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Une Lettre de Guérison

Posté par othoharmonie le 22 juin 2014

 

 

Quand on me parle d’une lettre de guérison, me vient tout de suite à  l’esprit de Zayin. Cette lettre que je nomme la thérapeute, pour guérir, nous apprend tout d’abord la séparation. Elle est la lettre même de la séparation car elle est la reprise d’un pictogramme égyptien représentant une épée. Nous aurions peut-être pensé que la guérison aura trouvé une figure plus douce, plus féminine. Non, la guérison dans ce cadre est presque une vertu guerrière. 

Pour Frank Lalou, la calligraphie des lettres hébraïques est autre chose qu’une technique de pleins et de déliés. Elle st l’art qui lui permet de relier toutes les facettes de son expression. Nous lui avons demandé si une des 22 lettres de l’alphabet hébraïque étaient liées à la guérison. 

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Etre capable de mourir à quelque chose pour s’ouvrir à une nouvelle vie. la maladie est souvent l’aboutissement d’un long chemin qui trouve à s’exprimer dans un symptôme. L’épée trancheuse et sans pitié doit nous aider à rompre des liens qui nous intoxiquent. Dans la suite alphabétique elle précède le ‘Heth qui est le symbole de l’épreuve. Le texte qui suit extrait du livre « LES 22 LETTRES de l’ALPHABET EBRAIQUE » donne un éclairage sur les vertus de la séparation pour être soi-même dans sa propre légende. (Editeur Desclée de Brouwer 

Comme tout semble bien placé dans ce jeu de l’oie alphabétique ! comment pourrions-nous affronter l’épreuve de ‘Heth si nous n’avions pas en main l’épée de Zayin ? L’alphabet ne nous laisse pas dépourvus pour franchir la barrière qui vient. Lié au ‘Heth, Zyin devient le thérapeute. Que nous enseigne le thérapeute, sinon à gérer nos séparations, nos coupures. De la bonne gestion des ruptures de la vie dépendra le passage difficile de la lettre ‘Heth. 

‘Heth est la deuxième épreuve de l’alphabet. Le Daleth est un seuil que l’on passe debout en marchant. Il est franchissement d’une limite entre deux dmension. Quof, le chas de l’aiguille, se traverse en rampant. Le ‘Heth ne s’outrepasse qu’en courant, qu’en sautant. Il est un enclos au milieu du chemin. Comme le Daleth, il marque une limite entre deux dimensions. Mais l’effort à faire pour enjamber l’obstacle est plus risqué, plus difficile. Le passage se fait en quatre temps :

-       La présentation devant l’épreuve,

-       La conscience qu’on ne pourra l’affronter qu’ne prenant du recul,

-       Le recul,

-       Le saut dans l’inconnu

Car au-delà de cette limite, une terra incognita s’offre sous les pieds. Le saut demande de la témérité car on ne sait si on va tomber et s’écrouler. Souffrir encore plus de la tentative d’évasion que de l’évasion. Les enfants d’Israël sont extrêmement rares à avoir choisi les hasards du désert plutôt que l’esclavage de l’Egypte avec ses certitudes et ses routines pourtant si douloureuses. 

‘Heth, c’est accepter de prendre un équilibre pour advenir à soi-même. 

La notion de recul avant le saut est essentiel dans la symbolique de la lettre. L’épreuve paraît tellement élevée qu’on n’en connaît aucune proportion. Le recul est une sortie du système. Quand on est immergé dans un problème, on imagine qu’aucune solution n’est envisageable, que tout est fini, que l’on va se faire dévorer par lui. On calcule des sorties de secours uniquement avec les outils issus du problème, toutes les évaluations se font dans sa logique uniquement. On ne perçoit de l’imbroglio que complication alors qu’il ne peut être que complexité. 

La solution doit se chercher en dehors de l’impasse abordée. Que permet le recul thérapeutique sinon prendre de la distance, du détachement ? De loin, la  barrière semble plus petite, on ne discerne mieux l’architecture. Quand on s’en approchera de nouveau pour la sauter, on en comprendre mieux la structure, les défauts, les faiblesses. La phase suivante du saut permettra l’élévation qui comme le recul, aide à prendre les distances et à considérer l’épreuve d’un tout autre point de vue à l’occurrence, d’une hune bien au-dessus. 

Le mariage entre les lettres Zayin et ’Heth est ici bien signifiant. Zayin-l’épée véhicule les vertus guerrières. Sans ces vertus, on se retrouve sans force et sans courage. Le Zayin mâle, présent au sein des hommes et des femmes nous permet d’affront l’inconnu au-delà de l’enclos. Glaive brandi, il nous donne la dose d’inconscience suffisante à risquer sa vie pour une autre vie. Le Zayin est cette folie nécessaire pour changer de dimension. L’esprit d’aventure, le gout de l’épreuve, l’attraction à fouiller de l’autre côté du miroir. 

Le couple Zyin-‘Heth est un couple équilibré. L’un ne peut pas aller sans l’autre, de même l’Aleph sans le Beth sans le Guimel, la chaleur de la maison sans l’attrait du voyage. Il est nécessaire de connaître la racine hébraïque qui évoque le mouvement pour réaliser le rapport étroit entre nos deux lettres. ZiZ, Zayin-Yod-Zayin, avec ce significatif doublement du Zayin veut dire : bouger, se mouvoir. Comme si l’essence même de la lettre bégayante dans ce cas était le mouvement qui allait permettre de concentrer toute l’énergie pour sauter l’obstacle qui arrive. 

Une magnifique scène du film Gataca illustre cette relation étroite du Zayin et du ‘Heth. Deux frères s’affrontent dans un jeu qu’ils font depuis leur enfance. Un des deux  a été conçu de manière tout à fait classique à l’arrière de la Cadillac des parents et le second est produit in vitro par la sélection d’un excellent spermatozoïde du père et d’un magnifique ovule de la mère. Tout au long de son existence, ce dernier obtient toujours de bons résultats à ces tests d’ADN, de QI et d’éducation physique, pourtant chaque fois qu’il tente cette course dans l’océan avec son autre frère réputé comme cardiaque et souffreteux, il échoue. La dernière  scène du film est cette ultime épreuve qu’ils s’imposent dans un terrible duel à la vie à la mort ; celui qui nagera le plus loin au large de l’océan de nuit et en pleine tempête. Après un long moment à lutter contre les vagues, le frère génétiquement parfait, à bout de force, coule et manque de se noyer. L’autre lui vient au secours et le sauve. A peine tiré des eaux, le frère à l’ADN sélectionné pose la question : pourquoi, toi qui devrais perdre, puisque moins fort et moins intelligent que moi, arrives-tu à nager bien au-delà de moi. L’autre répond : parce que je n’économise pas mon énergie pour le retour.

 51LxzCIT09L._Le Zayin est cette force folle qui se moque de la mort, de la souffrance pour aller plus loin que le connu quotidien, au-delà même de ce que l’imagination projetait. Sans cette aspiration, pas de Colomb, pas d’Ambroise Paré, pas de conquête spatiale. Nous serions encore à nous ennuyer à nommer les animaux du Paradis.

 

Extrait de MED@ME juin-juillet 2012.

 

 

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Histoires de synchronicité

Posté par othoharmonie le 22 juin 2014

 

Certains événements de sa vie resteront gravés dans sa mémoire à jamais. A 84 ans, le géographe Claude Collin Delavaud n’a jamais pu oublier ces histoires « improbables » qui l’ont progressivement invité à porter un autre regard sur le monde. Comme ce jour où sa mère, à distance, l’a senti en danger. Ou toutes ces rencontres inattendues « trop incroyables pour être dues au hasard ».
Histoires de synchronicité dans APPRENDS-MOI 365

Agrégé et docteur d’État en géographie, professeur émérite de géopolitique, ancien directeur du Centre de recherche sur l’Amérique latine au CNRS, et vice-président de la Société des explorateurs français, ce grand voyageur, pourtant très cartésien, avoue croire aujourd’hui aux phénomènes synchronistiques. Il raconte.

« Un après-midi d’avril 1968, je suis parti en bateau avec mes deux enfants au large des Iles de Lérins, en face de Cannes. Sans vraiment comprendre ce qu’il s’est passé, notre voilier soudain s’est retourné. Peut-être une erreur de manip. Au même moment, ma mère, restée à la maison, s’est tout à coup levée vers la fenêtre. Prise d’une angoisse incontrôlable, elle a lancé à mon beau-père : « Claude et les enfants sont dans l’eau. Il leur est arrivé quelque chose. » 

Nous étions à trois kilomètres et demi du rivage, et totalement en dehors du champ visuel de la fenêtre. « Mais enfin, tu ne peux rien voir d’ici ! », lui rétorque son mari pour tenter de la rassurer. Même avec une paire de jumelles, ma mère n’aurait en effet jamais pu repérer d’aussi loin un voilier couché et trois têtes hors de l’eau. Elle a alors demandé à son mari de l’accompagner rapidement jusqu’au port. Malgré son insistance, mon beau-père a refusé de l’entendre. Mais ma mère, sûre d’elle, s’est obstinée. Elle s’est rendue jusqu’au port, pour trouver un petit bateau et nous porter secours. Aussi incroyable que cela puisse paraître, elle est parvenue, sans nous voir, à guider le pilote jusqu’à l’endroit où nous nous trouvions, mes enfants et moi. Après avoir passé plus d’une heure dans l’eau froide, nous avons été soulagés de voir ma mère arriver. Comment a-t-elle pu savoir que nous étions en danger ? Comment appelle-t-on ce type d’expérience ? Un pressentiment ? De la télépathie ? Je ne sais pas mais jamais je n’oublierai ce moment. D’autres événements du même type ont jalonné ma vie. Moins spectaculaires mais dans des circonstances tout aussi invraisemblables. 

Comme ce jour de 1972, à Orizaba, une ville au sud-est de Mexico où je n’avais jamais mis les pieds. J’étais avec ma femme. En nous baladant, nous décidons de changer d’itinéraire et de nous diriger vers une place. Là, au détour d’une rue, je tombe nez à nez avec Robert, un homme que je connaissais pour avoir travaillé avec lui au CNRS. Il s’était perdu et ne comprenait même pas pourquoi il s’était retrouvé là ! 

Huit ans plus tard, je suis sur la route de St Lawrence, entre Québec et Montréal. Normalement, ce n’est pas celle que j’aurais dû emprunter mais je ne sais pas pourquoi, cette fois-là, j’ai eu envie de changer d’itinéraire. A une bifurcation, je me trompe de chemin, et décide de faire demi-tour devant une aire de restaurant. En face, dans le sens contraire, une voiture roulait au pas pour rejoindre la station service attenante au resto. Lui aussi s’était trompé de route. Mon regard croise celui du conducteur. Nous nous reconnaissons immédiatement. Robert ! C’est la première fois qu’il venait au Canada, moi la deuxième. Ni l’un ni l’autre, nous n’arrivions pas à croire à une telle coïncidence ! Cette deuxième rencontre nous a complètement abasourdis ! Ces hasards – que je me risquerai à nommer « synchronicités » – ont resserré nos liens. Dès lors, nous sommes devenus amis. 

Je ne sais pas comment ces rencontres improbables se produisent. Ni comment ma mère a fait pour savoir que mes enfants et moi étions en mauvaise passe. Avec l’âge, et l’expérience, je crois de plus en plus en quelque chose de surnaturel mais je suis incapable de lui donner un nom. Ce que j’ai vécu arrive à beaucoup de gens mais personne n’ose en parler. Pourtant, certains peuples très simples, comme les Indiens d’Amérique du sud que j’ai eu la chance de rencontrer au cours de mes voyages, vivent au quotidien des expériences qu’on ne peut expliquer. Par exemple, vingt-quatre heures avant d’arriver dans un village au cœur de la forêt amazonienne, les habitants savaient que je venais leur rendre visite. Beaucoup de peuples amérindiens sont capables de sentir et d’obtenir des informations lointaines, dans le temps et dans l’espace. En plus de ces visions, j’ai pu constater qu’ils possédaient des facultés de guérison prodigieuses. Je pense que nous avons tous en nous ces capacités-là mais l’Homme, dénaturé par le monde moderne, coupé de son lien avec l’environnement, est en train de les perdre. »

Source INREES

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