. Au sein d’elle-même, elle crée le cosmos et le principe de la transmission de la vie. Elle connaît la vérité et protège le territoire de la conscience pure. Elle connaît le chemin originel de l’amour et les chemins pédagogiques d’ici et maintenant. Telle Dourga sur son tigre, elle possède la fleur de la connaissance pure en même temps que les outils guerriers représentant l’exigence du travail. Si l’homme voit uniquement la fleur sans accepter ses épines, il ne voit qu’une partie de la totalité, mais s’il voit la globalité du miracle de la vie, il se sentira aimé par la valeur universelle du Féminin, par le principe de la joie intemporelle et créatrice, il se reconnaitra dans toutes les choses crées et la fleur de lotus jaillira de son cœur lui révélant le passage mystérieux et intérieur : « Nous sommes tous cela. » 

 Site Internet : www.davidciussi.net 

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LE BON SENS SPIRITUEL

Posté par othoharmonie le 2 mars 2014

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Alors ce bon sens comment peut-on l’exprimer dans le domaine de la spiritualité ?

Et bien il peut s’exprimer dans la simplicité, l’innocence du cœur et de l’esprit. On a tous en tête le sage avec sa pipe au bec qui rie de tout et parle simplement, avec des mots légers qui nous vont droit au cœur. Sans employer de tournure de phrases compliquées, de concepts théoriques lourds d’intellectualisme. Avec un vocabulaire même limité il arrive à évoquer l’illimité, voila la force du bon sens spirituel (certains grands éveillés étaient même analphabètes.) Mais ce langage si criant de vérité n’est pas toujours accessible à notre mental qui se gargarise de complexité jusqu’à se prendre les pieds dedans et faire chuter le pèlerin dans sa quête. C’est un peu le serpent qui se mord la queue. Alors voila, pourquoi a t-on inventé le savoir intellectualo-spirituel que l’on rencontre aussi dans la plupart des ouvrages modernes ? Ce savoir a son utilité. Il est un pont  si je puis dire entre l’intellectualisme complexe du mental-ego et la simplicité toute nue du sage éveillé. Ce savoir utilise les codes du mental pour l’amener vers le non-mental. Donc cela a un sens lorsque l’on est à une extrémité du chemin et de la sorte il est respectable. Prenons un exemple : si une personne croit fermement aux théories du racisme, le simple bon sens spirituel qui dit « le même sens coule dans les veines de tous les hommes » ne suffira évidemment pas à la faire changer d’avis. Dans ce cas, la souffrance et les croyances sont si profondément ancrées que le travail thérapeutique doit passer par une intellectualisation et une conceptualisation préalable, mais pour en revenir au final à l’affirmation de base, celle du bon sens. On pourrait aussi prendre comme exemple un joueur compulsif : lui dire « arrête de jouer car tu perds de l’argent » est vain, voire blessant. Il faut d’abord reconnecter tous les fils qui ont fait que ce bon sens fondamental a été perdu. Notre chance, en revanche, grâce au bon sens, est de pouvoir comprendre quasi-instantanément l’illogisme dans l’absolu de certains comportements qui nous entourent

Il nous est possible de passer à autre chose ensuite, parce que le mental-ego a tendance, s’il ne passe pas à l’étape suivante, à s’approprier ce savoir intellectualo-spirituel et à l’utiliser au même titre que toute possession, l’accumuler, s’en gaver et l’utiliser pour affirmer son hégémonie, ce qui donne des chefs de sectes (je n’emploie pas le mot gourou, car à la base ce mot se traduit simplement par « maître » en sanscrit). C’est à ce stade que le roc peut être fendu, que la coupe peut être vider, pour se libérer même de ce savoir verbalo-spirituel, aller au-delà du mental. Voila pourquoi bien souvent une personne qui ne vit que de « puissance » intellectuelle se trouve désarmée, toute nue, devant le sage qui rigole comme un enfant en disant des vérités si naturelles (simpliste pour l’intello.) On dit bien que l’homme du commun a les yeux de l’adulte et la conscience de l’enfant et que le sage a les yeux de l’enfant et la conscience de l’adulte. Ce qui est tout à fait différent, car les yeux de l’adulte jugent, sont sérieux, graves, mais derrière la conscience de l’enfant reste puérile, déchirée par les frustrations, les blessures du moi. Tandis que le sage avec les yeux de l’enfant regarde la vie sans cesse émerveillé, avec des yeux rond comme des billes, lumineux de gaieté. La conscience d’adulte chez le sage est celle de l’être qui a appréhendé toutes les facettes de l’existence humaine, est ressorti de nombreuses morts psycho-spirituelles et en a percé la compréhension.

Le sage, le libéré vivant, ne vit que de bon sens spirituel, d’une simplicité qui ferait fondre tous les icebergs de l’intellect. Ici, on est très loin de tous les débats d’idées, politique ou religieux. Il faut vraiment voir à quel point les théologiens (toutes religions confondues) se perdent dans leur savoir livresque, dans des théories sans fin et souvent soporifiques sur la nature de leurs dieux. C’est un exemple d’une utilisation surfaite et piégeuse du mental, qui perd de son intérêt purement « technique » pour s’imposer comme autorité. Personne ne peut déstabiliser par les mots la simplicité d’un être qui ne vit plus par les mots, mais par sa vie toute entière. Citation du Yi-King : « Le sage ne ressent pas le besoin d’influencer les êtres, il pratique l’enseignement sans paroles, c’est par ses actes qu’il transmet, et ainsi les êtres viennent à lui naturellement. » Que dire de plus … 

Extrait du site : http://www.unisson06.org/

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Le désir de reconnaissance

Posté par othoharmonie le 1 mars 2014

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§ 32. Pour se faire valoir et être reconnue comme libre, il faut que la conscience de soi se représente pour une autre comme libérée de la réalité naturelle présente. Ce moment n’est pas moins nécessaire que celui qui correspond à la liberté de la conscience de soi en elle-même. L’égalité absolue du Je par rapport à lui-même n’est pas une égalité essentiellement immédiate, mais une égalité qui se constitue en supprimant l’immédiateté sensible et qui, de la sorte, s’impose aussi à un autre Je comme libre et indépendante du sensible. Ainsi la conscience de soi se révèle conforme à son concept et, puisqu’elle donne réalité au Je, il est impossible qu’elle ne soit pas reconnue.

§ 33. Mais l’autonomie est moins la liberté qui sort de la présence sensible immédiate et qui se détache d’elle que, bien plutôt, la liberté au sein de cette présence. Ce moment est aussi nécessaire que l’autre, mais ils ne sont pas d’égale valeur. Par suite de l’inégalité qui tient à ce que, pour l’une des deux consciences de soi, la liberté a plus de valeur que la réalité sensible présente, tandis que, pour l’autre, cette présence assume, au regard de la liberté, valeur de réalité essentielle, c’est alors que s’établit entre elles, avec l’obligation réciproque d’être reconnues dans la réalité effective et déterminée, la relation maîtrise-servitude, ou, absolument parlant, service-obéissance, dans la mesure où cette différence d’autonomie est donnée par le rapport naturel immédiat.

§ 34. Puisqu’il est nécessaire que chacune des deux consciences de soi, qui s’opposent l’une à l’autre, s’efforce de se manifester et de s’affirmer, devant l’autre et pour l’autre, comme un être-pour-soi absolu, par la même celle qui a préféré la vie à la liberté, et qui se révèle impuissante à faire, par elle-même et pour assurer son indépendance, abstraction de sa réalité sensible présente, entre ainsi dans le rapport de servitude.

§ 35. Cependant, cette liberté purement négative, qui consiste à faire abstraction de la réalité naturelle présente, ne correspond pas au concept de la liberté, car cette dernière est l’égalité à soi-même dans l’altérité, celle, d’une part, de l’intuition de son soi en un autre soi, celle, d’autre part, de la liberté, non par rapport à la réalité présente mais dans cette réalité même, absolument parlant, — une liberté qui ait elle-même une réalité présente. Le serviteur est dépourvu de soi; son soi est un autre soi, en sorte que, dans le maître, il s’aliène et se supprime comme Je singulier et qu’il a en lui l’intuition de son soi essentiel comme d’un autre soi. Au contraire, dans le serviteur, le maître a l’intuition de l’autre Je comme d’un Je supprime, et celle de son propre vouloir singulier comme d’un vouloir conservé. (Histoire de Robinson et de Vendredi.)   

par Hegel 

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La guerre est un état d’esprit

Posté par othoharmonie le 1 mars 2014

Une conscience nouvelle : 

L’avènement d’une conscience humaine nouvelle est, comme le proclamait un slogan politique célèbre, «une idée qui fait son images (7)chemin» Issue des milieux philosophiques et spiritualistes, elle gagne le grand public, tant les nécessités de transformation se font pressantes.

Eckhart Tolle nous éclaire, dans cet ouvrage qu’est « Nouvelle Terre », sur ce que sous entend cette notion. De quoi est-elle faite ? Comment faut-il s’y prendre pour mettre les meilleures chances de son côté dans cette transformation ? Pourquoi est-ce si difficile ?

Cette aventure ne date pas d’aujourd’hui. Elle est aussi vieille que l’humanité. Mais aujourd’hui, il y a urgence, diront certains, ou merveilleuse opportunité, diront d’autres pour opérer ce changement radical, qui peut modifier le cours de nos vies, individuellement tout d’abord, puis collectivement. Un des grands désastres de notre monde, étant la persistance de conflits armés entraînant souffrances, destructions, et famines, nous avons sélectionné un extrait traitant des racines de la guerre et de la paix.

L’ego n’est pas personnel

Sur un plan collectif, l’état d’esprit «Nous avons raison et ils ont tort» est profondément et particulièrement ancré, en particulier dans les endroits du monde où les conflits entre nations, races, tribus ou idéologies durent depuis longtemps ou quand ils sont extrêmes et endémiques. Les opposants sont chacun totalement «identifiés» à leur point de vue, leur propre «histoire», c’est-à-dire leurs pensées. Les deux sont totalement incapables de voir qu’un autre point de vue peut exister et être tout aussi valide. L’écrivain israélien Yossie Halevi dit qu’on pourrait «faire de la place à une histoire autre», mais, dans bien des endroits du monde les gens ne sont pas encore prêts ou pas disposés à le faire. Les parties opposées croient qu’elles sont en possession de la vérité. Toutes deux se considèrent respectivement comme des victimes, et voient l’autre comme le méchant. Et parce que chacune a conceptualisé, et, par là même déshumanisé l’autre en en faisant l’ennemi, elles peuvent tuer et infliger toutes sortes de violences à l’autre, même aux enfants, sans sentir leur part d’humanité ni souffrir.

Chacun se retrouve pris au piège d’une spirale démente de perpétration et de rétribution, d’action et de réaction. Il devient évident ici que l’égo humain dans son aspect collectif de «nous» contre «eux» est encore plus dément, que le fondamentalement le même. Ce sont de loin de respectables citoyens bien normaux qui ont infligé la plus grande violence à d’autres humains, pas des criminels ni des détraqués mentaux. On peut donc aller jusqu’à dire que sur cette planète, «normal» équivaut à fou.

Et qu’est-ce qui se trouve à l’origine de cette folie ? L’identification complète aux pensées et aux émotions, autrement dit l’identification à l’ego. La cupidité, l’égoïsme, l’exploitation, la cruauté et la violence sont encore présents partout sur la planète. Lorsque vous ne les reconnaissez pas en tant que manifestations individuelles et collectives d’un dysfonctionnement sous-jacent, ou d’une maladie mentale sous-jacente, vous faites l’erreur d’identifier les personnes à leur comportement.

Vous élaborez une identité conceptuelle pour une personne ou un groupe en disant : «C’est ce qu’il est. C’est ce qu’ils sont.» Lorsque vous prenez l’ego des autres pour leur identité, c’est votre propre ego qui se sert de cette fausse perception pour se renforcer.

Vous réagissez donc en condamnant, en vous indignant, et souvent en vous mettant en colère contre celui que vous percevez comme l’ennemi. Tout ceci est extrêmement satisfaisant pour l’ego et renforce le sentiment de division entre vous et l’autre, dont la «différence» est grossie au point que vous ne réussissez plus à sentir votre part d’humanité commune, pas plus que la source de vie, l’essence divine, que vous avez en commun.

Vous avez beaucoup à apprendre de vos ennemis

Les schèmes de l’ego d’autrui auxquels vous réagissez particulièrement fort, et que vous prenez pour leur identité, ont souvent tendance à être les mêmes schèmes qui se trouvent aussi en vous, mais que ne pouvez ou ne voulez voir.

Vous avez donc dans ce sens-là beaucoup à apprendre de vos ennemis ! Qu’est-ce qui vous dérange le plus chez eux ? Leur égoïsme ? Leur cupidité ? Leur soif de pouvoir et de contrôle ?

Leur manque de sincérité ? Leur malhonnêteté, leur propension à la violence, etc ? Tout ce que vous détestez et à quoi vous réagissez fortement chez l’autre est aussi en vous. Mais ce n’est rien de plus qu’une forme d’ego.

Ce trait n’a rien à voir avec ce que la personne est, ni avec ce que vous êtes. Ce n’est que lorsque vous prenez ce trait pour ce que vous êtes, et que vous le remarquez chez vous qu’il devient une menace pour votre sentiment d’identité.

 

La guerre est un état d’esprit

Dans certains cas, il se peut que vous ayez besoin de vous protéger ou de protéger quelqu’un d’une autre personne. Faites attention de ne pas en faire une mission visant à «éradiquer le démon», car vous vous transformerez probablement en la chose même contre laquelle vous vous battez.. En vous battant contre l’inconscience, vous tomberez dans l’inconscience. On ne peut jamais combattre l’inconscience en s’attaquant à elle. 

Même si vous battez votre opposant, l’inconscience sera encore là : elle aura simplement changé de camp ou bien elle prendra une nouvelle forme chez votre opposant. Vous renforcez tout ce contre quoi vous vous battez. Et ce à quoi vous résistez se perpétue.

La guerre « contre » est vouée à l’échec

Actuellement, on entend fréquemment l’expression «la guerre contre» ceci ou cela. Chaque fois que je l’entends, je sais que cette guerre est vouée à l’échec. Il y a la guerre contre la drogue, la guerre contre la criminalité, la guerre contre le terrorisme, la guerre contre le cancer, la guerre contre la pauvreté, etc.

Malgré la guerre contre la criminalité et la drogue, il y a eu une augmentation spectaculaire de la criminalité et des délits reliés aux drogues aux cours des 25 dernières années. 1e nombre de prisonniers aux Etats-Unis est passé d’un peu moins de 300 000 en 1980 à 2,1 millions en 2004». La guerre contre les maladies nous a entre autres donné les antibiotiques. Ils ont tout d’abord fonctionné de façon spectaculaire, semblant nous rendre vainqueurs de la guerre contre les maladies  infectieuses.

Actuellement, bien des experts tombent d’accord pour affirmer que l’usage sans discernement et trop répandu des antibiotiques a créé une bombe à retardement parce que des souches de bactéries résistantes aux antibiotiques, que l’on qualifie de super bactéries, déclencheront une recrudescence de ces maladies et peut-être même des épidémies. Selon le Journal of the American Association, les traitements médicaux aux Etats-Unis constituent la troisième cause de mortalité après les maladies cardiaques et le cancer. L’homéopathie et la médecine traditionnelle chinoise représentent une alternative intéressante pour soigner les maladies puisqu’elles ne considèrent pas ces dernières comme l’ennemi et, par conséquent, ne créent pas de nouvelles maladies. La guerre est un état d’esprit et tout acte en émanant renforcera le méchant ennemi ou, si la guerre est gagnée, créera un nouvel ennemi, un nouveau méchant égal à celui qui a été battu ou pire que lui. I1 existe une profonde corrélation entre votre état de conscience et la réalité externe. 

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Quand vous êtes sous l’emprise d’un état d’esprit comme la «guerre», vos perceptions deviennent extrêmement sélectives et déformées. Autrement dit, vous ne verrez que ce que vous voulez voir, et vous l’interpréterez mal. Il vous est facile d’imaginer quels actes peuvent naître d’un tel système désaxé. Ou bien, au lieu de l’imaginer, vous pouvez aussi regarder les nouvelles à la télévision ce soir !

Eckart Tollé 

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Le pouvoir du silence, la pensée naturelle et la parole juste

Posté par othoharmonie le 1 mars 2014

 

davidciussiPar David Ciussi

Il est nécessaire de s’apprendre à redécouvrir le pouvoir du silence qui matérialise les pensées et paroles. Pour le comprendre, prenons l’analogie du rapport silencieux que la sève entretient avec un arbre. Son pouvoir est de manifester la totalité de l’arbre : racines, tronc, branches, feuilles, fleurs, etc. Pourtant la sève est discrète et silencieuse, mais cela ne l’empêche pas d’être puissante puisqu’elle est présente partout et crée toutes les expressions de l’arbre. 

De la même façon, le silence permet aux mots de se manifester, mais en avons- nous conscience ? Le silence n’est pas un endroit où il n’y a pas de bruit. Non, celui dont je vous parle, accepte et vivifie tous les bruits, c’est parce qu’il existe que les bruits peuvent naître et apparaître dans notre conscience. Il est la matrice de toute pensée et de toute parole, existence pure, lieu de rencontre préverbale où les langues humaines ne sont pas encore nées, où le monde mental n’a pas encore été mis en place. Si je pense et je parle à partir de ce niveau, alors la créativité et l’intelligence universelle vont irriguer mes émotions ; mes sentiments seront porteurs de tolérance et de paix car ils émergeront du mystère du langage et de la communication consciente. Cette pensée naturelle est d’origine sacrée, source joyeuse du silence, elle vise sa propre source et reconnaît l’étonnement d’être, elle crée le lien avec la beauté du « tout en soi » sans concepts, sans jugements ; elle ne blesse pas, ne manipule pas, ne trahit pas, elle fait rire … car elle est libre comme le vent. 

Si nous ne sommes plus à l’écoute de cette qualité dynamique et créatrice qu’est le silence, alors nous nous pensons comme des individus séparés de l’essentiel : nos paroles vont traduire notre souffrance d’être ; nos pensées vont devenir bruyantes du passé et du futur et les mots qui en découleront seront des objets-mémoire, fruits du « déjà entendu ». Notre conscience s’endormant, elle deviendra une pensée-objet, « un moi objectivé » qui juge et s’identifie à toute forme d’insatisfaction, prisonnier du temps et des choses qui passent. Alors pouvons-nous favoriser le jaillissement de la parole juste plutôt que de parler avec des mots saturés de mémoire ? 

Je suis comme posé sur les ailes d’un papillon… voletant d’un endroit à un autre… Mon existence est légère, aucun mot n’est capable d’accueillir ce qui me déborde et se répand à l’infini Ici, je vogue sur les ondes de ma respiration océan… Je suis en cela… dans cela… l’air …la mer… la terre… les roses… les iris… l’herbe… amis… ou ennemis. Je suis l’océan qui pénètre dans la pluie. J’inspire le nouveau monde et je meurs à l’ancien. Comme le sphinx, je renais infiniment, à mon appartenance, à cette géniale beauté… Ici, je suis tombé en moi et j’éprouve le miracle d’exister… Je suis le monde nouveau-né. Je suis tout cela et mes prénoms de famille sont: “l’arbre, la liberté, l’amour, les joies, les peines, les autres, les quartz, l’éveil, le torrent de montagne et la joie sans fin… car j’aime ce que je ne connais pas encore dans cet humble et modeste présent terrestre. »  

 David Ciussi - Site Internet : davidciussi.net Prochains rencontres : Hyères 22,23 et 24 mars- Paris 05 et 06 avril - 

A LIRE : « Pratiquer d’instant présent » de David CIUSSI. A commander à Soleil-levant BP 90283 – Avignon cedex 84011 – TARIF 15 euros.

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