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Pour une télévision ouverte au sacré

Posté par othoharmonie le 14 juillet 2014

 

par Yves Rasir

images (7)Nous souffrons tous de la médiocrité de la télévision et de l’aveuglement de ses dirigeants qui, pour de fausses vraies raisons d’Audimat, bloquent les projets qui pourraient apporter de vraies réponses aux êtres assoiffés de sens que nous sommes. Puisse l’entretien qui suit, témoignant d’une réussite médiatique différente – l’émission « Noms de dieux » du Belge Edmond Blattchen -, ouvrir des portes…

Média de l’immédiat, la télévision brasse l’écume des jours en négligeant souvent les courants profonds qui dirigent l’Histoire. Aux affamés de nourritures spirituelles, l’« Église Cathodique » donne rarement la chance de se rassasier. Jamais peut-être, la « folle du logis » n’a autant mérité sa réputation d’objet insensé, vecteur d’un redoutable décervelage. Mais l’envahissement du petit écran par la futilité connaît d’heureuses exceptions. En Belgique, l’émission «  Noms de dieux  » accueille chaque mois un personnage-clé de la pensée contemporaine, qui vient confier – longuement – sa foi et ses espoirs à Edmond Blattchen. Rencontre avec le journaliste créateur de cette émission publique, postée au carrefour des valeurs.

Nouvelles Clés : Quelle est la genèse de votre émission ?

Edmond Blattchen : Avant de présenter « Noms de dieux », j’ai animé pendant quelques années l’« Écran-Témoin », l’équivalent belge des « Dossiers de l’Écran ».

Dans ce rôle, j’ai eu l’occasion de me pencher sur des thèmes comme « Les juifs aujourd’hui », « Les nouveaux apôtres » ou « Les libre-penseurs ». Lors de ce dernier débat, deux participants avaient cité la phrase de Malraux : « Je pense que la tâche du prochain siècle, devant la plus terrible menace qu’ait connue l’humanité, va être d’y réintégrer les dieux ». Ce fut le point de départ de ma méditation.

N. C. : On cite habituellement une autre phrase de Malraux : « Le XXIe siècle sera spirituel ou ne sera pas »…

E. B. : On dit aussi « religieux » ou « mystique ».
Les deux intervenants voulaient précisément faire un sort à cette phrase qui, selon eux, n’a jamais été prononcée. J’ai fait des recherches personnelles et je n’ai effectivement jamais retrouvé, dans un texte de Malraux ou l’une de ses interviews, le propos qu’on lui attribue. Je ne prétends pas qu’il n’ait jamais dit cela, mais je dis que le propos qui se rapproche le plus et qui est certain, c’est la phrase citée ci-dessus. C’est un extrait d’un entretien accordé en 1955 à un hebdomadaire danois, qui interrogeait des intellectuels occidentaux sur le thème de l’apocalypse, dix ans après Hiroshima – entretien qui fut traduit et publié à l’époque par l’Express.

N. C. : Cette citation est donc à l’origine du projet ?

E. B. : Elle m’a beaucoup fait réfléchir – comme citoyen et comme professionnel des médias. L’évolution technologique du métier de journaliste nous prive de recul par rapport à l’information que l’on traite. Il m’a semblé important d’essayer d’introduire dans une grille de programmes télé, une émission de réflexion sur le siècle – celui qui se termine et celui qui va commencer -, une émission qui ne soit pas soumise au diktat du polaroïd, qui nous donne le temps de chercher du sens dans le tourbillon de l’actualité. De la secte japonaise Aoum aux scandales politiques belges et français, il y a tant d’événements qui posent aujourd’hui la question du sens ! Avec une curiosité teintée de scepticisme, la hiérarchie de la RTBF ( La télévision publique francophone belge) m’a permis deconcrétiser cette ambition.

N. C. : Une émission unique en son genre dans le paysage audiovisuel ?

E. B. : En toute modestie, je crois que oui. En Belgique comme en France, il existe des émission dites « concédées » aux catholiques, aux protestants, aux israélites ou aux musulmans. Petite particularité belge, nous avons aussi l’émission « La Pensée et les Hommes » produite par l’Action Laïque, la famille des libre-penseurs. Mais ce sont des émissions confiées, si je puis dire, aux différentes chapelles. Dans un esprit très « service public », « Noms de dieux » est un espace pluraliste, puisque tous les courants de pensée y sont représentés à travers les invités – qui ne sont pas seulement des penseurs patentés ou des figures de proue de telle ou telle institution, mais aussi des « artisans de la spiritualité » qui ne représentent qu’eux-mêmes. Je pense à une Annick de Souzenelle, à un Arnaud Desjardins ou à un Amin Maalouf.

N. C. : Et ce rendez-vous mensuel a trouvé son public ?

E. B. : Depuis sa création, l’émission a déménagé trois fois dans la grille. Son horaire a toujours été tardif, malgré quoi l’audience est satisfaisante dans un contexte concurrentiel acharné, puisque la Belgique est un pays câblé à 95 %, où l’on peut capter une trentaine de chaînes. Nous avons un public de fidèles qui regardent la plupart des émissions, les enregistrent, s’échangent les cassettes.

La RTBF les rediffuse plusieurs fois à différentes heures de la journée sur ses deux chaînes, et TV5 fait de même. Faibles à l’audimat, nous tirons notre épingle du jeu en audience cumulée. Cela transparaît clairement dans le volume de courrier. Nous recevons beaucoup de lettres de France, mais aussi de Grèce, du Liban, de Scandinavie, d’Arabie, des États-Unis…

Souvent émouvantes. Un correspondant algérien nous a écrit son bonheur d’avoir vu Eugen Drewermann, symbole d’une liberté d’expression impensable chez lui. Nous recevons beaucoup de témoignages de gratitude, mais la plupart nous écrivent parce qu’ils veulent en savoir plus.

N. C. : « Noms de dieux » est devenu une sorte d’ombudsman de la spiritualité, un « service-consommateur » pour les chercheurs de sens ?

E. B. : Ce serait prétentieux de dire ça. À notre petite échelle, nous faisons cependant office de « bureau d’information ». Exemple : un téléspectateur non juif nous demande s’il pourrait suivre des cours de Talmud. Nous le mettons en contact avec un cercle hébraïque qui organise des conférences. Après le passage du Dalaï-Lama, des tas de gens nous ont demandé des renseignements sur le bouddhisme tibétain et nous leur avons donné des adresses, des pistes de lecture. Tous les téléspectateurs peuvent nous commander la bibliographie complète de nos invités, généralement assortie d’ouvrages généraux.

Après Arnaud Desjardins, nous avons par exemple établi une liste d’ouvrages d’introduction à l’hindouisme et aux spiritualités orientales. Pas nécessairement des livres universitaires.

Cela peut être un Marabout-Flash, la collection « Points-Sagesse » du Seuil ou les collections « Spiritualités » d’Albin Michel… À chacun de poursuivre son chemin.

N. C. : Ce regardde l’Occident qui se tourne vers l’Orient est-il perceptible de votre poste d’observation ?

E. B. : Très nettement. Il y a un besoin, à mon sens très positif, d’exotisme – dans la spiritualité, comme dans le tourisme ou la gastronomie. Nos contemporains savent que la table ne se limite plus au steak-frites ou au cassoulet, mais qu’il y a d’autres goûts à portée de bouche. De même, ils s’intéressent aux traditions venues d’ailleurs. Les hommes et les femmes déçus par les réponses formelles et figées données par les Églises aux grandes questions de l’existence se tournent vers des spiritualités qui leur semblent plus tolérantes. Les gens d’aujourd’hui sont en attente, non pas de réponses définitives, mais de pistes possibles pour étancher leur soif de sens – sens de leur vie individuelle, de leur couple, leur pays, leur planète… -, avec le risque, c’est vrai, d’une dérive syncrétique empruntant sauvagement à différentes traditions. Je ne suis pas sûr qu’on élève l’art culinaire en mélangeant n’importe quels ingrédients. Mais c’est intéressant. Puisque nos estomacs prennent du plaisir à des saveurs contrastées, pourquoi nos esprits n’en feraient-ils pas autant ?

N. C. : Cette curiosité tous azimuts n’est-elle pas aussi une indice de confusion identitaire, en fin de compte peu productive ?

E. B. : Si, à force de chercher un sens à son existence, on se perd dans la fréquentation frénétique de courants de pensée comme on passe d’une auberge à l’autre, alors oui. Mais la quête de Dieu me semble beaucoup plus passionnante qu’auparavant, parce qu’elle nous invite justement au voyage. C’est fatigant, on peut y perdre la raison, traverser le désert, mais l’enjeu est à la mesure du périple. « Connais-toi toi-même et tu connaîtras les lois de l’Univers et des Dieux », disait Socrate. Je crois beaucoup à l’importance du travail intérieur. Se pétrir soi-même pour faire de soi une brique intéressante de l’édifice humain. Quand je vois l’itinéraire – que certains qualifieraient de « cahotique » – d’un Jean-Yves Leloup, on pourrait dire qu’il ne sait pas ce qu’il est. De l’hindouisme à l’orthodoxie en passant par chez les dominicains, il a vécu une spiritualité de boule de flipper. Mais en même temps, il a fallu qu’il parcoure ce labyrinthe pour se trouver lui-même.

N. C. : Votre émission n’est-elle pas inéluctablement élististe ?

E. B. : Je crois pouvoir répondre par la négative. Notre public n’est sans doute pas le même que celui d’un talk-show de TF1, mais nous recevons pas mal de lettres – très touchantes d’ailleurs – de gens peu scolarisés qui nous confessent leur ignorance, leur maigre bagage intellectuel. Beaucoup de téléspectateurs découvrent des invités pour la première fois. Notre mission de chaîne généraliste nous permet d’attirer des gens qui, sans cela, n’auraient jamais été en contact avec telle ou telle manière de penser.

images (8)Comme l’émission est pluraliste, les barrières entre religions s’effacent : les cathos regardent les réformés, les athées militants découvrent le bouddhisme… Je trouve cet intérêt (très moderne) pour la différence plutôt réjouissant. D’autre part, l’essentiel ne s’embarasse pas d’une formulation compliquée: quand je demande à l’abbé Pierre ce que signifie « aimer son prochain » et qu’il me répond : « Servir en premier le plus souffrant », mon petit garçon de dix ans comprend parfaitement !

N. C. : D’aucuns interprètent le renouveau spirituel comme la résurgence des vieilles angoisses millénaristes. On ne vous reproche pas d’exploiter ce créneau ?

E. B. : Cette idée ne m’a jamais animé. Mais il est clair que l’émission comble un besoin.

Le XIXe siècle était positiviste à tout crin. Le XXe siècle a cru pouvoir remplacer les religions par la science et on a prophétisé la mort de Dieu. Aujourd’hui encore, certains espèrent la victoire de l’homme sur la mort. Mais quand bien même la médecine y parviendrait, la question demeure : quelle vie et pour quoi faire ? En 1995, nous sommes confrontés à une surinformation de l’horreur. Plus on en sait sur le monde environnant, moins on en sait sur le monde intérieur. Si j’exploite le créneau de l’âme, je m’en félicite.

N. C. : L’ appétit spirituel qui marque notre époque ne révèle-t-il aussi pas une profonde inculture ?

E. B. : Certainement. En Angleterre, un enfant qui sort d’école primaire sait ce qu’est un musulman ou un bouddhiste, ou que les anglicans ne sont pas les seuls chrétiens. La culture religieuse devrait entrer beaucoup plus tôt dans les programmes scolaires. Il est inadmissible aujourd’hui d’avoir son bac sans savoir pourquoi un juif observe le Sabbat, ni ce qui sépare un sunnite d’un chiite. L’histoire de l’Église devrait faire partie de l’enseignement. Pourquoi des élèves n’iraient-ils pas visiter une mosquée, un ashram, une synagogue, un temple maçonnique ? Il faut démocratiser le savoir spirituel car les défis de demain réclament des hommes réellement tolérants. Or la tolérance est inséparable de la connaissance de l’autre.

Je redoute que l’ignorance n’aboutisse à nier les différences. Or, les médias ont une lourde responsabilité en faisant l’économie de la question spirituelle. Le danger existe de voir demain les Églises s’isoler dans des citadelles médiatiques. L’Église catholique songe par exemple à fonder sa propre chaîne de télévision par satellite. Si l’on veut éviter que les grandes multinationales de la spiritualité reprennent la direction des âmes, il faut respiritualiser l’information.

N. C. : Selon quels critères choisissez-vous vos invités ?

E. B. : Critère principal, le pluralisme : des gens d’ici et d’ailleurs, d’une confession ou d’une autre, des gens de terrain et des représentants officiels, des croyants et des non-croyants… Mais je n’aime pas cette expression : des gens qui ne croient en rien, ça n’existe pas.

Un homme sans Dieu est-il pour autant un homme dépourvu de foi ? Je fais encore partie de la génération qui allait au cours de religion pendant que les « mécréants » restaient dehors. Cette vieille dualité me paraît profondément injuste. J’ai découvert des libre-penseurs pétris de spiritualité, comme Georges Van Hout, un homme extraordinaire qui a animé pendant quarante ans les émissions laïques de la télévision belge. À l’inverse, il y a dans les Églises des matérialistes quis’ignorent, des « fonctionnaires de Dieu », comme dirait Drewermann. Il est temps d’en finir avec les stéréotypes !

N. C. : « Noms de dieux » affiche la couleur mais ne se cantonne pas dans les hautes sphères de la métaphysique…

E. B. : Le magazine se définit comme un mensuel de réflexion sur l’avenir de nos systèmes de valeurs. Il y a place pour la philosophie au sens large, la morale, la religion, mais aussi l’économie, la politique, l’écologie… Au nom de quel idéal vais-je agir en tant qu’électeur ? Quelles valeurs influencent mon comportement de consommateur ? En faisant cette émission, j’ai l’impression de parler de la vie de tous les jours. Si la spiritualité sert à savoir si Platon est mieux que Socrate ou Luther meilleur que Saint-Augustin, cela n’a aucun intérêt. Du moins à la télévision. C’est pourquoi j’ai un faible pour les invités qui incarnent très concrètement les valeurs qu’ils défendent.

N. C. : Hors de l’action point de salut ?

E. B. : Je ne dénigre absolument pas la contemplation qui est une dimension importante de la spiritualité chez les carmes, les chartreux ou les soufis. Mais une spiritualité qui se désintéresse du prochain me semble complètement dénaturée. Finalement, le grand message de toutes les traditions est identique : la compassion chez les bouddhistes, la charité chez les juifs et les chrétiens, la fraternité chez les francs-maçons… Croire en Dieu, c’est très facile.

La question la plus difficile, c’est : est-ce que je crois en l’Homme, est-ce que je suis capable d’aimer mon prochain ? Et mon prochain, ce n’est pas seulement le SDF à qui on fait l’aumône. C’est le collègue de bureau antipathique, l’automobiliste qui vous fait une queue de poisson, le conjoint infidèle. Ce qui me dérange dans les spiritualités New-Age, c’est leur côté narcissique, centré sur l’épanouissement personnel. Bien sûr, il est illusoire de vouloir aimer les autres sans s’aimer soi-même. Mais un individu solitaire n’est pas solidaire. Aussi, les tentations très actuelles pour la pure mystique m’inquiètent un peu ; quand je vois des jeunes files se shooter aux chants attribués à Sainte-Hildegarde, je m’interroge. Par contre, j’aime beaucoup la cohérence des jésuites qui conjuguent constamment la prière et l’action.

N. C. : Sur votre plateau, avez-vous eu l’impression de rencontrer des sages ?

E. B. : Je pense que le Dalaï-Lama est un sage. Qu’Arnaud Desjardins ou sœur Emmanuelle sont des sages. Je ne dis pas que les autres ne le sont pas. Mais dans le sens oriental, le sage est celui qui arrive à surmonter des passions empoisonnantes telles que la jalousie, l’envie, le mesquinerie. Comment ne pas voir à travers le Dalaï-Lama quelque chose qui est de l’ordre de la sagesse absolue ? Sérénité ne veut pas dire passivité ni pacifisme radical.

Quand l’abbé Pierre dit « ta gueule » à Jean-Marie Le Pen, il ne perd pas, pour moi, sa qualité de sage. La sagesse, à mon sens, c’est ne jamais renoncer à aimer l’autre.

N. C. : Avez-vous vécu, en compagnie de vos invités, desmoments de grâce ?

E. B. : J’en citerai un seul qui s’est déroulé hors-antenne. Lorsque le Dalaï-Lama s’est levé à la fin de l’émission, il est allé saluer individuellement chaque membre de l’équipe. Depuis la maquilleuse jusqu’au cameraman en passant par le porteur de câble. De la même manière, il a adressé à tous le même sourire, la même gentillesse. C’est à des moments pareils que l’on mesure l’incarnation du bien. Cette idée que l’obscur, le sans-grade, celui qu’on n’entend ni ne voit jamais, est aussi important. Que chacun est égal à chacun. Pour moi, c’était aussi le signe de la parfaite harmonie entre l’idéal et la personne du leader tibétain.

images (9)N. C. : Hostile envers les étiquettes, pourquoi acceptez-vous celle d’agnostique ?

E. B. : Je l’accepte si l’on s’entend sur les mots.
Quand Paul Ricœur dit qu’il est agnostique et croyant, il surprend beaucoup de monde, mais il ne commet pas de contresens. Il veut dire par là qu’il met des limites à sa foi mais qu’il ne renie rien de son passé protestant.

Beaucoup croient que l’agnosticisme consiste à déclarer que la raison est inapte à saisir l’être de Dieu et donc qu’il est vain d’en chercher la présence. Au contraire, l’agnostique peut être celui qui accepte les limites de son intelligence, n’adhère à aucune vérité révélée mais refuse de s’arrêter dans sa quête de sens. Oui, je pense que Dieu est hors de portée mais je fais le pari de Pascal. Il y a quelques années, je ne faisais pas ce pari. J’ai beaucoup évolué.

Renseignement : Edmond Blattchen

Noms de dieux – RTBF – Palais des Congrès B-4020 Liège

La Vie devant Soihttp://devantsoi.forumgratuit.org/

Publié dans En 2012-2013 et après 2016, Nouvelle TERRE | Pas de Commentaire »

L’Ultramodernité du spirituel

Posté par othoharmonie le 14 juillet 2014

 

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par Marc de Smedt et Patrice van Eersel

Nouvelles Clés interroge Frédéric Lenoir sur sa formidable fresque d’histoire et de psychosociologie du phénomène religieux : Les Métamorphoses de Dieu (éd. Plon).

Nouvelles Clés : Dieu n’est pas mort, dites-vous, il se métamorphose. Le sacré prend de nouveaux visages… ou bien revêt des habits très anciens, mais dans tous les cas, le résultat est, selon vous, que nous vivons actuellement “ l’une des plus grandes mutations religieuses que l’homme ait jamais connues. ” Une mutation qui nous mettrait en résonance avec le 16ème siècle et la Renaissance, c’est-à-dire avec les débuts de la modernité, que vous prenez soin de distinguer de ses développements ultérieurs. Il y aurait eu plusieurs modernités ?

Frédéric Lenoir : Que sont les premiers modernes ? Des gens comme Pic de la Mirandole, pour qui l’homme doit être parfaitement libre de ses actes et de ses choix, y compris de ses choix religieux – ce qui, à l’époque, est une révolution considérable -, chacun doit exercer sa raison, son esprit critique… mais cela ne le ferme pas au sacré, bien au contraire ! L’être libre, conscient de son incomplétude, est en quête de quelque chose de plus grand que lui.

Il se passionne pour toutes les sciences, toutes les langues, toutes les traditions. Il relit la Bible, plonge dans la kabbale, expérimente l’alchimie, l’astrologie et tous les langages symboliques qu’ont explorés les cultures humaines et dont il découvre, ébloui, qu’ils sont à sa disposition. Cette émergence à la liberté de conscience, ce désir de tout expérimenter, s’accompagnent d’une immense soif de tolérance. Là, nous trouvons Montaigne, qui sait allier ses convictions catholiques profondes avec une acceptation des opinions les plus différentes, voire les plus opposées à la sienne.

Cette modernité première, je pense que nous sommes en train d’en retrouver l’esprit en ce moment même, mais riche de cinq siècles de folle traversée – d’où ma proposition de l’appeler “ultra-modernité” : ce n’est pas une “post-modernité” qui serait en rupture avec les idéaux de la Renaissance, bien au contraire : la caractéristique n°1 n’a pas changé, c’est l’autonomie du sujet, l’individu reste LA référence. En revanche, je la distingue d’une modernité seconde, qui a lentement émergé au 17ème siècle, s’est affirmée au 18ème, pour devenir hégémonique au 19ème… Avec Descartes en effet, on scinde le monde en deux : d’un côté la foi en Dieu, l’imaginaire, le symbolique, qui deviennent des affaires privées, sans prise sur le monde physique ; de l’autre côté, la science, en pleine ascencion, qui étudie une nature désenchantée, habitée par des hommes-machines doués de raison, et qui va prendre le pouvoir. Ce deuxième temps de la modernité est systématisé par les Lumières. Kant ou Voltaire sont aussi croyants que Descartes, mais leur Dieu, lointain et froid architecte de l’univers, n’a plus qu’un ascendant moral sur les hommes. Leur quête principale, guidée par la raison, entièrement accaparée par une laïcisation du décalogue (la loi kantienne) et par la recherche scientifique, n’a plus rien à faire du symbolique ou de la Kabbale. Un siècle plus tard, le scientisme règne, moteur des grands systèmes athées et aboutissement logique de la scission entre foi et raison. Feuerbach, Marx, Nietzsche, Freud, chacun à sa façon, tirent la leçon des Lumières: si le “grand architecte” n’a plus de rapport réel avec le monde, si l’on ne peut même plus raisonner sur lui, c’est donc quon peut se passer de lui, il n’est plus qu’une idole ! C’est l’apothéose du mythe de la modernité. Sa caricature. L’homme ne se rend pas compte qu’il se coupe de la nature, de son corps, pour ne plus être qu’une sorte de cerveau qui, finalement, a réponse à tout et peut apporter le bonheur à l’humanité entière. L’illusion du progrès rationnel triomphe avec le marxisme et ses lendemains radieux… Là-dessus, l’humanité se prend sur la figure le siècle le plus violent de l’histoire humaine – d’Auschwitz au clonage, en passant par le Goulag et Hiroshima – et nous nous retrouvons, à l’aube du troisième millénaire, à nous interroger.

Remettre en cause les fondements de la modernité, à commencer par la liberté individuelle ?

Certainement pas. Mais revenir sur la coupure entre l’humain et la nature, entre l’esprit et le corps, entre la raison et l’émotion ? Certes oui.

La nouvelle modernité est donc modeste et mûre. Adulte. Tolérante. C’est-à-dire qu’elle accepte les limites du rationnel, du scientifique, de la technologie, et du coup, le sacré redevient possible. C’est d’ailleurs pourquoi j’estime que les chercheurs qui ont travaillé sur l’imaginaire, sur le mythe, sur les archétypes, etc., Carl G. Jung, Mircea Eliade, Gilbert Durand ou Edgar Morin, sont ceux qui ont le mieux compris de qu’était l’essence de la modernité débarrassée de son propre mythe. Ils ont su nous rendre la dimension dont nous avions été amputés.

N. C. : Comme si un cycle se bouclait ? C’est vrai que, depuis une trentaine d’années, nous avons souvent l’impression de vivre une Renaissance – avec ses bons et ses mauvais côtés : ouverture à toutes les explorations possibles et transdisciplinarité, métissages de cultures, mais aussi guerres de religions et mise en esclavage de peuples entiers…

F. L. : Les trois vecteurs de la modernité au 16ème siècle n’ont jamais été aussi présents qu’aujourd’hui : individualisme, raison critique et mondialisation. Ils sont même en régénérescence partout. Pourquoi ?

Parce qu’on a quitté le mythe de la modernité triomphante. Le scientisme, qu’il soit libéral ou marxiste, s’écroule. C’était une utopie. Du coup, l’esprit critique se réveille et, au contact du réel, s’aperçoit que celui-ci est beaucoup plus complexe que ce qu’on croyait. Nous redécouvrons la distinction que faisaient les anciens de la scholastique thomiste entre la ratio et l’intellectus : la première, c’est la logique pure, mathématique, alors que le second intègre, à la façon orientale, la sensibilité, l’émotion, la contemplation. Aujourd’hui, de tous bords – de la recherche scientifique au monde de l’entreprise – nous arrive l’idée qu’il faut remplacer l’intelligence froide et corticale par une intelligence plus vivante, plus émotionnelle : les neuropsychologues disent même que nous avons plusieurs cerveaux, liés à notre ventre ou à notre cœur ! Et nous nous apercevons que l’on peut parfaitement vivre dans l’autonomie, dans la raison critique, tout en avançant dans une quête de sens enracinée dans l’expérience du corps. En toutcela, nous rejoignons la première modernité de la Renaissance.
Un Pic de la Mirandole se sentirait parfaitement à l’aise aujourd’hui !

Maintenant, parlons des nouvelles guerres de religions. La plupart des médias prennent tout à l’envers. Ils disent : “Aujourd’hui, ce qui domine dans les religions, c’est l’intégrisme, le fanatisme, la violence.” Mais non ! Ouvrons les yeux : ce qui domine, par-delà l’incendie des apparences, c’est juste l’inverse ! Partout, dans toutes les cultures, inexorablement, les gens s’approprient le religieux, chacun à sa façon. Y compris dans l’islam : du Maroc à l’Indonésie, en passant par l’Iran, les jeunes veulent pratiquer leur religion librement, parfois sans bien s’en rendre compte. C’est cela qui, au fond, dans toutes les religions, rend folle la très petite minorité des intégristes, prêts à des actes d’une violence inouie plutôt que d’accepter l’évolution vers la liberté. Que cette dernière se dresse contre la domination culturelle de l’Occident est une autre histoire – ou contre celle des aînés : ainsi peut-il arriver que des jeunes filles revendiquent de porter le voile pour défier leurs parents, telles les deux sœurs d’Aubervilliers, dont le père est un juif athée et la mère une catholique kabyle !

N. C. : Les intégristes eux-mêmes n’inventent-ils pas des formes totalement inédites, par plus fidèles, par exemple, à l’islam originel, que les nazis ne l’étaient à la culture germanique préhistorique ?

F. L. : Bien sûr, il y a reconstruction. Et ce n’est pas un hasard si les premiers “barbus” algériens sortaient plutôt de facultés de science ou d’institut de technologie que d’écoles de théologie ou de philosophie : leur “ retour aux origines ” est souvent autodidacte, ignorant et fantasmatique. De toute façon, sur le très long terme, ce que l’on retiendra de notre époque dans l’évolution du religieux, c’est le passage des grandes traditions culturelles dépendant de groupes, d’ethnies, de nations… à des pratiques personnelles, d’individus désireux de s’approprier le sens. Ils peuvent rester catholiques, juifs, musulmans – ce sera une appartenance culturelle. Mais ils vont vivre ce catholicisme, ce judaïsme ou cet islam chacun à sa manière. C’est une révolution colossale. Et une crise considérable pour les Églises.

Les deux tiers des Européens et les trois quarts des Américains se disent croyants, mais de moins en moins pratiquent.

Or, ce mouvement semble sans retour…

N. C. : Si chacun se bâtit un “ kit religieux ” à sa mesure, la confusion syncrétique sera totale…

F. L. : D’abord, aucune religion n’a échappé au syncrétisme. Le bouddhisme est un syncrétisme. Et le christianisme, formidable mélange de foi juive, de droit romain, de philosophie grecque ! Et l’islam donc, alliage extraordinaire de croyances arabes anciennes et d’emprunts judaïques et chrétiens ! Toutes les religions sont syncrétiques. Seulement, il y a deux types de syncrétismes. Le premier élabore une nouvelle cohérence en se confrontant aux contradictions, ou aux accélérations, que sa combinaison singulière apporte. Le second demeure dans la mollesse d’un collage non digéré. Inintelligent. Inorganique. Sans colonne vertébrale. D’où le défi redoutable de la modernité : à chaque individu de savoir organisersa propre cohérence, et ceci dans un monde où l’“offre religieuse” devient pléthorique et où les possibilités de collages confus se multiplient.

N. C. : Vous disiez qu’un Pic de la Mirandole se sentirait à l’aise aujourd’hui. Avec son éclectisme et son goût pour le merveilleux, on le retrouverait donc dans les réseaux New Age – auquel vous consacrez d’ailleurs un chapitre central dans votre livre, pour le meilleur et pour le pire !

F. L. : Sauf que Pic de La Mirandole et les grands humanistes de la Renaissance avaient une exigence intellectuelle que n’ont pas la plupart de ceux que l’on regroupe, souvent avec condescendance, sous le terme de “New Age” – syncrétisme, il faut dire, particulièrement mou, en particulier aux États-Unis. La confusion mentale me semble l’un des principaux défauts de ce mouvement – les deux autres étant l’égotisme (le monde ramené à mon bonheur) et le relativisme (l’idée paresseuse que toutes les croyances se valent à travers l’espace et le temps).
Cela dit, je trouve l’intention du New Age très bonne : elle consiste à aller chercher dans toutes les traditions ce qui peut nous parler et nous permettre de vivre une expérience d’éveil. Mais l’expression New Age me semble avoir fait son temps. Je lui préfère “Réenchantement du monde”, où je vois le meilleur de cet élan très vaste, qui joue en effet un rôle capital dans l’ultra-modernité spirituelle. De quoi s’agit-il ?

Le premier à avoir parlé du “désenchantement du monde” est Max Weber. Pour lui, le processus était fort ancien, puisqu’il le faisait démarrer avec la Bible et la propension des juifs à rationnaliser le divin. Je ne suis pas d’accord, mais une chose est sûre, c’est qu’avec la “modernité seconde” dont je parlais tout à l’heure, celle du “Grand Horloger” des philosophes des Lumières, le monde a peu à peu perdu son immense aura magique – ce qui a contribué à éteindre toutes sortes de correspondances liant les gens à la nature, au vécu, au corps. Ce désenchantement a atteint un paroxysme au 20ème siècle. Jusqu’à la nausée de la société de consommation, où tout est observable, manipulable, déchiffrable, rationnalisable, marchandisable… Mai 68 peut être décrypté comme un besoin de réenchantement. Mais bien avant, c’est tout le mouvement romantique ! Dès le 18ème siècle en effet, certains esprits refusent le “refroidissement” de la modernité cartésienne ou kantienne.

Un Goethe, par exemple, a clairement l’intuition des dangers de la modernité scientiste. Plus tard un Lamartine aussi. Ou un Hugo. Ceux qui chercheront le plus à réintroduire le sens du mythe, de l’imaginaire et du sacré, à réhabiliter cette partie de l’homme niée par les Lumières, sont certainement les grands romantiques allemands, de Novalis aux frères Grimm. Mais la révolution industrielle commence à peine et les romantiques – au rang desquels il faut compter les premiers écologistes américains, Thoreau, Emerson, etc.- sont relégués dans la catégorie des poètes inoffensifs. Si bien que le message philosophique dont ils sont porteurs va passer à d’autres types d’acteurs sociaux : les cercles ésotériques de la fin du 19ème siècle, dont la Société théosophique est l’une des expressions les plus abouties – avec le prolongement antroposophique de Rudolf Steiner…

N. C. : Steiner, que vous n’hésitez pas à comparer à Pic de la Mirandole, encore lui…

F. L. : Mais oui, c’est un personnage étonnant, dont l’éclectisme rappelle l’esprit de la Renaissance ! Et donc le New Age – le Réenchantement du Monde – ne sort pas du néant : il s’inscrit dans un courant historique précis. Un courant qui aujourd’hui rejaillit un peu partout à la surface et qu’à mon avis, on ne peut pas bien analyser selon les grilles de la sociologie religieuse globale, mais selon celles d’une psychosociologie qui est à inventer. Je trouve en effet que les anciennes catégories – catholicisme, judaïsme, libre-pensée, athéïsme… ou new age – sont trop réductrices et laissent échapper l’essentiel.

Quand on analyse le vécu réel, la phénoménologie religieuse contemporaine nous montre qu’au fond, il y a deux types de religiosités, qui traversent toutes les autres catégories : la première ouverte, la seconde fermée. Cette dernière regroupe tous ceux qui ont vitalement besoin de certitudes et de vérités absolues : on y retrouve les fondamentalistes, les intégristes, les orthodoxes d’absolument toutes les religions – et cela comprend bien sûr une nuée de sectes, mais aussi les athées militants. Alors que la première catégorie concerne des individus qui, tout en vivant une relation profonde au sacré, assument l’incertitude de la modernité parvenue à maturité, qui implique du doute et une quête permanente : il ont des convictions, mais se disent qu’elles sont peut-être provisoires et que des convictions différentes peuvent être aussi légitimes – et cela comprend donc de nombreux agnostiques en recherche. Et vous remarquerez ceci : tous les gens de religiosité ouverte s’entendent bien entre eux, quelles que soient leurs traditions. Même chose d’ailleurs pour ceux de religiosité fermé – même si leur façon de “ bien s’entendre entre eux ” peut être de se haïr et de se faire
la guerre, comme les intégristes protestants façon Bush et les intégristes musulmans façon Ben Laden.

N. C. : Je suppose que vous vous situez vous-même dans la catégorie ouverte… Pourriez-vous nous dire deux mots de votre propre parcours ?

F. L. : J’ai eu la chance de grandir dans un milieu familial d’un catholicisme très ouvert, non pratiquant mais en grande recherche morale. Mon père est un proche de Jacques Delors et du courant personnaliste. Je lui dois énormément. J’avais treize ans, quand il m’a offert Le Banquet de Platon. J’ai tout de suite été passionné par la philosophie. Jusqu’à 17 ans, les présocratiques, Épicure, les stoïciens, Aristote ont merveilleusement répondu aux questions existentielles que je me posais. J’ai alors éprouvé le besoin de me tourner vers l’Orient et ce fut de nouveau – via Arnaud Desjardins – un voyage extraordinaire, jusqu’à ma découverte de Chogyam Trungpa et des bouddhistes tibétains, et aussi des mystiques, Maharishi, Shankara, etc. Arrivé là, je me suis dit qu’il était déraisonnable de ne rien savoir de Jung. La lecture de ce dernier m’a poussé à me

plonger dans l’astrologie – qui tient un formidable discours symbolique sur l’homme – et dans l’univers prodigieux des mythologies et des lois de synchronicité qui les régulent. J’avais alors 19 ans et j’étais passionné par toutes les religions, sauf le catholicisme. Pour moi, c’était vraiment la dernière des traditions qui pouvaient m’intéresser ! Je trouvais ça puritain, bloqué, nul, bref “catho”. Ce qui m’est arrivé alors était totalement imprévisible. J’avais accepté l’idée de passer quelques jours dans un monastère cistercien breton, pour expérimenter l’écriture dans le silence. Un lieu superbe, où je me suis tout de suite senti très bien, parmi des religieux et des religieuses qui respiraient la santé et l’intelligence. J’ai commencé à travailler quand un malaise a soudain surgi. Un malaise grandissant, qui m’a donné une furieuse envie de partir. J’étais sur le point de le faire, quand ma conscience m’a mis au défi de trouver une explication à ce qui se passait. Mon goût du défi et un certain amour propre m’ont donc fait rester.

À quoi devais-je donc me confronter ? Une vieille Bible poussiéreuse traînait là. Je l’ai ouverte au hasard et suis tombé sur le Prologue de Saint Jean. À peine avais-je commencé à le lire que le ciel m’est tombé dessus : pleurant toutes les larmes de mon corps, j’ai senti monter en moi un amour incroyable. J’avais envie d’embrasser le monde entier ! J’avais vingt ans. Je venais de rencontrer le Christ cosmique dont parle Saint Jean. Vingt ans plus tard, je puis dire que ce qui s’est inscrit en moi ce jour-là est indélébile.

N. C. : On vous connaît pourtant surtout pour vos écrits sur le bouddhisme !

F. L. : C’est que mon parcours intellectuel, lui, a continué, en philosophie et en sociologie.

Ma thèse sur “ le bouddhisme et l’Occident ” était une façon de mettre mes centres d’intérêt en confrontation. Sur le plan conceptuel en effet, il n’y a pas plus différent que bouddhisme et christianisme. C’était parfait. Je vais toujours vers le contraire de ce que je crois pour mettre mes convictions à l’épreuve. J’ai donc exploré deux univers étrangers l’un à l’autre, qui m’ont nourri à des niveaux différents. Mais je n’ai pas bougé dans ma conviction profonde. Je prie le Christ tous les jours.

N. C. : Un Christ un peu abstrait… ?

F. L. : Oh non ! le Jésus des Évangiles, dont je crois qu’il est en même temps un Christ qui dépasse toutes les religions, y compris la révélation chrétienne : le Logos qui éclaire tous les hommes et s’est incarné à un moment donné sous cette forme. C’est pourquoi je me dis chrétien. Sinon, je serais agnostique. Cela dit, je pratique aussi la méditation zen, tout simplement parce qu’elle m’aide à me déconnecter des soucis, du mental agité. Depuis vingt ans, tous les jours, je prends donc la posture et pratique une respiration… un peu indienne, en fait ! Puis je me mets en présence du Christ, j’ouvre l’Évangile, je lis un passage et enfin je prie, face à une petiteicône. Pour moi, le religieux se définit fondamentalement par la pratique et l’expérience de plusieurs niveaux de réalité…

N. C. : … dont le centre est là, en nous, et pourtant nous échappe toujours ?

F. L. : Notre conception du “centre”, c’est-à-dire de Dieu, a considérablement évolué en quelques générations. Pour un nombre croissant de nos contemporains, le divin se conçoit désormais beaucoup plus dans une sorte d’immanence, d’intimité extrême. Et en même temps, paradoxalement, nous sommes allés chercher en Orient des catégories philosophiques comme la “vacuité” ou le “dépassement de la dualité”, qui nous ont permis de repenser le monothéisme de façon plus parlante, mais aussi plus impersonnelle. Nous y avons d’ailleurs retrouvé toute une approche de la religiosité alternative occidentale : celle de Maître Eckhart ou les mystiques néo-flamands, pour qui Dieu est avant tout ineffable et ne peut se définir que négativement, par tout ce qu’il n’est pas.

Ce qui nous ramène à cette caractéristique de l’ultramodernité : l’acceptation de l’incertitude, avec une maturité suffisante pour ne pas nous paniquer face à l’idée d’Inconnaissable.

N. C. : On sent bien cette exigence de l’Orient vis-à-vis de l’Occident dans le mouvement
“jew-bu , ou les bouddhistes rappellent aux juifs que l’ineffabilité du Tétragramme n’est pas
un détail.

images (6)F. L. : L’exigence est indispensable. On critique volontiers la France pour sa fermeture d’esprit, son intolérance, son scepticisme. Mais je pense qu’elle peut jouer un rôle important dans l’émergence de la nouvelle spiritualité, précisément parce qu’elle ne gobe pas tout – comme le fait par exemple le Brésil, où la confusion des mélanges peut atteindre des sommets inimaginables. Nous sommes assez vaccinés contre les amalgames fous.
Du coup, si quelque chose passe chez nous, c’est du sérieux !

À lire de Frédéric Lenoir :

Les métamorphoses de Dieu , éd. Plon

  • Rencontre du bouddhisme et de l’Occident , éd. Albin Michel
  • La promesse de l’ange , avec Violette Cabesos, éd. Albin Michel
  • Mal de terre , avec Hubert Reeves, éd. du Seuil

Le livre des sagesses et Encyclopédie des religions , avec Ysé Tardan-Masquelier, éd. Bayard

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Les pouvoirs infinis de la conscience

Posté par othoharmonie le 13 juillet 2014

 

Psychiatre américain de réputation mondiale et invité d’honneur à l’INREES pour la conférence du mercredi 13 Octobre 2010, Stanislav Grof a posé les bases de la psychologie transpersonnelle, menant avec son épouse Christina des recherches consacrées aux états de conscience modifiés depuis des décennies.
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Thomas Kuhn, dans son ouvrage « La structure des révolutions scientifiques » explique que la science ne suit pas un parcours linéaire mais évolue par étapes. Entre chaque étape, on trouve des périodes, dont chacune est caractérisée par un consensus établi par le monde universitaire et accepté par tous, définissant ce qui est considèré alors comme étant la réalité. Durant chaque période, les scientifiques appliquent le paradigme existant. Mais il se produit parfois des « anomalies », des phénomènes qui ne peuvent pas être expliqués par la vision du monde en cours. Physique, chimie, psychologie… toutes les composantes de la science connaissent à un moment donné ce débat. Le dernier en date a eu lieu au début du siècle dernier, lorsque la physique de la relativité a dû faire place à la physique quantique. Un changement de paradigme se profile alors, qui peut durer plusieurs décennies durant lesquelles le monde scientifique dans son immense majorité oppose une très forte résistance. Nous sommes actuellement, nous dit Stanislav Grof, dans l’une de ces périodes-clé. Ses travaux, qui s’inscrivent dans un nouveau paradigme, bousculent. Il a choisi d’en parler avec humour : « Certains de mes collègues ne comprennent pas comment un médecin peut avoir recours à la psychologie transpersonnelle, ou écrire un ouvrage avec ce titre invraisemblable « Voyage au-delà de mon cerveau » ! » (ndlr : référence au livre du Dr Jill Bolte Taylor, paru en 2008). 

Pour nous présenter la synthèse de ses études sur les états de conscience non ordinaires, Stanislav Grof a choisi de parler tout simplement de ce qu’il a vécu : des histoires extraordinaires mais avérées, qui démontrent l’existence d’une psyché élargie et d’une conscience distincte du cerveau. 

La conscience n’est pas le cerveau

Né d’une famille sans affinités religieuses, il s’est passionné très tôt pour Freud et la psychiatrie. Sa formation médicale a été des plus matérialiste et, après quelques années d’analyse freudienne, il sent qu’il fait fausse route : intuitivement, il sait qu’il y a autre chose à découvrir. 

Il est dans cet état d’esprit lorsqu’un colis arrive au département de psychiatrie de Prague où il travaille, adressé au Directeur de l’établissement et accompagné d’une lettre. Un laboratoire allemand envoyait dans ce paquet plusieurs ampoules de LSD 25 et proposait aux membres du département de mener des recherches avec cette substance tout en communiquant leurs conclusions au laboratoire. La lettre suggérait : « peut être pouvez-vous l’utiliser comme un outil éducatif, le donner aux psychiatres, psychologues, étudiants en psychiatrie afin qu’ils passent quelques heures dans le monde de leurs patients… » 

Cet événement fut déterminant pour le jeune chercheur, qui dès lors réalisa avec son Directeur de recherches de très nombreuses expérimentations, sur lui-même et avec des patients, effectuant de nombreuses analyses avant, pendant et après afin d’obtenir des modèles. « c’était une source d’exploration tout à fait passionnante ! ». Au cours d’une de ses expériences avec le LSD 25, Stanislav Grof vécut notamment une expérience marquante, explorant des niveaux de conscience qu’il appellera « non ordinaires ». A cet instant, il eut l’intuition « à un niveau cellulaire » que ce qu’il avait appris à l’Université sur la conscience n’était pas exact : la conscience n’est pas un phénomène physique ; elle est quelque chose de fondamental qui agit au niveau du cerveau mais ce n’est pas le cerveau. « Il a fallu des années avant d’obtenir une démonstration scientifique de ce que j’avais expérimenté, notamment par les expériences de sorties du corps et surtout les EMI (Expériences de mort imminente) ou ce qui peut arriver à des personnes au seuil de la mort. » Depuis, des milliers de témoignages de personnes qui ont vécu des états de conscience modifiés (lors de comas, d’EMI ou d’intervention chirurgicale) ont été collectés, confirmés par un grand nombre d’expériences documentées. Ces personnes voient ce qui se passe au même dans la pièce, parfois même ce qui se passe à ce moment à plusieurs kilomètres de là. Mêmes interrogations et confirmations devant les témoignages de personnes aveugles, au seuil de la mort, ayant précisément décrit leur environnement suite à une EMI, ce que le psychologue Ken Ring appelle la « vision de l’esprit » (Mindsight). 

Inconscient individuel et inconscient collectif archétypal

Mais si notre conscience peut se « promener » lorsqu’elle est dans cet état particulier, jusqu’où peut-elle aller ? Au fil de leurs travaux, Stanislav et son épouse élargissent la carte de la psyché, que l’on croyait jusque là limitée à la mémoire postnatale. Ils démontrent qu’on peut revivre notre propre naissance, notre vie intra-utérine et jusqu’à notre conception au niveau cellulaire ! Une véritable révolution. « Nous savons que c’est possible, c’est maintenant aux neurophysiologistes de nous dire où cette mémoire est enfouie… Nous savons par la biologie que nous n’avons pas besoin d’un cortex pour avoir de la mémoire, la mémoire est une propriété intrinsèque à la matière vivante, Eric R. Kandel a reçu le prix Nobel en 2000 pour ses études sur la mémoire d’une limace de mer… Donc, on accepte qu’une limace ait de la mémoire, mais pas un être humain nouveau-né ! » 

Les découvertes ne s’arrêtent pas là. S. Grof constate que nous pouvons non seulement revivre des événements nous concernant directement et enfouis dans nos archives mémorielles, mais également des événements datant de plusieurs générations avant notre naissance biologique. Les personnes décrivent alors, avec une précision étonnante, une époque, un lieu disparu, toutes informations vérifiées et documentées ensuite par des recherches généalogiques, historiques, géographiques ou par l’étude des légendes et mythologies dans le monde. 

Carl Gustav Jung l’avait pressenti : nous disposons d’un inconscient non seulement individuel mais également collectif. Et même archétypal : dans ces états modifiés de conscience, de nombreuses personnes voient des personnages ou des royaumes mythologiques ou archétypaux qui leur est impossible de connaître intellectuellement. 

images (17)Les émergences spirituelles pour guérir

Mais le psychiatre pressent la dimension spirituelle de la conscience. Il rencontre alors des enseignants spirituels, moines tibétains, bouddhistes de la tradition zen, chamanes, chrétiens bénédictins… et étudie ce qu’il appelle « les technologies du sacré », comme les techniques de méditation profonde. Il découvre avec Christina que ces explorations peuvent être un mécanisme puissant de guérison pour nombre de pathologies étiquetées comme des « psychoses » ou « états psychotiques ». Eux préfèrent les nommer « émergence spirituelle » ou « urgence spirituelle », des termes qui parlent bien d’un état de crise mais aussi d’une opportunité de passer à un autre niveau de conscience et de guérir. « On peut véritablement aider les gens à traverser ces crises plutôt que de supprimer les symptômes, même si le thérapeute n’y croit pas. Ne pas laisser les gens aller vers ça serait les priver d’une guérison possible. » En 1980, Christina fonde le réseau d’urgence et d’émergence spirituelle, qui met en contact des personnes traversant des crises de cet ordre-là avec des professionnels capables de les accompagner. 

« Quand nous aurons acquis cette nouvelle vision du monde, quand l’émergence de ce nouveau paradigme sera effective, ces expériences ne seront plus des anomalies mais des éléments normaux de notre nouveau monde. » Pour Stanislav Grof, l’important n’est pas de savoir ce qui crée ces émergences spirituelles mais de savoir comment accéder à ces nouvelles sources de guérison. 

Pour aller plus loin : « l’ultime voyage » et « Quand l’impossible arrive » (Editions Tredaniel)

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NETTOYAGE DE NOTRE SYSTEME

Posté par othoharmonie le 13 juillet 2014

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Les spécialistes de la médecine douce préconisent souvent de commencer par un bon nettoyage de votre système afin d’améliorer vos chances de guérison, et c’est sans doute très vrai. Cependant, il existe tant de produits et de cures sur le marché que s’il fallait tous les utiliser tous, on finirait par y vider notre portefeuille.

Alors voici une suggestion, dont j’ai personnellement validé l’efficacité, pour tous ceux et celles qui souhaitent vraiment commencer un tel processus mais tout en douceur.

Débutez votre journée avec une grosse cuillère à soupe de « psyllium »   mélangée dans un peu d’eau tiède. Brassez ce mélange rapidement et surtout buvez-le immédiatement sinon, en quelques secondes, il vous deviendra impossible de le faire tant il se sera transformé en une sorte de gruau.

Ensuite, prenez un grand verre d’eau ou encore, si comme moi vous n’aimez pas beaucoup l’eau, buvez une bonne théière de 5 à 6 tasses de thé vert ou de « thé rouge chinois » qui travaille sur la cellulite ou encore, le meilleur le thé Ganoderma à base de champignon chinois  dont les bienfaits sont légendaires.

Ou encore, si vous n’avez pas de ce produit, remplacer le thé par un peu de jus de citron, toujours très approprié pour parfumer votre eau chaude.

Idéalement, il serait pertinent, du moins pour une durée de deux à trois jours, de faire l’effort de boire six grands verres de ces breuvages. Évitez qu’ils ne soit trop froid ou trop bouillant mais juste suffisamment chaud afin d’éviter de stresser inutilement votre estomac.

Personnellement, j’ai souvent tendance à souffrir de congestion des sinus et, d’après mes lectures, boire des breuvages chauds stimule l’écoulement des sécrétions de mucus pour un plus grand soulagement. J’opte donc pour des breuvages chauds mais excluant définitivement le café ordinaire, du moins pour cette période de nettoyage.

Je ne fais en fait qu’une seule exception pour le café Gano . Celui-ci croyez-moi, m’a fait tant de bien qu’il n’y pas de mots pour vous exprimer à quel point je suis reconnaissante au ciel de ses biens faits. Pour en savoir plus www.realgano.com

Puis, toujours durant ces deux ou trois jours, ne mangez que des légumes et du bouillon de légumes; n’ajoutez pas de sel ou si vous n’y parvenez pas, utilisez un peu «dHerbamare » composé de sel d’herbes aromatiques moins nocives pour vos artères.

Par contre, ne résistez surtout pas au désir de manger de l’ail. Celui-ci aura l’avantage d’abaisser votre cholestérol et de favoriser votre pression artérielle, tout en augmentant la résistance de votre précieux système immunitaire.

Après quoi, vous devriez voir une différence, et celle-ci pourrait déjà être de nature à vous satisfaire et à favoriser par la suite une plus belle réussite avec les plantes.

Si par contre, vous n’avez ressenti aucune amélioration appréciable, alors, dans un tel cas, vous pourrez toujours vous renseigner sur les produits offerts sur le marché. Vous aurez tout de même eu le mérite d’expérimenter une méthode qui ne pouvait vous faire que du bien.

RÉFÉRENCES

PLANTES SAUVAGES MÉDICINALES. Anny Schneider. Éditions de l’homme.

LE GUIDE DES PLANTES MÉDICINALES. Tamara Kircher et Jade Britton. Éditions Modus Santé.

L’ARMOIRE AUX HERBES. Jean Mary. Édition du Jour.

LES HERBES MÉDICINALES LES PLUS PUISSANES ET LES PLUS EFFICACES. B. Ticli. Éditions de Vecchi.

LE GUIDE ANTI-DOULEURS NATURELS. Richard Thomas. Éditions Modus Santé.

LES PLANTES ET LA SANTÉ selon l’Ayurveda, la MTC et la phytothérapie occidentale. Pénélope Ody.

LA BIBLE DES HERBES. Peter Mchoy et Paméla Westland. Éditions Konemann

LES REMÈDES NATURELS. Laurel Vukonic. Éditions France Loisirs.

100 PLANTES 1000 USAGES. Yves Rocher. Éditions Marabout.

 Le livre de 304 pages « Comment Reconnaître et Créer Vos Coïncidences Magiques » épanouira votre vie à son maximum 
plusieurs centaines de témoignages le prouvent Mme Céline Jacques http://www.edition-celinejacques.com/

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La pionnière du grand passage

Posté par othoharmonie le 12 juillet 2014

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Guidée par un instinct sûr, cette psychiatre fait partie des femmes qui ont paradoxalement sauvé l’Occident devenu mégalo, en lui réapprenant l’art le plus humain et le plus mystérieux qui soit : accompagner les mourants.

Avec passion, elle voulait s’occuper de bébés en Afrique ou en Inde. Le sort l’a entraînée aux Etats-Unis où la terreur de la plupart des gens, médecins inclus, vis-à-vis de la mort l’a tant sidérée qu’elle dut en quelque sorte s’occuper non des naissants, mais des mourants.

A 16 ans, elle avait spontanément découvert les grandes phases du deuil en aidant un ophtalmologue à consoler ses patients de la perte de leurs yeux. Peu après, elle avait reçu son baptême du feu aux portes des camps de la mort, où certains rescapés lui enseignèrent sans un mot la plus ancienne des sagesses. Devenue professeur de psychiatrie, elle se retrouve, malgré ses supérieurs, pionnière de la redécouverte de l’art de mourir. Un art paradoxalement vital pour tous, qui exige de ceux qui le pratiquent d’avoir effectué un profond travail introspectif sur leur propre mortalité.

Amour inconditionnel
Son métier de psychiatre n’a fait que confirmer ce que son travail d’assistante médicale et de secouriste lui avait appris depuis l’adolescence : il n’existe pas de thérapie ni de mouvement vrai vers l’autre sans amour inconditionnel. Il est fait d’écoute, d’acceptation, de sollicitude active, et comporte un refus de monnayer l’affection (le « refus de la prostitution »). Cet amour se caractérise par la capacité à dire « non ». Aimer s’apprend et structure. 
 
La mort, question vitale
Aucune société humaine ne peut faire l’économie d’un art de mourir. Peur de mourir et peur de vivre sont les deux faces d’une même réalité. Le déni de la mort est hautement pathogène. Entouré d’amour et d’ouverture (ce qui suppose de chacun un profond travail sur soi), l’être humain retrouve la sagesse de l’art de mourir des plus anciennes traditions. La plus belle preuve en est donnée par les enfants : quand les adultes autour d’eux ne sombrent pas, les petits humains se comportent souvent de façon étonnante aux portes de la mort. Elisabeth Kübler-Ross les appelle « mes véritables professeurs ».

Les cinq phases du deuil
La fin de la vie nous fait connaître le paroxysme d’une situation que nous côtoyons quasiment tous les jours : la perte, le deuil. Toute perte passe schématiquement par cinq phases, qu’il est utile de reconnaître et de distinguer pour mieux s’aider les uns les autres à les traverser : le déni, la révolte, le marchandage, la dépression, et enfin l’acceptation. Le travail d’Elisabeth Kübler-Ross, alias EKR, sur les grandes phases de l’agonie est devenu un guide précieux pour toutes les infirmières et pour tous les accompagnateurs en soins palliatifs. 
 
Les quatre quadrants
Chacun d’entre nous se présente sous quatre aspects fondamentaux : physique, émotionnel, intellectuel et spirituel. Pour aider l’autre de façon efficace, surtout s’il est au plus mal, il est essentiel de tenir compte de chacun de ces « quadrants », si possible dans l’ordre qui va du plus physique au plus immatériel. Ainsi convient-il plutôt de commencer par soulager la souffrance physique avant de se préoccuper des peines affectives, et ces dernières doivent avoir été dissoutes avant que l’on puisse sérieusement aborder un accompagnement spirituel.

La métamorphose
Dans les baraques de Maïdanek, les enfants déportés avaient dessiné des centaines de papillons. C’est devenu le totem d’EKR. Pour elle, une vie bien vécue vous apprend au moins une chose : « Nous sommes tous des chrysalides ; au moment de mourir, notre cocon s’ouvre et nous devenons papillons. » Ce sont les enfants qui, selon elle, comprennent le mieux les règles de la métamorphose : « La mort, lui ont-ils suggéré, est un nouveau soleil. » Pour les adultes, il faut tout un travail sur soi, ardu et douloureux, pour parvenir à « achever le business inaccompli».

  
images (5)Tel est l’objectif des stages « Vie, mort et transition », organisés jadis par l’association Shanti Nilaya et aujourd’hui, entre autres, par l’association EKR-France. On y apprend à pardonner aux autres et à soi-même.

Je sais bien que je dois encore travailler la patience, l’indulgence, le lâcher-prise. Ensuite seulement, j’aurai le droit de mourir.

Elisabeth Kübler-Ross

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Un chat vivant et mort à la fois

Posté par othoharmonie le 12 juillet 2014

 

Telle une énigme nous invitant à penser autrement, l’expérience du Chat de Schrödinger, imaginée par le physicien Erwin Schrödinger dont on fêtait le 126e anniversaire dernièrement, compte parmi les grands classiques de cette physique qui repousse nos frontières. Explication d’une théorie qui illustre un chat vivant et mort à la fois.

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La physique quantique nous demande de saisir des notions qui sont à contre mesure de nos habitudes de pensée. Toutefois ces challenges et ces casse-têtes virtuels sont souvent stimulants et nous permettent d’élargir notre compréhension des choses. Telle une énigme nous invitant à penser autrement, l’expérience de pensée du Chat de Schrödinger compte parmi les grands classiques de cette physique qui repousse nos frontières. C’est l’histoire d’un chat qui est dans tous ses états, tant qu’on ne l’a pas regardé…

Imaginée en 1935 par le physicien Erwin Schrödinger, cette expérience permet d’aborder le problème posé par le fait que les particules, qui sont à la base de notre matière, semblent être dans des états indéterminés. « En mécanique quantique on a observé que les particules peuvent être dans un état qui n’est pas défini, avoir des vitesses ou des positions qui ne sont pas déterminées. Ce qu’on dit alors, c’est que tous ces états existent simultanément, qu’ils sont superposés », nous explique Philippe Guillemant, physicien, spécialiste de l’intelligence artificielle et du temps, ingénieur de recherche au CNRS. Donc tant que nous n’avons pas pris la mesure de ces particules, elles sont dans tous leurs états à la fois. 

Afin d’aborder les questions soulevées par ces états quantiques superposés, Schrödinger a imaginé une situation dans laquelle un chat serait placé dans une boîte avec un dispositif qui tuerait l’animal dès qu’il détecterait la désintégration d’une particule radioactive. Le hic, c’est que cette particule peut se trouver dans tous les états possibles, et le chat – qui est intriqué avec la particule dans cette expérience – est donc à la fois mort et vivant, il est indéfini. Et nous n’avons aucun moyen de savoir quel est cet état indéfini, car prendre sa mesure a pour effet de le réduire à un seul état, soit mort, soit vivant. « Il faut se représenter que nous ne sommes pas dans une réalité telle que nous la voyons habituellement, mais dans un univers d’informations. L’idée c’est alors que la réalité que nous essayons de voir dans la boîte n’existe pas tant que la mesure n’a pas été faite. L’univers n’a tout simplement pas d’information sur l’état du chat dans la boîte », poursuit Philippe Guillemant. Alors comment comprendre ce moment clé où l’état se définit ? Que se passe-t-il ? Là sont les questions auxquelles le chat attend impatiemment des réponses. 

Un univers multiple ou unique ?

Première des trois théories, qui d’après Philippe Guillemant sont intéressantes pour l’interprétation de cette expérience : la théorie des univers multiples de Hugh Everett, qui propose l’existence d’un éventail de mondes parallèles. Les états indéfinis ou superposés seraient comme différentes possibilités qui existeraient chacune dans un monde parallèle séparé. En ce qui concerne notre chat, il y aurait donc un univers où il est retrouvé mort et un autre où il est retrouvé vivant. Et à chaque fois que se présenteraient plusieurs possibilités, de nouvelles branches d’univers se créeraient et continueraient d’exister en parallèle. « Et ça se produirait à chaque fois que nous faisons un choix. Mais c’est impensable. Vous imaginez, la conscience devrait également être dédoublée. Nous aurions des milliards de milliards de milliards de doubles conscients dans des univers parallèles », souligne Philippe Guillemant. 

La seconde théorie proposée s’appuie sur le phénomène dit de « décohérence ». La décohérence est un procédé qu’emploie la nature pour partir d’états indéfinis et les réduire en un seul état final, par des interactions avec l’environnement. Au lieu d’arriver dans une multiplicité de manifestations, les états superposés se matérialisent en un choix effectué dans l’espace temps qui existe de manière précise pour nous. « La décohérence nous amène à notre seul univers réel. Ce qui ne veut pas dire que les autres univers n’existent pas pour la physique, précise Philippe Guillemant, mais ils sont potentiels et non réels ».

Le problème du choix

Seulement voilà, la décohérence n’explique pas le choix. Elle montre un moyen mais pas la direction. Nous savons que nous allons arriver à un état final, mais lequel ? Notre pauvre chat attend toujours sa réponse. La théorie de la décohérence se décline en deux interprétations, dont l’une propose qu’il y ait des variables cachées, c’est à dire que le choix nous échappe, et l’autre propose que le choix soit aléatoire. « Mais le problème c’est que ça fait intervenir un hasard qui est celui d’un Dieu qui jouerait aux dés », poursuit Philippe Guillemant – rebondissant sur cette fameuse expression d’Einstein « Dieu ne joue pas aux dés »

Soutenue par des prix Nobel comme Eugène Wigner et par les français Bernard D’Espagnat et Olivier Costa de Beauregard, la troisième théorie proposée avance que le choix serait effectué par une forme… de conscience. « Le rôle de la conscience serait de déterminer l’état final de la particule. On arrive à un seul univers réel vécu par la conscience », explique Philippe Guillemant. Force fondamentale de notre univers, un libre arbitre serait à l’œuvre, dont nous serions nous-mêmes dotés comme toutes les formes de consciences. C’est ce libre arbitre qui agirait dans la construction de notre réalité. Voilà que cette branche de la physique quantique rejoint les plus vieilles traditions de notre monde. 

Quand le temps s’en mêle

« Je suis d’accord avec l’idée de l’influence de la conscience, par contre pour moi elle n’intervient pas dans le présent, c’est à dire pas au moment où la boîte est ouverte et donc au moment de la mesure. La conscience intervient sur le futur ». Voilà que Philippe Guillemant introduit le temps dans l’équation. En fait tant que la particule et le chat sont indéfinis, le temps n’existe pas. Tout est simultané, tout est là en même temps. Mais lorsqu’un choix est fait, ce positionnement se traduit par un événement, qui produit du temps. On dit alors que nous entrons dans une épaisseur d’événements, qui fait apparaître l’épaisseur du temps tel que nous le connaissons. Imaginez que vous décidez d’aller chercher du pain mais vous ne savez pas encore comment vous allez vous y rendre. La réalité d’acheter du pain se crée dans « votre futur », sous forme d’informations, pas sous forme temporelle. La direction est donnée, le choix est fait. Et les moyens pour aller chercher du pain se matérialisent ensuite, en créant l’épaisseur de chaque instant, à la suite les uns des autres, ce qui donne la sensation du temps linéaire. Un potentiel futur influencerait notre présent. Alors, quels choix de conscience faites-vous ?

Conférence de Philippe Guillemant à Reims le 17 novembre 2013, dans le cadre du congrès Quantique Planète

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Tendances qui changent le monde

Posté par othoharmonie le 11 juillet 2014

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Partout dans le monde, des initiatives émergent, révélatrices d’une prise de conscience ou d’une volonté d’explorer d’autres réalités. Médecine holistique, yoga, sagesse, chamanisme, médiumnité… Rendez-vous dans 11 pays, à la découverte de 11 tendances. Grand format.

Royaume-Uni : le yoga, signe de réussite sociale

C’est un article du Times qui le dit : en Grande-Bretagne, les signes de réussite sociale ne sont plus les sacs de designers italiens, mais l’entretien de sa forme. « Rien ne dit plus le succès que de courir 10 kilomètres en moins de 47 minutes » ou de pratiquer le yoga deux fois par semaine, écrit la journaliste Farrah Storr en février 2013.

Bras ciselés, moral harmonieux… Aujourd’hui, près de 400 000 britanniques pratiquent régulièrement le yoga, sous la conduite de plus de 10 000 professeurs. Selon Jonathan Satin, manager de Triyoga, le plus grand centre de yoga du Royaume-Uni, l’intérêt ne cesse de se développer depuis cinq ans. « Nous avons commencé en 2000 dans le quartier londonien de Primrose Hill avec 65 ou 70 cours par semaine, explique-t-il. Aujourd’hui, nous en avons 100. Nous venons aussi d’ouvrir une succursale à Covent Garden. Cette croissance devrait se poursuivre. Aux Etats-Unis, le nombre de pratiquants augmente de 25% par an ! » A condition de continuer à proposer un enseignement de qualité – « c’est la clé. »
Face à un tel engouement, une offre spécifique pointe son nez : celle du yoga au bureau. A Londres, la société Yoga4Business propose des cours de yoga et de méditation en entreprise, collectifs ou particuliers.« Le but du yoga est d’équilibrer le corps et l’esprit », afin d’être mieux dans sa vie, y compris professionnelle, rappellent les créateurs de Yoga4Business. « Des études réalisées en Grande-Bretagne en 2011 montrent que le yoga renforce le bien-être émotionnel, la vitalité et la résistance au stress – première cause d’arrêts maladie longue durée au Royaume-Uni. Ces absences, et la baisse de productivité qu’elles induisent, coûtent 26 milliards de pounds par an à l’économie britannique. Si les entreprises apportaient plus d’attention et de soutien moral à leurs salariés, ces coûts pourraient diminuer d’un tiers. » Bientôt des tapis de yoga à la place des machines à café ?

Russie : Médium Academy


Tous les samedis, la France s’enthousiasme pour The Voice. Le vendredi soir en Russie, un programme teste aussi les meilleures voix… venues de l’au-delà. Diffusée sur la TNT, la Bataille des médiums en est à sa treizième saison. Issus d’un casting réalisé aux quatre coins du pays, où accourent 5000 candidats, treize médiums confrontent leur efficacité. Retrouver un objet ou une personne perdue, décrypter le passé, prédire l’avenir : lequel fera preuve des capacités les plus extraordinaires ?

Quand il publie Transurfing en 2010, le physicien russe Vadim Zeland surfe-t-il aussi sur l’intérêt de ses compatriotes pour les mystères du psychisme ? Son originalité est de proposer une technique de développement personnel fondée sur les lois de la physique quantique. Puisque selon cette nouvelle perspective scientifique, la réalité n’a pas d’existence matérielle figée, le champ des possibles est infini, l’intention de l’observateur influe sur le résultat observé, nous détenons le pouvoir de modeler nos vies. Je pense donc je créé ? En Russie, le livre rencontre un succès phénoménal. Deux tomes suivent en 2011 et 2012, tous sont traduits et édités à l’étranger.

Produit en 2010, le documentaire russe Water, le pouvoir secret de l’eau bouscule aussi les frontières de la science. La réalisatrice Anastasyia Popova y explore les facultés de l’eau à garder l’empreinte des influences extérieures. « On a remarqué que les émotions positives augmentent les propriétés énergétiques de l’eau et les stabilisent, alors que les émotions négatives les réduisent », y témoigne par exemple Konstantin Korotkov, professeur de physique à l’Université de Saint-Pétersbourg… En Russie comme ailleurs, l’heure est venue de nourrir l’intérêt du public « d’informations sérieuses et de clés de compréhension », dit le portailOsoznanie.org.

Inde : le retour de la conscience

« Tous les jours on voit fleurir de nouveaux livres et programmes télé sur la conscience. Le bien-être est devenu un business, chacun y va de sa pratique », témoigne la journaliste indienne Rathi Menon. La philosophie et les techniques spirituelles de l’Inde ont nourri le monde ; après s’en être longtemps détournée pour favoriser un modèle de réussite matérielle à l’occidentale, la population locale semble redécouvrir son patrimoine. « C’est l’engouement du moment ! » sourit Rathi Menon.

Elle-même partie fait de la communauté d’Osho. « Un médecin m’a recommandé un de ses livres, au moment où des problèmes de santé récurrents m’avaient plongée dans une profonde dépression », raconte-t-elle. La journaliste se traîne jusqu’à une librairie, se plonge dans l’ouvrage… C’est la révélation. Sans y perdre son indépendance d’esprit, elle trouve dans les conseils du gourou et dans la pratique de la méditation une force de vie, une intelligence du monde, un art de le considérer avec amour et empathie.

Comme elle, de plus en plus d’indiens, au gré de l’essor économique et de l’apparition du stress, retrouvent le chemin des enseignements spirituels et des techniques de transformation intérieure. « Notre ambition est d’aider les gens à expérimenter et exprimer leur part divine », indique Sadhguru Jaggi Vasudev, fondateur de la très en vogue Isha Foundation. En remettant au goût du jour la pratique du yoga physique, de la méditation, de la respiration… « Le souffle a des trésors à révéler, confirme Sri Sri Ravi Shankar, leader de Art of Living, pilier du développement personnel en Inde. Durant notre sommeil nous évacuons la fatigue, mais pas les tensions ancrées plus profondément. La respiration nettoie notre système de l’intérieur. »
Dans un pays où les rapports sociaux restent durs, les nouveaux gourous tentent aussi d’éveiller les consciences au respect, en intervenant auprès de politiciens, de dirigeants d’entreprise, de détenus ou d’agriculteurs. « L’engouement ne suffit pas, il doit s’incarner et porter ses fruits au quotidien », rappelle Rathi Menon.

Brésil : l’au-delà fait son cinéma

Depuis Central do Brasil et la Cité de Dieu, le cinéma brésilien peinait à attirer les foules. 2010, nouveau souffle : un blockbuster sur la police d’élite de Rio explose le box-office, de même qu’un film sur une bourgeoise qui s’encanaille… et deux autres sur l’au-delà et la médiumnité.
Le premier, Chico Xavier, retrace le parcours du plus célèbre médium brésilien, depuis son enfance jusqu’à sa mort : ses premières visions, son ascension, son dévouement, sa générosité, les séances de psychographie où il reçoit des lettres dictées par des défunts… 3,6 millions de spectateurs en six semaines.
Le second, Nosso Lar (notre demeure), est l’adaptation du livre le plus célèbre de Chico Xavier. Il retrace la découverte de la vie post-mortem et du monde spirituel par le médecin André Luiz, tel qu’il les aurait lui-même décrites, depuis l’au-delà, à Chico Xavier. Le film dépasse les 4 millions d’entrées – soit plus qu’Avatar au Brésil.
Pour Christian Boudier, directeur de projets audiovisuels à Rio et ex-journaliste au Film Français, ces succès sont symptomatiques de « l’ancrage profond du spiritisme dans la culture et la société brésiliennes ». Car si cette « science de la nature, du destin des esprits et de leurs relations avec le monde corporel » (dixit un pratiquant) est née en France au XIXe siècle, elle s’est surtout développée au Brésil, où la médiumnité et le culte des esprits ont toujours fait partie du paysage.
Jusqu’à y compter aujourd’hui six millions d’adeptes et vingt millions de sympathisants. « Il existe des associations de journalistes spirites, de juristes spirites, de médecins spirites », indique le Dr Giancarlo Lucchetti, membre de l’une d’elles. Et de cinéastes spirites ? En 2011, ont fleuri sur les écrans brésiliens O filme dos espiritos (Le film des esprits), histoire d’un homme qui reprend goût à la vie grâce au Livre des esprits d’Allan Kardec, et As mães de Chico Xavier (Les mères de Chico Xavier), parcours de trois femmes en détresse dont les routes se croisent auprès du célèbre médium.

Suisse : les guérisseurs s’affichent

Saviez-vous qu’en Suisse, l’un des plus gros succès en librairie de ces dernières années était le guideGuérisseurs, rebouteux et faiseurs de secrets en Suisse romande, publié en 2008 par Magali Jenny ? Pour répondre à la demande, l’auteure a même sorti un second tome en 2012, incluant de nouveaux portraits, témoignages et adresses.

L’engouement est révélateur : non seulement d’un intérêt du public pour ces êtres capables de soulager la douleur par quelques gestes ou mots mystérieux, mais de leur possible compagnonnage avec la médecine conventionnelle. En Suisse désormais, de nombreux services d’urgence et de radio-oncologie disposent ouvertement de listes de guérisseurs de confiance, soit pour faire eux-mêmes appel à leurs services face à un cas désespéré, soit pour les tenir à disposition des patients qui en feraient la demande. « Les hôpitaux pratiquent une médecine de premier recours, dans des conditions de grande détresse et d’incertitude, et n’ont pas réponse à tout. Si une solution existe, et manifestement il y a des gens que les guérisseurs aident, il serait idiot de ne pas y recourir », commente le président de la Fédération des médecins suisses.
A condition bien sûr que le guérisseur n’interfère en aucun cas avec les soins prodigués par l’hôpital. « Méfiez-vous de ceux qui affirmeraient être en mesure de vous guérir à coup sûr ou vous demanderaient d’arrêter un traitement médical lourd au profit de leur art », écrit Magali Jenny. « Nous ne sommes qu’un complément », confirme une guérisseuse romande.
Reste qu’en Suisse, il n’est plus rare de voir un patient atteint d’un cancer faire appel à un barreur de feu pour atténuer les effets de sa chimiothérapie, de son propre chef ou sur recommandation de son médecin – lorsque celui-ci a acquis la conviction, individuelle, que ce peut être utile. Prochaine étape : une sensibilisation au « secret » dès la faculté de médecine ?

Etats-Unis : architectes et médecins, main dans la main

Les américains n’ont aucun problème à mélanger les genres. Pour développer la compassion chez les jeunes, le psychiatre Richard Davidson participe à la création d’un jeu vidéo. Pour booster le leadership éthique, la Harvard Business School se tourne vers la méditation « pleine conscience ». Dans cette dynamique, de plus en plus de facultés de médecine américaines s’ouvrent aux approches holistiques de la santé.

 

Déjà dotée d’un Centre pour la médecine intégrative, l’Université d’Arizona vient de lancer une joint-venture entre ses facultés de médecine, d’architecture, d’urbanisme et d’environnement. « La science a prouvé que le stress, en déréglant les défenses immunitaires, favorise la maladie. Pour guérir, les patients ont besoin d’un environnement qui stimule leur système, pas qui le plombe. Pourquoi les hôpitaux ne ressemblent-ils pas à des spas ? » interroge le Dr Esther Sternberg, spécialiste en neuro-immunologie et auteur du livreHealing Spaces : The Science of Place and Well-Being.

Bruit, lumière, température, densité, aménagement, verdure… Quels sont les facteurs qui augmentent le stress et ceux qui le réduisent ? Comment agissent-ils sur le corps humain ? « Des dispositifs non-intrusifs, de type smartphones, smartpens ou smartsocks, vont nous permettre de mesurer en temps réel les réponses comportementales et biologiques face à l’environnement quotidien », indique le Dr Sternberg.

Forte de ces résultats, l’équipe pluridisciplinaire établira des standards à destination des professionnels et des autorités, puis formera les prochaines générations d’architectes, de designers et d’urbanistes, afin que le facteur « santé » devienne central dans la conception des hôpitaux mais aussi des bureaux, des maisons, des écoles… Des villes en général. « Ce type d’édifice coûte plus cher au départ, mais le retour sur investissement est largement bénéfique », souligne le Dr Sternberg, tant socialement qu’économiquement. Beau dehors, bien dedans.

Corée du Sud : des chamanes au café

A Séoul en novembre 2012, 300 chamanes défilent dans les rues de la capitale sud-coréenne pour obtenir leur Journée nationale. Anecdotique ? Pas tant que ça. Au pays du Matin-Calme, l’engouement pour les 

 

Tendances  qui changent le monde dans UNE TERRE D'ALLIANCE 623

 nouvelles technologies n’a pas détrôné le culte des ancêtres et des esprits de la nature. Depuis des siècles, le chamanisme y est pratiqué, essentiellement par des femmes – les Mudangs. Aujourd’hui encore, 40% de la population fait régulièrement appel à ces messagères des esprits, formées de mères en filles ou désignées lorsqu’elles sont enfants. 
Guérir, prédire, conseiller, conjurer le mauvais sort, attirer la bonne fortune… Un problème survient ? Une étape importante se profile, tel le lancement d’un projet professionnel, un mariage, une naissance ou l’installation dans un nouveau logement ? Allo la Mudang, pour obtenir l’aide et la bienveillance des esprits.
Dans les quartiers branchés et étudiants de Séoul, les cafés de voyance, complémentaires aux maisons de voyance classiques et aux cérémonies de transe pratiquées en privé, ont le vent en poupe. « Traditionnellement, le chamanisme attirait surtout les gens d’un certain âge et de classes défavorisées », indique la journaliste Eva John dans un article de Libération (mars 2013). Aujourd’hui, sa version moderne rencontre un franc succès, tant auprès des jeunes diplômés que des employés, des stars du showbiz que des hommes politiques.

« Jaehuyn et Minkyung, 26 et 24 ans, sont venus tester leur comptabilité amoureuse », écrit par exemple Eva John. Inquiets pour leur avenir, d’autres s’enquièrent de leur réussite professionnelle. Amour, santé, travail : le tarif varie selon les sujets abordés. Et ça marche. Entre 50 000 et 300 000 chamanes officient actuellement en Corée du Sud. Beaucoup de leurs rituels ont été inscrits au patrimoine immatériel de l’Unesco. Certaines Mudangs ont même été déclarées « trésor national vivant » par l’Etat coréen.

Italie : l’exorcisme ne connaît pas la crise

Débordée ! L’Eglise italienne ne sait plus comment gérer la recrudescence des demandes d’exorcisme. « Face aux sollicitations, la curie de Milan a doublé son nombre d’exorcistes, passé de six à douze, et mis en place un numéro vert pour trier les appels », indique la journaliste Ariel Dumont sur MyEurop.info en décembre 2012.

 

En Vénétie, une task-force de treize prêtres œuvre d’arrache-pied. Exorciste officiel du Vatican et de l’archidiocèse de Rome, le Père Gabriele Amorth ne chôme pas non plus. Son dernier livre, Ma bataille contre Satan, paru en janvier 2012, est un best-seller. Sur la TNT, la Conférence épiscopale italienne diffuse également une émission nommée Vade Retro, consacrée à l’exorcisme. Au programme : des témoignages, des conseils et des prières. 

Satan aurait-il décidé de s’acharner sur l’Italie ? Attention, prévient Monseigneur Mascheroni, évêque auxiliaire à Milan et responsable du Collège des exorcistes : les « vrais phénomènes diaboliques » restent rares. « Les personnes de tout âge et de toute origine sociale qui font appel à un exorciste sont en proie à un profond désespoir. Ce sont souvent les parents qui appellent pour dire que leur fils ne va plus à l’école, qu’il se drogue, qu’il se rebelle contre l’autorité parentale », rapporte Ariel Dumont.
Ou des gens qui, suite à des échecs successifs ou des épreuves douloureuses, pensent être possédés ou qu’on leur a jeté un sort. « Tout cela n’a rien à voir avec le diable mais nous essayons de les aider, par l’écoute et la consolation », indique Monseigneur Mascheroni – jusqu’à leur conseiller, parfois, de s’adresser à un psy.

Sous des aspects spectaculaires, le phénomène est donc surtout révélateur de la crise qui frappe le pays : économique, sociale, morale… Face aux difficultés, la population réalise que le matérialisme et le « toujours plus » ne fait pas de nous des êtres complets, solides. Qu’il est urgent de retrouver d’autres ancrages, notamment du côté des valeurs humaines et de la spiritualité.

Mexique : à l’école de la sagesse

De ses voyages, la mexicaine Gilda Henriquez Darlas a acquis la conviction que les tensions naissent de l’incompréhension. De ses années de travail sur la conscience et la structure cognitive de l’esprit, elle a cherché à identifier un modèle d’éducation qui ancre l’empathie dans les comportements.
Exit les leçons de morale, la méthode qu’elle imagine est fondée sur l’expérience. « Les valeurs et l’éthique ne peuvent être l’objet d’un enseignement théorique ; elles sont le résultat d’une transformation de conscience », clame-t-elle. Premiers pas en Inde en 1998. Positifs. En 2006, le modèle s’implante au Guatemala, puis au Mexique.

 

Deux heures par semaine, pendant trois ans, des enfants de 4 à 6 ans commencent par se relier à leur intériorité, via des exercices de concentration et d’observation – regarder la flamme d’une bougie, suivre le flux de leurs pensées, exécuter des mouvements de tai-chi, goûter des aliments ou écouter des sons les yeux fermés…
Cap ensuite sur la découverte de la subjectivité. Des jeux de questionnement les amènent à se rendre compte que de toute expérience, chacun crée un objet mental qui lui est propre, et qu’il est impossible de connaître celui des autres sans le leur demander.

Suit l’apprentissage de l’interdépendance, par des exercices qui interrogent les conditions d’existence d’un événement. « Qu’a-t-il fallu pour que tel objet se retrouve dans la classe ? » interroge par exemple l’enseignante. Quelqu’un pour l’amener, un autre pour l’acheter, le distribuer, le fabriquer… Jusqu’à s’apercevoir que tout est lié.
Par des jeux de co-création ou de mise en situation, les enfants découvrent aussi comment leur attitude impacte celle des autres. La troisième année, ils testent même leurs capacités sur des simulateurs, qui les confrontent à des problèmes écologiques, sociaux ou idéologiques. Efficace ? « Chez nos élèves, ce sens de l’intersubjectivité et de l’éthique devient véritablement un réflexe », se félicite Gilda Henriquez Darlas.

Japon : mangas, la revanche des esprits

Connaissez-vous les Yōkai ? Dans la mythologie japonaise, ces êtres surnaturels, étranges et mystérieux, s’invitent dans nos vies sous forme de créatures polymorphes. Issus de la culture animiste des premiers habitants de l’archipel, ils ont été mis au placard à la fin du XIXe siècle, par soif de modernité à l’occidentale, avant de renaître dans les années 50 sous le crayon du mangaka Shigeru Mizuki – auteur notamment deKitaro le repoussant, dont le héros est un chasseur de Yōkai. 

 

Egalement signé Shigeru Mizuki, le Dictionnaire des Yōkai recense pas moins de 500 créatures surnaturelles, preuve de leur importance dans la culture japonaise. « Là-bas, les fantômes sont très réels, ils font partie d’une vision du monde où tout dans la nature a un esprit », commente l’un des experts du Manga Café (Paris). 

Depuis, la tendance ne faiblit pas. Aujourd’hui encore, les mangas débordent de monstres et d’esprits, tantôt retors ou bienveillants. « On les trouve partout, dans les livres destinés aux jeunes comme dans ceux pour adultes », confirme l’expert du Manga Café. Le pacte des Yōkai, par exemple, raconte l’histoire d’un garçon capable de voir des entités immatérielles. Gros succès au Japon, Mokke met en scène deux sœurs, l’une qui les attire, l’autre qui les détecte… Comment vivre ces différences ? Qu’ont-elles à nous apprendre sur la complexité du monde et le sens de la vie ?

« On trouve aussi de plus en plus de vampires et de zombies », note l’expert du Manga Café. Venues d’autres cultures mais popularisées internationalement par le cinéma, les séries télé et les jeux vidéo, ces créatures confirment le goût des japonais pour le surnaturel, sans détrôner les histoires de fantômes et de chamanes plus traditionnelles. « N’oublions pas que The Ring, dont l’adaptation américaine a cartonné, est au départ un film japonais, inspiré de la tradition fantastique nippone », conclut l’expert du Manga Café.

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Belgique : ça vibre en cuisine

« Que ton aliment soit ton médicament », recommandait déjà Hippocrate il y a 2500 ans. Et s’il était aussi une source de plénitude, non seulement corporelle mais intellectuelle, sociale, émotionnelle, spirituelle ? C’est l’idée que défend un courant belge de nutrition, porté notamment par le cuisinier Pol Grégoire et la naturopathe Martine Fallon.
« Selon la médecine énergétique chinoise, de l’équilibre métabolique naît l’équilibre émotionnel, explique Martine Fallon dans ses livres, ses cours, ses conférences et ses cures. Cinq saveurs sont à prendre en compte : l’acide, l’amer, le doux, le piquant et le salé. Chacune correspond à des organes, des zones du corps et des traits de caractère. Le salé, par exemple, est lié au rein. En équilibre, c’est le courage et la ténacité. En déséquilibre, c’est la peur ou le renoncement – et des cernes sous les yeux ! » 

 

Le bien-être et la vitalité passent donc par l’équilibre de ces saveurs… et l’utilisation de bons ingrédients. « Comme nous, les aliments sont dotés d’une énergie vitale, plus ou moins chamboulée par ce qu’ils traversent, indique Martine Fallon. Selon l’ingénieur André Simoneton, les aliments frais et sains vibrent autour de 7000 Angstroms, comme un être humain en forme. » Jackpot pour une eau bue à la source, des fruits et des légumes bios cueillis à point ; zéro pointé pour un soda industriel ou une pizza surgelée ! « Une consommation excessive de ces produits vides en bonnes ondes entraîne en nous une déperdition énergétique, premier pas vers la maladie. »

Sans devenir des « ayatollahs du manger correct », mieux vaut donc éviter « les aliments trop transformés, les cuissons trop agressives, les impétrants chimiques, tout ce qui nous plombe et nous pollue », au profit de produits frais, naturels, locaux et de saison, « gorgés de cette énergie cosmique qui nous nourrit tous. »Jusqu’à acquérir la clairvoyance et la force de faire des « choix de vie qui nous tirent vers le haut ». Pour nous, pour la planète, le changement de conscience passe par le contenu de nos assiettes.

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NAITRE AU MONDE

Posté par othoharmonie le 11 juillet 2014

Avant même de naître…

images (1)Sommes-nous capables de percevoir notre environnement avant la naissance ? Un bébé né grand prématuré montre des signes de non désir de vivre ; malgré un état médicalement stable, il faiblit. Mais une fois qu’on branche à sa couveuse une musique que sa mère écoutait quand elle était heureuse de le porter, son état s’améliore significativement. Cette anecdote, partagée par Patrice Van Eersel dans Mettre au monde, porte à interrogation…

Pendant les premières heures, l’état du bébé de 743 grammes reste satisfaisant. Mais quand le jour se lève, le monitoring sonne brusquement l’alerte. Revenus à la hâte au service de réanimation néonatale, le Dr Wilrek et Hugues, l’interne, constatent une brusque chute de tension. Pris dans ses tubulures et ses fils électriques, le petit est trop pâle. Pourtant, ni sa situation pulmonaire ni son état neurologique ne semblent s’être détériorés. Après avoir prescrit à l’infirmière de garde de rajouter un cocktail à base de vanille (qui améliore les capacités respiratoires) dans la perfusion du bébé, le pédiatre et son jeune collègue finissent par quitter la salle de réanimation avec une indéfinissable sensation de manque. Leur garde se termine. L’équipe du matin arrive. Sur la main courante, le Dr Wilrek écrit : « A 6h15, cet enfant semble avoir peu de désir de vivre. » (…) 

Mais le lendemain soir, la situation du bébé de 743 grammes, qui n’en pèse plus à présent que 700, s’est réellement aggravée. On craint des séquelles irréversibles dans le système nerveux et les reins. 

Cette fois, le pédiatre s’attarde plus longtemps auprès de la mère, à qui il pose quelques questions. L’histoire qu’elle raconte est tout à fait déprimante. Le père de l’enfant est parti sans laisser d’adresse, au cinquième mois de grossesse. D’une façon générale, l’existence de la jeune femme ressemble à un terrain vague. Quasiment pris de malaise, l’interne, qui est là aussi, tente de la dérider en lui lançant avec un grand sourire : « Quand même, il y a bien de moments de bonheur dans la vie, non ? Vous allez voir, il va s’en sortir, votre bébé ! » L’intéressée répond par une grimace en secouant la tête : non, elle n’a jamais connu le moindre bonheur. Son enfant ? A quoi bon naître dans la vallée des larmes ? Qu’on lui fiche la paix ! 

Le Dr Wilrek, qui s’apprêtait à sortir en se disant, découragé, que le non-désir de vivre de cet enfant n’était décidément pas étonnant, est soudain intrigué. Il revient sur ses pas et, à la surprise de Hugues, repose la question d’un ton particulièrement doux, comme s’il voulait se convaincre lui-même :
« Mais si madame, voyons, tout être humain a forcément traversé, à un moment ou un autre, des expériences heureuses. C’est obligé… Réfléchissez. Par exemple, quand vous avez attendu cet enfant, vous n’imaginiez pas le sourire qu’il vous ferait un jour ? Et son père… » (…)

Mais voilà qu’il sent un flottement. La femme, dans son lit, a changé de visage. Et dans un état à demi absent, elle lui dit : 
« En fait, j’ai un bon souvenir. Je veux dire, avec lui, mon bébé. Et même avec son père. Ca remonte au début, quand j’ai appris que je l’attendais. J’étais folle, je ne réalisais pas. J’avais l’impression qu’on était déjà trois, que ça allait bien se passer. On dansait tous les jours, dans nos vingt mètres carrés. Ca n’a duré que quelques semaines. Après, il est parti sans prévenir et tout s’est écroulé. Je crois que je ne danserai plus jamais ! Rien que d’entendre cette musique dans ma tête, j’ai envie de mourir.
- Ah bon ? Quelle musique ? demande Wilrek (…)
« C’était Quelque chose de Tennessee. » (…)
- Ne le dites pas aux autres, j’ai tout Johnny Hallyday dans ma bagnole, grimace le pédiatre, qui poursuit en regardant la jeune mère : Vous voyez que vous en avez, des bons souvenirs, madame ! Et vous l’avez écoutée souvent, cette chanson ?
- Ca, c’est sûr. Jusqu’au début de mon quatrième mois de grossesse, je crois que je l’ai écoutée tous les jours. » (…)

Là-dessus, le Dr Wilrek disparaît… pour revenir six minutes plus tard avec un CD de Johnny Hallyday à la main : celui où figure Quelque chose de Tennessee. Puis, sous les yeux incrédules de son interne et de deux infirmières, il prend le vieux magnéto de la salle de garde et va l’installer à côté de la couveuse du bébé de 700 grammes. Avec du sparadrap chirurgical, il scotche ensuite les deux enceintes contre le cockpit, glisse son CD dans l’appareil et met en route la chanson numéro quatre.

Il est vingt et une heures trente-huit, quand, à l’étage d’obstétrique de l’hôpital V, l’une des cinquante et une couveuses se trouve arrosée par la voix rauque de celui que ses amis appellent « la bête ». Le volume est modéré, mais les basses passent bien. L’opération est répétée toutes les heures, jusqu’au lendemain, par les deux équipes de jour et de nuit, exceptionnellement bien disposées à l’égard d’une expérience excentrique, pour ne pas dire loufoque.

L’état du bébé de 700 grammes, stationnaire pendant la nuit, connaîtra une étonnant amélioration à partir du milieu de la matinée. 
Vingt-quatre heures plus tard, il sera définitivement sauvé.
Sans séquelles.
Légèrement romancée, cette histoire est rigoureusement vraie.
Merci Johnny.

NAITRE AU MONDE dans Nouvelle TERRE couv_176Mettre au monde, Patrice van Eersel
Albin Michel (Mars 2008 ; 432 pages) 

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ET SI L’ENTREPRISE RENDAIT HEUREUX

Posté par othoharmonie le 10 juillet 2014

 

 

51nkEXJiYUL._L’auteur Jean-Jacques PICARD, de par son expérience approfondie du monde de l’entreprise, acquise lors d’une longue carrière dans le secteur public et dans le secteur privé, Jean-Jacques pose dans ce livre les bases de l’entreprise humaniste.

Jean-Jacques nous rappelle avec bon sens et pragmatisme les règles fondamentales nécessaires au bonheur dans l’entreprise. 

Il propose des axes de réflexion et de travail pour tous ceux qui, du PDG aux collaborateurs, voudront œuvrer à la mise en place d’une méthode de pensée qui place l’Homme au centre de toutes les préoccupations. 

À chaque cause de souffrance au travail correspond une proposition d’action concrète, efficace et précise qui sera en mesure de l’empêcher. Mais vu du côté du psychothérapeute, chaque cause de souffrance identifiée correspond aussi à un accompagnement thérapeutique particulier. 

Les valeurs de liberté, de tolérance et de respect, sont absolument nécessaires pour que les entreprises retrouvent le chemin du bonheur, mais aussi celui de l’efficacité, de la créativité et de la compétitivité. Ces entreprises pourront alors jouer pleinement leur rôle en participant à la construction d’un monde plus équilibré. 

Jean-Jacques Picart nous rappelle aussi que l’application des règles humanistes dépend de tous les acteurs de l’entreprise, du PDG aux collaborateurs, en passant par les équipes de management et les partenaires sociaux. 

Ce livre a été préfacé Michel JonquÈres, Président du Mouvement des Entreprises du Val d’Oise, lequel réaffirme la nécessité de placer l’Homme au centre des entreprises. Il rappelle combien l’application des règles humanistes est aujourd’hui nécessaire, pour inscrire les entreprises de demain dans la dynamique du développement durable. 

 SORTIE : MARS 2014 (en librairie le 8 avril)

Une préface signée Michel Jonquères

Alors que les idées semblent utopistes, Jean-Jaques Picart s’est dit étonné de l’investissement de Michel Jonquères, président du MEVO (Mouvement des Entreprises du Val d’Oise) et du MEDEF 95.

« J’avais simplement envoyé une copie au Conseil Général, explique l’auteur. J’ai été agréablement surpris du retour. Michel Jonquères a voulu signer la préface de mon livre. J’étais très étonné, mais le président du MEDEF m’a expliqué qu’il était en accord avec les idées du livre. Selon lui, il faut repenser l’entreprise autrement. »

Si l’entreprise a été trop concernée par la loi de la finance, le livre veut remettre l’Homme au centre des préoccupations. « Ce livre est destiné à tous, ajoute le psychopraticien. Il est particulièrement dédié aux patrons, aux managers mais aussi aux intermédiaires. »

147a68c943070a22d17ba3.L._V350545491_SX200_En effet, l’auteur accuse le système de mettre la pression sur ces intermédiaires. Selon lui, leur rôle est de transmettre les messages dans les deux sens : les directives dans un sens, et les malaises dans l’autre. « Mais la loi de la finance les oblige à n’aller que dans le sens de la hiérarchie. »

Biographie 

Praticien en Psychothérapie, Jean-Jacques Picart est membre certifié de la fédération « PSY en Mouvement ». Formé en psychothérapie multiréférentielle à l’école Etape (membre de la FF2P) puis auprès d’Indigo Formations (psychothérapie intégrative dirigée par Alain Héril, membre de l’AFFOP). Il demeure à Paris et ses activités se déroulent principalement en Ile de France. 

Un site à visiter : http://www.psy-cergy.fr/

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S’éveiller par le corps

Posté par othoharmonie le 10 juillet 2014

 

Comment puis-je croire être épanoui lorsque je porte un front plissé sur mes pensées ?

Comment puis-je prétendre vouloir avancer quand le pied douloureux m’empêche de marcher ?

Comment puis-je espérer m’abandonner alors que je ne parviens à décroiser ni jambes, ni bras ?

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Une autre vérité de moi

Vous l’avez compris, dans l’exercice de la sagesse, le corps n’est désormais plus à ignorer. Pourtant, trop préoccupés par la roue intarissable de la raison, je ne me laisse pas enseigner par mon corps. Tout au plus, je me contente de le regarder dans son apparence ordinaire, alors qu’il manifeste physiquement, chaque jour, ma vérité existentielle. Certes, je prends le temps de le considérer lorsqu’il me limite dans mon action et mon bien-être, je le juge alors comme un empêcheur de tourner en rond. Et lorsque je veille à exercer une entière conscience, je dénigre souvent ma chair, la pensant juste subalterne, juste contingente. Si je me refus ainsi de ressentir et d’écouter pleinement mon corps, je dois me l’avouer, c’est par peur d’approcher une autre vérité de moi, bien éloignée de celle que je pense être car, fondamentalement, mon corps n’est pas un autre, il est mon « je » incarné.

Mon corps, condition du voyage

« Nous sommes des êtres spirituels venus vivre une expérience humaine », nous rappelle Jean-Claude Genel. Cette intention initiale de l’âme à venir s’incarner sur Terre m’invite à ne plus négliger mon corps. Il s’agit de le considérer désormais comme la condition indispensable à mon voyage initiatique sur Terre. Si je relève le défi de cette expérience merveilleuse, je n’ai plus à attendre pour vivre pleinement et consciemment mon corps, éprouver ses possibles, ses limites, ses sens ; le regarder comme un indispensable laboratoire par lequel mon âme trouve une source sensible de sagesse. Car l’expérience de la contingence humaine, la fragilité et la limite de mon corps me ramènent à éprouver au plus profond de moi la valeur de la vie et à ressentir l’appartenance à la communauté humaine.

Mon corps devient alors la condition d’un enseignement riche et sensible des valeurs qui, de l’incarnation, me fait toucher l’être spirituel que je suis et m’enjoint à me perfectionner. Vivre pleinement l’expérience humaine à laquelle mon âme m’invite, reconnaître et écouter mon corps, c’est partir pour l’aventure de l’incarnation, à la recherche d’un trésor de sagesse. C’est dans cette ambition que la Virya restaure le corps dans sa fonction mystique. Cette pratique gestuelle gracieuse, porteuse de l’enseignement des valeurs de l’ULV, veut précisément m’enseigner par le corps et y révéler la force de mes états ressources.

Pourquoi ne progressons-nous pas de façon manifeste ? La réponse est presque certainement que nous n’avons pas assez de Virya. Mais pourquoi cela ? Pourquoi n’avons-nous pas d’énergie, pas de dynamisme pour vivre la vie spirituelle, pour la réalisation de l’idéal ? Après tout, loin d’être à court énergie nous sommes des incarnations d’énergie, des cristallisations d’énergie psychophysique, même d’énergie spirituelle. Tout notre corps, tout notre esprit est fait d’énergie. Nous sommes énergie. La raison est habituellement que notre énergie est dissipée. Comme un flot partagé en des milliers de canaux qui lui font perdre sa force, notre énergie coule vers des objets innombrables, est divisée dans des directions innombrables. Bien qu’un peu de cette énergie aille dans la vie spirituelle, le reste va vers toutes sortes de choses qui vont à l’encontre de la vie spirituelle, et on peut se finir par se sentir déchiré et épuisé. Ainsi le vrai problème, le problème central même à la vie spirituelle est, comment conserver et unifier nos énergies. Et pour ce faire nous devons comprendre comment nos énergies sont à présent dissipées. En général on peut dire que, soit elles sont bloquées, ou elles fuient et sont gaspillées, où elles sont trop brutes et non raffinées.

Nos énergies sont bloquées.

Nos énergies peuvent être bloquées pour des raisons diverses. Peut-être notre éducation nous a-t-elle appris à réprimer nos émotions, à ne pas les montrer où les exprimer. Il se peut que l’on passe beaucoup de temps faisant un travail routinier dans lequel on ne peut engager ses énergies. Notre énergie peut être bloquée simplement parce que nous n’avons pas de débouchés positifs, créatifs pour elle. Parfois les énergies émotionnelles sont bloquées à cause de la frustration, la déception, la peur d’être blessé ou à cause d’un conditionnement ou éducation défavorable, particulièrement d’un genre religieux rigide et lourd. De toute ces façon nos énergies s’agglomèrent, durcissent et se pétrifient en nous. Par-dessus tout peut-être, l’énergie est bloquée par l’absence de vraie communication. La vraie communication a un effet dynamisant, presque électrifiant.

Nos énergies sont gaspillées.

Les énergies émotionnelles sont aussi simplement gaspillées, on les laisse se perdre. Ceci se passe de bien des façons, mais tout particulièrement à travers la complaisance dans des émotions négatives. La négativité – peur, haine, colère, malveillance, antagonisme, jalousie, apitoiement sur soi-même, culpabilité, remords, anxiété – gaspille de l’énergie à un rythme catastrophique. Habituellement ce n’est pas juste une complaisance occasionnelle de notre part. Nous n’avons qu’à nous rappeler les dernières 24 heures pour voir le nombre de fois où nous avons donné libre cours à ces états d’esprit, et cela veut dire une vraie hémorragie énergie. Et puis il y a les expressions verbales de ces émotions négatives : grogner, critique malveillante, répandre pessimisme est tristesse, trouver à redire, décourager les autres, commérages, faire des remarques continuelles. Par tous ces canaux l’énergie fuit et n’est plus disponible pour des buts spirituels.

Nos énergies sont trop brutes.

Troisièmement, l’énergie émotionnelle n’est pas disponible pour la vie spirituelle parce qu’elle est trop brute. La vie spirituelle a besoin d’énergie spirituelle. On ne peut pas méditer avec ses muscles, même s’ils sont forts et puissants ; la méditation demande quelque chose de plus raffiné. Il y a plusieurs façons de débloquer, conserver et raffiner notre énergie. Les blocages peuvent être dissous en cultivant la prise de conscience de nos états d’esprit, l’engagement dans un travail vraiment créatif ou au moins productif, intensifier notre communication. Et bien sûr, certains blocages sont résolus de façon spontanée dans le contexte de la méditation.

images (5)Pour arrêter le gaspillage d’énergie, on commence par prendre conscience que l’on se complaît dans des émotions négatives, et essayer de cultiver l’émotion opposée : amour au lieu de haine, confiance au lieu de peur, etc. Quant à l’expression verbale d’émotions négatives, il faut tout simplement l’arrêter par un acte de volonté. Il n’y a rien de mieux à faire, elle ne mérite pas un meilleur accueil. Une autre façon de conserver l’énergie est d’introduire plus de silence dans notre vie. Une énorme quantité de notre énergie part dans la parole. Ceci l’on est silencieux un moment – quelques minutes, quelques heures, un jour peut-être, seul, tranquille chez soi – l’énergie s’accumule en soi merveilleusement et l’on se sent calme, paisible, conscient, attentif. C’est comme si une source d’énergie fraîche et claire brouillonnait à l’intérieur, pure parce qu’elle est contenue en soi, ne s’exprimant extérieurement d’aucune façon.

http://www.centrebouddhisteparis.org/Le_Centre/le_centre.html

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Canalisation d’Eléonore Par Bianca G.

Posté par othoharmonie le 8 juillet 2014

(Aliénor d’Aquitaine)
le 4 juin 2009 au château de Puivert (France)

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Permettez-moi de vous raconter une histoire, une histoire non pas comme on la trouve dans les livres mais une histoire qui est une expérience de vie. 

Bien avant que les cathares soient connus sous l’appellation cathare, sous le terme d’hérétiques tels que perçus par les communautés environnantes, il y avait à la base un esprit, un désir d’élévation et de pureté. Parmi mes contemporains, certaines personnes ayant fait un saut de l’autre côté de la Méditerranée, avaient ramené des écrits, des textes qui ont été traduits et, dans ces textes, nous retrouvions l’essence de la Parole des évangiles, mais surtout de l’esprit d’un apôtre en particulier, qui est Saint-Jean. 

Il était raconté à l’époque que Saint-Jean était le seul parmi les évangélistes à avoir véritablement connu le Christ lors de son passage sur Terre. Dans la recherche de pureté et d’élévation de l’âme, ceux et celles qui avaient foi en un avenir meilleur se sont attachés à vouloir intégrer dans leur vie quotidienne les messages de cet évangile, les préceptes à l’origine de la chrétienté. Ces préceptes, vous les connaissez, il s’agissait de l’humilité et de la vérité. Nous étions intéressés, interpellés à demeurer dans le cœur, dans l’ouverture à l’autre. 

Il a été dit que nous pratiquions pour certains la chasteté, mais en fait ce qui était prêché c’était le respect du cœur comme temple de l’Esprit. Cet Esprit que nous vénérions était celui qui a été transmis à la Pentecôte, celui dont s’étaient emparés les prêtres et l’Eglise comme étant les seuls à pouvoir dispenser la grâce. 

Or, à travers ces textes que nous avions reçus, qui avaient été préservés sans avoir été soumis à la censure de l’Eglise, nous avons reconnu les vrais enseignements, ceux qui prônent l’égalité, la solidarité, la fraternité, la bonté, mais surtout l’ouverture à Dieu présent dans chacun et chacune. 

Cet Esprit s’est répandu, a été partagé. A l’époque, il n’y avait pas de structures, il n’y avait pas de châteaux forts, il n’y avait que les êtres humains en quête de la vérité qui transforme. Il n’y avait que des hommes et des femmes en quête de la grâce divine, de l’amour de Dieu, d’un cœur à cœur avec le passé évangélique.                                    

Peu à peu, les écrits ont été analysés, réfléchis, certains ont essayé d’instaurer d’autres règles, d’autres dogmes. Ils ont créé, dans leur désir d’élévation, une tour d’ivoire autour d’eux-mêmes. Ces êtres, qui aspiraient  à goûter à la plénitude divine, ont fini par croire que seul l’Esprit était bon et que la chair était mauvaise car elle entraînait la chute, car elle empêchait la maîtrise de l’Esprit. 

Il y a donc ceux qui se sont instaurés à leur tour comme détenteurs de la vérité, faisant de leur mieux, se réunissant, devenant solidaires pour se retirer peu à peu du monde de la tentation, de la chute. S’ils étaient demeurés connectés à l’Esprit d’évangile, ils auraient su que tout est bon et que tout est juste en ce monde, mais en voulant prendre du recul, en devenant à leur tour une structure, une religion, ils ont adopté une position dogmatique et extrémiste qui leur a valu des représailles de l’Église. 

De la même façon par la suite, les troubadours se sont eux aussi campés dans une position radicale, mais à l’autre bout du spectre. Ils ont vénéré l’amour humain, divinisant le corps de la femme et recherchant, dans les jeux de séduction, un lien vers la plénitude du soi. Tout comme les cathares, ils avaient une vision limitée de l’amour : les premiers prêchant l’abstinence et les autres l’excès… plutôt que le véritable équilibre de l’âme ET de la chair. 

Dans l’évangile de Jean, c’est vraiment dans l’amour des uns et des autres que nous retrouvons le chemin vers le divin : c’est dans l’amour de soi, dans le respect de nos besoins, de notre liberté, de nos choix, de ce corps qui nous a été prêté, que nous trouvons le contact du retour à l’origine de qui nous sommes réellement. 

Vous qui aspirez à connaître les cathares, il va de soi que vous cherchez à goûter à cet absolu qu’est l’amour divin présent en toute chose, présent dans toute vie ; non pas dans le sacrifice, l’abstinence et le refus de soi, mais bien par l’ouverture aux autres par la fusion de cœur à cœur entre humains, entre frères et sœurs non seulement en tant qu’hommes et femmes mais en tant que frères solidaires poursuivant les mêmes buts, recherchant à atteindre le même paradis, aspirant à goûter au bonheur à chaque instant. 

Nombreux sont ceux qui ont recherché les trésors croyant que ce qui pouvait mener à la joie était la possession, les avoirs de ce monde, les richesses illusoires des grands seigneurs. En vérité ce que les cathares ont tenté de protéger ce sont les textes d’origine, ceux qui n’avaient pas été retouchés, ceux qui n’avaient pas été censurés et qui présentaient les paroles de celui que vous appelez le Messie et qui nous invitaient à retrouver l’amour, qui nous expliquaient que de vie en vie, d’existence en existence, nous poursuivons toujours ce même but, cette même quête de faire l’équilibre entre l’humain et le divin en nous-mêmes. 

Cette vérité vous la retrouvez aujourd’hui. De plus en plus de gens parlent de loi universelle. Ce que vous appelez la loi d’attraction, de manifestation, c’est tout simplement l’incorporation de l’Esprit divin dans la chair, c’est l’élévation de l’âme au point où l’on goûte à la plénitude divine qui permet de créer, d’attirer à soi le meilleur. Il ne suffit point de penser, de réfléchir, de faire des choix mais bien de retrouver la paix, la joie, de se laisser remplir de l’amour de Dieu et de savoir que Dieu ne veut que notre bonheur à chaque instant. 

Lorsque vous en êtes convaincus, lorsque vous retrouvez ce lien privilégié avec votre Père, que vous laissez l’Esprit divin habiter toutes vos cellules, vous créez en vous une alchimie puissante qui libère votre côté créateur et fait en sorte que tout ce que vous aspirez à créer, à matérialiser, à concrétiser dans votre vie puisse se faire dans la simplicité et la joie, qu’il n’y ait plus de dualité, qu’il n’y ait plus de recul, qu’il n’y ait plus de vide en nous-mêmes. 

Peu nombreux sont ceux qui ont réussi à atteindre cet état. Vous êtes à une époque privilégiée où tous ces secrets sont désormais révélés au grand jour et de plus en plus d’êtres humains sont prêts à faire les choix qui vont transformer ce monde dans lequel vous vivez. 

C’est pourquoi, il importe non point d’essayer de fusionner avec l’Esprit cathare ou de fusionner avec l’Esprit des troubadours mais bien de vous ouvrir à l’Esprit de Dieu pour qu’il déverse sur vous l’amour infini de votre part céleste, qu’il vienne guérir votre chair souffrante, qu’il vienne vous libérer de votre sentiment de séparation pour que vous puissiez faire un avec la terre sous vos pieds, avec la vie sous toutes ses formes et que vous apportiez avec vous partout où vous allez ce rayonnement, cette lumière qui éveillera tous ceux et celles dont l’âme aspire goûter à cette plénitude  leur tour. 

Question provenant de quelqu’un de l’assistance : Qu’en est-il de l’empreinte de Marie-Madeleine dans les châteaux cathares ? 

Tout comme le Christ, Marie-Madeleine était une grande initiée. Quand elle est venue ici en France, ce que vous appelez la France, elle portait en elle le désir profond de faire communier les hommes et les femmes au message de son Bien-aimé. 

Elle a fait une longue route et a laissé très peu de traces de son passage, quoi que l’on vous dise à ce sujet. Elle s’est faite discrète, se sachant menacée et pourchassée. Elle s’est mêlée aux hommes et aux femmes de son temps pour vivre avec eux, non pas en prêchant et en enseignant comme l’avait fait son bien-aimé, mais bien en demeurant un témoignage vivant, vibrant de tout ce qu’elle avait vécu, de toute ce qu’elle avait compris, reçu, de tout ce qu’elle avait intégré dans son âme et dans sa conscience. 

Ce qui fait que tant d’entre vous sont interpellés par l’énergie de Marie-Madeleine, c’est qu’elle représente aux yeux de plusieurs le féminin sacré, la femme qui retrouve enfin sa dignité, sa pureté virginale qui peut être considérée à l’égal de l’homme et qui peut ouvrir la voie menant au cœur, aux sentiments, à l’âme dans son essence la plus pure. 

De cette femme humble, courageuse et généreuse, vous avez fait un archétype, vous l’avez élevée à un rang dont elle-même rougirait si elle entendait certaines paroles qui sont prononcées à son sujet. Essentiellement, l’Esprit de Marie-Madeleine se retrouvait tout simplement dans l’énergie des cathares, des occitans qui considèrent la femme dans son essence, sa grâce et son ouverture de cœur. 

Cette présence féminine, nous pourrions la retrouver dans bien des femmes, dans bien des figures de l’Histoire ; le besoin de retourner aux sources, le besoin essentiel de retourner à l’Esprit, celui qu’on appelle l’Esprit-Saint. Et comme Marie-Madeleine figure dans les personnages féminins qui sont le plus proche de cet Esprit qui n’est ni Père, ni Fils, l’énergie de Marie-Madeleine nous invite à goûter à l’équilibre, à l’harmonie entre féminin et masculin en soi… et cet Esprit perdure encore aujourd’hui. 

Message de Bianca Gaïa/Diane LeBlanc, transmis le 4 juin 2009,

aussi disponible sur www.biancagaia.com. Vous êtes invité à faire circuler ce texte
à condition d’en respecter l’intégralité, y compris ces quelques lignes.

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Qu’est-ce que le service ?

Posté par othoharmonie le 8 juillet 2014

images (2)Le service c’est la vie en mouvement, ce n’est pas un acte de charité. Il faut que vous enleviez de vos esprits l’idée que le service doit être un acte de charité, allant de votre cœur à la vie d’un autre. Non. Il n’y a pas de charité dans le service et c’est pour cela que l’autre ne vous doit rien et que souvent vous n’avez rien en retour.

Le service, c’est tout simplement faire partie du mouvement de la vie et de manière consciente, lucide et mûre, participer à l’évolution du mouvement de cette vie.

Votre récompense est avant tout vibratoire. Pour avoir servi un tel, il ne va pas vous remercier, mais par contre, vous avez à votre actif et dans un de vos chakras une énergie ou un degré d’énergie en plus. C’est cela l’expérience et la maturité, avoir au fur et à mesure des expériences ce degré vibratoire en plus, et cela compte autant que les méditations, autant que les ascèses, surtout dans le monde que vous connaissez, le monde occidental, où la vie avec l’autre est primordiale, où elle est majeure.

Vous seriez dans un autre pays où les monastères foisonnent, je ne vous parlerais pas de la même façon. Mais en occident, la vie collective est une note majeure, et l’individu doit apprendre à faire évoluer cette vie collective. Il doit apprendre à se responsabiliser par rapport à cette vie collective. La maturité et issue de cela.

La maturité du disciple ne dépend pas de ses trente ou trente-cinq années. Il doit être mûr spirituellement, c’est-à-dire que son discernement doit être aiguisé. Je ne dis pas qu’il doit être absolu, car on ne cesse d’obtenir du discernement. Sitôt que vous l’avez acquis sur un certain point, un autre champ d’initiation se déroule devant vous et vous devez apprendre à acquérir le champ de discernement qui lui correspond.

Donc le discernement n’est jamais quelque chose d’acquis, mais quelque chose qui se prolonge ou qui s’ouvre toujours de plus en plus. Cependant un certain seuil de discernement est réclamé lorsque vous voulez véritablement commencer à vivre intelligemment.

Regardez ce qui se passe dans la vie profane ….
La plupart des gens manquent terriblement de discernement, ce qui provoque beaucoup de catastrophes, que ce soit des accidents de la route, aériens, que ce soit même les disputes à l’intérieur d’une cellule familiale, des clans politiques, à propos des richesses, des forces de la planète, le manque d’intelligence et de bon sens sont à l’origine de tout cela. Mais lorsque l’on connaît la nature humaine, intelligence et bon sens vont de pair avec l’évolution. C’est-à-dire que vous ne pouvez pas demander une extrême intelligence à quelqu’un qui n’est pas suffisamment évolué.

Omraam.

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LE CHEMIN INITIATIQUE

Posté par othoharmonie le 8 juillet 2014

 

 

41HVoWDzpYL._Combattre les forces du mal fait partie d’un chemin initiatique. Un chemin initiatique a toujours une dimension spi- rituelle, il est fait d’obstacles, d’épreuves à surmonter. Son but est une mission : ouvrir la voie, ouvrir une brèche dans un domaine inexploré. Ceux qui tracent cette voie sont missionnés, c’est-à-dire appelés par leur âme à effectuer ce travail. Ce travail, qui n’est pas sans difficultés, demande d’avoir une grande foi, du courage mais aussi de la ténacité, de la persévérance et surtout un immense amour pour ses frères car cette voie est faite pour eux. Il prend sur lui les épreuves pour faciliter la marche de ceux qui viendront. Sur un chemin initiatique, celui qui trace la route le fait grâce aux « outils », aux aides précieuses que les forces célestes lui procurent et à son tour il transmet ces « outils », ces aides, à ses compagnons de route. Ces aides sont aussi un savoir, une connaissance, une compréhension qui se transmet, une compréhension spirituelle de ce qu’est ce chemin. 

Un chemin initiatique n’est pas une promenade entre amis. La progression se fait par étapes et, à chaque étape, certains abandonnent, renoncent et c’est normal cela fait partie de la loi de ce chemin. Ceux qui suivront jusqu’au bout gagneront d’atteindre une dimension spirituelle supérieure. L’important en tout cela n’est pas que certains chutent, abandonnent, renoncent ou même prennent des chemins de traverse, l’important est qu’à la fin, la route soit tracée, soit ouverte, dégagée et qu’alors tous puissent l’emprunter pour leur plus grand bonheur ou tout au moins pour un grand soulagement de leurs difficultés en tout domaine, car ce combat contre les forces du mal, ce combat contre l’ombre a ce but : faire cette route, qui consiste à donner aux hommes tous les moyens possibles pour vivre plus heureux, dégagés de toutes ces énergies négatives, intérieures ou extérieures, dont le poids est devenu si lourd parfois, que l’être ploie et ne peut plus se redresser. Ce travail a été effectué pour tous ceux qui sont dans la peine, tous ceux qui souffrent pour une raison ou pour une autre, ou pour mille raisons. Soulager ses frères dans la peine est la plus belle des missions. 

Qui n’a pas un jour ressenti ce poids de la vie, lorsque les énergies négatives s’en mêlent ?

Que ce livre soit un baume pour tous ceux qui, à ce jour ou un jour prochain, ont besoin ou auront besoin d’alléger leur fardeau et trouver enfin que la vie peut être belle. 

Ce livre est un aboutissement, il n’y en aura pas d’autres sur ce sujet car ce chemin comportait trois étapes et cet ouvrage correspond à la troisième. Tous les moyens, toutes les aides pouvant être donnés aux hommes sont ici, cela veut simplement dire que ce qui est donné dans ce livre, cité ci-dessous, est d’une grande puissance et, même si tous les problèmes n’ont pas été abordés, les solutions offertes permettront à chacun de se dégager, de se libérer au maximum de ce qui est possible aujourd’hui. 

Dieu est en vous. L’amour est avec vous. Tout est possible et surtout d’être plus heureux.

La Lumière attire les énergies négatives. Dans tout travail de dégagement, il faut donc commencer par s’assurer que nous en sommes préservés afin d’avoir une efficacité maxi- male. Plusieurs sortes d’énergies négatives ou d’entités négatives peuvent interférer et empêcher notre travail, voire l’inverser. L’ordre dans lequel nous en dégager et nous en protéger est important.

Avant de commencer tout travail de dégagement, même minime, il est indispensable de se remettre en Dieu. 

Les termes précis à employer pour cela sont :

-Mon Dieu, je me confie en Toi

-Mon Dieu, je me remets en Toi. 

Ou, si vous dégagez une autre personne de votre famille :

-Mon Dieu, je Te confie X (prénom et nom de cette personne)

-Mon Dieu, je remets en Toi X (prénom et nom de cette personne) . 

Puis, avec votre bras, vous tracez une grande croix de Lumière devant vous. 

Si vous n’arrivez pas à la visualiser en Lumière, cela n’est pas important, l’essentiel est de la tracer.

Conseil de lecture / Extrait du livre : Se dégager plus rapidement, plus simplement par des Paroles Magiques de Prière divine par  MIDAHO  aux Editions L’Arbre Fleuri

 

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Mieux comprendre la démarche spirituelle

Posté par othoharmonie le 6 juillet 2014

 

images (23)Pour comprendre l’évolution, pour comprendre le développement de la spiritualité, les âges qui se succèdent à travers les civilisations sur la terre, il faut quitter cette vision dualiste du monde. Il ne faut plus voir le blanc d’un côté, le noir de l’autre, le chaud d’un côté, le froid de l’autre, le diable et le Bon Dieu, le gourou et le profane. Il faut comprendre que toute unité de vie est une unité divine, que ce soit l’unité de vie du caillou, de la goutte de sève qui coule dans la tige d’une fleur, de votre unité de vie ou de l’unité de vie de celui que vous appelez Dieu ou l’ange, c’est exactement la même divinité.

À partir de ce moment-là, la dualité n’existe plus, il n’y a qu’unité.
Pour comprendre maintenant ce que fait cette unité dans le champ de la dualité, car la dualité existe bien : le chaud et le froid, le jour et la nuit, la vie et la mort, l’ignorance et la connaissance, on ne peut pas rogner cette chose, mais pour comprendre ce que fait l’unité dans ce champ de dualité, il faut voir l’incarnation, la précipitation de l’esprit dans la matière, non pas comme une chute, mais au contraire comme un moyen d’évolution.

Beaucoup de disciples arrivés à un certain moment du chemin, baissent les bras, se sentent accablés, parce qu’ils se demandent pourquoi leur monade, leur âme, leur moi suprême si vous voulez, a un jour, du haut de sa spiritualité, chuté dans la matière et à quel jeu malin il est en train de jouer maintenant pour remonter. Forcément, tout ce ridicule désarme lorsqu’il faut faire l’effort et c’est normal, car en restant à cette vision des choses, elle désarme, mais en plus, elle ne donne aucun courage parce qu’il n’y a pas de logique.

Il ne faut pas chercher la logique dans la vie et l’événement qu’est l’univers. Car si l’on cherche une logique mentale à la naissance et au pourquoi de l’univers, on n’y arrivera pas. Il faut simplement savoir que par la dualité, ou ce que l’on peut appeler la dualité, l’esprit obtient des forces et qu’en obtenant ces forces de manifestation, ces forces de vie, il va pouvoir  devenir une puissance d’un esprit qu’il est à l’état originel, et c’est là toute la différence.

Donc à l’origine, certes, vous êtes tous des Dieux, mais des Dieux impuissants en quelque sorte, des Dieux qui se méconnaissent, qui ne savent pas utiliser leur capital d’énergie, qui ne savent pas en fait brandir leur puissance. À travers l’expérience contre le champ de la dualité, l’homme apprend à manipuler les puissances, à s’octroyer les puissances, et c’est là le problème. L’homme au fur et à mesure de son développement voit les puissances arriver vers lui, qu’on les appelle énergies, vibrations, rayons, peu importe, ce sont des puissances à l’origine, et elles viennent vers lui au fur et à mesure qu’il se développe consciemment ou pas.

Son premier geste va être de se les octroyer, de les posséder, un peu à la manière de certains mages, de certains disciples dont l’égo est trop prédominant et qui veulent utiliser le pouvoir dans un sens négatif ou dans un sens trop astral. Au fur et à mesure, les expériences, le karma, toutes les guidances des Maîtres, vont faire en sorte de lui apprendre comment utiliser ces énergies et surtout lui enseigner leur nature et la nécessité de l’utilisation de ces énergies.

Car voyez-vous dans l’évolution et dans l’enseignement des Maîtres, il n’est question en fait que de vous enseigner la nature des énergies, la nature de la vibration qu’est l’âme. Lorsque l’on vous dit : il ne faut pas pratiquer telle chose, il ne faut pas penser telle chose, il ne faut pas penser du tout, il faut arrêter le mental, il faut vous fixer sur telle idée divine, sur telle pensée pure, il faut vous fixer sur tel son, l’homme qui ne se demande pas pourquoi on lui dit cela, il fait la chose, l’exécute mécaniquement, mais sans connaître l’essence de la chose.

Or chaque fois que l’on vous donne un conseil, plutôt que d’exécuter le conseil, moi je vous dis, il faut vous interroger sur le pourquoi de ce conseil donné. Et si vous arrivez à connaître le sens du conseil que l’on vous a donné, vous avez déjà dépassé le conseil et vous n’avez plus besoin de l’effectuer.

Lorsque le Maître vient vers vous et qu’il vous dit : il ne faut plus penser. Si vous cherchez pourquoi il vous dit cela, vous n’avez plus besoin de ne plus penser, automatiquement vous ne penserez plus, parce que vous aurez compris ce que cela voulait dire. En ayant compris, vous aurez déclenché en vous, l’état de conscience correspondant. Donc, appliquez le conseil de ne plus penser sera déjà dépassé pour vous.

Mais comme le Maître sait que l’individu ne sait pas méditer de cette façon-là sur le cœur des choses, le cœur des conseils, alors il vous fait passer par l’exécution presque mécanique de la chose. Le Maître sait que, de la même façon que l’on peut imiter une chose venue de l’esprit, on peut aussi arriver à impliquer l’esprit dans la matière en faisant imiter sa matière. Donc, à force de vous empêcher de penser, à force de supprimer votre pensée, ou l’instinct, le mécanisme de la pensée, un jour vous allez vous trouver dans cette zone où la pensée est devenue pure.

Mais la pensée ne cessera pas pour autant, parce que l’homme n’est qu’une grande pensée. Le problème, c’est que l’homme pense de manière inférieure. Lorsqu’il quitte la zone inférieure de la pensée, il découvre la pensée pure ou bien l’idéation divine. Sa pensée n’arrête pas, mais elle est devenue Une avec l’univers, c’est là toute la différence.

Et lorsqu’à force de s’être contraint à ne plus penser, l’individu découvre cette zone de l’idéation divine, de la pensée pure, alors il n’a plus besoin de se forcer à ne plus penser et il découvre la raison du conseil donné.

Ce qu’il faut faire dans ces cas-là, chaque fois que l’on vous donne un conseil, ou chaque fois que l’on vous donne une technique, ou que vous la lisiez dans un livre, ou que cela vous soit donné par hasard, ou même par votre propre inspiration, avant de passer à l’exécution, avant de faire la chose physiquement, ce qui est la façon la plus grossière d’exécuter quelque chose de spirituelle, essayez de deviner, essayez de sentir, de pressentir, d’intuitionner, la raison profonde, l’esprit de la chose.

Vous verrez qu’en fait, en ayant médité sur le conseil que l’on vous a donné, vous allez dépasser le stade du conseil et vous allez pouvoir aller plus vite, plus loin. Parce qu’en méditant sur des conseils, de méditation en méditation vous allez développer des états de conscience, qu’ils vous auraient fallus sans doute des années pour les développer, en exécutant mécaniquement, physiquement, les conseils que l’on vous a donnés.

Donc, si vous voulez évoluer, si vous voulez réellement faire un travail d’avancement, il ne faut pas toujours faire passer les choses par votre matière. Bien sûr la matière est importante, bien sûr il faut, puisque l’alchimie l’exige et que c’est une loi, il faut aussi anoblir la matière, faire passer des énergies d’une fréquence chaque fois de plus en plus haute, pour la diviniser elle aussi. Mais il n’est pas besoin chaque fois de faire passer le conseil spirituel par la matière, je dis non, c’est une erreur. Et c’est le problème et la manie de tout le peuple occidental de faire passer chaque fois, par l’exercice physique, ce qui peut être acquis ici, maintenant, tout de suite, par la concentration, par la réflexion, par l’introversion, par un petit peu de méditation, donc par l’esprit.

Ce qui est de l’esprit doit être traité par l’esprit. Vous n’arriverez pas à décrocher des états de conscience, en faisant forcément des postures de hatha yoga, en vous tordant les pieds derrière le cou, en mettant les bras je ne sais pas trop où et le nombril derrière la tête. Essayez, vous n’y arriverez pas. Bien sûr vous allez anoblir votre matière, c’est certain, et c’est nécessaire. Car le disciple ne peut pas aller vers les zones de l’esprit en ayant une matière trop lourde, trop grossière, trop rustre. Donc il faut, à un moment donné, laisser passer l’énergie, la fréquence, jusqu’au cœur de la cellule, pour que la matière soit sur le même accord que la note qui vibre dans l’esprit.

Mais je vous en prie, ne faites pas la confusion, ne faites pas l’erreur de croire qu’en ayant des postures abracadabrantes, et Dieu sait que je ne suis pas du tout contre certaines méthodes que l’on dit être du hatha yoga ou d’autre forme, il les faut et je les reconnais comme étant utiles, mais je demande à votre esprit de ne pas croire que tout le pouvoir en reviendra à la posture, c’est faux.

Si à côté de cela votre esprit intérieur, votre vous-même le plus profond, n’essaie pas de trouver par intuition, par méditation, l’essence des choses, vous pouvez tout de suite vous pendre pour l’éternité dans la position du lotus, parce que c’est bien tout ce temps-là qu’il vous faudra pour devenir Bouddha, je vous le dis. Il faut faire avec l’esprit les choses de l’esprit, et avec le corps les choses du corps.

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QUID DES MAUVAISES NOUVELLES

Posté par othoharmonie le 6 juillet 2014

 

Faits divers, récits de guerre et de terreur, étalage incessant d’injustices et de turpitudes humaines…  Ce torrent qui, à n’en pas douter, charrie nos émanations les moins réjouissantes pourrait aisément nous emporter avec lui. L’auteur des Nouveaux collectifs citoyens: pratiques et perspectives (Yves Michel Editeur) analyse ce phénomène.

Ivan MALTCHEFF

 images (22)Il est aujourd’hui courant parmi les personnes engagées dans la transformation sociétale et personnelle de se référer à cette maxime fameuse attribuée à Gandhi de «devenir soi- même le changement que l’on désire pour le monde».  Je propose d’appliquer ce principe au déferlement quotidien de mauvaises nouvelles qui, jour après jours, nous rend addicts!  Grâce aux spécialistes de la publicité et de la communication, nous savons que la répétition d’un message permet de l’inscrire durablement dans notre esprit.  Ceci est largement démontré pour les produits de lessive comme pour les hommes politiques.  Nos communicants nous apprennent également que, si ces messages s’impriment si facilement, c’est uniquement parce qu’ils rencontrent un écho favorable de notre part. 

La fabrique de «La Réalité»

Une question pour la santé de l’esprit s’impose donc: avec quelles informations acceptons-nous de nourrir nos esprits?  A qui, à quoi consentons-nous «de louer notre temps de cerveau disponible» si bien défini par un ancien patron de chaîne télévisuelle?  Il est inexact de dire que les informations diffusées par les médias reflètent «La Réalité».  Elles reflètent des choix, pour certains conscients et pour d’autres inconscients, basés sur des critères allant de l’audimat à la sélection de données qui confortent les systèmes de croyances dominants.  Très souvent, le choix de l’information contribue à démontrer ce que l’on cherche à priori.  Tout le reste, ce qui ne sert pas cet objectif est soit ignoré, soit pas même perçu.  C’est ainsi que dans le traitement de l’information s’opère un premier choix de sujets à fort contenu conflictuel ou problématique, souvent déprimants ou mortifères. 

Une poubelle qui brûle

Si l’on en croit les spécialistes, les nouvelles positives et porteuses d’espérance ne suscitent pas la même excitation auprès du public puisqu’elles ne se vendent pas.  Un second choix s’opère ensuite sur le traitement de l’information: plutôt que de vouloir présenter les différentes facettes d’une situation pour un même type d’évènement, seule la facette à forte sensation émotionnelle de préférence choquante et instantanée sera mise en avant.  C’est ainsi qu’une manifestation de quelques jeunes en colère qui brûlent des drapeaux devant l’ambassade américaine fait le tour des caméras alors qu’au même moment plusieurs manifestations pacifiques d’envergure restent invisibles.  Rendre compte de la totalité des faits ou actions est impossible.  Un parti pris préside à la sélection de l’information.  Quel est- il?  Une poubelle qui brûle en banlieue retiendra l’attention alors que le travail patient de citoyens et d’associations sur le terrain n’est même pas mentionné.  Le monde entier est inondé, minute après minute, des moindres informations sur le conflit israélo-palestinien et sur les exactions des groupes islamistes violents.

 Le plat de la désespérance

Qui a entendu parler des Congrès Mondiaux pour la Paix entre Imams et Rabbins qui se tiennent depuis environ 10 ans?  Les dizaines de milliers de rencontres, d’actions de transformation et de propositions positives de la société civile en pleine effervescence silencieuse passent inaperçues (lire à ce sujet le dernier numéro spécial de Kaizen sur la France en Transition) alors que la manifestation de personnes en colère contre la hausse des charges est un sujet qui fait dire que la France est au bord de l’implosion.  C’est comme si seuls la violence, la colère et le désespoir étaient des choses sérieuses ou pouvaient permettre de transformer les choses.  Si nous n’osons pas croire que l’espérance, le bonheur et les réalisations de transformations peuvent vraiment changer quoi que ce soit, alors nos médias ont raison de nous servir le plat de la désespérance, de la misère humaine et de la colère.

Je me demande souvent si les actions de transformations positives, créatrices de joie, de bonheur et l’absence de problèmes nous intéressent vraiment.  Imaginons des médias qui diffuseraient des informations constructives tout au long de la journée: seraient-ils crédibles?  Serions-nous aussi intéressés?  L’exploration de l’inconnu, du nouveau, du rêve que nous portons en nous nous mobilise-t-elle plus que l’exposition de nos souffrances?  Je ne suis pas tout à fait certain de notre réponse.  De façon consciente ou inconsciente, nous sommes devenus «addicts» à la négativité ambiante sinon comment expliquer cette consommation massive de stupéfiantes mauvaises nouvelles. 

Se débrancher de l’énergie négative

Dans notre regard existe une chose qui se consolide en croisant celui des autres.  Ainsi, nous pouvons voir dans nos vies le triste ou le gai, le triste avec un regard gai ou le gai avec le regard triste, ou encore plus rien du tout.  Cela dépend de notre façon de considérer le monde: quel regard utilisons-nous et de quel point de vue nous plaçons-nous? 

«La Réalité» est une construction interactive avec notre environnement.  A quoi ressemble donc notre création?  Nous réapproprier notre pouvoir d’agir et de changer en soi et autour de soi passe par la prise de conscience de cette dépendance.  Cette prise de conscience nous amène, lorsque nous n’en pouvons plus, à nous débrancher de ce type d’énergie afin de réorienter notre pouvoir créateur vers autre chose que la triste contemplation d’un monde qui se meurt.  Dès que la porte commence à se fermer sur ces dépendances, nous sommes libres de nous intéresser aux multitudes de transformations positives et porteuses d’espérances qui fleurissent aujourd’hui sur notre planète.  Jamais nous n’avons eu autant d’informations à ce sujet. Il suffit de regarder et de choisir.  Il faut oser sortir de l’intoxication des émotions et de la pensée. 

Tous co-créateurs

Mon propos n’est pas de nier que les évènements mortifères existent réellement mais de nier que ces évènements constituent la réalité.  C’est comme si, pour décrire la vie d’un quartier ou d’un village sur une journée, on concentrait en les amplifiant tous les heurts, les propos déplacés, les procès d’intention, les échecs, les accidents et les décès en ignorant tout le reste.  Objecter que changer de regard peut permettre d’ignorer ces situations mais pas de les éviter ni de modifier leur réalité est possible.  C’est oublier que nous sommes tous co-créateurs, à la fois conscients et inconscients de ce qui arrive autour de nous.  Sinon qui d’autre que nous, collectivement, a créé la société dans laquelle nous vivons?  En choisissant délibérément d’orienter notre attention, notre regard, notre pensée, notre énergie, notre action vers ce que nous voulons pour le monde, nous contribuons à le changer.  On pourrait aussi tenter de culpabiliser en pensant que la seule façon d’aider un mourant, c’est de rester à son chevet.  Certainement, mais pas en mourant avec lui… 

La «Une» de demain…

Il y a un monde qui se meurt avec une partie de nous-mêmes.  C’est celui basé sur la prédation, la conquête, la guerre, le prosélytisme, la domination, les murs de séparation (homme- nature, masculin-féminin, esprit-matière, terre- étoiles), les vérités uniques, l’individu isolé du monde, l’égologie.  C’est lui qui agonise en direct sous nos yeux.  Mais il y a aussi un monde téléchargement (9)qui naît avec une partie de nous-mêmes.  Il est fondé sur l’équilibre, l’interdépendance de toutes choses, la reliance, la coopération, les vérités multiples incluses dans l’unité, la non séparation (homme- nature, masculin-féminin, esprit-matière, terre-étoiles), la paix intérieure et extérieure, l’écologie.  Ce monde ne fait pas encore la une de l’information!  Nous sommes dans le passage et il nous appartient de savoir choisir quel bout du tunnel nous intéresse.  Avez-vous choisi?

 L’ouvrage de référence 

«Les nouveaux collectifs citoyens» disponible aux éditions du Souffle d’Or   
Retrouvez Ivan Maltcheff sur www.impulse.fr  ou lui écrire: ivan.maltcheff@club-internet.fr

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UNE PRESENCE PAS COMME LES AUTRES

Posté par othoharmonie le 5 juillet 2014

 

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Lors des conférences « PRESENCE DES MAITRES » de décembre 2013, quelques points sont à élucider avec la présence de Jean-Claude Genel. La présence de Marie-Madeleine, la pratique collective de la Virya et le mystérieux « Monde d’avant ». Explication. 

Médiame : Lors des conférences annuelles « Présence des Maîtres de Sagesse », vous avez transmis pour la première fois des messages de « Marie-Madeleine ». C’est plutôt inattendu, que vient faire un personnage biblique dans un channeling du 21ème siècle ? 

JCG : Au-delà du personnage historique dont l’Eglise a soigneusement brouillé l’identité jusqu’à en faire une sorte de phantasme, il existe une femme réelle et initiées. Plusieurs lectures akashiques que je publierai bientôt ont révélé son rôle de compagne de Jésus et d’initiée dans la transmission des enseignements premiers du Christ. Pour moi, elle est indissociable du rayonnement christique. A travers le Maître Jésus, elle touche à sa lumière, elle connaît son amour. Tous deux forment un couple alchimique dont l’intelligence va adombrer l’ère des Poissons et influencer l’ère du Verseau. Au même titre que Jean, l’être cosmique qu’elle représente est un « Maître du Verseau ». Avec d’autres Maîtres, elle vient présider à la mise en place du nouveau cycle. Voici 2000 ans, Marie-Madeleine est venue ensemencer et vient maintenant nous montrer comment récolter la puissance christique, comment recouvrer notre pouvoir personnel à travers les valeurs et accéder à l’amour christique. Elle est une sorte catalyseur qui facilite l’émancipation de tous les mystiques sincères et volontaires. 

Médiame : Toujours lors des conférences « Présence », vous avez présenté une nouvelle discipline ; la « Virya ». Pendant plusieurs minutes, l’assistance a appris et pratiqué une gestuelle spécifique liée à la valeur Courage ? En dehors du fait que vous souhaitiez faire connaître la Virya, y avait-il une autre raison ? 

JCG :  Tout d’abord, je dois dire que j’ai été à la fois surpris et émerveillé de voir plus de 100 personnes à chaque conférence dans une attention aussi soutenue et pratique si harmonieuse. Le mouvement d’ensemble était magnifique et m’a confirmé que la Virya a bien vocation à offrir au collectif ce que les participants vivent pendant sa pratique. Cette gestuelle est initiatique car elle ouvre la conscience à l’énergie des valeurs et je souhaitais que la manifestation « Présence » de cette année bénéficie d’un taux vibratoire exceptionnel. Ce phénomène est largement amplifié pendant les sessions de l’ULV car nous travaillons la gestuelle à plusieurs niveaux, mais l’essai à « Présence » a été très positif. La Virya facilite la conscience du sacré en soi et autour de soi. C’est aussi une manière de réhabiliter le corps dans sa majesté en lui permettant de rayonner qui nous sommes dans nos valeurs. La Virya permet de nous approprier l’intelligence des chakras et des valeurs qui y sont associées. C’est un accompagnement pour prendre conscience que nous sommes un être spirituel. 

Médiame : Pour la première fois, les Maîtres ont évoqué l’existence d’un monde préexistant à celui que nous connaissons. Vous l’appelez le « Monde d’avant » et il nous aurait laissé, à la suite d’un basculement vibratoire dont il est question dans le livre « La grande Vague », quelques vestiges de civilisations anciennes. Pouvez-vous revenir sur ce « Monde d’avant » ? 

JCG : Je suis persuadé que l’univers dont notre planète fait partie a déjà existé dans une autre dimension. Et je pense qu’à la faveur de cycles très particuliers, des basculements vibratoires se produisent. Etant donné que tous les mondes coexistent, cela expliquerait ce genre de phénomènes. Ce « Monde d’avant » est celui que l’on recherche inconsciemment à travers les civilisations anciennes qui nous ont laissé des vestiges. Certaines de ces civilisations prestigieuses n’appartiennent pas à notre monde actuel, mais la connaissance et la sagesse qu’elles ont manifestées, font partie d’un patrimoine universel qui est donc aussi le nôtre. Je crois vraiment qu’à la faveur de passage à l’ère du Verseau, nous avons la possibilité de retrouver l’intelligence qui présida au « Monde d’avant », ce qui mettrait en évidence que nous avons tout en nous. Je pense même que cela nous guérirait d’une forme de nostalgie. 

Conseil de lecture : La grande Vague et Les Maîtres du Verseau… sur le site www.entre-deux-mondes.net

 

 

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L’USAGE de la PAROLE dans une évolution Spirituelle

Posté par othoharmonie le 5 juillet 2014

 

Une évolution spirituelle authentique ne saurait faire l’économie d’un travail de Maîtrise des Pensées et par suite, du discours. Savoir se taire pour éviter des paroles nocives ou, au contraire, oser prendre la parole pour partager des idées constructives et bienfaisantes, voilà qui relève d’un grand Art auquel il convient modestement de s’exercer.

 Golden magic wand

Car le mot, c’est le Verbe, et le Verbe, c’est Dieu, affirmait poétiquement Victor Hugo, montrant ainsi que la parole, lorsqu’elle est consciemment formulée et mise au service du Bien, possède des pouvoirs créateurs insoupçonnés. Seuls les Maîtres possèdent le pouvoir démiurgique (capable de créer) de la parole, car ils sont en permanence reliés à Dieu et donc au Verbe divin. Quant à nous, qui sommes leurs disciples, nous avons pour devoir de progresser dans notre maniement conscient des mots. Plus nous serons reliés à la Source divine, plus nos paroles seront limpides, claires et pures, comme une eau cristalline. 

Poétiser sa vie par la parole ciselée

Dans une conversation, beaucoup de registres se mêlent :  la prise de contact, la transmission d’informations, le partage d’émotions, l’instauration d’une ambiance… Nous sommes habitués depuis notre plus tendre enfance à manier une ou plusieurs langues qui sont autant de prismes sur le réel et, par ce biais, à entrer en communication avec autrui. Certains propos sont anodins, comme échanger sur la situation météorologique, on parle alors « pour ne rien dire », d’autres sont plus engageants, comme effectuer une promesse. Il est important d’être sensible aux multiples facettes du langage pour en faire le meilleur usage possible. 

Parler pour embellir le réel

Au langage verbal s’ajoutent les langages corporel ou gestuel, musical ou symbolique. Tous ces modes de communication peuvent être consciemment mobilisés pour incarner en paroles et en actes une poésie charmante ou une courtoisie affable. Il est en effet possible devenir artiste dans l’échange verbal, c’est à dire d’embellir le réel et ses relations avec les autres, grâce à une parole créatrice. Quelle délicatesse dans les propos de celui qui forge sa vie comme une œuvre à perfectionner chaque jour, qui ne cesse d’enchanter le monde par ses mots ciselés, délicats, choisis. La grande écriture est peut-être moins celle sur le papier que celle inscrit dans l’étoffe du réel, même si ces deux modes d’expression peuvent se compléter. En effet, les belles pensées appellent les paroles bienfaisantes, de même qu’un noble idéal appelle des actes constructifs. 

Poétiser sa vie par la parole ciselée

« Poésie » en grec, d’où provient le mot poème, signifie produire ou fabriquer. L’étymologie nous invite donc à penser qu’un discours est produit par l’homme à l’image d’un poème. Manier le verbe avec finesse résulte d’un alliage réussi entre la volonté consciente de parler avec justesse et une mystérieuse inspiration reçue comme un don de l’esprit. « L’alchimie du Verbe, dont parlent les poètes, pourrait se manifester dans nos conversations lorsque nous parvenons à  mobiliser nos facultés pour les mettre au service d’un langage universel, celui de l’Amour de bienveillance ou de l’Amour charitable. Qu’il serait doux et merveilleux de discuter avec les personnes aptes à dialoguer véritablement (c’est-à-dire à manifester par la voix la Sagesse du Logos, du Verbe) et, pour ainsi dire, à parler musicalement, car alors ces paroles seraient harmonieuses, leur tonalité serait juste, leur rythme plaisant, le fond et la forme adéquats ! 

Plus précieuse qu’un diamant

En attendant de devenir des poètes confirmés du discours, entraînons-nous à faire usage le plus souvent possible d’une parole généreuse, sachant encourager et soutenir les bonnes volontés, couper court aux propos inconvenants, participer à donner voix aux vertus. Des discours édifiants peuvent être salvateurs et curatifs. Les âmes aspirent à recevoir des mots bienfaisants, semblables à des parfums délicats. Une parole de sagesse peut être plus précieuse qu’un diamant lorsqu’elle délivre une âme d’un tourment, d’une épreuve ou d’une difficulté dans laquelle elle est empêtrée. La grande poésie, véritablement inspirée, fait resplendir une lumière clarificatrice qui touche les âmes sensibles. Ainsi, les discours des mystiques, constellés de louanges à Dieu et de bénédictions envers toutes les créatures, sont semblables à des poèmes radieux. 

Une parole de bienfaits

Dans sa prière matinale, Saint François d’Assise préconise un exercice spirituel relatif à l’usage de la parole : « Seigneur… garde ma langue de toute malveillance, que seules des pensées qui bénissent demeurent en mon esprit ». 

Remarquons qu’en tout premier lieu, il se relie au Seigneur, ce qui permet une jonction de l’âme à l’Esprit hissant l’être vers le meilleur de lui-même. Dans un premier temps, il indique un travail cathartique ou purification à effectuer avec attention, il s’agit de s’exercer à éviter les propos destructeurs, trop sévères ou trop critiques, inutilement nuisibles, qui font gratuitement du tort à autrui ou à soi-même. Evoquons des exemples significatifs, l’humour, censé être porteur d’une hilarité bénéfique, peut devenir un instrument de persécution ou d’incitation à la haine, ce qui est clairement un mésemploi. Il convient d’en faire un usage vivifiant et harmonieux, et non pas virulent ou belliqueux. 

Un autre travers dans lequel il est facile tomber pour quiconque n’est pas vigilant, c’est celui de la médisance ou de la calomnie, dire du mal d’autrui et colporter des idées négatives à son sujet est communément répandu. Parler ainsi est indigne d’une personne responsable qui sait combien ces rumeurs font du mal et s’appuient sur des jugements à l’emporte-pièce, souvent totalement déconnectés du réel. 

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Dans les jardins de nos âmes

La malveillance peut également se manifester par de l’intransigeance, ainsi qu’en font preuve certains supérieurs hiérarchiques, en s’enfermant dans l’illusion de détenir seuls la vérité, ce qui se manifeste par une dureté excessive, ils condamnent les idées divergentes et imposent autoritairement leur avis. Ils recourent souvent à une ironie mordante ou cinglante, ce qui rompt toute discussion ; ces monologues abrupts sont dommageables. Bien communiquer devrait instaurer une relation de confiance, sincère et constructive. Saint François d’Assise procède dans un second temps, à une recommandation pour instaurer du bon ; il convient de ne conserver en son esprit que des pensées qui bénissent. Il y a donc un tri à effectuer pour que « seules » ces pensées généreuses, douces et prévenantes, fleurissent dans les jardins de nos âmes ; prendre soin de ne cultiver que des idées constructives, vivifiantes, joyeuses, aimables, respectueuses, voilà un défi quotidien qu’il faut essayer de relever pour gagner en mansuétude, compréhension, largesse d’esprit, tolérance. 

Bénir est une forme de consécration, c’est une parole sacrée, exprimée ou maintenue secrète, qui  est porteuse d’une lumière, d’une limpidité, d’une bonté active. Cultiver cette capacité à bénir, c’est entrer dans des courants supérieurs qui élèvent les êtres au-dessus des blocages d’un mental destructeur. 

Des louanges à Dieu

La bénédiction hisse la conscience vers l’universalité de l’Amour divin, elle permet l’advenue, en soi et autour de soi, d’une énergie fluidificatrice, renouvelante, constructive, apaisante, porteuse d’évolution, de progression. On peut mentionner l’usage de la bénédiction dans de multiples activités, allant de la consécration d’un lieu ou d’objets, à celle de personnes, d’activités, de collectivités, ou encore de nations ou même de la planète Terre…  Teilhard de Chardin pratiquait une prière pour le monde qui consistait à bénir mystiquement la création divine, ce qui montre que cette pratique peut ouvrir sur des expériences spirituelles qui élargissent la conscience jusqu’aux confins de l’univers. Saint François d’Assise, quant à lui, chantait des louanges à Dieu à travers de prières qui célèbrent les éléments, la vie, les étoiles, autant de façon de bénir toutes réalités et, ce faisant, de relier christiquement l’Esprit à la Matière, mission admirable qu’accomplissent les Maîtres de l’humanité. En pratiquant ce recours à l’action de grâce, chaque âme peut contribuer à sa mesure à instaurer un monde meilleur, car la bénédiction consiste à répandre le Bien, en pensées, en paroles et en actions, à apporter des clartés pacificatrices. 

Et la parole jaillit du silence

« seul le silence est grand », constatait le poète romantique Alfred de Vigny, voulant souligner le fait que les plus belles paroles ne peuvent égaler l’absolue Beauté du Silence divin. Silence empli de toutes les virtualités, Silence riche de tous les discours possibles, Silence habité de la Présence du Très-Haut. A l’origine, l’Esprit divin surpuissant rayonnait d’une fulgurance silencieuse d’où a jailli le Son premier de la Création. Dieu s’est alors manifesté comme Logos, Verbe créateur, actualisant des mondes innombrables. L’homme, créé à l’image de Dieu, en méditant à cette advenue originelle, peut recevoir un écho ou un éclat de ce mystère grandiose qui lui intime de faire un usage nouveau de la parole, puisque celle-ci est originellement destinée à créer, édifier, faire advenir du Bon. En effet, un esprit agité, obnubilé par des idées tournant en boucle, prononcera des paroles tapageuses, aussi dures, que creuses. Cela est particulièrement visible pour les états de colère, de tristesse ou de jalousie. 

Un retour à l’équilibre

Lorsqu’un disciple éprouve des émotions négatives, il serait prudent qu’il essaye de s’abstenir de parler pour ne pas regretter ensuite des paroles qui seraient allées au-delà de ce qu’il aurait voulu. L’adage populaire qui dit qu’ »il faut tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler » prend ici tout son sens. Au lieu d’extérioriser des paroles venimeuses, la sagesse préconise d’attendre, de prier, de se tourner vers le Seigneur. En se reliant à l’Amour infini, l’âme se déprend du fini, de ses imperfections et de ses contrastes, ce qui permet un dégagement, une libération, une élévation, un retour à l’équilibre. Si la prière est intense et sincère, confiant e et authentique, elle permet une transformation en profondeur des états d’âme. Pratiquée avec régularité, elle donne peu à peu accès à des mondes silencieux où tout n’est que paix, lumière, douceur. 

Une intériorité régénérante.

Socrate affirmait qu’l fallait « prendre soin de son âme », c’est à dire être attentif à la qualité de sa vie intérieure. Dans nos sociétés postmodernes où prévaut un individualisme consumériste associé à un tapage médiatique intempestif, les âmes sont détournées du recueillement nécessaire à l’instauration en elles d’une sérénité enracinée dans la paix christique. Le rythme trépidant des viens, où les personnes assument des charges croissantes, génèrent du stress, des tensions, de l’anxiété, et une précipitation langagière contre-productive, autant de désagréments qu’il convient de neutraliser par une ascèse spirituelle consistant à prendre régulièrement du temps pour se déconnecter de l’extériorité et se ressourcer dans une intériorité régénérante. La méditation, la contemplation, la consécration, la prière, le chant religieux, etc.. ; voilà autant d’activités sacrées qui, en hissant l’être vers des splendeurs intérieures, permettent progressivement l’advenue en soi d’idées lumineuses, sources de paroles magnifiées, joyeuses aimables. 

Une parole apte à guérir

Tourner son regard intérieur vers le Très Haut pourrait se comparer à prendre une bouffée d’air pur et vivifiant de montagne, qui rend l’esprit alerte, souple, vigoureux, ouvert à des dialogues constructifs. Plus l’être parvient à se connecter aux mondes situés au-delà du voile d e l’illusion (les apparences sensibles sont en effet trompeuses), pour effectuer des « promenades immobiles » (Plotin) dans les contrées métaphysique plus il devient récepteur d’un silence mystérieux et profond, d’une substance de paix qu’il pourra diffuser au moyen d’un langage conscient, au service du Bien. Les mots sont alors ourlés d’un relief vivant, leurs sonorités sont riches d’une ambiance radieuse, leurs bienfaits sont manifestes. Chacun peut emprunter ce chemin ouvert par les plus grands Maîtres de l’Humanité, en étant fidèle à leurs enseignements. Le Christ, en union totale au Père, possédait une parole magique, apte à guérir, ramener à la vie corporelle ou à la vie spirituelle, chasser les démons et éclairer les nations. « Je suis la voie, la vie, la vérité », annonçait-il. En méditant ses paroles, en pratiquant ses recommandations et ses prières, les âmes de bonne volonté peuvent faire fleurir en elles des possibilités épanouissantes et bienfaisantes, dont l’une est de découvrir un nouveau langage, aussi charmant que le chant des oiseaux. 

Parler dans toutes les langues

Le mythe de la Tour de Babel, représente l’incompréhension généralisée qui s’installe entre les hommes lorsqu’ils sont guidés par des intentions funestes, en l’occurrence, par l’orgueil d’édifier une tour défiant la puissance divine. Cette tour matérielle symbolise toutes les fausses grandeurs de ce monde, le pouvoir associé à l’argent, l’autosatisfaction ambitieuse ou égoïste, l’esprit de lucre, la recherche d’une vaine gloire personnelle. Ces mobiles navrants génèrent des dialogues de sourds, des quiproquos sans fin, personne ne comprend plus personne, les intérêts divergent, les paroles dégénèrent, la polémique règne. Or, le Christ annonce à ses disciples que l’Esprit Saint donne le pouvoir de parler dans toutes les langues, ce qui équivaut à un correctif symbolique de la démultiplication des langues envisagée comMe sanction divine face à la vanité humaine. 

Etre polyglotte, dans ce cas-là, c’est posséder le don de la traduction nécessaire pour adapter ses paroles à l’âme rencontrée, afin qu’un dialogue réel, stimulant et fécond, s’instaure dans un climat de confiance, de respect et de foncière bienveillance. Il devient clair que tout ce qui peut contribuer à mener les âmes vers la sainteté, à savoir la pratique incessante des vertus et d’exerces spirituels élevants les conduit ipso facto vers le maniement d’un discours audible par tous : de fait, le langage de l’Amour est universel. Seuls les cœurs totalement endurcis sont hermétiques à la bonté, à l’amabilité, à l’affection, à l’amitié. Toute participation à l’Amour de charité s’exprime dans un langage sensible aux cœurs. Voilà pourquoi, l’une des formes les plus émouvantes de la tendresse est celle de l’amour maternel, dont la Vierge Marie est l’incarnation exemple. Son langage silencieux exprime l’insondable Mystère du pur Amour.

 

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RETROUVER LA PERSERANCE

Posté par othoharmonie le 5 juillet 2014

 

 Auteure, formatrice et psychothérapeute, Marie Lise Labonté a vaincu une maladie dite incurable par un processus d’auto-guérison. La persévérance fut sa fidèle compagnie sur le chemin qui la mena au plus profond d’elle-même. Analyse….

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 JCG : Nos plus beaux élans ne serviraient à rien sans la persévérance. C’est, semble-t-il, la qualité qui t’a permis de recouvrer la pleine santé. Car c’est bien la maladie qui t’a révélée cette valeur ?

 MLL : En effet, on m’a diagnostiquée « incurable » à l’âge de vingt-cinq ans et ce fut la descente aux enfers. La médecine était impuissante et je ne parvenais pas à comprendre le sens de cette maladie. Devant le fait d’être en chaise roulante, très limitée par mon corps, face à la souffrance physique et psychique, j’ai rapidement perdu tout espoir et j’ai souhaité mourir. Pourtant, un déclic a eu lieu. J’ai pris conscience que personne d’autre que moi ne pouvait me guérir puisque mon corps et cette maladie étaient miens. Je suis entrée dans une grande réceptivité et j’ai senti que je pouvais  guérir, malgré les apparences. 

JCG : Quelles étaient ces apparences ? 

MLL : Les médecins me disaient que mes méridiens étaient ceux d’une femme de 75 ans. Ils exprimaient une réalité qui s’appuyait sur des analyses. Mais, à l’intérieur de moi, je percevais une autre vérité et je leur répétais. « Je sais que je suis encore malade, mais je sais aussi que je suis aussi en train de me guérir ». Et j’ai persévéré. 

JCG : Les médecins avaient les résultats des examens et toi, ta force intérieure. 

MLL : Oui ? et j’avais cette foi au-delà du « je crois », c’était indescriptible. Rien ne pouvait toucher cet espace intérieur et même dans les moments difficiles – moments de peine, de découragement, etc… je savais que j’étais sur la bonne voie. La persévérance est pour moi une forme de certitude intérieure sur laquelle j’ai pu m’appuyer et qui m’a aidée à traverser les épreuves. 

JCG : Comment s’est amorcée la persévérance ? 

MLL : La première étape a été de rester en présence de mon désir de guérir. Ce que j’observe chez les personnes avec qui je partage mon travail depuis, c’est qu’elles ont de magnifiques projets et même des visions. Certaines sont en contact avec des élans profonds, d’autres sont davantage alimentées par un conditionnement social, familial ou personnel, qui les fait entrer dans une forme de volontarisme, qui pour moi, n’est pas la persévérance. 

JCG : Quelle serait da définition de cette valeur ? 

MLL : La persévérance vient d’un état intérieur que j’appelle le « je sais » Cet état fait que, face à des événements de la vie et à des choix essentiels, on a l’impression qu’il est possible d’accomplir de grandes choses en maintenant toujours une présence à cette sensation du « je sais » (je sais que c’est ça ma voie, que c’est ça, mon expérience). Trop de gens sont conditionnés par des croyances, des fausses valeurs et des schémas de vie stéréotypés. Ils sont alors dans un volontarisme qu’ils confondent avec la persévérance. Je rencontre beaucoup de ces gens malades qui avaient persévéré dans ce genre de démarche et s’étaient abîmés à la tâche. 

JCG : Pour toi, la persévérance est donc reliée à la foi.

 

MLL : Oui, elle est reliée à cette foi qui n’est pas alimentée par un système de croyances extérieures. Croire en Dieu est une chose, vivre l’expérience de Dieu en est une autre. Cet état intuitif très profond génère, malgré des expériences difficiles ou en contact avec ses élans très profonds et ses rêves, la certitude que cela va s’accomplir. Il faut simplement se maintenir dans un état de persévérance et non s’acharner à contre-courant de sa vie ou de son destin. 

JCG : La persévérance serait-elle une force capable de nous garder sur notre véritable chemin ?

 MLL : Oui, cette réelle persévérance – à l’opposé du volontarisme : nous fait entrer dans un état de fluidité intérieure. Les choses s’ouvrent et vous êtes dans la fluidité de votre mouvement de vie. la persévérance est alors un accompagnement intérieur de ce que l’on a ressenti ou pressenti comme étant  juste pour soi. Elle préserve notre élan et notre rêve dans son accomplissement. 

JCG : La persévérance que l’on sait écouter nous guiderait donc vers notre destin ?

 MLL : Oui, et le destin, pour moi, c’est suivre le mouvement de notre être profond. La persévérance est innée chez l’être humain. Mais les gens qui sont encore aux prises avec des conditionnements et des systèmes de croyances éprouvent des difficultés à contacter cet état intérieur par lequel leurs élans et leurs rêves se manifestent. Ils savent ce qu’ls ont à accomplir, mais ils vont le refuser et choisir un chemin opposé. 

JCG : Nos élans et nos rêves viennent d’un contact très profond avec e que tu appelles le « soi », l’énergie de nos profondeurs, notre chemin de vie. 

MLL : Oui, et pour moi, la persévérance est la force qui accompagne cet état intérieur même si, parfois, nous avons l’impression que les réponses attendues ne sont pas au rendez-vous ou qu’elles se manifestent de bien d’autres façons. Cette valeur entraîne un état d’humilité, d’écoute et de grande réceptivité. 

JCG : La persévérance nous permet aussi de comprendre, d’être lucide quant à nos choix et décisions. 

téléchargement (2)MLL : Elle sait nous faire attendre non de manière passive, mais en étant réceptifs. Ce n’est en aucun cas un état de lutte pour atteindre à tout prix les buts de la personnalité, mais davantage un état de « guerrier intérieur » au service des grands mouvements de notre être. La persévérance nous maintient dans la vigilance des signes extérieurs et intérieurs pour identifier le prochain mouvement, la prochaine étape à accomplir. 

JCG : La persévérance aurait donc le pouvoir de nous relier à l’être d’amour que nous sommes ? 

MLL : Oui, et au grand tout. Lorsque je persévère, ce qui m’entoure  – même les difficultés rencontrées au quotidien - perd de son influence sur moi. Je ne mets donc aucune charge sur ce qui bloque et je retrouve un état de fluidité induit par la qualité dont nous parlons. Elle est un fil conducteur qui nous relie à tous les événements de notre quotidien et au grand mouvement de vie que chacun porte en lui. Pour se guérir, il est important d’être en état de réceptivité de soi-même et de rester uni aux forces de guérison. 

JCG : Tel que nous l’abordons, il n’y a de persévérance que si nous restons reliés à nos ressentis intérieurs ; cette intelligence maintient notre intégrité. 

MLL : Elle est « une » dans tous les secteurs de notre existence (famille, travail, loisirs, etc). Elle est aussi un état d’esprit. Tout à fait, et cet état d’esprit touche à cette foi intrinsèque et, devant un obstacle qui paraît infranchissable, on est capable de prendre le temps de retrouver la force du « je sais ». Je vis de plus en plus la persévérance comme un accueil de l’inconnu. En effet, quand on entre dans le « je sais », il ne s’agit pas du « connu » rassurant mais bien d’entrer en résonance avec cette part de soi qui ne se révèle que dans la profondeur de l’expérience. 

 

Image de prévisualisation YouTube

http://youtu.be/EHtN3tpRXQk

LA PERSEVERANCE

 La persévérance est essentielle dans toute démarche d’accomplissement.

 Elle permet la consolidation du but poursuivi et nous entraîne vers la réalisation de ce que nous nous sommes fixés.

 La motivation nous met en mouvement, l’honnêteté détermine la qualité de notre action, le courage nous propulse et la persévérance nous permet de perpétuer l’intention et de garder le cap.

 Elle est active tant que nous restons centrés sur nos ressources.

Elle s’évanouit si nous donnons la préférence à l’entêtement de l’ego ou au fanatisme intolérant.

 Elle est le lien subtil entre l’énergie du commencement et le but à atteindre.

C’est ainsi que notre parcours, même semé d’obstacles, reste éclairé, la persévérance agissant comme une lumière dans la nuit.

 Cette valeur, septième facette du joyau de l’amour inconditionnel, nous fait progresser en « terrain connu ».

 En effet, elle nous maintient connectés au « guide intérieur » ou à la « petite voix » qui nous montre les solutions à mesure qu’en nous-mêmes, nous les acceptons.

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2014 – L’Alliance Sacrée

Posté par othoharmonie le 2 juillet 2014

images (5)Chers enfants de Lumière, depuis des années vous êtes en recherche de votre pouvoir divin co-créateur, cherchant comment manifester le meilleur dans votre vie. Plus vous avancez sur le chemin de votre re-connaissance intrinsèque, plus vous vous rendez compte que la joie, le bonheur et l’abondance que vous attirez dans votre vie sont proportionnels à la qualité de vos états d’âmes: plus vous êtes empreint d’harmonie et de sérénité intérieures, plus il en est de même dans la réalité qui vous entoure. 

Pourtant, s’il subsiste encore des moments de doutes, de peur ou de dévalorisation, ceux-ci ont un impact direct et immédiat sur votre existence, parfois même avec douleur et fracas sur tous les plans. Pourtant, vous dites-vous, votre pratique spirituelle est régulière, vous avez fait le ménage parmi vos anciennes croyances et vous nourrissez des pensées de plus en plus lumineuses… Comment se fait-il qu’il y ait encore tant d’événements douloureux ou de sentiments de mal-être qui surviennent à l’improviste? 

Se pourrait-il que, tout en étant conscient d’être connecté à votre moi divin, vous ayez négligé le fait que cette parcelle divine est aussi reliée à tout ce qui vit? Ainsi, vous « savez » que votre rayonnement énergétique illumine et transforme votre entourage, mais il importe de réaliser que l’inverse est aussi vrai: il en est de même pour l’extérieur qui « influence » et, parfois, « affecte » votre intérieur… Alors, malgré le fait que vous vous soyez évertué à « travailler » sur vous-même depuis des années, que vous ayez choisi de vous entourer seulement de personnes ouvertes et conscientes, et que toute votre vie soit orientée vers la pleine réalisation de votre être, vous demeurez sensible et vulnérable à l’énergie des situations et des personnes qui croisent votre route, en particulier celles à qui vous vous êtes « attaché »… En fait, vous avez « choisi » d’attirer celles-ci sur votre parcours justement parce que vous « savez » qu’il existe entre vous des liens qui méritent d’être approfondis et « transformés » par la Grâce… pour que votre compassion devienne empathie et vos liens d’amour ou d’amitié soient désormais empreints de « détachement » c’est-à-dire, de respect, d’équité et d’un juste équilibre constant entre donner et recevoir. Il en va de votre qualité de vie comme de votre rayonnement lumineux! 

De la même façon, votre Essence divine « sait » qu’il ne sert à rien de vous « retirer du monde » ou de tenter de vivre constamment sur un petit nuage doré… Maintenant que vous avez accueilli et reconnu votre grande sagesse lumineuse, il devient essentiel et primordial de vous mettre en action dans votre milieu de vie immédiat pour que celle-ci fleurisse et porte fruit concrètement en vous et autour de vous! Depuis longtemps, vous savez ce qu’est « manifester »: attirer le meilleur dans le moment présent. Mais avez-vous appris à maitriser parfaitement votre capacité de matérialisation? Avez-vous réussi à faire émerger votre pleine puissance alchimique avec constance et régularité dans votre quotidien, sans déception ni mauvaise surprise? Se pourrait-il que la raison pour laquelle vous ne parvenez pas à assurer cette constance co-créatrice soit tout simplement due au fait que vous êtes encore soumis aux fluctuations extérieures qui, bien souvent, sont le reflet de vos fragilités intérieures, mais surtout, les conséquences de vos liens affectifs « co-dépendants » avec le monde qui vous entoure… 

S’il vous est de plus en plus aisé d’obtenir des faveurs et des bénédictions pour vous-même, vous remarquerez qu’il en va tout autrement lorsque d’autres personnes sont impliquées dans vos rêves, projets ou objectifs précis. Pourtant votre puissance de matérialisation devrait aussi pouvoir se concrétiser à travers vos relations avec les autres: un couple harmonieux, des amis nourrissants, une famille soutenante, un travail épanouissant, un milieu de vie riche et ressourçant… Si ce n’est pas le cas, c’est qu’il existe encore une certaine dose de dualité à l’intérieur de vous qui se reflète à l’extérieur. Vous avez besoin de vous engager plus profondément à vous respecter vous-même et prendre le temps régulièrement de vous recentrer sur l’essentiel, soit: accueillir votre lumière intérieure pour que votre divinité occupe le plus d’espace en vous-même… afin d’ensuite rayonner au dehors! 

Vous vous dites que vous « savez » déjà tout cela, mais s’il subsiste encore des lacunes ou des écarts entre votre vie spirituelle et votre réalité humaine, c’est qu’une partie de vous résiste à pleinement se reconnaître et oser révéler dans toute sa splendeur cette belle lumière divine présente en vous-même! En 2014, vous êtes donc invité à passer du stade des apprentissages (apprenti sage) à celui de la maîtrise (maître en soi)! 

Pour la nouvelle année qui débute, vous êtes conviés à créer des liens, vous engager dans votre milieu et apprendre à fleurir « là où la vie vous a planté », en vous appliquant à manifester votre sagesse et votre lumière à l’endroit même où vous ressentez les plus grandes noirceurs… Celles-ci vous appartiennent: elles font partie de votre vie, de votre passé, de votre lien avec l’évolution planétaire… Et VOUS avez le pouvoir de changer le monde! Non plus de « réparer » ce qui ne va pas ou de « soigner » ceux qui souffrent, mais bien d’activer votre puissance de création et de manifestation à plein régime pour, en vous alliant avec d’autres, matérialiser collectivement ce paradis terrestre auquel vous aspirez de tout votre être… 

Car c’est seulement dans la collaboration et la co-création vivante qu’il vous est possible d’intégrer parfaitement votre part divine! D’où l’importance de non seulement prendre conscience de cette reliance existentielle, mais d’en faire un engagement concret, une ALLIANCE SACRÉE! 

Or, vous le savez maintenant, vous n’êtes jamais seuls: vous frères et soeurs de lumière vous guident, vous accompagnent et vous apportent leur support aimant… Et ceux-ci ne sont pas seulement présents dans l’invisible: vous en côtoyez à tous les jours dans votre quotidien! Plus vous oserez dévoiler la lumière qui VOUS habite, plus vous serez sensible à leur présence et aux possibilités de vous joindre à eux pour mettre en pratique tout ce qui vous avez appris durant votre cheminement vers la maîtrise de votre puissance créatrice… 

Passez à l’action, unissez-vous, partagez vos idées, vos rêves, vos projets… Et sentez que votre complicité d’âme attire à vous les personnes avec qui vous avez le plus de chances de faire advenir le meilleur… Pas seulement pour vous-même, mais pour les gens qui vous entourent dans votre famille, votre milieu, votre quartier ou même votre planète toute entière… L’heure de vérité a sonné: fini les voeux pieux et les espoirs illusoires! Dorénavant, vous récolterez non plus seulement ce que vous images (6)semez à l’intérieur de vous, mais les fruits de ce que vous aurez partagé « autour de vous », en devenant un exemple vivant pour tous ceux qui vous entourent!

 Engagez-vous à « sortir de votre coquille », à déployer votre puissance lumineuse pour en faire bénéficier votre entourage et, ainsi, enseigner aux autres à faire de même. Que votre engagement soit ferme et constant pour que les résultats aillent dans le même sens. Rédigez votre propre contrat d’engagement à faire advenir le meilleur et appuyez-vous sur vos acquis intérieurs et votre reliance divine pour que votre capacité de manifestation devienne un véritable pouvoir de matérialisation à long terme. Tel est le véritable secret de l’ALLIANCE SACRÉ: faire éclore le divin dans l’humain en toutes circonstances… Il suffit de dire OUI!

 

Message de Bianca Gaïa/Diane LeBlanc, transmis le 1er janvier 2014,

aussi disponible sur www.biancagaia.com. Vous êtes invité à faire circuler ce texte

à condition d’en respecter l’intégralité, y compris ces quelques lignes.

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Dressez vos Etendards pour le BIEN

Posté par othoharmonie le 2 juillet 2014

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 La mission qui nous attend tournera une page importante de notre évolution. Surtout ne manquons pas ce grand rendez-vous avec la vie. Permettez-moi de vous dire que vous êtes accompagnés. Vous n’êtes pas seuls, même si parfois vous éprouvez une forme de solitude. Parfois, votre âme est submergée par l’angoisse, par la peur du lendemain, par l’inquiétude pour le futur. Mais vous avez du ressort, vous êtes solides et réussissez toujours avec l’aide de l’au-delà, à vous sortir de situations quelquefois tendues ou à la limite du déséquilibre. 

Saluez la bannière sous laquelle vous allez combattre et sachez qu’elle ne vous trahira jamais. C’est l’étendard d’une victoire est annoncée du bien sur le mal, même si ce dernier résiste. Permettez-moi de vous dire qu’il ne pourra pas… qu’il ne pourra jamais s’opposer à la décision de Dieu qui consiste avec votre appui et celui de toutes les âmes prêtes à s’engager dans cette prestigieuse bataille. Pressez-vous d’agir, le temps est compté. Il n’est pas possible de laisser la terre se pourrir plus longtemps. La gangrène a déjà pris possession de nombreux membres qui devront être nécessairement séparés du corps, parce qu’ils risqueraient de polluer ce qu’il reste de sain. 

Restez confiants quoi qu’il arrive, parce que vous sortirez vainqueurs et sans aucun doute grandis par votre puissante aide intérieure, qui est la Source indestructible de la volonté. Songez à tous ceux qui n’ont pas votre chance. Votre privilège est d’être aujourd’hui choisis par la plus haute autorité de l’autre monde ; choisis pour agir et non pour regarder la dégradation se poursuivre. Choisis pour aider, pour lutter, pour résister au rouleau compresseur. Parce qu’il y a urgence. 

Tout ou presque en ce bas monde est sur la vie du déclin. Toutes les valeurs fondamentales de la vie sont malmenées, broyées, éclatées ou incomprises. Elles sont reléguées pour la plupart au second plan. Elles passent après les valeurs matérielles pour les humains prisonniers du système ; ce sont les valeurs du bonheur, les valeurs du futur, les valeurs tangibles qui marqueront leur passage sur la terre. Tout est inversé par rapport à l’origine. Les valeurs VRAIES : celle que le Seigneur nous a enseignées, ne sont plus que des chimères pour ringards attardés. 

Le ridicule est souvent présent lorsque les vraies valeurs : celles que nous défendons, sont évoquées. C’est pour cette raison que plus personne n’en parle ou en catimini, du bout des lèvres. Le nom de Dieu, du Christ, de la Vierge Marie, n’est prononcé qu’à l’intérieur des lieux prévus à cet effet. Mais les gens dans la rue n’osent pas en parler, de peur de passer pour des demeurés ou des attardés mentaux. 

Vous ne devez surtout pas vous arrêter à la moindre contradiction ou contrariété que vous ne manquerez pas de rencontrer, car cette mission qui vous est assignée dérange et dérangera demain. Dans ce cas, ne vous attendez pas à être bénis par tous. Dans certains cas, vous le serez. Votre courage à exprimer votre opinion sera montré du doigt, même si quelque fois derrière les encouragements et autres félicitations se cache une grande hypocrisie. Soyez inflexibles, ne restez pas trop longtemps dans la réflexion et l’appréciation, parce que ce serait du temps inutilement employé à tenter d’évaluer un rapport de force sans aucun intérêt. Ce qui doit vous motiver, c’est uniquement l’atteinte de votre objectif. 

Des incidents de parcours ne sont pas importants. Ils ne seront que des tentatives bien maladroites de la part de vos détracteurs, qui consisteront à vous freiner ou à ralentir votre démarche. Votre mission aura un grand succès. 

 Permettez-moi de vous dire, que vous êtes protégés par Dieu, et que l’incertitude ou l’inquiétude ne doivent plus faire partie de votre vie. 

Le temps du renouveau est arrivé pour TOI. Ne le laisse pas s’écouler trop rapidement parce qu’il ne sera pas de sitôt de retour. Donc, tu as compris que certains trains ne sont pas à manquer. Si tu laisses passer le train qui devait t’emmener en voyage, ce n’est pas grave parce que tu pourras prendre le suivant. Mais saches que le conducteur de l’un est parfois différent du conducteur de l’autre, et que son itinéraire ne sera pas forcément le même ; c’est-à-dire que ta destination sera différente ; je vois que tu as compris cette image et je sais que tu prendras toutes les dispositions pour être dans le bon wagon. 

Organisez votre vie future dès maintenant. Pensez à être plus souple dans votre gestion du temps. Ce qui veut dire que vous pourriez être dérangés pour la bonne cause à des moments ou lors de journées ne correspondant pas à des journées de travail. Prenons l’exemple du week-end. Vous pourrez être sollicités pour participer à des réunions ou à des conférences, parce que votre avis sera intéressant à écouter pour nombre de gens. Dans ce cas, il vous sera demandé de ne pas vous défiler sous prétexte que ces jours sont pour vous des moments de repos. 

Je veux dire par là que votre vie publique vous contraindra, parce que c’est dans l’ordre des choses, de répondre aux demandes de personnes ou de groupes prêts à soutenir notre combat.  

Rejoindre Francesca ici http://devantsoi.forumgratuit.org/

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les choses de l’esprit et les choses du corps

Posté par othoharmonie le 1 juillet 2014

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Les choses de l’esprit sont les clefs qu’il faut découvrir et qui sont de l’ordre de l’état de conscience. Lorsque l’on vous dit, par exemple, de ne plus médire votre voisin, de vous aimer les uns les autres, d’avoir une position ouverte vis-à-vis de la vie, vis-à-vis du nouveau monde, vis-à-vis des énergies, ces sujets-là, sont de l’ordre de l’esprit profond, c’est votre esprit en tant qu’esprit philosophe, en tant qu’intuition, en tant que mental supérieur, qui est suscité, qui doit travailler le sujet et qui doit répondre.

Maintenant, pour que cet esprit puisse aller plus vite, ou puisse aller vers des zones encore plus élevées, s’il faut que sa matière se divinise, se subtilise, alors oui il faut faire les choses de la matière. C’est-à-dire que vous pouvez ajouter à votre démarche spirituelle le hatha yoga, ou toute autre sorte de yoga, vous pouvez y ajouter l’ascèse, le jeûne, la suppression des drogues, des alcools, des pensées impures, etc., et à ce moment-là, vous divinisez votre matière en même temps que vous divinisez votre esprit, vous subtilisez les deux en même temps et l’alliance a lieu.

Mais celui qui fait l’un sans l’autre, ou qui attend que l’un déclenche l’autre, il n’y arrivera pas. Il ne faut pas croire que les choses de l’esprit passeront par la matière, c’est faux. Naturellement vous pourrez vous sentir mieux, être plus détendu, plus relaxé, donc être plus à même d’avoir une position positive dans le monde, d’avoir une démarche plus ouverte, par exemple, d’être moins agressif au volant de la voiture, ou vis-à-vis de votre voisin, ou lors des problèmes familiaux.

Cela ne veut pas dire que vous aurez décroché un état de conscience, que ce qui vous énervait hier ne vous énerve plus aujourd’hui. L’état de conscience n’a rien à voir entre les deux comportements. Un état de conscience ne se voit pas à la patience que découvre quelqu’un, parce qu’autrefois il était impatient. Un état de conscience n’a rien à faire des expressions caractérielles. Naturellement, le caractère est toujours plus ou moins associé à l’état de conscience, mais ne croyez pas que la relaxation, qui induit chacun à se comporter un peu plus fraternellement, va pouvoir signer chez vous un état spirituel.

Si dès demain lorsque vous ouvrez un livre il y a une phrase d’un mystique que vous ne comprenez pas, cela ne signifie pas que l’état de conscience n’a pas été atteint. Car lorsqu’un état de conscience est atteint, cela ne veut pas dire que tous les secrets se dévoilent, qu’il n’y a plus d’ignorance, qu’il n’y a plus de mystère.

Lorsque le disciple, rencontre une phrase énigmatique, de prime abord, il la médite et il arrive à percer le cœur. Car en fait dans l’enseignement, il n’y a pas de mystère, il n’y a tout simplement que des clefs qui révèlent les états de conscience. Et c’est pour cela que le disciple n’arrive pas à comprendre les textes sacrés, non pas parce que l’on parle de quelque chose qui est incompréhensible, mais parce que l’on parle de quelque chose que l’individu ne peut que sentir.

Lorsqu’un grand Saint parle de ce qu’est la vie, de ce qu’est le monde, de ce qu’est l’amour en réalité, cela ne vous sert à rien de l’écouter ou de lire son texte. Parce qu’il parle d’une réalité qui n’est pas la vôtre, il ne parle pas d’une définition que vous devez apprendre, et qu’en l’apprenant, vous connaîtrez la vérité qui est à l’intérieur. C’est pour cela que chaque fois que vous êtes face à des textes sacrés, il ne faut pas essayer de comprendre, il faut en quelque sorte alchimiser, pour déclencher en vous-même l’état de conscience équivalent que décrivent les mots, autant que cela se peut.

Pour revenir à la question posée, la plupart des disciples de bonne volonté, cela, je dois l’avouer, je dois le leur rendre, confondent trop la définition de la chose et le cœur de la chose, et c’est l’incompréhension qui se passe à l’heure actuelle.
Lorsqu’un disciple œuvre dans le sens de la question posée, c’est-à-dire en n’ayant pas toujours l’approbation du plan divin, ni de la connaissance divine, cela veut dire que lui-même est prisonnier de l’erreur qu’il commet, et qu’il essaye davantage de définir la chose, d’instruire à propos de la définition de la chose, plutôt que d’apporter ou d’éveiller au cœur de la chose. C’est la marque flagrante, la différence flagrante, qu’il y a entre tous ceux qui sont des techniciens de la spiritualité et ceux qui sont réellement des gens spirituels.

Ce qui ne veut pas dire que dès demain, il faut vous détourner de tous les techniciens de la spiritualité, qu’il  faut les juger en disant que se sont les moindres, qu’ils sont les plus petits, qu’ils n’ont rien à dire, qu’il faut les éviter, qu’il faut leur faire mauvaise publicité, qu’il ne faut plus qu’ils travaillent. Il ne faut pas avoir des réactions extrêmes, jamais. Si cela ne vous convient pas, détournez-vous, cela conviendra à quelqu’un d’autre, et quand cela ne lui conviendra plus, à son tour il se détournera.

Comme je le dis souvent, il ne faut pas combattre une chose, il ne faut pas aller contre une chose, d’autant plus si elle est inutile. Il faut simplement pratiquer la chose utile, ou se consacrer à la chose utile, et ainsi, celle qui est inutile s’évanouit d’elle-même parce qu’elle n’a plus d’énergie pour la soutenir. Lorsqu’il n’y a plus d’énergie pour nourrir une chose, elle n’a plus de vitalité. Donc votre travail est d’investir l’énergie dans l’autre chose, celle qui est vraie, celle qui est vivante, celle qui est réelle, et ainsi ce qui est faux s’abaissera, s’affaissera tout seul, sans qu’il y ait eu aucun combat.

Il faut apprendre à jouer avec les forces de la manière que la sagesse a elle-même instituées.
En ayant créé le chaud et le froid, les Maîtres de la création, les Dieux de la création, si vous voulez, ou le Dieu suprême n’a pas créé deux forces pour qu’elles se confrontent et qu’elles se tapent dessus, non. Ces deux forces sont au contraire des nécessités pour que l’une révèle l’autre. C’est pour cela que le disciple ne doit jamais aller à l’encontre d’une chose qui est fausse, à l’encontre d’un obstacle. Il doit cultiver ce qui est vrai, ce qui est réel, ce qui est bon, et automatiquement l’énergie, même négative, ira vers lui pour l’enrichir, et c’est ainsi qu’en plus de sa propre énergie, le diable participera au travail.

Car en fait, aucune énergie n’est contradictoire l’une à l’autre, et le diable n’est pas contradictoire au Bon Dieu, au contraire, il faut absolument et ceci en des termes très allégoriques, que le diable existe. Et lorsque je dis le diable, je ne cite pas un être qui essaierait en grattant les êtres humains de les pervertir. Je parle d’une énergie, d’un contre balancement en fait, qui n’est pas un feu contraire, mais qui est un feu complémentaire. Il est important de comprendre cela, le feu complémentaire de la flamme.

La flamme c’est en quelque sorte ce qui serait votre esprit, votre âme ou votre monade et le feu serait en apparence contradictoire, l’énergie qui va permettre à la flamme de se constituer en tant que puissance. Autrement dit, le feu est la racine de l’arbre, le feu est la racine de la flamme.

Pour l’individu qui est encore dans la dualité, forcément ces deux zones-là de la vie vont apparaître dualistes, mais en fait, l’une ne peut pas vivre sans l’autre. La flamme ne peut pas vivre sans le feu et le feu n’a aucune raison d’être, s’il n’est pas en train d’alimenter la flamme qui est au dessus.

Donc ne vous inquiétez pas pour ce qui surgit, ici, maintenant, à l’approche du nouvel âge. Cette explosion de gourous, cette prolifération de guides de toutes sortes, de tout niveau, enseignant toutes sortes de techniques, répandant toutes sortes d’idées, et cela allant depuis les idées de l’Atlantide qui ressurgit, jusqu’à l’idée de l’attente du Christ qui doit venir demain, ou après demain, ou dans trois mois, car on n’en sait rien.

Il ne faut surtout pas vous faire de souci, et surtout ne pas croire que dans cette cacophonie les Maîtres en profitent pour essayer d’écrémer tous ceux qui ne seraient pas au point en quelque sorte, donc tous ceux qui n’auraient pas ce discernement. Ces gens-là ont droit à l’expression exactement comme vous, comme vous avez le droit à l’expression de confusion que sans doute vous ressentez au moment où vous êtes face à tout ce spectacle. Ce qui fait que cette confusion devient une torture, ou une douleur à l’intérieur des individus, c’est parce qu’ils sont en recherche. Étant en recherche et allant vers l’extérieur pour trouver, ils ne savent plus à quel saint se vouer, quel gourou croire, quelle technique exécuter.

Le problème n’est pas de savoir si le gourou un tel a raison de dire telle chose, si celui qui fait le séminaire un tel a raison de pratiquer, de divulguer telle technique. Le problème n’est pas de savoir si ces gens-là ont raison, le problème c’est de savoir pourquoi, vous, vous avez besoin d’un autre pour savoir ce que vous devez faire. Pourquoi cherchez-vous toujours chez quelqu’un d’autre, ailleurs, hors de vous-même, le conseil que seul votre moi intérieur peut vous donner. Le problème n’est pas l’autre, le problème c’est le fond de votre quête, et lorsque vous remettez cela en cause, vous vous apercevez qu’à l’extérieur il pourrait y avoir mille faux Jésus Christ, mille faux prophètes, mille charlatans, dans un grand éclat de rire, vous iriez tous les embrasser en leur disant : mais oui tu as raison, ça te passera. Vous ne seriez pas avec la douleur au ventre, la douleur dans la tête, en train de vous arracher les cheveux pour savoir quel gourou croire, aller vers quel saint, criant après les Maîtres, après Jésus Christ, après le Bon Dieu : « Pourquoi est-ce que tu laisses une telle pagaille régner ? » Il n’y a pas de pagaille, il y a des êtres humains qui s’expriment, et au milieu, il y en a d’autres en appel qui cherchent de façon maladroite.

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Résurgence de la spiritualité.

Posté par othoharmonie le 1 juillet 2014

 

Nous observons qu’une masse grandissante de personnes, désirant se tourner vers une spiritualité débarrassée des dogmes et des fausses interprétations, est prise dans les pièges de plus en plus nombreux de faux-semblants spirituels. C’est-à-dire que ce qui est plus ou moins paranormal, comme par exemple les transformations de situation à l’aide de médiums, d’atlantes ou de gourous inconscients, voyages astraux, ainsi que toutes sortes de messages, manipulations de chakras, régressions dans les vies antérieures etc., est considéré très souvent par ce public s’inspirant comme autant de voies spirituelles possibles. Pourtant, si elles ne sont pas toujours négatives, quant à l’intention et même aux résultats immédiats, elles ne répondent pas aux nécessités du plan divin. Nous aimerions avoir des commentaires à ce sujet.

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J’aurai du mal à ajouter un mot après tout ce que tu viens de dire. Néanmoins je vais d’abord vous saluer.

Pour parler de la résurgence de la spiritualité, il ne faut pas commencer par dire où la spiritualité n’est pas tout à fait bien comprise ou bien vécue. Ce qui ne veut pas dire que nous pratiquons la politique de l’autruche et que nous évitons de voir où la spiritualité ne connaît pas la résurgence la meilleure et que nous nous intéressons que de là où la spiritualité connaît la meilleure résurgence.

Toutefois, sous le couvert de la bienveillance, ce qui engendrerait en fait de la mollesse et une très mauvaise tolérance, nous ne voulons pas non plus laisser fleurir n’importe quelle fleur, qu’elle soit au nom de la spiritualité, au nom du nouvel âge, ou au nom de n’importe quel autre groupement spirituel. Nous ne voulons pas laisser fleurir n’importe quoi. Cependant ce qu’il faut savoir et connaître avant tout, c’est la grande liberté d’expression de l’esprit humain, et j’insiste sur ce mot-là, la liberté d’expression de l’esprit humain. Ce qui ne veut pas dire que tous les actes sont permis à l’homme, par contre à son esprit toutes les expressions sont permises.

Quelle est la différence ?
La subtile différence, bien sûr, de pouvoir juger à ce moment-là.

Donc si nous ne jugeons pas l’acte de l’individu, pourquoi pouvons-nous juger ce qui a été l’expression de son esprit ?
Les individus commettent des actes à tort et à travers sans toujours être conscients. Ce qui fait que l’on ne peut pas toujours reprocher des actes à des individus qui les ont pratiqués dans un état de semi-sommeil, dans un semi-coma en fait. Pour pouvoir les accuser, il faudrait les avoir mis dans un parfait réveil spirituel.

Pourquoi ne pouvons-nous pas non plus tout condamner ce qui est de l’ordre de l’expression de l’esprit ?

Tout simplement, parce que si un esprit ne s’exprime pas, il ne peut pas avancer.
Et là, on en vient à se poser cette question, pourquoi Dieu, les Maîtres, n’ont-ils pas fait en sorte que ce monde-ci soit parfait, notamment lorsqu’il s’agit d’expression spirituelle, d’avancée vers un nouveau monde.

Cela ne veut pas dire, parce que la situation est telle que vous la connaissez aujourd’hui, que les Maîtres n’œuvrent pas. Cela ne veut pas dire que Dieu, ou ce que l’on pourrait appeler Dieu, n’existe pas ou n’essaye pas d’envoyer l’humanité vers le chemin de la perfection.

Il faut comprendre les choses différemment de ce que l’esprit humain les comprend aujourd’hui. C’est-à-dire qu’il n’y a pas Dieu d’un côté et les hommes ignorants de l’autre. Il n’y a pas Dieu d’un côté et le diable de l’autre, il n’y a pas la science et l’ignorance de l’autre. Ce ne sont pas des antagonistes qui se font la guerre et qui essaient coup après coup de diriger l’homme, de diriger la société, de construire une civilisation qui un jour est matérialiste, le lendemain est spirituelle, ou qui essaie d’avoir le drapeau de la puissance.

Si l’on part avec cette vision dualiste du monde, non seulement l’individu ne comprendra pas l’évolution, mais lui-même ne saura pas faire son choix dans l’évolution. C’est-à-dire qu’il ne comprendra jamais quelle voie il doit suivre et pourquoi il doit la suivre. Donc il ne connaîtra pas et ne soupçonnera pas toute l’alchimie qu’offrent les voies et l’alchimie qu’il doit produire en lui-même.

Si l’on pense qu’un jour, Adam et Ève sont tombés du paradis sur la terre, de l’état d’esprit dans la matière et que maintenant, péniblement, tous leurs rejetons essaient de remonter le cocotier pour trouver un brin de soleil, si on part de cette idée-là, on ne comprend pas l’existence de Dieu. Parce que s’il y a une possibilité de chute, cela  veut dire que Dieu n’est pas aussi parfait que cela, et que lui-même a encore beaucoup de perfection et de divinité à acquérir.

Je ne veux même pas prétendre dans mon discours, pour qu’il soit logique, que Dieu est parfait. Admettons même qu’il soit une entité qui se développe, qui n’en a pas fini de se développer, et que toute la matière, les hommes et les choses qui ont été créés dans son sillage, ne sont en fait que des productions, des auto- générations de sa forme et de son énergie. Restons en là. Mais cela ne donne pas la solution qui permet d’admettre la chute de l’homme dans la matière.

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la traduction du mot sanskrit Dharma

Posté par othoharmonie le 1 juillet 2014

 

téléchargementLorsque l’on prend un mot, quelle que soit son origine, on sait qu’il est toujours à double sens, et c’est ce qui n’est pas connu dans la langue traditionnelle parlée notamment en occident.

Toutes les langues anciennes ont une double, voire une triple lecture, pour exprimer tour à tour, le plan physique, le plan psychique ou le plan spirituel. Dans les langues occidentales actuellement utilisées, cette face psychique, spirituelle, n’est pas du tout sous-entendue dans le mot. Et pourtant, il va bien falloir, petit à petit, créer des sous-entendus ou des sous-sens, pour que les individus puissent avoir, grâce au mot, une vision beaucoup plus large de ce qu’il exprime.

À l’heure actuelle, nous éprouvons nous-mêmes ce problème avec les mots, lorsqu’il s’agit de faire passer une essence, de faire passer un concept, qui est beaucoup plus abstrait que les abstractions dont vous êtes capables. Dans les langues anciennes comme les langues égyptiennes, ou les langues indiennes, cette phase est dépassée, parce qu’un mot à une racine, un tronc et une cime, et ainsi, par la cime, l’homme utilisant le mot connaît son âme et son propre destin.

Le Dharma est avant tout le service, mais lorsque l’on en prend que la traduction, on ne comprend pas ce que cela évoque sur le plan de l’application journalière. Or, s’il y a un service, il y a forcément un plan, donc, on peut dire que Dharma exprime aussi le plan.

On ne peut pas servir en improvisant, en bafouant les lois, ou en bafouant le plan que les Maîtres sous-tendent et maintiennent. Le plus petit acte que fait un disciple dans le monde, s’inscrit à l’intérieur d’un plan. Forcément il n’a pas la précision de quelque chose qui a été connu, médité et prémédité, mais dans la mesure où les individus sont avant tout investis par des énergies de manière consciente ou inconsciente, tout ce qui est fait à un moment donné au nom de l’humanité, s’inscrit à l’intérieur du Dharma, soit du service, soit du plan. Ainsi, l’homme pourra effectuer de manière improvisée ou pas, les actes les plus petits, comme les plus grands, il s’inscrira à coup sûr dans le service.

C’est pour cela que bien des fois, je vous ai moi-même exhortés à entrer dans le service, dans les rangs des serviteurs du monde. Même si vous-mêmes, vous ne savez pas exactement que faire, comment faire, et dans quelle envergure, pour tel ou tel effort, peu importe, du moment que vous passez à l’action, vous vous inscrivez à l’intérieur du collège des disciples.

A force de vous y inscrire et à force d’y être présent et rayonnant, vous devenez une entité connue et visible sur un plan occulte, et c’est à ce moment-là que vous pouvez espérer rencontrer des guides invisibles, des guides subtils, ou même voir selon votre degré votre Maître. C’est pourquoi, tout acte que vous ferez au nom d’un homme pour le servir, ou au nom de Dieu, si cela est justement votre but, sachez que vous vous faites remarquez en quelque sorte du plan divin et que vous vous inscrivez en lui.

Suivre le plan divin n’est pas quelque chose de si compliqué. Il n’est pas nécessaire de connaître son rayon, il n’est pas nécessaire d’avoir tel ou tel degré initiatique, il n’est pas non plus nécessaire d’être très compétent, très développé, de fusionner avec son Maître ou avec des guides. Tout cela peut se passer tout à fait gentiment, je dirais naturellement, et c’est dans la mesure où chaque homme l’effectue naturellement, qu’il va s’inscrire de plus en plus dans la vérité et dans la réalité.

Si au contraire, l’homme cherche par esprit de perfection, ou simplement par ignorance, s’il cherche à obtenir tel ou tel renseignement, à obtenir telle ou telle qualité ou aptitude pour effectuer un jour telle ou telle chose, tout cela est du temps perdu et il ne passe à aucune action. Le temps passé n’a aucune action, il n’en résulte aucune expérience et c’est le mot capital.

Car en même temps que service, il faut savoir conjuguer le mot expérience. Le service, même s’il a débuté à l’aveuglette, même s’il a débuté sans trop savoir comment s’y prendre, par l’expérience qu’il apporte, il vous permet de plus en plus et de mieux en mieux de devenir disciple. Ce qui fait que vos frayeurs des premiers temps de : « je ne sais pas comment faire, je ne sais pas si je peux faire », s’estompent au fur et à mesure avec l’apport de l’expérience. Et c’est par ce vécu que justement les initiations peuvent avoir lieu et pas autrement.

Un individu qui effectue des actions, effectue des travaux, a beaucoup plus de chance d’obtenir une initiation, que celui qui reste à essayer de comprendre l’univers et à étudier l’univers. Naturellement, comprendre et étudier sont aussi des clefs primordiales pour obtenir des initiations, mais s’il n’y a pas l’expérience, s’il n’y a pas le vécu, donc une maturité, l’initiation ne peut pas avoir lieu. Nous avons trois mots complémentaires et nécessaires : service, expérience, maturité.

Pour qu’un disciple soit un réel disciple, il faut qu’il ait l’âme et le cœur de passer au service, qu’il n’ait pas peur d’entrer dans l’action, de passer à l’expérience et cela débouche sur une maturité. Car il n’y a qu’avec la maturité acquise qu’il va démontrer ses qualités intérieures. Qualités qui n’étaient pas du tout éveillées le jour où il a pris la décision de servir, mais qui se sont ouvertes au fur et à mesure de l’action. L’énergie a ouvert les pétales des chakras au fur et à mesure des expériences, qui peuvent être positives ou négatives d’ailleurs, selon ce que l’on a à mûrir. Donc, quoi que vous fassiez, ayez toujours à l’esprit que c’est avant tout pour servir.

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