L’intelligence du cœur

Posté par othoharmonie le 20 juillet 2014

 

Le cœur est sans doute l’organe le plus complexe de l’être humain… Il est à la fois la pompe qui permet au corps de vivre et le siège des émotions qui lui donne sa dimension humaine… physicien de formation, Patrick Drouot rapproche les deux rives qui bordent un même fleuve, qui est la vie. Aujourd’hui, les chercheurs parlent de « cohérence cardiaque » ? Explorons cette notion que Patrick Drouot et son épouse pratiquent dans un accompagnement thérapeutique ! 

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SP : Patrick, te voilà en visite en Dordogne, après une vingtaine d’années de silence. A l’époque tu faisais faire des régressions dans les vies antérieures. Où en es-tu de tes recherches aujourd’hui ? 

PD : Effectivement j’ai beaucoup voyagé, du sud au nord du continent américain et dans le Pacifique Sud. Tahiti et l’ile de Pâques. En écoutant battre le « pouls de la planète, j’ai approfondi mon travail sur les états d’expansion de conscience. L’un des paramètres de ces états était le rappel à la conscience d’événements qui ne se sont pas produits dans le présent : le phénomène des régressions dans les vies antérieures. J’avais remarqué dès le départ, comme d’autres pionniers des années 1960/70, qu’elles recélaient un aspect thérapeutique et d’ouverture de conscience pour un grand nombre d’individus. Deux choses m’avaient passionné, la nature du temps, le fait que l’on puisse ramener à la conscience des événements qui n’appartiennent pas au présent, et l’impact thérapeutique et spirituel du phénomène. 

SP : Au départ, tu ne pensais pas à la thérapie. Tu étais physicien et par conséquent de formation scientifique. S’est-elle imposée d’elle-même ? 

PD : Non, à l’origine, je n’étais pas du tout orienté vers la thérapie. Par contre, d’aussi loin que je m’en souvienne, j’ai toujours été interpellé par la nature du temps. J’ai fait des études de physique et j’ai passé un troisième cycle sur la nature du temps en physique quantique à la Columbia University à New York. Puis, j’ai passé dix ans aux Etats-Unis ma vie était celle d’un cadre supérieur sur le continent Américain. J’ai parcouru les Amériques, à la rencontre de ses peuples et de ses coutumes. 

C’est durant cette période que j’ai découvert le phénomène des vies antérieures. Pendant un an et demi, j’ai fait partie d’un groupe de psychanalystes qui travaillent sur le phénomène des régressions à New York 

J’y contribuai en tant que physicien théoricien pour apporter de nouvelles idées et réfléchir sur ces nouvelles possibilités. Au bout de quelque temps, j’ai souhaité participer moi-même à l’expérience. J’ai alors revécu une expérience au XIè siècle, qui a bouleversé le sens de mon existence. Un nouvel étage s’est ajusté à ma construction intérieure. Je découvrais une profondeur encore insoupçonnée tant aux êtres qu’aux événements et aux soubresauts du monde. 

C’était la vie d’un moine dont le nom était l’abbé Lanfranc. Dans ce voyage j’ai parlé de Lanfrein. Mis à part quelques différences avec l’histoire, la majorité de ce que j’avais décrit, l’abbaye, sa vie, l’Angleterre et même des aspects de la vie de Guillaume le Conquérant dont je ne connaissais que des bribes étaient exacts. Puis il y a eu d’autres sessions où j’ai ramené d’autres séquences du voyage de mon âme, notamment en Egypte et en Atlantide. 

L’idée que j’allais partager ces ouvertures de conscience comme un outil thérapeutique a mûri lentement. Au début ceci m’effrayait un peu, mais quelque chose en moi me poussait de façon impérieuse. Le physicien résistait car c’était loin de ma formation initiale, mais en même temps, je me passionnais pour ces sujets. J’ai commencé à débroussailler un terrain que la communauté psychanalytique américaine avait défriché dans les années 60-70. Les professionnels de santé mentale américains que j’avais rencontrés à l’époque possédaient une ouverture d’esprit remarquable, notamment un psychanalyste du nom de Gregory Pascon à Chicago. Ils m’avaient mis en confiance. En 1985, poussé par une nécessité que je n’étais pas en mesure d’analyser, j’ai quitté mes fonctions professionnelles. J’avais perdu mon identité sociale mais ma conscience a contribué à se développer. J’ai accompagné des milliers de personnes dans la compréhension de leur destinée humaine. J’ai souvent ressenti leur souffrance existentielle. C’est grâce eux que l’ensemble e des éléments que j’avais à ma portée s’est organisé. J’ai commencé à analyser autrement les défis de notre société et j’ai cherché à orienter ma pratique vers la transmission de stratégies pour une vie plus épanouissante. 

SP : Tu as découvert de « nouveaux outils » de connaissance, surtout auprès des Américains. Peux-tu nous décrire les principaux ? 

PD : Oui, dès le début des années 2000 (il s’était déjà passé 20 ans depuis mes premières expériences), ce fut la rencontre avec des dizaines de milliers de personnes, avec des pionniers, théoriciens de disciples diverses. Il y eut le professeur Katzmacheyef, le professeur Karl Piénam, l’un des plus grands neurochirurgiens actuels aux USA, ken Wilher, dont je reparlerai, qui m’ont fait beaucoup réfléchir et m’ont appris énormément. 

Au début des années 2000, l’étude d’un grand nombre de phénomènes, tels que l’étude des corps d’énergie, les origines subtiles des pathologies, les états modifiés de conscience, la physique quantique, la théorie générale des systèmes, nous ouvraient d’autres horizons. 

J’ai traversé à cette période une crise de conscience. Depuis trente ans, un large public – les créatifs culturels – a découvert de nouvelles façons de penser, de se nourrir, de se soigner et il  a toujours autant de problèmes sur la terre ! Des millions de personnes méditent pour la paix sur la planète, pourtant il y a toujours autant de malades, autant d’agressivité. 

Il y eut alors trois déclencheurs : le premier fut les propos d’une députée de la CEE qui me confia : « Les réseaux économiques et financiers, les réseaux de la santé, tout est tendu à se rompre. Nous faisons réunions sur réunions, avec des experts du monde entier, nous ne trouvons pas de solution ». Le deuxième fut une étude de « Science et vie » parue en 2004, qui analysait l’évolution des cancers en France et en Europe depuis 1980. L’étude montrait que sur 24 types de cancers observés, seuls 4 étaient en légère diminution alors que les 20 autres connaissaient une augmentation importante. Certains atteignaient jusqu’à 200% d’accroissement. A la même époque, un magazine brésilien faisait ses gros titres sur le « syndrome de panique » qui touchait quatre millions de Brésiliens. Ce syndrome était connu également en Amérique, mais la médecine n’avait aucun moyen d’y répondre. On a commencé à parler de pathologies émergeantes. 

Je suis revenu à mes premières amours, c’est-à-dire au milieu universitaire, professionnel et entrepreneurial. Je me suis rendu compte que c’était la même chose dans ce milieu. On répétait les mêmes schémas. On utilisait les mêmes logiques avec les mêmes outils pour des situaitns qui avaient évolué, des problèmes qui étaient plus complexes. On tournait en rond. 

Et c’est là que je suis rentré peu à peu dans ce concept de « Pensée Intégrale ». Je cherchais comment réunir des éléments de pensée divers, en un tour cohérent ainsi que la manière de basculer vers une autre forme d’architecture mentale. Cette nouvelle architecture mentale ne pouvait pas faire appel aux états modifiés de conscience parce que trop éloignée des impératifs professionnels. Il fallait trouver des outils modernes mieux adaptés à la rapidité du monde actuel. 

Parallèlement, émergeaient aux USA différentes théories qui étaient des tentatives de compréhension du monde dans lequel nous évoluons, avec toute sa complexité. J’ai découvert la théorie de la « dynamique Spirale » de C.Graves, qui était une tentative de classification de l’évolution des systèmes de valeurs qui agissent à l’intérieur d’un individu, aussi bien que d’une communauté et « la théorie des quadrants » de Ken Wilber qui postulait que tous les phénomènes qui se déroulent sur la terre, du plus petit au plus grand, de l’atome aux galaxies, peuvent être classés dans quatre quadrants. 

Le troisième outil déterminant que je développe depuis 2003 est celui de la cohérence neuro-cardiovasculaire. 

SP : Peux-tu nous expliquer en quoi consiste ce dernier outil ? 

PD : Il y a une trentaine d’années environ, deux neurophysiologistes américains, John, et Béatrice Lacey, ont découvert qu’il existait un réseau neuronal dans le cœur. Il y avait presque autant de neurones dans le cœur que dans le sub-cortex cérébral. Ceci voulait dire qu’il y avait un petit cerveau dans le cœur. Ceci voulait dire que le cœur pensait, mémorisait, réfléchissait et prenait des décisions indépendamment du cerveau. La deuxième chose, qu’ils ont découvert un peu plus tard, fut l’existence d’un signal qui n’avait jamais été ni enregistré, ni compris. Ils l’ont appelé « taux de variabilité cardiaque ». Ce taux est une sorte de langage, comme un code en morse, que le cœur envoie au cerveau. Ce dernier, en fait, obéit aux instructions du cœur. Et ce fut la troisième surprise, ce n’est pas le cerveau qui commande, mais le cœur qui envoie des signaux au système cérébral central qui les répercute à tout l’organisme. 

SP : Peux-tu nous préciser ce qu’est le « Taux de Variabilité Cardiaque » ? 

PD : Ce « cerveau cardiaque » tout comme le cortex cérébral, émet un signal électrique. Ce signal, appelé ‘ »tissu de variabilité cardiaque » (TVC) est enregistré sous la forme d’une couche sinusoïdale. Lorsque cette courbe est homogène et que ses crêtes sont à peu près régulières, le cœur fonctionne « en cohérence ». Mais dans la plupart des cas, les graphiques montrent une grande irrégularité avec des amplitudes très inégales. La résultante est une courbe qui est loin d’être plane, on parle d’incohérence neuro-cardio-vasculaire. 

images (6)Cette incohérence est véhiculée sous forme de signaux, dirigés vers notre cerveau, qui les retransmet à toutes nos horloges bio-corporelles, provoquant des effets tels qu’angoisse, stresse, troubles du sommeil, maux de tête, déprimes. 

Le but des pratiques de cohérence cardiaque (relaxation, respirations, visualisations, écoute de sons…) est de régulariser le TVC. 

A lire : l’article complet dans Sacré planète n° 44 de février / mars 2011.

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