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La folie sublimée

Posté par othoharmonie le 2 août 2014

 

Ecrivaine de génie, critique littéraire et éditrice, Virginia Woolf a fasciné ses contemporains par sa créativité d’avant-garde. Son expérience intime de la folie, transcendée par l’écriture, fait d’elle le chef de file du roman psychologique, et sa vie de femme libre continue d’inspirer les féministes d’aujourd’hui.

Mélancolique et suicidaire : on a longtemps réduit Virginia Woolf à ces deux adjectifs. Celle qui a bousculé le roman au début du XXe siècle fut sans doute toujours hantée par le souvenir d’une enfance difficile. Des années durant, elle subit les agressions sexuelles de ses demi-frères, nés d’un premier mariage de sa mère. Celle-ci décède l’année de ses 13 ans, laissant Virginia en proie à sa première grande dépression. En secret, la jeune fille nourrit alors le désir de devenir écrivaine.

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Déterminée, elle dévore la littérature en autodidacte, et commence très tôt la rédaction de son « Journal » (Publié en huit volumes, Stock, 1981-1990). Mais il lui faudra attendre la mort de son père, écrivain lui-même, pour s’atteler à son premier roman, qu’elle mettra dix ans à écrire.

Avec son frère Thoby et sa sœur Vanessa, elle appartiendra au fameux groupe de Bloomsbury, un cercle intellectuel occupé à secouer la société bien-pensante. Elle y rencontre Leonard Woolf, son futur époux, avec qui elle crée la Hogarth Press, qui publiera tous ses romans.

Cette indépendance lui permet d’aller au bout de son art, sans avoir à plaire à un éditeur. Auprès de Leonard, Virginia est apaisée. Mais elle ne connaîtra la passion qu’auprès de femmes, dont l’écrivaine Vita Sackville-West, ce qui conduira certains à voir en elle une pionnière de la bisexualité.

Sa vie durant, hallucinations et idées morbides l’accablent, lui laissant de moins en moins de répit. En 1941, elle ne peut plus lutter. Les poches remplies de cailloux, elle achève son ultime promenade en allant se jeter dans la rivière Ouse.

L’émancipation intellectuelle des femmes 
Longtemps révoltée de n’avoir pu faire d’études, Virginia écrit « Une chambre à soi » (un essai passionnant et énergique, toujours d’actualité, 10/18, 2001), véritable pamphlet pour le droit des femmes à la liberté intellectuelle qui « dépend des choses matérielles ». Or « les femmes ont toujours été pauvres, et cela non seulement depuis deux cents ans, mais depuis le commencement des temps. Les femmes ont eu moins de liberté intellectuelle que les fils des esclaves athéniens. Les femmes n’ont donc pas eu la moindre chance de pouvoir écrire des poèmes. Voilà pourquoi j’ai tant insisté sur l’argent et une chambre à soi. »

Le mal de vivre
 L’écriture fut pour Virginia Woolf un véritable rempart contre son mal de vivre. « Si je ne passais jamais par ces crises si extraordinairement pénétrantes d’agitation ou de repos […], je finirais par m’abandonner et me soumettre. Il y a là au contraire, quelque chose qui m’oblige à lutter. » (11 octobre 1929, Journal). Puisant dans les moments les plus tragiques de son histoire, elle transforme méthodiquement ses souffrances psychiques en de sublimes inventions narratives, que les écrivains d’aujourd’hui continuent de lui envier.

Etre soi de toute urgence
Aux alentours de 1930, ses amis disparaissant, la mort revient la hanter. Pourtant, ce n’est pas la perspective de mourir qui l’angoisse, mais celle de ne pouvoir achever son œuvre. Elle décide alors d’écrire de toute ardeur, méprisant autant les critiques que les reconnaissances.

« Etre immune, confie-t-elle à son journal, c’est vivre à l’abri des chocs, des ennuis, des souffrances, c’est être hors de portée des flèches, avoir assez de bien pour vivre sans rechercher flatterie ni réussite, ne pas être obligée d’accepter les invitations et ne pas se soucier des éloges que reçoivent les autres. » Ce qui compte désormais, pour elle et ceux qui la lisent, c’est être soi sans compromis.

Si vous ne dites pas la vérité sur vous-même, vous ne pouvez pas la dire sur les autres.

Virginia Woolf

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LES QUATRES CORPS

Posté par othoharmonie le 2 août 2014

 

 

A travers les âges, les hommes ont toujours pensé que leur corps physique était le reflet d’une série de corps plus subtils, et qu’à leur tour, dans leur totalité, ces corps invisibles, qui s’interpénètrent, reflétaient les différentes dimensions de notre univers. La base de la connaissance de soi passe par la découverte de nos quatre corps.

publié par LU.T.

images (13)La plupart, si ce n’est la totalité des enseignements et des écrits spirituels et philosophiques qui ont émergé au cours des âges témoignent de cette conception. Il est clair que les Égyptiens, les Chinois et les Grecs de l’Antiquité, les Indiens d’Amérique du Nord, les tribus africaines, les Kahunas polynésiens, les Incas, les chrétiens primitifs, les voyants védiques de l’Inde et les alchimistes et mystiques de l’Europe médiévale ont chacun, d’une façon ou d’une autre considéré l’homme et l’étude de son anatomie, à la fois physique et subtile, comme une clef de la nature et de l’univers.

L’idée que l’être humain, créé à l’image de Dieu, possède une nature triple – esprit, âme et corps – occupe également une place centrale dans tous les Mystères. L’esprit de l’homme est vu comme la véritable essence, l’immortelle semence : comme une étincelle du divin. L’esprit est de nature masculine, et le corps matériel en est l’opposé terrestre, féminin. Lorsque s’unissent les deux pôles opposés, leur interaction donne naissance à l’âme.
Par ailleurs, toutes les traditions ésotériques s’accordent à reconnaître que l’être humain est constitué d’une série de corps étrangers à sa forme physique. Nous allons présenter brièvement ce qui autrefois constituait le programme des petits mystères.

LE CORPS ÉTHÉRIQUE

C’est dans le corps éthérique que se manifeste l’énergie vitale. Également appelé « corps énergétique » ou « corps vital », le corps éthérique est la matrice du corps physique, édifié selon les lignes de force attirées par les autres corps subtils.
Ce véhicule se situe entre les corps astral et physique. On le nomme souvent « double éthérique » car sa forme est identique à celle du corps physique. C’est notre deuxième corps. Ce double est constitué de matériaux issus des quatre éthers, c’est-à-dire de l’aspect subtil du plan physique. Il pénètre chaque atome, chaque molécule, chaque cellule du corps physique. Par ailleurs, il est directement relié au système nerveux, qu’il nourrit, contrôle et galvanise. Il apparaît à la perception clairvoyante comme un fin réseau de courants énergétiques. 

Ces millions de fibres d’énergie, que les sages indiens nommaient nadis, forment le modèle archétypal, le cadre sur lequel est bâti le corps physique. Paracelse a fourni des précisions sur le cadre éthérique du corps sidéral : « L’être humain détient un corps animal et un corps sidéral ; les deux sont un, et non séparés. La relation qui les unit est la suivante : le corps animal, de chair et de sang, est en lui-même une chose morte. Il lui faut l’action du corps sidéral pour que le mouvement de la vie le pénètre. Feu et air, le corps sidéral est lié à la vie animale de l’être humain. Ainsi, l’homme mortel est-il composé d’eau et de terre, de feu et d’air. » 

Le corps éthérique remplit trois fonctions fondamentales, qui sont étroitement liées. Il agit comme récepteur, assimilateur et transmetteur de prana, c’est-à-dire la force universelle qui vivifie la totalité des formes de tous les règnes naturels.
Le corps éthérique absorbe cette énergie solaire par l’intermédiaire d’un ensemble de petits centres récepteurs, puis la transmet à la rate, où l’essence vitale provenant du soleil est intensifiée ou affaiblie, suivant les conditions de l’organisme, avant d’être mise en circulation pour vivifier le corps physique. Le corps éthérique de l’homme exerce une réaction réceptive à l’égard des radiations solaires, et une réaction émettrice, à l’égard du corps physique. 

La santé dépend du bon fonctionnement du corps éthérique. Les aliments dévitalisés et certaines drogues telles que l’alcool et le tabac provoquent l’obstruction des conduits subtils, et par conséquent menacent la santé de l’individu.
Mais le plus important à savoir, c’est que le corps éthérique régénéré est le vêtement du dieu immortel. Il est une porte menant aux multiples dimensions du Grand Univers. Le plus souvent, ce corps se dissout après la mort du corps physique. Mais s’efforcer de s’identifier au corps éthérique durant l’incarnation, plutôt qu’au physique, permet de transcender la mort. Le « Corps de Gloire » des alchimistes est donc le corps éthérique immortalisé.

LE CORPS ASTRAL

Passons maintenant à notre troisième corps, le corps astral. Dans sa forme ovoïdale, le corps astral entoure et pénètre les corps physique et éthérique. Il est le corps du désir et des émotions. Dans ce corps, l’individu fait l’expérience du jeu des passions et ressent les joies et les peines de l’existence.

Également appelé « corps émotionnel » ou « corps du désir », il fait partie du corps astral de l’humanité, comme une goutte d’eau fait partie de l’océan. Ainsi, le corps astral de l’homme est-il sensible à tout ce qui se passe dans le corps astral de l’humanité entière, et lui est souvent soumis, car l’homme n’en a pas la maîtrise. 

C’est à travers le corps astral que nous ressentons l’humeur d’autrui ou l’atmosphère d’une pièce ou d’un lieu. Ce corps est si sensible à de telles émanations que certains individus peuvent détecter, sous forme de matière astrale, des événements s’étant déroulés dans un lieu parfois plusieurs siècles auparavant. L’homme peut donc être facilement manipulé par son corps astral. Des entités de l’au-delà peuvent l’influencer par l’intermédiaire de ses désirs et émotions. En effet, toutes les activités de la pensée, des désirs et de la volonté de l’homme ordinaire donnent naissance à de multiples formes-pensées qui finissent par le dominer totalement.

La sphère astrale terrestre est en grande partie souillée par toutes les formes-pensées collectives de l’humanité. Il s’est édifié dans cet au-delà, au cours des millénaires, un véritable reflet de tout ce qui se pense et se rêve ici-bas. Dans les milieux du Nouvel Âge, on confond souvent ce monde astral, l’au-delà avec le monde divin. Mais il n’est que la face cachée, invisible, du monde matériel. 

Pour nous libérer de l’influence de cette dimension, il nous faut transmuter nos désirs inférieurs égocentriques en désirs supérieurs – les désirs de l’âme. Ainsi, on se relie à des plans supérieurs au monde astral.

LE CORPS MENTAL

Le corps mental est notre quatrième « corps », dans lequel doit se développer la pensée. Chez la plupart des êtres humains, il est encore sommairement développé et même sans structure. La pensée est surtout mécanique, elle est le produit des réactions aux impulsions du monde astral. La pensée pure n’est possible que si le sanctuaire de la tête est purifié par le cœur, qui s’est affranchi de l’influence de la nature terrestre. 

Le corps mental est constitué de matière provenant du plan mental et alimentant les processus de la pensée. Il apparaît à la perception clairvoyante comme un champ ovoïde, dont la taille est proportionnelle aux capacités mentales de l’individu. Les phénomènes mentaux donnent naissance à des structures colorées qui circulent dans ce champ ovoïde. Si la pensée est claire, brillante et précise, les couleurs le sont également. À l’inverse, si elle est indécise, les couleurs et les formes se brouillent. 

 L’organisme mental occulte alors sa propre capacité à pénétrer l’essence des choses et se ferme à la lumière de l’âme. A contrario, si nous exerçons notre attention au réel, notre corps mental devient capable de distinguer la source des phénomènes qui se déploient dans le champ de notre conscience. Il peut alors à loisir saisir les pensées constructives et bénéfiques et les développer en les chargeant d’énergie mentale. En dernier ressort, le corps mental devient tellement clair et puissant qu’il attire les idées éclairantes et repousse les ondes destructrices. Celui qui maîtrise son mental maîtrise sa vie, car il ne s’égare plus dans les illusions de son psychisme.

CONCLUSION

Nous disposons à présent d’une vision sommaire des corps subtils dont notre être est constitué. En ésotérisme, on appelle la somme de ces quatre corps le « carré des bâtisseurs. » C’est à partir de ce carré que le candidat à la Libération doit bâtir un cinquième corps surnaturel, son « corps de gloire » ou « vêtement de lumière », le véhicule régénéré de son âme, grâce auquel il pourra regagner son état originel immortel.

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