- Extraits :
Introduction
Il est des cadeaux que l’on ne peut garder pour soi. Les enseignants que j’ai reçus en tentant de sauver mon fils Charles-Antoine d’une mort certaine font partie des trésors que l’on ne peut que souhaiter partager.
Cet enfant, que l’on disait atteint dès la naissance d’une maladie pulmonaire aussi rare qu’incurable, jouit maintenant d’une santé florissante. La détérioration de ses poumons, que même les corticostéroïdes et la chimiothérapie ne parvenaient pas à enrayer, a pourtant mystérieusement régressé au fil des mois, pour notre plus grand bonheur.
Rémission complète, guérison miraculeuse ou victoire des médecines douces ? À vous de juger. J’espère seulement que ce témoignage émouvant, au-delà8du sensationnalisme qu’il inspire, alimentera votre réflexion sur les choix disponibles actuellement en matière de santé et de mieux-être. Je souhaite aussi, modestement, insuffler une lueur d’espoir dans le cœur d’autres personnes malades ; voire même, peut-être, les inciter à explorer pour elles-mêmes ces voies moins « traditionnelles » que sont les médecines alternatives…
Tout ce que vous lirez dans les pages qui suivent est vrai. De la première à la dernière ligne. Aussi surprenant que cela puisse paraître, les thérapies alternatives ont pris le relais là où les spécialistes du génie biomédical se sont avoués vaincus. A mes yeux, ce n’est pas une question de chance, mais les résultats concrets d’une longue démarche très exigeante tant sur le plan physique qu’émotionnel – et même, oserais-je dire, spirituel.
Si vous croyez vous aussi que la maladie est le cri d’alarme d’un corps qui aspire à une transformation radicale de vos habitudes de vie pour mieux répondre à vos réels besoins, vous serez enchanté de découvrir les moyens concrets que nous avons choisis pour tenter l’impossible: ramener un enfant dont les poumons étaient détruits à 70 % à une vie saine, sans médicament et sans oxygénothérapie. Impossible, me direz-vous : les poumons ne se régénèrent pas. Ainsi qu’il est, semble-t-il, impossible de se sevrer de la cortisone lorsqu’on en a pris des doses massives et que les surrénales ont cessé de fonctionner pendant plus d’un an…
Or, Charles-Antoine, avec une volonté de fer et une soif de vivre incomparable, a accompli ces prodiges naturellement, sans se poser de question. Et, par le fait même, il nous a prouvé à tous qu’impossible est un mot que nous devrions définitivement rayer de notre vocabulaire !
Dès le départ, il s’est montré beaucoup plus coopératif envers les praticiens alternatifs qu’avec les médecins – qui sans doute l’effrayaient avec leurs sarraus blancs et leur attirail impressionnant. Cependant, tout petit qu’il était, dès l’âge de deux ans il se prêtait volontiers aux massages et aux visualisations que nous faisions avec lui avant de l’endormir. Par la suite, et ce jusqu’à l’adolescence, il a insisté pour que nous fassions chaque soir une « chaîne d’énergie », toute la famille réunie.
Cet extraordinaire cheminement a bouleversé complètement ma perception du quotidien et du monde qui nous entoure. J’ai été littéralement transformée par cette expérience dans toutes les sphères de ma vie : dans mes relations avec les autres, dans ma façon de penser, de m’alimenter, de m’occuper de moi, de me « connecter » avec le divin…
En outre, j’ai choisi de réorienter ma carrière vers des disciplines plus épanouissantes et valorisantes à mes yeux : le développement personnel, le coaching et la promotion de la santé globale sous toutes ses formes. C’est dans cette visée que je vous propose la biographie de Charles-Antoine, qui relate aussi ma propre évolution comme femme et comme mère. Puisse ce récit éveiller en vous des perspectives nouvelles qui vous permettront de vous engager vous aussi sur la voie de cette guérison « personnelle » à laquelle vous n’auriez jamais osé rêver…
Diane LeBlanc
Premier chapitre (début) Une naissance difficile
Les premiers rayons de l’aube pointaient à peine à l’horizon et pourtant il faisait déjà une chaleur accablante dans la chambre à coucher. La canicule persistait depuis plusieurs semaines et l’air ne parvenait pas à circuler dans notre petit appartement tout en longueur situé dans un immeuble quelconque et anonyme de Brossard, en banlieue sud de Montréal. Parvenue au terme de ma grossesse, avec l’impression d’être gonflée comme un ballon dirigeable, j’abhorrais mon corps qui lui, s’épuisait à transpirer à grosses gouttes.
Pourtant, en ce matin d’août 1988, c’est en frissonnant que je m’éveille, émergeant en sursaut d’un terrible cauchemar. La sueur qui plus tôt me collait à la peau, me glace maintenant l’échine. Suffoquée par les sentiments d’horreur qui coulent encore dans mes veines, j’ouvre les yeux en cherchant mon souffle, aspirant goulûment l’air ambiant, tel un plongeur sous-marin qui aurait épuisé toutes ses réserves d’oxygène.
Bouleversée, je sens que qu’il me sera impossible d’étrangler le long sanglot qui monte dans ma gorge. Ne souhaitant aucunement réveiller Serge, mon merveilleux époux qui dort encore paisiblement à mes côtés, je quitte le lit en courant et me réfugie sur le canapé du salon, une boîte de papiers mouchoirs sur les genoux.
Toute ébranlée par ce rêve sinistre, je ne peux m’empêcher de revoir les images macabres déferler devant mes yeux, me retenant à nouveau prisonnière de ce cauchemar qui n’en finit plus de me hanter depuis quelques mois.
Je me vois étendue sur le lit blanc d’un hôpital inconnu, accouchant en douceur d’un beau garçon aux yeux et aux cheveux très foncés. Le bébé me sourit en m’adressant un regard tendre, quoiqu’un peu triste (sans doute sait-il déjà ce qui va suivre).
Tandis que je lui caresse amoureusement la tête, frôlant ses douces joues rosées, jouant avec ses petites mains délicates et ses petits pieds encore tous flétris par le liquide amniotique, je le vois soudain se mettre à se recroqueviller sur lui-même. Là, dans mes bras, mon nouveau-né semble tout à coup se dégonfler comme un ballon troué. Il diminue rapidement de volume, devient de plus en plus minuscule – de la grosseur d’une tête d’épingle – pour ensuite disparaître complètement.
Totalement désemparée, d’un seul bond, je m’élance hors du lit. Je me mets aussitôt à fouiller la chambre de maternité de fond en comble. Dans un excès de panique, je me précipite vers la pouponnière, vêtue d’une simple blouse d’hôpital qui laisse entrevoir ma nudité, tout comme mes cuisses encore recouvertes du sang de l’accouchement.
Or, je me fous royalement de ce que les gens peuvent penser : je veux retrouver mon fils. Après avoir parcouru l’hôpital dans ses moindres recoins sans déceler la moindre trace du bébé, je m’écroule en larmes au beau milieu d’un corridor, effondrée et impuissante…
Le sentiment d’effroi qui m’a traversée à mon réveil est revenu. Une impression confuse de danger, de malheur, m’oppresse la poitrine. La panique s’infiltre par tous les pores de ma peau. Je suis rongée par l’inquiétude : Mon bébé serait-il à l’agonie en mon sein ? Va-t-il mourir à la naissance ? Et si je n’étais pas une bonne mère ? Ai-je fauté de quelque façon que se soit durant ma grossesse ? Peut-être suis-je en train de perdre la raison ?
Emmurée dans mon apitoiement sur moi-même, je ne me suis pas rendue compte que je sanglote maintenant bruyamment. Serge s’est approché en silence. Il s’assoit tout près de moi et m’ouvre affectueusement ses bras pour que je m’y réfugie. Comme je ne parviens pas à lui communiquer mes peurs et cette angoisse qui m’étreint, il tente de me réconforter avec douceur :
- Tu sais, c’est parfaitement normal d’être inquiète quand on attend son premier bébé. À seulement quelques jours de l’accouchement, je comprends que tu sois anxieuse. Tu verras, ça va bien aller…
- Mais tu ne comprends pas ! Mon rêve, je sens que c’est un avertissement. J’ai le pressentiment qu’il va arriver quelque chose de terrible.
- Tu t’en fais pour rien ! Ta gynécologue t’a dit encore hier que tout se déroulait parfaitement bien. D’ici maximum une semaine, tu berceras un merveilleux petit garçon ou une adorable petite fille dans tes bras et tu oublieras vite tous ces cauchemars de femme enceinte.
- Je n’en peux plus, tu sais…
Et voilà que je me remets à pleurer. La date de « délivrance », prévue initialement pour le 2 août, a été retardée parce que mon col était à peine dilaté à la quarantième semaine de grossesse. Quoique cela paraisse habituel lors d’une première gestation, la chaleur harassante qui avait perduré tout l’été était venue à bout de toutes mes ressources intérieures. Chaque nouvelle journée sans manifestation de signes précurseurs m’épuisait davantage.
- Que dirais-tu de sortir aujourd’hui, histoire de se changer les idées ? On ne va pas rester dans cet appartement étouffant tout le week-end… Puisque tu ne vas pas accoucher aujourd’hui, on pourrait aller faire un tour au camping ?
Je n’hésite pas très longtemps. Comme toujours mon mari a raison : aller rejoindre mes beaux-parents sur le terrain de camping de mon beau-frère Michel ne peut que me faire du bien ! Séchant mes larmes, j’embrasse Serge et décide d’aller rassembler quelques vêtements tandis qu’il prépare le déjeuner. Celui-ci, à la fois moqueur et attendri, ne peut résister à l’envie de me lancer ses dernières recommandations :
- Emporte donc ta valise d’hôpital avec toi… On ne sait jamais !
J’essaie de me montrer optimiste moi aussi, me disant qu’en effet, si mes contractions se déclenchent, ce pourrait être agréable d’accoucher à Joliette, là où habitent nos familles respectives…
SOURCE http://www.biancagaia.com