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Manifester la réalité spirituelle

Posté par othoharmonie le 6 avril 2014

 

images (11)Question : Que puis-je faire pour amener la réalité à se manifester ? 

Réponse : Vous ne pouvez rien faire, mais vous pouvez éviter de créer des obstacles. Observez votre mental, voyez comment il naît, comment il fonctionne. En observant votre mental, vous découvrirez votre soi, qui est l’observateur. Quand vous vous tenez immobile, ne faisant que regarder, vous vous découvrez vous-même comme la lumière qui est derrière l’observateur. La source de la lumière est obscure, et inconnue la source de la connaissance. Seule cette source est. Retournez à la source et demeurez-y. Elle n’est pas dans le ciel ni dans l’éther omni-pénétrant. Dieu est tout ce qui est grand et merveilleux ; je ne suis rien, je ne possède rien, je ne peux rien faire Cependant tout vient de moi – je suis la source ; je suis la racine, l’origine. 

Quand la réalité explose en vous,  vous pouvez l’appeler expérience de Dieu ; ou plutôt, c’est Dieu qui fait l’expérience de vous. Dieu vous connaît quand vous vous connaissez vous-même. La réalité n’est pas le résultat d’un processus, c’est une explosion. Elle est totalement au delà du mental, mais tout ce que vous pouvez faire, c’est de connaître à fond votre mental. Non que votre mental vous aide, mais en connaissant votre mental, vous pourrez éviter qu’il ne vous rende incapable. Il faut que vous soyez vigilant, ou votre mental vous jouera des tours. C’est comme de surveiller un voleur – non que vous attendiez quoi que ce soit de lui, mais vous ne voulez pas être volé. Vous accorderez, de la même façon, beaucoup d’attention à votre mental, sans rien attendre de lui.

 Prenez un autre exemple. Nous veillons et nous dormons. Après un jour de travail, le sommeil vient. En fait, m’en vais-je dormir, ou bien est-ce l’inadvertance, spécifique du sommeil, qui se produit en moi ? En d’autres termes, nous sommes éveillés parce que nous dormons. Nous ne nous réveillons pas dans un état d’éveil réel. Dans l’état de veille, le monde, dû à l’ignorance, surgit et nous plonge dans un état de rêve éveillé. Sommeil comme veille sont de mauvaises appellations. Nous ne faisons que rêver.   

Seul le gnani (ndlr : le connaisseur) connaît le vrai éveil, comme le vrai sommeil. Nous rêvons que nous sommes éveillés, nous rêvons que nous sommes  endormis. Les trois états ne sont que des variétés de l’état de rêve. Cela libère que de traiter toute chose comme un rêve. Tant que vous accordez de la réalité aux rêves, vous en êtes l’esclave. En imaginant que vous êtes né un-tel, vous devenez l’esclave de ce « tel ». L’essence de l’esclavage, c’est de vous imaginer être un processus, d’avoir un passé et un futur, d’avoir une histoire. En fait, nous n’avons pas d’histoire, nous ne sommes pas un processus, nous ne nous développons pas, ni ne dépérissons ; voyez donc tout comme un rêve et restez hors de lui.

 

Sri nisargadatta maharaj – « je suis » – extrait de la conversation N° 41.

Publié dans Penserie, TRANSFORMATION INTERIEURE | Pas de Commentaire »

Un sage qui s’entraîne tous les jours

Posté par othoharmonie le 6 avril 2014

 

par Roger-Pol Droit

 

images (10)Autre  trait majeur de la sagesse en Occident : l’existence d’exercices spécifiques pour faire entrer les paroles vraies dans les faits – patiemment, par la répétition et l’entraînement. Les énoncés de la sagesse rationnelle constituent comme des patrons, au sens de la couture – des plans, des modèles, sur lesquels l’existence est à façonner. Aperçues par la raison, les vérités sont encore à faire advenir, petit à petit, dans les rouages du quotidien. 

La réussite de cette transformation n’est ni immédiate ni simple. Ni même assurée. L’exercice est lent. La résistance des matériaux appartient inévitablement au parcours. Le philosophe français contemporain Pierre Hadot (1922-2010) – qui fut professeur au Collège de France et influença notamment Michel Foucault – a mis en lumière le rôle central de ce qu’il a nommé « exercice spirituel ». C’était sa manière de traduire l’aïskèsis des Grecs – laquelle n’est pas ce que nous appelons aujourd’hui « l’ascèse », faite le plus souvent de renoncement et de mortification, mais simplement l’entraînement, le training. De même que sportifs ou musiciens doivent faire entrer dans les muscles et les tendons les gestes qui conviennent, le sage doit faire passer les énoncés-clés dans la réalité quotidienne – physique, psychologique, sociale.  

Par exemple, chaque soir, le stoïcien se demande si, dans la journée, il s’est comporté conformément aux principes qui sont les siens. Ne s’est-il pas laissé aller à la colère, au mépris des autres, à l’emportement inutile ? Ou bien il tente d’adopter « le point de vue d’en haut », de contempler la vie comme du sommet de la montagne voisine, pour prendre conscience de la relativité des événements, de la petitesse de nos existences, du caractère minuscule et risible, par rapport à l’immensité du tout, de ce qui nous trouble et nous agite.  

Ces exercices et quelques autres – comme celui de l’ancrage dans l’instant présent – sont de véritables leviers de la transformation. Ils balisent et guident le cheminement vers un état plus sage, ou entretiennent ce qui est déjà acquis. A la sagesse soudaine, foudroyante, s’opposent ces édifices construits bout par bout, à la longue. Au lieu du satori subit, le fitness de sapience jour après jour. 

Il existe évidemment des exercices spirituels ou des équivalents dans d’autres traditions. Toutefois, le caractère méthodique, répétitif, quasiment sportif de l’entraînement à la sagesse ­cou­plé à la rationalité ne semble pas avoir d’équi­valent strict dans d’autres aires culturelles. Ailleurs, on trouve de multiples pratiques corporelles qui font presque défaut à la tradition occidentale. L’exercice spirituel à l’occidentale est à comprendre comme une manière d’inscrire, à force de répétition et d’entraînement, une vérité logique dans la chair, dans les attitudes du corps, dans l’affectivité.  

Mais il n’est jamais certain que cela marche. Il se pourrait que la sagesse se révèle une tâche impossible, un vain rêve. Commencer à être sage, serait-ce reconnaître qu’on ne peut pas l’être ? Voilà une démarche paradoxale : la destruction du rêve devient positive, la déception se fait allègre. Là encore, une histoire ancienne se réactive. Les stoïciens disaient déjà, tout en poursuivant leur quête de sagesse, qu’il se pourrait qu’aucun homme ne soit jamais vraiment devenu sage Cette forme de corrosion critique, l’Occident la connaît et la pratique mieux que personne.

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La vie intérieure

Posté par othoharmonie le 6 avril 2014

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« …lorsque j’articule la dernière syllabe du mot, les deux premières ont été articulées déjà; elles sont du passé par rapport à celle-là, qui devrait alors s’appeler du présent. Mais cette dernière syllabe « rie », je ne l’ai pas prononcée instantanément ; le temps, si court soit-il, pendant lequel je l’ai émise, est décomposable en parties, et ces parties sont du passé par rapport à la dernière d’entre elles, qui serait, elle, du présent définitif si elle n’était décomposable à son tour : de sorte que vous aurez beau faire, vous ne pourrez tracer une ligne de démarcation entre le passé et le présent, ni par conséquent, entre la mémoire et la conscience. A vrai dire, quand j’articule le mot « causerie », j’ai présents à l’esprit non seulement le commencement, le milieu et la fin du mot, mais encore les mots qui ont précédé, mais encore tout ce que j’ai déjà prononcé de la phrase ; sinon, j’aurais perdu le fil de mon discours.

Maintenant, si la ponctuation du discours eût été différente, ma phrase eût pu commencer plus tôt; elle eût englobé, par exemple, la phrase précédente, et mon « présent » se fût dilaté encore davantage dans le passé. Poussons ce raisonnement jusqu’au bout : supposons que mon discours dure depuis des années, depuis le premier éveil de ma conscience, qu’il se poursuive en une phrase unique, et que ma conscience soit assez détachée de l’avenir, assez désintéressée de l’action, pour s’employer exclusivement à embrasser le Sens de la phrase : je ne chercherais pas plus d’explication, alors, à la conservation intégrale de cette phrase que je n’en cherche à la survivance des deux premières syllabes du mot « causerie » quand je prononce la dernière Or, je crois bien que notre vie intérieure tout entière est quelque chose comme une phrase unique entamée dès le premier éveil de la conscience, phrase semée de virgules, mais nulle part coupée par des points. Et je crois par conséquent aussi que notre passé tout entier est là, subconscient – je veux dire présent à nous de telle manière que notre conscience, pour en avoir la révélation, n’ait pas besoin de sortir d’elle-même ni de rien s’adjoindre d’étranger : elle n’a, pour apercevoir distinctement tout ce queue renferme ou plutôt tout ce queue est, qu’à écarter un obstacle, à soulever un voile. Heureux obstacle, d’ailleurs ! voile infiniment précieux !

C’est le cerveau qui nous rend le service de maintenir notre attention fixée sur la vie; et la vie, elle, regarde en avant; elle ne se retourne en arrière que dans la mesure où le passé peut l’aider à éclairer et à préparer l’avenir. Vivre, pour l’esprit, c’est essentiellement se concentrer sur l’acte à accomplir. C’est donc s’insérer dans les choses par l’intermédiaire d’un mécanisme qui extraira de la conscience tout ce qui est utilisable pour l’action, quitte à obscurcir la plus grande partie du reste. Tel est le rôle du cerveau dans l’opération de la mémoire : il ne sert pas à conserver le passé, mais à le masquer d’abord, puis à en laisser transparaître ce qui est pratiquement utile. Et tel est aussi le rôle du cerveau vis-à-vis de l’esprit en général. Dégageant de l’esprit ce qui est extériorisable en, mouvement, insérant l’esprit dans ce cadre moteur, il l’amène à limiter le plus souvent sa vision, mais aussi à rendre son action efficace. C’est dire que l’esprit déborde le cerveau de toutes parts, et que activité cérébrale ne répond qu’à une infime partie de L’activité mentale.

Mais c’est dire aussi que la vie de l’esprit ne peut pas être un effet de la vie du corps, que tout se passe au contraire comme si le corps était utilisé par l’esprit, … »

L’énergie spirituelle de Bergson

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Savez vous d’où viennent les baisers

Posté par othoharmonie le 6 avril 2014

Jacques Salomé :

images (8)Une amie me racontait tout récemment une histoire en forme de conte sur l’origine du baiser « Le baiser naquit le jour où le premier reptile mâle lécha le premier reptile femelle, lui laissant ainsi entendre, d’une façon subtile et flatteuse, qu’elle était aussi succulente que le petit animal qu’il avait mangé la veille pour son dîner… ».

Elle ajouta « Pour aller plus loin, même si je ne prétends pas être une experte en baiser, seulement une pratiquante assidue, je pense qu’avec le baiser naquit le goût du bon de soi que l’on a plaisir à offrir à l’autre, non pour le consommer dans l’immédiat, mais au contraire pour le conserver proche, tout proche. Pour lui donner envie de nous revoir, pour lui donner le goût d’une intimité plus intime encore….Par la suite, l’aventure se compliqua et devient d’une complexité telle qu’on oublia l’origine gustative du baiser, pour n’en garder que le plaisir sensuel et tout ce qui en découlera. 

Le baiser devint une invite à des choses plus sérieuses « je ne te mange pas, mais je tiens à toi ! » Pour se complexifier encore plus « Je tiens à toi, et je voudrais qu’il en soit de même pour toi » Et même plus encore « Je voudrais que tu ne tienne qu’à moi ! Je ne sais qui des deux se posa le premier la question « mais qu’est ce que je donne, qu’est ce que j’engage de moi dans un baiser ? » En poursuivant sur cette lancée, j’ajoute qu’il est possible d’imaginer, qu’avec le baiser se créa le désir d’une réciprocité. Ce qui était bon pour l’un, pouvait le devenir aussi pour l’autre et par la suite avec un peu d’entraînement, se révéler être un incroyable stimulant au plaisir d’être proche, confiant, ouvert à l’abandon et à la confiance dans ce qu’on pourra nommer plus tard des relations d’intimité ! Le baiser, chacun le sait, du moins celui qui a un peu vécu, diversifia par la suite, beaucoup ses activités. Il quitta le visage, la bouche pour entreprendre l’exploration de ce vaste pays qu’est un corps de femme (ou d’homme !) Il descendit, s’attarda, s’étonna, s’éblouit, se réjouit de tant de découvertes et surtout d’autant d’abondance dans la réceptivité. Il rencontra parfois des résistances, des refus, des rejets, mais aussi parfois (souvent) un accueil fabuleux, se transforma en émotions, en transpirations, en peurs, en joie, en caresses et inventa même les débuts de la tendresse.

Là le baiser se dépassa, élargit son horizon, approfondit ses sensations, devint subtil, joueur, câlin, rieur. Et comme dans toute réussite, le baiser eut aussi quelques faiblesses, il devint parfois conventionnel et même un peu formel, automatique, furtif, déposé sans être reçu, réduit à un petit bruit semblable à un demi soupir, jeté n’importe où, tel le baiser dit du missionnaire « qui tombe toujours à coté » (on en voit dans l’entrée de certaines maisons ou appartements, tristement collés à la moquette du sol !) Alors n’hésitez pas, osez le baiser à pleine bouche (je ne dis pas à pleine muqueuse) comme celui que reçu une de mes filles, à 11 ans. Elle était pourtant très amoureuse, mais quand elle rentra ce soir là, complètement catastrophée et que je la découvris abattue au bord de son lit, elle témoigna de sa déception et même de sa colère « papa c’est dégueulasse, Kevin m’a embrassée-

> Alors tu dois être très contente, car il m’a semblé que tu l’aimais beaucoup ce Kevin dont j’entends beaucoup parler depuis quelque temps !

> je l’aime bien oui, mais il m’a fait un baiser baveux, il m’a donné un baiser tout mouillé, beurk ! Je crois que ce jour la relation en a pris un coup ! Il ne faut pas galvauder le baiser et je conseille même de donner à chacun des baiser que l’on donne (ou que l’on reçoit) toute la place, l’attention, la chaleur et la fougue qu’il mérite. Apprendre à recevoir un baiser pourrait être nécessaire à certains, dont je vois la tête s’éloigner avant même que le baiser soit déposé et ne tombe dans le vide. Mais malgré ces quelques avatars, il me semble que le baiser à encore de beaux jours devant lui, qu’il survivra aux modes et aux coutumes, que nous pourrons le léguer non seulement à nos enfants mais à tous ceux que nous aimons, pour lesquels nous avons de l’attirance, de la tendresse ou de l’admiration. Je crois que le baiser est un cadeau toujours perfectible, susceptible de beaucoup de variantes et d’enrichissements. Si on se rappelle que le baiser quand il n’est pas en démonstration et qu’il est sincère reste le plus beau des hommages à celui ou à celle que l’on aime. 

Jacques Salomé est l’auteur de • Car nul ne sait à l’avance la durée de vie d’un amour. Ed Dervy • En amour l’avenir vient de loin. Albin Michel • Je croyais qu’il suffisait de t’aimer Albin Michel.

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