Lorsque charité et solidarité se rencontrent

Posté par othoharmonie le 3 mai 2014

« Changer le monde », un café à la fois, fait « tâche d’huile » de par le monde… Le changement est en route !

Pour Julie Gilbert, propriétaire du café montréalais Ô deux sœurs, dans Rosemont, à Montréal, les cafés « suspendus » qu’elle offre depuis quelques mois créent un lien entre ses clients réguliers et ceux qui sont dans le besoin. Depuis mai 2013, ce petit restaurant est devenu le premier établissement Montréalais à prendre part au mouvement des « cafés en attente ».

Un « Café en attente », c’est quoi ?
café en attente, suspendu
café en attente, suspenduLe caffè sospeso (en français : « café suspendu, en attente ») est à l’origine une tradition de solidarité, pratiquée dans les bars napolitains.
Elle consiste – pour un Napolitain heureux, quelle qu’en soit la raison – à commander un café et en payer deux, un pour lui et un autre pour un client qui pourrait en avoir besoin plus tard.
café en attente, suspendu
Le 10 décembre 2011, la Giornata del Caffè Sospeso (Journée du café suspendu) a été instaurée avec le soutien de plusieurs organisations culturelles et le maire de Naples, Luigi De Magistris. Depuis quelques mois, ce concept pourtant centenaire, connaît un nouvel essor international : partout dans le monde, des communautés locales voient le jour. Bénévoles au sein de la communauté du Québec, nous avons pris l’initiative de créer ce site, avec le désir de promouvoir ce bel élan de solidarité.

Lorsque charité et solidarité se rencontrent
café en attente, suspendu
De nouveaux venus ont fait leur apparition en 2013 sur les menus de certains cafés indépendants et petits restaurants du Québec. « Cafés en attente », « sandwichs suspendus » et « bouffe solidaire » sont devenus autant de manières de faire du bien avec peu.
café en attente, suspendu
café en attente, suspenduLe tableau noir est tout simple. Au menu : cafés, sandwichs et soupes, tous « en attente ». Loin d’être une nouvelle méthode de torréfaction ou de cuisson, la mise en suspens de produits alimentaires consiste ni plus ni moins qu’à donner au suivant.
café en attente, suspendu
« Ce n’est pas compliqué, explique Julie Gilbert, propriétaire du café Ô deux sœurs, situé à deux pas du métro Rosemont. Les gens viennent ici, ils achètent un café, une soupe ou un sandwich pour eux et un pour quelqu’un dans le besoin. » De plus, dit-elle : « Cette version « alimentaire », un peu basée sur le système de « donner au suivant » n’est pas seulement un geste de charité, mais aussi et surtout de solidarité… ».
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Ouvert depuis trois ans, ce commerce de quartier a adopté le principe au début de l’été 2013 : il était alors le premier de la métropole. D’abord arrivée au Québec par l’entremise de l’équipe du Tam Tam Café, au cœur du quartier Saint-Roch de Québec, l’idée européenne a rapidement fait des petits de notre côté de l’Atlantique.
café en attente, suspendu
Depuis avril dernier — mois au cours duquel ce café indépendant a ajouté à son menu les victuailles solidaires —, une dizaine d’autres se sont joints au mouvement. Alors que la nouvelle année débute, il est maintenant possible de mettre des cafés en suspens aux quatre coins de la province, de Tadoussac à Montréal en passant par Sherbrooke et Beloeil.
café en attente, suspendu
« Tout le monde le faisait déjà, soutient la propriétaire du café rosemontois avec un sourire convaincu. Mais personne ne l’assumait vraiment. » C’est à la suite d’un échange estival qu’elle-même a décidé de se lancer officiellement dans l’aventure. Elle a confectionné une ardoise et hop ! le tour était joué. Le bouche-à-oreille a fait le reste du travail.

Le cœur sur la main
café en attente, suspendu
café en attente, suspenduD’aussi loin qu’elle se souvienne, Julie Gilbert a toujours aimé aider les autres. « Depuis quelque temps, il y a un monsieur qui vient au restaurant tous les jours et j’adore m’en occuper, explique-t-elle. Je lui sers souvent une soupe ou un café et dernièrement, on lui a même fourni un manteau. »
Pour la propriétaire, le principe des cafés en attente ne viendra que rendre plus habituelle une aide qu’elle qualifie de nécessaire dans les grandes villes comme Montréal. « Il y a tellement de gens qui en ont besoin, affirme-t-elle. Si ça peut les réconforter ne serait-ce qu’un petit peu, on pourra dire mission accomplie. »
café en attente, suspendu
Les employés du commerce, situé au coin du boulevard Rosemont et de la rue St-Hubert, ont déjà pensé à des alternatives en cas d’une trop grande affluence due aux cafés en attente. « Si on voit qu’on reçoit trop de gens, on fera des boîtes à lunch pour emporter et les gens dans le besoin pourront aller les manger dans le parc, juste en face du restaurant. »
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Le commerce de Julie Gilbert est le deuxième au Québec à se joindre au mouvement. Le Tam Tam café, situé à Québec, a été le premier à le faire, en avril dernier. Sur Facebook, les gens étaient visiblement heureux de l’arrivée des cafés en attente à Montréal. « C’est vraiment génial! J’y adhère et j’espère que plusieurs le feront », a écrit, notamment Lynda Kara.

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