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Chaque être vivant fait partie d’un tout

Posté par othoharmonie le 15 avril 2014

Jusqu’à quel point une espèce animale peut-elle avoir un impact positif sur son environnement ? Au Parc Yellowstone, le loups vont jusqu’à changer le comportement des rivières.

Chaque être vivant fait partie d’un tout dans Nouvelle conscience LoupsRiviere

« Les loups, bien que peu en nombre, ont non seulement transformé l’écosystème du parc de Yellowstone, cette gigantesque région, mais aussi sa topographie », dévoile une vidéo postée par l’association Sustainable Man. En reprenant la place naturelle qu’ils avaient perdue dans un écosystème qui avait besoin d’eux pour se rééquilibrer, les loups ont eu par effet de ricochet des impacts insoupçonnés sur leur environnement. « Les cerfs ont commencé à éviter certains endroits du parc. Et immédiatement ces endroits ont commencé à se régénérer ». La végétation a repris ses droits. Une grande diversité de plantes, buissons, arbres, s’est développée. Par réaction en chaîne, oiseaux, loutres, ragondins, canards, belettes, renards et même les ours, ont élargi leurs territoires. Les castors, véritables ingénieurs écologiques, ont construit plus de barrages, au grand bonheur de nombreux poissons et reptiles qui y ont pris refuge. Les arbres et les buissons ont recouvert les zones sujettes à l’érosion et consolidé les berges des rivières. Celles-ci se sont ainsi régénérées et stabilisées. 

Quelle leçon d’écologie ! La réintroduction des loups au parc de Yellowstone aux Etats-Unis en 1995 nous montre que chaque espèce constitue un maillon important dans l’écosystème dont il fait partie. Son influence ne se cantonne pas seulement à ses voisins immédiats dans la chaîne alimentaire mais, par répercussion, à l’ensemble de son environnement. Chaque être vivant fait partie d’un tout et l’équilibre du tout est dépendant du bon fonctionnement de chacun. 

Image de prévisualisation YouTube
http://www.youtube.com/watch?v=ysa5OBhXz-Q

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Terre ancestrale

Posté par othoharmonie le 15 avril 2014

En Colombie, les indiens Kogis sont chassés de leurs terres ancestrales. Pour eux, pour nous, la préservation de leur culture est vitale. Comment les aider d’un simple clic ?

Terre ancestrale dans APPRENDS-MOI LivreKogis

C’est l’histoire d’une montagne enneigée, cernée par le désert et la mer caraïbe, dans la région colombienne de Santa Marta. Une terre qu’on dit étrange, mystérieuse, attachante… C’est l’histoire du peuple qui vit là, perché à près de 6000 mètres d’altitude, depuis plus de 500 ans. Derniers héritiers des grandes civilisations précolombiennes, les Kogis ne considèrent pas la Sierra Nevada simplement comme un lieu de vie, mais comme le cœur du monde, le siège sacré de la Terre-mère, celle qui leur a transmis le code moral et spirituel qui régit leur société. 

La biodiversité de la Sierra Nevada est remarquable : 500 hectares de forêt tropicale, 35% des oiseaux nationaux, 7% des espèces vivantes sur la planète. Sa position lui confère le rôle de château d’eau pour les habitants de la région. Ces ressources, pourtant, sont gravement menacées. Dérèglement climatique oblige, les rivières s’assèchent, la glace disparaît. La déforestation anéantit les espèces, et chasse les Kogis de leurs terres. 

Un savoir précieux

Ils ne sont plus que 12000, mais leur savoir est précieux. « Les Kogis sont porteurs de valeurs qu’on n’a plus, d’un sens qu’on n’a plus, d’une médecine préventive qu’on n’a plus, d’un accès à la connaissance qu’on n’a plus », commente Eric Julien, fondateur de l’association Tchendukua, qui soutient les Kogis depuis plus de 15 ans. Les aider à conserver leurs territoires et leurs rites ancestraux n’est pas qu’un geste moral : c’est une nécessité pour nous tous. 

« Pour eux, perdre leur terre, c’est perdre leur culture, confirme l’auteur Christophe Chenebault. Pour nous, c’est la mort d’une mémoire et d’un savoir irremplaçable », ainsi que d’un poumon de protection de l’environnement. « Nous ne vous demandons pas seulement de nous aider pour retrouver des terres, nous vous demandons surtout de nous aider à protéger ce que vous appelez la nature, les êtres vivants, les animaux, les plantes, les arbres, mais aussi les pierres, plaident les Kogis eux-mêmes. Vous ne nous rendez pas seulement des terres pour que nous puissions cultiver, vous nous rendez aussi des lieux sacrés, les sites de nos ancêtres où nous pouvons faire notre travail traditionnel pour protéger les choses. »

Une œuvre collective

A travers eux, c’est notre propre prise de conscience que nous cultivons. « Les peuples racine, dont font partie les Kogis, sont porteurs de solutions originales, à même de nous aider à voir autrement les grands enjeux de notre temps, non seulement dans le domaine des relations humaines, mais aussi dans celui de la science et de la compréhension des choses », estime Eric Julien. Permettre à leur façon de vivre et de voir le monde de perdurer, c’est nourrir notre propre chemin vers le respect, l’attention, le soin, l’écoute, la coopération, la recherche d’équilibre et d’harmonie… 

Envie de participer ? Christophe Chenebault travaille bénévolement depuis un an à la réalisation d’un beau livre au profit des Kogis, intitulé Rien n’est éternel sauf les étincelles. 40 photographes, dont Yann Arthus-Bertrand, Reza et bien d’autres talents, ont offert une de leurs images pour que puisse naître un ouvrage conçu comme « un voyage vers soi, vers l’autre, vers notre propre nature, vers d’autres cultures ». La vente de 2000 exemplaires permettra de racheter 100 hectares de terres sacrées, à travers l’association Tchendukua, et de les remettre aux Kogis. Pour soutenir le projet ou précommander le livre, il suffit d’un clic. 

Soutenir le projet ou précommander le livre 

Association Tchendukua

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Un processus déshumanisant

Posté par othoharmonie le 15 avril 2014

 

Dominique Rankin est homme-médecine et chef héréditaire algonquin. Victime des violences perpétrées au Canada contre les amérindiens, il a su dépasser la rancœur et la haine pour avancer vers le pardon et la réconciliation. Un parcours hors du commun.
Un processus déshumanisant dans APPRENDS-MOI DRankin

Vous aimeriez, vous, qu’on vous traite de maudit sauvage ? Qu’on vous arrache à votre terre et à vos parents ? Qu’on vous oblige à renier vos origines et vos valeurs ? L’histoire paraît d’un autre temps. Le chef amérindien Dominique Rankin, pourtant, du haut de ses 67 ans, peut en témoigner. C’est l’histoire qu’il a vécue, enfant, lorsque les Blancs ont exproprié sa famille pour s’accaparer la forêt où elle vivait. Lorsqu’ils se sont retrouvés parqués à proximité de la ville, sans avoir le droit de la fréquenter. Lorsque qu’il a été envoyé de force avec cinq de ses frères et sœurs au « pensionnat des petits sauvages », confiés aux bons soins d’hommes et de femmes d’Eglise « qui ne nous aimaient pas ».

Un processus déshumanisant

« Leur but était de faire de nous des Blancs, en tuant le petit indien à l’intérieur », se souvient Dominique Rankin. Interdiction de parler l’algonquin ou de porter des vêtements traditionnels. Interdiction d’être identifié autrement que par un numéro. Interdiction de croire en autre chose que dans le Diable et le Bon Dieu… La violence est morale, mentale, mais aussi physique. Chaque pas de travers est puni par des sévices corporels et des abus sexuels, perpétrés par des hommes autant que par des femmes. « Certains missionnaires étaient bons, tient-il à nuancer, mais ils se protégeaient les uns les autres. »

Les jeunes amérindiens sont cloîtrés, désemparés, incapables de concevoir ce qu’ils endurent et d’en parler.« Avant d’arriver là, nous ne connaissions pas la violence, rappelle Dominique Rankin. Dans notre langue, il n’y a pas de mot pour désigner le viol ; on n’en a pas besoin. » Au fil des années, les élèves se blindent, apprennent à répondre à la haine par la haine, à la violence par la violence. Après 6 ans au pensionnat, « à 14 ans, j’étais devenu dangereux, confirme le chef algonquin. Tout ce qu’on voulait, c’était faire mal », au point de s’organiser pour filer une raclée au plus sadique de leurs oppresseurs. Bilan : fracture du crâne pour l’agressé, passage devant la justice pour ses jeunes agresseurs, et là, miracle, l’oreille attentive d’un juge. Le magistrat écoute leur récit et ordonne qu’ils ne remettent jamais les pieds au pensionnat. 

Mais le mal est fait. « Nous avions appris à ne pas nous aimer, à ne pas aimer nos parents et à détester les Blancs », indique Dominique Rankin. Comme bien des siens, il sombre alors dans l’alcool et l’errance, jusqu’au jour où sa mère vient le chercher dans le parc où il a échoué. Sans un pourquoi, juste pour le ramener chez lui, à lui – car « pas de réconciliation possible avec les autres sans réconciliation, d’abord, avec soi-même ».

Retour à soi

Au contact de sa terre, des anciens et de leurs enseignements, Dominique Rankin retrouve ses esprits. « Dans la nature, tu as l’esprit et le cœur libres, estime-t-il. En observant les arbres, les plantes, les animaux, en les écoutant, tu reçois de purs enseignements. Quand je suis retourné dans la forêt, je suis redevenu moi ; non plus l’enfant du pensionnat mais celui de la forêt », que ses aînés avaient reconnu dès l’âge de 7 ans comme un futur homme-médecine. 

« Le pensionnat avait fait de moi un objet, une victime. » Au gré des initiations, au contact des anciens et du monde spirituel, il lâche prise de la violence et de la rancœur qui le rongeait. « Pendant des années, j’ai jugé : l’Eglise, les religieux, les Blancs. Dans ma tête, c’est tout ce monde-là qui m’avait violé. Mais ce n’est pas vrai ; c’est simplement l’homme et la femme malades ». La force de Dominique Rankin est d’avoir pris conscience que « l’autre » n’est pas « tous les autres ». Que le bourreau peut être aussi victime : d’un système, d’un schéma de pensée, d’un problème ou d’une pathologie personnelle… Et qu’il avait en lui la possibilité de recouvrer sa liberté d’être. « Ma chance est d’avoir eu des bases solides, dit-il. Merci à mes ancêtres, merci au grand esprit ! J’ai simplement eu à aller rechercher ce que j’avais délaissé. »

Dominique Rankin est devenu un exemple. Son témoignage a permis à d’autres de s’ouvrir et de faire le chemin. En tant que chef politique, il a œuvré pour l’affirmation et la reconnaissance de la culture amérindienne. Aujourd’hui, il se consacre à son rôle d’homme-médecine et de leader spirituel, tant pour les siens que pour les Blancs qui, de plus en plus, font la démarche de venir à lui pour bénéficier de sa sagesse et de ses enseignements. « Aujourd’hui, j’aime le monde, conclut-il. Avant je le détestais. » Mais impossible d’oublier. Le processus de guérison est quotidien. Tous les jours, il doit, nous devons tous, dépasser nos peurs et nos conditionnements pour faire l’effort de « nous trouver comme humains » et travailler, ensemble, au rassemblement. 

Rencontres avec Dominique Rankin en Europe

couv_853 dans LECTURES InspirantesOn nous appelait les sauvages, Dominique Rankin, Marie-Josée Tardif
Le jour (Mars 2012 ; 160 pages) 

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